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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 22:53


Eric Woerth, en charge du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, vient d’entamer les discussions avec les principaux ministres du gouvernement. Il s’agit de fixer les plafonds d’emploi à respecter en 2010 pour chacun des ministères
.

 

Nicolas Sarkozy a été clair : la résorption du déficit public en sortie de crise ne passera pas par des hausses d'impôts mais par une baisse de la dépense. Ce principe trouve une première traduction concrète à l'occasion des négociations entamées à Bercy.

 

Les débats risquent d’être encore plus compliqués que les années précédentes : pour la première fois, le gouvernement entend appliquer strictement le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. « La France doit réduire ses frais de fonctionnement pour accroître ses capacités d'investissement. Quelles que soient les difficultés, je ne reviendrai pas sur mon engagement de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite », a rappelé Nicolas Sarkozy fin mars, lors de son déplacement à Saint-Quentin.

 

 

Le tableau ci-dessous montre clairement les objectifs fixés en 2010.

 

 

L'évolution des effectifs de la fonction publique

 

2008

2009

2010

       

Départs à la retraite (en ETP)

68 411

68 740

68 500

Suppressions de postes (en ETP)

22 791

30 529

34 250

Soit taux de non remplacement

33%

44%

50%

Economie nette (en millions d'euros)

233

388

478

       

ETP : en équivalent temps plein

     
       

 

Bercy estime à 68 500 les départs à la retraite l'année prochaine. Ils pourraient être un peu moins nombreux que prévu du fait de l'allongement des durées de carrières.

La stricte application du non-remplacement d'un départ sur deux doit donc porter le nombre de suppressions de postes « entre 33.000 et 35.000 ». L'économie générée atteindrait alors 956 millions d'euros, dont la moitié allouée au pouvoir d'achat des agents, soit une économie nette de 478 millions d’euros.

 

Très peu de ministères seront épargnés par la règle du « 1 sur 2 ». Parmi les  exceptions : les universités, qui conserveront l'an prochain les 450 postes qui devaient être supprimés, suite à la mobilisation des enseignants-chercheurs. La Justice qui poursuit la modernisation de l'administration pénitentiaire, devrait être, elle aussi, partiellement exonérée.

 

Pour conserver la moyenne du « 1 sur 2 », d’autres ministères perdront plus de la moitié des postes libérés par les départs à la retraite. Ce sera le cas des ministères des Finances, des Affaires étrangères, du Développement durable (MEEDDAT) et de la Défense.

 

Quant à l’Education nationale, il lui sera demandé de faire un effort significatif. En 2009, 62% des départs à la retraite ont encore été remplacés. Beaucoup trop, estime Bercy. 21 200 postes pourraient être supprimés. Ce serait nettement plus qu'en 2008 et 2009 (11 000 et 13 500).

 

Le cap fixé en 2010 sera le même en 2011. Les salaires et retraites des fonctionnaires représentant 43 % des dépenses de l'Etat, la réduction des effectifs est, pour le gouvernement, la pierre angulaire de la maîtrise des dépenses publiques.

 

 « La fonction publique n'est pas la plus exposée à la crise », a rappelé Eric Woerth.

 

Autant dire que le budget consacré à améliorer les carrières sera réduit à la partie congrue. Or, on sait qu’un statut passe inévitablement par un effort budgétaire conséquent. En effet, pour nécessaire qu’elle soit, la  reconnaissance statutaire des directeurs d'école doit s’accompagner d’une amélioration en moyens (des décharges, notamment) et d’une revalorisation indiciaire.

 

Alors, 2009, 2010 et 2011… Faudra-t-il attendre la sortie de la crise ou la prochaine élection présidentielle pour espérer un engagement en notre faveur ? L’espoir fait vivre, dit-on… à condition d'être patient. Probablement, nous faudra-t-il prendre en main notre destin et nous rappeler au bon souvenir de nos élus et de nos ministres si nous ne voulons pas attendre trop longtemps au risque de désespérer certains de nos collègues directeurs.

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 23:04

Jardins d’éveil : c’est parti…

 

La Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf) a adopté ce mardi 5 mai l'expérimentation de ce nouveau mode de garde. L'objectif est de créer 8.000 places d’ici 2012 pour un budget de 25 millions d'euros.

Dès 2009, « 4,3 millions d’euros peuvent être mobilisés », indique le document soumis au vote des administrateurs de la Cnaf. Il y est précisé que le jardin d’éveil pourra être adossé à un établissement ou service d’accueil existant (crèche, halte garderie, jardin d’enfant) ou bien être implanté dans des locaux appartenant aux collectivités territoriales.

Le porteur du projet pourra d’ailleurs être une collectivité territoriale, une administration, un établissement public, mais aussi une association, un organisme mutualiste ou à but lucratif.
 

Le jardin d’éveil devra « s’inscrire dans la durée », « au minimum pour un mi-temps et pour une durée de 9 à 18 mois ». Le taux d’encadrement sera compris entre 1 adulte pour 8 enfants (taux traditionnel) et 1 adulte pour 12 enfants.

 

Une première estimation indique que le coût moyen d’une place en jardin d’éveil se situera entre 7.400 euros et 8.600 euros. Le financement étant assuré conjointement par les collectivités territoriales, la Cnaf et les familles (mais pouvant également être complété par d’autres acteurs, notamment les entreprises).

 

Selon le président de la CNAF, Jean-Louis Deroussen, les collectivités volontaires pour les mettre en œuvre recevront une aide forfaitaire annuelle de 3 200 euros par place créée, déconnectée du contrat enfance jeunesse (CEJ) et de la prestation de service unique (PSU).

 

La contribution des familles sera calculée sur la base du barème institutionnel valable dans les autres structures d’accueil, mais le montant sera diminué d’un tiers. Le jardin d’éveil sera donc plus coûteux que l’école maternelle, mais moins que la crèche. Certains redoutent déjà l’instauration d’un système à deux vitesses.

 

Selon Jacqueline Farache, administratrice CGT de la Cnaf, qui a voté contre l'appel à candidature, les jardins d'éveil ne constitueront "pas une offre supplémentaire" mais une "offre substitutive" à l'école.

 


Angleterre : Les parents noteront les écoles

 

Le 5 mai, le premier ministre britannique, Gordon Brown, a prononcé un important discours sur l’école anglaise et annoncé la publication d’un prochain livre blanc.

 

Gordon Brown a précisé que malgré la crise et la dette publique, le budget de l'éducation devait demeurer élevé parce que le pays a besoin de nouvelles compétences pour sortir le pays de la récession.

« Les pays qui vont réussir dans cette économie mondiale sont ceux qui investissent massivement - comme nous - dans l'éducation, la formation, le développement et le soutien aux premières années de la vie d'un enfant. »

Le premier ministre a ajouté : « la réforme du système éducatif est essentielle car l'éducation sera la clé de la prospérité future de la Grande-Bretagne.» 

Néanmoins, Le contrôle de l'Etat sera nettement allégé. Gordon Brown a rejeté l'idée de plus de contrôle du gouvernement central pour ne pas « étouffer l'innovation ».


Les écoles et les personnels disposeront d'une plus grande autonomie. Les parents auront davantage leur mot à dire dans la façon dont les écoles de leurs enfants sont dirigées.

 

Les écoles dont les parents ne sont pas satisfaits devraient fermer ou être reprises par des écoles satisfaisantes. La procédure pourrait cumuler une consultation des parents et le recueil des vœux d'orientation afin de déterminer les écoles les moins estimées. Les autorités locales interviendront en cas d’insatisfaction des familles.

 

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 18:05

Notre collègue Froment, expert en économie, nous adresse un nouveau texte que nous reproduisons dans son intégralité. L’analyse qu’il fait de la situation économique du pays nous aide à comprendre combien il nous sera difficile de prétendre à un statut avant de longues années…

 

---------------------------------------------------------------------

 

En juin 2008, alors que la crise n’avait pas encore pointé le bout de son nez, j’avais envoyé un texte aux administrateurs de ce site. Texte publié sous le titre « La mauvaise santé économique du pays plombe la création d’un statut de directeur d’école ».

Il y a un an, la création d’un statut m’apparaissait déjà compromise parce que la philosophie de la réforme était passée sous la coupe de la RGPP.

 

Pour des raisons de commodité, je me contente de reprendre ce que j’écrivais alors, et qui reste valable :


« 
Parmi les 59 % de directeurs qui disposent d’un temps de décharge, 83 % ont 1/4 de décharge, 13 % une ½ décharge et seuls 4 % ont une décharge complète.

Il est important de bien garder ces chiffres en tête pour comprendre l’effort financier colossal que représenterait la création d’un statut.

Bien sûr, il est possible de créer un statut à moindres frais. Un statut pourrait ne comporter que la stricte reconnaissance institutionnelle du métier de directeur. Ce serait une avancée capitale. Mais passé le moment d’euphorie « on a gagné ! on a gagné ! », viendrait vite la déception de la coquille vide. En effet, ce qu’attendent les directeurs et toutes les enquêtes le disent, c’est la reconnaissance mais aussi et surtout les moyens nécessaires pour mieux faire fonctionner leur école.

Du temps, du temps, du temps, réclament les directeurs. Or, le temps ne peut être attribué qu’en accordant des décharges d’enseignement. Seulement, voilà ! Le temps de décharge passe par des créations de postes en nombre considérable.

Rappelons-nous : la signature du protocole a « accordé » ¼ de décharge aux 7135 directeurs de 4 classes par l’utilisation de stagiaires IUFM avec les conséquences que l’on sait et que nous n’avons cessé de dénoncer. Mais ces stages filés représentaient l’équivalent de 1641 ETP (Emploi Temps Plein).

Pour que le statut présente réellement un intérêt palpable par les directeurs, il conviendrait, à minima, de transformer les 3827 demi-décharges en décharges complètes et d’augmenter de façon significative le temps de décharge des 29 000 collègues qui n’en ont qu’un quart. Il ne faudrait pas oublier non plus les milliers de collègues qui ont moins de 4 classes… Bref, des milliers de postes à créer. Autant dire qu’en l’état actuel de nos finances, c’est mission impossible avant de nombreuses années. »

 

Ce qui était encore possible, il y a un an, au prix d’une forte volonté politique d’améliorer le fonctionnement de l’école primaire ne l’est plus du tout un an plus tard.

 

La crise financière puis économique est passée par là. Les baisses d'impôts de 2007 et le ralentissement économique limitent les marges de manœuvre budgétaires.

Le constat de la Cour des comptes est sans appel : en 2007, la France a creusé le déficit alors que la conjoncture économique était plutôt favorable. En cause, la politique fiscale du gouvernement, qui réduit sans cesse les recettes sans parvenir à relancer la croissance.

 

Le déficit public de la France s'est creusé de près de 15 milliards d'euros en 2008. Il s’élève à  65,9 milliards d'euros, soit 3,4% du PIB (2,7% en 2007 avec 51,3 milliards).

La dette publique s'est alourdie de près de 43 milliards, pour atteindre 1.327,1 milliards, soit 68% du produit intérieur brut.

 

La loi de finances rectificative présentée par le gouvernement le 4 mars vise un déficit public de 5,6% du PIB à la fin 2009 pour une dette publique qui atteindrait alors 73,9% du PIB.

 

Dans ses perspectives économiques, l’OCDE prévoit une récession de 3,3% en France cette année, mais avec une atténuation progressive de la crise en cours d'année, avant un nouveau repli de 0,1% de l'activité en 2010.

Dans ces conditions, le déficit public atteindrait 6,6% du PIB cette année puis 8,3% en 2010, selon l'OCDE.

 

Le Pacte européen de stabilité et de croissance recommande qu'en dehors de circonstances exceptionnelles le déficit public et la dette publique ne dépassent pas respectivement 3% du PIB et 60% du PIB respectivement.

Les finances de notre pays en sont très loin…

Cette dégradation brutale des finances des administrations publiques alarme Bruxelles. La Commission européenne a lancé une procédure pour déficit excessif à l'encontre de la France et lui a octroyé un délai de quatre ans pour assainir ses finances publiques, selon un projet de recommandation rendu public dernièrement.

 

"Au moment où la France sortira de cette crise il faudra bien évidemment commencer à rembourser et on ne pourra y arriver que si on a une croissance qui repart", a déclaré le ministre du Budget, Eric Woerth, sur LCI.

La dégradation du déficit public en 2008 s'explique principalement par une détérioration des comptes de l'Etat, relève l'Insee.

 

Aussitôt le pire moment de la crise passé, certains économistes préconiseront le retour à la rigueur, tandis que d’autres miseront sur la croissance. Le gouvernement en place, quel qu’il soit, n’aura n’autre choix que d’appliquer un budget de rigueur tout en favorisant la croissance.

Ce gouvernement ne pourra prendre la voie de créations de postes par milliers dans la fonction publique alors qu’il devra, au contraire, en réduire les effectifs plus qu’il ne le fait actuellement.

 

La seule amélioration prévisible de la situation des directeurs ne peut se concevoir que si elle passe par une réduction drastique du nombre des écoles et une mutualisation de leurs moyens dans le cadre de regroupements. Cette réforme ne pourrait aboutir que si elle est d’une ampleur sans précédent pour qu’il en résulte une économie substantielle de postes. Cette réforme porte un nom : création d’EPEP. (Froment - mai 2009)

 

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 11:55


Fin avril 2009. La "nouvelle grippe" occupe les médias... Xavier Darcos attend le remaniement ministériel pour changer de maroquin... L'actualité est au ralenti dans l'Education nationale. Et pourtant...


Les études cachées du ministère

 

Comme nous le révélions dans un article le 28 janvier dernier, les études commandées par le ministère sont de moins en moins souvent publiées. Ces notes réalisées par la DEPP (Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance) sont utiles aux ministres pour les aider à prendre des décisions et projeter des réformes. Mais elles doivent aussi pouvoir nourrir le débat dans l’opinion publique.

Or, en 2008, seules 39 notes ont été publiées, contre 51 en 2007. " Comment nourrir le débat public si plus rien ne sort ? " interroge une statisticienne de la DEPP. Aucune note n’a été mise en ligne depuis décembre. De quinze à vingt études sont en attente du visa du ministre pour être publiées.

 

Parmi elles, des études aussi diverses que « Les réseaux ambition réussite en 2006-2007 », ou « Coût de l'éducation en 2007 - Evaluation provisoire du compte » ou encore « Les départs à la retraite des personnels de l'Éducation nationale entre 2000 et 2007 » et même « Les élèves du premier degré à la rentrée 2008 dans les écoles publiques et privées »…etc.

 

Cette dernière note comporte probablement des chiffres qui dérangent le ministère… En effet, elle contient les prévisions d'effectifs de la rentrée scolaire 2008. Si les chiffres sont restés cachés, c’est peut-être parce qu’ils ne collaient pas avec le discours du ministre, qui justifiait les suppressions de postes d'enseignants par la diminution du nombre d'élèves...

 

Une autre grande enquête sur le coût de l'éducation de la maternelle à l'enseignement supérieur est bloquée depuis le 15 janvier...

 

« L'information chiffrée est verrouillée rue de Grenelle. Mais c'est le cas aussi à Bercy, aux ministères du Travail, de la Santé ou de la Justice », affirme un autre agent de la DEPP.

 

Voilà qui accrédite la thèse que nous avons toujours développée sur ce site : toute la politique de l’Education nationale (on peut l’étendre à tous les ministères) est dictée par une seule règle : répondre aux objectifs de la R.G.P.P.

 

Tous les discours qui accompagnent les réformes ne sont là que pour masquer la mainmise budgétaire sur les mesures prises au détriment de la qualité du service public.

(Relire notre article intitulé « Xavier Darcos englué dans la RGPP »).

 

 

 

Nadine Morano confirme les jardins d'éveil

 

 

Dans un entretien accordé au Parisien le 29 avril, Nadine Morano revient sur les jardins d'éveil. La création de jardins d'éveil pour accueillir les 2-3 ans dans les locaux des écoles maternelles avait été perçue par les syndicats et associations professionnelles comme une concurrence avec l'école maternelle.

Dans cet entretien, Nadine Morano est de nouveau interrogée sur son souhait maintes fois répété de se voir confier un grand ministère alliant l’Education et la Famille.

Nous publions, ci-dessous, des extraits de cet entretien.

 

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Etes-vous toujours candidate à un grand ministère de l’Education élargi à la Famille, alors que Nicolas Sarkozy est agacé par les offres de service de ses ministres avant le remaniement ?


Le président a raison, il attend de ses ministres qu’ils soient en action sur le terrain. La mission qu’il m’a confiée me passionne et je m’y suis investie pleinement. Mais ce portefeuille de la Famille, que je qualifie de « ministère de la Vie », c’est le plus interministériel qui soit. Je travaille déjà avec l’Education nationale pour tout ce qui concerne la concentration des enfants, le temps de travail, l’organisation de leurs journées. Nos enfants passent plus de temps à l’école que dans leur famille ! Certains pays européens comme l’Espagne ou la Grande-Bretagne ont concilié famille et éducation et cela me paraît cohérent et intéressant. Contrairement à ce que j’ai lu, je ne lève pas le doigt tous les quatre matins pour me porter candidate à une fonction. Mais je ne cacherai jamais ma volonté de réfléchir, proposer et servir au mieux les Français, c’est le sens de mon engagement en politique.


Vous seriez attendue au tournant si vous preniez la tête d’un tel ministère. Beaucoup redoutent que les jardins d’éveil dont vous avez annoncé l’expérimentation tuent l’école maternelle…

 
Mais qui vous parle de tuer l’école maternelle ? Le gouvernement y est viscéralement attaché ! Ma mission est de développer les modes de garde diversifiés pour les familles afin de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle. Nous allons créer 200 000 nouvelles places dont 100 000 places de crèches d’ici à 2012. Par ailleurs, 100 000 autres places de garde vont être créées grâce aux mesures que nous avons adoptées : regroupement des assistantes maternelles, possibilité de garder non plus trois mais quatre enfants… Il y a aussi les crèches hospitalières qui s’ouvrent désormais aux familles extérieures à l’hôpital. Elles n’étaient occupées qu’à 70 %, ça a dégagé 4 500 places… La taille et les besoins de nos territoires diffèrent et il faut des modes de garde diversifiés.


Les jardins d’éveil sont juste une offre supplémentaire.


Les jardins d’éveil coûteront cher aux parents qui préféreraient un accueil gratuit en maternelle… Il y a une différence entre la maternelle, qui relève de l’Education nationale, et ces jardins d’éveil. Il s’agit d’une structure à grande amplitude horaire pouvant accueillir des groupes de 12 enfants, pas nécessairement propres, avec un encadrement plus resserré et mieux adapté. On n’est pas dans la compétition avec l’école maternelle.


Comment convaincre les villes d’en créer ?


Il y a une telle attente que je n’ai pas besoin de convaincre ! De nombreux maires sont déjà intéressés dans le Rhône, le Jura, la Creuse, la Manche, la Loire-Atlantique et l’Hérault. D’ici à la fin du mois de mai, j’enverrai à l’ensemble des maires de France un kit pour mettre concrètement en place cette palette diversifiée de gardes d’enfant. Dès l’automne, les premiers jardins d’éveil seront expérimentés. Au total, 8 000 places seront créées d’ici à 2012.

 

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 22:38

Dans les derniers mois, l’Education nationale a surtout été touchée par le mouvement de grève des lycéens et plus récemment par celui des enseignants-chercheurs et des étudiants.

Pourtant, même si le calme semble régner dans le premier degré, il n’en reste pas moins plusieurs foyers de contestation.  

 

 

Le rythme scolaire

 

La réforme de Xavier Darcos a eu pour effet d’alourdir la journée des écoliers français, déjà la plus longue du monde, en supprimant les cours du samedi matin et en instituant un temps d’aide personnalisée de 2 heures hebdomadaires.

Nous l’avons dit à maintes reprises, la mesure avait pour principal objectif, sans débourser un euro, de récupérer des postes d'aide (Rased) en confiant ce travail à l’ensemble des enseignants…  

Accessoirement, elle répondait à la demande de parents soucieux de profiter d’un long week-end. Pour la même raison elle ne laisse pas insensibles certains enseignants.

 

Curieusement, c’est des municipalités que vient la contestation de cette mesure. Une enquête du quotidien Le Monde nous apprend que 4 villes socialistes, Lille, Grenoble, Angers, Brest remettent en question la semaine de 4 jours et invitent les parents à accepter l'école le mercredi matin.  Angers a déjà opté pour cette formule.

La question est ouvertement dénoncée par le "livre noir" publié par le parti socialiste fin mars 2009. Le PS voit dans l'école sur 4 jours "une mesure aussi démagogique que dangereuse pour la qualité de l'enseignement. Son premier objectif est de séduire l'opinion publique au mépris des intérêts des enfants".

 

 

Les 60 heures d’aide personnalisée

 

Les syndicats enseignants se penchent également sur la question et souhaitent tester la base. Après le Sgen-Cfdt qui avait manifesté ses réserves, le Snuipp lance une enquête sur l'utilisation des 60 heures et invite les conseils d'école à se prononcer.

 

"Avant la fin de cette année de mise en place, nous vous proposons de suspendre à nouveau l’aide personnalisée du 11 au 22 mai et d’utiliser ce temps pour faire le point à partir du questionnaire ci-dessous, en réfléchissant aussi aux perspectives".

 

Communiqué du SNUipp    60 H : prendre le temps de faire un nouveau bilan

 

Le SNUipp a mis en place un dispositif de suivi pour donner la parole aux enseignants, pour établir un bilan, et interpeller les inspecteurs d’académie et le ministre.

A ce jour, le ministère n’a toujours donné aucune réponse à la demande du SNUipp de faire un bilan qualitatif de la mise en place de l’aide personnalisée.

Vous avez été nombreux à répondre à une première enquête qui avait pour objet de dresser un premier état des lieux après quelques semaines de fonctionnement.

Avant la fin de cette année de mise en place, nous vous proposons de suspendre à nouveau l’aide personnalisée du 11 au 22 mai et d’utiliser ce temps pour faire le point à partir du questionnaire ci-dessous, en réfléchissant aussi aux perspectives.

Nous vous remercions d’y participer en remplissant cette nouvelle enquête en ligne sur le site du SNUipp.

Celle-ci permettra en fin d’année scolaire, sur la base de ce bilan de faire de nouvelles propositions, afin de peser sur l’avenir et la réussite de tous les élèves. Dans ce cadre aussi, il s’agit d’obtenir la réouverture du dossier du rythme de la journée de l’élève et de la semaine scolaire.

 

 

Base élèves

 

Même si l’on en parle moins, la contestation se poursuit également à propos du logiciel Base élèves.

Le Collectif national de résistance à Base élèves appelle les parents à déposer plainte. Une trentaine d'entre eux l'ont fait la semaine dernière à Marseille. Dans l'Hérault, l'enseignant "désobéisseur" Bastien Cazals appelle les parents à rejoindre le mouvement.

 

Une plainte a été déposée auprès de l'ONU en mars dernier. Un noyau dur de directeurs d'école refuse d'enregistrer les élèves et fait l'objet de sanctions comme Jean-Yves Le Gall (Isère) déplacé, Isabelle Huchard (Hérault) blâmée. Ils dénoncent la volonté de fichage des enfants gouvernementale et craignent une exploitation policière du fichier.

"Au lieu d’engager le dialogue dans un esprit constructif, les inspections académiques s’enferment dans une répression disproportionnée visant à faire rentrer dans le rang les enseignants qui, en conscience, refusent d’appliquer les dispositifs et les programmes pédagogiques qui remettent en cause le sens profond de leur mission".

 

En lutte depuis des mois contre les nouveaux programmes du primaire et l'accompagnement scolaire, les enseignants désobéisseurs appellent à une journée d'action le 6 mai

"Il est minuit moins cinq dans la nuit où le gouvernement programme la mort de l'école de la République" écrit le Mouvement des enseignants du primaire en résistance. Ils sont principalement situés dans le sud (Hérault, Bouches-du-Rhône), l'ouest (Loire-Atlantique, Charente).

Une caisse de solidarité nationale a été mise en place afin de soutenir les enseignants sanctionnés par des retraits de salaire et leur permettre de ne pas céder.

 

 

Secrètement, Xavier Darcos doit trouver bien longs ses derniers jours à la tête de ce ministère. Et c’est probablement avec soulagement qu’il laissera à son successeur le soin de gérer ces mouvements sporadiques qui empoisonnent la fin de son mandat…

 

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 21:04


A moins de deux mois d'un remaniement ministériel, les candidats à la course aux grands portefeuilles n'hésitent plus à se montrer. On évoque même un possible mini remaniement vers le 15 mai…

Furieux que certains affichent ouvertement leurs états d’âme ou leurs ambitions en vue du remaniement, le président a laissé éclater sa colère, la semaine dernière, au beau milieu du Conseil des ministres.

 

Nicolas Sarkozy avait jugé « ridicules et décalés aux yeux des Français » les « positionnements ou les états d'âme » de certains ministres dans la presse, à propos de leurs souhaits de nouveaux portefeuilles ministériels. 

« Je demande au Premier ministre de me remettre la démission du premier d’entre vous qui se répandra encore dans les médias ! » s'est emporté le chef de l'Etat. Dans le salon Murat de l’Elysée, les ministres regardent leurs pieds…

 

« Vous êtes ridicules, ridicules ! Vous vous répandez dans la presse pour demander une promotion. Une honte ! S’il y en a un qui n’est pas content de son sort, qu’il vienne me voir ! » Un coup de sang de cinq minutes, « hyper-violent » selon un participant, encore pétrifié.


« Vous me faites penser à ces coureurs cyclistes qui lèvent les bras 2 m avant la ligne d’arrivée et qui se font doubler par un coureur juste derrière », a ajouté Nicolas Sarkozy.

 

Plusieurs ministres sont particulièrement visés : Nadine Morano (Famille), qui se dit « candidate à rien mais volontaire pour tout » ; Christine Boutin (Logement), qui déménagerait bien à l’Agriculture ; le secrétaire d’Etat à l’Aménagement du territoire, Hubert Falco, qui réclame un ministère plein ; et surtout Roger Karoutchi (Parlement), qui a eu droit à la plus grosse remontée de bretelles. « Quand on fait des conneries, on les assume ! » a tonné Nicolas Sarkozy, en regardant dans sa direction.

 

Conscient qu’il y était allé un peu fort, le président a ensuite calmé le jeu. « Tout le monde fait des erreurs, moi aussi… Ne vous faites pas avoir, ce n’est pas la presse qui fait les remaniements ! » a-t-il rappelé à ses ministres autour de la table.

 

Pourtant, la leçon ne semble pas avoir été entendue de tous. En effet, Nadine Morano persiste et signe malgré le coup de gueule du président de la République Nicolas Sarkozy.


Lors d’en entretien sur Europe 1, l’actuelle secrétaire d’Etat à la Famille a indiqué qu’elle accepterait « avec joie » d’être à la tête d’un ministère de l’Education élargi aux questions familiales.

« J’ai travaillé à une note prospective du rapprochement du Ministère de la Famille et de l'Education nationale comme en Espagne et en Angleterre, parce que cela me semble judicieux et que ça pourrait être une nécessité », explique Nadine Morano.

« C'est le président de la République qui décide mais s'il me confiait cette responsabilité je l'accepterai avec joie », a-t-elle poursuivi.

 

Au-delà de la personnalité de Nadine Morano qui ne colle pas avec le ministère qu’elle convoite, c’est le projet qu’elle porte qui dérange : adjoindre au ministère de la famille, celui de l’éducation. C’est bien dans ce sens-là qu’il faut comprendre le projet. Dans ce sens et non l’inverse.

L’inverse d’ailleurs n’aurait guère de sens : qu’est-ce que le ministère de l’éducation aurait à faire d’une délégation à la famille ?

Le projet de Nadine Morano serait bien d’adjoindre l’Education à la Famille et non le contraire. Mais alors qu’est-ce cela signifie ?

 

La déclaration de Nadine Morano doit être prise au sérieux. Cette « évolution » est inscrite dans le discours de Nicolas Sarkozy prononcé  le 23 février 2007 durant la campagne présidentielle :

 

« C’est l’autorité des parents qu’il faut réhabiliter.

Je souhaite une véritable révolution des mentalités par laquelle les parents soient reconnus comme des éducateurs à part entière.

[…] Si pour les familles qui ne s’occupent pas de leurs enfants mineurs, qui les laissent traîner dans la rue, qui les laissent commettre des délits, qui ne respectent pas l’obligation de les scolariser, je souhaite que des sanctions soient prises, que la responsabilité des parents puisse être mise en cause, que les allocations familiales soient mises sous tutelle, je m’engage aussi si je suis élu à aider les familles de bonne foi qui en ont besoin à élever leurs enfants.

Je souhaite que dans ce rôle ils soient soutenus, aidés, accompagnés, que cette charge soit prise en compte dans le calcul de l’impôt, de la CSG, des retraites. »

 

L’Etat n’est plus celui qui impulse, qui oriente, qui définit des politiques éducatives pour la nation entière, sans exclusive. Ramener l’école à un devoir familial, c’est lui ôter ce que près de deux siècles ont lentement forgé à savoir que l’école est avant tout un moyen de répondre à l’environnement social dans lequel elle est impliquée.

 

Le déclassement de l’Education nationale au rang de simple auxiliaire des familles serait une manière de définitivement décrédibiliser l’instituteur et le professeur. Nicolas Sarkozy avait déjà lancé la pierre à cette profession : “Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance”. (Discours au Vatican, 20 décembre 2007).

 

On le voit, l’arrivée de Nadine Morano à l’Education ou plus exactement l’arrivée du ministère de l’Education dans le ministère de Nadine Morano ne serait pas sans conséquences.

 

 

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 23:17


La révision générale des politiques publiques (RGPP) se poursuit. Le gouvernement en attend 7,7 milliards d'économies, sur 1 000 milliards de dépenses.

Tout se passe dans l’ambiance feutrée des ministères, dans la plus grande discrétion mais, en coulisses, les décisions arrêtées en 2007 et 2008 commencent à être mises en œuvre.

 

Est-ce à dire que tout va pour le mieux pour la RGPP ? Pas tout à fait. La réforme du lycée a été ajournée. D’autres ont été mises en sommeil. C’est le cas de la création d’EPEP. D’autres encore ont été abandonnées sous la pression. C’est le cas du financement des associations complémentaires (Ligue de l’enseignement, Pupilles de l’enseignement public, Jeunesse au plein air, OCCE, Éclaireuses et éclaireurs de France, Francas, CEMEA, Fédération des œuvres éducatives et de vacances de l’éducation nationale) reçues par le ministre le 6 avril.

Toutes ces associations avaient été mises en danger à la rentrée 2008 par la décision abrupte du ministère de leur retirer 25% de leur subvention et de les priver des enseignants détachés qui les font vivre.

Hier, le ministre vient de reconnaître leur utilité. Il leur a promis son soutien financier à hauteur de 48 millions en 2009 et 49 en 2010. Par ailleurs, "les associations peuvent poursuivre une politique de recrutement des personnels de l’Education nationale sous le statut du détachement".

L'accord a aussi un impact financier important. "Nous retrouvons le niveau de financement de 2007 avec une garantie de versement. En cas de restriction, le ministre ne peut pas nous retirer plus de 25% de la subvention annoncée et il doit le faire avant une date limite. En 2008, on avait été sérieusement pénalisé par le gel de la subvention début octobre qui nous avait posé des problèmes de gestion très sérieux".

 

Certains objectifs n'ont pas résisté à la crise, comme la baisse des emplois aidés. « Il y a des ajustements. Mais nous tenons bon sur l'essentiel. La RGPP est le socle du budget triennal 2009-2011. Elle permet le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, un objectif maintenu », réplique Bercy.

 

Malgré ces difficultés, la RGPP avance… Même s’il lui faut prendre parfois des chemins de traverse pour ne pas heurter l’opinion. Ainsi, pour la réforme de l’école maternelle...

En promettant l'ouverture de "jardins d'éveil" début 2009, Nadine Morano remet en question les efforts réels de Xavier Darcos pour reprendre contact avec les enseignants de maternelle.

 

"Dès la rentrée, nous allons expérimenter un autre mode de garde qui viendra compléter la palette déjà proposée, les jardins d'éveil pour les 2-3 ans". Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, relance la bataille contre l'école maternelle.

Elle annonce que ces jardins "seront intégrés dans les écoles lorsque cela est possible. Le coût de fonctionnement d'une place de crèche est de 13 000 euros par an, celui d'un jardin d'éveil de 7500 euros. Le financement de 8000 places est prévu dans la nouvelle convention que nous signerons avec la CNAF. Il sera croisé, CAF, collectivités locales, parents en fonction de leurs revenus comme pour une place de crèche, mais aussi les entreprises qui, dans le cadre de leur politique familiale, pourront financer les places de jardins d'éveil tout comme elles financent des places de berceaux".

 

Les organisations syndicales dénoncent le « subterfuge et le tour de passe-passe » de Nadine Morano.

Le Snuipp a beau jeu de relever que « cette mesure cache mal la volonté d’économiser des postes à l’école maternelle, de remettre en cause le principe de gratuité et d’aboutir à une réduction des ambitions du service public d’Education. Cette mesure revient sur la loi actuelle qui prévoit la scolarisation des enfants de moins de trois ans, en priorité, dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé ».

 « L’annonce du financement partiel de 8000 places à la rentrée 2009 ne peut cacher la baisse régulière de la scolarisation des élèves de moins de trois ans à l’école maternelle. En effet le taux de scolarisation des enfants de moins de 3 ans est passé de 35,4 % en 2000 à 21,3 % à la rentrée 2008 (chiffres MEN) : ce sont 14 000 élèves supplémentaires qui chaque année ne trouvent pas de place à l’école maternelle ! Pour maintenir le même taux de scolarisation en 2008 qu’en 2000 il aurait fallu inscrire 113 000 élèves supplémentaires ! » 

 

Même constat pour le SE-Unsa qui parle de « plantage » de l’école maternelle.

« Quand on fait émerger des solutions payantes d’un côté et que l’on fait disparaître en plus grand nombre des solutions gratuites de l’autre, on voit dans quel sens on veut faire bouger la balance. La Cour des Comptes en a fait la démonstration dans son rapport de septembre 2008. »

 

Ainsi va la RGPP, cahin-caha, mais qui n’en poursuit pas moins son petit bonhomme de chemin… D’ailleurs, Bercy prépare pour la fin du mois un deuxième rapport. Depuis un mois, les ministres sont à nouveau auditionnés par le comité de suivi. « En décembre, nous avions des critères de lancement : y a-t-il un calendrier et des responsables ? Cette fois, nous regardons comment les projets avancent concrètement, en attribuant des feux verts, orange ou rouges », explique l'entourage d'Éric Woerth, le ministre du Budget. La barre est placée plus haut. « Mais les résultats sont satisfaisants », ajoute-t-on à Bercy. Parmi les 374 mesures issues de la RGPP, les feux verts devraient dominer.

 

La RGPP avance lentement mais inexorablement… Reste qu'il faudra attendre un ou deux ans pour savoir si le gouvernement n'a pas flanché.

 

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 15:06

La RGPP pour « révision générale des politiques publiques », nos fidèles lecteurs connaissent bien.

Jusqu’à présent, Ministres et conseillers ne parlaient pas de rigueur mais de RGPP pour justifier les efforts budgétaires demandés aux Français.

La crise alourdissant de plus en plus les finances publiques au point de creuser un déficit budgétaire impressionnant et sans cesse croissant, le gouvernement est amené à prendre de nouvelles mesures et notamment dans la fonction publique.

 

Manifestement, les milliers de suppressions de postes ne suffisent pas à ralentir les dépenses. Les oppositions fortes conduites pas les syndicats ne permettent plus d’aller plus avant dans cette direction. On l’a vu avec les RASED : Xavier Darcos a supprimé moins de postes que prévu. On le voit encore avec la formation des maîtres.

 

L'Europe veut imposer la baisse des salaires des fonctionnaires.

 

Après avoir imposé la discrimination positive dans la fonction publique et la préférence étrangère, l'Europe réclame une baisse des salaires des fonctionnaires.

 

Cette info est donnée par le quotidien "Le Monde" du 8 mars 2009 en première page, qui ajoute: « Irlande, Lettonie et Hongrie réduisent les traitements du secteur public ».

En Irlande : le premier ministre Brian Cowen a décidé le 3 février, contre l’avis des syndicats, de réduire de plus de 7 % le traitement dans la fonction publique.

En Lettonie : une baisse de 15 % a été imposée aux revenus des fonctionnaires.

En Hongrie : le treizième mois a été supprimé dans la fonction publique  

 

Nicolas Sarkozy se refuse pour l’instant à appliquer la volonté de l’Europe. Il faut dire que la Fonction publique est beaucoup plus importante et plus réactive en France que dans les pays cités.

 

Cependant, il se voit contraint d’appliquer des « mesures nouvelles, originales et moins drastiques ». Pour combien de temps ? Nul ne le sait.

 

En visite dans une école parisienne, X. Darcos vient d’annoncer les mesures qui seront appliquées à son ministère dès la rentrée prochaine :

 

Suppression des postes de MAD (mis à disposition de syndicats, d’associations telles que l’OCCE, la FLASEN…).

 

Réduction des décharges accordées à certaines catégories d’enseignants.

Pour, les directeurs d’école le nouveau régime de décharges d’enseignement sera le suivant :

-       ½ décharge pour les écoles de 13 classes et plus

-       ¼ décharge pour les écoles de 8, 9, 10, 11 et 12 classes

 

Suppression de la NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire) jusqu’en décembre 2011.

 

Dans sa déclaration, le ministre se dit assuré de « pouvoir compter sur la compréhension des directeurs d’école ». Et d’ajouter : « Nous savons combien leurs missions sont capitales pour l’éducation de nos enfants. Dès la fin de la crise, le gouvernement devra revoir leurs conditions de travail et nul doute qu’il saura les récompenser de leur abnégation pendant cette période difficile ».

 

Lire la suite de la déclaration 


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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 18:17

Il est loin le temps où notre ministre déclarait haut et fort sa « volonté d'engager une réflexion d'ampleur sur les nouveaux contours du métier d'enseignant ». C’était il y a un an, lors de la remise du « Livre vert » par le Conseiller d’Etat Marcel Pochard. Xavier Darcos avait de belles envolées lyriques pour décrire la mission que lui avait confiée le Président de la République.

 

« Il est impossible de proposer un véritable projet pour l'école et une ambition renouvelée pour les enseignants si nous refusons de sortir des clivages idéologiques éternels que soulève cette question et si nous posons comme principe intangible le respect de règles élaborées dans les années 1950. Le statut qui régit aujourd'hui le métier d'enseignant a été conçu, en effet, dans une France qui ne connaissait pas le collège, qui ignorait les usages personnels de l'informatique, et dont l'économie était guidée par l'industrie plutôt que par les services ! Vouloir le perpétuer à tout prix, et au mépris de la forte aspiration au changement des enseignants eux-mêmes, serait une erreur manifeste, dont les professeurs seraient les premiers à payer le prix », déclarait alors solennellement Xavier Darcos.

 

Un mois plus tôt, en janvier, devant les IEN, Xavier Darcos avait évoqué « le statut du directeur et de l’établissement du premier degré, doté d’une autonomie financière ».

 

Quatre semaines après la remise de son rapport sur l’évolution du métier enseignant, Marcel Pochard est un homme en colère. Le conseiller d’Etat se dit victime d’«une certaine arrière-pensée tactique» du ministère. Il dénonce une collusion entre les syndicats et l’administration de l’éducation nationale qui préfèrent l’« iniquité au désordre », et craint que sa contribution ne passe à la trappe de l’histoire, et avec elle, une véritable occasion de réformer le système éducatif français.

 

Le 6 juillet 2008, les inquiétudes de Marcel Pochard étaient confirmées et nous pouvions titrer « On a perdu le rapport Pochard… ».

 

Un an plus tard, la volonté affichée par Xavier Darcos de redéfinir le métier d’enseignant s’est-elle traduite dans les faits ? Pour les directeurs d’école, hormis une revalorisation de l’ISS avec partie variable de 200 à 600 €, quel bilan peut-on en tirer ? Hélas ! Un mot suffit à le qualifier : nul !

 

Les rapports qui dénoncent la situation insupportable du métier de directeur d’école, qui en décrivent les difficultés, qui expliquent les raisons de sa désaffection s’accumulent sur le bureau du ministre. Les auteurs de ces rapports ont beau préconiser des solutions pour remédier à ce grave problème qui, depuis des années, nuit au bon fonctionnement de l’école primaire, rien n’y fait. Le ministre reste ostensiblement sourd et fermé à toutes les propositions de bon sens qui lui sont présentées.

 

Certes, en 2008, il a manifesté une réelle intention de mettre en place des EPEP. Une réforme qui avait le mérite d’accorder un statut à l’école et à son directeur. Ce projet mal ficelé, mal préparé, mal expliqué, établi sans la moindre concertation a fait long feu. Les 500 postes administratifs prévus au budget ont été retirés. La proposition de loi déposée par 3 députés UMP a été ajournée avant d’être « oubliée ».

Cette réforme ne présentait pas que des avantages pour les directeurs. Nous en avions dénoncé certains inconvénients majeurs notamment le fait que le directeur ne soit pas automatiquement président du CA. D’autres points méritaient débat. Il semblait possible d’apporter d’autres améliorations au texte. Au lieu de cela, face à la grogne ambiante, face au refus des syndicats qui se complaisent dans la situation de statu quo pour la direction d’école, le ministre a reculé.

*        

*       Depuis, bien des choses ont changé. Il y a les ministres pour qui « ça roule » et ceux qui sont « sur le toboggan ». C'est un ami du président qui divise ainsi les membres du gouvernement en deux. Mais les mots sont ceux du « chef ». Un chef préoccupé quand il se penche sur les performances de ses ministres.

Pour Xavier Darcos, cela a commencé avant la trêve de Noël. Décrit comme un « bon pro » par l'Élysée, le ministre n'a pas résisté à la crise lycéenne. Le voilà cornaqué par deux spécialistes de la jeunesse : Martin Hirsch et le médiatique directeur de Sciences Po, Richard Descoings.

 

Sa crédibilité s’est tellement dégradée que Xavier Darcos attend avec impatience l’heure de son départ pour le ministère de la Justice. Probablement lors d’un grand remaniement ministériel après les élections européennes du 7 juin prochain...

Un nouveau ministre sera alors nommé à l’Education nationale. Plusieurs noms circulent. Richard Descoings a laissé entendre qu’il n’était pas forcément intéressé. Prudence ou stratégie ? Il se murmure aussi que Nadine Morano est en attente d’un grand ministère et que celui-ci ne serait pas pour lui déplaire…

Le temps que la nouvelle équipe prenne connaissance des dossiers (après son retour de vacances), nous serons en automne. A mi-mandat, Nicolas Sarkozy insistera pour que les mêmes erreurs ne se reproduisent pas. Il incitera certainement le nouveau locataire de la rue de Grenelle à entretenir de meilleures relations avec les partenaires sociaux. Bref, il faudra compter avec le retour en grâce des syndicats. Si l’on ajoute les difficultés financières du pays, il y aura peu à attendre côté décharges, indemnités ou moyens supplémentaires. Quant au statut…

Pas de quoi rendre optimistes les directeurs d’école pour qui l’année 2009 aura été une année perdue… Une de plus !

 

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 11:02


Formation des enseignants : Le gouvernement  modifie légèrement son projet initial.

 

 

X. Darcos propose l’étalement de la réforme.

 

"Pour la session 2010 des concours du second degré, une épreuve disciplinaire comparable à une des épreuves existantes précédemment se substituera à l’épreuve de connaissances générales du système éducatif qui était initialement prévue… Quant à l’agrégation, ses épreuves demeureront en l’état. Pour la session 2010 des concours du premier degré (CRPE), les épreuves écrites continueront de comporter une composante didactique".

"Dès la rentrée universitaire 2009, un dispositif de stages sera organisé pour tous les étudiants de M1 et de M2 se destinant à l’enseignement afin de permettre une préparation progressive à l’exercice du métier d’enseignant. Ces étudiants stagiaires seront encadrés, d’une part, par des professeurs d’accueil ou référents de l’Education nationale et, d’autre part, par des formateurs universitaires qui seront responsables de la validation des stages ainsi que de leur bonne insertion dans le cadre des masters. En M1, les étudiants se destinant à devenir enseignants pourront ainsi bénéficier de stages d’observation et de pratique accompagnée d’une durée de 108 heures. De même, des stages en responsabilité d’une durée également de 108 heures seront proposés aux étudiants de M2. Ces stages en responsabilité seront rémunérés".

A la demande d'une année d'entrée dans le métier en alternance, le ministre répond toujours par un "accompagnement". "Chaque jeune enseignant stagiaire sera accompagné par un tuteur dont la fonction sera reconnue et valorisée… Dans le premier degré cette fonction s'appuiera sur les professeurs des écoles maîtres formateurs (PEMF)".

 

 

Les propositions ministérielles rejetées

 

Constatant "l’absence de vision d’ensemble du dossier, l’empilement successif de mesures partielles", la Conférence des directeurs d'IUFM (CDIUFM) juge le projet de réforme "incohérent".

Le Sgen-Cfdt estime que "enseigner est un métier qui s'apprend" et demande notamment une formation commune pour le 1er et 2d degré. Le Sgen demande lui aussi le report des concours.

Le Se-Unsa "ne voit pas de sortie de crise dans ces propositions ministérielles" qu'il qualifie de "leurres". Il demande le report et la remise à plat du projet.

Le Snes veut le report et "une année de stage après le recrutement".

Seuls les Autonomes sont satisfaits du renforcement des épreuves disciplinaires dans le projet de capes et ne s'affirment pas contre l'application en 2010.

 

 

 

Base élèves : Deux directeurs menacés

 

Dans l'Isère, Jean-Yves Le Gall, et Anne-Marie Pons en Haute-Garonne, sont menacés de sanction par leur inspection académique. Tous deux font partie du petit nombre d'enseignants qui refusent d'alimenter le fichier national Base élèves. En décembre dernier, un nouveau recours a été déposé contre ce fichier national pourtant largement remanié depuis 2 ans.

 

Samedi 14 mars à Notre-Dame de Vaulx (Isère), un rassemblement a réuni près de 300 personnes devant l’école dont Jean-Yves Le Gall, premier directeur menacé de retrait d’emploi en France pour son refus de Base élèves, est directeur.

Plusieurs organisations et individus ont pris la parole pour lui exprimer leur soutien. Puis, une table ronde a eu lieu en présence d’une centaine de personnes, avec les interventions d’un informaticien, d’une assistante sociale, d’une pédiatre et d’une représentante de la Ligue des Droits de l’Homme. La diversité de ces intervenants a permis de saisir la question du fichage d’une manière plus globale. Le débat qui s’en est suivi a permis d’élargir le questionnement au contrôle policier de la population et à la gestion technocratique de la société humaine, sans perdre pour autant de vue les questions concrètes telles que : “en quoi cela affecte-t-il nos vies” ou “comment pouvons-nous nous y opposer ?

 

 

 

Evaluations CM2 : vers une publication des résultats fin mars ?

 

Comment publier des évaluations amputées, c'est le casse-tête de la rue de Grenelle. Selon Le Figaro, les évaluations de CM2 devraient être publiées fin mars. Le Figaro cite Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'enseignement scolaire, qui affirme avoir reçu plus de 500 000 remontées (75% du total).

 

 

« Les directeurs d'école ne sont pas tous très pressés de faire remonter les notes au ministère. »

 

Depuis le début, ce test national a généré une polémique dont la France a le secret. Son but est simple : mesurer le niveau des élèves de CM2 en début de deuxième trimestre et mettre en place, au vu des résultats individuels, des solutions de soutien adaptées avant l'entrée des élèves en 6e.

 

Or ces évaluations ont été jugées trop complexes par nombre d'enseignants. D'autres ont crié à l'injustice en déplorant que les questions portent sur des parties du programme que les élèves n'avaient pas encore étudiées, puisque les professeurs des écoles ont la liberté de faire le programme selon leur propre rythme.

 

En début de semaine, à l'occasion de la réunion des recteurs, ont été transmis, académie par académie, le nombre d'écoles qui avaient transmis les résultats des évaluations. «Or certains directeurs d'école, en particulier dans les académies de Clermont-Ferrand et Lyon, avaient choisi de faire traîner les choses», confie Patrick Roumagnac, secrétaire général du SI.EN, syndicat de l'Unsa-éducation.

Jean-Louis Nembrini affirme de son côté que le délai de fin mars sera bien tenu. « Cela a pu inciter les inspecteurs d'académie des régions concernées à mettre une certaine pression sur les inspecteurs de l'Éducation nationale, des pressions que nous avons dénoncées et qui ont stoppé », explique Patrick Roumagnac, qui conteste en revanche fortement les suspicions de transformer les notes afin d'améliorer les scores des écoliers.

 

Or le syndicat FSU des inspecteurs de l'Éducation nationale dénonce aujourd'hui des pressions pour modifier les notes des élèves. Des affirmations vivement contredites par le ministère et le SI-EN Unsa.

Le syndicat (majoritaire) des inspecteurs Unsa (SIEN Unsa) confirme les pressions exercées par la hiérarchie pour faire rentrer des évaluations ou les manipuler.

 

 

« Non à la manipulation des statistiques sur les évaluations CM2 ! »

 

Selon le SIEN Unsa, "l’autorité hiérarchique locale n’hésite pas à solliciter les IEN pour des manipulations curieuses, discutables ou franchement malsaines ! Faire remonter des chiffres semble être devenu la priorité des départements et des académies. Tous les moyens semblent bons pour les obtenir : la menace (retrait de salaire, rappel des obligations des fonctionnaires…), la ruse (transformation des cotations inexploitables en un zéro qui ne veut rien dire mais qui est informatiquement exploitable) ou la « force » (« descente » d’un IEN éventuellement accompagné de ses conseillers pédagogiques)".

Le SIEN Unsa invite les inspecteurs à résister à ces pressions. "Veillons à pouvoir retourner dans les écoles la tête haute et sans qu’ait été entamé le contrat de confiance qui nous lie aux enseignants" écrit-il tout en promettant son appui aux IEN qui seraient inquiétés.

 

Le SNPI-fsu « appelle les inspecteurs à ne pas compromettre leur indispensable légitimité professionnelle au sein de leur circonscription, ainsi que la valeur de leur expertise institutionnelle nationale dans des opérations de manipulation des informations qu’ils ont à valider et à transmettre.

Ce genre de pratique déroge à l’évidence à la déontologie la plus élémentaire. Elle met à mal la neutralité du service public et la confiance des citoyens envers la fonction publique. Dans certains cas, les instructions délivrées par les IA-DSDEN s’apparentent à une demande de production de faux en écriture publique dénoncée par le Code de procédure publique et le Code pénal. Dans d’autres cas, les instructions sont accompagnées de menaces sur la carrière, voire sur la réussite au prochain oral d’un concours national de recrutement. Là encore, ce genre de pratique est dénoncée par la morale et les lois et il est susceptible de poursuites judiciaires ».

 

« Le limogeage spectaculaire de l’IA-DSDEN du Rhône a été à cet égard l’élément de trop dans cette gestion archaïque, irrespectueuse et contraire aux valeurs de notre république et de la démocratie. Désormais, tous les IA-DSDEN craignent de se voir renvoyés à tout moment. Une rumeur, plus ou moins fondée, nous est très récemment parvenue faisant état d’une « prochaine charrette » (sic). Dès lors, on ne peut s’étonner que certains IA-DSDEN perdent leur sang-froid et se livrent à des pratiques inadmissibles ».

 

 

 

Le SNUDI-FO obsédé par la « transformation des directeurs en supérieurs hiérarchiques »  

 

Tout, semble-t-il, est de nature à inquiéter les responsables du SNUDI-FO qui voient dans chaque réforme l’occasion pour le pouvoir de « transformer les directeurs en supérieurs hiérarchiques ».

 

 

Les EPEP

 

« Au bout de ce processus, la transformation des directeurs d‘école en chef de service d’un établissement autonome mutualisant plusieurs écoles aux ordres du maire/président de l’E.P.E.P., le transfert de l’enseignement spécialisé à l’équipe sans formation spécifique, sans qualification particulière. En un mot, la privatisation de l’école Publique ».

 

 

L’augmentation limitée de l’I.S.S. des directeurs  

 

« L’augmentation de l’I.S.S. pour les directeurs proposée aux organisations syndicales en échange d’un « statut » leur attribuant  « le pouvoir de ces personnels en matière de gestion des ressources humaines et budgétaires », « d’initiative pédagogique », dont la rémunération serait calculée selon le rapporteur de la loi de finance 2009, par la « prise en compte de la performance dans leur métier »vise à accompagner ce processus de transformation des directeurs d’école en chefs d’établissement dépendant du conseil d’administration de l’EPEP composé majoritairement d’élus locaux. »

 

 

Le renouvellement des EVS et AVS

 

Une délégation du SNUDI-FO 76 a été reçue par le Préfet le 23 mai 2008. Lors de cette entrevue, « FO a contesté l’avis demandé au directeur d’école dans les procédures de renouvellement. Celui-ci n’est pas l’employeur et ne saurait donc faire autorité. Ce n’est pas de leur responsabilité ».

Le Préfet estime que s’agissant d’emplois sensibles auprès de jeunes élèves, l’avis du directeur d’école ou du principal est non seulement légitime mais indispensable.

 

 

Stages de remise à niveau pendant les vacances

 

Le SNUDI-FO rappelle sa position  : « ce dispositif de prétendus "stages de remise à niveau" est un cheval de Troie pour la liquidation de l'enseignement spécialisé pendant le temps scolaire, pour la remise en cause des obligations de service des personnels, de leurs vacances, des modalités de leur rémunération... et pour la transformation des directeurs en supérieurs hiérarchiques ! »

 

 

60 heures d’aide personnalisée

 

Dans une motion, le SNUDI-FO 02 précise :

« Non à la transformation des directeurs en « chefs de service », ils n’ont pas à « viser » les tableaux de service, respect de leur indépendance professionnelle ».

 

 

Pour répétitive qu’elle soit, cette idée fixe doit être relativisée… Le SNUDI-FO ne représente qu’une infime minorité d‘enseignants. Rappelons qu’aux dernières élections professionnelles de décembre 2008, il n’a obtenu que 7,81 % des voix avec une participation de 62,6 %...

 

Cette rumination mentale qui occupe sans cesse le champ de la pensée de certains dirigeants de ce syndicat débouche sur une idée obsédante dont la persistance pourrait s’apparenter à ce que les médecins appellent « une névrose obsessionnelle ».

 

Nous tenons donc à rassurer nos collègues dirigeants du SNUDI-FO : NON ! Les directeurs d’école n’ont pas la volonté de se « transformer en supérieurs hiérarchiques » et il y a peu de risques que cela leur soit imposé « à l’insu de leur plein gré »…

 

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