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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 22:18

"Il a bien été acté par le ministère que notre manifestation est un succès" a déclaré le SNPDEN-Unsa après une réunion au ministère (5000 manifestants selon les organisateurs, 3100 selon la préfecture de police sur 13000 chefs d'établissement du secondaire en France).

De son côté, sur France Info, le ministre s'est dit "conscient des difficultés" que rencontrent dans leur "métier extrêmement difficile" les chefs d'établissement du secondaire. Exprimant sa "considération" pour ces derniers, Gilles de Robien a déclaré que "pour 2007, [il] laisse les mêmes moyens administratifs alors que le nombre d'élèves en secondaire baisse". Pour les autres revendications, "la concertation est en cours" et les syndicats "ont déjà eu beaucoup de contacts avec le ministère", a ajouté Gilles de Robien. Le ministre a rappelé les quelques avancées déjà obtenues : "revalorisation des carrières", "échelons franchis plus rapidement" et "primes en fonction de la taille de l'établissement". Mais, "il y a encore des marges de manoeuvre", a estimé Gilles de Robien.

Les chefs d'établissement demandent "des missions fixées au moyen terme et non plus au quotidien", une "clarification de leurs tâches", "plus de personnels éducatifs et de santé", un "moindre recours aux emplois précaires", "de meilleures conditions de travail", et la "reconnaissance du temps de travail supérieur à la moyenne des enseignants". L'un d'eux concluait ainsi : "je veux être chef d'orchestre et non homme orchestre".

  

Les directeurs d'école pourraient reprendre à leur compte, mot pour mot, les revendications exprimées par les principaux de collège et les proviseurs de lycée. Ce qui différencie les directeurs de leurs collègues du secondaire, c'est l'attitude des syndicats à leur égard. Comment comprendre que ce qui est bien et souhaitable pour les uns est inacceptable pour les autres ? 

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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 16:01

Le dialogue avance

Ce mercredi 22 novembre, alors que le SNUipp et le SGEN-CFDT organisent une journée nationale d'action à Paris, le ministère publie un communiqué pour apporter des précisions sur l'état des discussions avec les partenaires sociaux.

"Le dialogue avance, Gilles de Robien a signé le 11 mai 2006 avec le SE-Unsa un protocole améliorant les conditions de travail des directeurs d'école et conduisant à la fin d'une grève administrative déclenchée en 1999", dixit le ministère.

Le communiqué du ministère précise également "l'installation la semaine prochaine de deux groupes de travail. L'un relatif à l'organisation des écoles, piloté par la direction générale de l'enseignement scolaire, se réunira pour la première fois le 29 novembre. Le second, relatif aux missions et au statut des directeurs, piloté par la direction générale des ressources humaines, se réunira le 30 novembre".

 

Paris (AP) - Plusieurs centaines de directeurs d'école primaire (1 000 selon les organisateurs) ont manifesté mercredi à Paris à l'appel du SNUipp et du SGEN-CFDT pour dénoncer leurs conditions de travail.

Les manifestants se sont rassemblés devant le musée d'Orsay en début d'après-midi, avant de défiler jusqu'au ministère de l'Education nationale.

Une délégation a été reçue par le cabinet du ministre. Elle a confirmé que le protocole mise en place par le ministère n'avait aucunement réglé le dossier de la direction et du fonctionnement de l'école, a expliqué le SNUipp.

Le SNUipp et le SGEN-CFDT appellent les directeurs et les directrices d'école à poursuivre le blocage administratif et à développer l'action.

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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 10:45

Madame,

Le 21 novembre 2006, vous avez déclaré sur TF1 : "Nous allons lancer une campagne participative pour que tous ceux qui veulent participer et venir dans le projet socialiste, y apporter des précisions, des idées neuves - n'ayons pas peur des idées neuves - puissent le faire". L'éducation figure en tête des thèmes de réflexion : "L'éducation doit être au coeur de tout et au devant de tout". Vous souhaitez vous appuyer "sur tous ceux qui veulent que ça change en profondeur".

De par votre fonction et celles que vous avez exercées au sein de l'Education nationale, vous connaissez le malaise des directeurs d'école.

En mai 2006, Monsieur Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat. De fait, il considère que la grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Il envisage des retenues sur salaire pour "absence de service fait". Or, ce protocole nous semble totalement insuffisant et même méprisant (51 centimes d'augmentation par jour de notre indemnité de direction).

Depuis 30 ans, tous les ministres ont loué le travail des directeurs. Aucun n'a pris à sa véritable mesure l'ampleur du problème. Tous se sont alignés sur les positions de nos principaux syndicats qui refusent un statut à la profession.

A la demande du Groupement de Défense et des Intérêts des Directeurs d'école (GDID), l'Ifop a consulté l'ensemble des directeurs d'école en octobre dernier. Dans sa synthèse, l'Ifop souligne "le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10000 réponses"

(http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp).

Les principaux enseignements de cette consultation contredisent, sur des points essentiels, les positions et déclarations du ministre et des syndicats enseignants :

 - 93 % des répondants favorables à un statut de directeur

 - 76 % favorables à un statut d'établissement

 - 95 % souhaitent une définition plus claire des tâches du directeur

 - 80 % estiment que les Emplois Vie Scolaire ne pourront pas vraiment soulager leur charge de travail

 

Conscient que le problème n'est pas réglé, Monsieur Gilles de Robien a invité les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut du directeur. Hélas, nos représentants le refusent contre l'avis quasi unanime de la profession (93 %). Or, nous pensons que notre reconnaissance passe d'abord par la création d'un statut spécifique.

 

Nous vous saurions gré de bien vouloir nous donner votre avis sur cette question épineuse et nous informer de ce que vous envisageriez de faire pour répondre aux attentes des directrices et directeurs d'école de ce pays.

Vous remerciant de votre réponse,

Nous vous prions de croire, Madame, en l'assurance de notre profond respect.

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 10:42

Le 13 octobre dernier, dans un article intitulé "Le SNUipp et le SE-Unsa vont-ils freiner des 4 fers ?", nous écrivions : "Curieuse situation. D'un côté, un ministre qui semble donner l'occasion d'ouvrir des discussions pour répondre aux aspirations largement exprimées par une profession. De l'autre, des syndicats immobilistes, arc-boutés sur des positions d'un autre âge, coupés de leur base, prêts à tout pour faire échouer ces discussions". Et nous ajoutions : "La messe est dite. Le SE-Unsa et le SNUipp [...] feront tout pour freiner des 4 fers et priver, ainsi, les directeurs de toute reconnaissance statutaire comme ils viennent de l'exprimer à la quasi unanimité (à 93 %) dans la récente consultation Ifop commandée par le GDID".

Un mois plus tard, le scénario imaginé par "les directeurs en lutte" se vérifie. En effet, le 16 novembre, le SE-Unsa et le SNUipp flanqué du SGEN-CFDT, nouveau compagnon d'infortune, ont quitté la réunion organisée par le Cabinet du Ministre.

La raison officielle de ce courroux syndical : le double langage du ministre : "On ne peut afficher d'un côté une volonté de dialogue et, de l'autre, manier la menace", affirme le SE-Unsa. Dans un même élan, le SNUipp et le Sgen-Cfdt "renouvellent leur appel à maintenir le blocage administratif".

De son côté, dans un communiqué, le ministre déclare que "la fin de la grève ouvre un chapitre nouveau et constructif dans les relations entre les directeurs d'école et le ministère". Sur France Info, Emmanuel Davidenkoff y a consacré sa chronique matinale ce matin. En voici le script intégral :

"France info annonçait dès le 26 octobre dernier la nature du casus belli. Flash back. Après des années de grève administrative des directeurs d'école, le ministère a signé un accord avec l'un des syndicats du primaire, le SE-Unsa. Dès lors, le ministère a considéré que le dossier était clos. Vite dit. Si 85 % des directeurs d'école, selon l'Education nationale, ont bien repris leurs activités administratives, 15 % d'irréductibles sont toujours en grève. Ils subiront dans les prochains jours des prélèvements de salaire pour service non fait. Ils porteront, selon l'entourage du ministre, sur l'intégralité du salaire et pas seulement sur l'indemnité correspondant à leur fonction de direction. C'est en quelque sorte l'application de la jurisprudence du printemps 2003 (relire notre article relatif à la circulaire du 30 juillet 2003). Depuis cette date, l'Education nationale applique la loi dans toute sa rigueur en cas de grève. Auparavant, les longs mouvements ne faisaient pas l'objet de prélèvement à 100 % qui étaient appliqués seulement pour les mouvements courts. Deux des quatre syndicats convoqués la semaine dernière par Gilles de Robien pour négocier sur les directions du primaire ont donc claqué la porte. Ils appellent à une journée nationale d'action ce mercredi".

Face à la détermination ministérielle, le SNUipp et le Sgen-Cfdt, en pleine lune de miel, "appellent leurs organisations départementales à faire du mercredi 22 novembre une journée nationale d'action". Le SNUipp mobilise ses troupes. 1000 délégués sont attendus à Paris ! Quels délégués ? Délégués pour représenter qui ? Pour réclamer quoi ? Le mystère reste entier.

Enigmatique, le SNUipp répète qu'il envoie 1000 délégués. Peut-il s'agir de 1000 directeurs ? Assurément non ! Il est de notoriété publique que les gros bataillons de directeurs ont déserté depuis longtemps les centrales syndicales entraînant dans leur désaffection un nombre sans cesse croissant de collègues adjoints. Et même s'il s'agissait de directeurs qui veulent encore croire aux sirènes syndicales, quelle serait leur légitimité pour parler au nom de l'ensemble de leurs collègues ? Les directeurs se sont exprimés massivement sans contestation possible en faveur d'un statut. La légitimité a changé de camp. Elle est du côté des 93 % qui ont clairement répondu à la question centrale posée par l'Ifop pour le compte du GDID.

Le SNUipp le sait bien. Son objectif est de réussir à contrer ces 93 % de directeurs qui perturbent sa stratégie. Conscient de sa difficulté à mobiliser les troupes, le SNUipp met sur pied une manifestation minimale : 1000 enseignants, pardon "1000 délégués", le risque d'échec de la manifestation s'en trouve réduit... Le SNUipp reste prudent. Il a raison.

Pour le SNUipp, l'objectif est de créer un rapport de force en donnant l'illusion de soutenir les directeurs. Il espère gagner sur les deux tableaux. Il sera doublement perdant. Perdant vis à vis de l'immense majorité des directeurs qui ne seront pas trompés par le jeu habile de la direction syndicale dont la transparence n'est pas, loin s'en faut, la vertu première. Cet aréopage d'anciens enseignants à contre courant de l'opinion de la base n'offre pas un exemple de démocratie. Rappelons-nous la pseudo consultation sur le protocole en mai, modèle de manipulation, et plus récemment la volonté affichée de nier les résultats de l'enquête conduite par l'Ifop. Dirigeants à contre-courant et système verrouillé au sommet ne peuvent que mener à la faillite. Pour le plus grand malheur de l'ensemble de la profession enseignante.

Dans l'immédiat, les hommes d'appareil sont condamnés à réussir le bras de fer engagé contre le ministre. La partie est vitale pour eux. Ils ont besoin de redorer leur blason pour freiner l'hémorragie de militants, garder leur place aux prochaines élections professionnelles et ainsi conserver les privilèges liés à la fonction.

A côté de cet objectif interne, se cache l'autre objectif lié à l'idéologie dominante au sein de l'équipe entourant Gilles Moindrot : "pas de petit chef à l'école" et donc "haro sur le statut ! Il faut empêcher toute négociation sur le sujet. La tactique utilisée est simple, elle a maintes fois fait ses preuves : "pourrir la situation".

Le premier acte s'est joué le 16 novembre. Les syndicats ont quitté la table de négociation au Cabinet du Ministre. D'autres suivront. Les syndicats le savent : le temps joue pour eux. Celui de Gilles de Robien est compté. Ils useront et abuseront de l'inertie et de l'immobilisme pour arriver dans les derniers mois de la campagne présidentielle, moment où tout conflit doit être évité par le gouvernement en place.

En s'opposant au ministère, en réalité c'est aux directeurs d'école que "nos syndicats" s'opposent. En mai 2006, le SE-Unsa n'a pas craint d'ouvrir les hostilités. Depuis, le SNUipp a renchéri. D'abord en réclamant l'institutionnalisation d'un conseil des maîtres décisionnaire et maintenant en jetant toutes ses forces dans la bataille pour faire échouer la discussion sur le statut des directeurs.

Qu'ils n'oublient pas que 93 % des directeurs sont favorables à la création d'un statut... Qu'ils soient assurés que ces mêmes 93 % sauront le leur rappeler le moment venu.

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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 23:27

Le SNUipp nous refait le coup des 1000 délégués à Paris ! C'est reparti comme en 2002.

"Ensemble, on continue". Tel est le nouveau slogan du SNUipp et du SGEN-CFDT qui organisent une action commune à Paris pour créer un rapport de force favorable à la défense de la "direction et du fonctionnement de l'école".

Tels deux compères, nos "défenseurs" des directeurs, bras dessus, bras dessous, vont donc battre le pavé parisien et prendre d'assaut la citadelle du Ministère de l'Education nationale...

L'Académie française nous fournit la définition suivante du mot "délégué" :

Délégué (ée) : celui ou celle qui agit en vertu d'une délégation. Personne chargée de représenter les intérêts d'une autre personne, d'un groupe.

Le SNUipp nous annonce l'envoi de 1000 délégués. Au-delà du chiffre qui peut impressionner, qui sont ces délégués ? Qui les a délégués ? Qui représentent-ils ? Ont-ils été nommés, désignés, élus ?

Il est certain qu'ils n'ont pas été chargés par les directeurs de les représenter. Leurs revendications, ou plutôt celles qu'on leur fait porter, sont trop éloignées des souhaits massivement exprimés par la profession lors de la récente consultation Ifop. Certaines de ces revendications sont même contraires voir préjudiciables aux intérêts des directeurs. Notamment la deuxième sur la liste du SNUipp : "la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision".

S'ils n'ont pas été mandatés par les directeurs, alors, tout laisse à penser qu'ils se sont auto-désignés. Le nombre de directeurs syndiqués au SNUipp étant plutôt faible, chacun de ceux qui seront présents à Paris n'a pu être nommé que par lui-même. Il faudra d'ailleurs avoir recours à d'autres collègues non directeurs pour former un cortège de 1000 personnes. Ce ne devrait pas être trop difficile tant les sujets de mécontentement sont nombreux et rendent possibles les manifestations fourre-tout.

En agissant ainsi, en piétinant la démocratie, le SNUipp affiche au grand jour son mépris le plus complet des directeurs. L'idéologie passéiste reprend le dessus. Il lui faudra agir autrement et vite pour que le mot "ensemble" conserve toute sa valeur dans un slogan vide de sens.

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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 10:20

Plusieurs collègues du Nord nous ont fait part d'un reportage consacré aux directeurs d'école et publié dans l'Edition régionale datée du dimanche 12 novembre 2006 de "La Voix du Nord".

Sous la plume de Delphine D'Haenens, 3 sujets sont abordés de façon concrète et réaliste et font l'objet d'une pleine page du journal.

Le premier sujet est intitulé  "Directeurs d'école : la fin de la grève ?".

La journaliste dresse un constat bien réel de la situation de la direction. Des milliers de postes vacants... L'administration qui doit "inciter" des collègues à "faire fonction" quitte à nommer sur ces postes des jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM... Elle y fait le bilan des propositions contenues dans le protocole signé en mai dernier par le ministère et le SE-Unsa.

L'auteur de l'article a interrogé un de nos collègues directeurs ainsi que deux délégués syndicaux.  Pour Rudy Cardot du SE-Unsa, "ce protocole n'est pas une fin en soi, mais il fallait sortir de cette situation qui dure depuis des années. La signature a permis des avancées, elles ne sont pas suffisantes mais c'est un début". Pour Pierre Laumenerch, secrétaire départemental du SNUipp, "le problème demeure pour les autres directeurs qui ne bénéficient d'aucune avancée et n'ont pas de temps pour assurer leur fonction".

  

Le deuxième sujet est intitulé "Magali, 30 ans : 'un an, ça m'a suffi !' "

La journaliste retrace l'expérience d'une enseignante "contraine et forcée" d'assumer la charge de directrice d'école. Sans bureau, avec le téphone et l'ordinateur dans la classe et un CE1-CE2 à gérer... Magali raconte ses difficultés. Beaucoup se reconnaîtront en elle. Elle souligne également que l'année suivante, ayant refusé de poursuivre cette année de folie et aucun de ses collègues n'acceptant la fonction, le poste fut confié à une PE2 sortant de l'IUFM.

Le troisième sujet est intitulé "Dix mille directeurs ont répondu"

La journaliste fait état des résultats de la consultation Ifop commandée par le GDID. Elle souligne le taux de retour tout à fait exceptionnel et en relate les principaux enseignements :

  . 93 % des directeurs réclament un statut

  . 95 % des répondants souhaitent une définition plus claire et plus précise de leurs tâches

  . 80 % estiment que les EVS ne pourront pas vraiment soulager la charge de travail du directeur

   

Cet article est intéressant, argumenté et équilibré. La journaliste cite des directeurs, deux syndicalistes et a interrogé les services de l'Inspection académique. Il met en lumière la réalité de la direction d'école et le problème des directeurs.

Rappelons que "La Voix du Nord" est diffusée à environ 300 000 exemplaires. Vous pouvez retrouver l'intégralité de ce reportage en cliquant sur le lien suivant :

http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2006/11/12/PLUS/SOMMAIRE.phtml

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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 21:42

                     ou                   

De nombreux collègues s'interrogent sur la législation en vigueur dans le domaine des retenues sur salaire pour "absence de service fait". 

Le cas des directeurs d'école pose un problème particulier puisqu'ils sont avant tout des enseignants et qu'ils effectuent leur service d'enseignement dans sa totalité. L'absence de service fait qui peut leur être imputée concerne une partie des obligations liées à leur fonction de direction pour laquelle ils perçoivent une rémunération et pour certains une décharge administrative.

Le problème est complexe. Aucun gouvernement n'a encore usé de ses prérogatives dans ce genre de situation. Il n'existe ni jurisprudence ni avis du Conseil d'Etat sur le sujet. Nous nous contenterons donc de rappeler la législation actuelle.

Circulaire du 30 juillet 2003 relative à la mise en oeuvre des retenues sur la rémunération des agents publics de l'Etat en cas de grève

Le droit de grève est constitutionnellement garanti aux agents de l'Etat en vertu du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. Ce droit doit être concilié avec le principe selon lequel la rémunération constitue la contrepartie du service fait. Dès lors, en l'absence de service fait, notamment en cas de grève, des retenues sur la rémunération des agents doivent être opérées par l'administration.

La règle dite du trentième indivisible, selon laquelle on ne divise pas le traitement mensuel d'un fonctionnaire de l'Etat par plus de trente, s'applique en cas de service non fait (notamment la grève depuis la loi de finances rectificative du 29 juillet 1961), mais également en cas d'exécution incomplète du service (depuis la loi n°77-826 du 22 juillet 1977). L'application de cette règle conduit à opérer une retenue d'un trentième sur la rémunération des agents en poste dans les administrations de l'Etat et dans les établissements publics à caractère administratif de l'Etat, en cas d'arrêt de travail intervenu pendant une fraction quelconque de la journée.

La présente circulaire rappelle les modalités d'application de ces retenues afin que toutes les conséquences financières d'une cessation concertée du travail soient tirées en conformité de notre ordonnancement juridique.

Règles

L'absence de service fait (que ce soit pour grève, non participation à certaines activités obligatoires, absence à convocation du comité médical), pendant une fraction quelconque de la journée, donne lieu à une retenue dont le montant est égal à la fraction du traitement frappé d'indivisibilité, soit un trentième.

En cas d'absence de service fait pendant plusieurs jours consécutifs, le décompte des retenues s'élève à autant de trentièmes qu'il y a de journées comprises du premier jour inclus au dernier jour inclus où cette absence de service fait a été constatée, même si, à l'intérieur de cette période, l'agent n'avait, pour quelque cause que ce soit, aucun service à effectuer.

Détermination de l'assiette de la retenue

L'assiette de la retenue pour absence de service fait est constituée par l'ensemble de la rémunération qui comprend, pour les fonctionnaires, outre le traitement proprement dit, l'indemnité de résidence ainsi que les primes et indemnités diverses versées aux agents en considération du service qu'ils ont accompli.

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 13:28

Après les grandes manoeuvres d'intimidation, à coups de dépêches dans les médias, le Ministère passe à l'étape suivante contre les derniers bastions de directeurs résistants...

Certes, il ne s'agit pas d'une bataille visant à éliminer un ennemi désigné. Non, ce n'est qu'une guerre à envergure financière par laquelle l'Administration veut contraindre les directeurs à cesser les hostilités. L'arme de dissuasion n'est autre que la retenue sur salaire. L'objectif visé, c'est la conquête du trésor de guerre : la fameuse "enquête 19" et "l'enquête de carte scolaire". Trésor de guerre, car l'obtention de ces documents facilitera grandement les efforts d'économie de postes budgétaires qui seront ainsi supprimés en plus grand nombre lors d'un large "redéploiement" comme disent les technocrates. L'Administration sait, depuis longtemps, que les effectifs scolaires sont souvent déclarés majorés par rapport à la réalité.

Allégorie militaire pour décrire la position des directeurs dans une école en crise. Au-delà des mots, la situation est pourtant bien réelle. En effet, l'essentiel est là. Gageons que lorsqu'elle aura récupéré cette fameuse enquête 19, l'Administration, magnanime, laissera les directeurs poursuivre le "blocage administratif" de tous les autres documents qu'ils sont tenus d'envoyer ici ou là. Non, personne ne viendra exiger de recevoir les procès verbaux ou comptes rendus de divers conseils ou réunions. On laissera cet os à ronger aux directeurs. Tout bon vainqueur qui se respecte sait qu'il ne faut jamais humilier le vaincu !

Dans plusieurs départements, de nombreux correspondants nous signalent recevoir ces jours-ci une lettre type. L'IA enjoint les directeurs de lui "retourner l'enquête 19 avant le 14 novembre". A défaut, l'IA ajoute qu'il se verrait "contraint de constater l'absence de service fait" et d'en tirer les conséquences que l'on sait (lire notre article http://directeurenlutte.over-blog/article-4319395.html).

Comment réagissent "nos" syndicats qui ont incité les collègues à poursuivre "le blocage administratif" ? On en a eu un rapide apreçu en Isère où l'intersyndicale conduite par le SNUipp a capitulé en rase campagne dès les premiers froncements de sourcils de l'IA (lire notre article http://directeurenlutte.over-blog/article-4223168.html).

Dans les autres départements, ces mêmes syndicats réagissent autrement. Ils se concertent, organisent des rassemblements devant les inspections, demandent audience à l'IA, invitent les collègues à se réunir, "consultent l'ensemble de la profession". Bref, ils ne restent pas inactifs. Pourtant, on ne voit aucune mobilisation générale, aucune ligne de conduite nationale. Chaque section syndicale départementale essaie d'exister pour montrer qu'elle n'abandonne pas à leur triste sort les "collègues-chargés-de-direction".

Hélas, faute de coordination nationale, chacun sent bien que l'action est vouée à l'échec, qu'il faudra se contenter de ce dernier baroud d'honneur avant de rendre l'enquête 19... Le général en chef du SNUipp, Gilles Moindrot, s'est replié dans ses quartiers. Il est aux abonnés absents. L'escarmouche des directeurs ne l'intéresse guère...

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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 11:46

Madame la Députée, Monsieur le Député,

En ces temps troublés par les violences de mineurs en rupture avec la société, de plus en plus de voix s'élèvent dans le pays pour réclamer que priorité soit donnée à l'Education.

De par votre fonction, vous connaissez le malaise des directeurs d'école. Vous n'ignorez pas que, bon, mal an, entre 4 000 et 5 000 écoles ne sont pas pourvues d'un directeur. Certes, l'Administration réussit à "persuader" des enseignants à occuper la fonction délaissée. Quitte à y placer, de plus en plus souvent, de jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM. Ces derniers doivent alors diriger une école tout en apprenant leur métier d'enseignant. Dans tous les cas, ces "directeurs malgré eux", bien que consciencieux, travailleurs et talentueux, ne donneront pas le meilleur d'eux-mêmes. Il leur manquera formation, expérience et motivation.

Nous avons décidé de nous adresser aux élus de la Nation car le malaise persistant depuis des années ne cesse de s'aggraver. En mai 2006, Monsieur Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat enseignant. De fait, il considère que la grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Pour y parvenir, il annonce des retenues de salaire de l'ordre de 100 euros par jour. Cette somme supérieure à ce que gagne un directeur est à rapprocher de "l'augmentation de 20 %" de l'indemnité de direction accordée au titre de ce protocole, soit environ 51 centimes par jour ! Nul doute qu'avec de tels arguments, notre ministre parviendra à ses fins. Mais aura-t-il, pour autant, réglé le problème de la direction d'école ?

Depuis 30 ans, aucun des ministres de l'Education nationale n'a jamais apporté de véritable réponse à la crise des directeurs d'école. Chacun d'eux a loué le travail des directeurs, affirmé sa volonté d'en réduire la charge. Mais aucun d'eux n'a accepté de les doter d'un statut reconnaissant la spécificité de leur métier. Chacun des ministres s'est toujours trouvé de bons alliés de circonstance : les syndicats majoritaires qui refusent toute idée de statut de directeur et affirment, sans les avoir jamais consultés, que "les directeurs d'école ne veulent pas d'un statut". Affirmation démentie par la consultation Ifop (citée ci-après) dans laquelle 93 % des directeurs réclament un statut.

Las de n'être ni entendus ni compris de leur ministre et de leurs syndicats, les directeurs d'école rejoignent massivement une association créée voilà 4 ans : le GDID (Groupement de Défense des Intérêts des Directeurs). En septembre 2006, le GDID a commandé une consultation à l'Ifop.

Dans sa synthèse, l'Ifop souligne le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10 000 réponses !

Les principaux enseignements sont édifiants. Ils contredisent, sur des points importants, les positions et les déclarations du ministre et des syndicats.

Nous reproduisons, ci-dessous, quelques-unes des réponses de cette consultation. Vous les retrouverez, en intégralité, sur le site de l'Ifop, à l'adresse suivante :

http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp

"La quasi unanimité des directeurs (95 %) souhaite une définition plus claire et plus précise des tâches et responsabilités de la direction d'école".

"73 % se prononcent en faveur de la reconnaissance du métier de directeur d'école".

"76 % des directeurs demandent la création d'un statut d'établissement garantissant une parité de moyens entre les écoles".

En matière de formation, les directeurs expriment de fortes attentes".

"93 % des répondants se déclarent favorables à la création d'un statut non hiérarchique de la direction d'école venant reconnaître le métier de directeur d'école et définissant de manière claire et limitative leurs tâches et leurs responsabilités".

Les mesures proposées par le ministre Gilles de Robien sont également très critiquées :

"Une très large majorité (80 %) des répondants estime que les EVS (emplois vie scolaire) recrutés sans formation ni diplôme minimum requis ne pourront pas vraiment soulager la charge de travail du directeur".

"94 % des directeurs s'accordent pour dire qu'il sera difficile de déléguer à ces jeunes sans expérience ni formation préalable une grande partie des tâches du directeur".

"Quant à l'utilisation de PE2 (étudiants en IUFM), on juge qu'elle améliorera sensiblement le régime des décharges pour 37 % des répondants. 63 % expriment l'opinion contraire".

Conscient que le problème n'est pas réglé, Monsieur Gilles de Robien a invité, début octobre, les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes pour poursuivre les discussions. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut du directeur. Le SE-Unsa, seul syndicat à avoir signé le protocole en mai, prend ombrage de n'être pas considéré comme interlocuteur privilégié. Le SNUipp-FSU décèle un "danger" à ouvrir des discussions sur le thème du statut dont il n'est "pas demandeur"...

Parce que l'école ne doit pas être l'enjeu d'une lutte idéologique, nous pensons qu'il est du devoir des élus de se pencher sur ce problème et de faire adopter, après deux tentatives avortées, une proposition de loi instituant un statut de directeur d'école.

Vous remerciant de l'intérêt que vous porterez à nos revendications et à l'avenir de l'école de la République,

Nous vous prions de croire, Madame la Députée, Monsieur le Député, en l'assurance de nos salutations républicaines.

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 22:38

Deux dépêches nous annoncent que le temps est venu, pour le ministère, de mettre un terme à la grève administrative. Aux yeux du ministre, la signature du protocole par le SE-Unsa a pour corollaire la cessation de la grève.

Article paru dans "VousNousIls".

Directeurs d'école: fin de la grève selon le ministère, pas selon SNUipp-FSU 

La grève administrative des directeurs d'école, entamée en 1999 pour protester contre leur surcharge de travail, est sur le point de se terminer, selon le ministère de l'Education nationale, tandis que selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, le mouvement se poursuit.

Cette grève administrative empêche le ministère de fournir des chiffres précis sur les enfants scolarisés dans le primaire à chaque rentrée.

"La transmission par les directeurs d'école aux autorités académiques des enquêtes de rentrée (...) a été rétablie", a affirmé le ministère dans un communiqué, soulignant que "ces informations ont, à ce jour, été transmises par 72 % des directeurs d'école".

 "Les inspecteurs d'académie adresseront dans les jours à venir une lettre de relance" qui "devrait permettre aux derniers directeurs concernés de remplir leurs obligation de service", a ajouté le ministère.

Le ministère y voit la conséquence du protocole d'accord signé en mai avec le syndicat des enseignants SE-Unsa, qui prévoyait notamment une revalorisation de 20% de l'indemnité de direction, une décharge immédiate d'un jour par semaine pour tous les directeurs d'écoles de quatre classes et la possibilité de recruter des emplois de vie scolaire (EVS).

Le SNUipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, qui n'a pas signé le protocole, a contesté l'interprétation du ministère et insisté sur le fait que 30% des directeurs d'école étaient toujours en grève administrative, a déclaré à l'AFP son secrétaire général Gilles Moindrot.

 M. Moindrot a fait état "de nombreuses pressions sur les directeurs depuis la rentrée" pour qu'ils cessent leur mouvement, mais le SNUipp-FSU réclame notamment qu'une journée de décharge soit accordé aux directeurs d'école de moins de quatre classes et qu'un jour de plus soit attribué à ceux qui dirigent entre sept et dix classes.

 

 

Cette dépêche laisse à penser que tout va se passer normalement, en douceur ou presque... Les IA vont relancer les récalcitrants et ces derniers vont rentrer gentiment dans le rang...

La chronique matinale de Emmanuel Davidenkoff, sur France Info, semble plus proche de la réalité. Le journaliste résume beaucoup mieux l'agressivité du ministre qui ne supporte plus le mouvement de grève alors que le SE-Unsa a signé le protocole. Il a décidé de siffler la fin de la récréation, quitte à employer les grands moyens.

  

Voici le script de cette chronique dans son intégralité :

"La machine est repartie. 72 % des directeurs ont fait remonter les résultats de la grande enquête de rentrée, ce qui n'était pas arrivé depuis des années. C'est une enquête qui permet d'obtenir une photographie de ce qui se passe dans les écoles et permet de piloter le système.

L'enjeu est central. Depuis que les directeurs grévistes refusaient d'accomplir ce genre de tâches, le ministère était en quelque sorte borgne. En contrepartie, les 28 % de directeurs d'école qui ne l'ont pas fait, soit environ 12 000 d'entre eux, s'exposent désormais à des retenues de salaire en moyenne de 100 euros par jour. Ce sera la première fois depuis 8 ans que cette grève administrative fait l'objet de sanction financière. Une mesure qui fait écho à la décision du gouvernement Raffarin en 2003, de faire payer aux enseignants chaque journée de grève. Jusque-là, les grèves courtes faisaient l'objet de prélèvement à 100 % mais pas les grèves longues.

Cette politique de fermeté pourrait tendre un peu plus les relations avec les syndicats qui viennent d'annoncer qu'ils vont se rencontrer le 8 novembre pour décider d'une action contre, je cite, "la campagne de dénigrement conduite par le ministère de l'Education nationale vis-à-vis de l'école et de ses personnels".

Coûte que coûte, le ministre est prêt à employer les grands moyens. Sait-il que la plupart des directeurs ne gagnent pas 100 euros par jour ? Que penser de la responsabilité des syndicats et notamment du SE-Unsa qui, par sa signature, a accepté la fin de la grève administrative ?

Décidément, nous n'avons pas fini "d'engranger les avancées" du protocole...

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