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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 10:53

Depuis la signature du protocole, les "directeurs en lutte" ont multiplié les campagnes d'informations auprès des médias, des élus et récemment les candidats à la présidentielle Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Dès le 11 juin, nous avions demandé à nos collègues de toute la France d'envoyer un premier courrier aux parlementaires pour les alerter sur les insuffisances des "avancées du protocole".

Le 2 novembre nous avons sollicité, de nouveau, l'ensemble des collègues en mettant à leur disposition une copie de notre nouvelle lettre. Relayés par le GDID, notre appel a été largement entendu.

De nombreux députés ont été interpellés. Même si peu d'entre eux ont répondu aux directeurs, beaucoup sont intervenus auprès du ministre soit pour l'interroger, soit pour lui faire part du malaise de notre profession et lui demander ce qu'il envisage pour améliorer notre situation.

 

Nous publions ci-dessous la liste des députés qui, à ce jour, ont posé une question écrite au ministre. Nous indiquons également sa date de publication au Journal Officiel.

 

M. Charroppin Jean  -  UMP - Jura  -  12/12/06

M. Thomas Jean-Claude  -  UMP - Marne  -  12/12/06

M. Roy Patrick  -  PS  -  Nord  -  12/12/06

M. Raoult Eric  -  UMP - Seine-Saint-Denis  -  12/12/06

Mme Briot Maryvonne  -  UMP - Haute-Saône  -  28/11/06

M. Mesquida Kléber  -  PS  -  Hérault  -  28/11/06

M. Lecou Robert  -  UMP - Hérault  -  21/1106

M. Vanneste Christian  -  UMP - Nord  -  21/11/06

M. Remiller Jacques  -  UMP  -  Isère  -  21/11/06

M. Glavany Jean  -  PS  -  Hautes Pyrénées  -  07/11/06

M. Abelin Jean-Pierre  -  UDF  -  Vienne  -  03/10/06

M. Bono Maxime  -  PS  -  Charente-Maritime  -  26/09/06

M. Merville Denis  -  UMP  -  Seine-Maritime  -  19/09/06

M. Boisserie Daniel  -  PS  -  Haute-Vienne  -  12/09/06

M. Schreiner Bernard  -  UMP  -  Bas-Rhin  -  22/08/06

M. Bocquet Alain  -  PC  -  Nord  -  15/08/06

M. Viollet Jean-Claude  -  PS  -  Charente  -  15/08/06

Mme Adam Patricia  -  PS  -  Finistère  -  01/08/06

M. Kucheida Jean-Pierre  -  PS  -  Pas-de-Calais  -  25/07/06

M. Vachet Léon  -  UMP  -  Bouches-du-Rhône  -  11/07/06

M. Paul Christian  -  PS  -  Nièvre  -  11/07/06

Mme Tanguy Hélène  -  UMP  -  Finistère  -  04/07/06

M. Mourrut Etienne  -  UMP  -  Gard  -  27/06/06

Mme Pons Josette  -  UMP  -  Var  -  27/06/06

M. Victoria René-Paul  -  UMP  -  Réunion  -  20/06/06

 

La question écrite

 

Prévue par le Réglement de l'Assemblée nationale, cette procédure constitue une prérogative individuelle des députés qui s'exerce en dehors du cadre de la séance et dont l'effet est différé.

 

Les questions écrites doivent être sommairement rédigées et se limiter aux éléments strictement indispensables à la compréhension de la question. Elles ne doivent contenir aucune imputation d'ordre personnel à l'égard de tiers nommément désignés.

 

Le texte des questions écrites est remis au Président de l'Assemblée nationale, qui le notifie au Gouvernement. Les questions écrites sont publiées chaque semaine, durant les sessions et hors session, dans un fascicule spécial du Journal Officiel.

 

Les réponses des ministres doivent être publiées dans les deux mois suivant la publication des questions.

 

Il faut signaler que les réponses aux questions n'ont aucune valeur juridique et ne lient pas l'administration sauf en matière fiscale où elles sont considérées comme exprimant l'interprétation administrative des textes.

 

A ce jour, 25 députés ont posé une question écrite au ministre de l'Education nationale. Dans cette liste, nous trouvons des députés de partis différents (PS, PC, UDF, UMP) provenant de diverses régions de France.

 

A titre d'exemple, nous publions la question écrite de M. Mesquida Kléber, député de l'Hérault :

"M. Kléber Mesquida attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur le malaise des directeurs d'école. Suivant les années, 4 000 à 5 000 écoles ne sont pas pourvues d'un directeur. De plus en plus d'enseignants finissent par occuper la fonction, mais aussi de plus en plus de jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM dirigent une école tout en apprenant leur métier d'enseignant. En dépit de leurs compétences et de leur travail, ces "directeurs malgré eux" n'auront pas la formation, l'expérience et la motivation. Ce malaise s'aggrave. En mai 2006, le Gouvernement a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat enseignant. La grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Pour y parvenir, des retenues de salaire sont annoncées, de l'ordre de 100 euros par jour. Cette somme est à comparer avec l'augmentation de 20 % de l'indemnité de direction accordée au titre de ce protocole, soit environ 51 centimes par jour. Les arguments sont déterminants, mais n'ont pas apporté de véritable réponse à la crise des directeurs d'école.

Aujourd'hui, 93 % des directeurs réclament un statut reconnaissant la spécificité de leur métier (cf consultation IFOP). A l'initiative du GDID (Groupement de Défense des Intérêts des Directeurs), l'association nationale des directeurs d'école, plus de 42 000 d'entre eux ont été consultés en septembre 2006.

Dans ces conditions, il lui demande quelles mesures il compte prendre sur l'institution d'un véritable statut de directeur d'école".

 

La plupart des questions écrites reprennent les mêmes éléments. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Poursuivons notre campagne d'information et de sensibilisation auprès des élus qui ne se sont pas encore manifestés. La procédure (pour trouver l'adresse mail du parlementaire et le courrier à copier) se trouve sur la page d'accueil de notre site.

Ne négligeons pas ce travail de fourmi. L'utilisation d'Internet est un véritable outil mis à notre disposition (cf l'étude de l'UTC Compiègne sur la campagne électorale du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen).

 

Si nous ne nous mobilisons pas pour améliorer nos conditions de travail, personne ne le fera pour nous.

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 13:49

"On ne prête qu'aux riches", dit l'adage. C'est aussi ce que pense le SNUipp qui commence à s'effrayer de la dimension prise par le GDID et le site des "directeurs en lutte" et surtout de l'adhésion qu'ils rencontrent auprès des directeurs. La "puissance syndicale" serait-elle à ce point déstabilisée qu'elle doive réagir dans l'urgence, quitte à utiliser des arguments usés et mensongers ?

 

Le SNUipp du Gard, à propos des réunions ministérielles, ne craint pas d'affirmer : "En invitant pour la première fois le GDID (association de directeurs prônant entre autres le statut de "chef hiérarchique", et allant dans les sens des propositions ministérielles), le ministère cherche à contourner les représentants élus de la profession...".

 

Plus c'est gros, mieux ça passe... doit-on penser au SNUipp. Non ! Ce temps est révolu. Les collègues connaissent bien les positions du GDID. Argument dérisoire. Quant à contourner les représentants élus, rien de plus facile puisqu'ils fuient la discussion en appliquant la politique de la chaise vide.

 

Le SNUipp du Val de Marne, toujours à propos des groupes de travail sur le statut des directeurs, écrit : "Le ministère tente de se créer une nouvelle marge de manoeuvre... en ouvrant les discussions à une organisation non représentative et qui, jusque-là, affirmait son souhait d'en rester à contribuer au débat : le GDID. Cette pratique apparaît comme un soutien à la création d'un syndicalisme corporatiste en direction de la direction d'école...

Comme en témoigne le dernier courriel du GDID qui se permet de rédiger lui-même de "futurs statuts" qui ont bien du mal à masquer le caractère hiérarchique de leur contenu, il s'agit bien de répondre par un statut spécifique et donc d'introduire de fait une nouvelle rupture entre les personnels comme dans le fonctionnement de l'école".

 

Qui du SNUipp ou de "l'organisation non représentative" (GDID) jouit de la meilleure adhésion des directeurs ? La "représentativité" n'a-t-elle pas changé de camp ? Et la crédibilité ? Et la légitimité ?

 

Le SNUipp du Pas-de-Calais consacre une large place au problème de la direction dans le "fenêtre sur cours" n° 102. Page 4, il nous fait l'honneur d'emprunter le titre de notre site. Nous lui ferons cadeau des droits d'auteur...

 A l'instar de leurs homologues du Gard et du Val de Marne, les auteurs de ce dossier argumentent contre le "statut non hiérarchique". Le SNUipp 62 en profite pour louer son action, aux côtés du SGEN-CFDT et du SNUDI-FO. Jamais, le mot "directeur" n'aura été autant utilisé. Certes, pour mieux stigmatiser les "directeurs en lutte"... on l'aura deviné.

 déclare le SNUipp. Nous ne le contesterons pas. En effet, "un millier de collègues en lutte, directeurs ou non" étaient à Paris le 22 novembre. Des réunions ont été organisées dans les départements. On nous a cité celle de Villeneuve d'Ascq (59) où l'intersyndicale départementale a rassemblé 12 personnes (y compris les 6 organisateurs)... Nous ajouterons simplement que le SNUipp a tort de négliger l'utilisation d'Internet. Et nous lui conseillons de prendre connaissance de l'excellente étude de l'UTC Compiègne qui a montré l'importance du web lors du référendum sur le Traîté Constitutionnel et son influence dans la victoire du "NON". Le SNUipp comprendra alors que le site du GDID et celui des "directeurs en lutte" sont bien plus consultés que le sien.

  

    

Les 93 % de directeurs favorables à un statut apprécieront : ils luttent pour "la mise à mort de l'école communale" !!!

 

Suite à notre campagne d'information à destination de Nicolas Sarkozy, les "directeurs en lutte" ont également reçu un mail d'un fantassin du SNUipp 59.

 Nous demandions alors aux collègues d'écrire eux aussi à Nicolas Sarkozy. Nous reproduisons ce mail intégralement :

"ça devrait être facile puisqu'un des des héraults de machinenlutte est le suppléant d'un candidat ump aux législatives du nord et que sur les 4 députés qui ont répondu, 4 sont soit udf soit ump...".

Rappelons que nous ne sommes composés que de directeurs et que nous sommes indépendants de tous les pouvoirs (politiques, syndicaux, médiatiques...). Quant à être "suppléant d'un candidat"...

  

Ce défenseur zélé du statu quo n'en est pas à sa première ineptie. Plus d'une douzaine de correspondants du Nord nous ont transféré certains de ses messages dont un mémorable mail dans lequel il s'était essayé à une calamiteuse tentative pour décrédibiliser la consultation Ifop. Entre "consultation", "sondage" et "panel", il s'était pris les pieds dans le tapis... RI-DI-CU-LE !

A ce héraut du SNUipp, pour l'ensemble de son oeuvre, nous décernons un ZERO pointé.

 

Faut-il répondre à toutes ces provocations ? Nous avons choisi la dérision. Nos lecteurs se feront eux-mêmes leur opinion. Ils ont face à eux deux conceptions de la direction et du fonctionnement de l'école :

D'un côté, un syndicat figé dans ses certitudes ; de l'autre, une association (GDID) qui évolue avec la profession.

D'un côté, des représentants syndicaux qui voient l'avenir en regardant leur pendule arrêtée voilà un siècle ; de l'autre, des directeurs qui avancent avec leur temps et souhaitent adapter leurs conditions de travail au XXIème siècle.

 

Les directeurs se sont exprimés clairement lors de la consultation Ifop. Les résultats sont clairs, nets et incontestables (sauf à être de mauvaise foi... ça existe...).

 

Finalement, en braquant leurs projecteurs sur le site des "directeurs en lutte", le SNUipp 62 nous a fait une belle publicité gratuite. En effet, nous avons connu un afflux de visiteurs sans précédent.

Quant aux attaques éhontées contre le GDID, nul doute qu'elles produiront un effet "adhésion" probablement conséquent.

 

Belle leçon pour le SNUipp qui aura vérifié, à ses dépens, la teneur de l'adage selon lequel "on ne prête qu'aux riches"...

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 21:27

Monsieur,

Vendredi 1er décembre, à Angers, vous avez placé le démarrage de votre campagne sous le signe de l'éducation. Dans votre premier discours, vous avez déclaré : "La rupture que je vous propose, c'est la rupture avec les archaïsmes et avec les conservatismes". Vous avez ajouté : "Je vous propose de libérer la parole de ceux qui souffrent, à commencer par celle des enseignants et des chefs d'établissements".

 

Vous ne pouvez pas ignorer le mal être des directeurs d'école. En grève administrative depuis 7 ans, nous souffrons du manque de reconnaissance de nos gouvernants et de nos syndicats. Faute d'être statutairement reconnus, nous restons des enseignants chargés de direction, dépourvus de véritables moyens pour assurer notre charge sans cesse plus lourde. Nos responsabilités ne cessent de s'accroître. La société se montre de plus en plus exigeante. Le travail administratif devient chaque année plus lourd.  

Vous n'ignorez pas que, bon, mal an, entre 4 000 et 5 000 écoles ne sont pas pourvues d'un directeur. Certes, l'Administration réussit à "persuader" des enseignants à occuper la fonction délaissée. Quitte à y placer, de plus en plus souvent, de jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM. Ces derniers doivent alors diriger une école tout en apprenant leur métier d'enseignant. Dans tous les cas, ces "directeurs malgré eux", bien que consciencieux, travailleurs et talentueux, ne donneront pas le meilleur d'eux-mêmes. Il leur manquera formation, expérience et motivation.

 

En mai 2006, Monsieur Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat. De fait, il considère que la grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Il envisage des retenues sur salaire pour "absence de service fait". Or, ce protocole nous semble totalement insuffisant et même méprisant (51 centimes d'augmentation par jour de notre indemnité de direction).

Depuis 30 ans, tous les ministres ont loué le travail des directeurs. Aucun n'a pris à sa véritable mesure l'ampleur du problème. Tous se sont alignés sur les positions de nos principaux syndicats qui refusent un statut à la profession.

A la demande du Groupement de Défense et des Intérêts des Directeurs d'école (GDID), l'Ifop a consulté l'ensemble des directeurs d'école en octobre dernier. Dans sa synthèse, l'Ifop souligne "le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10000 réponses"

(http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp).

Les principaux enseignements de cette consultation contredisent, sur des points essentiels, les positions et déclarations du ministre et des syndicats enseignants :

 - 93 % des répondants favorables à un statut de directeur

 - 76 % favorables à un statut d'établissement

 - 95 % souhaitent une définition plus claire des tâches du directeur

 - 80 % estiment que les Emplois Vie Scolaire ne pourront pas vraiment soulager leur charge de travail

 

Conscient que le problème n'est pas réglé, Monsieur Gilles de Robien a invité les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut du directeur. Hélas, nos représentants le refusent contre l'avis quasi unanime de la profession (93 %). Or, nous pensons que notre reconnaissance passe d'abord par la création d'un statut spécifique.

 

Les 29 et 30 novembre dernier, les groupes de travail se sont réunis. Pour toute réponse à notre malaise, le ministère propose de redéfinir et préciser les missions des directeurs (décret de 1989) et de travailler sur la notion de "statut d'emploi de directeur d'école". Il prend soin d'ajouter que "nous ne sommes pas dans une logique de dépenses nouvelles..."

Nous pensons que cette mesure n'apportera rien aux directeurs dans la gestion quotidienne de leur école si elle ne s'accompagne pas de moyens supplémentaires notamment en aide administrative et décharges. Une revalorisation financière est également indispensable pour offrir un meilleur attrait vers cette profession. Nous savons également que, faute de création d'un corps de directeurs, nous resterons minoritaires dans le corps des enseignants sans possibilité de représentation syndicale spécifique. Or, par idéologie, les principaux syndicats enseignants du premier degré sont farouchement opposés à un statut de directeur.

 

Nous vous saurions gré de bien vouloir nous donner votre avis sur cette question épineuse et nous informer de ce que vous envisageriez de faire pour répondre aux attentes des directrices et directeurs d'école de ce pays.

Vous remerciant de votre réponse,

Nous vous prions de croire, Monsieur, en l'assurance de notre profond respect.

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 13:52

L'un de nos collègues de Bordeaux nous fait part de sa réflexion concernant le "statut d'emploi". Il ajoute que ce n'est qu'une fiction et précise qu'il souhaite que la réalité ne dépasse pas, un jour, la fiction.

Nous reproduisons son mail dans son intégralité.

 

"Bonjour collègues directeurs en lutte.

Le statut d'emploi que vous décrivez (textes à l'appui), et que veut élaborer le ministère, ne me fait pas peur. Je ne le crains pas parce qu'il ne changera rien à la réalité de mon métier tel que je le pratique quotidiennement. Je suis directeur d'une école à 6 classes. Demain, comme aujourd'hui, je devrai trouver le temps de tout gérer : ma classe, mon travail administratif, mes relations avec les collègues, les parents, mon IEN, les élus de ma ville, le personnel de service, les services techniques, la cantine, l'étude, le médecin scolaire, les représentants des éditeurs, les sorties scolaires, les spectacles, les réunions diverses (conseils de maîtres, de cycles, d'école), les évaluations, les PPRE, les PPS, les passages de classes, les orientations en 6ème... Tout cela avec un quart de décharge ! Si je suis optimiste, j'aurai de quoi m'acheter un timbre pour le courrier jusqu'à 50 g comme vous le dîtes sur votre blog.

Ce statut ne m'apportera rien de plus ! La belle affaire que je sois nommé sur un "emploi fonctionnel" ! Je considère que je le suis déjà.

 

A mesure que je réfléchis au "coup du statut d'emploi", je me dis que le ministre, involontairement je le lui accorde, va rendre un grand service à l'un de nos syndicats qui verra sa principale revendication satisfaite sans avoir à batailler. Je m'explique...

Si, comme je le pense, le "statut d'emploi" n'apporte rien de nouveau aux directeurs dans la gestion quotidienne de leur école, s'il n'apporte aucune solution à leurs problèmes, si son intérêt n'est pas perçu comme un remède au malaise de la profession, alors cette "réforme" apparaîtra comme un leurre.

Que penseront les 93 % de collègues qui ont répondu à l'Ifop ? Qu'on les a, une fois de plus, bernés. Et comme ils savent que le ministère ne va pas indéfiniment se pencher sur les conditions de travail des directeurs et rouvrir des discussions tous les six mois, ils sauront qu'on en a pris pour 10 ans avant de remettre le dossier sur la table ! La grève administative pendant des années, le protocole, le blocage, les groupes de travail... "Tout ça pour ça !" diront-ils et ils ajouteront "tout ça pour ça, mais sans moi !".

Il est probable que nous assisterons à un abandon sans précédent des postes de direction. Qui acceptera encore de devenir directeur, dans ces conditions-là ? A chaque rentrée, ce sont des milliers de postes que l'administration devra combler. Impossible !

Deux solutions pour le gouvernement, quel qu'il soit :

Ou donner de véritables moyens aux directeurs (statut de corps, revalorisation conséquente, aide administrative, décharges...), mais le budget de la nation ne le permettra pas.

Ou supprimer la fonction de directeur et la remplacer par un conseil des maîtres décisionnaire et/ou une direction collégiale tournante...

Cette seconde solution aurait la préférence du ministre du budget et celle d'un ... certain syndicat.

 

Chers collègues directeurs en lutte, je vous livre ma réflexion. Je me demande si je dois y croire moi-même tant elle me semble être du domaine de la fiction. Je souhaite bien évidemment, vous l'aurez compris, que la réalité ne rattrape jamais la fiction..."

 

Nous avons tenu à mettre en ligne, dans sa totalité, la contribution de notre collègue Luc. En effet, au-delà du ton plaisant, ce récit incite à la réflexion. Et si la fiction était en train de rattraper la réalité ?

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 23:00

Suite à la réunion du second groupe de travail sur le métier de la direction d'école, le ministère s'oriente nettement vers la création d'un statut d'emploi pour les directeurs. Ainsi que nous l'avons écrit dans notre précédent article, il ne s'agit nullement d'intégrer les directeurs dans un "corps de direction".

 

Le statut d'emploi est très répandu dans la fonction publique. Il permet, d'une part, de reconnaître une fonction tout en la maintenant rattachée à son corps d'origine et d'autre part, de lui affecter une grille indiciaire spécifique.

 

Il est intéressant de se poser les questions des intérêts des uns et des autres à la création de ce statut d'emploi de directeur d'école.

1) Quel intérêt pour le gouvernement ?

Le ministre a pris conscience que la signature du protocole n'a résolu en rien le problème et le malaise de la profession. Il lui faut donc aller plus loin. Pas sur le plan financier, il n'en a pas les moyens. Créer un véritable statut, nous pensons qu'il le souhaiterait. Mais il se heurte à deux écueils majeurs : l'impossible revalorisation financière et l'opposition ferme et définitive des partenaires sociaux. Il lui reste donc le statut d'emploi. Cette solution lui offre l'avantage de ne pas coûter cher et de surcroît de montrer sa volonté de mieux reconnaître la fonction de directeur.

 

2) Quel intérêt pour les syndicats ?

Après les quelques protestations d'usage, les syndicats se rangeront à la proposition du ministère. Ils seront, probablement, soulagés de s'en tirer à si bon compte : ils auront échappé à la création d'un véritable statut de directeur ! Ils pourront même négocier quelques "avancées sonnantes et trébuchantes à engranger" et ainsi apparaître comme les vrais défenseurs des directeurs. Bref, tout bénéfice pour les ardents opposants à un statut de directeur.

  

3) Quelle incidence pour les directrices et les directeurs d'école ?

Les changements seront peu ou pas perceptibles. Les directeurs continueront d'être affectés au corps des professeurs des écoles. Certes, ils ne seront plus "chargés de direction". Ils seront officiellement nommés sur un emploi de directeur. De fait, ils le sont actuellement. Le statut d'emploi permettra d'institutionnaliser la fonction. Faut-il craindre la limite de durée d'occupation de l'emploi ? En théorie, oui. En pratique, non. En effet, le décret portant statut d'emploi définit [...] le cas échéant la limite de durée d'occupation de l'emploi. Imagine-t-on sérieusement un gouvernement se priver de directeurs alors qu'il en manque déjà plusieurs milliers chaque année ? Il appartiendra aux négociateurs d'y veiller.

Une grille indiciaire spécifique sera définie lors de la création de ce statut d'emploi. Un "geste" sera fait, n'en doutons pas, ne serait-ce que pour mieux faire accepter ce statut. Attention ! ne nous faisons pas trop d'illusions quant aux largesses budgétaires à attendre... Le protocole nous a généreusement octroyé 51 centimes par jour. Presque un timbre pour une lettre ne dépassant pas 20 grammes. Une petite rallonge de quelques dizaines de centimes nous permettra, peut-être, de poster un courrier jusqu'à 50 grammes...

 

Pas de quoi se réjouir ! Les directeurs ne tireront aucun profit de ce statut d'emploi qui ne correspond ni à leurs attentes, ni à leurs demandes. Leurs conditions de travail ne s'en trouveront nullement améliorées pour autant. Les mêmes difficultés quotidiennes seront toujours présentes

Enfin, pour "défendre" leurs intérêts, ils continueront d'avoir les mêmes représentants issus des élections professionnelles communes à l'ensemble des enseignants.

 

Autant dire que ce "statut d'emploi" sera plus proche du "statu quo" que du véritable "statut" réclamé par 93 % des directeurs... 

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 23:33

Le ministère envisage d'engager la réflexion des groupes de travail à l'élaboration d'un "statut d'emploi" de directeur d'école.

 

A la différence d'un statut de corps (inspecteurs, personnels de direction...), le statut d'emploi n'est pas un statut particulier. Alors que les membres d'un corps sont recrutés par concours, examen professionnel ou par voie d'inscription sur liste d'aptitude, la désignation des fonctionnaires chargés d'occuper un emploi relève de la responsabilité des chefs de service. Ainsi, si les IA et IEN appartiennent au corps d'inspection, l'IA-DSDEN (Inspecteur d'Académie - Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale) occupe un emploi fonctionnel.

 

Un statut d'emploi peut également être créé pour corriger une anomalie et revaloriser une fonction. Il est loisible à l'autorité administrative de définir des conditions de nomination dans certains emplois et de doter ces emplois d'indices propres pour tenir compte de caractéristiques particulières les distinguant des emplois auxquels les titulaires des grades correspondants ont normalement vocation à accéder.

  

La détermination de ces règles revient à créer un "statut d'emploi", auquel les fonctionnaires titulaires accèdent par voie de détachement.

 

Cette assimilation ne doit pas cependant abuser : un statut d'emploi est une mesure d'organisation du service et non un "statut particulier" au sens des articles 8 et 15 de la loi n° 84.16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat. Dès lors et sauf si le statut d'emploi comporte une disposition ayant pour objet ou pour effet de modifier une règle fixée par un statut particulier, il n'y a pas lieu de suivre les formalités de consultation applicables aux projets de décret portant statut de corps.

La seule consultation obligatoire pour un statut d'emploi est celle du comité technique paritaire compétent pour l'organisation de l'administration où sera placé l'emploi considéré.

 

Il est d'usage d'instituer les statuts d'emploi par décret en Conseil d'Etat.

 

Le décret portant statut d'emploi définit :

 

- le contenu fonctionnel de l'emploi, c'est-à-dire la mission qui lui est rattachée

- le nombre d'échelons et la durée du passage dans les échelons

- les grades des corps dont les titulaires ont vocation à occuper l'emploi

- les modalités de nomination et de classement dans l'emploi ainsi que, le cas échéant, les limites de durée d'occupation de l'emploi

 

Le classement indiciaire de l'emploi est effectué par une modification de l'annexe du décret n° 48-1108 du 10 juillet 1948.

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 09:36

Le 30 novembre 2006, le directeur des ressources humaines du ministère a réuni un groupe de travail sur le thème du métier de la direction d'école et des statuts du directeur.

Participants : les syndicats SE-Unsa, SUD Education, SNE-CSEN, SIEN-Unsa (inspecteurs), un IA, un IEN et un directeur d'école (Thierry Fabre secrétaire du GDID).

Absents : les syndicats SNUipp, SGEN-CFDT, SNUDI-FO, SCENRAC-CFTC et @venir-école-CGC.

Objectifs de la réunion : redéfinir le métier de la direction d'école et les statuts qui en découlent à partir du Décret de 1989, texte de référence.

 

Chacun des représentants fait état de sa vision du métier, des difficultés rencontrées par les directeurs et des solutions indispensables à y apporter pour rendre la fonction mieux reconnue et plus attractive.

 

Le SE-Unsa rappelle ses positions :

- la direction est une fonction

- le directeur est avant tout un enseignant

- il faut améliorer le fonctionnement de l'école

Il dénonce également la démarche du ministre et rappelle son opposition à toute création d'un corps spécifique de directeurs et à tout statut ou cadre hiérarchique.

SUD-Education fait part de son refus de tout statut de chef d'établissement et d'échelon hiérarchique, se dit attaché au travail d'équipe et réclame plus de moyens (postes administratifs, assistantes sociales...).

Le SNE-CSEN revendique la création d'un corps de directeurs offrant des garanties plus affirmées (emploi, revalorisation indiciaire, formation, statut).

Thierry Fabre (directeur et représentant du GDID) souligne le malaise des directeurs (directions vacantes, missions mal définies, tâches de plus en plus nombreuses, absence d'évolution de carrière, manque d'attrait de la fonction...). Il insiste également sur la nécessité de création d'un statut définissant les missions du directeur et fondé sur les notions de responsabilité et d'autorité plutôt que de hiérarchie.

Le représentant du ministère précise qu'on n'est pas dans une logique de dépenses nouvelles. Le décret de 1989 est à redéfinir. La question du statut reste ouverte et celle de la hiérarchie n'est pas à rejeter de façon systématique. La création d'un statut et d'un corps n'est pas d'actualité.

Il propose de redéfinir et préciser les missions des directeurs (décret de 1989) et de travailler sur la notion de "statut d'emploi de directeur d'école". Le corps des PE ne serait pas modifié. Le statut d'emploi permettrait de définir une fonction, de la détacher sur une autre grille indiciaire avec possibilité d'indemnités spécifiques. Ce statut d'emploi, considéré comme poste à profil, ne s'adresserait pas à tous les directeurs.

Tous les participants s'accordent à penser que cette proposition n'est pas de nature à répondre aux attentes des directeurs.

   

Le représentant du ministère précise que les prochaines réunions du groupe de travail seront consacrées à :

- revoir le décret de 1989 (définition du métier, missions du directeur...)

- élaborer le statut d'emploi de directeur d'école.

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 23:21

Logo du site de l'Assemblée nationale

 

L'un des objectifs de ce blog est d'aider les directeurs à clamer haut et fort leur volonté de reconnaissance par un statut. Pour y parvenir, il nous faut, hélas, hausser le ton et nous affirmer par rapport à nos propres syndicats. Il nous faut rappeler que les dirigeants syndicalistes ne reflètent pas la pensée des directeurs, lesquels se sont exprimés clairement dans la consultation Ifop commandée par le GDID.

 

Les "directeurs en lutte" ont lancé plusieurs campagnes de communication et notamment auprès des députés. Nos collègues ont entendu notre appel et, en nombre, ont interpellé les parlementaires. Peu d'élus ont répondu, il est vrai. Néanmoins, le message est passé.

   

La lettre des "directeurs en lutte" se trouve aujourd'hui sur le "site pédagogique" du Forum de l'Assemblée nationale, sous le titre "considération des directeurs". Nous vous invitons à laisser un message personnel sous cette lettre. Il suffit de cliquer sur "répondre à ce message". Nous ne devons négliger aucune possibilité de nous faire entendre. C'est en persévérant que nous viendrons à bout des réticences de nos élus.

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 19:45

Comme indiqué dans l'article intitulé "Syndicats dits majoritaires : panique à bord", la composition des groupes de travail a été modifiée. Elle comprend 2 directeurs. En effet, le ministère a souhaité élargir l'assemblée à des "experts de terrain" (IA, IEN, directeurs). Ce qui pourrait signifier qu'il ne considère pas les représentants syndicaux comme des "experts de terrain"... Connaissant les positions des syndicats "dits" majoritaires, accordons au ministère le mérite d'avoir vu juste.

 

Ces deux directeurs n'ont pas été choisis au hasard. Ce sont des représentants du GDID : Son président, Alain Rei, dans le 1er groupe de travail (29/11) et son secrétaire, Thierry Fabre dans le second groupe (30/11).

 

Nul doute que le ministre a pris connaissance avec intérêt de la consultation Ifop le mois dernier. Cet acte a contribué à décupler la notoriété du GDID. Certes, le GDID existait avant cette consultation. L'envoi de "la bouteille à l'encre" parvient dans les écoles depuis des années. Néanmoins, la consultation a apporté une crédibilité supplémentaire à cette association. Même si la presse n'en a pas fait un large écho, le ministre y a trouvé matière à réflexion.

En parallèle, nous avons assisté à une inversion de la légitimité : celle croissante du GDID appuyée sur les résultats de la consultation Ifop et celle en perte de vitesse des syndicats affirmant sans vergogne que les directeurs ne voulaient pas de statut. Le GDID est apparu porteur de l'opinion des directeurs alors que les syndicats se montraient en décalage flagrant avec la base. Chacun a pu mesurer le fossé entre les propos syndicalistes et la réalité exprimée par les directeurs. Plus les uns s'enferraient dans un discours passéiste, plus le GDID prenait des couleurs. Une sorte de vases communicants...

Rien ne sera plus comme avant. Ni les négociations ministère / syndicats, ni les relations syndicats / directeurs. Il y aura un avant et un après "consultation Ifop".

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 12:07

En réunissant deux groupes de travail les 29 et 30 novembre (cf notre article du 22/11), le ministère a semé un vent de panique chez nos syndicalistes. Le vent est devenu tempête à l'annonce de la modification de la composition des groupes de travail. En effet, en plus des SE-Unsa, SNUipp, Sgen-CFDT, SDEN-CGT, SUD, SNE-CSEN, figurent des "experts de terrain" : 1 IA, 2 IEN et 2 directeurs.

 

Riposte immédiate de nos bons vieux syndicats. Bien que divisés sur nombre de sujets, dans un réflexe anti-petits-chefs-à-l'école, le SE-Unsa, le SNUipp et le SGEN-CFDT créent, de fait, une alliance contre nature, une inter-syndicale anti-statut... Même les stratégies divergent !

  

Le SGEN-CFDT

Délaissé par les adhérents, abandonné par ses militants, en panne d'idées, le SGEN se meurt. Maintenu en survie artificielle par une perfusion de la CFDT et soutenu par le SNUipp devenu son tuteur, le SGEN n'a plus de ligne de conduite. Il se contente de produire un communiqué commun avec le SNUipp.

"A ce jour, le ministère ignore la mobilisitaion des enseignants des écoles et ne répond pas à la demande de lever les menaces de sanctions vis-à-vis des directeurs.

En conséquence, le Sgen-CFDT et le SNUipp ont décidé de ne pas participer aux réunions des 29 et 30 novembre sur la question de la direction d'école.

Le Sgen-CFDT et le SNUipp ont décidé de s'adresser aux groupes parlementaires, aux associations de maires et de parents d'élèves pour les informer de la situation. Ils renouvellent leur exigence d'ouverture de négociations pour améliorer le fonctionnement et la direction d'école".

Politique de la chaise vide

  

Le SNUipp

"Tant que nous n'avons pas d'assurance sur la levée des menaces de sanctions, le SNUipp a décidé de ne pas participer à ces réunions".

Personne n'est dupe : le SNUipp, conscient d'être en porte-à-faux sur la question du statut, craint ces réunions. Courage, fuyons ! Une fois de plus, il ressort la vieille tactique du prétexte pour ne pas participer et multiplie les déclarations les plus fantaisistes :

"Le ministère veut "casser" les directrices et les directeurs pour mieux faire céder toute la profession et transformer les enseignants des écoles en exécutants des consignes ministérielles".

"Il s'agit pour le ministère de casser la résistance d'un rempart à la mise en place d'établissements publics d'enseignement du premier degré et à une gestion managériale des écoles. [...]

Le deuxième objectif est de réduire les coûts en réduisant le nombre d'enseignants pour les transformer une partie de leur temps en responsables de réseaux dans lesquels graviteraient des AVS, des EVS, des assistants pédagogiques, qui prendraient en charge une partie des enseignements qui leur serait confiée "grâce" au socle commun et au caractère optionnel de certains apprentissages. Pour imposer cette "réorganisation des ressources humaines" le ministère veut utiliser les directions d'école pour soumettre les collègues dans les classes aux injonctions de la hiérarchie. En "cassant" les directions d'école, le ministère prépare la soumission des enseignants dans leurs pratiques du métier" (lettre du SNUipp 93 aux directeurs d'école).

Le SNUipp est en plein délire ! On l'a connu mieux inspiré...

  

Le SE-Unsa

"Le SE-Unsa a décidé d'assister à ces deux groupes de travail

- pour ne pas laisser le terrain libre aux ministère et aux organisations non représentatives,

- pour continuer à porter le dossier et à défendre les personnels que nous représentons,

- pour prendre la mesure des intentions du ministère et des positions des autres participants sur la question du statut en particulier"

Le SE-Unsa poursuit :

"C'est l'occasion pour le ministre de donner la parole au SNE syndicat proche du gouvernement, qui n'a obtenu que 3 % aux élections professionnelles et qui est porteur de la demande d'un statut pour les directeurs".

"Des évolutions quant à un statut de la direction, qui ne pourrait s'appuyer que sur un corps de chefs d'établissement aux compétences hiérarchiques, sont à l'opposé de nos convictions".

  

Le SE-Unsa oublie qu'il ne représente pas les directeurs. Faut-il lui rappeler la fameuse claque qu'il a reçue avec la consultation Ifop commandée par le GDID ? Il en porte encore les traces sur la joue...

 

Oui, décidément, c'est la panique à bord chez nos syndicats "dits" majoritaires... Sauve qui peut ! C'est la débandade. Les masques sont tombés. Le combat engagé contre le ministère se transforme en une lutte intestine contre les directeurs d'école. Il faut, coûte que coûte, les empêcher d'obtenir un statut. Toutes les stratégies sont bonnes, tous les arguments utilisés même ceux qui alimentent la peur chez les adjoints.

Ils sont tombés bien bas, nos syndicats !

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