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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 14:35

En septembre, à la demande du GDID, l'Ifop a réalisé une enquête inédite auprès de l'ensemble des directeurs. Il s'agissait d'une consultation en ligne à laquelle ont répondu 10 094 directeurs.

Dans sa synthèse, l'Ifop annonce un taux de retours de 24 % et précise que ce "taux de réponse apparaît particulièrement élevé".

Quelques détracteurs, ignorants pour certains, de mauvaise foi pour d'autres, ont ironisé sur ce nombre de réponses qu'ils considèrent comme faible et peu significatif. Leur objectif : ôter crédibilité et sens à cette consultation, première du genre, et qui les dérange par les réponses nettes qu'elle apporte.

Or, cette semaine, l'Institut d'enquêtes "BVA a réalisé une consultation inédite de l'ensemble des acteurs du monde pénitentiaire. Le dispositif reposait sur la consultation de l'ensemble des détenus dans les établissements en France".

La similitude de ces consultations ne s'arrête pas au fait que dans les 2 cas il s'agit d'une consultation auprès de publics auxquels on n'avait jamais donné la parole. Il suffit pour s'en convaincre de remplacer le mot "détenus" par le mot "directeurs" pour que la synthèse de BVA rejoigne, dans ses conclusions, celle de l'Ifop. Etonnant, non ? Voilà qui devrait rasséréner ceux qui émettaient des doutes sur la méthodologie de telles consultations...

En effet, que nous apprend BVA dans sa synthèse ?

BVA met en avant "un taux de retour exceptionnel de la part des détenus" : "1 détenu sur 4 a répondu à la consultation !"

"25 % des détenus en France ont répondu à la consultation. Ce taux de retour est exceptionnel à plusieurs titres :

1) Il témoigne d'une participation massive des détenus qui est sans commune mesure avec celle habituellement observée auprès du Grand public (5 à 10 % de taux de retour).

2) Ce taux de retour lève les doutes exprimés lors du lancement de l'opération quant à la mobilisation des détenus. Si le désenchantement des détenus est grand, ils ont cependant répondu en nombre et de manière très complète au questionnaire complexe qui leur a été proposé.

3) Il indique enfin, ce qui est confirmé par le contenu des réponses, que les détenus ont témoigné une grande confiance dans le dispositif."

Au-delà de cette confirmation méthodologique, les suites données à cette consultation largement médiatisée pourraient nous laisser croire, qu'aujourd'hui en France, un directeur d'école vaut moins qu'un prisonnier. Tant mieux pour les détenus. Mais cela nous en dit long sur l'état de notre société.

En effet, dès la publication des résultats de cette consultation qui révèle un malaise profond dans l'univers carcéral, le ministre de la Justice a annoncé, de façon salutaire, l'élaboration d'une Charte du détenu visant à l'amélioration de la situation dans les prisons.

A l'inverse, les directeurs n'ont pas pu compter sur une mobilisation aussi forte pour les soutenir. Le ministre a certes proposé d'ouvrir des discussions sur le statut des directeurs et le fonctionnement de l'école, mais le relais dans les médias est inexistant et surtout, comme à l'habitude, les syndicats freinent des quatre fers. Ils marquent ainsi leur mépris de l'opinion des directeurs pourtant très nettement exprimée dans la consultation.

Quand ils parlent, les 60 000 détenus sont écoutés, et c'est tant mieux. Les 52 000 directeurs d'école, eux, sont ignorés. Ce qui fait la différence ? Peut-être le fait qu'il n'existe pas de SE-Unsa et de SNUipp des détenus !...

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 09:15

 

L'histoire est édifiante ! Elle se passe dans l'Isère.

Le 15 septembre, le SNUipp et le SGEN-CFDT appellent les directeurs au "blocage administratif". Ils demandent un "blocage total de l'enquête 19 dite enquête lourde" et concluent par cette phrase "ne cédez à aucune pression !".

L'IA fait pression sur les IEN qui répercutent sur les directeurs. Néanmoins, les plus récalcitrants d'entre eux refusent de fournir l'enquête 19. L'IA voit rouge et les menace d'un "retrait sur salaire" et non sur l'ISS, pour "service non fait".

Le chantage est inadmissible, intolérable ! Réunies en inter-syndicale, les diverses organisations syndicales, sous la pression des directeurs (disent-elles), décident d'aller remettre à l'IA les enquêtes 19 confiées par les collègues.

Certes la menace brandie par l'IA et la méthode utilisée pour faire plier les directeurs sont indignes d'une administration. Mais les syndicats devaient-ils céder aussi rapidement ? Voilà qui n'est guère rassurant !

Où sont Gilles Moindrot et Luc Bérille si prompts à se répandre dans les médias ? Leur devoir n'est-il pas de dénoncer ce coup de force et de se montrer aux côtés de nos collègues en difficulté ?

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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 13:47

"Parlons peu... mais parlons bien !". Tel est le titre de l'éditorial de Jean-Claude Charlet en couverture de "l'enseignant - le journal du SE-Unsa Nord".

"...Oui le SE-Unsa a signé le protocole sur la direction d'école. Il a engrangé l'officialisation des décharges allouées aux écoles de 4 classes sans oublier la reconnaissance des tâches administratives liées aux charges de direction. Cette signature est un début et non une fin !

Que le ministère ait ensuite décidé, de manière unilatérale, de faire appel à des emplois précaires et aux stagiaires en formation est de sa seule responsabilité".

Ce qui apparaît comme un plus, c'est grâce au SE-Unsa. Pour le reste, "c'est pas moi, M'sieu, c'est le ministre..."

Dans "l'enseignant", revue nationale cette fois, le SE-Unsa consacre 2 pages à la direction d'école.

"Le comité de suivi du protocole sur la direction d'école s'est réuni le 22/09/06. Nous avons constaté que la plupart des engagements ont été tenus nationalement : parution de la note de service sur les décharges, arrêté sur la revalorisation de l'ISS, interventions auprès des IA quand nous le demandions.

[...] Nous avons également fait des propositions au ministère pour la prochaine rentrée :

 - informer les directeurs sur l'arrivée des PE2, les modalités du stage filé, le nom d'un formateur référent en cas de difficultés...

- faire une enquête plus précise sur le maintien ou pas du volume de la formation continue."

On va aller loin avec de telles propositions ! A cette allure-là, il ne faudra pas moins de 15 ans pour que les conditions de travail des directeurs soient enfin acceptables !

Dominique Thoby, du SE-Unsa poursuit : "Les remontées des enquêtes locales montrent que nos collègues sont satisfaits de ce qui est mis en place. Cela n'a pas échappé à l'organisation majoritaire dans le premier degré qui, atteinte du syndrome du "coucou", tente de mettre à son actif ces mesures pourtant issues d'un protocole qu'elle a rejeté !"

On en apprend de belles ! Ainsi, si l'on traduit en clair, selon le SE-Unsa, le SNUipp tenterait de "récupérer" les avancées engrangées... Un beau scoop ! On attend du SNUipp qu'il s'en explique.

Le SE-Unsa nous parle "d'enquêtes locales"... Ne confondons pas. Celle de l'Ifop était nationale... Et elle ne donnait pas les mêmes satisfecits au SE-Unsa... Rappelons que seulement 57 % des directeurs d'école à 4 classes étaient "d'accord pour reconnaître que l'utilisation des PE2 améliore sensiblement l'ensemble du régime des décharges". Etant directement concernés, on aurait pu s'attendre à un score plus flatteur ! Il s'en trouve tout de même 43 % d'entre à n'être pas satisfaits. C'est beaucoup !

Sur les EVS, rappelons qu'à 80 % les directeurs ont déclaré que ce dispositif ne soulagerait pas vraiment leur charge de travail.

Décidément, après sa pseudo consultation de mai, les "enquêtes" du SE-Unsa sont pour le moins sujettes à caution.

Le SNUipp n'est pas en reste pour apporter sa pierre à l'édifice. N'annonce-t-il pas que ses "principales revendications sont portées par une forte majorité de la profession" (http://directeurenlutte.over-blog.com/article-4187884.html). Hélas, nulle trace du principal souhait des directeurs : la reconnaissance du métier par un statut !

Le 27 septembre dernier, le SGEN-CFDT du Tarn et Garonne titrait :"l'enquête Ifop et GDID sur la direction d'école : les pièges de ce sondage..."

Ce syndicat n'a pas craint de se ridiculiser en affirmant : "le sondage en question est totalement malhonnête, la réponse à toutes les questions impliquant une opinion connue d'avance...". Si nos bons syndicats connaissent les aspirations des directeurs, pourquoi nous assènent-ils des âneries à longueur de discours ? Pourquoi ne les prennent-ils pas en compte ? La décision de ce qui est bien ou pas bien pour les directeurs ne relève-t-elle que d'un état-major réduit à sa plus simple expression ? C'est quoi, la démocratie, M'sieu ?

Terminons cette revue flamboyante par la conclusion de l'article paru dans "la lettre de l'éducation", organe du "Monde de l'Education" (http://www.lalettredeleducation.fr/Le-ministere-annonce-la.html). Luc Bérille, le monsieur-j'ai-réponse-à-tout du SE-Unsa, dénonce la consultation Ifop en ces termes : "ce sondage reflète une vraie poussée de corporatisme, sans indiquer de solutions viables". 

Il s'agit, monsieur Bérille, de l'expression longtemps contenue d'une corporation, les directeurs, que vous ne souhaitez ni entendre, ni interroger, au nom desquels vous vous exprimez en affirmant le contraire de ce qu'ils pensent et disent et pour lesquels vous n'avez que mépris et arrogance.

Alors, monsieur Bérille, pour reprendre l'expression de votre collègue, "parlez peu...mais parlez vrai" et si vous n'en êtes pas capable, TAISEZ-VOUS ! 

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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 13:02

L'un de nos correspondants dans le Nord nous transmet le mail envoyé ce jour par le SNUipp à toutes les écoles de l'Académie de Lille. Nous le reproduisons ci-dessous.

"Direction et fonctionnement d'école. Le dossier n'est pas clos ! Le blocage administratif continue !

La mise en place du protocole sur la direction d'école est une fausse solution. Le Ministre de l'Education s'appuie sur la signature pour ouvrir de nouvelles "tables rondes" pour une nouvelle étape sur le dossier de la direction et du fonctionnement de l'école.

Depuis plus de six ans, les principales revendications portées par une forte majorité de la profession :

- une formation initiale et continue de qualité pour les collègues chargés de direction

- une reconnaissance plus importante du rôle du conseil des maîtres

- du temps supplémentaire pour toutes les écoles

- des emplois administratifs stables

- des aides matérielles

- une redéfinition et un allègement des tâches de direction

- une réelle revalorisation indiciaire.

C'est sur ces revendications que le SNUipp-FSU travaillera lors de ces tables rondes. Pour que ces revendications aboutissent, ne nous laissons pas intimider par l'autoritarisme affiché de notre ministre. Le blocage administratif continue, à l'appel du SNUipp-FSU, du SGEN-CFDT au niveau national et du SDEN-CGT au niveau départemental. Plus que jamais, bloquons l'enquête 19".

Ce texte appelle plusieurs commentaires de notre part.

Tout d'abord, une fois encore, nous constatons que le mot "directeur" est véritablement tabou au SNUipp. Pas une fois, ce mot n'est mentionné dans ce texte ! On y trouve "direction", "collègues chargés de direction" mais jamais le mot "directeur"... Mais à qui d'autre que les directeurs le SNUipp demande-t-il de bloquer l'enquête 19 ? N'est-il censé lutter pour améliorer leurs conditions de travail...

Ensuite, le texte du SNUipp fait allusion aux "revendications portées par une forte majorité de la profession"... Qui compose cette "forte majorité" ? Le SNUipp aurait-il consulté "la profession" ? Le SNUipp annonce clairement la couleur : il refuse de discuter de l'ordre du jour proposé par le ministre, notamment du statut des directeurs, dans son récent courrier envoyé aux syndicats.

Enfin, notons encore l'absence de référence à la revendication unanimement exprimée récemment par les directeurs : leur souhait d'être reconnus statutairement.

Décidément, en persistant dans ses provocations, le SNUipp se coupe de plus en plus des directeurs et leur affiche, de plus en plus ouvertement, son plus profond mépris.

Nous appelons les "responsables" du SNUipp à plus d'humilité dans leurs déclarations, à plus de respect à l'égard des collègues directrices et directeurs de ce pays.

Nous leur conseillons de lire ou relire les conclusions de la consultation Ifop commandée par le GDID. Elles fourmillent d'informations qui éviteront au SNUipp d'écrire tant de contrevérités.

Le rôle d'un syndicat est-il de se complaire dans la provocation de ceux dont il devrait défendre les intérêts ? Si tel est le cas du SNUipp, c'est qu'il est tombé bien bas !

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 08:07

Direction d'école : le ministre veut engager de nouvelles discussions.

"La conclusion en 2006 d'un protocole, mis en oeuvre dès cette rentrée scolaire, rend désormais possibles de nouvelles concertations destinées à examiner et améliorer la situation des directeurs tout en oeuvrant pour un meilleur fonctionnement des écoles", écrit le ministre de l'Education nationale.

Alors qu'il nous avait annoncé que le problème de la direction d'école était réglé, notre ministre a probablement perçu la colère et l'indignation des directeurs. Pour ne pas perdre la face, le ministre déclare qu'il souhaite maintenant passer "à une seconde étape" du dialogue.

Trois thèmes et plusieurs questions serviront de fil conducteur à la discussion.

Premièrement, les fonctions de directeur d'école :

"Quelles conditions de travail, quels domaines pour l'assistance ? Quelles relations avec l'équipe enseignante ? Avec l'IEN ? Avec l'équipe de circonscription ?"

Deuxièmement, le statut de directeur d'école :

"Faudrait-il un corps de directeurs ? Pourquoi ? Pour toutes les écoles ou pour les plus importantes ? Quel régime indemnitaire spécifique aux directeurs d'école ?"

Troisièmement, le fonctionnement de l'école :

"Quelle analyse des causes des vacances de postes ? Comment développer des logiques de réseaux ? Quelle autonomie pour les écoles et quelle gestion de cette autonomie ? Comment permettre à une école (ou plusieurs écoles) de constituer un établissement public du premier degré ? Quelles conséquences pour le directeur ?"

Pour la première fois, peut-être, le ministre se montre ouvert à toutes les questions qui méritent débat et qui peuvent déboucher sur une amélioration des conditions de travail des directeurs pour un meilleur fonctionnement de l'école.

Hélas ! La "toute puissance syndicale enseignante" est sur la défensive. Pensez donc... Le SNUipp et le SE-Unsa ont failli s'étrangler en lisant les mots tabous du ministre : "statut", "corps de directeurs", "autonomie", "établissement public du premier degré"... Nos "responsables syndicaux" ne manifestent pas un enthousiasme débordant. Ils sont aux abois. L'initiative de Gilles de Robien les a surpris en leur proposant de s'aventurer sur le terrain glissant d'une discussion sur le staut du directeur. On les sent K.O. debout et tel un boxeur sonné, leurs premières réactions montrent leur faiblesse en accentuant un peu plus encore leur image de syndicalistes pétris d'idéologie à la tête d'organisations malades de démocratie.

Sans doute, le SE-Unsa se serait-il contenté d'une petite amélioration des "avancées engrangées"... Pour Luc Bérille, son secrétaire général, le cadre des discussions proposé par le ministre n'est pas "viable". Bien que disposé à une concertation "sérieuse", le SE-Unsa rappelle que c'est le comité national de suivi créé par le protocole d'accord qui est chargé "de formuler des propositions d'amélioration".

Le SE-Unsa se croyait en chasse gardée. Etant le seul à avoir signé le protocole, et jaloux de ses prérogatives, il s'estimait interlocuteur privilégié du ministère. Tout naturellement, croyait-il, lui revenait de droit d'être le négociateur patenté et exclusif d'autres "avancées à engranger"... Mais voilà, notre bon ministre se montre ingrat envers son partenaire signataire... Tout ça pour ça ! doit penser le SE-Unsa...

Côté SNUipp, la situation n'est pas plus confortable. Le dos au mur, assis entre deux chaises, son secrétaire général, Gilles Moindrot, déclare : "Nous avons besoin d'en savoir plus et de connaître le calendrier". En effet, essentiel, le calendrier !!! Une bouffée d'air et Gilles Moindrot poursuit : "Nous nous interrogeons également sur les mesures budgétaires et sur les intentions ministérielles sur tous ces sujets". et notre brave représentant syndical d'ajouter : "Nous n'avons jamais demandé d'ouvrir des discussions sur le statut hiérarchique de la direction". Pourquoi se sent-il obligé d'accoler "hiérarchique" au mot "statut" ? Nulle trace dans les propositions du ministre... Est-ce dèjà le premier prétexte à un refus de discussion ? L'idéologie suinte.

Curieuse situation. D'un côté, un ministre qui semble donner l'occasion d'ouvrir des discussions pour répondre aux aspirations largement exprimées par une profession. De l'autre, des syndicats immobilistes, arc-boutés sur des positions d'un autre âge, coupés de leur base, prêts à tout pour faire échouer ces dicussions.

La messe est dite. Le SE-Unsa et le SNUipp, "grands défenseurs de la direction et du fonctionnement de l'école" feront tout pour freiner des 4 fers et priver, ainsi, les directeurs de toute reconnaissance statutaire comme ils viennent de l'exprimer à la quasi unanimité (à 93 %) dans la récente consultation IFOP commandée par le GDID.

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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 10:37

Dès la parution de l'article concernant la consultation IFOP - GDID, les "directeurs en lutte" ont écrit à la rédaction du site "le Café Pédagogique" (cf analyse précédente) pour lui signifier le caractère erroné de l'interprétation de cette consultation.

Le "Café Pédagogique" publie la réaction des "Directeurs en lutte". Dommage qu'elle ne figure pas en page d'accueil.

Pour la trouver, voir la rubrique "vos réactions" puis cliquer sur "Florence Binoche".

http://cafe-leblog.net/index.php?2005/12/05/29-vos-reactions#c718

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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 10:15

Le site "le café pédagogique" dont la devise est "toute l'actualité pédagogique sur Internet" fait allusion à la consultation IFOP commandée par le GDID.

Hélas, le compte rendu qui en est fait est très succinct. Tellement succinct qu'il n'en donne qu'une lecture partielle, voire même erronée.

L'article commence mal : une erreur typographique semble s'être glissée dès le premier mot.

"57 % des directeurs d'école souhaitent rester professeurs, 47 % souhaiteraient ne plus avoir de classe et exercer seulement la fonction de direction".

Il faut lire 53 % et non 57 %... La rédaction de cette phrase ne correspond pas tout à fait à l'énoncé de la question... La suite de l'article précise qui sont ces 47 % qui ne souhaiteraient plus enseigner...

"Ce sont plutôt des hommes, en fin de carrière, et en poste dans des écoles de plus de 6 classes en Ile-de-France".

Le jugement de l'auteur aurait été plus éclairé s'il avait lu ce que traduit l'Ifop de ces résulats dans sa synthèse :

"Concernant le régime des décharges, les Directeurs apparaissent très divisés entre deux évolutions possibles.

53 % souhaitent une amélioration du régime actuel (tout en conservant la responsabilité d'une classe) tandis que 47 % préfèreraient que les Directeurs n'aient plus obligatoirement la responsabilité d'une classe (tout en conservant une activité pédagogique au sein de l'école).

Une fois encore, le choix effectué par les Directeurs dépend considérablement de la taille de l'école (et corrélativement de l'âge du Directeur ou encore de son ancienneté). Ainsi, alors que dans les petites écoles (1 à 5 classes) les Directeurs sont majoritairement (67 % précisément) favorables à une version améliorée du système actuel, l'opinion s'avère complètement inversée dans les établissements de taille moyenne ou de grande taille : 61 % des Directeurs exerçant dans une école comptant entre 6 et 10 classes souhaitent un abandon de la responsabilité d'enseignement, ce taux montant à 90 % parmi les Directeurs des écoles comptant plus de 10 classes".

L'ensemble des résultats de cette consultation laisse apparaître clairement une corrélation très forte entre l'âge, la taille de l'école et la situation géographique de l'établissement d'exercice.

Rien que de très logique quand on sait que l'ancienneté joue un rôle très important dans la nomination des directeurs à la direction des écoles les plus grandes en nombre de classes, écoles que l'on retrouve, le plus souvent, en zone urbaine.

Dans le 2ème paragraphe de l'article du Café pédagogique, l'auteur fait une grossière erreur d'interprétation des résultats.

Ainsi, écrit-il : "Les directeurs reconnaissent que la charge ne les emploie que partiellement : moins de 10 heures hebdomadaires pour 66 % d'entre eux".

Si l'auteur de ces lignes avait pris soin d'examiner les résultats, il aurait vu que la question amenant cette réponse n'était destinée qu'aux directeurs (non déchargés d'enseignement jusqu'à cette rentrée) des écoles de 1 à 4 classes.

Une lecture plus fine aurait permis à l'auteur de s'apercevoir que le temps hebdomadaire consacré à la direction varie fortement avec la taille de l'école. Si 89 % des directeurs d'école à 1 classe consacrent moins de 10 heures par semaine à la direction, ils ne sont déjà plus que 54 % pour les écoles de 3 classes et 37 % seulement pour les écoles à 4 classes.

Et si l'auteur de l'article avait été encore plus rigoureux dans le décryptage des résultats, il aurait constaté que le temps hebdomadaire moyen consacré à la direction en plus du temps de décharge augmente considérablement si l'on considère l'ensemble des écoles.

Ainsi, en plus de leur temps de décharge, si l'on prend l'exemple des écoles de 6 à 10 classes, les directeurs sont 49 % à consacrer entre 10 et 15 heures par semaine à la direction, 16 % entre 15 et 20 heures et encore 7 % à y consacrer plus de 20 heures par semaine.

Il en est de même pour les écoles de plus de 10 classes où les directeurs sont 84 % à consacrer plus de 10 heures par semaine à la direction (dont 43 % entre 10 et 15 h, 17 % entre 15 et 20 h et 24 % plus de 20 h).

Nous sommes loin, très loin, de ce que relate l'article du Café (pas très) pédagogique !!!

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 14:47

Dans sa note de synthèse, l'Ifop écrit :

"Concernant les mesures prises par le Ministère de l'Education nationale en mai 2006, on constate un fort scepticisme des directeurs quant à leur efficacité". Ou encore :

"Les directeurs [les] considèrent comme insuffisantes ou allant dans le mauvais sens".

En examinant les résultats dans le détail, il apparaît clairement que les mesures contenues dans le protocole proposé par le ministre et signé par le SE-Unsa n'apportent pas, loin s'en faut, une solution satisfaisante.

Difficulté de déléguer une grande partie des tâches du directeur.

Accord unanime à 94 % pour affirmer qu'il est difficile de déléguer une grande partie des tâches du directeur à des jeunes sans expérience ni formation. Cette affirmation a d'autant plus de force que 72 % des directeurs partagent "tout à fait" cette opinion.

Les EVS (emplois vie scolaire)

Là encore, les résultats sont très significatifs puisque 80 % des directeurs estiment que les EVS recrutés sans formation ni diplôme minimum requis ne pourront pas vraiment soulager la charge de travail de directeurs. Et ils sont 50 % à s'en déclarer "tout à fait d'accord". Il est intéressant de noter que plus l'école est petite, plus les directeurs l'expriment fortement : 82 % pour les écoles de 1 à 5 classes contre 72 % pour les plus de 10 classes.

L'utilisation des PE2 pour améliorer les décharges

Le scepticisme est exprimé par près de 2 directeurs sur 3 (63 %). Seulement 37 % d'entre eux jugent que cette mesure améliorera sensiblement le régime des décharges. Ce scepticisme augmente parallèlement à la taille de l'école, jusquà 72 % pour les écoles de plus de 10 classes. Seuls les directeurs des écoles de 4 classes, uniques bénéficiaires de la mesure, la jugent positivement (57 %).

La revalorisation de 20 % (15 €) de l'ISS

La dénonciation de cette mesure est très massive puisque 95 % des directeurs considèrent qu'elle ne correspond pas à leur niveau de responsabilité et de travail. Ce jugement est même renforcé par 80 % des directeurs qui se disent "pas du tout d'accord".

Bref, les directeurs expriment globalement un jugement très négatif sur les mesures contenues dans le protocole proposé par le Ministère pour régler de manière définitive le problème de la direction d'école !

Ce désavoeu vaut pour le SE-Unsa qui a signé ce protocole après "consultation" de ses mandants !! Le SE-Unsa justifiait, alors,  son accord par le fait qu'il y trouvait "des avancées à engranger".

Apparemment, les directeurs n'ont pas la même vision des choses...

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 21:40

La consultation apporte des enseignements qualitatifs très intéressants. Elle montre que les directeurs n'ont pas une vision figée de leur métier. Ils estiment que les conditions actuelles de travail ne sont pas satisfaisantes et expriment une idée claire de l'évolution nécessaire pour mieux remplir leur mission et améliorer le fonctionnement de l'école.

Nous abordons, dans cet article, l'analyse des résultats concernant les questions sur les évolutions exprimées par les directeurs.  

Les décharges

Les réponses apportées aux deux questions donnent un résultat assez partagé : 53 % se déclarent pour une amélioration du régime actuel des décharges contre 47 % qui souhaitent que le directeur ne soit plus obligatoirement chargé de classe. Mais à y regarder de plus près, on constate que le clivage s'explique notamment par la taille de l'école.

Pour les écoles de 1 à 5 classes, l'amélioration du régime actuel des décharges est majoritaire de 79 % à 51 %. Les directeurs de ces "petites" écoles font preuve d'une grande sagesse dans leur jugement. Leur réponse est empreinte d'humilité. Ils savent bien qu'il serait utopique de prétendre à une décharge complète.C'est tout à leur honneur de se montrer raisonnable.

A partir de 6 classes, la majorité bascule, exprimant le fait que les directeurs ne doivent plus obligatoirement avoir la responsabilité d'une classe. Le pourcentage augmente fortement avec la taille de l'école, de 55 % à 96 %. Le taux apparaît beaucoup plus élevé en zone urbaine avec un pic à Paris (98 %).

Les indemnités de direction

A 80 %, les directeurs appellent de leurs voeux la création d'un salaire spécifique. Ce taux augmente, lui aussi, avec l'âge et la taille de l'école.

Les moyens financiers de l'école

Les directeurs expriment très nettement (76 %) la nécessité de création d'un statut d'établissement. Cette tendance est affirmée de façon très homogène toutes catégories de directeurs confondues. Les directeurs y voient probablement la garantie d'une parité de moyens quels que soient les possibilités financières des communes ou la volonté de leurs élus.

La formation des directeurs

La formation actuelle est jugée insuffisante par 83 % des directeurs. Là encore, la tendance est inversée entre les écoles de 1 à 4 classes et les autres. Dans les "petites" écoles, on opte plutôt pour un développement de la formation actuelle, alors que dans les plus grandes, on souhaite une formation qualifiante d'une année.

La définition du métier

Les directeurs sont quasi unanimes (95 %) pour souhaiter une définition plus claire et plus précise des tâches et des responsabilités de leur fonction. Les réponses sont très homogènes tous critères confondus.

La reconnaissance du métier

Près des 3/4 des directeurs (73 %) veulent que leur métier soit reconnu en tant que tel contre 27 % qui estiment que le directeur doit rester un enseignant comme les autres. Le souhait d'une reconnaissance du métier de directeur d'école croît fortement avec la taille de l'établissement (de 58 à 89 %). Cette revendication atteint des taux particulièrement élevés dans les zones urbaines qui comptent les écoles les plus importantes en nombre de classes : 86 % dans l'académie de Lille, 85 % dans celle de Versailles et 84 % à Paris.

Le statut du directeur

A 93 %, les directeurs se déclarent massivement favorables à la création d'un statut non hiérarchique de la direction d'école. Cette quasi unanimité est très homogène (de 87 à 97 %) quels que soient les critères évalués (âge, ancienneté, taille de l'école, zone géographique...). Elle est même renforcé par le fait que parmi ces 93 % favorables à la création d'un statut, 64 % y sont "tout à fait favorables". Ce taux atteint même 73 % dans les écoles de plus de 10 classes.

Ce jugement "tout à fait favorable" est exprimé de manière particulièrement élevée dans les académies de Nice (77 %), Lille et Paris (72 %).

Dans un prochain article, nous aborderons les questions liées aux mesures du protocole considérées comme des "avancées" par le syndicat qui se dit "responsable"...

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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 21:55

Nous n'avons cessé de soutenir le GDID dans son engagement en faveur d'un statut pour la reconnaissance du métier de directeur.

Nous n'avons cessé d'inciter nos collègues à s'exprimer au travers de la consultation commandée à l'Ifop par le GDID. Jamais, une organisation syndicale n'a souhaité connaître l'avis des directeurs ! Les syndicats majoritaires ont parlé en notre nom sans le moindre scrupule. Pire, ils ont toujours affirmé que les directeurs ne voulaient pas d'un statut !

Or, que nous apprend l'Ifop ?

93 % des directeurs sont favorables à un statut !!!

Les résultats ont été livrés. Ils seront une excellente base de réflexion dans notre lutte pour améliorer nos conditions de travail et aller vers une vraie reconnaissance de notre métier.

Ces résultats sont significatifs pour plusieurs raisons.

D'abord parce qu'ils sont incontestables. La consultation n'est pas une "consultation maison". Elle a été confiée à un institut de premier plan : l'Ifop.

Ensuite parce que la consultation a touché un nombre considérable de directeurs : 42 000.

Enfin parce que le nombre de réponses est impressionnant : 10 094 directeurs ont donné leur avis ! Preuve que les directeurs ont envie de s'exprimer et qu'ils le font bien volontiers quand on leur donne la parole.

Jour après jour, "les directeurs en lutte" vous livreront leurs analyses des résultats détaillés de cette consultation.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Consultation IFOP - GDID
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