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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 11:24


Jean-Philippe, directeur de l’école de Chaintreaux (77), nous transmet copie d’un courrier co-signé par 96 enseignants et envoyé à l’IEN de la circonscription de Nemours (sud Seine-et-Marne).

Ce texte est un ensemble de propositions faites à l’Administration pour gérer les « 108 heures ». Nous le publions intégralement ci-dessous.

 

 

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                                                                       Le 21/05/2008

 

Objet : gestion des 108 heures.

                                              

                                                        Madame L'Inspectrice de l'Education Nationale,

 

Nous voulons porter à votre connaissance les éléments suivants :

 

1) le seul texte officiel (décret n°2008-463 du 15 mai 2008) publié à ce jour n'est qu'un cadrage quantitatif et non qualitatif des horaires (la durée de la semaine scolaire est fixée à 24 heures d'enseignement scolaire pour tous les élèves ; les élèves rencontrant des difficultés d'apprentissage peuvent bénéficier en outre de 2 heures d'aide),

 

2) l'organisation des 108 heures ainsi dégagées n'est pas précisée (la répartition 24h pour le travail en équipe, 18h d'animation pédagogique, 6h de conseil d'école et 60h d'aides aux élèves en difficulté, n'est qu'un relevé de conclusions entre le ministre et 2 des 3 syndicats majoritaires),

 

3) le calendrier imposé ne permet pas d'envisager avec sérieux et esprit de responsabilité la mise en place d'un dispositif en direction des élèves en difficulté,

 

4) dans cette précipitation, l'Inspection Académique fait référence à une circulaire de rentrée qui n'existe pas (le BOEN n°15 du 19 avril 2008 comme l'indique l'IA est en réalité du 10 avril 2008),

 

5) les textes précisent que les projets doivent être élaborés en Conseil des Maîtres et non sur proposition de l'Inspecteur d'Académie (propositions à géométrie variable en fonction des départements...),

 

6) aucun texte à ce jour ne précise les obligations de service des personnels,

 

7) un dispositif d'aide ne peut être subordonné à l'organisation de transports, de cantine, de garderie...,

 

8) le temps d'aide proposé peut « rallonger » la journée de l'enfant à l'école,

 

9) requérant l'accord des familles ce dispositif n'est pas obligatoire, ce qui porte en germe la remise en cause des valeurs fondamentales de l'École de la République,

 

10) externaliser la prise en charge de la difficulté scolaire (cf stages de « remise à niveau ») met en danger l'existence des RASED (peu ou pas cités dans les textes) dont une nouvelle organisation devrait être proposée.

 

11) nous sommes convaincus que la difficulté scolaire doit être envisagée pendant le temps scolaire,

 

12) la réussite des élèves n'est pas proportionnelle au temps de présence de l'enfant à l'école (cf le temps de présence à l'école des enfants chez nos voisins européens : moins de temps = plus de réussite...),

 

13) réduire la lutte contre l'échec scolaire à des pratiques pédagogiques en excluant les facteurs socio-culturels et affectifs est un leurre en direction des familles,

 

14) les enfants les moins en difficulté dans certains secteurs se verront proposer la même offre que les enfants les plus en difficulté (donc plus de temps enseignant/élève),

 

15) les charges des personnels ne seront pas les mêmes en fonction de leur affectation (maternelle/ZIL/élémentaire/RASED...),

 

16) que 24 heures face aux élèves semble pouvoir établir une certaine équité entre enseignants du premier degré et enseignants du second degré,

 

En considération des points énoncés ci-dessus, sachant que les textes nous autorisent à l'expérimentation et que l'Inspection Académique considère que l'année scolaire 2008/2009 constituera, à l'évidence, une année de transition ; nous proposons d'utiliser pour l'année scolaire à venir les 108 heures ainsi dégagées comme suit :

 

l        6 heures de conseil d'école

l        24 heures de travaux en équipes pédagogiques incluant les conseils des maîtres (actuellement non comptabilisés dans le temps de travail)

l        18 heures d'animation pédagogique

l        60 heures pour engager une réflexion collective sur:

l        l'évaluation des dispositifs existants

l        le repérage le mieux ciblé des difficultés

l        le travail en équipe, condition de la réussite de ce dispositif (associant RASED, enseignants spécialisés, MAZEP,...)

l        la nécessaire formation des enseignants à la difficulté scolaire.

l        la nécessaire formation des enseignants à la scolarisation des élèves handicapés (la circulaire de rentrée insiste sur « l’appui et l’aide pédagogique aux enseignants qui accueillent dans leur classe des élèves handicapés sont une priorité »).

l        la mise en oeuvre des nouveaux programmes.

l        la mise en place d'outils de travail liés à ces nouveaux programmes pour les élèves en difficulté.

 

            et organiser avec les différents partenaires impliqués dans cet enjeu majeur un dispositif réfléchi, concerté, ambitieux.

 

Lettre écrite par des directeurs et des enseignants de la circonscription de Nemours et cosignée par 96 enseignants de la circonscription.

 

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 09:04

Depuis plus d’un an, Sous le pseudo « Froment », l’un de nos collègues, très favorable à un statut de directeur et passionné d’économie nous livre régulièrement ses réflexions au travers de commentaires souvent très pointus et passés au travers du prisme économique.

Il nous a récemment promis une version plus détaillée de sa vision de l’avenir du statut de directeur d’école. Pour lui, aucun doute, la mauvaise santé économique du pays plombe la réforme du statut que nous attendons tous. Nous reproduisons en intégralité, ci-dessous, le texte qu’il vient de nous envoyer.

 

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En septembre 2006, 93 % des directeurs d’école se sont déclarés favorables à un statut professionnel lors de la consultation IFOP commandée par le GDID. Résultat considérable tant par le taux de participation que par celui des réponses positives. Aucun doute, à l’unanimité ou presque, les « enseignants chargés de direction » attendent une vraie reconnaissance de leur métier.

Pourtant, 20 mois plus tard, rien n’a changé. Toujours la même attente. Toujours le même silence du ministère. Toujours la même indifférence des syndicats. Aucune négociation en cours. Pire, la situation économique du pays a changé et avec elle, la probabilité du statut semble s’éloigner.

 

En effet, deux éléments jouent contre le statut. Le premier est d’ordre idéologique. Les syndicats majoritaires n’ont pas évolué dans le sens d’une reconnaissance du métier de directeur. S’ils acceptent qu’on lui donne quelques moyens supplémentaires (décharges, indemnités), ils refusent de voir le directeur se transformer en vrai responsable institutionnel de l’école. L’idée de « chef » (petit ou grand) leur est insupportable.

Paradoxalement, les directeurs eux-mêmes ne luttent pas vraiment pour contrer la « puissance » syndicale. On le voit bien, lorsque des salariés veulent imposer leur point de vue à leurs responsables syndicaux, ils le peuvent. En 68, les ouvriers de chez Renault ont conspué le leader de la CGT venu leur apporter la « bonne nouvelle » des accords de Grenelle. Plus près de nous, les marins pêcheurs ont refusé l’accord passé par leurs représentants avec le ministre de l’agriculture et ont poursuivi le blocage des ports.

En fait, tout se passe comme si les directeurs avaient peur qu’on leur donne plus de pouvoirs alors qu’ils n’exercent pas ceux dont ils disposent aujourd’hui, comme s’ils avaient un complexe d’infériorité définitif.

Le second élément qui fait obstacle au statut est lié à la conjoncture économique. Celui-ci se double d’un aspect structurel propre à la répartition des établissements scolaires du 1er degré.

Sur le plan économique, tous les experts confirment les propos du Président de la République : « les caisses sont vides ».

Certes, il existe bien des économistes qui se montrent moins pessimistes. Ainsi, Mathieu Plane, économiste de l’OFCE, qui intègre les actions de l’Etat  et qui arrive à ce résultat surprenant : « Si l'on déduit les actifs physiques de la dette, l'Etat est créditeur de 37.8% du PIB.
Moralité, le bébé français ne naît pas avec une dette de 18700 euros sur les épaules comme le disent les Cassandre, mais un crédit de 11000 euros
 ». Oui, c’est exact… sauf que les actifs ne sont pas cessibles…

L’aspect structurel de cette difficulté financière est propre à l’Education nationale. L’enseignement primaire est constitué d’un vaste réseau d’écoles souvent de petite taille. Certes, le nombre d’écoles décroît de façon régulière depuis de nombreuses années mais la France comptait encore 49 928 écoles publiques à la dernière rentrée de septembre 2007.

Parmi les 59 % de directeurs qui disposent d’un temps de décharge, 83 % ont 1/4 de décharge, 13 % une ½ décharge et seuls 4 % ont une décharge complète.

Il est important de bien garder ces chiffres en tête pour comprendre l’effort financier colossal que représenterait la création d’un statut.

Bien sûr, il est possible de créer un statut à moindres frais. Un statut pourrait ne comporter que la stricte reconnaissance institutionnelle du métier de directeur. Ce serait une avancée capitale. Mais passé le moment d’euphorie « on a gagné ! on a gagné ! », viendrait vite la déception de la coquille vide. En effet, ce qu’attendent les directeurs et toutes les enquêtes le disent, c’est la reconnaissance mais aussi et surtout les moyens nécessaires pour mieux faire fonctionner leur école.

Du temps, du temps, du temps, réclament les directeurs. Or, le temps ne peut être attribué qu’en accordant des décharges d’enseignement. Seulement, voilà ! Le temps de décharge passe par des créations de postes en nombre considérable.

Rappelons-nous : la signature du protocole a « accordé » ¼ de décharge aux 7135 directeurs de 4 classes par l’utilisation de stagiaires IUFM avec les conséquences que l’on sait et que nous n’avons cessé de dénoncer. Mais ces stages filés représentaient l’équivalent de 1641 ETP (Emploi Temps Plein).

Pour que le statut présente réellement un intérêt palpable par les directeurs, il conviendrait, à minima, de transformer les 3827 demi décharges en décharges complètes et d’augmenter de façon significative le temps de décharge des 29 000 collègues qui n’en ont qu’un quart. Il ne faudrait pas oublier non plus les milliers de collègues qui ont moins de 4 classes… Bref, des milliers de postes à créer. Autant dire qu’en l’état actuel de nos finances, c’est mission impossible avant de nombreuses années.

On m’a souvent rétorqué : « quand le gouvernement veut trouver de l’argent, il en trouve » et de me citer la « prime de Noël » des chefs d’établissement du secondaire. Mais, c’est une goutte d’eau par rapport à des créations de postes qui engagent l’état pendant 40 ans. A bien y regarder, les avancées obtenues par les salariés en détresse ne sont bien souvent, hélas, que des arrangements budgétaires sans lendemain.

D’ailleurs, « Bruxelles » veille… Le 28 mai, elle demande à la France de "mettre en oeuvre l'invitation politique du conseil du 12 février", date à laquelle les ministres des Finances de l'UE avaient demandé à Paris de "renforcer sa consolidation budgétaire". Cette recommandation est l'un des trois instruments dont dispose la Commission pour rappeler un Etat à l'ordre sur ses déficits.
Elle peut par ailleurs choisir d'ouvrir une procédure dite de "déficit excessif", ou envoyer une mise en garde "précoce" pour demander à un Etat de réagir. Bruxelles devrait appeler aussi la France à "soutenir le processus de réforme de manière interne à travers une application ambitieuse des recommandations" de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée en décembre dernier, et censée réformer l'Etat et produire des économies substantielles sur cinq ans.

L’idée de créer un corps particulier de directeurs du 1er degré a également été évoquée à plusieurs reprises sur ce site. C’est même le libellé de l’article 1 du projet de statut proposé par le GDID. Or, pour les mêmes raisons que celles énoncées plus haut, c’est impossible. La France s’est lancée dans une réforme qui vise à restructurer la fonction publique. Les différents corps vont être regroupés en grandes filières pour former ce que le gouvernement appelle la « fonction publique de métiers ». Je ne reviens pas plus explicitement sur cette réforme qui a fait l’objet d’un article complet sur ce site (*).

A mes yeux, la seule possibilité d’intégrer les directeurs d’école dans un « corps », ce serait de les associer aux personnels de direction regroupés dans l’actuel corps des chefs d’établissement. Mais il conviendrait de le demander avant que la réforme ne touche concrètement les métiers de l’enseignement.

Naturellement, cette intégration ne serait pas sans conséquences sur la nature du « cadre statutaire » qui attribuerait de facto aux directeurs d’école une fonction hiérarchique. Mais le veulent-ils ? On entre là dans un tout autre débat. Il convient aussi de savoir qu’une étape intermédiaire est tout de même indispensable pour être compatible avec l’état de nos finances, c’est la réduction drastique du nombre de directeurs d’école. Cette réforme est en phase d’expérimentation. Elle est imparfaite. Elle ne nous convient pas telle qu’elle existe actuellement mais elle a un nom : EPEP. C’est sur ce terrain que nous devons porter notre combat si l’on ne veut pas rater le train de la réforme. Train qui ne repassera pas de sitôt…

Alors devant ce constat ô combien pessimiste que je dresse, faut-il baisser les bras et renoncer à réclamer un statut jusqu’à rétablissement des finances publiques ? Evidemment non ! Nous devons maintenir la pression ne serait-ce que pour faire évoluer les esprits des « responsables » syndicaux et signifier au pouvoir en place que la coupe est pleine.

 

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(*)
Notre collègue fait référence à notre article du 12 mai intitulé :

« La création d’un corps de directeurs d’école : hautement improbable »

 



Question écrite posée le 20/05/2008 au ministre de l'Education nationale

par le Député M. Meslot Damien (UMP - Territoire-de-Belfort)
 

 

M. Damien Meslot attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la revalorisation de la prime allouée aux directeurs d'école. Une augmentation forte des indemnités des directeurs d'école a été envisagée par le Président de la République et, pour l'heure, aucune mesure en ce sens ne semble avoir été engagée. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer s'il est dans ses intentions de revaloriser les indemnités des directeurs d'école et sous quels délais cette revalorisation pourrait intervenir.


 
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 08:10


Avec les premiers résultats du mouvement, il apparaît que les directions restent toujours aussi peu prisées par les enseignants du 1er degré. Les fameuses « avancées » conquises de « haute lutte » avec la signature du protocole en 2006 par le SE-Unsa n’auront pas réussi à rendre un tant soit peu d’attrait à une fonction dont on dit et répète qu’elle est un véritable métier.

Les résultats qui nous parviennent de différents départements montrent, pour chacun d’eux, que les directions vacantes se comptent par dizaines. Nous atteindrons, cette année encore, un score à 4 chiffres qui se situera probablement autour de 4 000.

Cette situation, sans nulle autre pareille, est dénoncée dans tous les rapports. Elle est connue de tous ceux qui occupent des responsabilités de haut niveau à l’Education nationale, dans toutes les inspections académiques, les rectorats, dans chaque service du Ministère mais également par tous ceux qui ont occupé Matignon et l’Elysée depuis des décennies. Rien n’y fait.

Les syndicats font mine, parfois, de s'en préoccuper surtout les années concernées par les élections professionnelles. Mais force est de constater que leur réaction n’est que « parole verbale » et que cette dernière est bien molle.

 

Ainsi, pour exemple, la déclaration du SNUipp 28 (Eure-et-Loir)

 

Direction d’école

Le premier constat, c’est qu’il y a autant de directions vacantes cette année que l’an dernier : 39.

Mais au-delà de ce constat, le malaise de la direction d’école persiste et le détail de ce mouvement l’atteste.

Depuis de nombreuses années, nous réclamons du temps pour toutes les directions d’écoles et une augmentation du volume des décharges actuelles.

14 écoles de 1 à 3 classes restent vacantes. C’est la preuve que ces écoles n’attirent pas.

11 écoles de 6 à 9 classes restent vacantes, c’est la conséquence directe de l’augmentation de la charge de travail et la non prise en compte de cette difficulté.

Enfin, 6 écoles de 7 classes et plus restent vacantes, soit une augmentation de 50% !

Autre éclairage pour illustrer ces propos, 17 directeurs en poste, sur 36 qui participaient au mouvement, ont souhaité redevenir adjoint et 10 ont obtenu satisfaction.

On assiste de plus en plus à un turn-over qui montre l’usure liée à la fonction. Il est plus que temps de donner des réponses concrètes, répondant à l’attente des collègues pour stopper ce dysfonctionnement.

Du temps pour la direction d’école, c’est ce que les collègues ont le plus besoin et c’est l’une des demandes du SNUipp dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau calendrier scolaire.

 

 

On le voit, si le constat est dressé, la réponse n’est pas appropriée. En effet, n’hésitons pas à le dire : il s’agit d’une véritable catastrophe dont on ne mesure pas suffisamment les effets destructeurs.

D’abord pour l’école publique française qui subit de plein fouet les coupes budgétaires drastiques et qui ne fournit pas les résultats qu’on est en droit d’attendre d’elle.

Ensuite pour les directeurs qui se démobilisent, usés par les charges de plus en plus lourdes que leur impose l’administration. Directeurs qui n’ont pas les moyens d’optimiser le fonctionnement de l’école et qui n’ont d’autre choix, hélas, que de la laisser se détériorer au fil des ans.

Enfin, par voie de conséquence, pour les élèves qui subissent les contrecoups des mauvais coups portés à l’école au travers de ses personnels en manque de considération morale et financière.

 

Il est urgent de prendre le problème à bras le corps et d’y apporter des solutions durables. Il est urgent que les syndicats s’intéressent enfin à cette profession qui ne peut plus accomplir les missions qui lui sont assignées. Il est urgent que les pouvoirs en place accordent reconnaissance statutaire à cette catégorie de fonctionnaires dévoués au service public.

Oui, il est urgent d’agir !

 

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 14:07

Un collègue nous a transféré une partie des discussions que l'on retrouve ces derniers jours sur la messagerie IA 59. Nous n'avons retenu que quelques extraits que nous avons regroupés pour une meilleure compréhension. Les inter-titres sont le fait de notre rédaction.
 
Du bon usage de la messagerie...
 
Tout commence par un communiqué du syndicat @venir écoles qui indique pourquoi il ne prend pas part à la grève du 15 mai 2008. Immédiatement, une première réaction fuse. Non pas pour commenter cette prise de position mais pour fustiger l'utilisation de la messagerie. Puis, c'est l'enchaînement...
 
Collègue A :
Bonjour, Pourquoi envoyez-vous un message syndical à partir d'une boite mail d'école ?

Collègue B :
Il y a encore des directeurs qui ont bien du temps pendant la classe !!!

Collègue C :
Bonjour, moi je suis directeur non déchargé, je fais classe d'abord, la direction hors temps de classe et je n'envoie pas de mails ni administratifs, ni de syndicats à 11 h 02 min !
Message envoyé à 6 h 45 et j'attends que les syndicats (tous) défendent mieux les directeurs et directrices.

Réponse du secrétaire du syndicat @venir écoles :
Je suis déchargé à 100 % ; de plus, nous ne possédons pas de bureau particulier pour notre syndicat.
Bien à vous.
 
 
De la représentativité des syndicats...
 
Communiqué d'un délégué du SNUipp 59 qui demande aux directeurs de "diffuser auprès de leurs collègues" la lettre de Gilles Moindrot au Premier ministre.
 
ExtraitComment comprendre, par exemple, que vous souhaitiez « l’existence de syndicats forts et représentatifs » et que les organisations syndicales du premier degré qui représentent plus de 85% des voix aux élections professionnelles soient écartées de toute discussion approfondie au sujet des programmes d'enseignement?

Collègue D :
C'est avec intérêt que j'ai lu le courrier que vous avez envoyé à Monsieur Fillon.
Ce jeudi, je serai gréviste, tout simplement parce que la politique de notre ministre de tutelle va à l'encontre de mes convictions et qu'il existe de graves menaces sur la qualité du service public d'enseignement.

Cependant, un détail me choque. Je vous cite :
" Comment comprendre, par exemple, que vous souhaitiez « l'existence de syndicats forts et représentatifs » et que les organisations syndicales du premier degré qui représentent plus de 85% des voix aux élections professionnelles soient écartées de toute discussion approfondie au sujet des programmes d'enseignement ?". Je suis tout à fait d'accord avec vous. Cependant, vous appliquez les mêmes méthodes que notre ministre quand vous refusez d'écouter les 93 % des directeurs d'école qui réclament un statut.
Il y a dans votre démarche quelque chose qui m'échappe et une certaine incohérence qui me saute aux yeux. C'est avec un intérêt certain que je lirai la réponse à ce courrier.
 
Collègue E :
C
'est pour ma part bien envoyé et je prône le fait que la responsabilité de la direction d'école mérite une bien meilleure attention de tous car il s'en faut de peu que nombre d'entre nous se lasse...

Collègue F :
On fait dire ce que l'on veut aux chiffres...
Pour arriver à "plus de 85 % des voix", le SNUipp comptabilise les suffrages obtenus par les 4 premiers syndicats du premier degré :

   SNUipp               45.05 %
   SE-UNSA            24.56 %
   FO                         7.79 %
   SGEN                    7.74 %

   Total                    85.14 %

Or, en 2005, le taux de participation était de 61.22 % (en recul de 5.68 % par rapport aux élections précédentes de 2002).
85,14 % (de voix) sur 61,22 % (de votants) ça ne représente que 52,12 % des enseignants du 1er degré...
52 %, pas mal... oui, mais à peine plus de 1 enseignant sur 2... pour l'ensemble des 4 syndicats arrivés en tête, c'est peu. Et, on est loin des 85 % !!!


Collègue G :
Lors d'une élection, politique ou syndicale, on calcule la représentativité sur 100% des gens qui se sont exprimés ...
Ceux qui ne votent pas ou s'abstiennent prennent la responsabilité de leur "non-expression".
Sauf à ce que les règles électorales de notre pays aient été récemment modifiées, notre système démocratique actuel est fondé sur ce principe.
Et je suis pourtant loin de partager les points de vue du SNUIPP !!!

  
Réponse du délégué du SNUipp :
Le document que le SNUipp vous a envoyé est un courrier UNITAIRE (dommage que le SNU soit le seul ou presque à l'avoir transmis aux collègues, d'où l'erreur de jugement que vous semblez faire). Le SNU ne trompe personne en avançant  85% des voix : le 85 représente bien tous les syndicats signataires et le 85% des voix, ça dit juste ce que ça veut dire : 85% des exprimés. Il n'y a là pas tromperie sur la marchandise...

Par contre, sur la participation, je suis bien d'accord, elle est en baisse : c'est mécanique depuis que le vote individuel par correspondance a été mis en place : avant on votait dans toutes écoles (ou presque), ça prenait 10 minutes au directeur (+ le temps pour poster l'enveloppe) et la participation était énorme.

Depuis, à chaque élection, le vote par correspondance s'étend (chacun reçoit le matériel de vote chez lui, le pose, le jette par erreur, se dit qu'il a le temps et puis oublie, ne reçoit rien et ne le dit pas, etc.) et l'abstention gagne. Pensez aux élections "CAMIF" ou "MGEN" : plus près des 15 % les bonnes années !!
Moins il y a de votants, tant que le quorum est atteint, et plus nos dirigeants sont contents... Ils ont face à eux des organisations affaiblies.

Faut-il leur jeter la pierre ou plutôt tout faire pour que nos collègues participent (pour qui ils veulent) à ces élections pour faire élire leurs délégués du personnel ?
 
 
De l'utilité d'un statut pour les directeurs...
 
Le même délégué du SNUipp ajoute un post-scriptum à son message :
PS : concernant le statut, étudiez celui des chefs d'établissement, le seul qui pourrait nous être appliqué : pour moi, c'est non. Quant à penser que ce gouvernement (ou tout autre d'ailleurs) pourrait nous accorder "tous les avantages" d'un statut "sans contrepartie" : qui peut sérieusement le croire ?
Du temps, de la considération, des moyens (pas que financiers) : alors là, tout à fait d'accord. Mais c'est ensemble qu'il faut l'exiger, et comme tous nos collègues qui écrivent "moi je suis enseignant d'abord, la direction ça vient après", alors c'est tous ensemble, adjoints et "enseignants directeurs" que nous devons faire avancer ce dossier qui n'a que trop duré.
Si nous étions à la recherche de voix (voir plus haut), je ne dis pas "par démagogie" parce que je respecte tous mes collègues qui pensent tous honnêtement qu'un statut pourrait régler nos problèmes, il nous serait facile de dire "nous voulons un statut", sans argumenter.
Rappelez-vous le "samedi matin" : en début d'année, 75% des enseignants étaient POUR la suppression du samedi matin. Le SNUipp a exigé la mise en place de rencontres avec le ministère, a travaillé à expliquer, à argumenter.
En mars de cette année, 78% des enseignants étaient CONTRE la signature du protocole ! La FCPE qui était pour vient de voter contre en Congrès.
Dommage que d'autres aient signé quand même.
 
Collègue H :
Lorsque je lis :
"moi je suis enseignant d'abord, la direction ça vient après", je me dis que le combat de la considération n'est pas gagné d'avance : pouvons-nous réclamer une quelconque reconnaissance de notre fonction si nous ne la respectons pas nous-même! Enseignant, bien sûr, et AUSSI, EN PLUS (et pas après !), directrice ou directeur. Et tous autant que nous sommes savons bien ce que nous coûte ce PLUS, en temps, en débauche d'énergie...
 
Réponse du délégué du SNUipp :

Tu as raison, je me suis mal expliqué.
Je voulais dire que je suis enseignant d'abord parce que répondre au téléphone durant la classe : non. Je prends le téléphone, je vais en réunion, je fais la paperasse après la classe (en terme de temps, pas de priorité)

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 22:56



Une grande « révolution » est annoncée dans l’organisation et la gestion de la fonction publique. En effet, La France a décidé de « moderniser » sa fonction publique, et c’est un grand changement par rapport à la donne du début des années quatre-vingt (le statut actuel date de 1983-1984), cette modernisation devra s’opérer dans un cadre européen.

Cette réforme d’une ampleur sans précédent devrait nous concerner au premier chef. Réclamant avec insistance un statut particulier, nous souhaitons naturellement que cette reconnaissance aille jusqu’à la création d’un corps de directeurs d’école. Or, la réforme envisagée va, non seulement à l’encontre de la création de nouveaux statuts mais elle s’inscrit dans la refonte des statuts existants.

 

Quelques rappels utiles…

 

LE STATUT ET LA CARRIÈRE DES FONCTIONNAIRES

Du point de vue juridique, les fonctionnaires se distinguent des autres salariés par le fait que les différentes étapes de leur carrière professionnelle relèvent de règles spéciales, dérogeant au droit du travail, et fixées par le statut de la fonction publique.

Cette association des métiers du service public et d’un statut dérogatoire est solidement ancrée dans notre histoire, puisque, dès avant la Révolution jusqu’à l’arrivée au pouvoir de la gauche en 1981, la Loi n’a cessé de faire évoluer les textes qui régissent les fonctionnaires.

La singularité de la situation des fonctionnaires par rapport aux autres salariés tient donc à la fois aux règles spécifiques qui leur sont applicables et au fait que ces règles ne sont pas fixées par un contrat mais prévues par la loi ou par des actes réglementaires. La prééminence de la loi dans la fixation du droit applicable aux fonctionnaires résulte d’ailleurs de la Constitution elle-même, qui prévoit que « la loi fixe les règles concernant les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l’État ». Les fonctionnaires ne négocient donc pas avec leur employeur les conditions de leur activité professionnelle, mais doivent se conformer aux statuts que fixent le législateur et le pouvoir réglementaire.

 

LA PLURALITÉ DES STATUTS

Plusieurs professions bénéficient donc de statuts autonomes, ce qui signifie qu’elles ne sont pas régies par les dispositions du statut général, mais soumises à des règles propres (militaires, magistrats de l’ordre judiciaire…).

D’autres, et c’est la grande majorité des cas, relèvent de statuts particuliers prévus par le statut général.

 

LES ÉLÉMENTS FONDAMENTAUX DE LA CARRIÈRE DES FONCTIONNAIRES

Le corps regroupe l’ensemble des fonctionnaires soumis au même statut particulier.

Chaque corps comprend plusieurs grades auxquels correspond un indice déterminant le traitement, c’est-à-dire la part fixe de la rémunération. Le statut particulier fixe la hiérarchie des grades dans chaque corps, le nombre d’échelons dans chaque grade, les règles d’avancement d’échelon et de promotion au grade supérieur.

Dans la fonction publique de l’État, le nombre de corps, qui, à l’origine (1946), était d’une centaine, a culminé à la fin des années quatre-vingt dix aux environs de 1 500, pour diminuer fortement, à un peu plus de 500, en 2007, auxquels il faut ajouter 150 statuts d’emplois, soit environ 700 «unités statutaires». Les différences d’effectifs entre les corps sont considérables, depuis les 300 000 professeurs des écoles jusqu’aux 24 greffiers chefs de service et greffiers de chambre de la cour des comptes. Une trentaine de corps comptent moins de dix membres.

 

Les recommandations faites au gouvernement…

 

Objectifs à atteindre :

 - Refonder et simplifier l’organisation statutaire générale

 - Construire une fonction publique de métiers

 - Remplacer les 700 unités statutaires de la fonction publique de l’Etat par une cinquantaine de cadres statutaires regroupés en sept filières professionnelles

 - Faciliter les voies de passage entre statut et contrat

 

La multiplication des corps et des statuts d’emplois a conduit à la confusion du grade et de l’emploi, à la rigidification des carrières, à freiner la réduction de la mobilité, enfin à l’accroissement des coûts de gestion. Le corporatisme qui en est résulté est une cause majeure du blocage des réformes de l’administration depuis 20 ans : chacun, et parfois au plus haut niveau, dépense plus d’énergie à défendre son «pré carré» qu’à construire l’avenir.

L’instauration, dans de nombreuses administrations, en lieu et place de la participation, principe qui avait inspiré le statut de 1946, d’une «cogestion de fait» entre les employeurs et les syndicats, qui parfois ne le demandaient pas, a débouché sur une gestion uniforme et administrative des carrières de la plupart des agents, se limitant trop souvent à l’application de textes ou de barèmes de plus en plus complexes. Ce système n’est satisfaisant ni pour les organisations syndicales auxquelles on demande d’assumer des responsabilités qui ne relèvent pas de leurs missions, ni pour les administrations qui s’exonèrent ainsi facilement de leurs propres responsabilités.

 

REFONDER ET SIMPLIFIER L’ORGANISATION STATUTAIRE GÉNÉRALE POUR CONSTRUIRE UNE FONCTION PUBLIQUE DE MÉTIERS

Pour atteindre les objectifs, il convient de mettre en place ce qu’on appellera une « fonction publique de métiers ». Le métier est, en effet, au croisement, d’une part, d’une qualification professionnelle (définie par son niveau et son domaine) qui doit devenir le critère de recrutement des agents publics dans un grade donné, et, d’autre part, de l’emploi, c’est-à-dire de la fonction qu’occupera l’agent après son recrutement. Autrement dit, l’agent sera recruté pour exercer une famille de métiers demandant un certain type et un certain niveau de qualification, mais il sera amené à les exercer dans plusieurs administrations et, dans le cadre d’un parcours professionnel diversifié, il verra ses activités évoluer, grâce notamment à la formation et à la promotion.

 

La notion de corps n’a plus de signification. Tels qu’ils sont définis aujourd’hui, les corps, dans leur grande majorité, ne correspondent plus à un critère opérationnel permettant aux employeurs publics de gérer efficacement et équitablement leurs agents.

Ainsi, la notion de corps ne recouvre ni la notion de métiers – on compte environ 700 unités statutaires (corps ou statuts d’emplois) pour un peu plus de 200 métiers (selon le répertoire interministériel des métiers de la fonction publique de l’État) – ni celle de niveau hiérarchique ou de grille de rémunération, pas plus que celle d’employeur ou de formation initiale. D’ailleurs, différents métiers peuvent être exercés par les agents d’un même corps et un même métier peut être exercé par les agents de plusieurs corps. La notion de corps ne correspond donc plus qu’à un cadre juridique sans véritable pertinence fonctionnelle, ceci au préjudice tant des agents que du bon fonctionnement de l’administration (sauf pour certains corps qui restent très identifiés à l’exercice d’un métier comme ceux de la police nationale ou de l’enseignement).

 

La structuration par corps aboutit à un système très complexe et coûteux à gérer

Pour chaque corps ou statut d’emplois, l’administration est en effet tenue d’élaborer et de mettre à jour un corpus de textes statutaires, de constituer, au travers d’élections, des CAP et de les réunir plusieurs fois par an. L’élaboration de régimes indemnitaires propres à chaque corps est également très complexe. C’est parfois l’existence même d’une administration qui résulte de l’existence d’un corps. Par ailleurs, les dispositifs de contournement des blocages ont échoué : ainsi les statuts d’emplois, censés apporter une réponse aux spécificités de certains postes, notamment d’encadrement, ont accentué la complexité du système sans vraiment répondre aux objectifs qui avaient justifié leur création.

 

Réduire le « déterminisme » lié au statut de l’agent et simplifier l’organisation statutaire de la fonction publique de l’État

En lieu et place des quelque 700 unités statutaires actuelles de l'Etat (plus de 500 corps et environ 150 statuts d’emplois) relevant du statut général (c’est-à-dire hors militaires, magistrats judiciaires et agents des assemblées parlementaires), il est proposé de mettre en place un nombre restreint de « cadres statutaires » regroupés en quelques grandes filières professionnelles. Les actuels corps seraient fusionnés pour constituer ces nouveaux cadres statutaires. Les statuts d’emplois seraient supprimés. Chaque cadre serait doté d’un statut pris par décret.

Il est possible d’identifier sept filières professionnelles : filière d’administration générale ; filière financière et fiscale ; filière sociale ; filière de l’éducation et de la recherche ; filière culturelle ; filière technique ; filière de la sécurité.

Comme dans la fonction publique territoriale, le concept de filière professionnelle n’aurait pas de portée juridique. Un décret unique pourrait fixer les statuts de l’ensemble des cadres statutaires de chaque filière.

Les agents des cadres statutaires de l'ensemble des filières professionnelles auraient vocation à exercer leurs fonctions dans toutes les administrations (même si la correspondance entre certains cadres statutaires et certaines administrations serait plus marquée : tel est notamment le cas pour la filière de l'éducation). En effet, contrairement aux corps actuels qui sont, en général, liés à un ministère donné, un cadre statutaire correspondrait, on l'a dit, à un ensemble de qualifications et de métiers pouvant être exercés dans l'ensemble des administrations.

 

On le voit, les réformes à venir nous permettent de dire, sans crainte de nous tromper, que la création du corps des directeurs d’école est hautement improbable. Tout laisse à penser que les personnels de direction seront regroupés à l’intérieur du métier de l’éducation et de la recherche. Il nous appartient de ne pas rater le train de cette réforme. Il convient dès à présent de réfléchir à la définition de notre métier à l’aune des nouvelles dispositions qui vont régir la fonction publique.


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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 09:03




D’après le décret relatif aux services des personnels des écoles, les enseignants consacreront «24 heures hebdomadaires d’enseignement à tous les élèves et 3 heures en moyenne annuelle, soit 108 heures à des activités se répartissant» selon quatre modalités.

 - 60 heures annuelles seront dévolues «à des actions directes auprès des élèves concernés et au temps d’organisation correspondant».

 - 24 heures annuelles seront consacrées aux travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents, à l’élaboration et au suivi des PPS pour les élèves handicapés.

 - 18 heures seront pour l’animation pédagogique mais aussi pour de la formation qui intègre ce temps.
 - 6 heures concerneront «la participation aux conseils d’école obligatoires».

 

Mais pour l'organisation concrète de la semaine scolaire, "de fortes interrogations demeurent quant à la façon d’utiliser les 60 heures annuelles destinées aux enfants en difficultés après le temps de classe pour tous". Selon le SNUipp, les inspecteurs d'académie "naviguent à vue".

Dans la Somme : 54 heures d’aides directes et 6 heures pour l’organisation (dont 2 heures hebdomadaires de prise en charge élève obligatoire après les vacances de la Toussaint).

Dans la Nièvre : 40 heures d’aides et 20 heures pour la préparation.

 
Autre casse-tête : Où placer ces heures dans le calendrier de la semaine ? Après la journée de classe ? Le mercredi matin ? Sur le temps de la pause méridienne ?

A Paris, deux possibilités sont retenues : 3 fois 40 minutes sur 30 semaines sur le seul temps du midi ou sur le mercredi matin en cas d’accord des équipes. Cependant, dans ce dernier cas, l’adjoint au maire chargé des affaires scolaires affirme que la mairie ne s’engagerait pas sur la mise en place d’heures scolaires le mercredi. D’autres IA n’ont pas encore entamé ou communiqué leurs orientations aux écoles.
 
Une impréparation inquiétante
alors que IA et IEN n’ont plus que quelques semaines pour arrêter et valider les organisations dans les écoles.

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 15:34




Marie-Hélène Colovos, directrice (Le Touquet 62), nous fait part de son irritation devant la situation créée par la mise en place de stages filés pour assurer les décharges. Elle est une victime "collatérale", comme beaucoup d'autres collègues, de la signature du protocole en 2006. A maintes reprises, nous avons dénoncé, dans ces colonnes, les conséquences de l'engagement précipité du SE-Unsa.
Nous reproduisons le courrier que nous adresse Marie-Hélène ainsi que sa lettre à l'IA 62.
 

Déchargée par un PE2 en stage filé, je n'ai pas eu de décharge durant trois semaines fin janvier, et cela va recommencer pour les trois semaines qui viennent.

La secrétaire de mon IEN me dit qu'elle ne peut rien faire, et à l'IUFM, on me dit que nous n'avions qu’à pas signer, qu'on s'est bien fait avoir...

Alors j'ai encore pris ma plume, enfin plutôt mon clavier, et vous trouverez ci-joint le courrier que j'ai fait parvenir à mon IA sous-couvert de l'IEN. (il parraît que c'est pas bien d'écrire au ministre directement sans passer par la voie hiérarchique, ils étaient pas contents la dernière fois).
Si d'autres directeurs en faisaient autant, et que les syndicats nous soutenaient, alors, peut-être … Marie-Hélène Colovos.

 
Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

 

Je fais partie des directeurs d’école déchargés par des PE2 en stage filé.

Comme vous le savez, ces jeunes enseignants en formation effectuent leur stage dans nos écoles à raison de trente journées par an, alors que la décharge administrative des directeurs concernés devrait être de trente-six journées.

Vous nous avez promis qu’aucun directeur ne serait lésé, et que les six journées de décharge manquantes seraient assurées par des remplaçants.

Je me suis donc adressée à mon Inspection de circonscription, qui malgré toute sa bonne volonté est dans l’incapacité d’honorer cette parole, faute de personnel de remplacement.

Personne ne semble beaucoup s’inquiéter de cet état de fait, c’est pourquoi j’ai décidé de rédiger ce courrier.

L’an passé les directeurs d’école qui n’avaient pas renvoyé l’enquête 19 ont eu un retrait sur salaire pour service non fait d’environ 90 euros.

Il serait juste, cette année, que l’Education Nationale dédommage les directeurs dont la décharge ne sera pas complète, de la même manière, 90 euros par jour, pour service de l’administration non fait, ou rémunère ces 36 heures en heures supplémentaires.

Je pense que mes collègues directeurs seraient réconfortés de voir enfin leurs conditions de travail prises en compte, et pourquoi pas, de voir payées ces six journées de travail qu’ils vont devoir effectuer en dehors du temps scolaire si les décharges ne sont pas assurées par vos services.

Je sollicite votre bienveillance afin de trouver la meilleure solution pour nous venir en aide, et je vous prie d’agréer, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, mes très respectueuses salutations.

                                                                                                          Marie-Hélène Colovos.


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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 22:51

Après « la lettre de l’éducation », c’est au tour du « Monde de l’éducation » (édition de mai 2008) de publier un « éclairage » sur la fonction de directeur d’école, son absence de statut, les revendications et les attentes des directeurs. Nous reproduisons, ci-après, l’article de Maryline Baumard.

 

Tâches qui s’accumulent, faibles décharges… Les directeurs d’école voient leurs journées s’allonger, mais pas leur rémunération. Car contrairement aux principaux et aux proviseurs, ils n’ont ni statut ni prime de fonction.

 

Ça grogne chez les directeurs, ces enseignants qui bénéficient d’un petit dédommagement et d’une décharge (si leur école compte plus de quatre classes) pour assurer des missions de plus en plus lourdes. La position n’est pas facile et les postes peu prisés : 3500 d’entre eux sont aujourd’hui vacants, et un bon nombre ont été attribués d’office aux sortants d’IUFM, apportant une nouvelle preuve que les bagarres syndicales pour obtenir ces décharges (passées récemment de 6 à 4 classes) n’ont pas tout résolu.

Mais un malaise plus profond semble gangrener cette catégorie hétéroclite. Ce n’est pas nouveau mais le phénomène s’aggrave. Dans son étude sur le climat des écoles primaires, Georges Fotinos tirait déjà la sonnette d’alarme fin 2006 : sur 900 directeurs interrogés, 85 % se montraient pessimistes sur le système scolaire, soit 33 % de plus que dans le second degré. Aux yeux de cet inspecteur général, « les directeurs d’école souffrent de l’absence d’une identité professionnelle. On leur demande la quadrature du cercle, alors qu’ils n’ont ni budget, ni autorité, ni même de mission reconnue ».

 

Il est temps d’agir

« Identité professionnelle » : le terme masque le besoin d’un statut, inexistant puisque le directeur est un enseignant choisi parmi ses pairs, et de surcroît tabou depuis une vingtaine d’années. En 1986-1988, le ministre de l’éducation René Monory s’était attiré les foudres du corps enseignant en cherchant à mettre en place un statut de maître-directeur. Face à ce rejet, la formule fut enterrée, ses successeurs se gardant de rouvrir le dossier afin de ne pas fâcher les syndicats les plus représentatifs. Il est peut-être temps de reposer la question.

« Nos écoles primaires sont-elles en mesure d’être pilotées, alors que l’institution ne reconnaît aucun statut à ses directeurs et ne leur offre aucune formation longue dans ce domaine », se demande Laurence Bergugnat-Janot, maître de conférence à l’IUFM d’Aquitaine. Et elle n’est pas la seule. Une association de directeurs, le Groupement de défense des intérêts des directrices et directeurs (GDID), qui compte 1300 adhérents et enregistre chaque semaine plusieurs dizaines de nouveaux venus, relaye cette requête. « L’absence de statut génère un conflit identitaire qui empêche nos collègues de se penser comme chefs d’établissement », résume le président de l’association, Alain Rei, qui se définit moins comme « enseignant avec une fonction de directeur que [comme] directeur qui conserve une fonction d’enseignement ». Prudente, l’association précise que le statut qu’elle revendique ne doit pas inclure le volet hiérarchique. Directeur d’école oui, mais chef des professeurs d’école non ! Un refus que partagent les syndicats d’enseignants. Le Syndicat des enseignants UNSA accepte une discussion sur le statut des établissements, mais pas un corps de direction. Au SNUipp (FSU), Gilles Moindrot s’interroge autant sur ce qu’un statut des directeurs ou de l’établissement améliorerait dans le fonctionnement des écoles, que sur ce qu’il y a derrière le terme de « statut ». Fin de la discussion ?

Le débat ne peut que rebondir. Comme le rappelle Alain Rei, les directeurs agissent en chefs d’établissement lorsqu’ils signent une autorisation de sortie pour un collègue ou décident une évacuation d’élèves… Il est donc hypocrite de leur refuser la reconnaissance de cette fonction – et accessoirement le salaire – qui l’accompagne. L’association a testé cette idée auprès de 40 000 directeurs. Sur les 10 000 réponses dépouillées, il apparaît que 93 % d’entre eux souhaitent un statut, quelle que soit la taille de l’école qu’ils dirigent.

« Dans une telle enquête, on table en général sur 10 % de retours. Notre enquête réalisée à la demande du GDID a obtenu ce taux incroyable de retours ! » s’étonne encore Damien Philippot, le directeur d’études de l’IFOP. De là à conclure que ceux qui font tourner les écoles ont un réel besoin de se faire entendre, il n’y a qu’un pas. Que les directeurs franchissent dans cette même enquête, estimant, à hauteur de 53 %, n’être pas assez bien représentés par les syndicats.

Au-delà des grognes conjoncturelles – contrairement à leurs collègues du second degré, les directeurs d’école n’ont pas eu droit à une prime substantielle de fin d’année – cette question du statut fait apparaître un changement de fond. Une nouvelle culture serait-elle en train de naître dans un premier degré anarcho-syndicaliste ?

Qui sont donc ces nouveaux directeurs an quête d’une définition de leur métier ? La dernière promotion de chefs d’établissement du second degré compte 12 % de transfuges du premier degré. Les observateurs notent que, pour une nouvelle génération d’enseignants du premier degré, l’école est devenue un passage et non plus une carrière. « Ils passent ce concours [de professeur des écoles], projettent de rester cinq ou six ans et de passer ensuite d’autres concours en interne », assure un professeur d’IUFM. S’il existait une fonction de chef d’établissement du premier degré, peut-être n’iraient-ils pas vers le secondaire…

En 2000-2001, l’administration de Jack Lang avait pour projet de créer des regroupements d’écoles avec un « responsable de regroupement » à sa tête. A son tour, Gilles de Robien a proposé un texte. Xavier Darcos, lui, a voulu ouvrir une expérimentation, « mais personne ne s’est porté volontaire parce que c’était l’inspecteur d’académie qui devait désigner le chef d’établissement », regrette Alain Rei. Le dossier a été de nouveau remisé. Et ce alors que l’école à la française – sans statut ni directeur – fait toujours figure d’exception dans le concert international.

Maryline Baumard

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 15:47



Ce matin, après avoir lu l’édito du journal « Le Monde », je m’en vais voir les réactions des lecteurs. Et là, stupeur ! Mais « qu’est-ce que c’est que ça ? » Les commentaires étaient tous signés de noms les plus farfelus : « Bellacio, Marc P., Galilée, nodog, skiron, Eh (dito) !... ». QUOI ?!?! « Le Monde », ce journal de référence, aurait bidonné les commentaires ?

Bien sûr que non ! Les lecteurs utilisent des pseudos comme cela se fait sur tous les sites, dans tous les forums. Ouf, rassuré parce, sans nous comparer au grand quotidien national (on n’a pas encore la grosse tête à la rédac’ de « directeurs en lutte », « ON » nous soupçonne de « bidonner » nos commentaires…

Faut relativiser, évidemment, car « ON » se compte « sur les doigts du pouce » comme disait Coluche… Mais pourquoi ce soupçon ? Tout vient de deux articles écrits l’un après l’autre et qui ne sont pas dans le droit fil de ce qu’il est bon ton de penser.

Delphine, fidèle lectrice nous donne son point de vue sur la notion de statut hiérarchique. Nous le publions. Juste après, un autre lecteur réagit par un long texte que nous publions également.




Mais « qui c’est celui-là ? », ce Jacques Marmey qui ose aller dans le même sens de déviance. Nous allons vous le dire. Il est réellement CPAIEN. Il a été directeur. Mais il a écrit sous un pseudo. Pourquoi ? Parce qu’il relate une discussion privée qu’il a eue avec son IEN et qu’il ne tient pas à la gêner. Son identité ne sera donc pas révélée (à sa demande).

Deux articles favorables à un statut qui comporte une part de hiérarchie, deux têtes qui sortent du rang… c’est louche ! Et si on y ajoute des collègues qui réagissent sous des pseudos (saluons Pierre, Stéphan, Henri, Ewen, Cédric, Lucien, Patrick, Merlin et les autres…), c’est carrément suspect... Pensez donc, ils écrivent sans décliner leur identité (Nom, Prénom, lieu d’activité, Nom de jeune fille de la mère…). Et parmi eux, certains « osent » même défier le « statut non hiérarchique ». Inconcevable, c’est truqué, c’est bidon…

Le mois dernier est sorti un livre qui a fait du bruit « Faut-il supprimer les écoles maternelles ? » écrit par Julien Dazay (un pseudonyme). Promis, juré, ici, aux « directeurs en lutte », on n’y est pour rien, c’est pas nous…

La semaine dernière, « Marianne.fr » révèle que les élèves de l’ENA ont voté en AG pour demander la suppression du classement de fin de sortie. Ils ont ensuite publié un texte expliquant la situation sous le nom de Arnaud Mandrin. Encore un pseudonyme. Promis, juré, ici, aux « directeurs en lutte », on n’y est pour rien, c’est pas nous…

 

Redevenons sérieux un instant. Lorsque que le directeur lambda se rend sur les forums du GDID et qu’il lit ce qu’ont écrit « Surfer, DirloNet, Randonneur, ou Baby… », connaît-il qui se cache sous ces pseudos ? Se pose-t-il seulement la question de savoir s’il y a vraiment quelqu’un ? Non ! Il s’y rend parce qu’il est intéressé par les analyses que font nos collègues « Surfer, DirloNet, Randonneur, ou Baby… ». Il fait confiance aux administrateurs du site et aux nombreux collègues qui donnent de leur temps à faire avancer le débat. Là est bien l’essentiel.

 

Quant à nous, modestement, nous continuerons à informer, dénoncer, proposer, expliquer pour parvenir à notre unique objectif : la reconnaissance du métier de directeur d’école.

Nous continuerons dans l’autonomie qui nous caractérise (nos écrits en attestent) tant vis-à-vis du pouvoir que des organisations syndicales. Nous travaillerons parallèlement mais indépendamment du GDID comme, cela a toujours été le cas. Nous avons toujours pensé que complémentarité valait addition.

Oui, c’est vrai, l’histoire que nous venons de vous conter est d’un ridicule… Mais, on le sait bien, le ridicule ne tue pas… Elle nous aura, cependant, permis de nous détendre en concevant cet article...

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 10:07



Les deux derniers articles publiés sur ce site dans lesquels Delphine puis Jacques ont ouvertement pris position pour un statut hiérarchique de la direction d’école, ont suscité un nombre important de réactions (commentaires et courriers directs). A la lecture de ces réactions et des arguments échangés, nous pouvons tirer deux enseignements :

-          la nécessité d’un statut apparaît clairement. Ce n’est pas une surprise puisque 93 % des directeurs avaient déjà exprimé cette volonté en septembre 2006 dans la consultation commandée à l’IFOP par le GDID.

-          la nature du statut fait débat. Le tabou de la hiérarchie commence à se fissurer, semble-t-il. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dire leur attachement à un statut de type hiérarchique, non pas dans le but de noter ou sanctionner les collègues mais plutôt d’asseoir son autorité au sein de l’école.  

 

Dans le camp majoritaire favorable au statut, nous avons pu noter une opposition entre les collègues qui considèrent que le statut original proposé par le GDID est une bonne réponse au problème et ceux qui pensent qu’une évolution a eu lieu depuis 2006 et qu’il faut aller au-delà de ce texte et tendre vers un statut plus proche de celui d’un chef d’établissement.

Afin de permettre à chacun de se faire une idée plus précise des références citées ici ou là, nous avons pensé qu’il n’était peut-être pas inutile de relire le projet proposé par nos collègues du GDID. Aussi, nous permettons-nous de le publier à l’attention de ceux qui ne le connaîtraient pas encore.

----------------------------------------

Projet de statut élaboré par le GDID  (texte et commentaires sur le site du GDID)
 

Article 1
Il est créé un corps des directeurs des écoles du premier degré.
Le corps de directeurs d'école est distinct de celui des I.E.N. et n'intervient en rien dans l'évaluation ni la notation des enseignants du premier degré.

Article 2

Conditions d'exercice de la direction d'école

Le temps de travail consacré à l'exercice de la direction d'école est déterminé par le nombre d'élèves de l'école:
- 6 heures par semaine de décharge d'enseignement pour une école de moins de 75 élèves

- 12 heures par semaine pour une école de 75 à 150 élèves- temps complet de direction au-dessus de 150 élèves
- dans le cadre d'un temps complet de décharge d'enseignement, le directeur reste dans l'obligation dune mission et d'un travail pédagogique, hors contexte classe, par la prise en charge de groupes d'élèves, dans le cadre des projets de l'équipe pédagogique et/ou du Projet d'Ecole, ou du soutien scolaire. Ce volume horaire serait de 6 heures pour une école de 150 à 200 élèves, de 3 heures pour une école de plus de 200 élèves.

- Si l'école est située en Z.E.P. ou fonctionne dans le cadre d'un R.P.I. dirigé par un directeur unique, les normes établies seront abaissées à 60 et 125 élèves.

 

Article 3

Conditions de nomination dans le corps des directeurs d'école du premier degré

Les directeurs d'école sont recrutés par concours interne, réservé exclusivement aux enseignants du premier degré ayant au minimum 5 années d'ancienneté de service d'enseignement.

Ce concours ouvre droit à une formation qualifiante.

 

Article 4

Les responsabilités du directeur d'école

Le directeur veille au bon fonctionnement de l'école, au respect des droits et devoirs de l'ensemble des membres de la communauté éducative et au maintien du caractère laïque et gratuit de l'école publique.

Il assure l'application du règlement intérieur de l'école, dont il est le garant.

 

Article 5

Conditions d'exercice de la responsabilité à l'égard des élèves

Le directeur d'école procède à l'admission des élèves sur production d'un certificat d'inscription délivré par le maire.
Il veille à la fréquentation régulière de l'école.

Le directeur d'école prend toute disposition utile pour que l'école assure sa fonction de service public. A cette fin, après avis du Conseil des maîtres, il organise l'accueil et la surveillance des élèves, ainsi que le dialogue avec leurs familles.

 

Article 6

Conditions d'exercice de la responsabilité à l'égard des enseignants

Après débat du conseil des maîtres, en cas de désaccord :

- Le directeur d'école répartit les élèves dans les classes.

- Le directeur d'école attribue leurs classes aux instituteurs et professeurs d'école.

- Le directeur d'école répartit les moyens d'enseignement, en particulier en ce qui concerne les locaux scolaires pour les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l'enseignement.

- Il définit les conditions indispensables à la sécurité des personnes, biens et locaux.

- Le directeur d'école veille à la diffusion auprès des maîtres de l'école des programmes officiels et instructions annexes

 

Article 7

Conditions d'exercice de la responsabilité à l'égard des personnels non enseignants

Le directeur d'école organise le travail des personnels communaux en service dans l'école qui, pendant leur service dans les locaux scolaires, et pendant le temps scolaire, sont placés sous son autorité.

Dans le cas des écoles maternelles, le directeur d'école, en liaison avec les services de la commune, organise le service des A.T.S.E.M. dans un souci d'équité entre les classes et du bon fonctionnement du service public.

Il n'exerce aucune responsabilité dans les temps de restauration autres que celles contractualisées entre la commune ou l'association organisatrice et lui-même.

Le directeur d'école autorise la présence d'intervenants d'extérieurs bénévoles dans l'école, dans le respect des lois en vigueur et de la laïcité de l'école publique

 

Article 8

Conditions d'exercice de la responsabilité à l'égard des parents d'élèves

Le directeur d'école organise les élections des délégués des parents d'élèves au conseil d'école.

Le directeur d'école réunit et préside ce conseil d'école dont il prépare l'ordre du jour après consultation avec les représentants des parents d'élèves et les enseignants.

Il valide et rend public le compte-rendu des délibérations établi par le(s) secrétaire(s) de séance.

 

Article 9

Conditions d'exercice de la responsabilité à l'égard des autorités locales

Le directeur d'école représente l'institution scolaire auprès de la commune et des autres collectivités territoriales. A ce titre, après avis du Conseil d'Ecole, il est co-signataire des conventions d'utilisation des locaux scolaires en dehors des heures d'enseignement.

Le directeur d'école contribue à la protection de l'enfance en liaison avec les services compétents.

 

Article 10

Conditions d'exercice de la responsabilité par rapport à la sécurité des biens, personnes et locaux

Le directeur d'école est responsable en ces domaines pendant les temps scolaires.

Dans ce cadre, le directeur d'école :

- organise les exercices d'évacuation incendie

- participe aux visites des Commissions Communales de Sécurité

- organise, avec l'aide des services municipaux, le P.P.M.S. de son école, document dont il demande validation technique aux services municipaux ou préfectoraux concernés.

- tient à jour les registres de sécurité et registres H.S.T.

- signale aux autorités locales tout risque et danger potentiel

- décide, en l'attente, des mesures conservatoires à prendre

 

Article 11

Formation
Le directeur d'école doit bénéficier d'une formation initiale d'un mois qui lui permette d'acquérir et de développer les compétences nécessaires à l'exercice de ses responsabilités :

  1 - Formation à l'encadrement, communication, gestion des conflits

  2 - Stage dans les écoles

  3 - Formation à la comptabilité publique, la gestion, l'utilisation des outils de communication modernes et de l'informatique

  4 - Formation juridique

  5 - Stages dans divers services administratifs

          - l'inspection académique

          - la mairie

          - l'inspection de circonscription

          - les services spécialisés de l'enfance (services sociaux, de police, justice)

Le directeur d'école bénéficie d'une formation continue de 6 jours par an regroupant l'ensemble des directeurs d'une circonscription sur un ordre du jour établi avec eux

 

Article 12

Rémunération
La grille indiciaire du corps des directeurs d'école du premier degré s'établit ainsi : (cf sur le site du GDID)

Soit 1958 € brut en début de carrière et un salaire terminal de 3687 € au 11° échelon.

 

Article 13

Droit des personnes du corps des directeurs d'école du premier degré

Conformément aux dispositions législatives en vigueur, le présent statut reconnaît à chaque directeur d'école le droit d'adhérer ou non à un syndicat représentatif de la profession et de bénéficier de l'ensemble des droits syndicaux des enseignants du premier degré

Le directeur d'école du premier degré n'étant pas fonctionnaire d'autorité, il n'est pas soumis au devoir de réserve.

 

Article 14

Intégration dans le nouveau corps

A réussite du concours, le nouveau directeur d'école conserve dans ce nouveau corps l'échelon qui était le sien dans le corps de professeur des écoles.

Les directeurs d'école actuellement en poste depuis un minimum d'une année sont intégrés dans le corps des directeurs d'école sur simple demande, et sont dispensés de tout concours.

Les services accomplis dans le corps d'origine sont assimilés à des services accomplis dans le corps d'intégration et pris en compte dans le calcul indiciaire.

Les enseignants n'étant pas actuellement en poste de direction, mais ayant effectué 5 années consécutives à la direction d'une école pourront être intégrés sur demande de leur part.

 

Article 15

Retour dans le corps d'origine

Un directeur d'école peut démissionner du corps des directeurs d'école du premier degré. Cette démission, signalée par courrier à l'Inspection Académique de son département, prendra effet à la fin de l'année scolaire en cours.

Ce directeur d'école serait alors reversé dans son corps d'origine de professeur des écoles.

 

Article 16

Les fonctionnaires inscrits sur la liste d'aptitude pour l'accès à la fonction de directeur d'école mais non encore nommés conservent pour l'application du présent statut le bénéfice des droits liés à leur inscription.

 

Article 17
Les fonctionnaires retraités qui exerçaient les fonctions de directeur d'école sont rattachés, à compter du 1er janvier … au corps des directeurs d'école du premier degré.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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