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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 11:29

Les candidats viennent de rendre leur copie à l'AEF, l'Agence éducation emploi formation, qui les a conviés la semaine dernière à exposer leurs programmes. Le quotidien «20 Minutes» présente leurs idées phares.

 

Le PS pour la réussite éducative

Ségolène Royal prône un redécoupage de la carte scolaire qui «permettra à chaque famille de choisir entre plusieurs établissements». Les collèges et lycées assureront «un soutien scolaire gratuit dispensé par des répétiteurs». La candidate socialiste souhaite aussi créer un service public de la petite enfance, limiter à dix-sept les élèves en CP et CE1 dans les ZEP, doubler l'allocation de rentrée scolaire, promouvoir la pratique artistique et rétablir le programme d'intégration des élèves handicapés, Handiscol.

L'école, moteur du progrès social de l'UMP

Nicolas Sarkozy propose que chaque établissement ait progressivement la liberté de recruter des enfants en dehors de son secteur, tout en respectant une diversité sociale et géographique. Le candidat UMP veut «diviser par deux les effectifs dans les établissements les plus dégradés» et promouvoir les enseignants au mérite sur la base des progrès des élèves. Il propose aussi un crédit d'impôt pour les jeunes retraités qui s'investiraient dans le soutien scolaire. Il entend aussi permettre à 5% des meilleurs élèves de chaque établissement de rejoindre des classes préparatoires.

L'éducation, priorité qui fédère tout pour l'UDF

François Bayrou martèle que «100% des élèves doivent savoir lire et écrire à l'entrée en 6e». Dans ce combat, il considère la maternelle comme une «arme très précieuse». Il ne veut pas remettre en cause la carte scolaire, mais réclame des « parcours d'excellence» et prône «un même pourcentage d'accès aux classes prépas dans tous les établissements». Il veut que les enseignants puissent « avoir une carrière diversifiée, faite d'allers et retours entre public et privé».

Le chèque scolaire du FN

Jean-Marie Le Pen veut remplacer la carte scolaire par un chèque scolaire. Calculé par rapport au coût moyen de scolarité d'un élève, il permettra «le libre choix de l'école à tous les parents» et financera les établissements. Le leader frontiste exigera aussi «une tenue vestimentaire sobre pour estomper les différences sociales et éviter le racket».

7% du PIB pour le PCF

Marie-George Buffet prévoit d'abroger la loi Fillon, de rendre la scolarité obligatoire de 3 ans à 18 ans, d'intensifier les ZEP et de pratiquement doubler le budget de l'Education nationale pour le porter à 7% du PIB. Enfin, la candidate communiste veut engager 150 000 enseignants et 45.000 personnels supplémentaires dans les domaines de la santé, du social, de la vie scolaire...

Le MPF pour la liberté scolaire

Supprimer le collège unique, la carte scolaire et instituer la «liberté scolaire», c'est l'objectif de Philippe de Villiers. Le président du MPF veut recentrer l'école sur la transmission du savoir, la promotion du civisme et le rayonnement de la culture nationale.

Les Verts: des moyens selon l'origine sociale

Le parti écologiste préconise d'attribuer des moyens aux établissements selon l'origine sociale des élèves et d'étendre la carte scolaire au secteur privé. Dominique Voynet propose aussi «l'élection des chefs d'établissement» et la création d'un service public de la petite enfance.

 

CHIFFRES
  • 59,7 milliards d'euros, c'est le budget de l'enseignement scolaire pour l'année 2006. Il s'agit du deuxième poste de dépense de l'Etat.
  • 20,5 milliards d'euros, c'est le montant alloué à la recherche et à l'enseignement supérieur en 2006
  • 884.021, c'est le nombre d'enseignants dans les écoles, collèges et lycées publics et privés. Les effectifs du personnel non enseignant s'élèvent à 259.534. Le supérieur compte 146.471 enseignants.
  • 12.111.900, c'est le nombre d'élèves dans les premier et second degrés, auquel il faut ajouter 2.275.000 étudiants.

 

  Communiqué de presse - Gilles de Robien 13/03/2007

Gilles de Robien arrête les principales mesures catégorielles en faveur des enseignants des premier et second degrés pour 2007

Gilles de Robien, ministre de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a arrêté plusieurs décisions d'ordre financier en faveur des enseignants du premier et du second degré pour 2007, au terme d'une concertation active avec tous les acteurs de la communauté éducative, et notamment à l'issue d'un entretien avec Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Éducation et Luc Bérille, secrétaire général du S.E.-UNSA.

Les trois mesures prises sont conformes aux priorités du ministre, qui sont la réussite de tous les élèves et l'amélioration de la situation des enseignants.

Première mesure : Un plus grand nombre de promotions à la hors classe pour les enseignants du second degré, afin de mieux reconnaître leurs mérites. Tous les taux promus/promouvables dépassent désormais les 5% :

5,7 % pour les agrégés (+ 670 promus supplémentaires)
5,37 % pour les certifiés (+ 1347 promus supplémentaires)
5,86 % pour les Professeurs de Lycée Professionnel (+270 promus supplémentaires)
5,7 % pour les Professeurs d'Education Physique et Sportive (+ 100 promus supplémentaires)

Le coût de la mesure est de 22,453 M € par année scolaire.

Seconde mesure : Doublement de l'augmentation de l'indemnité des directeurs d'école.

Dans la continuité du protocole d'accord signé le 10 mai 2006 avec le S.E.-UNSA, qui a mis fin au mouvement national de la grève administrative des directeurs d'école, Gilles de Robien marque la reconnaissance qui leur revient.

Le ministre double (+ 370 € annuel), au 1er janvier 2007, l'augmentation de 20 % de l'indemnité de sujétion spéciale (+ 185 € annuels) qui leur avait déjà été attribuée au 1er septembre 2006.

Pour 2007, l'indemnité annuelle des directeurs d'école s'élèvera donc à 1285 € hors Z.E.P. et 1 554 € en Zone d'Éducation Prioritaire. Le coût de cette mesure est de 10,121 M € par an.

Troisième mesure : Des heures supplémentaires pour épauler les élèves dans les lycées « Ambition Réussite »

Afin d'aider les élèves de ces lycées et de mieux préparer leur accès à l'enseignement supérieur, un soutien scolaire sera organisé dans chaque classe à compter de la rentrée 2007. Le coût de cette mesure est estimé à 5,15 M € en année pleine, qui permettront de rémunérer, sous forme d'heures supplémentaires, les enseignants qui assureront ces séances de soutien après la classe.
 

 

Communiqué de presse du SE-Unsa

UN PLUS FINANCIER DANS LA CARRIERE DES ENSEIGNANTS

e SE-UNSA, accompagné de sa fédération l’UNSA Education, a été reçu par le ministre de l’Education nationale ce jour. Cette rencontre, portant sur le déroulement de carrière des personnels enseignants et d’éducation, faisait suite à différentes interventions du syndicat sur ce dossier.

Lors d’une audience avec le directeur de cabinet le 23 février, le SE-UNSA avait ainsi demandé un accroissement des possibilités d’accès à l’échelle de rémunération de la hors-classe dans le premier comme dans le second degré (*).

Le SE-UNSA se réjouit de constater que ses demandes répétées ont été entendues par le ministre.

Dans le second degré en effet, outre l’annonce déjà faite sur la hors-classe des agrégés, le ratio de promotion à l’échelle de rémunération de la hors-classe des certifiés passera de 4,23 à 5,37 % (1347 promotions supplémentaires), celui des professeurs de lycée professionnel de 4,91 à 5,86 % (270 promotions supplémentaires) et celui des professeurs d’EPS de 4,89 à 5,70 % (100 promotions supplémentaires). Le SE-UNSA a également demandé que les conseillers principaux d’éducation bénéficient de mesures du même type mais n’a pu obtenir qu’un engagement d’étude de ce dossier.
Le ministre a par ailleurs annoncé l’affectation de 2 millions d’euros à la mise en oeuvre de soutien scolaire gratuit sous forme de crédits d’heures supplémentaires, particulièrement pour les lycées « ambition réussite ».

Dans le 1er degré, la demande du SE-UNSA concernant l’augmentation de la hors-classe des professeurs des écoles fera elle aussi l’objet d’une étude. Le ministre a également annoncé qu’il accédait à l’une des demandes du SE-UNSA formulée dans le cadre du comité de suivi du protocole d’accord sur la direction d’école signé par notre seul syndicat. L’indemnité de sujétion spéciale des 53 000 directeurs d’école, après l’augmentation de 20 % que le protocole avait permis d’engranger (+ 15,42 euros mensuels), sera accrue de la même somme à compter du 1er janvier 2007. Le protocole d’accord aura ainsi permis concrètement à la totalité des directeurs de France de voir leur indemnité passer de 925,44 à 1295,62 euros annuels, soit une augmentation globale de 40 % entre le 1er septembre 2006 et le 1er janvier 2007.

Pour le SE-UNSA, si elles sont limitées, les mesures financières arrêtées vont dans le bon sens. Elles constituent des points d’appui concrets pour aller vers la revalorisation globale de la carrière des personnels d’enseignement et d’éducation que le syndicat posera sur le bureau du prochain ministre. D’ici là, il entend faire en sorte que les engagements d’études pris par le ministre sur certaines catégories soient tenus.

(*) L’échelle de rémunération de la hors-classe permet d’atteindre l’indice 783 en fin de carrière (environ 2855 Euros nets par mois) alors que l’indice terminal de la classe normale n’est que de 658 (environ 2400 euros nets par mois)

Paris, le 13 mars 2007

Luc BERILLE
Secrétaire Général

 

Dépêches AFP

Augmentation des indemnités : "annonces électoralistes" selon le Sgen

Le syndicat de l'éducation Sgen-CFDT a qualifié mercredi d'"annonces électoralistes" et de "mesurettes" la revalorisation des primes de directeurs d'école et des salaires de certains enseignants, annoncée mardi par le ministre de l'Education, Gilles de Robien.
"Les personnels de l'Education nationale attendent une autre politique pour l'Ecole, pas des mesurettes", a ajouté le syndicat.
Par ailleurs, le Sgen-CFDT s'est demandé si avec "une indemnité pour les directeurs d'école de 15,42 euros par mois, on peut réellement croire qu'il s'agit là d'une réponse à la préoccupante question de la direction et du fonctionnement des écoles ?".

 Regroupement d'écoles rurales: Robien rassure les partenaires sociaux

Le ministre de l'Education Gilles de Robien a cherché mardi à rassurer les partenaires sociaux à propos des Etablissements publics d'enseignement primaire (EPEP), des regroupements d'écoles rurales qui doivent être expérimentés dès la rentrée 2007.

Les EPEP sont des établissements dont les conseils d'administration, composés majoritairement d'élus, chapeauteront plusieurs écoles primaires.

Le 5 février, le Conseil supérieur de l'Education (CSE), instance consultative et représentative de l'Education nationale, avait massivement rejeté le projet de décret sur l'EPEP, estimant qu'il pourrait conduire à des fermetures d'écoles et réclamant une majorité de représentants des écoles au conseil d'administration.

"Il n'y a pas de concentration dans un site unique. Chaque site garde sa pertinence. Les partenaire sociaux s'inquiètent inutilement", a répondu Gilles de Robien, en visite dans la Meuse où plusieurs EPEP devraient être mis en place.

"Les EPEP ne remettent pas du tout en cause l'école communale. Ils permettent au contraire une concertation beaucoup plus grande entre les élus, l'équipe éducative et les parents. Et quand il y a concertation, il n'y a jamais valeur soustraite mais valeur ajoutée", a poursuivi le ministre.

Le décret sur les EPEP, créés sur la base du volontariat des élus communaux, après avis des écoles concernées, accord de l'autorité académique et du représentant de l'Etat, sera examiné par le conseil d'Etat "dans la semaine qui vient", selon le ministère de l'Education.

Moins d'une dizaine d'établissements du genre, disséminés sur trois départements pilotes, la Meuse, le Cher et le Tarn, devraient voir le jour à la rentrée 2007-2008, de même source.

La durée maximum d'expérimentation de ce programme est de cinq ans.

Bref... demain, on rase gratis ! Qu'on se le dise, bonnes gens !

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 21:25

Claude Allègre, ancien ministre socialiste de l'Education nationale, était l'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL, ce matin, à 7h50. La parution d'un livre, "Dix questions plus une à Claude Allègre sur l'école", justifiait cette invitation. L'occasion, aussi, d'évoquer la campagne électorale en cours.

 

Extraits :

Jean Michel Aphatie : Bonjour Claude Allègre.

- Claude Allègre : Bonjour.

Vous publiez aux éditions Michalon, "10 questions + 1", c'est un livre consacré pour l'essentiel aux problèmes de l'Ecole, et justement dans son discours-Programme prononcé à Villepinte, le 11 février dernier, Ségolène Royal déclarait ceci : "Avec moi, l'Education, encore l'Education, toujours l'Education. L'Education, disait-elle, sera au coeur de tout et en avant de tout". Vous devez être satisfait, Claude Allègre ?

- C'est une bonne déclaration, je ne peux pas dire le contraire.

Vous aussi, vous souhaitez que l'Education, l'Ecole soit au centre de la campagne électorale ?

-
Je pense qu'il faut que derrière, il y ait des propositions précises. Et c'est pas toujours le cas. Dire qu'on est POUR l'école, si c'est pour mettre plus de moyens, plus de moyens sans faire des changements profonds, je ne crois pas qu'on améliorera les choses".

 

Claude Allègre évoque ensuite les changements indispensables, à ses yeux et notamment le rétablissement de l'examen d'entrée en 6ème, de manière qu'aucun enfant n'entre au collège sans savoir lire. Il déplore la suppression progressive des contrôles, les deux sessions du bac en Première et en Terminale, la dévalorisation du Brevet...

 

"Cet état d'esprit-là, vous le retrouvez dans le Programme, les propositions de Ségolène Royal, Claude Allègre ?

- Je ne l'ai pas vu, pour l'instant, d'une manière apparente, non !

Vous parlez avec elle de l'Education. Vous la conseillez ?

- Je lui ai parlé, il y a très longtemps.

Y'a combien d'années ?

- La dernière fois que j'ai parlé avec Ségolène Royal, je crois qu'il y a 4 ans, 5 ans ...

Ah dis donc ! C'est pas au beau fixe les relations ?

-
Non.

Pourquoi ?

-
Parce que je n'ai pas été très content de son passage à mes côtés que j'avais réclamé.

A l'Education Nationale ?

-
Oui. Mais c'est pas mon désaccord principal".

[...]

"Vous êtes en état, aujourd'hui, psychologique, politique, de voter Ségolène Royal ?

- Non, je ne voterai pas Ségolène Royal.

C'est terrible qu'un Socialiste comme vous - vous êtes toujours membre du Parti Socialiste, j'imagine ?

- Mais bien sûr ... mais je ...

... dise "Je ne voterai pas Ségolène Royal" ?

 

[...]

Comme il le fait habituellement après son émission, Jean-Michel Aphatie invite ensuite ses invités à partager son petit déjeuner. C'est l'occasion, pour le journaliste, de poursuivre la discussion à bâtons rompus et d'alimenter son blog avec les propos de ses interlocuteurs.

Deux sujets ont été abordés au cours du petit déjeuner : la politique et l'éducation. Sur le premier sujet, Claude Allègre a témoigné son admiration pour François Hollande qu'il aurait bien vu dans les habits du candidat...

Mais l'ancien ministre s'est surtout attardé sur le second sujet. Il est revenu sur l'organisation du ministère de l'Education nationale qu'il a dirigé entre 1997 et 2000 en pointant deux ou trois éléments que Jean-Michel Apahatie tient à nous faire partager :

 

"Au détour de l'un de ses raisonnements, Claude Allègre a évalué à 3.000 le nombre des permanents des différents syndicats qui seraient payés par le ministère. Le chiffre est important et les pouvoirs s'abstiennent de faire la moindre publicité là dessus. C'est une forme de tabou, entretenu dans la République par des pouvoirs pusillanimes. Les syndicats, eux, jouent parfaitement de la terreur qu'ils inspirent aux ministres qui se succèdent pour garder entière leur rente de situation qui, sans doute, retarde, freine, empêche peut-être parfois les évolutions nécessaires de la citadelle enseignante.
Claude Allègre a aussi raconté avec une certaine jovialité que quand il était ministre, il essayait de regarder dans les zones d'ombre des non affectations, ou des spécialisations marginales, ou encore de la situation de ces professeurs sans élèves, constatant à chaque fois des résistances dans sa quête d'informations
".

 

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 23:08

Depuis sa création, le site des "directeurs en lutte" n'a cessé d'interpeller les acteurs de la vie publique pour les sensibiliser au problème de la direction d'école (médias, parlementaires et candidats à l'élection présidentielle).

 

Vous trouverez ci-dessous l'interview vidéo de 2 candidats qui ont accepté de répondre à nos questions.

 

 

 

Cliquez sur la photo des candidats pour visualiser leur interview.

 

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 15:19

"L’agent doit informer son supérieur hiérarchique des comportements dont il estime être victime afin d’obtenir qu’il y soit mis fin. Il saisit l’échelon hiérarchique supérieur si le harceleur présumé est son supérieur hiérarchique direct.
L’agent qui s’estime victime d’un harcèlement moral doit savoir d’une part, qu’il a tout intérêt à consigner par écrit le compte rendu précis et détaillé des faits constitutifs, à ses yeux, de harcèlement, et d’autre part, qu’il peut prendre conseil auprès des professionnels de proximité ou du médecin de prévention. Cet agent, peut, s’il le souhaite, être accompagné dans ses démarches par la personne de son choix. Cette personne peut être un représentant d’une organisation syndicale". Le dernier rapport du Médiateur de l'éducation nationale avait mentioné des cas de harcèlement moral d'enseignants ou de personnel administratif et demandé un texte. Le B.O. du 8 mars publie une circulaire.  Celle-ci envisage la médiation ou le recours administratif gracieux ou hiérarchique. Or le médiateur montrait comment l'administration quand elle accepte de se pencher sur les faits ne trouve souvent comme solution que le déplacement de la victime, c'est-à-dire sa sanction.

 

Le législateur a souhaité une meilleure prise en compte du harcèlement moral. L’administration a en effet le devoir de protéger ses agents contre de telles pratiques. Il est donc apparu important qu’au sein de l’éducation nationale, soit rappelé et précisé ce risque, ainsi que les moyens de le prévenir et d’y mettre fin.
Après un rappel de la définition du harcèlement moral, la présente circulaire a pour objet de proposer un dispositif de proximité, de prévention, d’alerte et de prise en charge de ce problème. Elle vise également à encourager la mise en place d’actions de formation en ce domaine et à préciser les sanctions auxquelles s’exposent les auteurs de harcèlement.
Cette circulaire s’adresse aux agents en fonction dans les services académiques, les EPLE, les écoles et les établissements publics d’enseignement supérieur, les établissements de recherche sous la tutelle du ministre chargé de la recherche et à l’administration centrale.

 

I - La définition du harcèlement moral au travail
          La définition législative
          L’identification du harcèlement moral

II - La prévention du harcèlement moral au travail
          L’information
          La formation

III - La prise en charge d’un cas de harcèlement moral au travail
          Repérer le harcèlement moral et le signaler
          Le traitement des cas de harcèlement moral

IV - La médiation et les autres recours 
          La médiation
          Les recours administratifs
          La saisine de la HALDE 
          Les recours contentieux

VI - Les sanctions 
          Les sanctions administratives
          Les sanctions pénales

 


Directeur harcelé

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 21:30

Le 21 février dernier, dans un article intitulé "Mais où est donc passé Gilles de Robien", nous faisions part de notre étonnement devant le silence assourdissant du ministre de l'Education nationale. A cette date, 40 députés lui avaient envoyé une question écrite relative au statut des directeurs d'école.
Nous écrivions : "Mystère au Gouvernement : Gilles de Robien est aux abonnés absents ! ... Lui, si prompt à réagir aux critiques des détracteurs de son action, pourquoi reste-t-il sans réponse aux questions posées ? Cet homme n'est pourtant pas avare de paroles..."

 

Deux jours plus tard, une collègue directrice, Marie-Claire Girondier (GDID 24), nous avait contactés pour nous fournir l'explication du silence de Gilles de Robien, après l'avoir entendu sur Europe 1 :

"Bonnes gens, soyez rassurés : Il ne s'occupe pas de nous, certes, mais Il n'est point perdu !

 
Comme Il était annoncé sur Europe 1, ce matin, à 8h 20, je L'ai attendu, le coeur battant, l'estomac déjà en déroute à l'idée de savoir que j'allais être encore et toujours une moins que rien... payée à ne quasiment rien faire et à le faire mal depuis 35 ans, voire encore plus mal depuis que je suis dirlette (sept 2003) !
Mais que nenni ! M. De Robien ne venait pas parler Education ! Mon estomac s'est peu à peu dénoué, ma bouche s'est de nouveau humidifiée, mes poings se sont décrispés, tout mon petit corps s'est détendu... je me suis soudain sentie aussi bien que massée et "embullée" chaudement dans un spa !
M. De Robien s'était attelé à une tache bien plus importante que celle consistant à s'occuper des enseignants et de leur médiocrité, des directeurs en particulier, de l'éducation en général, des pôv' élèves confiés à de si bêtasses personnes 6 heures par jour  : Il écrivait un manifeste politique ! Enfin, du solide, du réfléchi, de l'intéressant... du GRAND De Robien ! On sentait que c'était pour Cela qu'Il existait, qu'Il était fait... pas pour un ministère quelconque.
Désolée... mais comme cela ne concernait pas l'Education (hou ! la vilaine corporatiste !), mes oreilles ont fini par décider qu'elles n'écoutaient plus (quoique, même des fois où notre ministre parle éducation, elles ont aussi cette horrible tendance-là ... pour protéger mon estomac !)
Voici donc l'extrait de la présentation de son interview, pris sur le site d'Europe 1 :

vendredi 23 février 2007

G. de Robien sort "Présidentielle 2007: Manifeste pour éviter la gueule de bois" (Michel Lafon). Il dénonce une campagne d'images et de mirages. Il estime qu'un tiers de la France est coincé entre un candidat de droite bien trempé et trop peu soucieux de solidarité, un candidat UDF opposant stérile et oublié des valeurs qu'il défend et un candidat de gauche d'un autre âge.
Interview de M. Tronchot.

Maintenant, Il va pouvoir nous revenir et s'occuper de nouveau de ces taches bassement terre à terre qui l'attendent à son ministère... et pour lesquelles il a été payé, lui, même si, apparemment, il était occupé à toute autre chose.
Ou alors,ou alors... Il écrivait la nuit pour se mettre dans la peau d'un pôv' dirlo au petit matin quand il doit repartir vers son lieu de travail, après s'être endormi très très très tardivement devant ses préparations, ses corrections d'enseignant ou sur une pile de joyeusetés directoriales. Maintenant, notre ministre va enfin pouvoir lire les lettres des députés en sachant de quoi ils parlent ! Il va pouvoir aussi leur répondre...
Aïe ! Pourquoi mon estomac se rétracte-t-il brusquement ? Pourquoi ma "boule d'angoisse" refait-elle sa réapparition au creux du sternum, alors que je suis en belles et bonnes vacances ?

Marie-Claire Girondier
Enseignante et Directrice... ou Directrice et Enseignante ?"

 

Ainsi, grâce à  Marie-Claire, nous savons que notre ministre était fort occupé par son livre... Délivré de l'écriture, il a davantage de temps libre. Mais, nous lui conseillons de prendre rapidement connaissance de son courrier car celui-ci s'accumule... En effet, depuis le 21 février, ce sont 5 nouveaux parlementaires qui lui ont écrit...

 

Ce sont donc maintenant 45 députés qui s'adressent à Gilles de Robien pour attirer son attention sur la difficulté du métier de directeur d'école et la nécessité de le reconnaître par un statut.

 

Voici, par exemple, la question écrite que vient de lui adresser M. Francois GUILLAUME (Meurthe-et-Moselle) :

 

"M. François Guillaume appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le problème du statut des directeurs d'école. En effet, un nombre croissant de directeurs d'écoles maternelles et primaires évoque les difficultés qu'ils rencontrent à assumer concomitamment la préparation de leurs cours, l'enseignement proprement dit, la gestion administrative de leur école et de son personnel, les rencontres avec les parents ainsi qu'avec les élus de leur commune. Cette charge croissante de travail oblige nombre de directeurs d'école à sacrifier de leur temps personnel afin de faire face aux responsabilités qui leur incombent sans que cette implication ne soit vraiment reconnue par leur administration de tutelle. Une situation qui conduit à la vacance de milliers de postes de directeurs d'école à chaque nouvelle rentrée scolaire, au détriment du bon fonctionnement de nos écoles maternelles et primaires. C'est pourquoi il lui demande quelles mesures il compte prendre afin d'encourager les professeurs des écoles maternelles et primaires à accepter la mission de direction de leur école, en instituant par exemple un véritable statut de chef d'établissement primaire, à l'instar de celui mis en oeuvre pour les chefs d'établissements de l'enseignement secondaire".

 

Liste des 45 parlementaires ayant répondu à l'appel lancé par "les directeurs en lutte" :
(les nouveaux en bleu)

 

M. Nesme Jean-Marc  -  UMP  -  Saône-et-Loire  -  06/03/07
M. Guillaume François  -  UMP  -  Meurthe-et-Moselle  -  06/03/07
M. Emmanuelli Henri  -  PS  -  Landes  -  27/02/07 
M. Lamy François  -  PS  -  Essonne  -  27/02/07
M. Weber Gérard  -  UMP  -  Ardèche  -  27/02/07
M. Mathis Jean-Claude  -  UMP  -  Aube  -  20/02/07
Mme Lignières-Cassou Martine  -  PS  -  Pyrénées-Atlantiques  -  20/02/07
M. Hamel Gérard  -  UMP  -  Eure-et-Loir  -  20/02/07
M. Huwart François  -  PS  -  Eure-et-Loir  -  13/02/07
Mme Imbert Françoise  -  PS  -  Haute-Garonne  -  06/02/07
M. Charroppin Jean  -  UMP  -  Jura  -  06/02/07
Mme Tabarot Michèle  -  UMP  -  Alpes-Maritimes  -  06/02/07
Mme Gaillard Geneviève - PS  -  Deux-Sèvres  -  30/01/07
M. Roques Serge  -  UMP  -  Aveyron  -  23/01/07
M. Vialatte Jean-Sébastien  -  UMP  -  Var  -  16/01/07
M. Perrut Bernard  -  UMP  -  Rhône  -  26/12/06
M. Perruchot Nicolas  -  UDF  -  Loir-et-Cher  -  26/12/06
Mme Darciaux Claude  -  PS  -  Côte-d'Or  -  19/12/06 et 13/02/07
M. Masse Christophe  -  PS  -  Bouches-du-Rhône  -  19/12/06
M. Birraux Claude  -  UMP  -  Haute Savoie  -  19/12/06
M. Charroppin Jean  -  UMP - Jura  -  12/12/06
M. Thomas Jean-Claude  -  UMP - Marne  -  12/12/06
M. Roy Patrick  -  PS  -  Nord  -  12/12/06
M. Raoult Eric  -  UMP - Seine-Saint-Denis  -  12/12/06
Mme Briot Maryvonne  -  UMP - Haute-Saône  -  28/11/06
M. Mesquida Kléber  -  PS  -  Hérault  -  28/11/06
M. Lecou Robert  -  UMP - Hérault  -  21/1106
M. Vanneste Christian  -  UMP - Nord  -  21/11/06
M. Remiller Jacques  -  UMP  -  Isère  -  21/11/06
M. Glavany Jean  -  PS  -  Hautes Pyrénées  -  07/11/06
M. Abelin Jean-Pierre  -  UDF  -  Vienne  -  03/10/06
M. Bono Maxime  -  PS  -  Charente-Maritime  -  26/09/06
M. Merville Denis  -  UMP  -  Seine-Maritime  -  19/09/06
M. Boisserie Daniel  -  PS  -  Haute-Vienne  -  12/09/06
M. Schreiner Bernard  -  UMP  -  Bas-Rhin  -  22/08/06
M. Bocquet Alain  -  PC  -  Nord  -  15/08/06
M. Viollet Jean-Claude  -  PS  -  Charente  -  15/08/06
Mme Adam Patricia  -  PS  -  Finistère  -  01/08/06
M. Kucheida Jean-Pierre  -  PS  -  Pas-de-Calais  -  25/07/06
M. Vachet Léon  -  UMP  -  Bouches-du-Rhône  -  11/07/06
M. Paul Christian  -  PS  -  Nièvre  -  11/07/06
Mme Tanguy Hélène  -  UMP  -  Finistère  -  04/07/06
M. Mourrut Etienne  -  UMP  -  Gard  -  27/06/06
Mme Pons Josette  -  UMP  -  Var  -  27/06/06
M. Victoria René-Paul  -  UMP  -  Réunion  -  20/06/06

 

A noter également, la question de M. Kléber Mesquida (PS - Hérault) relative au projet de décret concernant l'expérimentation d'EPEP :

 

"M. Kléber Mesquida attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le projet de décret relatif à la mise en oeuvre expérimentale d'établissements publics d'enseignement primaire (EPEP). Les syndicats enseignants voient ce texte comme une simple approche structurelle, remettant en cause l'indépendance pédagogique des enseignants. Ils craignent une mise sous tutelle de l'école par les élus locaux qui deviendraient majoritaires dans les conseils d'administration. Aussi il lui demande quelles mesures il compte prendre pour que soit préservée l'autonomie professionnelle des enseignants et pour que ce texte réponde aux exigences des syndicats en matière d'efficacité pédagogique et de réussite des élèves".

 

Voici donc beaucoup de questions posées à Gilles de Robien. Rappelons qu'aucune n'a reçu la moindre réponse à ce jour !

 

Nous avions proposé quelques solutions pour acheminer le courrier avec l'assurance qu'il soit bien réceptionné au 110 rue de Grenelle... Notamment en confiant ces missives à un huissier qui les porterait lui-même au ministère...

Mais peut-être faudra-t-il que les parlementaires utilisent un autre moyen pour se faire entendre plus efficacement de notre ministre...

 

Continuons à écrire à nos parlementaires. Plus nous serons nombreux à le faire, plus ils seront sensibilisés à la difficulté de notre métier. Et plus nous pourrons compter sur leur soutien.

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 09:51

Dans le dernier numéro de "Fenêtres sur cours" de février 2007, Sébastien Sihr signe un article consacré au "projet d'EPEP et statut d'emploi". Nous y avons relevé un paragraphe sur la direction d'école :

 

"De plus, avec le statut d'emploi fonctionnel, c'est un statut hiérarchique qui ne dit pas son nom qui se profile. Il ne concerne d'ailleurs qu'une minorité de directeurs (EPEP, décharge complète), et introduit de fait des directions à "2 vitesses". Ces directeurs devraient être recrutés hors mouvement, avec des missions et responsabilités étendues. Rien en ce qui concerne la reconnaissance pour tous les directeurs dont les responsabilités et les missions n'ont cessé de s'alourdir. Si la question du pilotage des écoles ne peut être éludée, elle est pour le primaire liée avec la notion d'équipe enseignante. D'où, comme le met en perspective le SNUipp, la nécessité de temps et de moyens pour la direction et l'école".

 

Rien de très nouveau dans ce discours, si ce n'est l'apparition d'un mot hier encore tabou : "RECONNAISSANCE"... "la reconnaissance pour tous les directeurs"...

 

Rappelons-nous les discours précédents, il n'y a pas si longtemps, dans lesquels le SNUipp, comme le SE-Unsa, affirmait sans crainte du ridicule : "les directeurs d'école ne veulent pas d'un statut".

Suite à la signature du protocole en mai 2006 par le SE-Unsa, le SNUipp a senti le vent de la fronde des directeurs. Son discours a alors subi une très sensible évolution. Ainsi, en août 2006, dans FSC, Sébastien Sihr écrivait :

"Aujourd'hui plus que jamais, le SNUipp réaffirme son exigence de prise en compte de la réalité des besoins  des écoles pour une direction et un fonctionnement améliorés. Cela nécessite des réponses d'une autre ampleur : du temps supplémentaire pour toutes les écoles, des emplois administratifs stables, des aides matérielles, une redéfinition et un allègement des tâches de direction, une réelle revalorisation indiciaire".

 

Puis, la consultation IFOP commandée par le GDID a obligé les centrales syndicales à revoir leur vocabulaire et leurs arguments. On alors entendu le SNUipp réclamer "la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision" (cf notre article). Nouvelle provocation à mettre sur le compte de l'affolement devant les réponses claires et sans appel des directeurs favorables à 93 % à la reconnaissance du métier par un statut ? Contre-offensive des idéologues de service à la tête du SNUipp ? A suivre...

 

Aujourd'hui, le même Sébastien Sihr emploie le vocable "reconnaissance". Le mot lui aurait-il échappé ? Ou, comme nous le pensons, subit-il la pression des directeurs qui en ont assez d'être bafoués par le SNUipp ? A suivre...

 

Nous devons continuer notre combat pour la création d'un statut de directeur d'école. La reconnaissance, version SNUipp, ne restera qu'un vain mot si elle ne se traduit pas de façon institutionnelle. Et c'est à partir de là que nous pourrons exister et réclamer de réels moyens, d'abord pour nous-mêmes et donc, au final, pour un meilleur fonctionnement de l'école, termes chers à nos syndicats...

 

Cette lente mais notable évolution des discours syndicaux montre que nous parvenons à nous faire entendre. La consultation IFOP-GDID n'y est pas étrangère. Nous devons poursuivre notre rassemblement autour de ces idées partagées par la quasi totalité des directeurs. 

Notre pression doit surtout être orientée vers les syndicats majoritaires. Aucun gouvernement, de gauche, de droite ou du centre, ne nous accordera de statut si les syndicats enseignants s'y opposent. Depuis le drame des mainifestations de décembre 1986 (mort de Malek Oussekine), aucun ministre ne prend le risque de braver les organisations syndicales sur des sujets "mineurs" pour le ministère.

En revanche, nous savons bien qu'aucun ministre ne refuserait de "reconnaître la fonction de directeur d'école" par un statut avec l'assentiment des syndicats enseignants. Tout cerveau normalement constitué, sauf à être perverti par une quelconque idéologie, ne peut s'opposer à la reconnaissance d'un métier à responsabilité.

Qui peut croire que la mise en place d'un statut de directeur d'école créerait un climat révolutionnaire dans les écoles ? 

Qui peut croire que les adjoints partiraient en guerre ouverte contre les directeurs ? L'école primaire serait-elle en danger ? Son fonctionnement s'en trouverait-il perturbé ? Qui peut le croire, hormis quelques idéologues post-soixante-huitards ? 

 

N'oublions pas que nos idées progressent. Lentement, certes. Mais qui aurait pu prédire, que la création du GDID par une poignée de collègues aboutirait, quelques années plus tard, à donner la parole à l'ensemble des directeurs de ce pays ? 

Qui aurait pu prédire que 93 % des directeurs affirmeraient leur volonté d'être reconnus par un statut ? Qui aurait pu croire que les syndicats majoritaires seraient aussi cruellement désavoués par la base ?

 

Ne perdons pas espoir. Profitons de toutes les occasions pour faire entendre notre voix et ainsi montrer la bonne voie à ceux, tels le SNUipp, qui sont dans une impasse sur le sujet de la direction d'école.

 

Ne baissons pas les bras. En reprenant le vieil adage "les petits ruisseaux font les grandes rivières", nous reproduisons le sympathique message d'encouragement que nous a envoyé notre collègue Marie-Claire, directrice et membre du GDID 24 :

 

"Mine de rien... dans l'enseignement, personne (ou quasiment) ne lit "directeurs en lutte" comme personne (ou quasiment) ne lit "la bouteille à l'encre" ou " le bulletin du GDID"... mais c'est étonnant le nombre de collègues qui savent ce qui y est écrit ! Je vous prie de me pardonner la comparaison, mais ça me fait penser au déni de lecture de ... "Gala" ou "Voici" !

Bravo pour le temps que vous nous donnez. [...]
Alors, s'il vous plaît, malgré le travail supplémentaire que cela demande, continuez, comme le GDID, à nous "débloguer" le cerveau avec impertinence, humour et sans langue de bois : en ces temps d'élections, ce parler-là est encore plus rare que d'habitude... et donc bien appréciable".

 

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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 21:27

Hélas... Hélas... Hélas... Les miracles, ça n'existe pas !

    

Pour les gourmets ou les gourmands, on peut proposer...

 

 

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 22:42

La méfiance envers les partis de gauche traditionnels a gagné le corps enseignant, autrefois bastion du PS (Libération 30/01/07).

Fini le bon vieux temps où la plupart des enseignants militants convaincus, votaient à gauche sans se poser de questions. Aujourd'hui, ils sont plus partagés.

Pour André Robert, professeur de sciences de l'éducation à Lyon-III, il est manifeste que le monde enseignant est aujourd'hui nettement moins fidèle aux partis de gauche traditionnels (PS et PCF) que dans les années 80.

Une majorité d'enseignants vote en effet pour les partis de gauche, mais on constate un certain tassement de ce soutien depuis le pic des années 70 et 80.

 

En 2002, Lionel Jospin n'avait recueilli que 19 % des voix enseignantes. Les candidatures dissidentes de Christiane Taubira (8 %) mais aussi et surtout de Jean-Pierre Chevènement (15 %), dont le discours sur l'école républicaine avait porté auprès de cette cible, ayant rencontré un beau succès. Les trois candidats d'extrême-gauche réunis avaient obtenu à l'époque 11 % des voix, ajoutant à la dispersion à gauche des suffrages étudiants et surclassant très largement Robert Hue (4 %).

 

Alors que l'élection s'annonce très serrée, le vote des 860 000 enseignants revêt une importance stratégique. Ils ont lâché Jospin en 2002. Voleront-ils, cette année, au secours de Royal ?

Rien n'est moins sûr si l'on en croit les résultats de l'étude réalisée par l'Ifop début février pour "Le Monde de l'Education" et LCP-AN :

S. Royal : 31 %
F. Bayrou : 27 %
N. Sarkozy : 19 %
D. Voynet : 5 %
M.G. Buffet : 4 %
O. Besancenot : 4 %
J. Bové : 3 %
J.M. Le Pen : 3 %

Bayrou à 27% d’intentions de vote chez les enseignants talonne Ségolène Royal, donnée à 31% chez les enseignants.

Seulement 17% se disent inquiets par le député béarnais, alors que 36% ont peur de la candidate socialiste, et 60% de Nicolas Sarkozy. En fait, les enseignants, lassés par les vagues de réformes successives, ont envie de tout sauf d'être secoués.

Néanmoins, si le candidat centriste séduit le monde enseignant, les profs restent massivement fidèles à la gauche. Au second tour, selon la même enquête, la candidate socialiste remporterait 62% de leurs suffrages, contre 38% pour Nicolas Sarkozy.

  

 

Le jugement des enseignants sur les ministres de l'Education successifs

 

La note 20 signifie que vous estimez que la personnalité a été un excellent Ministre de l’Education, la note 0 qu’elle a été un très mauvais Ministre, les notes intermédiaires servant à nuancer le jugement.

Jack Lang              11 %
François Bayrou     10,4 %
Ségolène Royal        8,4%
Claude Allègre         8,3 %
Luc Ferry                8 %
Xavier Darcos          7,3 %
Gilles de Robien      7 %
François Fillon        6,9 %

 


Mauvaises notes pour les ministres                


Moyenne générale : 8,4/20. Un mauvais résultat qui tend à souligner "une non-maîtrise des compétences attendues", à moins que ce soit "un travail trop superficiel".

En queue de classe : François Fillon (7/20), comme Gilles de Robien, puis Xavier Darcos (7,3/20), Luc Ferry (8/20) et Claude Allègre (8,3/20).

Quant à Ségolène Royal, avec 8,4/20, elle s'inscrit juste dans la moyenne. Les deux têtes de classes sont Jack Lang, crédité de 11/20 et François Bayrou, avec 10,4/20. Ces deux derniers doivent avoir le triomphe modeste car leurs passages au ministère ont été marqués par une volonté d'apaisement.

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 11:48

Dans sa réponse aux collègues qui ont suivi l'appel des "directeurs en lutte" à interroger les candidats à la présidentielle, François Bayrou se prononce en faveur d'un statut de directeur d'école.

Souhaitant quelques éclaircissements sur la position du candidat, l'une de nos collègues de l'équipe de "directeurs en lutte" a adressé le courrier à François Bayrou :

 

"Je vous remercie de votre réponse. Je suis heureuse de constater que François Bayrou est favorable à un statut de directeur d'école.
 

Néanmoins, cette lettre ne suffit pas à nous rassurer pleinement sur les intentions de François Bayrou. On a souvent vu de bonnes idées rester au placard, faute de volonté d'affronter les obstacles. Nous avons plusieurs raisons de nous montrer dubitatifs voire sceptiques sur la réalisation de ces mesures.

 

D'une part, ce texte ne constitue pas un engagement formel de la part du candidat à la présidentielle. Il exprime une position, une conviction peut-être. François Bayrou ne fait que "s'engager à étudier ce sujet de près s'il est élu". De la position à l'application, il y a une marge...

 

D'autre part, et cela est autrement plus préoccupant, les propos maintes fois répétés de François Bayrou sur l'impossibilité "d'imposer une réforme" ne nous inclinent pas à penser qu'il aurait le courage, la volonté de créer ce statut de directeur d'école.

 

Au cours de l'émission "A vous de juger" sur France 2 le jeudi 15 février, François Bayrou a longuement expliqué ses erreurs lors de son passage au ministère de l'Education nationale. Il a appris, dit-il, qu'on ne peut réussir en passant en force. Il a acquis la conviction qu'il fallait nécessairement négocier avec les syndicats et organisations représentatives. Sa méthode est louable, cela va sans dire.  Mais pour le sujet qui nous concerne, la création d'un statut, du fait de l'hostilité affirmée des syndicats, renoncer à les heurter ne pourrait conduire qu'à l'immobilisme.

 

Les syndicats enseignants majoritaires ont maintes fois dit, répété et écrit leur hostilité à la création d'un statut de directeur d'école. Ils n'ont pas craint d'affirmer que ce serait un "casus belli".

Face à cette intransigeance, la méthode Bayrou atteint ses limites. Entre les 93 % de directeurs favorables à un statut et les organisations syndicales farouchement opposées à ce changement, s'il est élu, en souvenir des difficultés rencontrées, nous pensons que François Bayrou choisira la paix sociale.

 
 
J'attends de François Bayrou qu'il nous apporte certaines précisions concernant son action face à la vindicte syndicale sur ce terrain précis du statut de directeur d'école.
Comment réagira-t-il ? Se donnera-t-il les moyens de sa volonté ? Ou repoussera-t-il la réforme à des jours meilleurs ? Renoncera-t-il de crainte de réactions syndicales ?
 
Vous remerciant de lui transmettre mes inquiétudes et mes doutes, et dans l'attente de sa réponse..."
 
 
Quelques jours plus tard, nous avons reçu ce court message de l'équipe de campagne de François Bayrou :
 
 
"Nous avons pris note de vos réflexions et remarques.
Bien cordialement.

L'équipe de campagne de François Bayrou".
 
 
Cette réponse ne peut nous satisfaire. Elle n'est rien d'autre qu'un accusé réception de notre lettre. Aussi, après avoir regardé l'émission de TF1, "j'ai une question à vous poser", le 26 février, nous avons décidé de demander de nouvelles précisions à François Bayrou.
En effet, les propos qu'il a tenus au cours de cette émission ne sont pas de nature à lever nos doutes quant à sa volonté d'aboutir à la création d'un statut de directeur d'école. Nous avons donc cherché à en savoir davantage en lui écrivant de nouveau.
  
  
"Merci d'avoir porté attention à mon courrier. Certes, vous prenez note de mes réflexions et remarques, mais... sans y apporter de réponses.
 
Cette absence de réponse est d'autant plus inquiétante si on se réfère à ce qu'a affirmé François Bayrou dans l'émission de TF1 "j'ai une question à vous poser".
A une question concernant les syndicats, il a parlé de "coresponsabilité" et affirmé que "toute réforme devait être préparée avec eux de manière suffisante".
Sur un plan général, cette façon d'aborder la politique est séduisante. Elle paraîtrait même idéale. En effet, "pourquoi ne pas faire confiance" à ceux "qui sont dans les classes", qui "sont les responsables de tous les jours"... Pourquoi ne pas les écouter et travailler avec eux à l'amélioration de l'école.
 
Le problème pour les directeurs d'école, c'est ce divorce qui s'est installé entre leurs positions et celles de leurs représentants syndicaux. Alors que 93 % des directeurs sont favorables à un statut (cf consultation IFOP - GDID de septembre 2006), les syndicats enseignants refusent cette idée de statut et en font un "casus belli".
 
Que ferait François Bayrou s'il était élu ? Il lui serait impossible de "préparer cette réforme avec les syndicats". Y renoncerait-il alors qu'il déclare être favorable à un statut pour les directeurs ? Aurait-il le courage politique, selon la formule de Franz-Olivier Gisbert, de s'opposer aux syndicats dans l'intérêt des directeurs d'école ?
Notre crainte est d'autant plus fondée que la plupart des commentateurs politiques s'accordent pour dire que François Bayrou s'est bien gardé de heurter les syndicats lors de son passage au ministère et qu'il s'est donc refusé à réformer l'Education nationale.
Ces mêmes commentateurs n'hésitent pas à utiliser le terme d'immobilisme pour qualifier cette période.
 
Je vous remercie de l'intérêt que vous porterez à cette question essentielle qui intéresse plus de 50 000 directrices et directeurs d'école. La réponse de François Bayrou leur sera communiquée via le site "directeurs en lutte"..."
 
Il nous semble important, durant cette campagne électorale, d'avoir des réponses précises et sans ambiguïté des candidats. Nous avons trop souvent été déçus par des engagements sans lendemain.
 
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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 18:48

Marie-Hélène Colovos nous avertit qu'elle a été amenée à rédiger plus simplement, pour davantage de clarté, la lettre destinée à Gilles de Robien.

Nous publions cette seconde version correspondant au courrier définitif qu'elle adresse au ministre. Nous en profitons pour remercier tous les collègues qui lui ont témoigné leur soutien. Certains l'ont fait sous forme de commentaires à la fin de notre article. D'autres nous ont écrit directement.

 

Nous profitons de cette nouvelle publication pour appeler tous les directeurs et toutes les directrices qui se reconnaissent dans le courrier de Marie-Hélène, à faire un "copié-collé" de la seconde mouture de sa lettre et à l'adresser au député de leur circonscription, accompagné d'un mot explicatif et d'une demande de soutien de nos élus.

Pour trouver l'adresse de son député, suivre le processus décrit en haut de la page d'accueil de notre site.

 

Le Touquet, le 23 février 2007 
 

Objet : Retenue sur salaire pour grève administrative. 
 

Monsieur le Ministre, 
 

J’ai reçu un courrier de l’Inspection Académique, me précisant que je ferai, en mars, l’objet d’une retenue d’un trentième de mon traitement pour service non fait, n’ayant pas transmis l’enquête 19. 

Monsieur le Ministre, ma profession est : « institutrice ». J’aime ce métier, et je l’exerce au quotidien avec beaucoup d’assiduité depuis trente ans. 

Accessoirement j’occupe aussi la fonction de directrice de l’école, qui n’est pas réellement rétribuée, elle n’apporte qu’une très légère indemnité mensuelle, pas réellement reconnue, elle ne fait l’objet d’aucun statut, et pas réellement respectée, les décharges des écoles à cinq classes prévues par décret en 1992, sauf erreur de ma part, n’ont été appliquées qu’en 2006 comme si cela n’était ni important, ni urgent, quelque soit le gouvernement en place durant ces quatorze années. 

C’est surtout ce dernier point concernant les décharges qui m’a amenée à manifester mon mécontentement en bloquant les enquêtes 19. 

Par la suite je me suis ralliée à d’autres revendications, concernant en particulier la reconnaissance de la « profession » de directeur d’école, qui malgré son caractère astreignant n’existe pas vraiment, et c’est pourquoi j’ai continué le mouvement national de blocage des enquêtes. 

Quoi qu’il en soit, à ce jour, je ne suis toujours qu’une institutrice de l’école publique exerçant la fonction de directrice en plus de mes obligations professionnelles d’enseignante. 

L’envoi des enquêtes 19 ne relève pas de ma tâche d’institutrice, et je ne comprends donc pas que cette partie de ma rémunération soit mise en cause. 

Pourquoi la retenue d’un trentième ne concerne-t-elle pas uniquement l’indemnité de direction ?  

Il est vrai que celle-ci se situerait alors aux environs de la somme dérisoire de cinq euros, mais c’est pourtant bien à cette valeur quotidienne qu’est estimée aujourd’hui la fonction de directeur d’école. 

Pourquoi faire tant de cas de cette enquête 19, puisque les chiffres dont le ministère a besoin lui ont été transmis directement, via mon Inspection Départementale, à qui je les ai donnés, j’en veux pour preuve les fermetures de classes qui sont à l’ordre du jour dans mon école, et qui ne pourraient être envisagées, si l’Inspection n’avait pas ces données ? 

Pourquoi me précise-t-on, par téléphone, que si je renvoie immédiatement l’enquête 19, les sanctions seront annulées, alors que cette enquête n’a plus aucune utilité ? 

A ce jour, je n’ai plus cette enquête. N’étant personnellement pas syndiquée, j’ai suivi le mot d’ordre commun des syndicats qui soutiennent encore la grève administrative des directeurs : je la leur est transmise. 

Depuis l’an passé, je suis enfin déchargée un jour par semaine. Cette journée de décharge pourrait être considérée comme jour de direction, et être alors l’objet d’une retenue sur salaire, mais dans ce cas, cela supposerait que je ne suis pas directrice les autres jours.

Ne devrais-je plus, alors… recevoir les familles, répondre au téléphone, veiller à la sécurité et au bien-être des enfants, me rendre aux diverses réunions, traiter le courrier, consulter les mails, organiser l’élaboration des projets de l’école, les rédiger, rester en contact avec la Mairie du Touquet, avec l’Inspection, centraliser les besoins des collègues, travailler avec les partenaires de l’école, gérer le personnel municipal travaillant au sein de l’école, régler les problèmes quotidiens d’entretien des locaux et du matériel, gérer l’argent de la coopérative, organiser les sorties pédagogiques, remplir les enquêtes et bien d’autres tâches…

… qu’un seul jour par semaine ?  

Etant donc chaque jour directrice, je suis aussi chaque jour institutrice, y compris mon jour de décharge. De plus, les collègues directeurs confrontés comme moi à cette sanction, ne sont certainement pas tous déchargés. 

Comment réagirait Monsieur le Maire d’Amiens, s‘il faisait l’objet de sanctions financières, au titre de Maire, pour répondre d’un acte commis par Monsieur le Ministre de l’Education Nationale. 

Je ne sollicite aucun recours gracieux, hiérarchique, ou contentieux, comme cela m’est proposé par courrier.  

Je demande simplement justice.  

Ne sanctionnez pas l’institutrice, qui n’est pas responsable, mais simplement la directrice, effectivement coupable de n’avoir pas honoré une infime partie de sa fonction. 

Je pense aussi à tous les collègues directeurs, qui sont aujourd’hui dans la même situation et qui éprouvent sans doute les mêmes sentiments de frustration. 
 

Je porte ce courrier à la connaissance des personnes concernées par le fonctionnement de l’Ecole de la République, dans l’espoir qu’un jour, des réponses apaisantes soient apportées au grand malaise des directeurs d’école. 
 
 

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à mon profond respect, ainsi qu’à mon grand dévouement à la cause du service public et à l’épanouissement scolaire des enfants. 
 
 

                                                      Marie-Hélène Colovos 

 

Copies :

Monsieur le Président de la République.

Monsieur le Député Maire du Touquet.

Monsieur le Recteur de l’Académie de Lille.      

Monsieur l’Inspecteur d’Académie du Pas-de-Calais.   

Monsieur l’Inspecteur de la Circonscription de Montreuil-sur-Mer. 

Madame Royal, Monsieur Bayrou, Monsieur Sarkozy, candidats à la Présidence de la République.            

Mesdames et Messieurs les responsables syndicaux soutenant la grève administrative.

Le GDID, Directeurs en Lutte

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