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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 18:19

Après Nicolas Sarkozy, nous avons noté certaines déclarations de Ségolène Royal sur les problèmes de la direction d'école. Elle a eu l'occasion de répondre à la question précise d'un député sur la nécessité d'un statut pour les directeurs d'école. Comme nous l'avons fait pour son rival de l'UMP, nous reproduisons, ci-après le dialogue qui s'est tenu à l'Assemblée nationale en décembre 2001.

M. Patrick Ollier - J'ai déjà alerté M. Lang, lors des questions au Gouvernement du 13 juin dernier, sur la grève administrative suivie par 60 % des directeurs d'école primaire depuis septembre 2000 : plus de 30 000 d'entre eux ne transmettent plus à leur hiérarchie des documents importants tels que les fiches prévisionnelles pour l'entrée en 6ème. Ces personnels demandent un statut, des décharges d'enseignement plus importantes, une revalorisation de la grille indiciaire et une formation adaptée. M. Lang m'avait alors assuré « qu'il prenait ce sujet à bras-le-corps ».

Vous avez, Madame la ministre, réuni les représentants des directeurs le 13 septembre dernier, mais les mesures que vous leurs avez proposées sont très insuffisantes : mise à disposition de guides pratiques, accès à des conseils juridiques, revalorisation progressive de l'indemnité spéciale de sujétion qui serait portée en deux ans à 6 070 F, ce qui ne représente que 69 F à 315 F d'augmentation mensuelle selon les cas ! C'est à peine une aumône ! En outre, les directeurs veulent une revalorisation non pas indemnitaire, mais indiciaire, comptant pour la retraite.

Enfin votre mesure-phare, c'est la mise en place de groupements d'écoles ayant à leur tête des directeurs coordinateurs, ce qu'aucune organisation représentative ne demande, au contraire, car l'émergence de cette nouvelle fonction, placée sous la double tutelle de l'Education nationale et des collectivités locales, conduirait à la disparition de la fonction de directeur.

Madame la ministre déléguée, les directeurs d'école, qui aiment leur métier, réclament une plus grande considération. Ils souhaitent qu'on réponde à leurs questions et non à celles qu'ils n'ont pas posées. Allez-vous proposer une réelle revalorisation de leur grille indiciaire - et non indemnitaire -, ainsi que la création d'un statut digne de ce nom ? (Applaudissements sur les bancs du groupe du RPR)

Mme Ségolène Royal, ministre déléguée à la famille, à l'enfance et aux personnes handicapées - Jack Lang m'a priée de vous répondre. C'est un problème qu'il a décidé de prendre à bras-le-corps. Des négociations sont en cours, sous l'autorité de son directeur de cabinet, Christian Forestier.

Cinq chantiers ont été ouverts. En premier lieu, la gestion administrative sera simplifiée, ce qui devrait se traduire par une réduction sensible du nombre d'écoles dont les postes de directeurs ne sont pas demandés, et qui concernent pour l'essentiel de petites écoles de deux à quatre classes.

En second lieu, nous négocions sur les décharges à accorder aux directeurs d'école de cinq classes ou plus. C'est un dossier important. Près de 3 000 écoles ne disposent pas encore de temps de décharge. Nous avons proposé de résorber ce retard en trois ans, ce qui représente l'équivalent de 700 emplois. C'est un effort considérable.

Il convient par ailleurs de mettre en œuvre tout un ensemble de mesures destinées à apporter une meilleure aide technique et pédagogique aux directeurs. C'est un dossier que suit attentivement M. de Gaudemar, directeur de l'enseignement scolaire.

En outre, nous avons proposé une revalorisation indemnitaire, qui pourrait concerner l'ensemble des directeurs d'école, quel que soit le nombre de classes, et dont le coût budgétaire pourrait s'élever à 80 millions de francs pour l'année 2002.

Enfin, le traitement de l'ensemble de ces questions nous a conduit à nous pencher sur l'organisation globale de notre école élémentaire. Certes, la concertation devra se poursuivre avec les élus et les parents, mais nous avons déjà avancé.

Pour l'instant, ces propositions n'ont pas encore reçu l'assentiment des intéressés mais, après avoir été encore retravaillées et affinées, elles devraient d'ici peu mettre fin à la grève administrative que tous les directeurs, heureusement, ne suivent pas, et faire évoluer sans rupture l'organisation de notre école.

M. Patrick Ollier - Je vous remercie de votre réponse, mais 60 % des directeurs suivent cette grève, ce qui est tout de même considérable. Il faut passer de l'indemnitaire à l'indiciaire et prévoir un véritable statut. Sur les autres revendications, qu'il s'agisse des décharges ou de la formation, vous dites que la position du Gouvernement va encore évoluer. Je le souhaite. Encore un effort, Madame la ministre ! "

Pas plus que chez Nicolas Sarkozy nous ne trouvons, dans les propos de Ségolène Royal, le moindre élément susceptible de nous rendre optimistes quant à une vraie reconnaissance du métier de directeur d'école.

 

La façon de traiter le problème est aussi superficielle. Nous ne percevons nulle volonté de le prendre à bras-le-corps. Les propos restent vagues. La langue de bois est de rigueur.  La pensée sur le fond est identique chez les deux prétendants à briguer le poste suprême.

 

Certes, cette prise de position remonte à fin 2001. La pensée de Ségolène Royal a-t-elle évolué depuis ? Il nous appartient de lui poser la question directement. En théorie, rien de plus simple. En effet, tout comme Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal appelle de ses voeux la "démocratie participative". Elle a créé un site officiel qu'elle qualifie de "forum participatif".

Elle le présente ainsi :

Bonjour, Ce site est un forum participatif. Il est à vous si vous avez envie de participer aux décisions qui nous concernent. Pour avoir commencé à expérimenter la démocratie participative en région Poitou-Charentes que je préside, j'ai acquis la conviction que les citoyens, lorsqu'un problème est vécu ou lorsqu'un progrès est espéré, sont des "experts" légitimes de la question posée.

Ecouter pour agir juste, telle est la raison pour laquelle j'ouvre ce forum. Dans un monde de plus en plus complexe mais aussi informé, chacun détient une part de vérité.

Agir, c'est être au clair sur les principes d'action pour mieux imaginer l'avenir, essayer ce qui réussit et s'ajuster en permanence.

Des débats de fond sont ouverts sur le forum "Désirs d'avenir" pendant une première séquence de temps à l'issue de laquelle est faite la synthèse des échanges. Les idées qui en résultent et qui me paraissent réalisables sont alors affichées sur le site afin que vos prises de parole soient fructueuses.

Cordialement "

 

Il ne dépend que de nous de créer les conditions d'un dialogue en intervenant sur le site de Ségolène Royal, en lui demandant de s'exprimer sur le sujet, en lui faisant part de nos problèmes, nos souhaits... afin qu'un vrai débat soit lancé dans le pays.

 

Pour laisser commentaires, analyses et questions sur le site de Ségolène Royal, il suffit de cliquer ICI.

Il convient de le faire sans plus tarder puisque Ségolène Royal annonce la mise en ligne prochaine du chapitre 3 de son livre. Ce chapitre abordera notamment la question de l'école qui, dit-elle, lui "tient tant à coeur".

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18 juin 2006 7 18 /06 /juin /2006 16:24

Toutes les enquêtes d'opinion placent Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy au coude à coude pour briguer le mandat suprême en 2007.

Quelles sont leurs positions au sujet des problèmes des directeurs d'école ? Ont-ils exprimé des opinions concernant un éventuel statut des directeurs ?

Nous allons nous attacher à vous faire connaître leur programme. Nous commençons, ce jour, par le candidat de l'UMP.

Nicolas Sarkozy

Si, personnellement, à ce jour, il ne s'est pas exprimé à ce sujet, l'on peut se référer aux déclarations de celui qui passe pour être son premier ministre encas de victoire aux présidentielles : François Fillon.

François Fillon a été ministre de l'Education nationale. A ce titre, il a été sollicité par des parlementaires. Une question précise lui a été posée concernant le statut des directeurs d'école. Nous la reproduisons ci-après ainsi que la réponse faite en son nom par le ministre délégué.

M. Gilbert Meyer - Les évolutions que l'école a connues ces dernières années conduisent les directeurs d'écoles à jouer un rôle non seulement administratif mais aussi social. En plus de ses fonctions d'enseignant, le directeur doit gérer administrativement son école, animer l'équipe pédagogique et assurer l'interface entre l'inspection, les parents d'élèves, les collectivités locales et toute structure appelée à intervenir au sein de l'école.

L'enjeu des décharges de cours est donc de taille, car l'école - comme le grand débat national l'a montré - doit s'ouvrir aux demandes et aux besoins de la population. Il s'agit de lui redonner toute sa dimension de maison républicaine afin qu'elle puisse véritablement rayonner.

Pour cela, il importe que les directeurs bénéficient des décharges d'enseignement leur permettant de remplir leurs missions dans toute leur plénitude.

Actuellement les décharges dont bénéficient les directrices et directeurs d'école maternelles et élémentaires sont les suivantes : décharge d'un jour par semaine entre cinq et neuf classes, demi décharge entre dix et treize classes, décharge totale pour quatorze classes et au-delà.

Au-delà de l'impérieuse nécessité d'abaisser ces seuils, ne pourrions-nous pas nous inspirer du modèle allemand basé sur un quota par classe ? La décharge y est proportionnelle au nombre de classes, ce qui permet d'éliminer l'effet de palier.

Compte tenu des charges de plus en plus lourdes qui pèsent sur les directeurs, comment le Gouvernement entend-il adapter les structures pédagogiques de nos écoles ?

M. François d'Aubert, ministre délégué à la recherche - François Fillon, qui réunit en ce moment les recteurs d'Académie, m'a prié de vous répondre en son nom. 

Les directeurs d'école assument au sein du service public des missions importantes et variées sur le plan pédagogique, administratif et social. Ces responsabilités s'accroissent au fur et à mesure que se complexifie la vie administrative de nos établissements. C'est en raison de ces nouvelles missions, qu'ils assument avec beaucoup de dévouement, qu'il a été décidé, l'an passé, de revaloriser l'indemnité de direction : cette mesure, aussi exceptionnelle que juste, représente un montant annuel de 51 millions.

Par ailleurs, les directeurs bénéficient de décharges d'enseignement qui varient suivant la taille de l'école. A ce jour, les textes autorisent une décharge pour la direction des écoles de six classes et plus. Une réflexion a été lancée afin d'abaisser ce seuil à cinq classes et d'ores et déjà des recrutements ont été opérés dans plusieurs académies, si bien qu'un certain nombre de directeurs d'école de cinq classes bénéficient d'une telle décharge, notamment dans votre département.

Sur l'ensemble du territoire, il restait, à la rentrée 2003, un millier d'écoles sans décharge, ce qui correspond à 250 créations de postes. A la rentrée prochaine, l'effort entrepris pour décharger un plus grand nombre de directeurs sera poursuivi.

M. Gilbert Meyer - Je me réjouis que vous partagiez ma préoccupation mais, pour le reste, je reste sur ma faim. Certes, l'indemnité a augmenté, mais, s'agissant de l'élargissement des décharges, vous me répondez seulement qu'une réflexion est engagée. Or, au regard de l'évolution des missions des directeurs, qui ne sont plus compatibles avec des fonctions d'enseignement, je considère qu'il ne s'agit plus de réfléchir mais d'agir ! A défaut, nos écoles ne pourront avoir le rayonnement nécessaire. Cessez donc de réfléchir, pour nous proposer quelque chose de concret !

Le 17 février 2005, il était de nouveau interpellé sur ce thème.

L'amendement 226 soulève la question du statut des directeurs d'école. Actuellement, 4 000 postes sur 60 000, soit 15%, ne sont pas pourvus. Les directeurs sont surchargés de travaux administratifs, de problèmes de sécurité, ils doivent s'occuper de questions comme les exceptions dans l'alimentation, et tout cela, sans véritable reconnaissance ni formation, ni décharge suffisante pour être de véritables animateurs de leur école. Nous demandons donc au Gouvernement de s'engager à élaborer avant le 31 décembre 2005 par des décrets en Conseil d'Etat un statut pour les directeurs d'école, en définissant la formation, les missions, les responsabilités et la protection juridique ainsi qu'un nouveau système de décharge. Ces dispositions s'appliqueraient aux maîtres faisant fonction de directeurs. Ce statut faciliterait aussi leurs relations avec l'extérieur.

M. le Rapporteur - La mission des directeurs d'école est difficile. M. Teissier, et d'autres, travaillent sur le sujet. La commission a repoussé cet amendement et en a adopté un autre avant l'article 19 allant dans le même sens.

M. le Ministre - Des négociations sont en cours avec les représentants des directeurs d'école et il faut les mener à terme. De toute façon, ces dispositions n'ont pas leur place ici. Mieux vaudrait retirer l'amendement pour y revenir après l'article 19 dans la partie relative à l'organisation de l'école.

M. Guy Geoffroy - Le groupe UMP attache une grande importance à cette question. Trop de postes sont vacants, et on a des difficultés à trouver des candidats faute de valoriser la fonction. D'autre part, la grève administrative des directeurs d'école se poursuit et ils souhaitent en sortir par le haut. Nous formons le vœu que les négociations débouchent sur une solution équilibrée, et nous devrions pouvoir nous retrouver sur les amendements après l'article 19.

L'amendement 226 mis aux voix n'est pas adopté !

Nous le voyons : rien de concret ni rien de vraiment novateur ou satisfaisant ! Il est évident que si le gouvernement avait la volonté et le courage de créer un statut des directeurs d'école, il avait (il a encore...) toutes les cartes en main pour le réaliser.

Il nous reste beaucoup de travail si nous voulons nous faire entendre. Commençons par faire connaître nos difficultés et notre désir de transcender les divers courants de pensée unique qui vont de la gauche à la droite en passant par les syndicats enseignants majoritaires.

Les candidats à la présidentielle nous invitent tous, sans exception, à participer à la campagne par nos contributions à la mise en place d'un programme et par un échange d'idées, disent-ils... Ils appellent cela la "démocratie participative".

A nous de vérifier si ce ne sont que des mots, de vagues promesses ou un vrai changement de mentalité des candidats. Nicolas Sarkozy nous invite à laisser nos commentaires, suggestions et idées sur son blog. N'hésitons pas à en user et abuser en cliquant ICI puis aller en bas de page.

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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 23:49

Alors qu'en Province on gratte les fonds de tiroirs pour trouver quelques moyens de décharger un petit nombre de directeurs, à Paris l'Inspection académique lance un appel pour occuper les PE2.

En effet, et c'est tant mieux pour eux, les directeurs parisiens sont pour la plupart totalement déchargés.

"La circulaire académique détaillant la réforme de la formation initiale et ses conséquences sur la formation continue vient de parvenir dans les écoles.

 

Elle contient notamment un appel afin de trouver 350 collègues qui seraient susceptibles d’être déchargés 1 jour par semaine pendant 30 semaines pour laisser leur classe à un PE2. En échange, l’académie propose aux volontaires 12 jours « pour des projets personnalisés » comme des « préparation de concours » ou de « l’autoformation accompagnée » (!), 15 jours « au service du projet d’école » et 3 jours pour « l’articulation des enseignements avec le PE2 ».

Concernant l’appel pour libérer des classes, le SNUipp se félicite que, notamment suite à son intervention, cet appel ait été adressé à l’ensemble des collègues afin que chacun puisse, ou non, décider d’être candidat à un tel dispositif."

"Pour le SNUipp Paris, la question de la direction d’école concerne l’ensemble de la vie des écoles, des collègues et des directeurs bien sûr".

Heureux collègues adjoints parisiens qui vont bénéficier de 12 jours "d'autoformation accompagnée"...

Les collègues directeurs de Province apprécieront le discours du SNUipp...

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 18:36

Dans ces colonnes, nous l'avons souvent écrit : le protocole aura des incidences néfastes pour un grand nombre de collègues directeurs. En voici quelques-unes, parmi d'autres...

Les délégués du SNUipp 59 et 62 font le compte rendu de leur entretien avec le directeur de l'IUFM Nord /Pas-de-Calais.

Les affectations des PE2 seront effectuées fin août par l'IA puis par l'IUFM. Les PE2 seront placés d'abord en fonction des cycles puis en fonction de la zone géographique.

Décharges direction 4 classes et plus :

Le mardi (cycle 1), le jeudi (cycle 3), le vendredi (cycle 2).

Conséquences pour les directeurs :

Pas de décharge durant les 2 stages R3. Plus de roulement sur le samedi. Le jour de décharge imposé.

Le quart temps se réduira donc à 2/9. Ceci risque de concerner également les écoles de 4 à 8 classes.

Conséquences pour les PE2 :

2 semaines de cours en plus dans l'année, pendant les vacances de Toussaint (1 semaine) et celles de février (1 semaine). 

Tout cela n'était-il pas prévisible ? Tout cela n'est-il pas annonciateur d'autres "dégats collatéraux" ? Comment le SE-Unsa a-t-il pu tomber dans un tel traquenard ? Ne l'a-t-il pas cherché, délibérément, pour mettre un terme à ce conflit dont il craignait qu'il ne débouche sur un statut ? N'était-ce pas d'ailleurs le même calcul qu'avait fait le SNUipp avant de se rétracter face à la montée du mécontentement ?

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12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 22:44

Pour avoir accès à la messagerie du groupe de députés, cliquez sur le mot "ICI" situé à la fin de chaque série de parlementaires. Il vous suffit ensuite de copier la lettre proposée dans l'article "lettre aux députés" et de le copier dans la messagerie (ou d'écrire un texte personnel de votre choix).

Pour écrire aux députés : Guy TEISSIER,  Manuel AESCHLIMANN, René ANDRE, Bertho AUDIFAX, Mme Sylvia BASSOT, MM. Jean-Claude BEAULIEU, Jacques-Alain BENISTI, Jean-Louis BERNARD, Gabriel BIANCHERI, Etienne BLANC, Roland BLUM, Jacques BOBE, Gilles BOURDOULEIX-RONDAERT, Bruno BOURG-BROC, Michel BOUVARD, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Ghislain BRAY, Dominique CAILLAUD, François CALVET, Pierre CARDO, Gérard CHERPION, Dino CINIERI, Louis COSYNS, Alain COUSIN, Jean-Yves COUSIN, Yves COUSSAIN, Jean-Michel COUVE, Charles COVA, Olivier DASSAULT, Bern DORD, Jean-Michel DUBERNARD, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Philippe DUBOURG, Nico ard DEFLESSELLES, Léonce DEPREZ, Eric DIARD, Michel DIEFENBACHER, Nicolas DUPONT-AIGNAN, Christian ESTROSI, Jean-Michel FERRAND, Jean-Claude FLORY, Mme Cécile GALLEZ, MM. René GALY-DEJEAN, Daniel GARRIGUE, Franck GILARD, Bruno GILLES, Maurice GIRO, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Claude GOASGUEN, François-Michel GONNOT, Jean-Pierre GORGES, Jean-Pierre GRAND, Jean-Claude GUIBAL, Jean-Jacques GUILLET, Gérard HAMEL, Emmanuel HAMELIN, Pierre HELLIER, Pierre HERIAUD, Jean-Yves HUGON, Edouard JACQUE, Christian JEANJEAN, Mme Maryse JOISSAINS-MASINI, MM. Aimé KERGUERIS, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Christian KERT, Jacques KOSSOWSKI, Patrick LABAUNE, Yvan LACHAUD, Edouard LANDRAIN, Marc LE FUR, Edouard LEVEAU, Mme Geneviève LEVY, MM. Lionnel LUCA, Daniel MACH, Richard MALLIE, Thierry MARIANI, Mme Muriel MARLAND-MILITELLO, MM. Alain MARLEIX, Jean MARSAUDON, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Patrice MARTIN-LALANDE, Jean-Claude MATHIS, Christian MENARD, Denis MERVILLE, Mme Nadine MORANO, MM. Georges MOTHRON, Etienne MOURRUT, Alain MOYNE-BRESSAND, Jean-Marc NESME, Jean-Pierre NICOLAS, Patrick OLLIER, Dominique PAILLÉ, Mme Françoise de PANAFIEU, MM. Jacques PELISSARD, Bernard PERRUT, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Christian PHILIP, Mme Josette PONS, MM. Daniel POULOU, Daniel PREVOST, Christophe PRIOU, Didier QUENTIN, Michel RAISON, Mmes Marcelle RAMONET, Juliana RIMANE, MM. Jean ROATTA, Serge ROQUES, André SAMITIER, André SCHNEIDER, Bernard SCHREINER, Daniel SPAGNOU, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Mme Hélène TANGUY, MM. André THIEN AH KOON, Dominique TIAN, Georges TRON, Jean UEBERSCHLAG, Léon VACHET, Christian VANNESTE, Jean-Sébastien VIALATTE, René-Paul VICTORIA, Philippe VITEL, Gérard VOISIN, Michel VOISIN, Michel ZUMKELLER, cliquez ICI.

 

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11 juin 2006 7 11 /06 /juin /2006 21:27

Toutes les initiatives visant à créer un statut de directeur d'école doivent être prises en considération. Trop rares sont les occasions pour qu'on les boude.

Récemment, monsieur Alain Ferry, député du Bas-Rhin, a récidivé en déposant, pour la seconde fois, une proposition de loi relative au statut des directeurs d'école. Ne nous berçons pas d'illusions. Le gouvernement reste maître de l'ordre du jour des textes examinés par les assemblées. Faut-il pour autant nous résigner ?

En septembre 2002, 118 députés ont déposé une proposition de loi similaire. Ces parlementaires sont déjà sensibilisés au problème de la direction d'école. Il nous a semblé utile de les relancer.

Nous proposons, à tous ceux qui veulent encore y croire, d'envoyer à ces 118 députés le courrier ci-dessous :

Madame la députée, Monsieur le Député,

En septembre 2002, vous avez déposé une proposition de loi d'orientation relative au statut, à la formation et à la protection juridique des enseignants exerçant des fonctions de directeur d'école. Sans succès, hélas !

Le 10 mai 2006, un protocole proposé par le ministère a été signé par le seul syndicat SE-Unsa, très minoritaire dans la profession. Alors que, bon an mal an, 5 000 postes de direction ne sont pas pourvus, les mesures annoncées par monsieur le ministre de l’Education nationale ne sont pas de nature à répondre aux attentes des directeurs d’école et ont même contribué à les remobiliser pour dénoncer massivement ce protocole.

En effet, la création d’un emploi vie scolaire, précaire, sans formation et sans diplôme minimum requis, risque d’être une charge supplémentaire pour le directeur. L’attribution d’une journée de décharge hebdomadaire pour les écoles de 4 classes serait réellement appréciée si elle était assurée par un maître formé et non par un élève professeur d’IUFM. La revalorisation de 20 % de l’indemnité de sujétions spéciales ne représente que 15 € par mois soit 0,51 € par jour…

Nous nous adressons à vous maintenant parce que vous avez témoigné une certaine sensibilité à ce problème en 2002 lorsque vous avez déposé une proposition de loi d'orientation relative au statut, à la formation et à la protection juridique des enseignants exerçant des fonctions de directeur d'école.

Dans l’exposé des motifs, vous notiez :

« Alors que le contexte d'exercice du travail n'a cessé de se dégrader, l'attachement à leurs missions demeure sensible pour la majorité des directeurs d'école. Un récent sondage réalisé par une association rassemblant de nombreux directeurs d'école montre qu'ils ont le sentiment de ne pas disposer des moyens administratifs nécessaires à l'accomplissement des missions qui leur incombent. La définition même du statut et des responsabilités qui en résultent, s'avère dépassée. Le régime des décharges totales ou partielles d'enseignement est lui aussi inadapté comme le sont d'ailleurs les mécanismes indemnitaires censés compenser les charges et astreintes inhérentes aux fonctions.

Il ne s'agit donc pas de procéder au seul toilettage des textes en vigueur mais de mettre en oeuvre une série de mesures de revalorisation en rapport avec un travail d'encadrement et de conception.

A terme, toute véritable reconnaissance du métier de directeur d'école suppose la mise en place d'une filière de professionnalisation des fonctions tant du point de vue de la formation que de l'avancement et des rémunérations.
L'ambition de la présente proposition de loi est d'engager ce mouvement dont l'urgence ne peut plus être dissimulée
 ».
Très récemment, votre collègue député du Bas-Rhin, monsieur Alain Ferry, vient de déposer, pour la seconde fois, une proposition similaire.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir adhérer à sa démarche et l’appuyer pour qu’enfin le problème de la direction d’école trouve une ébauche de solution.

Vous remerciant de l’intérêt que vous manifesterez à vous saisir du dossier,

Je vous prie de croire, madame la députée, monsieur le député, en l’assurance notre considération.

 

Pour envoyer rapidement ce courrier, en un seul envoi à l'ensemble de ces parlementaires, il suffit de copier-coller les adresses ci-dessous dans votre messagerie. Puis de faire la même chose avec la lettre à envoyer. Vous pouvez naturellement la modifier.

 

Si le texte vous convient, un clic sur "envoyer" et c'est tout.

Adresses électroniques des 118 députés :

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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 10:49

PROPOSITION DE LOI

 

établissant les prérogatives
des
directeurs d'école du premier degré,

 


(Renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales,
à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais
prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

 

PRÉSENTÉE

 

par M. Alain FERRY

 

Député.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

Mesdames, Messieurs,

 

De toutes les démocraties, la France est celle qui attache le plus d'importance à l'école.

 

Depuis la Révolution, l'instruction publique a été chargée de former les futurs citoyens et d'accorder à chacun les moyens d'une promotion sociale.

 

Amorcée par Guizot sous la monarchie de Juillet, cette conception de l'école s'est développée aux débuts de la IIIe République à l'initiative de Jules Ferry.

 

C'est au ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche qu'incombe aujourd'hui cette mission. Or, chacun sait que l'enseignement connaît actuellement une crise profonde, qui remet en cause un des fondements de notre société.

 

De tous les aspects de cette crise, un demeure cependant peu connu des Français : la situation des directeurs d'école du premier degré.

 

La charge de travail et les responsabilités se sont considérablement accrues depuis 10 ans.

 

Le directeur doit assurer la coordination entre enseignants et communiquer à ceux-ci les instructions, objectifs et programmes officiels.

 

Responsable de l'accueil et de la sécurité des élèves, il est l'interlocuteur des parents d'élèves, du maire, des associations culturelles et sportives, des aides-éducateurs. Il peut également intervenir dans l'élaboration des contrats éducatifs locaux. Son rôle revêt de surcroît une importance capitale dans les communes ou quartiers défavorisés.

 

Enfin, alors que les établissements d'enseignement du second cycle bénéficient d'un personnel spécifique en matière de surveillance et d'administration, dans le premier degré le directeur d'école assume seul toutes ces fonctions dans un « flou juridique ». Le directeur d'école est responsable de la sécurité des biens et des personnes, il doit signer seul les autorisations de sortie sans règles précises. Le directeur - ou l'école, sous sa responsabilité - manie souvent des sommes d'argent non négligeables sans avoir la qualité de comptable public ; la formule des coopératives scolaires est parfois l'objet de vives critiques des juristes.

 

On pourrait donc croire que ce dernier dispose en contrepartie d'un statut spécifique qui prenne en compte ces sujétions et s'attache à résoudre ces problèmes.

 

Mais tel n'est pas le cas : pour qu'un directeur d'école bénéficie d'une décharge complète d'enseignement, il faut que l'école comporte au moins 14 classes, soit environ 350 élèves. Le plus souvent, ces tâches s'ajoutent donc à l'enseignement que les intéressés doivent dispenser. De surcroît, leur formation est quasiment inexistante, alors même qu'être directeur d'école devient un véritable métier.

 

Il n'est donc pas étonnant de constater une pénurie de volontaires pour assurer cette fonction pourtant essentielle. On estime à 4 000 aujourd'hui le nombre d'écoles primaires sans directeur. Il est donc urgent de doter les directeurs d'écoles primaires de prérogatives qui répondront à ces besoins.

 

C'est pourquoi j'ai l'honneur de vous demander, Mesdames et Messieurs les députés, mes chers collègues, de bien vouloir adopter la présente proposition de loi.

 

PROPOSITION DE LOI

 

Article 1er

 

Il est créé un régime juridique des directeurs d'écoles du premier degré pour les établissements maternels et élémentaires.

 

Article 2

 

Les institutrices, instituteurs et professeurs des écoles peuvent prétendre à la direction d'un établissement du premier degré sous réserve d'être titulaires depuis trois ans au moins. Ces conditions d'ancienneté sont appréciées à la date du 30 juin de l'année au titre de laquelle les listes d'aptitude sont établies.

 

Article 3

 

Les institutrices, instituteurs et professeurs des écoles qui se sont portés volontaires doivent faire preuve de leur compétence pédagogique au cours d'un stage de formation d'un an. Ce stage sera sanctionné par un diplôme professionnel.

 

Au terme de ce stage, les candidats sont inscrits sur une liste d'aptitude correspondant à leur catégorie. Ils doivent poser leur candidature à un poste de direction d'établissement dans les cinq années qui suivent.

 

Article 4

 

Les conditions d'exercice de la fonction de directeur d'école du premier degré seront déterminées par un décret en Conseil d'État.

 

Article 5

 

Les conditions d'attribution des décharges d'enseignement sont les suivantes :

 

1° Une décharge complète lorsque l'école comporte neuf classes ou plus ;

 

2° Une demi-décharge lorsque l'école comporte de cinq à huit classes ;

 

3° Un quart de décharge lorsque l'école comporte moins de cinq classes.

 

Article 6

 

Les enseignants qui exercent en classe unique bénéficient de plein droit des dispositions de la présente loi.

 

Article 7

 

Les nominations aux fonctions de directeurs d'écoles sont prononcées par le recteur d'académie.

 

Article 8

 

Le coût éventuel engendré par la présente loi sera, le cas échéant, compensé à due concurrence par une augmentation des droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

 

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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 22:49

On ne sait quelle mouche a pu piquer nos syndicalistes du SE-Unsa et du SNUipp pour les rendre à ce point imprévoyants en allant se fourrer dans le traquenard des négociations les 10 et 11 avril…

L’un de ces syndicats ne s’en est pas encore remis… Il coule. L’autre essaie tant bien que mal de refaire surface en s’appuyant sur la tête du premier avec l’espoir de le noyer définitivement… Situation cocasse qui serait risible s’il n’y avait les conséquences que l’on sait pour les directeurs !

Si nos syndicalistes n’ont pas l’esprit assez clair pour éviter les guêpiers, qu’ils consultent les directeurs ! Cela leur éviterait bien des déconvenues. Il est vrai, que chez eux, il existe probablement des voyantes pour les conseiller et orienter leurs choix.

                                                         

Rappelons-nous. Déjà, dans la revue « Fenêtre sur Cours » n° 268 du 7 mars 2005, Charlotte Bœuf affirmait : « Le SNUipp a rappelé que la majorité des directeurs est en grève administrative, avec le soutien des équipes, non pas pour obtenir un statut à part mais du temps supplémentaire pour le fonctionnement de l’école et une meilleure reconnaissance de leur fonction ».

Ils sont vraiment incorrigibles, les Secrétaires nationaux du SE-Unsa et du SNUipp… S’ils n’existaient pas, faudrait les inventer.

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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 21:46

Un peu partout en France, le mouvement de recrutement est lancé. Les hésitations sont fortes chez un grand nombre de directeurs.

En effet, beaucoup d'entre eux ont l'impression d'être tombés dans un piège. Un piège tendu par le ministère et le SE-Unsa... Une grande confusion règne dans les esprits. Rappelons-nous que les EVS ont été présentés comme une "aide à la direction". La plupart des directeurs savent que loin d'être une aide, l'EVS sera une charge supplémentaire, sans véritable intérêt dans leur fonction. Le directeur devra expliquer, préparer, vérifier... Il devra continuer à rester disponible pour répondre aux divers interlocuteurs (parents, collègues, personnels de service, mairie, inspection...).

Ce dont a besoin le directeur, ce n'est pas tant d'une personne qui lui décroche le combiné du téléphone pour le lui passer ensuite mais plutôt de temps. Du temps pour lui permettre de s'atteler à une tâche, une seule à la fois et l'effectuer correctement.

Bien que conscient de l'inadéquation de cette aide qu'on lui "offre" avec insistance, certains directeurs n'en restent pas moins soucieux de bien faire fonctionner leur établissement et se disent qu'un moyen supplémentaire, même inadapté, c'est mieux que rien. Le piège se referme.

Nous publions, ci-dessous, quelques commentaires de collègues que notre correspondant du Nord nous a fait parvenir ce soir. Ils témoignent du désarroi dans lequel se trouvent certains directeurs.

Pour ma part, ce sera non.... sans aucun état d'âme!!!

Ne vous laissez pas abuser par cette pseudo aide qui a été avancée pour réduire artificiellement le chômage avant tout, et pour essayer d'avoir la paix avec les syndicats ( plutôt LE syndicat ) ...mais certainement pas pour aider véritablement les directeurs dans leur tâche!

J'ai refusé car les EVS ne pourront rien rédiger à notre place, ils ne recevront aucune formation (avoir fait des photocopies dans une école ne remplira pas leur CV) et après avoir refusé le CPE : que dire de ce contrat pour des jeunes qui sont en échec par rapport au système scolaire ?

Ce n’est pas un moyen supplémentaire c’est une charge de plus pour les directeurs

Quelques pistes pour une réponse qui pour moi est claire.

Quelle sera la motivation d'un hyper précaire à 20h/semaine payé un demi SMIC, pour un contrat de six à dix mois sans avenir ni formation qualifiante?

Contrairement aux emplois jeunes aide éducateur recrutés parfois à Bac ++++, les EVS seront issus du vivier de l'ANPE des jeunes sans diplôme ni qualification, en rupture de ban tant scolaire que social. Sauf à te transformer en éducateur, quelle tâche vas-tu pouvoir déléguer ?

Enfin ce dispositif est-il autre chose qu'un nième traquenard tendant à minorer les chiffres du chômage en période électorale ?

Tant sur le fond que sur la forme que sur le principe ma réponse est un non catégorique.

Pour te donner un ordre de grandeur, sur les 22 directeurs de ma circonscription, seulement 2 semblent avoir accepter de se faire un peu plus arnaquer...

Directeur d’une école de 9 classes, je me pose les mêmes questions. Faut-il accepter les propositions pourtant largement dénoncées ou entrer en résistance ?

Un moyen humain supplémentaire dans une école n’est jamais de trop mais sur qui allons nous tomber ? Quelles seront ses motivations ?

Je vous passe le fait que les élections c’est pour l’an prochain et que tout cela pourrait encore être remis en cause…

Les gens se dégonflent très vite devant quelques cacahuètes...

Je vais certainement faire tache dans ce concert de refus, puisque j'ai accepté, sans état d'âme non plus.

Vous dites non au CPE:moi aussi, mais le "jeune" qui n'aura le poste , lui avez-vous demandé son avis:peut-être qu'il galère depuis pas mal de temps...

Vous dites:je vais devoir le former. Oui. Mais en ne le choisissant pas trop mal, il pourra peut-être faire quelques photocopies, surveiller la récré, enregistrer un prêt de livres, ranger quelques rayonnages, accompagner une sortie etc. Tout cela ne nous demandera pas trop de formation, je pense.

Voilà une deuxième tache dans le concert de non. J'ai autant d'arguments pour accepter que d'arguments pour refuser et je peux me faire l'avocat des deux causes. Mais si mon fils ou ma fille était en recherche d'emploi, dix mois d'expérience dans un milieu de travail tel que le nôtre ne me semble pas négligeables. A nous de cibler les possibilités que nous offre une présence adulte en plus dans l'école. Les enfants en ont besoin.

Moi aussi j'ai dit oui. Et si  on me "colle" un PE2 comme 1/4 de décharge, en sachant donc qu'il ne sera pas là pendant deux fois trois semaines, une personne de plus sera la bienvenue. Mais je peux comprendre les appréhensions des collègues. Je suis peut-être naïve, c'est ma première année de direction. Mais ça ne pourra pas être pire qu'avoir un "directeur" trop jeune (parce qu'on a permis à un moment donné de donner ce poste à des PE sortants) derrière lequel il faut tout vérifier, chaque jour. Mais ça c'est mon vécu qui me fait dire ça. Et puis oui, je pense à certaines de mes collègues qui ont des maris chômeurs en fin de droits, il y en a autour de moi. Ce ne sont pas tous des "neuneus" je pense.

Peut-être aussi les inventaires de l'école (je n'ai pas le temps de faire ça sérieusement, c'est un boulot énorme; présence d'un adulte aux heures d'entrée et de sorties (dans une maternelle ce n'est pas négligeable avec l'afflux de parents dans les couloirs); gestion de la BCD et de l'informatique ... À méditer non ?

Qui peut se permettre de refuser une aide? Qui peut se permettre de refuser d'aider?

Si cela me demande un peu plus de travail dans un premier temps je peux l'accepter.

Je suis en REP et les élèves de mon école ont besoin de cette aide supplémentaire.

Les aides éducateurs n'ont pas eu un gros succès au départ, on les regrette aujourd'hui.

Cinq sont passés par mon école, trois sont aujourd'hui profs des écoles, une agent territoriale et un employé par une grande compagnie d'assurance.

J'aimerais très sincèrement poursuivre sur cette voie.

Ces quelques témoignages, parmi tant d'autres, montrent la grande misère de la direction d'école. L'idéologie dominante, encore présente dans les instances syndicales, continue de brouiller les esprits. La confusion reste importante entre direction et fonctionnement de l'école. Elle est entretenue par les syndicats majoritaires qui y trouvent leur raison d'exister. Chez certains de collègues, la culture de la direction d'école commence seulement à poindre.

 

Beaucoup de directeurs sont tentés de "prendre" un EVS pour améliorer le fonctionnement global de l'école. Ils le font par conviction, bien évidemment, mais peut-être également par crainte d'être incompris de leurs adjoints. Par générosité aussi vis à vis de ces jeunes qui sont sans emploi et qu'un demi SMIC aiderait à sortir, momentanément, la tête hors de l'eau. C'est beau, c'est grand, c'est généreux.

 

Malheureusement, ces directeurs semblent avoir vite oublié le long combat contre le CPE. Peut-être même y ont-ils participé. Leur sens de la justice sociale risque d'être mis à mal car ces "contrats d'avenir" sont précaires en plus d'être sous-payés. Certes, un demi SMIC, c'est "mieux que rien". Mais l'accepter dans ces conditions, c'est cautionner la précarité ! La course aux bas salaires peut ainsi se poursuivre. Si dans un an on nous annonce que le financement ne permet plus d'attribuer qu'un quart de SMIC pour le même travail, faudra-t-il encore l'accepter car ce serait toujours mieux que rien ?

Malheureusement aussi, ces directeurs tentés d'accepter l'EVS oublient le motif de la grève administrative et la mobilisation contre le protocole signé finalement par le SE-Unsa. Ils doivent savoir qu'ils cautionnent cet accord même si c'est partiellement. C'est l'acceptation globale qui en  restera le point marquant. Ils doivent prendre conscience que le gouvernement et son acolyte, le SE-Unsa, auront muselé les directeurs pour de très longues années.

 

 

La politique des petits pas... De très petits pas ! Tout ça pour ça ? Dommage ! Faut-il que la direction d'école soit dans un état calamiteux pour qu'on daigne se baisser pour ramasser les miettes qu'on nous jette avec un tel dédain !

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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 21:27

Le forcing commence... Dans chaque académie, les machines à recruter se mettent en marche. Il faut faire vite !

Tout va vite dans notre Education nationale... Les négociations se terminent en quelques heures les 10 et 11 avril. Le lendemain, le protocole est immédiatement présenté comme porteur "d'avancées" et la direction d'école enfin reconnue, nous affirment Messieurs Moindrot et Bérille. Les secrétaires nationaux du SE-Unsa et du SNUipp multiplient les interventions médiatiques. Les pseudo consultations sont rondement menées. Tellement vite que le SE-Unsa arrête la sienne avant la fin des vacances de Pâques. Dans la foulée, il annonce qu'il signera. On attend encore la transparence des résultats de ces deux syndicats.

Le gouvernement a maintenant le champ libre pour recruter les EVS et infléchir, au plus vite, la courbe du chômage. Le temps presse. La campagne électorale se profile à l'horizon. Les bataillons d'EVS doivent être recrutés pour le 15 juin.

Nous allons bientôt recevoir les offres de l'ANPE. Les directeurs français seront enviés dans toute l'Europe... Quelle que soit la taille de l'école et son nombre d'élèves, chaque directeur sera flanqué d'un(e) "secrétaire de direction"... Bien entendu, il ne faudra pas être trop regardant sur leur formation... Aucun diplôme mimimum n'est requis ! Si vous en attendez une aide administrative, assurez-vous que votre EVS sait lire et écrire et qu'il ne fait pas partie de la cohorte de ceux qui quittent chaque année le système éducatif dans le dénuement le plus complet...

Les emplois vie scolaire, c'est quoi ?

 

 

 

Dans le cadre de la Bataille pour l'emploi et du plan de cohésion sociale, le Ministère de l'éducation nationale propose 45 000 emplois vie scolaire dans toute la France.

 

Si vous avez des difficultés pour trouver un emploi, vous pouvez être recruté ! Il n'y a pas de diplôme minimum requis ni de limite d'âge pour postuler.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les emplois vie scolaire sont des postes dans les écoles, les collèges et les lycées.

 

Les fonctions possibles, selon les besoins de l'établissement et votre profil, sont les suivantes :

 

•  aide aux élèves handicapés
•  assistance administrative, notamment aux directeurs d'école primaire
•  aide à l'accueil, à la surveillance et à l'encadrement des élèves
•  participation à l'encadrement des sorties scolaires
•  aide à la documentation
•  aide à l'animation des activités culturelles, artistiques ou sportives
•  aide à l'utilisation des nouvelles technologies.

 

 

 

 

Voici le type d'offre qui va vous parvenir si vous êtes intéressé.

 

 

 

Lieu de travail

 

 

 

71 - MONTCEAU-LES-MINES

 

 

Type de contrat

 

 

CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 12 MOIS

 

 

Nature d'offre

 

 

CONTRAT AVENIR

 

 

Expérience

 

 

DEBUTANT ACCEPTE

 

 

Formation et connaissances

 

 

 

 

Autres connaissances

 

 

PRATIQ. TRAIT.TEXTES SOUHAITE(E) PRATIQUE TABLEUR SOUHAITE(E)

 

 

Qualification

 

 

Employé qualifié

 

 

Salaire indicatif

 

 

HORAIRE 8,03 Euros (52,67 F)

 

 

Durée hebdomadaire
de travail

 

 

26H00 HEBDO 26 H HEBDO ANNUALISEES

 

 

Déplacements

 

 

 

 

Taille de l'entreprise

 

 

1 OU 2 SALARIES

 

 

Secteur d'activité

 

 

ENSEIGNEMENT PRIMAIRE

 

 

 

 

Un slogan disait "à la SNCF, tout est possible". On pourra bientôt clamer nous aussi : "Dans l'Education nationale, sans diplôme ni formation, vous pouvez devenir assistant(e) de direction"... On appelle cela un "emploi qualifié".

Quel mépris pour les directeurs !

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