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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 23:18

Les trois candidats arrivés en tête du premier tour avaient dit et répété leur volonté de faire de l'éducation la priorité des priorités. Mais, au terme de la campagne, quelles sont les idées force que l'on peut en retenir ? Bien difficile à dire tant le débat a été escamoté.

 

En évoquant la sectorisation, les deux principaux candidats à l’élection présidentielle ont mis le système éducatif, de l’école à l’université, au centre de la campagne électorale. Il y a cinq ans, ce thème était resté largement sous silence. 

Cependant, malgré cet intérêt très fort pour l’éducation, les forces politiques ne soutiennent plus de « grands projets pour l’école », regrette Claude Lelièvre, historien de l’éducation. A l’exception du modèle néolibéral de Nicolas Sarkozy, peut-être l’une des visions les plus cohérentes proposées aujourd’hui, les candidats rencontrent des difficultés à articuler un programme de réforme de l’école et de l’université. Une constante apparaît néanmoins chez les principaux candidats : l’Etat doit devenir le régulateur, et les établissements, dans le secondaire comme dans le supérieur, doivent obtenir les moyens et les responsabilités de leur autonomie. De l’analyse comparative émane in fine un constat assez étonnant : celui d’une convergence très forte entre les programmes, peut-être beaucoup plus importante que les divergences.

 

L'Arlésienne de la campagne

         "Au début, on y a cru : la carte scolaire, le temps de travail des enseignants, les jeunes en très grande difficulté... A droite comme à gauche, nos candidats avaient décidé de parler école sous toutes ses coutures, parfois en usant de la caricature, mais pas forcément en termes consensuels. Las. Au lieu d'un débat, ce fut un feu de paille. Et finalement, on n'a discuté de rien. Le bon vieux consensus mou qui prévaut sur l'école (et qui contraste avec les discussions passionnées qui prévalent dans les familles et entre profs) a repris le dessus. Exit les questions qui fâchent et retour aux grandes incantations sur l'école, priorité des priorités. Unique grande question des impétrants à l'Elysée : comment se concilier les bonnes grâces de l'électorat enseignant échaudé par un pouvoir d'achat à la baisse et des postes en chute libre... Ségolène Royal, avec sa vidéo sur les 35 heures, avait un gros handicap à remonter. Elle fit par conséquent les promesses les plus larges. François Bayrou, agrégé donc ami, s'est attaché à ne pas compromettre l'avenir en promettant de ne rien bousculer ou presque. Nicolas Sarkozy chamboule trop pour être audible et peut-être même crédible. Chacun dans son rôle et vive la démagogie ! Le système scolaire heureusement possède sa propre capacité d'évolution. Ses ressorts internes existent. Mais l'occasion perdue, une nouvelle fois, laisse amer. A dans cinq ans pour un nouveau débat !"

Brigitte Perucca
Le Monde de l'Education

 

Le débat sur l'éducation que chacun attendait s'est résumé à quelques déclarations de principes sur la carte scolaire et à une passe d'armes sur les moyens alloués à l'école. Aucune discussion de fond, aucun projet d'envergure, aucune vision globale de l'école du XXIème siècle. On cherchera, en vain, un grand dessein ou même le souffle de rénovation dont a besoin notre système éducatif.

Bref, une fois de plus, la montagne a accouché d'une souris...

 

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 09:33

Juste avant de nous prononcer, jetons un coup d'oeil rapide sur la politique scolaire des deux finalistes dans leur région respective...

 

Ségolène Royal et l'école en Poitou-Charentes

 

"L'éducation est au cœur des priorités de la région" proclame le site Internet du Conseil régional. C'est aussi ce que montre le budget régional où l'éducation et la formation sont les premières dépenses (400 M). Pour autant le Conseil régional met en avant sa maîtrise du budget : une baisse de l'endettement, des économies, un taux d'endettement et une pression fiscale inférieurs à la moyenne nationale. Poitou-Charentes ferait partie du "carré vertueux" des 4 régions les mieux gérées.

 

Pourtant certaines dépenses nous ont fait sourire. Ce fut le cas en juin dernier quand le Conseil régional a décidé d'offrir à chaque interne une paire de… charentaises ! (les mêmes internes bénéficient depuis 2004 du prêt d'un ordinateur portable). Passons outre : le budget régional aligne des dépenses que l'on retrouve ailleurs : la gratuité des manuels scolaires et du matériel professionnel, le haut débit dans tous les lycées (un petit exploit quand même dans une région rurale), des actions de lutte contre le décrochage, un développement rapide et soutenu de l'apprentissage… Où trouver la "patte" de S. Royal ? 

 

La politique éducative de S. Royal a pourtant un élément unique. La présidente du Conseil régional a innové en 2005 avec "le budget participatif lycéen" (BPL), maintenant généralisé auprès des 93 lycées et EEA de la région. L'idée est résumée dans un slogan où on reconnaîtra des thèmes de la campagne présidentielle : "Partager les décisions pour prendre les bonnes. Décider ensemble pour agir juste".

 

Plutôt que de décider ce qui est bon pour les établissements, le Conseil régional a mis en place une procédure consultative qui à terme devrait concerner 10% du budget. Chefs d'établissement, mais aussi professeurs, personnels non-enseignants, parents d'élèves, lycéens sont invités à choisir ensemble les projets qu'ils estiment prioritaires pour mieux vivre et travailler au lycée. La consultation s'organise en deux réunions. Durant la première, les participants travaillent en sous-groupes et formulent des propositions. Les demandes sont ensuite chiffrées par les services régionaux. Lors d'une seconde réunion, les participants débattent des projets prioritaires. Proviseur ou lycéen, chacun dispose de 10 voix qu'il peut affecter librement sur les projets présentés. Le Conseil régional adopte les demandes par ordre de priorité.

 

Le BPL peut financer des projets d'amélioration de la vie lycéenne. Ainsi un lycée poitevin a acquis avec cet argent un mini bus, un établissement des Deux Sèvres a investi dans un journal lycéen. Le BPL sert aussi à aménager ou équiper des locaux. Un EREA a fait construire un préau, un lycée a aménagé un terrain de basket, un autre une maison des lycéens. Le BPL peut aussi financer des projets inter-établissements comme une aide aux échanges culturels.

 

Mais le BPL semble aller plus loin. Il favorise l'investissement dans la vie de l'établissement, le dialogue entre les différents acteurs (professeurs, lycéens, parents etc.) et finalement la qualité du climat scolaire. Il semble aussi marquer un style personnel et un rapport plus démocratique au pouvoir. "Après avoir vanté les mérites de la Démocratie Participative, Madame la Présidente innove avec la Démocratie Silencieuse. Le silence, voilà bien pour Madame la Présidente, le meilleur débat démocratique" estime l'opposition UMP. "La démocratie participative est devenue une réalité dans notre région, avec par exemple la généralisation des budgets participatifs des lycées, qui permettent de faire des choix au plus près des attentes de celles et ceux qui vivent et travaillent dans les établissements" répond la majorité PS. Ce qui est sûr c'est que les deux opinions ont droit de parole. Dans la région de S. Royal le débat est autorisé.

 

 

Nicolas Sarkozy et l'école dans les Hauts-de-Seine

 

Un budget richement doté. N. Sarkozy a succédé à Charles Pasqua à la tête d'un département qui a une caractéristique forte : c'est le département le plus riche de France. Aussi, même si l'éducation n'est pas la priorité du conseil général (c'est le logement), les collèges (ils sont une centaine) bénéficient de 102 millions de dépenses d'investissements et 9 millions pour le soutien scolaire. Isabelle Balkany pilote l'action éducative du département.

 

Le département mise sur les nouvelles technologies. Le conseil général soutient un  projet de télévision éducative sur Internet, le Canal éducatif à la demande. Celui-ci commence à diffuser des cours gratuits sous format vidéo pour le collège et le lycée. Le département a également un projet d'ENT, l'Environnement numérique des collèges 92. Pour le moment il est seulement en expérimentation dans 6 collèges. 

 

L'autre particularité du département c'est le soutien scolaire. Il prend différentes formes : ateliers pédagogiques regroupant une quinzaine d'élèves pour construire un projet, études du soir, fréquentées par 8 000 collégiens, 2 soirs par semaine pour aider aux devoirs ou revoir ses méthodes. Il y a aussi Premis, un ensemble d'ateliers qui visent à développer l'estime de soi chez les jeunes en leur faisant réaliser quelque chose de concret. Pour les élèves les plus en difficulté, le conseil général teste un "internat pour la réussite" qui accueille 18 élèves.

 

On y met les moyens. Le département paye directement les médiateurs éducatifs. La particularité des Hauts-de-Seine c'est que le conseil général apporte des compléments de rémunération aux principaux et aux enseignants qui contribuent à ces dispositifs. Ainsi l'autorité du président du conseil général peut-elle s'étendre sur chaque établissement.

 

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 09:06

Ségolène Royal a décidé d'écrire à chacun des enseignants de France.

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Si je peux aujourd’hui m’adresser à vous, c’est à mes professeurs que je le dois, car c’est à l’école que j’ai été soutenue, encouragée, valorisée et que j’ai reçu le bagage qui m’a permis d’être une femme libre.

L’Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez. Je m’adresse directement à vous toutes et à vous tous parce que l’école, qui forme les générations de demain, qui prépare l’avenir de la Nation, est concernée prioritairement par le choix de société que les Françaises et les Français exprimeront les 22 avril et 6 mai prochains.

L’éducation ! Tel est, pour moi, l’enjeu majeur de l’élection présidentielle. Avec moi, l’éducation sera au cœur de tout et en avant de tout.

Lever des malentendus, vous dire mes convictions, ma confiance et ma reconnaissance pour votre mission, vous faire connaître ma volonté, tel est l’objet de cette lettre.

La République s’est construite par et autour de son école, l’école gratuite, obligatoire et laïque. Je suis moi-même la fille de cette école. J’en assume l’héritage ; j’en revendique les valeurs ; je veux poursuivre son œuvre dans l’avenir.

Notre pays vit des crises profondes : crise économique et sociale ; crise politique et morale ; crise de l’esprit public. Je veux apporter des remèdes à ces crises. J’ai voulu écouter les Françaises et les Français. Ils m’ont exprimé leur révolte, leurs colères. Ils réclament des réponses claires aux urgences auxquelles j’entends répondre pour réussir ce changement que notre pays attend : l’urgence économique et sociale, l’urgence éducative et culturelle, l’urgence écologique, l’urgence démocratique.

Je veux remettre le pays debout. Mais j’ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de tout votre soutien et de tout votre engagement. Rien de grand ne se fera sans vous. J’ai pour l’école de la France une immense ambition. Pour refonder la République, pour guérir nos blessures, pour reconquérir nos territoires perdus, j’ai besoin de vous, de votre dynamisme, de votre engagement.

Je sais que l’école concentre toutes les difficultés de notre société. Mais je sais aussi qu’il ne lui appartient pas de résoudre toutes ces difficultés. La société ne doit pas se défausser sur l’école de tous ses échecs ou de tous ses renoncements. C’est pourquoi, je l’ai dit, il faudra de nouvelles politiques territoriales, des aides aux parents, des moyens renforcés pour la justice, une priorité à l’emploi et au logement, la revitalisation du tissu associatif. Autour de l’école, de nouvelles politiques doivent aider l’école à assumer au mieux sa tâche, qui est d’instruction et d’éducation. Je m’y engage.

Mais si l’école ne doit et ne peut pas tout, son rôle est essentiel. Pour lutter contre le fléau du chômage, la montée des inégalités, la perte de l’esprit public, le retour des fondamentalismes et la marchandisation du savoir et de l'information, l’école est au premier rang du combat. C’est ce qui fait la dureté de votre tâche ; c’est ce qui fait aussi sa noblesse et sa vocation. Et si la France demeure l’une des premières Nations du monde, si elle a conservé son rayonnement et son attractivité, elle le doit en grande partie à son école, à la qualité et au dévouement de ceux qui la servent.

Depuis des années, l’école est attaquée : elle l’est dans ses moyens par des budgets insuffisants ; elle l’est dans ses missions par des ingérences pédagogiques inacceptables ; elle l’est dans son autorité et dans sa dignité par des procès d'intention et des mépris coupables. Cela doit cesser. Il faut donner à l’école de la République et à ceux qui la servent tous les moyens et toute la considération nécessaires pour lui permettre d’accomplir son œuvre nationale. Je m'y engage.

C’est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d’emplois sera mis en place. Je l’accompagnerai d’un plan de résorption de l’emploi précaire. Je referai de l’école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l’école comme dans l’école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d'encadrement, d'infirmières, de psychologues, d’assistants sociaux, de conseillers d’orientation.

Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d’enseignants qui ont été supprimés.

Je veux redonner la considération qu’ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. C’est un vaste chantier qui supposera une très large concertation avec vous et une réflexion partagée sur les missions du métier d'enseignant. Je sais que vous y êtes prêts. Je veux que la Nation soit présente à ce rendez-vous. C’est pourquoi j’ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d’Etats généraux de l’éducation que j’ai décidé de tenir dès juin prochain avec vous ainsi qu’avec tous ceux qui partagent la préoccupation de la justice et de l’excellence pour tous. Il ne s’agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux. C’est dans ce cadre que je proposerai la mise en œuvre d’un soutien scolaire individuel gratuit pour les élèves. Les enseignants qui souhaiteront l’assurer seront évidemment rémunérés.

Dans la fidélité à nos valeurs, je veux bâtir avec vous l’école du XXIème siècle, celle de la réussite pour tous vos élèves. La difficulté de votre tâche, je la connais ; j’en sais aussi la grandeur, et je sais la fierté que vous avez d’exercer votre mission.

Mon Pacte présidentiel place l’école en son cœur. Lorsqu’il faut vaincre les fatalités, les pesanteurs, les peurs, les égoïsmes, alors nous retournons toujours aux mêmes sources. Nous avons besoin des lumières du savoir contre l’obscurantisme, de l’égalité contre les privilèges, de la laïcité contre les fanatismes et les intolérances, de la gratuité et du service public contre la marchandisation de l’éducation.

Mon engagement politique s'est construit dans ma reconnaissance à l'égard de l'école. Je lui demeure fidèle. J’ai confiance en vous. Vous pouvez avoir confiance en moi.

Veuillez agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Signature Ségolène Royal

 

Vous pouvez réagir à ce courrier en écrivant sur le forum de la candidate à l'adresse suivante :

http://www.desirsdavenir.org/debats/posting.php?260

 

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 11:29

Les candidats viennent de rendre leur copie à l'AEF, l'Agence éducation emploi formation, qui les a conviés la semaine dernière à exposer leurs programmes. Le quotidien «20 Minutes» présente leurs idées phares.

 

Le PS pour la réussite éducative

Ségolène Royal prône un redécoupage de la carte scolaire qui «permettra à chaque famille de choisir entre plusieurs établissements». Les collèges et lycées assureront «un soutien scolaire gratuit dispensé par des répétiteurs». La candidate socialiste souhaite aussi créer un service public de la petite enfance, limiter à dix-sept les élèves en CP et CE1 dans les ZEP, doubler l'allocation de rentrée scolaire, promouvoir la pratique artistique et rétablir le programme d'intégration des élèves handicapés, Handiscol.

L'école, moteur du progrès social de l'UMP

Nicolas Sarkozy propose que chaque établissement ait progressivement la liberté de recruter des enfants en dehors de son secteur, tout en respectant une diversité sociale et géographique. Le candidat UMP veut «diviser par deux les effectifs dans les établissements les plus dégradés» et promouvoir les enseignants au mérite sur la base des progrès des élèves. Il propose aussi un crédit d'impôt pour les jeunes retraités qui s'investiraient dans le soutien scolaire. Il entend aussi permettre à 5% des meilleurs élèves de chaque établissement de rejoindre des classes préparatoires.

L'éducation, priorité qui fédère tout pour l'UDF

François Bayrou martèle que «100% des élèves doivent savoir lire et écrire à l'entrée en 6e». Dans ce combat, il considère la maternelle comme une «arme très précieuse». Il ne veut pas remettre en cause la carte scolaire, mais réclame des « parcours d'excellence» et prône «un même pourcentage d'accès aux classes prépas dans tous les établissements». Il veut que les enseignants puissent « avoir une carrière diversifiée, faite d'allers et retours entre public et privé».

Le chèque scolaire du FN

Jean-Marie Le Pen veut remplacer la carte scolaire par un chèque scolaire. Calculé par rapport au coût moyen de scolarité d'un élève, il permettra «le libre choix de l'école à tous les parents» et financera les établissements. Le leader frontiste exigera aussi «une tenue vestimentaire sobre pour estomper les différences sociales et éviter le racket».

7% du PIB pour le PCF

Marie-George Buffet prévoit d'abroger la loi Fillon, de rendre la scolarité obligatoire de 3 ans à 18 ans, d'intensifier les ZEP et de pratiquement doubler le budget de l'Education nationale pour le porter à 7% du PIB. Enfin, la candidate communiste veut engager 150 000 enseignants et 45.000 personnels supplémentaires dans les domaines de la santé, du social, de la vie scolaire...

Le MPF pour la liberté scolaire

Supprimer le collège unique, la carte scolaire et instituer la «liberté scolaire», c'est l'objectif de Philippe de Villiers. Le président du MPF veut recentrer l'école sur la transmission du savoir, la promotion du civisme et le rayonnement de la culture nationale.

Les Verts: des moyens selon l'origine sociale

Le parti écologiste préconise d'attribuer des moyens aux établissements selon l'origine sociale des élèves et d'étendre la carte scolaire au secteur privé. Dominique Voynet propose aussi «l'élection des chefs d'établissement» et la création d'un service public de la petite enfance.

 

CHIFFRES
  • 59,7 milliards d'euros, c'est le budget de l'enseignement scolaire pour l'année 2006. Il s'agit du deuxième poste de dépense de l'Etat.
  • 20,5 milliards d'euros, c'est le montant alloué à la recherche et à l'enseignement supérieur en 2006
  • 884.021, c'est le nombre d'enseignants dans les écoles, collèges et lycées publics et privés. Les effectifs du personnel non enseignant s'élèvent à 259.534. Le supérieur compte 146.471 enseignants.
  • 12.111.900, c'est le nombre d'élèves dans les premier et second degrés, auquel il faut ajouter 2.275.000 étudiants.

 

  Communiqué de presse - Gilles de Robien 13/03/2007

Gilles de Robien arrête les principales mesures catégorielles en faveur des enseignants des premier et second degrés pour 2007

Gilles de Robien, ministre de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a arrêté plusieurs décisions d'ordre financier en faveur des enseignants du premier et du second degré pour 2007, au terme d'une concertation active avec tous les acteurs de la communauté éducative, et notamment à l'issue d'un entretien avec Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Éducation et Luc Bérille, secrétaire général du S.E.-UNSA.

Les trois mesures prises sont conformes aux priorités du ministre, qui sont la réussite de tous les élèves et l'amélioration de la situation des enseignants.

Première mesure : Un plus grand nombre de promotions à la hors classe pour les enseignants du second degré, afin de mieux reconnaître leurs mérites. Tous les taux promus/promouvables dépassent désormais les 5% :

5,7 % pour les agrégés (+ 670 promus supplémentaires)
5,37 % pour les certifiés (+ 1347 promus supplémentaires)
5,86 % pour les Professeurs de Lycée Professionnel (+270 promus supplémentaires)
5,7 % pour les Professeurs d'Education Physique et Sportive (+ 100 promus supplémentaires)

Le coût de la mesure est de 22,453 M € par année scolaire.

Seconde mesure : Doublement de l'augmentation de l'indemnité des directeurs d'école.

Dans la continuité du protocole d'accord signé le 10 mai 2006 avec le S.E.-UNSA, qui a mis fin au mouvement national de la grève administrative des directeurs d'école, Gilles de Robien marque la reconnaissance qui leur revient.

Le ministre double (+ 370 € annuel), au 1er janvier 2007, l'augmentation de 20 % de l'indemnité de sujétion spéciale (+ 185 € annuels) qui leur avait déjà été attribuée au 1er septembre 2006.

Pour 2007, l'indemnité annuelle des directeurs d'école s'élèvera donc à 1285 € hors Z.E.P. et 1 554 € en Zone d'Éducation Prioritaire. Le coût de cette mesure est de 10,121 M € par an.

Troisième mesure : Des heures supplémentaires pour épauler les élèves dans les lycées « Ambition Réussite »

Afin d'aider les élèves de ces lycées et de mieux préparer leur accès à l'enseignement supérieur, un soutien scolaire sera organisé dans chaque classe à compter de la rentrée 2007. Le coût de cette mesure est estimé à 5,15 M € en année pleine, qui permettront de rémunérer, sous forme d'heures supplémentaires, les enseignants qui assureront ces séances de soutien après la classe.
 

 

Communiqué de presse du SE-Unsa

UN PLUS FINANCIER DANS LA CARRIERE DES ENSEIGNANTS

e SE-UNSA, accompagné de sa fédération l’UNSA Education, a été reçu par le ministre de l’Education nationale ce jour. Cette rencontre, portant sur le déroulement de carrière des personnels enseignants et d’éducation, faisait suite à différentes interventions du syndicat sur ce dossier.

Lors d’une audience avec le directeur de cabinet le 23 février, le SE-UNSA avait ainsi demandé un accroissement des possibilités d’accès à l’échelle de rémunération de la hors-classe dans le premier comme dans le second degré (*).

Le SE-UNSA se réjouit de constater que ses demandes répétées ont été entendues par le ministre.

Dans le second degré en effet, outre l’annonce déjà faite sur la hors-classe des agrégés, le ratio de promotion à l’échelle de rémunération de la hors-classe des certifiés passera de 4,23 à 5,37 % (1347 promotions supplémentaires), celui des professeurs de lycée professionnel de 4,91 à 5,86 % (270 promotions supplémentaires) et celui des professeurs d’EPS de 4,89 à 5,70 % (100 promotions supplémentaires). Le SE-UNSA a également demandé que les conseillers principaux d’éducation bénéficient de mesures du même type mais n’a pu obtenir qu’un engagement d’étude de ce dossier.
Le ministre a par ailleurs annoncé l’affectation de 2 millions d’euros à la mise en oeuvre de soutien scolaire gratuit sous forme de crédits d’heures supplémentaires, particulièrement pour les lycées « ambition réussite ».

Dans le 1er degré, la demande du SE-UNSA concernant l’augmentation de la hors-classe des professeurs des écoles fera elle aussi l’objet d’une étude. Le ministre a également annoncé qu’il accédait à l’une des demandes du SE-UNSA formulée dans le cadre du comité de suivi du protocole d’accord sur la direction d’école signé par notre seul syndicat. L’indemnité de sujétion spéciale des 53 000 directeurs d’école, après l’augmentation de 20 % que le protocole avait permis d’engranger (+ 15,42 euros mensuels), sera accrue de la même somme à compter du 1er janvier 2007. Le protocole d’accord aura ainsi permis concrètement à la totalité des directeurs de France de voir leur indemnité passer de 925,44 à 1295,62 euros annuels, soit une augmentation globale de 40 % entre le 1er septembre 2006 et le 1er janvier 2007.

Pour le SE-UNSA, si elles sont limitées, les mesures financières arrêtées vont dans le bon sens. Elles constituent des points d’appui concrets pour aller vers la revalorisation globale de la carrière des personnels d’enseignement et d’éducation que le syndicat posera sur le bureau du prochain ministre. D’ici là, il entend faire en sorte que les engagements d’études pris par le ministre sur certaines catégories soient tenus.

(*) L’échelle de rémunération de la hors-classe permet d’atteindre l’indice 783 en fin de carrière (environ 2855 Euros nets par mois) alors que l’indice terminal de la classe normale n’est que de 658 (environ 2400 euros nets par mois)

Paris, le 13 mars 2007

Luc BERILLE
Secrétaire Général

 

Dépêches AFP

Augmentation des indemnités : "annonces électoralistes" selon le Sgen

Le syndicat de l'éducation Sgen-CFDT a qualifié mercredi d'"annonces électoralistes" et de "mesurettes" la revalorisation des primes de directeurs d'école et des salaires de certains enseignants, annoncée mardi par le ministre de l'Education, Gilles de Robien.
"Les personnels de l'Education nationale attendent une autre politique pour l'Ecole, pas des mesurettes", a ajouté le syndicat.
Par ailleurs, le Sgen-CFDT s'est demandé si avec "une indemnité pour les directeurs d'école de 15,42 euros par mois, on peut réellement croire qu'il s'agit là d'une réponse à la préoccupante question de la direction et du fonctionnement des écoles ?".

 Regroupement d'écoles rurales: Robien rassure les partenaires sociaux

Le ministre de l'Education Gilles de Robien a cherché mardi à rassurer les partenaires sociaux à propos des Etablissements publics d'enseignement primaire (EPEP), des regroupements d'écoles rurales qui doivent être expérimentés dès la rentrée 2007.

Les EPEP sont des établissements dont les conseils d'administration, composés majoritairement d'élus, chapeauteront plusieurs écoles primaires.

Le 5 février, le Conseil supérieur de l'Education (CSE), instance consultative et représentative de l'Education nationale, avait massivement rejeté le projet de décret sur l'EPEP, estimant qu'il pourrait conduire à des fermetures d'écoles et réclamant une majorité de représentants des écoles au conseil d'administration.

"Il n'y a pas de concentration dans un site unique. Chaque site garde sa pertinence. Les partenaire sociaux s'inquiètent inutilement", a répondu Gilles de Robien, en visite dans la Meuse où plusieurs EPEP devraient être mis en place.

"Les EPEP ne remettent pas du tout en cause l'école communale. Ils permettent au contraire une concertation beaucoup plus grande entre les élus, l'équipe éducative et les parents. Et quand il y a concertation, il n'y a jamais valeur soustraite mais valeur ajoutée", a poursuivi le ministre.

Le décret sur les EPEP, créés sur la base du volontariat des élus communaux, après avis des écoles concernées, accord de l'autorité académique et du représentant de l'Etat, sera examiné par le conseil d'Etat "dans la semaine qui vient", selon le ministère de l'Education.

Moins d'une dizaine d'établissements du genre, disséminés sur trois départements pilotes, la Meuse, le Cher et le Tarn, devraient voir le jour à la rentrée 2007-2008, de même source.

La durée maximum d'expérimentation de ce programme est de cinq ans.

Bref... demain, on rase gratis ! Qu'on se le dise, bonnes gens !

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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 13:50

Mystère au Gouvernement : Gilles de Robien est aux abonnés absents ! Depuis juin 2006, 40 questions écrites relatives au statut de directeur d'école lui ont été adressées par 40 députés. A ce jour, aucun des parlementaires n'a reçu la moindre réponse.

Que sont devenues ces lettres ? Il existe pourtant un bureau de poste dans l'enceinte du Palais Bourbon. Le service public serait-il à ce point défaillant que le courrier se perd dans les dédales de l'assemblée ? Assisterait-on à une sorte de grève larvée qui n'ose dire son nom ? Les députés manqueraient-ils de crédits que les enveloppes sont oblitérées avec un timbre à tarif lent ?

Pourrait-on demander à un huissier de les livrer au ministère de l'Education nationale ? Les deux bâtiments situés sur la même rive de la Seine ne sont pas si distants l'un de l'autre...

Bref ! Pourquoi Gilles de Robien n'a-t-il pas encore reçu les missives que lui adressent les parlementaires ? Nous n'osons croire qu'elles lui soient parvenues et qu'il ait décidé de ne pas y répondre... Ce serait faire preuve de la plus élémentaire impolitesse à l'égard de la représentation nationale...

Telle n'est pas sa façon de faire habituelle. Lui, si prompt à réagir aux critiques des détracteurs de son action, pourquoi reste-t-il sans réponse aux questions posées ? Cet homme n'est pourtant pas avare de paroles...

Ne l'a-t-on pas vu produire des communiqués de presse après chaque discours des candidats à la présidentielle ? A peine Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy ou François Bayrou avaient-ils terminé la présentation de leur vision de l'education, que Gilles de Robien leur répondait par médias interposés...

 

Non, visiblement, notre ministre ne maîtrise pas bien son service communication. Manifestement, il n'est pas très à l'aise avec cette épineuse question du statut de directeur d'école qui lui empoisonne sa fin de mandat...

 

De nouveaux députés (en bleu) lui ont adressé une question écrite sur le sujet. A noter le cas de Mme Darciaux Claude (PS - Côte-d'Or) qui écrit pour la seconde fois, ajoutant au problème du statut celui des retenues sur salaire).

Ils sont maintenant 40 parlementaires à avoir interrogé le ministre. Notre action  trouve un écho de plus en plus large chez nos élus. Continuons de leur envoyer nos doléances (cf mode d'emploi dans le haut de page).

 

M. Mathis Jean-Claude  -  UMP  -  Aube  -  20/02/07
Mme Lignières-Cassou Martine  -  PS  -  Pyrénées-Atlantiques  -  20/02/07
M. Hamel Gérard  -  UMP  -  Eure-et-Loir  -  20/02/07
M. Huwart François  -  PS  -  Eure-et-Loir  -  13/02/07
Mme Imbert Françoise  -  PS  -  Haute-Garonne  -  06/02/07
M. Charroppin Jean  -  UMP  -  Jura  -  06/02/07
Mme Tabarot Michèle  -  UMP  -  Alpes-Maritimes  -  06/02/07
Mme Gaillard Geneviève - PS  -  Deux-Sèvres  -  30/01/07
M. Roques Serge  -  UMP  -  Aveyron  -  23/01/07
M. Vialatte Jean-Sébastien  -  UMP  -  Var  -  16/01/07
M. Perrut Bernard  -  UMP  -  Rhône  -  26/12/06
M. Perruchot Nicolas  -  UDF  -  Loir-et-Cher  -  26/12/06
Mme Darciaux Claude  -  PS  -  Côte-d'Or  -  19/12/06 et 13/02/07
M. Masse Christophe  -  PS  -  Bouches-du-Rhône  -  19/12/06
M. Birraux Claude  -  UMP  -  Haute Savoie  -  19/12/06
M. Charroppin Jean  -  UMP - Jura  -  12/12/06
M. Thomas Jean-Claude  -  UMP - Marne  -  12/12/06
M. Roy Patrick  -  PS  -  Nord  -  12/12/06
M. Raoult Eric  -  UMP - Seine-Saint-Denis  -  12/12/06
Mme Briot Maryvonne  -  UMP - Haute-Saône  -  28/11/06
M. Mesquida Kléber  -  PS  -  Hérault  -  28/11/06
M. Lecou Robert  -  UMP - Hérault  -  21/1106
M. Vanneste Christian  -  UMP - Nord  -  21/11/06
M. Remiller Jacques  -  UMP  -  Isère  -  21/11/06
M. Glavany Jean  -  PS  -  Hautes Pyrénées  -  07/11/06
M. Abelin Jean-Pierre  -  UDF  -  Vienne  -  03/10/06
M. Bono Maxime  -  PS  -  Charente-Maritime  -  26/09/06
M. Merville Denis  -  UMP  -  Seine-Maritime  -  19/09/06
M. Boisserie Daniel  -  PS  -  Haute-Vienne  -  12/09/06
M. Schreiner Bernard  -  UMP  -  Bas-Rhin  -  22/08/06
M. Bocquet Alain  -  PC  -  Nord  -  15/08/06
M. Viollet Jean-Claude  -  PS  -  Charente  -  15/08/06
Mme Adam Patricia  -  PS  -  Finistère  -  01/08/06
M. Kucheida Jean-Pierre  -  PS  -  Pas-de-Calais  -  25/07/06
M. Vachet Léon  -  UMP  -  Bouches-du-Rhône  -  11/07/06
M. Paul Christian  -  PS  -  Nièvre  -  11/07/06
Mme Tanguy Hélène  -  UMP  -  Finistère  -  04/07/06
M. Mourrut Etienne  -  UMP  -  Gard  -  27/06/06
Mme Pons Josette  -  UMP  -  Var  -  27/06/06
M. Victoria René-Paul  -  UMP  -  Réunion  -  20/06/06

 

Plus nous serons nombreux à alerter les parlementaires, plus ils seront sensibilisés à la difficulté de notre métier. Et plus nous pourrons compter sur leur soutien.

 

Rappel sur la notion de "question écrite" :

 

Les questions écrites : Elles sont adressées aux ministres dans le but soit d’obtenir des éclaircissements sur des points particuliers de la législation, soit de faire préciser un aspect de la politique du Gouvernement. Ce dernier dispose d’un délai de deux mois pour y répondre. Les questions écrites – près de 28 000 en 2005 – sont publiées chaque semaine, ainsi que les réponses des ministres, au Journal Officiel, édition des Questions de l’Assemblée nationale.

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 18:27

Tous les collègues qui ont adressé à François Bayrou une copie du courrier des "directeurs en lutte", ont reçu de son équipe de campagne, ce jour, la réponse suivante :

 

"Merci d’avoir pris la peine de nous écrire et de nous faire part de vos interrogations.

François bayrou est favorable à la création d’un statut pour les directeurs d’école. Il s’engage à étudier ce sujet de près si il est élu : le statut, la formation, les missions, les responsabilités et la protection juridique des directeurs d’école. Cela suppose notamment la mise en place d’un nouveau système de décharge d’enseignement pour les directeurs. Ces dispositions s’appliqueraient également aux instituteurs et aux professeurs des écoles exerçant les fonctions de directeur d’école au sein d’écoles à classe unique.

Le ministre actuel de l’Education nationale a lancé une réforme du décret de 1950, comportant l’officialisation et l’extension des services sur plusieurs établissements et sur plusieurs communes ; l’enseignement dans plusieurs disciplines ; l’éventualité pour TZR d’être affectés entièrement dans une autre discipline ; le risque de majoration d’une heure de service en cas de dédoublements, ou de petits groupes ; des menaces sur les décharges pédagogiques ; la disposition que les disciplines en épreuves facultatives ou optionnelles au baccalauréat ne donneraient plus droit à l’heure de première chaire.
Les enseignants sont farouchement contre ces nouvelles dispositions.
Toute réforme doit se faire en concertation avec les enseignants ; une réforme imposée d’en haut, autoritairement, sans concertation ni dialogue échouera forcément.

Bien cordialement,
Elodie
L'équipe de campagne de François Bayrou
"

 

Cette réponse est importante. Les propos ont le mérite de la clarté. Nous tenons à remercier François Bayrou de l'attention qu'il manifeste à notre égard. C'est un signe fort d'encouragement à poursuivre notre action de communication auprès des détenteurs de pouvoir (élus, médias...).

 

Néanmoins, cette lettre ne suffit pas à nous rassurer pleinement sur les intentions de François Bayrou. On a souvent vu de bonnes idées rester au placard, faute de volonté d'affronter les obstacles. Nous avons plusieurs raisons de nous montrer dubitatifs voire sceptiques sur la réalisation de ces mesures.

 

D'une part, ce texte ne constitue pas un engagement formel de la part du candidat à la présidentielle. Il exprime une position, une conviction peut-être. François Bayrou ne fait que "s'engager à étudier ce sujet de près s'il est élu". De la position à l'application, il y a une marge...

 

D'autre part, et cela est autrement plus préoccupant, les propos maintes fois répétés de François Bayrou sur l'impossibilité "d'imposer une réforme" ne nous inclinent pas à penser qu'il aurait le courage, la volonté de créer ce statut de directeur d'école.

 

Au cours de l'émission "A vous de juger" sur France 2 le jeudi 15 février, François Bayrou a longuement expliqué ses erreurs lors de son passage au ministère de l'Education nationale. Il a appris, dit-il, qu'on ne peut réussir en passant en force. Il a acquis la conviction qu'il fallait nécessairement négocier avec les syndicats et organisations représentatives. Sa méthode est louable, cela va sans dire.  Mais pour le sujet qui nous concerne, la création d'un statut, du fait de l'hostilité affirmée des syndicats, renoncer à les heurter ne pourrait conduire qu'à l'immobilisme.

 

Extrait de l'émission "A vous de juger" du 15/02/07

Arlette Chabot : "Vous avez été ministre de l'Education d'Edouard Balladur. [Elle lui montre une photo représentant une manifestation monstre]. Là, on voit la 1ère manif. C'était le changement de mode d'aide à l'enseignement privé. Comme bon ministre de l'Education, vous vous êtes payé une grosse manif...

 

François Bayrou : 1 million de personnes...

 

A.C. - 1 million de personnes... C'est pas mal...

 

F.B. - C'est pas mal. C'est assez bien un record...

 

A.C. - Vous vous y êtes mal pris pour imposer cette réforme ?

 

F.B. - Oui,  c'est de ma faute. C'est de ma faute... Je crois que, sur le fond, l'idée n'était pas une idée horrible de permettre aux communes de réparer le toit des écoles privées... C'était tout à fait jouable et d'ailleurs, ça se fait sous des voies un peu biaisées mais... j'ai voulu passer en force. J'étais très jeune comme vous voyez. Je n'ai pas su résister aux pressions de tous ceux qui disaient  : "il faut le faire, il faut leur montrer"... Et j'avais aussi un côté un peu bravache, comme ça...

 

A.C. - Béarnais...

 

F.B. - J'aimais bien le combat, voilà... La pointe de l'épée... Je me suis trompé, ça a donné 1 million de personnes dans la rue. J'ai bien appris. J'ai beaucoup regretté parce que... je suis un enfant de l'école publique, je suis un professeur de l'école publique...

 

A.C. - Vous avez enseigné 10 ans, c'est bien ça ?

 

F.B. - J'ai enseigné 10 ans et donc... c'était pour moi quelque chose de... de... d'extrêmement enraciné en moi... Et tout d'un coup, ceux qui étaient mes amis ont cru que j'avais oublié, simplement pour des raisons politiques ou politiciennes... Ce n'était pas le cas et donc j'ai beaucoup appris et je me suis juré, une fois pour toutes, que le passage en force n'appartiendrait pas à mes choix, que c'était d'ailleurs impossible de le réussir".

 --------------------

 

De ce jour, raconte Claude Allègre, dans un de ses livres, les syndicats ont eu porte ouverte au ministère de François Bayrou. Il ajoute même que la Secrétaire générale d'un syndicat du Secondaire y aurait eu un bureau et une ligne téléphonique...

 

Les syndicats enseignants majoritaires ont maintes fois dit, répété et écrit leur hostilité à la création d'un statut de directeur d'école. Ils n'ont pas craint d'affirmer que ce serait un "casus belli".

Face à cette intransigeance, la méthode Bayrou atteint ses limites. Entre les 93 % de directeurs favorables à un statut et les organisations syndicales farouchement opposées à ce changement, s'il est élu, en souvenir des difficultés rencontrées, nous pensons que François Bayrou choisira la paix sociale.

 

Soucieux, cependant, d'accorder du crédit à sa réponse, nous allons demander à François Bayrou de préciser sa pensée et sa méthode en cas d'opposition probable et avérée des syndicats enseignants à la création d'un statut de directeur d'école.

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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 15:57

Depuis la signature du protocole, les "directeurs en lutte" ont multiplié les campagnes d'informations auprès des médias, des élus et récemment les candidats à la présidentielle Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

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Le 14 décembre 2006, nous avions publié une première liste de 25 députés ayant posé une question écrite au ministre de l'Education nationale à la date du 12 décembre.

Depuis cette date, 5 nouveaux parlementaires ont interrogé le ministre sur la question du statut des directeurs. Nous les ajoutons en tête de liste (en bleu).

  

M. Perrut Bernard  -  UMP  -  Rhône  -  26/12/06

M. Perruchot Nicolas  -  UDF  -  Loir-et-Cher  -  26/12/06

Mme Darciaux Claude  -  PS  -  Côte-d'Or  -  19/12/06

M. Masse Christophe  -  PS  -  Bouches-du-Rhône  -  19/12/06

M. Birraux Claude  -  UMP  -  Haute Savoie  -  19/12/06

M. Charroppin Jean  -  UMP - Jura  -  12/12/06

M. Thomas Jean-Claude  -  UMP - Marne  -  12/12/06

M. Roy Patrick  -  PS  -  Nord  -  12/12/06

M. Raoult Eric  -  UMP - Seine-Saint-Denis  -  12/12/06

Mme Briot Maryvonne  -  UMP - Haute-Saône  -  28/11/06

M. Mesquida Kléber  -  PS  -  Hérault  -  28/11/06

M. Lecou Robert  -  UMP - Hérault  -  21/1106

M. Vanneste Christian  -  UMP - Nord  -  21/11/06

M. Remiller Jacques  -  UMP  -  Isère  -  21/11/06

M. Glavany Jean  -  PS  -  Hautes Pyrénées  -  07/11/06

M. Abelin Jean-Pierre  -  UDF  -  Vienne  -  03/10/06

M. Bono Maxime  -  PS  -  Charente-Maritime  -  26/09/06

M. Merville Denis  -  UMP  -  Seine-Maritime  -  19/09/06

M. Boisserie Daniel  -  PS  -  Haute-Vienne  -  12/09/06

M. Schreiner Bernard  -  UMP  -  Bas-Rhin  -  22/08/06

M. Bocquet Alain  -  PC  -  Nord  -  15/08/06

M. Viollet Jean-Claude  -  PS  -  Charente  -  15/08/06

Mme Adam Patricia  -  PS  -  Finistère  -  01/08/06

M. Kucheida Jean-Pierre  -  PS  -  Pas-de-Calais  -  25/07/06

M. Vachet Léon  -  UMP  -  Bouches-du-Rhône  -  11/07/06

M. Paul Christian  -  PS  -  Nièvre  -  11/07/06

Mme Tanguy Hélène  -  UMP  -  Finistère  -  04/07/06

M. Mourrut Etienne  -  UMP  -  Gard  -  27/06/06

Mme Pons Josette  -  UMP  -  Var  -  27/06/06

M. Victoria René-Paul  -  UMP  -  Réunion  -  20/06/06

 

Exemple : Lettre de M. Christophe Masse - PS - Bouches-du-Rhône

"M. Christophe Masse appelle l'attention de M. le ministre de l'Education nationale sur la situation des directeurs d'école. En effet, depuis plusieurs années, les mouvements de grève administrative des directeurs d'école témoignent d'un désarroi dans ce métier du service public de l'éducation nationale. Ainsi qu'ils l'expriment, les directeurs d'école souffrent d'un manque de reconnaissance et de moyens d'exercer leur fonction dans des conditions efficaces, alors même qu'ils sont de plus en plus sollicités au quotidien pour gérer de nouvelles tâches. Le dernier accord signé par un seul syndicat d'enseignants avec le ministère n'a pas emporté la conviction de ceux qui, sur le terrain, se sentent méprisés par l'Etat. Les directeurs d'école souhaitent la création d'un statut non hiérarchique de la direction d'école venant reconnaître le métier de directeur d'école et définissant de manière claire et limitative leurs tâches et leurs responsabilités. Ils demandent la création d'un statut d'établissement garantissant une parité de moyens entre les écoles. Il lui demande donc quelles suites il compte donner à ces revendications en termes de moyens afin de permettre aux directeurs de retrouver pleinement la place qui est la leur au sein de l'école de la République".

    

A noter une nouvelle question écrite de M. Kléber Mesquida - PS - Hérault - le 19/12/06 concernant la procédure de retrait sur salaire pour service non fait :

 

"M. Kléber Mesquida souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur l'ordre donné aux inspecteurs d'académie d'engager la procédure de retrait sur salaire contre les directrices et directeurs qui bloquent l'enquête 19 dans le cadre de la poursuite de la grève administrative. Cette retenue interviendrait sur la paie de fin janvier et correspondrait à 1/30ème du salaire. Cent quatre-vingt-huit directeurs et directrices sont ainsi considérés comme grévistes sans tenir compte du fait qu'ils sont présents tous les jours à leur poste et qu'ils assument l'ensemble de leurs tâches d'enseignement ainsi que leurs activités administratives. La grève administrative perdure depuis sept ans, la réponse aux légitimes revendications des personnels par des sanctions financières semble peu adaptée à une profession qui s'investit avec courage et ténacité dans ses missions. Il s'interroge sur cette disposition qui semble porter une atteinte grave à l'exercice du droit syndical et marque une dérive autoritaire dans la gestion des conflits du travail. Aussi, il lui demande quelles mesures il compte mettre en place pour effectuer le retrait immédiat de ces sanctions et pour reprendre les négociations dans un climat serein".

 

Nous le voyons, nos positions commencent à être entendues. Nos luttes ne sont pas vaines. Certes, tout ne va pas aussi vite que nous le souhaiterions. Cependant, l'action ne peut que porter ses fruits.

En ce qui nous concerne, nous continuerons inlassablement notre lutte pour une juste reconnaissance de notre métier. Nous invitons tous nos collègues (qui ne l'ont pas encore fait) à écrire aux parlementaires de leur département. N'oublions pas qu'en juin 2007 se déroulent les élections législatives. Le moment est venu de nous faire entendre.

En quelques minutes, chacun d'entre nous peut alerter son député. Dans le message d'accueil de ce blog, figurent tous les éléments nécessaires : le moyen de trouver rapidement l'adresse de son député ainsi qu'un courrier type (à copier et coller).

  

Ne négligeons pas non plus les courriers aux principaux candidats à la présidentielle : adresses et courriers dans le message d'accueil également.

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:11

Quotidien réunionnais - Edition du 12 décembre 2006

 

Nous publions ci-dessous un article paru dans le journal "Témoignages" sous la plume d'un responsable du PSR (Parti Socialiste Réunionnais). Ce texte est d'autant plus intéressant qu'il aborde le problème de la direction d'école sous un angle nouveau de la part d'un élu de terrain qui plus est de gauche...

 

"Le communiqué de la CFTC paru dans la presse concernant la direction d'école nous interpelle et pointe du doigt un dysfonctionnement de notre système éducatif, à savoir le cumul des fonctions de directeur et d'enseignant à l'école primaire.

 

En effet, cette double fonction assumée par la plupart des directeurs d'école perturbe le parcours scolaire de nos enfants car elle ne favorise pas la qualité et l'efficacité dans ce service public d'éducation. Nous ne remettons pas en cause les compétences et la bonne volonté des personnes concernées, mais il est difficile de croire qu'une même personne puisse exercer de façon optimale deux fonctions de nature différente sur le même temps, c'est à dire diriger une école entière et être entièrement disponible pour une classe.

 

L'enseignement dans une classe se fait sur toute la journée et pendant toute la semaine. On se demande alors si une journée ou deux de remplacement par semaine suffisent pour faire face aux cas urgents, suivre correctement les dossiers dont ceux des enfants en difficulté, quémander de l'argent puisque l'école n'a pas de budget, écouter les parents, les élèves et les différents partenaires potentiels qui oeuvrent autour de l'école.

 

Avec le PSR, nous lançons donc un appel au gouvernement pour qu'il mette fin au cumul des fonctions dans cette branche de la fonction publique et pour que de réels moyens soient donnés aux écoles primaires : un budget propre, un gestionnaire, du personnel en nombre suffisant pour surveiller ou pour accueillir les enfants handicapés ainsi qu'un directeur qui ne soit pas écartelé entre plusieurs fonctions.

 

C'est à l'école maternelle et élémentaire que se forgent les premières connaissances de l'enfant, les premières bases de son développement intellectuel, physique et psychique, et il est important que l'on y fasse évoluer les conditions de travail de ceux qui en ont la charge".

 

Jean-François Fays,

Secrétaire de la section Sud du PSR    

                       Smiley-msn-com-Super-Smiley-41002

  Du bon sens, rien que du bon sens à faire partager aux élus de la Métropole... 

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 10:53

Depuis la signature du protocole, les "directeurs en lutte" ont multiplié les campagnes d'informations auprès des médias, des élus et récemment les candidats à la présidentielle Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Dès le 11 juin, nous avions demandé à nos collègues de toute la France d'envoyer un premier courrier aux parlementaires pour les alerter sur les insuffisances des "avancées du protocole".

Le 2 novembre nous avons sollicité, de nouveau, l'ensemble des collègues en mettant à leur disposition une copie de notre nouvelle lettre. Relayés par le GDID, notre appel a été largement entendu.

De nombreux députés ont été interpellés. Même si peu d'entre eux ont répondu aux directeurs, beaucoup sont intervenus auprès du ministre soit pour l'interroger, soit pour lui faire part du malaise de notre profession et lui demander ce qu'il envisage pour améliorer notre situation.

 

Nous publions ci-dessous la liste des députés qui, à ce jour, ont posé une question écrite au ministre. Nous indiquons également sa date de publication au Journal Officiel.

 

M. Charroppin Jean  -  UMP - Jura  -  12/12/06

M. Thomas Jean-Claude  -  UMP - Marne  -  12/12/06

M. Roy Patrick  -  PS  -  Nord  -  12/12/06

M. Raoult Eric  -  UMP - Seine-Saint-Denis  -  12/12/06

Mme Briot Maryvonne  -  UMP - Haute-Saône  -  28/11/06

M. Mesquida Kléber  -  PS  -  Hérault  -  28/11/06

M. Lecou Robert  -  UMP - Hérault  -  21/1106

M. Vanneste Christian  -  UMP - Nord  -  21/11/06

M. Remiller Jacques  -  UMP  -  Isère  -  21/11/06

M. Glavany Jean  -  PS  -  Hautes Pyrénées  -  07/11/06

M. Abelin Jean-Pierre  -  UDF  -  Vienne  -  03/10/06

M. Bono Maxime  -  PS  -  Charente-Maritime  -  26/09/06

M. Merville Denis  -  UMP  -  Seine-Maritime  -  19/09/06

M. Boisserie Daniel  -  PS  -  Haute-Vienne  -  12/09/06

M. Schreiner Bernard  -  UMP  -  Bas-Rhin  -  22/08/06

M. Bocquet Alain  -  PC  -  Nord  -  15/08/06

M. Viollet Jean-Claude  -  PS  -  Charente  -  15/08/06

Mme Adam Patricia  -  PS  -  Finistère  -  01/08/06

M. Kucheida Jean-Pierre  -  PS  -  Pas-de-Calais  -  25/07/06

M. Vachet Léon  -  UMP  -  Bouches-du-Rhône  -  11/07/06

M. Paul Christian  -  PS  -  Nièvre  -  11/07/06

Mme Tanguy Hélène  -  UMP  -  Finistère  -  04/07/06

M. Mourrut Etienne  -  UMP  -  Gard  -  27/06/06

Mme Pons Josette  -  UMP  -  Var  -  27/06/06

M. Victoria René-Paul  -  UMP  -  Réunion  -  20/06/06

 

La question écrite

 

Prévue par le Réglement de l'Assemblée nationale, cette procédure constitue une prérogative individuelle des députés qui s'exerce en dehors du cadre de la séance et dont l'effet est différé.

 

Les questions écrites doivent être sommairement rédigées et se limiter aux éléments strictement indispensables à la compréhension de la question. Elles ne doivent contenir aucune imputation d'ordre personnel à l'égard de tiers nommément désignés.

 

Le texte des questions écrites est remis au Président de l'Assemblée nationale, qui le notifie au Gouvernement. Les questions écrites sont publiées chaque semaine, durant les sessions et hors session, dans un fascicule spécial du Journal Officiel.

 

Les réponses des ministres doivent être publiées dans les deux mois suivant la publication des questions.

 

Il faut signaler que les réponses aux questions n'ont aucune valeur juridique et ne lient pas l'administration sauf en matière fiscale où elles sont considérées comme exprimant l'interprétation administrative des textes.

 

A ce jour, 25 députés ont posé une question écrite au ministre de l'Education nationale. Dans cette liste, nous trouvons des députés de partis différents (PS, PC, UDF, UMP) provenant de diverses régions de France.

 

A titre d'exemple, nous publions la question écrite de M. Mesquida Kléber, député de l'Hérault :

"M. Kléber Mesquida attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur le malaise des directeurs d'école. Suivant les années, 4 000 à 5 000 écoles ne sont pas pourvues d'un directeur. De plus en plus d'enseignants finissent par occuper la fonction, mais aussi de plus en plus de jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM dirigent une école tout en apprenant leur métier d'enseignant. En dépit de leurs compétences et de leur travail, ces "directeurs malgré eux" n'auront pas la formation, l'expérience et la motivation. Ce malaise s'aggrave. En mai 2006, le Gouvernement a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat enseignant. La grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Pour y parvenir, des retenues de salaire sont annoncées, de l'ordre de 100 euros par jour. Cette somme est à comparer avec l'augmentation de 20 % de l'indemnité de direction accordée au titre de ce protocole, soit environ 51 centimes par jour. Les arguments sont déterminants, mais n'ont pas apporté de véritable réponse à la crise des directeurs d'école.

Aujourd'hui, 93 % des directeurs réclament un statut reconnaissant la spécificité de leur métier (cf consultation IFOP). A l'initiative du GDID (Groupement de Défense des Intérêts des Directeurs), l'association nationale des directeurs d'école, plus de 42 000 d'entre eux ont été consultés en septembre 2006.

Dans ces conditions, il lui demande quelles mesures il compte prendre sur l'institution d'un véritable statut de directeur d'école".

 

La plupart des questions écrites reprennent les mêmes éléments. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Poursuivons notre campagne d'information et de sensibilisation auprès des élus qui ne se sont pas encore manifestés. La procédure (pour trouver l'adresse mail du parlementaire et le courrier à copier) se trouve sur la page d'accueil de notre site.

Ne négligeons pas ce travail de fourmi. L'utilisation d'Internet est un véritable outil mis à notre disposition (cf l'étude de l'UTC Compiègne sur la campagne électorale du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen).

 

Si nous ne nous mobilisons pas pour améliorer nos conditions de travail, personne ne le fera pour nous.

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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 18:19

Après Nicolas Sarkozy, nous avons noté certaines déclarations de Ségolène Royal sur les problèmes de la direction d'école. Elle a eu l'occasion de répondre à la question précise d'un député sur la nécessité d'un statut pour les directeurs d'école. Comme nous l'avons fait pour son rival de l'UMP, nous reproduisons, ci-après le dialogue qui s'est tenu à l'Assemblée nationale en décembre 2001.

M. Patrick Ollier - J'ai déjà alerté M. Lang, lors des questions au Gouvernement du 13 juin dernier, sur la grève administrative suivie par 60 % des directeurs d'école primaire depuis septembre 2000 : plus de 30 000 d'entre eux ne transmettent plus à leur hiérarchie des documents importants tels que les fiches prévisionnelles pour l'entrée en 6ème. Ces personnels demandent un statut, des décharges d'enseignement plus importantes, une revalorisation de la grille indiciaire et une formation adaptée. M. Lang m'avait alors assuré « qu'il prenait ce sujet à bras-le-corps ».

Vous avez, Madame la ministre, réuni les représentants des directeurs le 13 septembre dernier, mais les mesures que vous leurs avez proposées sont très insuffisantes : mise à disposition de guides pratiques, accès à des conseils juridiques, revalorisation progressive de l'indemnité spéciale de sujétion qui serait portée en deux ans à 6 070 F, ce qui ne représente que 69 F à 315 F d'augmentation mensuelle selon les cas ! C'est à peine une aumône ! En outre, les directeurs veulent une revalorisation non pas indemnitaire, mais indiciaire, comptant pour la retraite.

Enfin votre mesure-phare, c'est la mise en place de groupements d'écoles ayant à leur tête des directeurs coordinateurs, ce qu'aucune organisation représentative ne demande, au contraire, car l'émergence de cette nouvelle fonction, placée sous la double tutelle de l'Education nationale et des collectivités locales, conduirait à la disparition de la fonction de directeur.

Madame la ministre déléguée, les directeurs d'école, qui aiment leur métier, réclament une plus grande considération. Ils souhaitent qu'on réponde à leurs questions et non à celles qu'ils n'ont pas posées. Allez-vous proposer une réelle revalorisation de leur grille indiciaire - et non indemnitaire -, ainsi que la création d'un statut digne de ce nom ? (Applaudissements sur les bancs du groupe du RPR)

Mme Ségolène Royal, ministre déléguée à la famille, à l'enfance et aux personnes handicapées - Jack Lang m'a priée de vous répondre. C'est un problème qu'il a décidé de prendre à bras-le-corps. Des négociations sont en cours, sous l'autorité de son directeur de cabinet, Christian Forestier.

Cinq chantiers ont été ouverts. En premier lieu, la gestion administrative sera simplifiée, ce qui devrait se traduire par une réduction sensible du nombre d'écoles dont les postes de directeurs ne sont pas demandés, et qui concernent pour l'essentiel de petites écoles de deux à quatre classes.

En second lieu, nous négocions sur les décharges à accorder aux directeurs d'école de cinq classes ou plus. C'est un dossier important. Près de 3 000 écoles ne disposent pas encore de temps de décharge. Nous avons proposé de résorber ce retard en trois ans, ce qui représente l'équivalent de 700 emplois. C'est un effort considérable.

Il convient par ailleurs de mettre en œuvre tout un ensemble de mesures destinées à apporter une meilleure aide technique et pédagogique aux directeurs. C'est un dossier que suit attentivement M. de Gaudemar, directeur de l'enseignement scolaire.

En outre, nous avons proposé une revalorisation indemnitaire, qui pourrait concerner l'ensemble des directeurs d'école, quel que soit le nombre de classes, et dont le coût budgétaire pourrait s'élever à 80 millions de francs pour l'année 2002.

Enfin, le traitement de l'ensemble de ces questions nous a conduit à nous pencher sur l'organisation globale de notre école élémentaire. Certes, la concertation devra se poursuivre avec les élus et les parents, mais nous avons déjà avancé.

Pour l'instant, ces propositions n'ont pas encore reçu l'assentiment des intéressés mais, après avoir été encore retravaillées et affinées, elles devraient d'ici peu mettre fin à la grève administrative que tous les directeurs, heureusement, ne suivent pas, et faire évoluer sans rupture l'organisation de notre école.

M. Patrick Ollier - Je vous remercie de votre réponse, mais 60 % des directeurs suivent cette grève, ce qui est tout de même considérable. Il faut passer de l'indemnitaire à l'indiciaire et prévoir un véritable statut. Sur les autres revendications, qu'il s'agisse des décharges ou de la formation, vous dites que la position du Gouvernement va encore évoluer. Je le souhaite. Encore un effort, Madame la ministre ! "

Pas plus que chez Nicolas Sarkozy nous ne trouvons, dans les propos de Ségolène Royal, le moindre élément susceptible de nous rendre optimistes quant à une vraie reconnaissance du métier de directeur d'école.

 

La façon de traiter le problème est aussi superficielle. Nous ne percevons nulle volonté de le prendre à bras-le-corps. Les propos restent vagues. La langue de bois est de rigueur.  La pensée sur le fond est identique chez les deux prétendants à briguer le poste suprême.

 

Certes, cette prise de position remonte à fin 2001. La pensée de Ségolène Royal a-t-elle évolué depuis ? Il nous appartient de lui poser la question directement. En théorie, rien de plus simple. En effet, tout comme Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal appelle de ses voeux la "démocratie participative". Elle a créé un site officiel qu'elle qualifie de "forum participatif".

Elle le présente ainsi :

Bonjour, Ce site est un forum participatif. Il est à vous si vous avez envie de participer aux décisions qui nous concernent. Pour avoir commencé à expérimenter la démocratie participative en région Poitou-Charentes que je préside, j'ai acquis la conviction que les citoyens, lorsqu'un problème est vécu ou lorsqu'un progrès est espéré, sont des "experts" légitimes de la question posée.

Ecouter pour agir juste, telle est la raison pour laquelle j'ouvre ce forum. Dans un monde de plus en plus complexe mais aussi informé, chacun détient une part de vérité.

Agir, c'est être au clair sur les principes d'action pour mieux imaginer l'avenir, essayer ce qui réussit et s'ajuster en permanence.

Des débats de fond sont ouverts sur le forum "Désirs d'avenir" pendant une première séquence de temps à l'issue de laquelle est faite la synthèse des échanges. Les idées qui en résultent et qui me paraissent réalisables sont alors affichées sur le site afin que vos prises de parole soient fructueuses.

Cordialement "

 

Il ne dépend que de nous de créer les conditions d'un dialogue en intervenant sur le site de Ségolène Royal, en lui demandant de s'exprimer sur le sujet, en lui faisant part de nos problèmes, nos souhaits... afin qu'un vrai débat soit lancé dans le pays.

 

Pour laisser commentaires, analyses et questions sur le site de Ségolène Royal, il suffit de cliquer ICI.

Il convient de le faire sans plus tarder puisque Ségolène Royal annonce la mise en ligne prochaine du chapitre 3 de son livre. Ce chapitre abordera notamment la question de l'école qui, dit-elle, lui "tient tant à coeur".

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des élus
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