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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 21:24

Ainsi, apprend-on ce soir que le SE-Unsa va signer le procole proposé par le ministère ! Peut-on être surpris ? Evidemment non !

Le Snudi-FO a fait savoir qu'il ne signerait pas. Au SNUipp et au Sgen-Cfdt, la situation reste confuse. Certaines sections appellent leur organisation à refuser la compromission. Le ton monte à l'intérieur de ces organisations. Mais ce n'est que sur la forme.

Le fait de signer ou non ces accords ne les distinguera pas les uns des autres. Ces quatre syndicats tiennent les mêmes propos au sujet des directeurs. Aucun de la bande des quatre ne veut de statut. Or, sans statut, pas de reconnaissance, ni professionnelle, ni matérielle, ni financière.

Certains collègues parlent de trahison. NON, il ne s'agit nullement d'une trahison. Nous connaissons depuis longtemps leur position à notre égard. Ils ont tous les quatre la même vision archaïque, passéiste, idéologique de la profession enseignante en général et du métier de directeur en particulier.

Créer un statut pour les directeurs, ce serait un "casus belli" ont-ils dit et écrit à l'adresse des gouvernements successifs.

Ni trahison, ni surprise ! Ils avaient déjà mis un terme à la première grève administrative quelques années auparavant. "Il faut savoir arrêter une grève !" avaient-ils dit aux directeurs ébahis devant les clopinettes "engrangées".

Longtemps, les directeurs ont refusé de voir la réalité en face. La critique restait modérée : "les syndicats ne s'intéressent pas assez à nous...". Puis "les syndicats ne sont pas suffisamment efficaces quand ils traitent du problème de la direction". C'était le temps de la pensée unique syndicale, le "travail en équipe, le partage des tâches, l'autogestion...". Enfin, les directeurs se posent les vraies questions "pourquoi ne veulent-ils pas nous écouter ? Ils ne nous demandent jamais notre avis...".

Maintenant, les choses sont nettes. Qu'ils apposent ou non leur signature au bas du protocole, la réalité est là, cruelle. Ces 4 syndicats ne veulent nullement améliorer le sort des directeurs. Ils apparaissent clairement comme des obstacles à la reconnaissance de notre métier. Ils sont les alliés objectifs des gouvernements de gauche ou de droite qui, de la sorte, n'ont pas à revaloriser de façon substantielle une catégorie de fonctionnaires.

Le SE-Unsa annonce la couleur. Il est contre les directeurs. Le SNUipp, le Sgen-Cfdt et le Snudi-FO le sont tout autant. Simplement, ils sont plus "diplomates". Ils ont senti la fronde des directeurs et ils préfèrent avancer masqués pour ne pas perdre le peu de crédit qui leur reste. Un peu de démagogie ne peut pas faire de mal... C'est aussi leur façon de se démarquer vis à vis d'un concurrent. Les adhérents sont si peu nombreux qu'il est toujours bon d'en prendre au voisin...

Ni trahison, ni surprise ! Les directeurs savent maintenant que les syndicats "représentatifs" ne les représentent pas du tout. Ils ne les écoutent pas. Ils ne veulent ni les entendre ni les consulter. Ils travestissent la pensée de ceux qu'ils disent défendre.

Plus rien, désormais, ne peut nous relier à ces quatre syndicats : ce sont des adversaires ! 

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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 21:17

3 communiqués qui montrent que les réactions nombreuses des directeurs, souvent virulentes mais pleines de bon sens, commencent à faire douter les syndicats et les amènent à réfléchir aux conséquences désastreuses qu'entraînerait leur accord des propositions du ministère.

 

Le Conseil Syndical du SNUipp 54 dénonce violemment et sans complaisance la pseudo consultation nationale du SNUipp !!! Incroyable mais vrai !!!

 

Le SNUipp Nord écrit :

"Pour nous, ce protocole est très en deçà de ce que nous revendiquons : 

Du temps de décharge pour toutes les écoles. Ces temps de décharge ne peuvent pas être assurés par des PE2. Ce serait au détriment de la formation continue des titulaires et de la formation initiale des PE2.

La création d'emplois administratifs statutaires au service  des écoles du 1er degré. 

Plus de maîtres que de classes.

Déconnecter le temps de travail des enseignants du temps de présence devant les élèves, afin de faciliter le travail en équipe 

Augmentation significative des bonifications indiciaires qui sont prises en compte pour le calcul du montant des pensions. 

Des moyens d?équipement pour toutes les écoles (ordinateur, Internet)  

Le SNUipp-Nord dénonce le chantage fait par le Ministère, qui  demande l'arrêt de la grève administrative en échange de la signature de ce protocole.

Il appelle l'ensemble des collègues, directeurs et équipes d'école, à répondre à l'enquête nationale  du SNUipp et à répondre par la négative à la question de la signature en l'état de ce protocole, et à utiliser cette consultation pour faire remonter vos revendications."

 

 

 

Le SGEN-CFDT fait le point sur les propositions et conclut :

 

"En résumé, nous sommes bien loin du compte même si nous reconnaissons des avancées. En tout état de cause, nous ne pensons pas que ce protocole soit de nature à résoudre la crise de "vocations".

Le Sgen-CFDT, en l'état du texte, ne peut y souscrire.

 

Le Sgen-CFDT revendiquera de nouveaux acquis à mettre en place sans délai :

     - décharge complète pour les écoles de 13 classes et + (12 en maternelle) à la rentrée 2007

     - 1/2 décharge à partir de 9 classes (8 en maternelle) enseptembre 2007

     - 1/4 décharge aux écoles de 4 classes dès cette année sans hypothéquer la formation continue

     - formalisation du contrat des EVS avec actions de formation, validation des acquis de l'expérience, perspectives d'avenir professionnel

     - augmentation de l'indemnité

 

Quant au fameux "statut" qui est souvent évoqué, nous considérons qu'il est un leurre : qu'aurons nous de plus quand on aura formalisé toutes les tâches du directeur si nous ne disposons pas davantage de moyens pour les assumer ? Sans compter que cela risquerait de couper le directeur du reste de l'équipe...

 

La première revendication est à notre sens de donner DU TEMPS à TOUS LES DIRECTEURS pour mieux assumer leur fonction ! "  (Action Syndicale 59-62)

 

Nous remercions les collègues qui nous ont transmis ces informations. Continuez de nous faire parvenir vos réactions pour maintenir ce lien indispensable pour mener à bien notre revendication : l'obtention d'un statut !

 

Ne relâchons pas notre pression ! Poursuivons notre lutte ! Dénonçons les compromissions !

    

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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 16:00

Il en va ainsi pour tous les postes à responsabilité : point de reconnaissance véritable sans statut. Pourquoi y aurait-il une exception notable pour les directeurs d'école ?

Les lycées publics et privés ont un chef d'établissement reconnu et responsable.

Les collèges publics et privés ont un chef d'établissement reconnu et responsable.

Les directeurs d'écoles privées ont le statut de chef d'établissement.

Les directeurs d'écoles publiques sont .... "chargés d'école", dit-on !!!

Les directeurs d'écoles publiques auraient-ils vocation à être taillables et corvéables à merci ? Doivent-ils être les seuls à faire le travail de chef d'établissement sans être ni reconnus comme tels ni rémunérés pour la charge et les responsabilités qu'ils assument ? Quelle logique dans tout cela ?

Comment expliquer qu'eux seuls ne doivent pas avoir de statut ? A-t-on entendu dire que la tyrannie règne dans les lycées et collèges du fait qu'ils ont à leur tête un chef d'établissement avec un véritable statut ?

A-t-on connaissance d'un moins bon fonctionnement des écoles privées parce qu'elles sont dirigées par un chef d'établissement ? L'école publique a-t-elle meilleure image parce que ses directeurs ne sont pas reconnus statutairement ?

Rappelons que de nombreuses écoles sont plus importantes que beaucoup de collèges. Ces derniers n'ont-ils pas pour autant un chef d'établissement et tout un service administratif pour le seconder ?

Alors, pourquoi cette spécificité d'un autre âge  pour la catégorie des directeurs des écoles publiques ? Parce que, de toutes celles citées ci-dessus,  elle est la seule à ne pas avoir ses intérêts professionnels défendus.

La corporation des directeurs d'école n'existe pas en tant que telle dans les syndicats "majoritaires". Ils sont si faibles qu'ils ne peuvent que pratiquer la démagogie auprès de leurs adhérents, en l'occurrence peu nombreux et parmi lesquels les directeurs sont ultra minoritaires. En effet, comment ne pas comprendre (et c'est humain) que les adjoints préfèrent que leur directeur ne soit pas statutairement reconnu ? Au moins, il reste leur égal...

Voilà qui arrange tout le monde : le gouvernement qui ne doit pas trouver des moyens financiers supplémentaires, les syndicats qui peuvent faire plaisir à bon compte à ce qu'il leur reste d'adhérents...

Et l'école publique ? Et son image ? Et son fonctionnnement ? Et la concurrence avec le privé ? Et les directeurs ?

Ne pourrait-on pas imaginer un métier reconnu, celui de directeur d'école ? Un métier à part entière qui serait attractif ? Un métier différent qui serait une promotion pour les enseignants qui veulent évoluer dans leur carrière ? L'école publique n'en sortirait-elle pas renforcée ? Son image n'en serait-elle pas améliorée dans l'opinion ? Se retrouverait-on avec près de 5 000 écoles sans directeur à chaque rentrée malgré le "forcing amical" des IEN pour "inciter" des collègues à se "charger" d'une direction ?

Qu'attendre et espérer de syndicats empreints d'idéologie et si peu représentatifs ? Rien d'autre que le statu quo... hélas !

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28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 18:23

Dans une grande entreprise, les salariés mécontents peuvent se rassembler, réfléchir ensemble et échanger leurs idées.

La grande difficulté de réaction des directrices et directeurs est surtout liée à l'éparpillement géographique de nos écoles.

En effet, nous sommes répartis sur l'ensemble du territoire en plus de 50 000 unités souvent très petites. Même dans une ville, l'éloignement des établissements ne facilite pas les rencontres.

Ce qui se passe dans l'Académie de Lille (une des plus importantes de France) est un bon exemple de ce que nous pouvons faire pour abolir les distances.

Dans le Nord, les directeurs échangent leurs réactions par l'utilisation du bouton "répondre à tous" de la messagerie professionnelle. Ainsi, tous les collègues connectés à Internet sont informés en temps réel des observations des uns et des autres.

Sur leur messagerie, les réactions sont très nombreuses (plusieurs centaines, nous dit-on). Les directeurs ont également inclus l'adresse des syndicats qui ont de mauvaises intentions à notre égard... Ainsi, le mécontentement est aussi connu de ceux qui ne veulent pas nous entendre. S'ils sont sourds, souhaitons-leur de ne pas être aveugles et de savoir lire et comprendre les messages qui leur sont envoyés.

Un autre avantage de la méthode utilisée par nos collègues du Nord, c'est de rompre la solitude. Chacun se sent moins seul et trouve plus facilement l'envie de réagir à son tour.

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28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 13:54

"... Pourtant très sollicités pour leurs compétences, dont l'autorité est largement reconnue, ils manquent à ce jour d'un statut spécifique en rapport avec leur profession".

Il s'agit d'un extrait d'une proposition de loi déposée, entre autres, par la sénatrice communiste de l'Isère, Annie David, visant à la création d'un statut professionnel. Eh non, malheureux directeurs, pas pour nous ! Cela concerne ... les psychologues scolaires.

Pour ce qui touche aux propositions visant la direction d'école, les syndicats majoritaires, tellement habités par la démocratie, consultent la profession enseignante au grand complet.

Question : vont-ils organiser une consultation identique pour demander aux adjoints, aux directeurs, aux conseillers pédagogiques, aux maîtres formateurs... s'ils approuvent ou non ce statut pour les psychologues scolaires ?

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26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 22:34

Dans quelques jours, le SE-Unsa, le SNUipp et le SGEN-CFDT vont nous mettre devant le fait accompli.

La pseudo "consultation de la profession" va nous livrer ses résultats... Que peut-on en attendre ? Rappelons-nous les écrits de ces syndicats :

D'abord la vision du SNUipp : "Le SNUipp fait des propositions pour permettre à l’équipe lors des conseils de maîtres de réguler ensemble la vie de l’école dans ses dimensions administratives, organisationnelles et pédagogiques. La question du temps de décharge accordée à la direction d’école est alors primordiale."

Ces belles paroles correspondent-elles au fonctionnement réel de l'école ? Comment peut-on écrire de telles inepties ? Cela revient à nier le rôle du directeur. Tous ceux qui exercent cette fonction savent que c'est un métier à part entière et que, la plupart du temps, hélas, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Dès qu'un problème survient, tous les regards se tournent vers le directeur. C'est à lui qu'on demande des comptes. C'est à lui qu'on s'adresse dès qu'un problème surgit. Le SNUipp rêve de cogestion... Il se perd dans son idéologie post-soixante-huitarde.

Le SE-UNSA, lui, voit des "avancées" partout :

"A l’issue de sept heures de négociations, les 10 et 11 avril, le ministre de l’Education nationale vient d’adresser aux syndicats représentatifs du Premier Degré un projet de protocole d’accord sur la direction d’école, soumis à leur signature.

 Le SE-UNSA, à l’initiative de la grève administrative des directeurs qu’il a lancée en janvier 2000, considère positivement cette démarche pour laquelle il n’a cessé de se battre depuis six ans.

 Sa priorité est désormais d’informer largement ses syndiqués et la profession des propositions ministérielles. A l’issue de cette consultation, son Conseil National établira le 28 avril la position du SE-UNSA quant à une signature ou non du protocole." Luc BERILLE Secrétaire Général

L'avant-dernière question de sa "consultation de la profession" est symptomatique de l'état d'esprit de ses (ir)responsables : "Bien que ces différentes mesures soient partielles, estimez-vous préférable de les engranger par la signature du protocole ?"

Les "engranger" dit le SE-UNSA... A la campagne, le paysan engrange les récoltes. Pas les miettes !

Certains collègues pourraient penser qu'il est préférable d'accepter ce qu'on nous propose. "ce n'est pas grand chose, mais c'est mieux que rien. C'est un début. Poursuivons la négociation et petit à petit, nous obtiendrons davantage".

Erreur funeste ! C'est oublier que ces miettes humiliantes nous sont octroyées après une grève de 6 ans ! Une grève robablement trop peu suivie mais qui gêne l'administration. Imaginons que les syndicats signent cet accord. La grève prend fin par obligation. Le ministère, qui est resté sourd pendant 6 ans, se pencherait-il tout à coup sur le sort des directeurs ? Proposerait-il, par bonté d'âme, de reconnaître que nous méritons mieux et d'améliorer les décharges, de booster la revalorisation et de nous accorder un statut ? La réponse coule de source. Et avant que la contestation et la grève ne reprennent, l'administration aurait tout le temps de réorganiser ses bases de données. Echaudée par ce long conflit, elle prendrait toutes mesures pour ne plus être perturbée avant longtemps.

C'est maintenant que nous devons manifester notre détermination à refuser l'aumône.Pour y réussir, il nous faut d'abord faire pression sur le SE-UNSA, le SNUipp et le SGEN-CFDT. Nous devons leur faire prendre conscience qu'ils se couperaient définitivement des directeurs.

Envoyons-leur copie des nombreux messages de mécontentement et de colère provenant de toute la France. Ils sont légion sur le site du GDID (réactions et forum).

 

 

Pressons-les...  Pressons-nous...

Le temps est compté.

                                                                    

                                

 

snuipp@snuipp.fr         

fede@sgen-cfdt.org          

fede@sgen-cfdt.org

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25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 14:16

Réunion à Matignon après le retrait du CPE...

Le Premier Ministre à Jean-Louis Borloo :

"Jean-Louis, je compte sur toi pour accélérer ton plan de cohésion sociale (plan Borloo)...".

Jean-Louis Borloo à Gilles de Robien :

"Gilles, tu n'aurais pas une idée pour me prendre quelques jeunes ? Je ne sais pas où les caser.

- Justement, Jean-Louis, j'ai un problème avec les directeurs d'école... Leurs syndicats réclament une aide administrative et ils n'arrêtent pas de demander un maître supplémentaire par école. Je peux t'en placer 50 000...

- Tu penses que ça leur sera utile aux directeurs d'école ?

- Ecoute... Ils se débrouilleront avec ce qu'on leur donne ! Il ne manquerait plus que ça qu'ils se plaignent, en plus... Je sais qu'ils veulent aussi être revalorisés. Je vais faire un petit geste et ils seront satisfaits... Ils rentreront dans le rang après 6 ans de grève administrative...

- Gilles, je te remercie. C'est Dominique de Villepin qui va être content..."

Bien entendu, ce dialogue est purement imaginaire. Il n'a jamais existé. Nos ministres ont une meilleure considération des directeurs d'école...

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25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 10:36

Personne n'est dupe !

Les propositions du ministère sont une aubaine pour le SE-Unsa et le SNUipp. Tant le Ministre que ces deux syndicats souhaitent un accord. Même si les arrière-pensées et les calculs des uns et des autres diffèrent...

Le ministère espère s'en tirer à bon compte. Il feint de répondre à la "demande d'aide des directeurs" et au souhait des syndicats d'avoir une personne supplémentaire (même si ce n'est pas un enseignant). Et surtout, il permet d'offrir des emplois (même s'ils sont précaires) à des jeunes en difficulté d'insertion. Le calcul est subtile : le grand public, peu au fait du fonctionnement des écoles, comprendrait-il que les directeurs refusent ces emplois ? Et pour montrer qu'il comprend les directeurs, il leur ajoute une petite louche de menue monnaie (1/2 euro par jour)...

Le SE-Unsa et le SNUipp voient ces propositions comme des "avancées". Quelle aubaine, pour eux, d'en finir une fois pour toutes avec cette revendication qui prend de plus en plus d'ampleur : les directeurs veulent un statut ! Il suffit de signer ce protocole et la grève administrative prend fin. Les directeurs vont grogner quelque temps puis tout rentrera dans l'ordre. Les prochaines élections professionnellles sont loin...

        

Entre gens de bonne compagnie, on finit toujours par s'entendre...

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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 21:08

Communiqué du SNUDI-FO

Jeudi 13 avril, la presse fait ses gros titres sur les négociations qui ont eu lieu sur la direction d’école et qui auraient abouti à « 50.000 nouveaux postes créés pour les écoles » (Le Figaro).

Le SNUDI FO, qui est la 3ème organisation syndicale chez les enseignants du 1er degré et qui, à ce titre, a participé aux discussions qui ont eu lieu avec le ministère lundi 10 et mardi 11 avril, s’insurge contre une telle présentation des choses.

Pour le SNUDI FO, il n’y a eu qu’un simulacre de négociation. En effet, après un très (trop) long silence, le ministère prétend régler tous les problèmes à l’issue de 2 séances de discussion les 10 et 11 avril !
On peut d’ailleurs s’interroger sur la première phrase du protocole indiquant qu’il aurait été élaboré « après concertation approfondie avec l’intersyndicale », c’est à dire le SNUipp FSU, le SE UNSA et le SGEN CFDT, à partir d’un document élaboré en décembre dernier par le ministère après une première phase de consultation des organisations syndicales. Notons à ce propos que le SNUDI FO n’a pas accepté que ce document soit présenté comme le « constat partagé » entre le ministère et les syndicats.

Pour le SNUDI FO, les propositions contenues dans le protocole n’ont rien à voir avec les revendications des directeurs d’école.
  L’attribution d’une journée de décharge par semaine aux directeurs d’école à 4 classes sera réalisée par l’envoi un jour par semaine dans la classe des directeurs concernés d’un professeur des écoles en formation (PE2 stagiaire). Elle se fera donc au détriment de ces jeunes collègues et constituera une charge de travail supplémentaire pour les directeurs, transformés de fait en « maître de stage ».
  La proposition de recruter un Emploi Vie Scolaire pour aider le directeur dans l’accomplissement des tâches matérielles et d’accueil est une fausse réponse au problème de la stratification des charges imposées à nos collègues. Non seulement cette disposition risque d’être inopérante dans la mesure où l’essentiel des tâches des directeurs est indissociable de la fonction et ne peut donc se déléguer mais encore et, sans doute surtout, dans la mesure où elle entérine la généralisation des emplois précaires dans l’Education nationale puisqu’il s’agit d’emplois à mi-temps, rémunérés au SMIC horaire et d’une durée de 10 mois... Et ce au moment où les salariés et la jeunesse viennent d’imposer le retrait du CPE !
  Quant à l’augmentation de 20% de l’Indemnité de Sujétion Spéciale, cela représente royalement 15 euros de plus par mois.... C’est une aumône, pas une valorisation de la fonction !

Mais, au delà de ces propositions inacceptables en l’état, le SNUDI FO alerte tous les collègues.
Alors que, côté cour, le ministre consulte les syndicats représentatifs en espérant que certains d’entre eux accéderont à ses attentes, côté jardin, il annonce qu’à l’issue des « négociations », il sera publié un décret en Conseil d’Etat fixant les conditions de recrutement, de formation et d’exercice des fonctions de directeur d’école. (Dépêche AEF du 31.03.06)
Il est donc clair que le ministère entend s’appuyer sur la signature de certains pour mettre en route la rédaction d’un décret (prévu par la loi d’orientation sur l’école du avril 2005) visant à instituer un statut pour les directeurs et pour commencer à expérimenter la mise en place d’Etablissements Publics d’Enseignement Primaire (EPEP) prévue par l’article 86 de la loi relative aux libertés et responsabilités locales d’août 2004.

Le SNUDI FO, qui vient de recevoir le courrier de M. De Robien l’invitant à signer le protocole, a décidé de s’adresser publiquement au ministre pour lui demander de retirer ses propositions.

Par ailleurs, le SNUDI FO va éditer un document d’ensemble permettant à tous les collègues de juger sur pièce de la nature de l’accord que l’on voudrait faire signer aux organisations syndicales.

 

 

 

 

 

 

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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 19:34

Depuis l'annonce des propositions du ministère sur la direction d'école, les syndicats sont étrangement muets. Ils ont fait savoir qu'ils considéraient ces mesures comme des "avancées". Certains se sont contentés de mettre en ligne un questionnaire tronqué, voire truqué. Puis silence !

 

 

L'intention est louable puisqu'ils souhaitent consulter les directeurs, pensez-vous. Eh bien NON ! Ce ne sont pas les principaux intéressés qui doivent donner leur avis sur ce qui les concerne au premier chef...

 

 

Comme l'écrit si bien le SNUipp : "Le SNUipp, comme à son habitude, porte l'exigence d'associer toute la profession...". L'exigence, rien que ça !!! A mourir de rire !!!

 

 

Puisqu'ils font la sourde oreille, faisons du bruit pour réveiller les démocrates qui sommeillent à la tête de NOS syndicats. Rappelons-leur nos revendications, celles qu'ils ne veulent pas entendre. Ecrivons-leur massivement pour leur dire qu'ils ne nous représentent pas et surtout pas lorsqu'ils écrivent et affirment que "les directeurs ne veulent pas de statut". Qu'ils nous consultent, ces démocrates, s'ils veulent savoir ce que nous voulons !

 

 

Ci-dessous leurs adresses pour leur faire savoir ce que nous pensons des mesures qu'ils qualifient "d'avancées

secretaire.general@se-unsa.org

secteur.revendicatif@se-unsa.org

secteur.education@se-unsa.org

 

 

 

 

 

snuipp@snuipp.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

fede@sgen-cfdt.org

 

 

 

 

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