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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 09:25

EPEP : Syndicats et parents écrivent au ministre

Une large majorité des représentants des personnels, des parents et des associations vous a demandé de renoncer à présenter le projet de décret autorisant la mise en place d’EPEP par les collectivités territoriales. En effet, ce projet suscite des questions, des inquiétudes et souvent des oppositions. Nous vous demandons dans ces conditions de retirer de l’ordre du jour du prochain Conseil Supérieur de l’Education l’examen de ce projet de décret et d’organiser avec les parents, les élus, les enseignants et les associations, les consultations que vous avez annoncées". Les syndicats enseignants du primaire (Sgen-Cfdt, le Snuipp, le Se-Unsa),les parents de la Fcpe et de la Peep,les deux principales associations, et la Ligue de l'enseignement tentent à nouveau une démarche vers le ministre.

Pour ces organisations, le projet d'établissements publics de l'enseignement primaire (EPEP) "implique un bouleversement de l’organisation de l’Ecole et de ses rapports avec les collectivités territoriales et l’Education Nationale… Toute modification profonde ne peut intervenir qu’après avoir pris le temps d'un large débat et en tenant compte des avis des élus, des parents, des enseignants et plus généralement de l’ensemble des citoyens : l’Ecole est le bien de tous". La phrase fait allusion au fait que le décret attribue la moitié des voix au Conseil d'administration de l'Epep aux collectivités locales. Elles estiment aussi qu'il remet en cause l’indépendance pédagogique des équipes pédagogiques.

Le 25 janvier dernier ils avaient empêché le CSE de se réunir en quittant ensemble la réunion. La réponse du ministre a été claire : il a convoqué le CSE pour le 5 février en mettant le texte à l'ordre du jour.  (source : Le Café Pédagogique)

 

Le vote des enseignants

 

Historiquement acquis à la gauche, les enseignants sont devenus plus volatils dans leurs choix électoraux, selon plusieurs spécialistes.

Le baromètre politique du CEVIPOF (Centre d'Etude de la Vie Politique Française) de Sciences-Po de décembre dernier révélait les intentions de vote suivantes parmi les enseignants :

(étude réalisée auprès de 5 650 personnes)

36 %  pour Ségolène Royal
18 %  pour Nicolas Sarkozy
  8 %  pour François Bayrou
  5 %  pour Jean-Marie Le Pen
  5 %  pour Dominique Voynet
  3 %  pour Marie-Georges Buffet
  3 %  pour Olivier Besancenot
12 %  abstention ou vote blanc ou nul

"Cela signifie que, dans une partie du corps enseignant, existe un trouble qui, plutôt que de se traduire par un ralliement à la droite, passe par un refuge dans l'abstention", analyse Pascal Perrineau, directeur du Cevipof.

 

"Depuis la fin des années 1980, on a assisté à des mobilisations enseignantes autant contre la gauche que contre la droite", remarque François Doubet, sociologue de l'éducation.

Et d'ajouter que "les enseignants n'ont pas volé au secours de Jospin en 2002".

 

Pour Gérard Aschiéri, secrétaire général de la FSU, "on ne peut pas comprendre la relation des enseignants au débat présidentiel si on ignore leur réaction à l'attitude ministérielle".

En 2007, pour la première fois, nous aurons 2 candidats ayant exercé des responsabilités ministérielles à l'Education nationale. Une inconnue supplémentaire dans le choix électoral des enseignants.

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 22:05

Cher Monsieur,

Vous avez récemment déclaré que l'éducation serait le premier des 6 points (les 6 "E") autour desquels s'articulerait votre programme.
De par les fonctions que vous avez exercées au sein de l'Education nationale, vous connaissez le malaise des directeurs d'école.

En mai 2006, Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat. De fait, il considère que la grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Or, ce protocole nous semble totalement insuffisant et même méprisant (51 centimes d'augmentation par jour de l'indemnité de direction). C'est vraiment mal reconnaître un métier dont les responsabilités et les charges administratives ne cessent de s'alourdir.

De votre passage au ministère, vous gardez la réputation d'un homme attaché au dialogue avec les partenaires sociaux. A plusieurs reprises, des parlementaires ont attiré l'attention des gouvernements, allant jusqu'à déposer des amendements pour la création d'un statut de directeur d'école. En vain. A chaque fois, les ministres ont cédé aux pressions des syndicats enseignants qui affirmaient que "les directeurs ne veulent pas d'un statut" et que passer outre leur volonté serait considéré comme un "casus belli".

Las de n'être ni entendus, ni écoutés, les directeurs se sont organisés en association : le GDID (Groupement de Défense des Intérêts des Directeurs d'école). En octobre 2006, à la demande du GDID, l'IFOP a consulté l'ensemble des directeurs d'école. Dans sa synthèse, l'Ifop souligne "le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10 000 réponses"
(http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp)

Les principaux enseignements de cette consultation contredisent, sur des points essentiels, les positions et déclarations du ministre et des syndicats enseignants :

 - 93 % des répondants favorables à un statut de directeur
 - 76 % favorables à un statut d'établissement
 - 95 % pour une définition plus claire des tâches du directeur

Conscient que le problème n'est pas réglé, Gilles de Robien a invité les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut de directeur. Hélas, nos syndicats continuent de le refuser contre l'avis quasi unanime de la profession (93 %) qui pense que notre reconnaissance passe d'abord par la création d'un statut spécifique.

Même si l'on est, comme vous, favorable au dialogue social, force est de constater le divorce qui s'est installé entre les principaux syndicats enseignants (SNUipp-FSU, SE-Unsa, Snudi-FO, Sgen-CFDT) et les directeurs.
Nous estimons que les prises de position des organisations syndicales ne traduisent plus la volonté des directeurs mais qu'elles sont le reflet de l'idéologie qui habite les dirigeants de ces syndicats.
Du fait de l'absence de représentativité de nos "représentants", le dialogue social a atteint ses limites. Cette attitude est inacceptable car elle est source d'immobilisme pour toute une profession. Il incombe aux politiques d'assumer leurs responsabilités pour améliorer le fonctionnement de l'école. En effet, bon an, mal an, plusieurs milliers de directions restent vacantes et sont "imposées malgré eux" à des enseignants "faisant fonction" voire à des sortants d'IUFM.

En ce début 2007, le malaise persiste. L'administration procède aux premières retenues sur salaire pour "absence de service fait" alors que les directeurs exercent la totalité de leur fonction. Il devient urgent de trouver une solution à ce problème qui n'a que trop duré.

Nous avons récemment interrogé le député que vous êtes. Nous n'avons reçu aucune réponse à ce jour. Nous nous adressons, maintenant, au candidat déclaré à l'élection présidentielle avec l'espoir d'être entendus.

Nous vous saurions gré de bien vouloir nous donner votre opinion sur cette question épineuse et nous informer de ce que vous envisagez pour répondre aux attentes des directrices et directeurs de ce pays.

Vous remerciant de votre réponse, nous vous prions de croire, cher Monsieur, en l'assurance de notre profond respect.

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 23:06

Nicolas Dupont-Aignan inaugure la série d'entretiens que le "Vrai Débat" mène avec les candidats à l'élection présidentielle.

En accord avec le Vrai Débat, nous ne reproduisons que l'extrait relatif à la question que nous lui avons suggérée. Vous retrouverez la totalité de l'interview sur le site du "Vrai Débat".

 

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28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 21:27








    

Pour les gourmets ou les gourmands, on peut en proposer d'autres...

  

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 13:25

Dans son hebdomadaire "Action Syndicale" du 23/01/06, le Sgen-CFDT 59-62 dénonce le projet de décret instituant une expérimentation concernant la création d'EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire).

"Il est certain qu'aucune amélioration ne concernera les directeurs qui ne sont pas responsables de l'EPEP (donc la grande majorité des directeurs actuellement en place). Quant aux responsables, c'est flou !", conclut le Sgen-CFDT. Rappelons que nous partageons ses critiques. Nos précédents articles en attestent.

Le Sgen-CFDT poursuit : "Le ministère profite des difficultés de mobilisation des directeurs et surtout de la division des personnels. Entre les associations corporatistes dont la seule ambition semble être de "casser du syndicat" et le SE qui, à notre sens, a signé seul un compromis nettement insuffisant, le Sgen-CFDT continue à revendiquer trois priorités : du temps de décharge supplémentaire, une reconnaissance financière digne, de la formation continue.

Le Sgen-CFDT (avec le SNUipp-FSU et le Sden-CGT) organise des réunions de bassin pour faire le point sur la mobilisation et envisager d'autres actions (les dates et les lieux ont été envoyés par mails aux écoles)".

 

Ainsi, le Sgen-CFDT attribue la responsabilité de la faible mobilisation au SE-Unsa et "aux associations corporatistes dont la seule ambition semble être de "casser du syndicat".

Certes, pour ce qui concerne la division orchestrée par le SE-Unsa, rien à ajouter. En signant seul le protocole, ce syndicat a tourné le dos aux revendications des directeurs et a contribué à mettre fin à la grève administrative avec les conséquences que l'on sait. Depuis, le SE-Unsa fait cavalier seul et est en but aux critiques incessantes de ses concurrents.

Quant aux "associations corporatistes", il n'est nul besoin d'être grand clerc pour savoir qui est visé... Suivez mon regard... Il s'agit bel et bien du GDID !

Aux yeux des syndicats, en commandant une consultation à l'IFOP, le GDID a jeté un pavé dans la mare. Pensez donc ! Jusque-là, il était facile de parler au nom des directeurs et de leur faire dire parfois même l'inverse de ce qu'ils pensent. Exemple : "les directeurs ne veulent pas d'un statut".

 

 

Mais, le GDID est-il, pour autant, le méchant diviseur de la profession ? Certainement pas. Peut-on lui reprocher d'avoir permis aux directeurs de s'exprimer sur leur métier, leur vécu, leur avenir, leurs problèmes, leurs aspirations ? Ceux-ci ont répondu massivement et avec enthousiasme. Ce fait a été largement souligné par l'institut d'enquêtes.

 

   

C'est cette consultation qui a fait apparaître les syndicats en complet déphasage par rapport aux collègues. Au lieu de se saisir des résultats et d'en tirer certaines conséquences, les responsables syndicaux se sont obstinés avec une détermination teintée d'idéologie pour se maintenir dans une ligne de conduite erronée.

 

   

Avaient-ils des doutes sur la fiabilité de la consultation, qu'il leur était (est encore) facile d'en organiser une autre. Si le GDID a pu le faire avec ses faibles moyens, une telle enquête est à la portée des syndicats enseignants. Les instituts ne manquent pas sur la place publique (BVA, CSA, LH2, IPSOS, TNS-SOFRES, IFOP, OPINION-WAY...). Que ne l'ont-ils pas réalisée pour mieux connaître leur base ?

Certes, les résultats les auraient placés en délicate position... Ils le savent. Mais, les appareils syndicaux ne sont pas propriété des équipes dirigeantes. Ou elles représentent la profession et se mettent à son service, ou elles laissent la place. Ceux de leurs membres qui ne se sentent pas ou plus en accord avec les souhaits exprimés par la profession doivent (ou devraient) se mettre en accord avec leur conscience. C'est aussi cela, la démocratie.

 

Au lieu de rassembler la profession, les syndicats s'en sont séparés un peu plus. La division n'est pas entre directeurs (93 % expriment leur désir d'être reconnus par un statut). Le clivage se situe entre les directeurs et les responsables syndicaux. C'est en cela que ce sont, eux, les diviseurs. Et c'est en cela qu'ils font le jeu du ministre.

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 10:17

Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien...

 

Cette célèbre chanson de Ray Ventura pourrait, sans le moindre problème, être adaptée à l'Education nationale, si l'on en croit le ministre Gilles de Robien, qui, ce jeudi, répondait à Jean-Michel Aphatie sur RTL :

     

 Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien...

Pourtant, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien...

 

J-M A "Mauvais climat à l'Education nationale ?

GdR - Pas du tout.

J-M A - Une manifestation, samedi. Une annonce de grève le 8 février. Quinze syndicats qui s'en prennent à vous en des termes qui ne sont pas sympathiques, ça ne se passe pas très bien à l'Education nationale ?

GdR - Mais vous faites une information sélective, là, Jean-Michel Aphatie.

J-M A - C'est vrai ?

GdR - Oui, regardez au mois de juin dernier, j'ai signé un accord avec le syndicat qui avait déclenché les grèves il y a dix ans chez les directeurs d'école. Voilà, cette grève est terminée sauf peut-être un petit résiduel de l'ordre de 10 %. Voilà justement, grâce au consensus, au sens du dialogue des uns et des autres, une grève qui se termine. Deuxièmement, hier - ça tombe bien-, j'ai signé avec les trois syndicats des chefs d'établissement, donc représentant les proviseurs, les proviseurs adjoints, les principaux, les principaux adjoints, un accord. Et c'est la première fois que dans cette maison, existe un accord signé par les trois syndicats. Alors c'est vrai que samedi dernier, il y a eu une manifestation. Il y a eu 13 000...

Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien...

Pourtant, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien...

 

J-M A - ...Ah ! Je me demandais si on avait rêvé !...

GdR - Vous n'avez pas à vous demander. Je vais vous le dire.

J-M A - Il y a bien eu une manifestation samedi ?

GdR - Mais bien sûr. Il y avait 13 500 personnes dans les rues sur 800 000 enseignants ; et ils ont dit qu'ils allaient se mêler de la manifestation des fonctionnaires, en général, de février. Mais vous savez, c'est vrai qu'à l'Education nationale, il y a souvent des manifestations... Il y a souvent... Et on est dans une période aussi, un peu de surenchère électorale au niveau de la représentation syndicale, et donc tout ceci est à prendre évidemment au sérieux. C'est important d'écouter les messages qui sont donnés. Mais franchement, aujourd'hui, je peux vous dire qu'il y a plutôt un bon climat at que l'immense majorité des enseignants est sensible aux efforts du gouvernement en faveur de l'école et je crois vraiment que l'heure est à l'apaisement.

 

Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien...

Pourtant, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien...

 

J-M A - Au début de l'année budgétaire, le gouvernement avait annoncé la suppression de de 5 300 postes de fonctionnaires. Et d'après les commissions de finances du Sénat, ce serait beaucoup plus que cela qui aurait été supprimé pendant l'année 2006. Alors la question est de savoir, Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, combien de postes d'enseignants, de fonctionnaires ont été supprimés dans votre ministère durant l'année 2006 ? Le savez-vous ?

GdR - Non, je ne le sais pas. Mais en 2007, je sais exactement que ce n'est pas 5000. C'est 1 734 exactement.

J-M A -Et en 2006, vous ne le savez pas ?

GdR - Non, je n'ai pas le chiffre en tête. Là, vous me prenez un peu au dépourvu. Je ne connais pas le chiffre précis. mais c'est beaucoup moins que 5 000 et je vous dis qu'en 2007, en tout cas, avec le budget que j'ai, ça sera 1 734 postes parce que quand on dit 5 000 suppressions de postes, on ne pense qu'au secondaire. Et je rappelle que j'ai créé 2 000 postes en 2007 dans l'enseignement supérieur. Comme j'en ai créé 2 000 aussi en 2006, car quand on parle de suppressions de postes, on ne parle jamais des créations de postes. Il y a des créations de postes en 2007. Il y a 2000 pour l'enseignement supérieur, il y a aussi 300 postes d'infirmière qui sont créés. Il y a 500 ou 600 postes dans l'enseignement primaire qui vont être créés, 500 postes pour les professeurs des écoles.

J-M A - Et vous nous direz dans les jours qui viennent, en 2006, quel est le solde des postes créés ou supprimés dans l'éducation nationale ?

GdR - Je peux vous dire, en tou cas, qu'il y a eu beaucoup, beaucoup de recrutements notamment pour mettre plus d'adultes dans les établissements. On a recruté quand même 25 000 ou 30 000 contrats aidés pour aider, notamment, les directeurs d'école à assumer leur tâche".

 

Pourtant, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien...

 

L'expérimentation d'EPEP : un projet de décret inapplicable pour l'ANDEV
(Association Nationale des Directeurs de l'Education des Villes de France).

 

"Le projet de décret en cours d'élaboration sur la mise en œuvre d'EPEP à titre expérimental, relance la discussion sur la question du statut d'école en lien avec l'épineux sujet du statut des directeurs.  [...]

L'ANDEV, ne se satisfait pas des conditions actuelles de fonctionnement de l'école, et estime que des évolutions sont souhaitables. Elle considère que l'expérimentation d'EPEP si elle est bien conduite et évaluée, permettra d'alimenter la réflexion partagée sur le fonctionnement de l'école. Cependant, elle ne doit pas viser à abandonner toute autre hypothèse de travail comme par exemple l'évolution du statut des directeurs d'écoles ou la réforme du fonctionnement des circonscriptions. [...]

Il n'existe pas de diagnostic partagé sur les difficultés produites par les conditions actuelles d' administration de l'école. Ainsi, au niveau local, cette absence de diagnostic commun émerge au sein même de l'institution où les positions divergent entre les différents niveaux de responsabilité (directeurs, IEN, Inspecteur d'Académie) ainsi bien souvent qu'entre partenaires : autorités académiques, communes, parents d'élèves. [...]

l'ANDEV souhaite que l'expérimentation d'EPEP n'occulte pas la possibilité de continuer à réfléchir à d'autres moyens d'améliorer l'administration de l'école :
-l'amélioration du statut du directeur,
-l'évolution des circonscriptions de l'éducation nationale vers des espaces de ressources et de mutualisation des pratiques pour les directeurs,
-le développement de la contractualisation avec les communes portant sur des engagements pluri annuels concernant les moyens en personnel, les dotations de fonctionnement, les travaux, le projet péri et extra scolaire…..
-la valorisation des instances (conseil d'école, conseil de maîtres) en leur déléguant plus de pouvoirs. [...] 

L'ANDEV regrette de n'avoir pas été consultée sur ce projet de décret. La mise en place d'expérimentation s'appuiera sur les services dont les directeurs d'éducation ont la responsabilité. Ils sont donc les premiers concernés par les insuffisances juridiques de ce texte."

Claudine Paillard,  Présidente de l'Andev (article complet : cliquer ICI)

  

Mais à part ça, Madame la Marquise,
Mais à part ça, tout va très bien.

 

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 11:46

Parmi les messages que nous adressent nos collègues, un nombre très important d'entre eux concerne la représentation syndicale des directeurs.

De plus en plus de collègues manifestent leur mécontentement vis-à-vis des syndicats enseignants et suggèrent de nous rassembler en organisation syndicale. Beaucoup nous interrogent sur la possibilité de création d'un syndicat spécifique aux directeurs d'école.

 

En France, un syndicat professionnel ou catégoriel est une forme particulière d'association, régie par le livre IV du Code du travail. Il a pour but la défense des intérêts de ses membres.

Dans la fonction publique, les syndicats siègent dans les Commissions administratives paritaires au prorata de leur représentativité aux élections professionnelles.

Les directeurs d'école ne peuvent être représentés en tant que directeurs. Appartenant au corps des professeurs des écoles, ils contribuent à élire des représentants de l'ensemble de la profession.  

 

Toute représentation des directeurs en Commission Administrative Paritaire passe nécessairement par la création d'un Corps de directeurs d'école.

 

Décret 82-451 du 28/05/1982 modifié par le décret 84-955 du 25 octobre 1984

Organisation - Article 2

Une commission administrative paritaire est créée par arrêté conjoint du Premier ministre et du ministre intéressé pour chaque corps de fonctionnaires.

 

Composition - Article 7 modifié par le décret 97-40 du 20 janvier 1997

Les membres des commissions administratives paritaires sont désignés pour une période de trois années. Leur mandat peut être renouvelé.

[...] Dans le cas où la structure d'un corps se trouve modifiée par l'intervention d'un texte organique, il peut être mis fin sans condition de durée au mandat des membres des commissions administratives compétentes par arrêté du ministre intéressé.

Il est procédé à un renouvellement général de la commission pour la durée du mandat restant à couvrir.

 

Les textes rendent possible la création d'une représentation spécifique des directeurs. Plusieurs étapes sont cependant indispensables :

     1 - reconnaissance par un statut

     2 - création d'un corps (ou rattachement à un corps de direction existant)

     3 - création d'un syndicat

     4 - reconnaissance institutionnelle

     5 - organisation d'élections professionnelles

 

On comprend mieux l'hostilité des syndicats actuels à la reconnaissance de la profession par un statut qui serait la première étape vers une éventuelle "émancipation" accompagnée d'une perte d'influence des organisations existantes...

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 09:05

Le ministre a inscrit à l'ordre du jour du C.S.E. (Conseil Supérieur de l'Education) du 25 janvier l'examen du projet de décret autorisant des communes à créer des EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire). 

Ces établissements publics du premier degré bénéficient de la personnalité morale et permettent "une gestion mutualisée des moyens destinés aux écoles".

Le conseil d'administration de l'EPEP sera composé pour moitié de représentants des communes. Les 50 % restant seront partagés entre enseignants et parents. Le directeur sera chargé d'exécuter les décisions du C.A.

 

Pour le ministère, "il s'agit d'une expérimentation qui vise à l'amélioration de l'offre éducative sur un territoire donné et à la gestion mutualisée des moyens. Elle devrait permettre de renforcer l'articulation entre les actions en temps scolaire et périscolaire et de coordonner les différentes politiques éducatives, notamment les dispositifs de réussite éducative".

 

Dans un communiqué commun, syndicats (SNUipp, SE-Unsa, Unsen-CGT, Sgen-CFDT) et parents (FCPE, PEEP et Unaf) manifestent leur opposition à ce texte. "Nos organisations sont favorables à une large reflexion sur l'organisation des écoles et de la fonction de directeur d'école. Pour autant, toute modification profonde du fonctionnement de l'école ne peut s'accomplir qu'après un large débat avec les enseignants, les parents, les élus et plus généralement l'ensemble des citoyens. En effet, c'est le lien entre l'école et la commune ou son quartier qui est remis en cause par ce projet de décret. L'absence de concertation sur ce point et la précipitation avec lesquelles le ministère procède pour un texte de cette importance nous amènent à demander solennellement de retirer ce point de l'ordre du jour du C.S.E.".

 

Le Conseil Supérieur de l'Education (C.S.E.)

 

Le Conseil Supérieur de l'Education est une instance consultative présidée par le ministre de l'Education nationale (ou son représentant).

Il est composé de 97 membres représentant les personnels du ministère, les parents d'élèves, les étudiants, les élèves des lycées, les collectivités territoriales, les associations complémentaires de l'enseignement public ainsi que les grands intérêts éducatifs, sociaux, économiques et culturels.

Le C.S.E. donne des avis sur les objectifs et le fonctionnement du service public de l'éducation. Il a un rôle consultatif pour toutes les questions d'intérêt national concernant l'enseignement et l'éducation et, en particulier, pour les réglements relatifs aux programmes, aux examens, à la délivrance des diplômes, à la scolarité.

Le C.S.E. est obligatoirement consulté sur tous les textes et les réformes qui régissent l'éducation. Il donne aussi des avis sur tous les textes concernant l'enseignement privé.

Son avis est simplement consultatif.

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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 14:22

A l'issue des 2 premières réunions de chacun des 2 groupes de travail, et à la lecture des premiers comptes rendus, la question de leur réel intérêt se pose véritablement.

 

L'impression dominante est que le ministère, sous couvert de débats participatifs ( la formule est à la mode), avance à pas comptés mais rapides vers la réalisation de ses objectifs : mise en place des EPEP et du statut d'emploi fonctionnel.

Les premières réunions n'ont pas donné lieu à ce que l'on pourrait qualifier de véritables échanges. En réalité, les différents participants ont profité de cette tribune, les uns pour exprimer leurs convictions, les autres pour justifier leur refus d'y participer.

 

En fin de compte, les représentants du ministère ont écouté sans entendre et ont imposé leur ligne directrice.

 

Premier groupe de travail consacré à l'étude du projet de décret relatif à l'expérimentation des Etablissements Publics d'Enseignement Primaire (EPEP)

Le 29/11/2006, Monsieur DEBBASCH, Directeur Général de l'enseignement scolaire affirme que le ministère n'a pas de projet préconçu et qu'il n'envisage pas d'imposer un modèle unique à l'ensemble des écoles. Il n'envisage que l'expérimentation d'EPEP dans 7 intercommunalités (85 communes), à la demande des élus locaux et dans le cadre de la loi Fillon.

Ce projet est-il discutable ? Non, bien sûr, puisque le groupe de travail aura comme objectif d'aider à clarifier les missions et les responsabilités de ces entités administratives...

M. Debbasch propose au groupe de poursuivre la réflexion sur l'organisation de l'école, l'efficacité du projet proposé par le ministère... 

  

Le 21/12/2006, M. Debbasch présente le projet de décret mettant en oeuvre les EPEP. Naturellement, s'il invite les membres du groupe à l'examiner article par article, il précise que le ministère sera le seul rédacteur du décret et que le groupe de travail n'est pas réuni pour réécrire le projet...

Autrement dit : ", Chers représentants du SE-Unsa, SNE et GDID, votre avis m'intéresse mais on n'en tiendra pas compte"...

 

 

Second groupe de travail consacré à la direction d'école

Le 30/11/2006, Monsieur DUWOYE, directeur général des Ressources Humaines du ministère cadre le débat en indiquant d'entrée qu'il n'y a pas d'espace pour créer un nouveau corps. Tout est clair !

Il propose de clarifier les fonctions du directeur et de réfléchir à la création d'un "statut d'emploi" en corrélation avec la mise en place des EPEP, des réseaux (RPI, RRE) et des écoles "Ambition Réussite".

Il conclut cette séance en précisant que cette direction des débats est retenue pour les prochaines réunions du groupe de travail.

 

 

Le 18/01/2007, M. Dewoye annonce la couleur : Le projet des EPEP sera soumis au Conseil Supérieur de l'Education fin janvier. Le "statut d'emploi" des directeurs des EPEP sera étendu aux directeurs complètement déchargés (écoles maternelles de 13 classes et élémentaires de 14 classes).

Il ne lui restait plus qu'à préciser quelques aspects de ce statut (détachement du corps initial, grille indiciaire spécifique, recrutement des futurs directeurs d'EPEP, durée du détachement d'environ 4 à 5 ans avec renouvellement possible...).

 

La question des directeurs non concernés par ce statut fera l'objet d'une prochaine réunion pour laquelle il "soumet à débat" les pistes de travail : mouvement des directeurs (spécifique ou non), déroulement de carrière...

 

Remarques, protestations, contestations... Rien n'y a fait. Lors de ces réunions, les représentants du ministère ont avancé leurs idées laissant le soin aux participants de les répercuter à leurs mandants...

Faut-il participer à cette parodie de groupes de travail...? Doit-on se prêter à cette caricature de concertation...? A-t-on intérêt à cautionner ce pastiche de débat...?

Il est légitime de se poser ces questions. Certains syndicats ont choisi d'y répondre par la politique de la chaise vide. Nous pensons, quant à nous, qu'il est préférable d'y assister (à défaut d'y être considéré comme véritable partenaire) pour faire entendre la voix de la profession qui ne voit dans ces projets aucune solution à ses problèmes.

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 14:13

A en croire une déclaration récente du SNUipp, le fait de disposer d'un statut n'est pas la garantie d'obtenir de réelles avancées. Et de citer "l'exemple des chefs d'établissement du secondaire qui ont réussi une forte mobilisation dans les rues de Paris le 28 novembre dernier et qui, pourtant, n'ont pas été entendus...".

Pan sur le bec du SNUipp... car le SNPDEN vient d'obtenir satisfaction sur des revendications importantes de direction...

 

Il s'agit d'abord d'une "charte des pratiques de pilotage" qui répond à l'exaspération des chefs d'établissement. La charte prévoit par exemple de "constituer progressivement de véritables pôles opérationnels dans le EPLE et d'améliorer la communication et la concertation [avec les autorités académiques].

 

Les personnels de direction obtiennent également une limitation de leur temps de travail : "reconnaissance du temps de travail des personnels de direction comme cadres autonomes sur la base de 207 jours de travail par an, et reconnaissance d'un droit à congés de 47 jours ouvrés, soit 10 semaines. Par ailleurs, ce temps de travail ne devra plus dépasser ni 10 demi-journées par semaine, ni 11 h par jour, ni 48 h par semaine (44 h par semaine si le temps de travail continu dépasse 12 semaines d'affilée). Ce temps de travail n'est pas nécessairement un temps de travail dans l'établissement". S'y ajoutent des indemnités.

 

"Les principaux et adjoints de collèges "Ambition réussite" se verront attribuer une indemnité de sujétion spéciale, c'est-à-dire une prime annuelle de 1 000 euros modulable et au mérite" pour récompenser leur surplus de travail" a annoncé le ministre.

"Cette indemnité de 1 000 euros, c'est nous qui l'avions demandée. Cette prime ne repose pas sur le mérite puisque animer des réseaux Amition réussite demande inévitablement des investissements particuliers" a déclaré Philippe Guittet, Secrétaire général du SNPDEN.

 

Ces avantages devraient faciliter le recrutement de chefs d'établissements. Le SNPDEN a le triomphe modeste...

 

Si le fait d'être reconnu par un statut ne garantit pas l'obtention de moyens supplémentaires, il peut y contribuer grandement...  

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