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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 14:30

Quelques esprits chagrins pensent avoir trouvé la faille pour pouvoir contester la consultation Ifop commandée par le GDID. Leur critique se résume en ce qu’ils croient être un argument : « quand on commande un sondage, on sait ce qu’on veut y trouver et on le trouvera… ».

C’est faire peu de cas de l’honnêteté des instituts qui réalisent ces enquêtes. Quel intérêt pour la Sofres, l’Ifop, Ipsos, LH2, le CSA et les autres de faire plaisir à leurs clients ? Pour nuire à leur image de marque et à leur crédibilité qui sont leur fonds de commerce ?

Bref, si ces esprits chagrins croient avoir trouvé là une stratégie de riposte, autant leur conseiller d’en changer tout de suite, parce que sur ce terrain ils n’iront pas bien loin !...Quand on se sait désavoué sur le fond, on s’en prend à la forme, voilà une vieille technique qui ne trompe plus personne.

Sur le fond justement, les enquêtes sont utilisées pour rechercher des réponses à des questions qui préoccupent telle ou telle partie de l’opinion. Dans le cas de la consultation du GDID, deux questions apparaissent essentielles :

               -          comment sont perçues les mesures contenues dans le protocole ?

           -          les directeurs d’école sont-ils favorables à un statut ?

La première parce que le SE-Unsa a signé ce protocole dans lequel il voyait des « avancées à engranger » et la seconde parce que les syndicats majoritaires répètent et martèlent que les directeurs ne veulent pas de statut.

Dans les deux cas, ces organisations syndicales parlent au nom des directeurs. S’agissant des mesurettes, les pseudo consultations de mai dernier ont amusé la galerie. Concernant le statut, personne ne nous a jamais interrogés. Les syndicats pensent, parlent et agissent à notre place !

Quand les études sont diligentées auprès d’instituts ayant pignon sur rue, on peut, au moins, être rassuré quant à leur garantie de sérieux, de rigueur et de transparence. Est-ce le cas lorsqu’elles sont organisées « en interne » par telle ou telle organisation ET pour son propre compte ?

Lorsque le SE-Unsa et le SNUipp ont mis en place leur stratagème de consultation en mai dernier, n’avaient-ils pas en tête les résultats avant même de poser les questions ? N’avaient-ils pas pipé les dés en décidant de consulter l’ensemble de la profession sur des problèmes ne concernant que les directeurs ? Leurs consultations offraient-elles le minimum de rigueur indispensable à ce type d’opération ?

Ces mêmes organisations syndicales sont-elles, aujourd’hui, crédibles pour porter la contestation sur ce sujet ? Ont-elles montré l’exemple de rigueur et de transparence pour se permettre de jeter l’opprobre sur la consultation du GDID ? Craignent-elles à ce point d’être désavouées par les directeurs d’école qu’elles ne l’ont pas organisée elles-mêmes ? Qu'elles n’en prennent pas ombrage mais qu’elles en retirent une leçon de démocratie ! Alors, peut-être, elles verront revenir les adhérents qu’elles ont abandonnés sur le bord du chemin syndical au fil des ans…

Dans tous les cas, cette malheureuse tentative de critique préventive est déjà un premier signal donné bien malgré elles par les organisations syndicales… un signal de panique

 

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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 22:42

Deux reportages ont été consacrés ce jour au malaise des directeurs d'école.

Ce midi, dans le JT de FR2 et ce soir dans le JT de TF1.

Pour écouter ces reportages, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessus.

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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 22:05

La consultation des directeurs confiée à  l’Ifop par le GDID nous remet en mémoire la parodie de consultation organisée par le SNUipp pour son propre compte en mai dernier. Ceux qui s’en souviennent en rient encore…

 

Ces deux consultations n’ont en commun que le nom et rien d’autre. Elles ne sont comparables ni sur le fond, ni sur la forme.

 

Sur le fond :

Alors que le GDID ne consulte que les directeurs, le SNUipp a consulté l’ensemble de la profession. En effet, ce syndicat ne connaît pas les directeurs. Il utilise toujours l’expression toute faite « direction et fonctionnement de l’école ». Il lui semblait indispensable que tous les enseignants se prononcent sur les propositions ministérielles destinées, rappelons-le, à venir en aide aux directeurs.

Mais avant de se prononcer sur ces mesures, le SNUipp avait besoin de connaître l’avis des collègues adjoints sur le protocole. Ces derniers étant beaucoup plus nombreux que les directeurs, c’est leur avis qui risquait de primer.

C’est ainsi que le SNUipp a interrogé les collègues adjoints sur des sujets ne concernant que les seuls directeurs :

« L’attribution d’un quart de décharge aux directeurs des écoles de 4 classes vous paraît-elle acceptable ? »

 « L’augmentation de 20 % de l’ISS pour tous les directeurs vous paraît-elle acceptable ? »

« La réalisation d’un vade-mecum juridique du directeur d’école vous paraît-elle acceptable ? »…

Grotesque ! En quoi ces questions intéressaient-elles les collègues adjoints ? Si ce n’est dans le but de nier l’existence même des directeurs conformément à l’idéologie du SNUipp !

Tout en revenant sur les mesurettes ministérielles que le SE-Unsa considère comme des avancées, le GDID a le courage de poser la question essentielle : les directeurs réclament-ils ou non un statut ? Aveuglés par leur idéologie, les syndicats majoritaires affirment mordicus que les directeurs n’en veulent pas !

 

Sur la forme :

Ce qui caractérise surtout la consultation du SNUipp, c’est son absence totale de rigueur. Pour s’identifier, il suffisait d’inscrire une adresse mail (qui « servira à la validation de votre participation » était-il indiqué) et le département d’exercice. Il n’était même pas demandé l’adresse officielle de l’école.

Les « directeurs en lutte » ont testé le dispositif. N’importe quelle adresse faisait l’affaire. Quand on sait que l’on peut se créer quantité d’adresses en un seul clic chez Yahoo, à La Poste ou ailleurs… La même adresse pouvait également être utilisée plusieurs fois en changeant le numéro du département… Nous avons aussi demandé à des personnes étrangères à l’Education nationale de répondre à cette consultation. Elles l’ont fait sans le moindre problème.

Même absence de rigueur dans les autres questions d’identification ! Réponse individuelle ou collective, nombre de participants…

 

Et quels résultats pouvait-on attendre d’une telle consultation ? Le SNUipp serait-il en mesure de fournir des réponses cohérentes ? Eh bien oui ! sans aucune gêne, sans le moindre scrupule, le SNUipp a communiqué de beaux tableaux remplis de chiffres très précis indiquant à l’unité près le nombre de participants aux différentes questions ! A mourir de rire !

 

Réponses individuelles

 

10608

 

 

 

 

Directeurs

 

7277

 

68,60%

 

Adjoints

 

2856

 

26,92%

 

?

 

475

 

4,48%

 

 

 

 

Réponses collectives papier       483

 

soit 2732 participants

 

 

 

 

Réponses collectives Internet     339

 

soit 1373 participants

 

 

 

 

 

 

 

Total         14713    réponses

 

Bref ! Une consultation « Canada Dry » : l’allure d’une consultation, la forme d’une consultation, mais pas une consultation !

 

Rien à voir, mais alors RIEN A VOIR avec la consultation commandée par le GDID à l’Ifop.

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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 22:02

Selon qu'on a apposé sa signature au bas du protocole (SE-Unsa) ou refusé de le signer après bien des hésitations (SNuipp), ou encore qu'on participe à son financement (Conseil Général), l'idée qu'on se fait de cette mesure est radicalement différente...

1- Le point de vue du SE-Unsa n° 97 de "l'enseignant" (août-septembre 2006)

"Dans le courant du mois de juin, les inspecteurs d'académie se sont lancés dans la campagne de recrutement des Evs. Les écoles avaient le choix de refuser cet emploi de vie scolaire, dédié à l'assistance aux directeurs d'école. A ce jour, nous n'avons pas de chiffres précis sur le nombre d'Evs recrutés. Mais, selon les premières remontées, nous constatons qu'une large majorité de directeurs a accepté cette aide supplémentaire, compte tenu de tout le travail administratif chronophage qu'ils ont à gérer en plus de l'animation pédagogique".

2- Le point de vue du SNUipp du Nord

"EVS - Contrat d’avenir. L’aide au fonctionnement et à la direction d’école est une demande forte des écoles : aide administrative, BCD, informatique, accompagnement... Le besoin d’emplois nouveaux avait été mis en évidence au moment des aides éducateurs. Pour qu’elle soit de qualité, cette aide doit s’appuyer sur un emploi pérenne et qualifié. Les contrats des EVS sont des contrats de 10 mois sans formation avec garantie de chômage, payés au SMIC horaire sur une base de 26h par semaine, le CPE ferait presque pâle figure à côté. Continuons à affirmer notre exigence de nouveaux emplois statutaires".

3- Le point de vue du financeur

Quel avenir pour les "contrats d'avenir" dans le Nord ?

Depuis quelques mois, le Conseil Général du Nord par la voix de son Président Bernard DEROSIER refuse de signer avec l’Etat les conventions permettant la mise en œuvre des contrats d’avenir.

Le Président DEROSIER dénonce avec fermeté la non prise en charge intégrale de l’Etat du transfert des coûts du RMI . La signature d’un contrat d’avenir ne doit pas avoir pour objet de permettre à l’Etat de ne plus financer la compensation du RMI au département alors que la charge financière demeure. "J'emploie un mot fort : c'est une escroquerie", a-t-il déclaré à la télévision (M6).

 

Dans son édition du 05/09, la "Voix du Nord" fait un récit de la lutte qui oppose l'Etat au Président socialiste du Conseil Général du Nord.

"Ils sont restés à la porte...

Pour eux aussi, ce devait être jour de rentrée, synonyme de nouveau départ. Après plusieurs mois d’espoir, cent cinquante-huit RMistes du Nord, censés épauler le personnel enseignant dans diverses activités, sont finalement restés à la porte des écoles. Sans grand espoir pour leur avenir. La raison : le refus, par le président du conseil général, de signer de nouveaux contrats aidés… avant que l’État ne revoie sa position.

Au départ, il y a la loi Borloo qui prévoit la création dans l’académie de Lille de 4 100 emplois de « vie scolaire », destinés en priorité aux personnes en difficulté sociale. Avec l’objectif qu’elles donnent un coup de main dans divers domaines : aide administrative, aide à l’accueil des élèves et aux activités… Une aubaine pour les établissements scolaires qui ont très vite passé en revue leurs besoins. « À la fin du mois de juillet, 977 dossiers avaient été bouclés dans le Nord », explique Michel Soussan, inspecteur académique du Nord. Des dossiers bouclés et des recrutements lancés par les ANPE, en lien « avec les inspecteurs de circonscription et les directeurs d’école ».

Les choses sont allées très loin, comme pour cette maman de Caudry : « J’avais signé une convention fin juin… on m’avait donné mes horaires. Je commençais le 1er septembre. » Vendredi, elle s’est donc présentée à l’école … où le directeur l’a renvoyée chez elle.

Il manquait à son contrat la signature de Bernard Derosier, président du conseil général, financeur de cet emploi, comme des 157 autres bloqués.

Bernard Derosier justifie sa position : « Actuellement, c’est le Département qui finance le RMI, en recevant une compensation de l’État. Les RMistes peuvent signer ce type de contrat, tout en continuant de percevoir leur allocation, sauf qu’alors… l’État ne compense plus. » Pour Bernard Derosier, il y aurait donc un tour de passe-passe financier, même s’il précise quand même : « J’ai signé 5 000 contrats d’avenir (1) dans le département… » Sans imaginer « qu’il n’y aurait pas de compensation de la part de l’État. » Cette fois, il jure que « si l’État ne change pas de position, il n’en signera plus ».

 

L’Éducation nationale est donc visiblement allée trop vite en besogne, même si Michel Soussan précise avoir envoyé aux directeurs « la liste des contrats dûment signés », deux ou trois jours avant la rentrée. Visiblement, il y a eu quelques ratages… et beaucoup de déçus des deux côtés".

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 14:51

Dans son numéro 100 de « LA BOUTEILLE A L’ENCRE », le GDID annonce qu’il a commandé un sondage à l’Ifop. Sur son site, le GDID précise que ce sondage sera réalisé, à partir du 11 septembre, auprès de 42 000 écoles. Probablement ce nombre correspond-il aux écoles connectées à Internet puisque nous serons appelés à répondre à ce questionnaire via le Net. 

Petite précision de vocabulaire : il ne semble pas s’agir ici d’un sondage mais d’une consultation. En effet, un sondage est une enquête réalisée auprès d’un échantillon donné (1 000 personnes, par exemple). Mais ne jouons pas sur les mots : sondage ou consultation, peu importe. L’essentiel est que la profession soit consultée et cela semble le cas dans ce qui nous est annoncé. 

 

« Les directrices et directeurs d’école doivent être consultés ! » réclame le SNE. Nous ne pouvons qu’adhérer à cette exigence.  

 

« On ne gouverne pas avec des sondages », rétorqueront ceux qui en craignent les résultats. Erreur ! Tous nos gouvernants, de droite comme de gauche, font appel aux sondeurs pour connaître l’opinion des citoyens et surfer sur la vague et l’air du temps.  

 

Tous les prétendants au suffrage universel commandent des enquêtes pour ne pas commettre d’impair. Comme le soulignaient les journalistes réunis lundi soir (04/09) sur RTL, c’est d’ailleurs la raison qui explique l’étonnante ressemblance (à quelques nuances près) des propositions de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Tous deux se basent sur les souhaits des citoyens électeurs (cf « le vrai débat »).  

 

Eric Dupin (qui enseigne l’analyse des médias à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris) faisait déjà l’analyse suivante dans Le Monde, en 2002 : « C’est aussi la faiblesse des corps intermédiaires (partis, syndicats et associations) qui favorise la commande de sondages…  Le Parlement peine à jouer pleinement son rôle d’expression démocratique. Il en résulte un face à face brutal entre l’opinion et l’exécutif. Le cas des conflits sociaux est typique. L’usage a été pris de les faire arbitrer, grâce aux sondages, par « les Français ». Le pouvoir a du mal à résister à un mouvement de protestation populaire. Plus généralement, les gouvernants intériorisent fréquemment l’impossibilité d’agir contre le sentiment populaire du moment. Rocard avait même théorisé, en septembre 1990, qu’une réforme n’était légitime que si elle était acceptée par l’opinion ».  

 

Rêvons un instant que les directeurs d’école soient bien représentés par les syndicats « majoritaires ». Ces derniers entendraient leurs revendications et négocieraient pour les faire aboutir. L’amélioration des conditions de travail des directeurs conduirait, de facto, à un meilleur « fonctionnement de l’école » comme dit le SNUipp…  

 

Mais, voilà… La réalité est bien différente ! Les directeurs ne sont pas correctement représentés et les ministres successifs trouvent l’occasion bien belle de ne faire aucun effort budgétaire en leur faveur. Leur réponse est toujours la même : « on ne peut pas accorder un statut aux directeurs… leurs syndicats n’en veulent pas. »  

 

Le SNUipp va plus loin : il affirme que les directeurs eux-mêmes ne veulent pas de statut. Comment le sait-il ? Mystère ! Il n’a jamais consulté les directeurs sur ce sujet. Ce ne sont pas les quelques directeurs qui n’ont pas encore déserté les « syndicats dits majoritaires » qui peuvent lui être d’un grand secours pour appréhender l’opinion de toute la profession. Ils sont si peu nombreux. 

 

Alors, il faut croire que le SNUipp fait sienne la boutade prêtée au Général de Gaulle (lorsque je veux savoir ce que pense la France, je m’interroge) et qu’il la paraphrase ainsi : « lorsque je veux savoir ce que pensent les directeurs d’école, je m’interroge »…  

 

En tous cas, les syndicats devraient se réjouir de l’initiative du GDID. Ils sont tous attachés à la liberté d’expression, à la démocratie et ils devraient donc se féliciter que les directeurs d’école expriment leur opinion. Pour une fois qu’on leur permet de le faire !

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29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 15:51

Après l'effervescence de la fin d'année scolaire, les vacances auront-elles suffi à calmer les ardeurs des directrices et des directeurs d'école ?

Gilles de Robien en est persuadé. Tout comme il est persuadé que les mesures qu'il a présentées et qui ont été adoptées par la signature du SE-Unsa ont été finalement bien accueillies par la profession. Il en veut pour preuve le fait que 4 écoles sur 5 ont demandé un EVS. Pour lui, aucun doute, il est et restera le ministre qui a trouvé LA SOLUTION au long conflit qui oppose depuis tant d'années les directeurs à l'Administration. N'a-t-il pas augmenté de 20 % l'ISS, permis d'obtenir un quart de décharge aux écoles de 4 classes et offert une aide administrative à l'ensemble des directeurs ?

Un conseiller du ministre de l’Education nationale a en effet annoncé que "30.000 personnes" avaient été recrutées, en "emplois vie scolaire" (EVS), pour épauler les directeurs d'écoles, dès la rentrée.

 

41.000 écoles sur 52.000 ont demandé à pouvoir recruter un EVS, dont les embauches ont été débloquées à la suite d'un mouvement de grève administrative de six ans des directeurs d'écoles qui protestaient contre la lourdeur des nouvelles taches leur incombant.

 

Ces "contrats d'avenir" sont destinés prioritairement aux personnes relevant du RMI.

 

Voilà comment est brossé le tableau de l'action de Monsieur de Robien avec le concours et la complicité, faut-il le rappeler, du SE-Unsa. Cette version officielle court les rédactions des médias. Certes, au détour d'un reportage, quelques voix discordantes se font entendre. Il arrive même qu'un directeur soit interviewé pour exprimer le malaise bien réel de la profession.

Cependant, il y a fort à parier que dans quelques jours, lorsque les projecteurs des médias ne seront plus braqués sur la rentrée scolaire, les directeurs se retrouveront avec le problème laissé entier après la signature du protocole. Beaucoup se rendront compte que le recrutement d'EVS non qualifiés deviendra une charge supplémentaire pour le directeur. Cet emploi sera, bien entendu, utile à l'école, à l'équipe enseignante par les menus services qu'il sera amené à rendre au cours de la journée. Mais, il aura été détourné de sa vocation initiale : l'aide administrative au directeur ! Sans évoquer même la précarité de cet emploi créé pour 10 mois et dont on n'a aucune assurance sur sa pérennité après les échéances électorales...

Heureusement... le SGEN-Cfdt et le SNUipp, éternels "amis des directeurs", veillent... Ils grondent ! Ils ont fait une déclaration commune pour dénoncer la situation et appeler à débattre des actions à engager en faveur de la direction et... du fonctionnement de l'école. Direction et fonctionnement de l'école ne vont pas l'un sans l'autre... nous répètent-ils à l'envi.

Déclaration commune SNUipp-FSU/SGEN-CFDT

« Plus que jamais, les deux organisations font le constat que les mesures mises en place dans la précipitation par le Ministère ne répondent pas aux attentes des équipes enseignantes des écoles primaires. En cette rentrée, le dossier de la direction d’école reste sans réponse. Le nombre de postes vacants reste toujours aussi élevé. La mise en place de décharge dans les écoles à 4 classes constitue des réponses bien trop limitées et reposent sur de mauvaises solutions : la création d’emplois précaires pour une durée de 10 mois (EVS) et la remise en cause de la formation continue et initiale. C’est pourquoi, le SNUipp et le SGEN invitent l’ensemble de la profession à se réunir pour débattre des actions et des interventions à mettre en œuvre en faveur de la direction et du fonctionnement de l’école. Ils appellent à donner un nouvel élan à l’action de blocage administratif en refusant massivement de transmettre l’enquête lourde de rentrée. »

A noter une subtilité de langage : on ne parle plus de "grève administrative" mais de "blocage administratif"...

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 21:51

Pour l'ensemble des directeurs et directrices, les vacances seront les bienvenues. Tous terminent l'année scolaire très en colère contre le ministre de l'Education nationale qui leur a manifesté son manque absolu de considération. Beaucoup sont furieux contre les syndicats majoritaires qui, au mieux, les ignorent et au pire leur témoignent de l'arrogance.

L'épisode du protocole a ouvert les yeux de ceux qui n'osaient imaginer leurs représentants faire preuve à leur égard d'autant de désinvolture voire d'hostilité.

La signature du protocole a permis une prise de conscience collective : les directeurs sont seuls à se battre pour améliorer leurs conditions de travail. Ils ne peuvent compter ni sur le gouvernement, ni sur les prétendants à la présidence de la République (lire nos articles sur Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal), ni sur les syndicats... La pensée unique règne en maître !

Pour ce qui les concerne, les "directeurs en lutte" ne veulent pas baisser les bras. Nous poursuivrons notre bonhomme de chemin, forts du soutien de plus en plus important rencontré dans le pays. Nous savons pouvoir compter sur le soutien des centaines de lecteurs qui nous sont fidèles chaque jour.

Nous continuerons de dénoncer les mauvais coups portés contre la profession d'où qu'ils viennent, de droite comme de gauche.

Nous soutiendrons toutes les initiatives allant dans le sens d'une reconnaissance de notre métier, d'où qu'elles viennent, de droite comme de gauche.

Nous pensons que la reconnaissance du directeur d'école passe par un statut, indispensable à une véritable reconnaissance et à une amélioration de nos conditions de travail.

Après un repos bien mérité, les directeurs devront affronter les "avancées" du protocole. A toutes les directrices et à tous les directeurs, l'équipe des "directeurs en lutte" souhaite de bonnes vacances bien reposantes.

A bientôt...

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 21:48

Le SE-Unsa et le SNUipp gagneraient à faire profil bas pendant un certain temps ! Décidément, chaque fois qu'ils s'expriment, c'est pour nous abreuver de leur idéologie ou nous accabler de leur méconnaissance absolue du fonctionnement de l'école et du métier de directeur.

Les exemples foisonnent dans la prose syndicale. Nous n'en prendrons que deux. L'un concerne le SE-Unsa Loire, l'autre le SNUipp Nord.

Le SE-Unsa Loire veut régler ses comptes avec les autres syndicats et les associations de directeurs. La meilleure défense étant l'attaque, il se croit obligé d'écrire ceci :

"Pourquoi certains syndicats ou associations de directeurs cachent sciemment aux collègues le fait que la mise en place du stage filé des PE2 et le recrutement d’EVS ne sont pas du fait de l’accord signé (ils étaient décidés et mis en place par le ministère avant la signature de l'accord Direction), alors qu’ils ont en main, les circulaires qui le prouvent ? Pourquoi cette campagne de désinformation qui vise plus à discréditer le SE-UNSA qu’à vraiment faire avancer le dossier de la direction et du fonctionnement de l’école ?  

 

Ce dossier de la direction d’école illustre bien le sens du combat syndical au SE-UNSA. Nous avons participé activement à la négociation sur la base de nos revendications. Oui ! Nous avons décidé de façon responsable qu’il valait mieux engranger quelques avancées, car la politique du tout ou rien n’est pas la nôtre."

Si les "avancées" que constituent la mise en place des PE2 et le recrutement des EVS étaient déjà décidées, était-il nécessaire de signer le protocole ?

De fait, on est en droit de penser que le SE-Unsa a signé le protocole pour "engranger d'autres avancées" que celles déjà prévues... Et ces "quelques avancées engrangées", quelles sont-elles ? La revalorisation de 20 % (comme "ils" disent) de l'ISS et ... un vade mecum !

Tout ça pour ça ? Non ! Le SE-Unsa a aussi signé la fin de la grève administrative...

Irresponsable, le SE-Unsa, on le savait... Fallait-il qu'il s'en vante ? Il fait vraiment pitié.

Le SNUipp Nord a l'idéologie à fleur de peau. Elle transpire dès qu'un de ses membres prononce le mot "directeur". Ainsi, dans son bulletin départemental (Fenêtres sur Cours) n° 86 de juin 2006, à la page 6, un article traite de la répartition des élèves et de la répartition des classes.

L'auteur rappelle les textes (composition de l'équipe pédagogique, attributions du conseil des maîtres et du directeur). A recopier ces textes, le rédacteur de l'article a probablement sué toute l'idéologie de son corps puisqu'il y ajoute son commentaire que nous reproduisons intégralement :

"Le SNUipp demande la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision au sein de l'école. A cet effet, les textes régissant le rôle et les attributions du conseil des maîtres doivent être modifiés afin que celui-ci se saisisse et statue sur toutes les questions relatives à l'organisation et au fonctionnement de l'école. Du temps institutionnel doit être dégagé à cet effet."

Quelle sera la nouvelle étape franchie par le SNUipp ? Exiger la suppression des directeurs ? Saisir le conseil des maîtres pour débaptiser les "instituteurs chargés d'école" de leur appellation de "directeur" et la remplacer par "concierge" ?

Ah... si l'on n'avait pas le SE-Unsa et le SNUipp, faudrait les inventer... tant ils nous font rire ! Enfin, pas toujours... Pour l'instant, il serait préférable qu'ils se fassent oublier... La farce tourne au ridicule !

N'en jetez plus, la coupe est pleine.

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25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 19:02

Après avoir examiné les positions personnelles de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, au sujet du statut des directeurs d'école, les "directeurs en lutte" s'attachent à décortiquer le programme de leur parti respectif. Aujourd'hui, nous avons connaissance de celui du PS.

On vient de l’apprendre, moins d'un adhérent du Parti Socialiste sur deux s'est rendu aux urnes pour voter sur le projet présidentiel du mouvement. Parmi les nouveaux membres, le résultat est encore plus mauvais : seulement 46% de participation, alors qu'on aurait pu croire les petits nouveaux plus motivés que les anciens...

Cette faible mobilisation traduit un enthousiasme plus que modéré quant au projet du parti, et pour cause...Ce projet (ICI si vous souhaitez le lire) reste bien vague sur la plupart des sujets abordés. (source : « le vrai débat »).

Les « directeurs en lutte » se sont attachés à étudier de plus près la partie du projet concernant l’éducation.

« Pour répondre aux inquiétudes et aux attentes de nos concitoyens, nous ferons de l’Education Nationale notre première priorité. » Ainsi commence la partie consacrée à l’éducation.

Première surprise : Le PS a planché courant mai à Marseille sur son projet sur l'éducation en vue de 2007 en l'absence de ses présidentiables, au grand dam du premier secrétaire François Hollande qui a manifesté son agacement à leur égard. 

 

Deuxième surprise : La partie D « Améliorer le fonctionnement de l’Education nationale concernant les personnels ne contient que généralités et banalités. »

 « Les personnels de l’Education nationale concourent, chacun à leur place, à la réussite scolaire. Les enseignants ont un rôle majeur dans la transmission du savoir et dans l’éducation des futurs citoyens. Les conditions de leur métier ont profondément changé. Il faut en tenir compte.

→ Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société.

→ Nous proposons de revoir les conditions d’accès aux métiers d’enseignant en rétablissant le pré-recrutement, et en améliorant la formation initiale des enseignants (IUFM). »

Troisième surprise : Lors de l’élaboration du projet (en l’absence des éléphants du parti), l’atelier 3 était consacré à « enseigner aujourd’hui ». Le PS avait invité des « experts » pour l’aider à débattre de son projet. La liste des invités à l’atelier 3 est intéressante :

 

Atelier 3 : « Enseigner aujourd’hui », animé par Philippe DARRIULAT, responsable national aux Etats Généraux du Projet

Jean-Louis AUDUC, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil – Alain BECKER, secrétaire national du SNEP – Nicole BELLOUBET, ancienne rectrice – Jean Luc BÉRILLE, secrétaire général du SE-UNSA – Pierre FRACKOWIACK, inspecteur de l’Education nationale – Barbara LEFEVRE, professeure, auteure des « Territoires perdus de la République » – Gilles MOINDROD, secrétaire général du SNUIPP – Pierre OBIN, inspecteur général de l’Education nationale –Safia OTOKORE, secrétaire nationale adjointe au Sport Frédérique - ROLLET, secrétaire générale du SNES – Jean-Luc VILLENEUVE, secrétaire général du SGEN-CFDT

Lors de la présentation du protocole, les « experts » du SE-Unsa et du SNUipp ont montré leur méconnaissance totale du fonctionnement de l’école. Ils n’en ont d’autre vision que celle de leur idéologie.

Est-ce avec ces « experts » que l’on va améliorer l’image de l’école publique et redonner confiance à ses acteurs ?

Est-ce avec ces « experts » que nos représentants politiques vont réformer en profondeur l’Education nationale ?

Est-ce avec ces « experts » que les directeurs d’école peuvent espérer voir leurs conditions de travail s’améliorer ?

Voilà notre petit monde de l’éducation qui se mord la queue…

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 23:21

Un de nos correspondants qui avait écrit aux parlementaires cités dans un précédent article des "directeurs en lutte" nous a transmis copie de la réponse qu'il a reçue de monsieur Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône.

Nous la reproduisons ci-après.

Paris, le 20 juin 2006

GT/LRP/BT n°06/272

Madame, Monsieur,

C’est avec intérêt et une attention particulière que j’ai pris connaissance de votre courrier relatif aux attentes des directeurs d’école.

Comme vous le savez, la question des directeurs d’école n’est pas nouvelle pour moi. Pour être au contact régulier des enseignants et des directeurs d’école, je connais leurs problèmes et leurs attentes. Déjà en 2002, face à la mise en cause pénale de plus en plus fréquente de responsables éducatifs, j’avais déposé une proposition de loi d’orientation relative au statut, à la formation et à la protection juridique des enseignants exerçant des fonctions de directeur d’école. Fort de cette proposition de loi qui avait à l’époque reçu le soutien de 120 députés cosignataires, il m’a semblé indispensable, dès l’annonce par le gouvernement d’un projet de loi relatif à l’école, de mettre en place un groupe de travail afin, le moment venu, de faire des propositions concrètes et viables.

Il y a de cela un an, j’ai ainsi réuni à cinq reprises les représentants des directeurs d’école (associés au sein de la Fédération DEFI) et une centaine de parlementaires afin d’aborder l’ensemble des questions liées aux responsabilités des directeurs d’école, à leur recrutement et leur formation, à leur rémunération et leur régime de décharge. Nous avons pu, ce faisant, envisager dans son ensemble la question de la direction d’école.

Qu’il s’agisse de l’enseignement maternel ou élémentaire, la fonction de directeur d’école représente pour moi un échelon essentiel de la vie scolaire. Les enseignants qui assument ces responsabilités sont en effet les premiers interlocuteurs des parents d’élèves, des élus locaux et de nombreux intervenants sociaux.

Leurs tâches, déjà nombreuses, se sont considérablement alourdies au fil des années, leurs responsabilités ont évolué, aboutissant à une désaffection des candidatures et, par conséquent, à des vacances de postes -près de 5 000- qui perturbent le fonctionnement de nos écoles. La grève administrative commencée sous le gouvernement de Lionel JOSPIN et qui perdure depuis lors est le symptôme du profond malaise de la profession.

Parce que les directeurs d’école ont aujourd’hui le sentiment justifié de ne pas disposer des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, il convenait d’apporter à leur métier la reconnaissance qu’il mérite. Le sujet est vaste et le chantier considérable. La réunion de travail que les représentants des directeurs d’école ont eu avec le cabinet du Ministre, et les entretiens que j’ai eu avec le Ministre lui-même, ont permis de définir ce qui était envisageable et ce qui ne l’était pas, étant donné l’hostilité traditionnelle de certains partenaires sociaux vis-à-vis de toute avancée en matière de reconnaissance du statut de la direction d’école.

Le Ministre a notamment souligné que la direction d’école est un sujet qui fait naturellement l’objet d’une étude attentive de sa part. Des réponses ont d’ailleurs été apportées ces dernières années aux directeurs d’école à travers la facilitation de l’accès aux fonctions, l’extension des décharges aux écoles de cinq classes (pour un coût de plus de 1 000 emplois), l’augmentation et l’uniformisation de l’indemnité de sujétion spéciale pour un coût de plus de 24 millions d’euros...

Tout au long des réunions que nous avons tenues, la principale attente des directeurs d’école a cependant porté sur la reconnaissance spécifique et symbolique de leur métier. Contrairement aux principaux de collèges ou aux proviseurs de lycées, la fonction de directeur d’école maternelle ou élémentaire n’est pas en effet véritablement reconnue.

Parce que le projet de loi d’orientation n’abordait pas directement le cas de la direction d’école, il m’a semblé essentiel de proposer un amendement prévoyant qu’un « décret en Conseil d’Etat fixe les conditions de recrutement, de formation et d’exercice des fonctions spécifiques des directeurs d’école maternelle et élémentaire ». Cette mesure symbolique -mais essentielle- est celle que les directeurs d’école appellent de leurs vœux et à partir de laquelle d’autres avancées pourront être faîtes ultérieurement.

Lors de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école, l’amendement que j’ai déposé en faveur des directeurs d’école a reçu l’avis favorable du rapporteur et du Ministre et a donc pu être adopté grâce aux voix des députés UMP et UDF.

De façon beaucoup récente, le protocole d’accord qui a été signé prévoit une décharge des directeurs d’école de quatre classes un jour par semaine, le recrutement de 50 000 employés de vie scolaire, la réalisation d’un vade-mecum juridique et une augmentation de 20% de l’indemnité de sujétion spéciale.

En conclusion, je sais fort bien que ces réformes ne régleront pas toutes les difficultés et qu’elles ne satisferont pas toutes vos demandes. Mais je sais aussi que c’est une maladie bien française que de s’évertuer à élaborer une réforme parfaite, à tel point que jamais la réforme ne voit le jour… Il y a tellement de rattrapage à effectuer que les avancées en la matière ne peuvent être que progressives dans le contexte tendu que nous impose le refus systématique de certains syndicats à trouver une solution définitive à ce sujet.

Vous pouvez être assuré que je suis particulièrement touché par l’intérêt que vous portez au bien public et au soin que vous mettez à me faire part de vos remarques. C’est pourquoi vous trouverez toujours en moi un interlocuteur attentif à vos préoccupations de directeur d’école.

Demeurant attentif à cette question, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.

Guy TEISSIER

 Député des Bouches-du-Rhône

Soyez nombreux à soliciter le soutien de nos parlementaires.

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