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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 21:51

Le SE-Unsa appelle à revaloriser les carrières enseignantes

 

Le syndicat des enseignants SE-Unsa, deuxième force syndicale dans les premier et second degrés, s'est prononcé pour "une nouvelle phase de revalorisation de l'ensemble des carrières enseignantes", jeudi en clôture de son congrès à La Rochelle.

Ce syndicat, qui revendique 67.000 adhérents, a également développé le projet de création d'un corps enseignant unique, qui regrouperait sous un même statut les professeurs des écoles du primaire et ceux des collèges et lycées.

Selon le secrétaire général du SE-Unsa, Luc Bérille, cette réforme valoriserait les allers et retours du primaire au secondaire et faciliterait l'évolution de la fonction enseignante.

"Partisan du corps unique, nous avons décidé avec ce congrès de lancer la revendication d'une nouvelle phase de revalorisation de l'ensemble des carrières enseignantes", a plaidé Luc Bérille dans son discours de clôture de congrès qui a eu comme thème "s'opposer et proposer".

Selon le secrétaire général, réélu pour un troisième mandat, "il existe un problème de niveau de rémunération pour nos collègues".

"Notre profession, que son ministre (Gilles de Robien) vient de passer un an à décrier publiquement, souffre d'un manque de considération et l'accès à de nouvelles échelles de rémunération fait partie des chemins à emprunter pour rétablir cette considération", a ajouté Luc Bérille.

Le dossier de la rémunération des professeurs sera "déposé sur le bureau du nouveau ministre de l'Education après la présidentielle", a-t-il fait savoir.

 

Si tous les enseignants, de la maternelle au lycée, se retrouvent dans un corps enseignant unique, ne pourrait-on envisager un corps unique de direction qui regrouperait les directeurs d'école, les principaux de collège et les proviseurs de lycée ?

Pourquoi le SE-Unsa oublie-t-il les directeurs dans son plan de revalorisation ? D'autant que les directeurs d'école sont de plus en plus nombreux à s'orienter vers le corps des personnels de direction et chefs d'établissement du secondaire.

 

Importante percée des directeurs d'école dans le corps des personnels de direction

 

La « photographie » de la promotion des nouveaux personnels de direction nommés en 2004 – réalisée en février-mars 2005 – fait ressortir comme point saillant une percée importante des enseignants du premier degré (14 %), dont les trois quarts par la voie du concours (enquête réalisée par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) auprès de l’ensemble des nouveaux personnels de direction1 nommés au 1er septembre 2004, quel que soit le mode d’accès à ce corps, soit 866 personnes). Parmi eux, près de neuf sur dix déclarent avoir une expérience de direction.

Le recrutement par liste d'aptitude fait la part belle également aux directeurs d'école : Plus de la moitié des listes d’aptitude sont d’anciens professeurs des écoles (PE). Comme le précisent les textes, ils ont tous une expérience de direction.

 

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 19:31

Le 23 puis le 26 février dernier, les "directeurs en lutte" reproduisaient le courrier de Marie-Hélène Colovos. Cette directrice avait écrit au Président de la République avec copies au ministre, au recteur, à l'IA, à l'IEN, au député-maire du Touquet et aux syndicats ainsi qu'aux principaux candidats à l'élection présidentielle.

 

Notre collègue nous transmet, ce jour, les différentes réponses qu'elle a reçues.

 

1 - de la Présidence de la République

 

Par courrier du 9 mars 2007.
Présidence de la République,
Le Chef adjoint de Cabinet, Monsieur Gérard Marchand :
 
" Chère Madame,
 
Le président de la République m'a confié le soin de répondre au courrier que vous lui avez adressé le 27 février 2007.
 
Je puis vous assurer qu'il a été pris attentivement connaissance de vos préoccupations avant de les signaler au Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche que vous avez déjà saisi, et qui vous fera connaître la suite susceptible d'y être réservée.
 
Je vous pris d'agréer, Madame, l'expression de ma considération distinguée."
 
 
 
2 - du ministère de l'Education nationale
 
 
Par courrier du 28 février 2007.
Ministère de l'Education Nationale,
Le Chef du bureau du Cabinet, Monsieur Hervé Célestin :
 
"Madame la Directrice,
 
Le Ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a pris connaissance de la correspondance que vous lui avez adressée le 23/2/2007 et qui est enregistrée sous la référence ....
 
La question que vous évoquez relève de la compétence de Monsieur l'Inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'Education nationale du Pas-de-Calais.
 
Le Ministre m'a donc chargé de lui transmettre votre courrier, en lui demandant de l'examiner avec attention et de vous répondre directement dans les meilleurs délais.
 
Je vous prie de croire, Madame la Directrice, à l'assurance de ma considération distinguée."
 
 
 
Marie-Hélène raconte par le détail les conversations échangées avec divers interlocuteurs :
 
 
Oralement par mon IEN venu inspecter une collègue le 15 mars 2005.
 
" Ca ne se fait pas d'écrire sans passer par la voie hiérarchique, maintenant votre histoire va retomber en cascade... "
" La grève est terminée, les syndicats ont retiré leur mot d'ordre..."
" Vous êtes la seule à continuer cette grève administrative..."
" Pourquoi êtes-vous gréviste, vous n'êtes même pas syndiquée ? "
 
Je n'ai bien sûr pas pu m'empècher de répondre :
1) Je suis une citoyenne libre avant d'être une enseignante, et j'écris à qui je veux quand je le veux.
2) Un seul syndicat a signé un accord contre l'avis de tous les autres et ceux-là n'ont pas levé leur mot d'ordre de grève.
3) Nous sommes encore une vingtaine dans le Pas-de-Calais et bien plus nombreux en France.
4) Il n'est pas utile d'être syndiqué pour adhérer à une cause, et encore moins pour suivre un mouvement de grève.
 
 
ET C'EST TOUT.
 
Les syndicats : néant
L'Inspection académique : néant, malgré les promesses faites dans la lettre du ministère.
Les candidats à la Présidence : ils ont sans doute d'autres préoccupations en ce moment.
 
 
A NON, C'EST PAS TOUT.....
 
Le GDID et la bouteille à l'encre à qui je dis un grand merci, sans vous je me serais sentie bien seule.
Je remercie aussi les collègues qui m'ont envoyé leurs encouragements.
Mais le constat est dur : les problèmes des directeurs n'intéressent que les directeurs.
Enfin nous le savions déjà, ce n'est pas une réelle surprise.
 
Juste pour le fun, je précise :
Le président a saisi le ministre... le ministre a saisi l'Inspecteur d'Académie... et l'Inspecteur d'Académie du Pas-de-Calais avait dit aux représentants syndicaux qu'il était obligé d'appliquer des sanctions envers les directeurs parce qu'il était harcelé par le ministère... QUI EST LE MENTEUR ? 
 
Heureusement, nous choisissons en principe ce métier pour le plaisir de cotoyer les enfants, le monde des adultes n'est vraiment pas fréquentable.
 
Encore merci pour votre soutien et je ne manquerai pas de vous faire parvenir tout autre réponse qui pourrait m'être transmise.
 
 
 
Marie-Hélène a également écrit au SNUipp 62 (Pas-de-Calais) :
 
 
Aux représentants du SNUIPP 62.
 
Je viens de recevoir votre courrier me proposant une lettre modèle à envoyer à l'Inspection Académique pour quémander un recours gracieux.
 
Comme vous le savez déjà, puisque je vous l'ai envoyé, j'ai de mon côté rédigé un courrier directement à Monsieur le Ministre, pour lui faire part de mon idée sur le sujet, et lui dire que je ne demandais aucun recours de quelque nature qu'il soit, mais simplement la justice : "retirez moi une journée de mon "salaire" de directrice, soit un peu moins de 5 euros".
 
Mendier aujourd'hui un recours gracieux me semble donc hors sujet en ce qui me concerne, et j'avoue être un peu surprise que vous me fassiez cette proposition, plutôt que de nous soutenir en réclamant pour nous le droit qu'a tout instituteur à être payé pour un travail qu'il a effectué.
 
La tâche de directeur est un supplément de travail que nous acceptons d'assumer presque bénévolement, elle ne doit pas en plus être la cause d'une perte de salaire. 
 
Le ton de ce courrier vous paraît peut-être un peu désagréable, mais il est le reflet de ma déception. Je pensais naïvement que les syndicats, et particulièrement le SNUIPP, avaient pour raison d'être la défense des intérêts des travailleurs,  et au lieu de ça, vous me proposez d'implorer la clémence... pardon, de solliciter un recours gracieux.
 
De plus vous précisez que celui-ci sera sans doute refusé, et que nous pourrons alors faire une démarche auprès du Ministre...
 
Je l'ai déjà faite cette démarche, et je connais la réponse : ce problème n'est pas de son ressort, mais de celui de l'Inspecteur d'Académie du Pas-de-Calais. Je vous transmettrais une photocopie de la réponse intégrale si vous le souhaitez.
 
Je trouve que tout cela manque de courage... Nos grands-parents qui se sont battus en 1936 doivent se retourner dans leurs tombes.
 
Que sont devenus les syndicats ????
 
Dernière précision, si vous fouillez dans les archives du SNI, puis du SNUipp, du Val d'Oise et de Seine et Marne, vous y découvrirez que j'ai été syndiquée des années (sous le nom de Colovos, ou celui de Hourriez lorsque j'étais mariée).
 
Ne cherchez pas trop loin pourquoi je ne le suis plus. 
 
 
Marie-Hélène Colovos.
 
 
Voilà où nous conduit l'irresponsabilité de syndicats tel le SE-Unsa qui a signé le protocole contre l'avis quasi unanime de la profession !
Voilà les conséquences de l'irresponsabilité de syndicats tels le SNUipp, Sgen et Cie qui refusent d'entendre les 93 % de directeurs qui se sont exprimés lors de la consultation IFOP - GDID !
Continueront-ils, droits dans leurs bottes, à s'opposer à l'ensemble des directeurs ? Rappelons qu'ils se disent "syndicats"...
 
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 21:34

L'histoire de Toto, en message d'accueil de "La bouteille à l'encre" du GDID, nous remet en mémoire le courrier que nous a également fait parvenir un collègue du Nord :

 

"Bonjour,

Je vous transmets, après l'avoir fait sur le forum du GDID, copie des mails échangés avec le SNUipp 59.

Mail du SNUipp FSU Nord (22/03/07 - 12 h 49) à l'ensemble des écoles du Nord sur la messagerie IA
 
"Veuillez trouver en pièce jointe le courrier envoyé par le SNUipp FSU au Ministre au sujet de la répression qui frappe les collègues chargés de direction qui poursuivent l'action de grève adminsitrative".
 
Ma réaction (22/03/07 - 13 h 28)
 
"Ce serait déjà un premier pas vers une reconnaissance effective de la fonction si XXXX utilisait le terme "directeurs" pour désigner ceux qu'il appelle "collègues chargés de direction..."
 
Réponse de XXXX du SNUipp FSU Nord (22/03/07 - 13 h 51)
 
"Décidément, il y a des collègues qui se voient Chefs d'Etablissement... Avec un avancement au "mérite"...
 
Quelle perte de valeurs dans notre école républicaine et dans notre profession ! 
 
Sarkozy a de beaux jours devant lui..."
 
 
Et ce collègue terminait ainsi son courrier :
 
"Voilà... toute la considération du Snuipp pour les directeurs d'école...
Soit, on accepte sans broncher la communication de ses dirigeants ... Soit on exprime son désaccord... mais attention ! Danger ! On est vite catalogué militant UMP !!! ...et responsable de la perte des valeurs dans notre école républicaine ! Rien que ça
!!!"
 
-----------------------
 
Destinataire lui aussi de cette missive, le GDID a choisi l'humour pour apporter une vraie réponse à ce syndicaliste. Nous ne résistons pas au plaisir de retranscrire l'histoire de Toto... (Bouteille n° 104 du 23 mars 2007)
 
 
EH DIS TOTO...

Il a grandi, Toto. Du coup, à force de redoubler, il n'a jamais quitté l'école.
Le voila à 48 berges et c'est lui le "directeur".
Sauf qu'il a appris qu'aux yeux de certains, c'était un gros mot. Pour parler le pédagogico-politico correct, il faut dire "le collègue chargé de la direction". Le mot "directeur", c'est vilain !
Ca le fait un peu marrer, Toto...
A croire que l'IEN de sa circo serait le "collègue chargé de l'inspection", que l'IA de son département serait le "collègue chargé des notes de services" et qu'enfin le ministre lui-même ne serait somme toute que le "collègue chargé des retenues de salaire"...
Maintenant, il faut reconnaître que c'est pratique: chaque fois que Toto voit un quidam tortiller du derche pour laisser tomber d'un air pincé "le collègue chargé de la direction", il sait qu'il a affaire à un collègue chargé de crétinerie. Chacun sa charge...

 

c074.gif

Notre réaction va naturellement dans le même sens que celle du GDID. La réponse du SNUipp appelle plusieurs remarques :

 

1 - elle fournit, hélas, une nouvelle preuve du décalage terrible entre les syndicats et la base (cf consultation Ifop).

 

2 - elle exprime toujours la même arrogance, la même suffisance et le même mépris et ne supporte aucune remise en question.

 

3 - elle contribue à décrédibiliser les syndicats et n'encourage pas à s'investir pour renouveler la représentation enseignante.

 

Ce syndicaliste doit savoir que les mots, comme les fleurs, ont chacun leur parfum d'idéologie. Leur utilisation et leur fréquence, en partie inconsciente, traduisent mieux qu'un long discours la pensée profonde de leurs auteurs.

 

Où a-t-il vu que la République était synonyme de refus d'avoir un directeur responsable et reconnu à la tête des écoles ?

Comment ose-t-il convoquer la République pour défendre une cause qui n'est que la sienne et celle de son syndicat, une cause très minoritaire dans la profession, de quel droit ?

D'ailleurs, ne confondrait-il pas "école républicaine" avec "école soixanthuitarde" ? Il est temps pour ce syndicaliste de faire sa révolution mentale et de faire tomber les bastilles de son idéologie rétrograde...

 

Notre syndicaliste conclut son mail par une allusion politique à l'encontre de notre collègue. Mais que vient faire Sarkozy dans cette histoire ? Ne doit-il pas faire preuve d'un peu plus de réserve quant aux opinions politiques de ceux qu'il est censé "représenter" ?

Son syndicat n'est-il pas politiquement indépendant ? Que fait-il de la lutte du syndicalisme pour s'affranchir des partis politiques ? A-t-il brûlé la Charte d'Amiens (1906) ?

 

Pour paraphraser notre syndicaliste inspiré qui écrit : "Sarkozy a de beaux jours devant lui...", nous serions tentés de lui répondre qu'avec de tels responsables syndicaux et une telle surdité face aux problèmes qui se posent, c'est l'école privée qui a de beaux jours devant elle, malheureusement...

  

 

"Elémentaire, mon cher Watson... C'est pour venir en aide à ce cher syndicaliste du SNUipp que Gilles de Robien a écrit sa circulaire sur le vocabulaire et les leçons de mots..."

 

"Meilleur que mille mots privés de sens est un seul mot raisonnable qui peut amener le calme chez celui qui l'écoute  ..." 

  

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 09:14

La FNER prend position contre le projet d'Epep. Elle y voit d'abord une structure inadaptée au monde rural, car trop lourde, voire ingérable. Dans un courrier, arguments à l'appui, elle expose au ministre les raisons de son hostilité à ce projet.

 

Monsieur le Ministre,

La Fédération Nationale pour l’École Rurale (F.N.E.R.) regroupe des enseignants, des parents et des élus. Nous avons été informés de la préparation d’un projet de décret relatif à la création d’établissements publics d’enseignement primaire (E.P.E.P.). N’ayant pas été consultés, nous souhaitons vous transmettre notre réaction à ce projet.

Depuis sa création, il y a une quinzaine d’années, la F.N.E.R a pour objectif et pour habitude de traiter des questions de l’école en milieu rural de façon globale avec tous les partenaires concernés. En particulier, elle cherche à mettre en valeur toutes les formes d'organisation scolaire et pédagogique que les acteurs ruraux (enseignants, élus, parents) ont su mettre en œuvre pour adapter l'École Publique aux réalités multiples des espaces ruraux : par exemple, certains types de collaboration, de mutualisation, de coopération entre écoles, entre municipalités, ce qui renforce le tissu scolaire et social.

Or, plutôt que de soutenir et d'encourager ces fonctionnements, l'État propose depuis plusieurs années une succession de projets qui visent à regrouper les écoles rurales de façon de plus en plus technocratique et gestionnaire... Les EPEP sont un modèle du genre, où l'on risque de voir une expérimentation mise en place contre l'avis quasi unanime du C.S.E !...

Néanmoins, nous avons voulu honnêtement y trouver des aspects positifs, comme lors de nos analyses concernant les projets précédents (réseaux "Darcos" par exemple), mais en vain ! Ce que nous voyons, sans même rentrer dans tous les détails, c'est plutôt...

- Une structure lourde (des dizaines de classes) : alors que le milieu rural est habitué à gérer de petites structures, et sait le faire, une structure lourde entraînerait presque inévitablement le désinvestissement et la déresponsabilisation des acteurs de base. L’école rurale aurait plutôt besoin de plus de souplesse et d’autonomie dans son fonctionnement.

- Une structure non démocratique : un directeur désigné par l'Inspecteur d'Académie (quels critères, quelles garanties ?) ; certaines écoles qui, selon les quotas prévus, ne pourraient même pas être représentées au CA (organe décisionnel), ce qui mettrait en danger l’existence des plus petites écoles.

- Un déni pédagogique : le CA, à majorité d'élus municipaux, serait alors maître d'œuvre du projet d'EPEP, dont devrait dépendre l'ensemble des projets d'écoles; projets d’écoles dévalorisés, ne permettant plus à chaque école de mieux prendre en compte dans ses objectifs le milieu et le public local. De plus, le temps perdu à "faire marcher le système" serait du temps en moins pour la pédagogie.

- Un faux tripartisme : la majorité aux élus, la minorité aux autres (parents et enseignants, qui se sentiront là aussi, moins motivés), faisant craindre une mise sous tutelle politique et financière du service public d’éducation, et donnant un pouvoir à des élus qui pour la plupart n'en veulent pas. Les parents, usagers de l’école publique, souvent très présents dans la vie de l’école en milieu rural, seront sous-représentés au Conseil d’Administration, créant un déséquilibre des relations.

- Une structure ingérable : le directeur d'EPEP se retrouverait de fait le factotum du système, et ce sans secrétaire ni comptable !... Sans compter le risque de désaccords municipaux dont les écoles risqueraient de faire les frais.

- Un alourdissement des tâches des directeurs d'école, qui verraient s'ajouter un travail d'interface entre leur école et l'EPEP.

- Un gros risque de fusion d'écoles, même si ce n'est pas écrit dans le projet, par exemple sous le prétexte qu'elles soient toutes représentées, ou que le CA y voit un moyen d'équilibrer son budget...

Ces EPEP - qui par ailleurs font l'unanimité contre eux - seraient donc à notre avis une réelle régression pour l’école publique en milieu rural. Aussi nous vous demandons, Monsieur le Ministre, que les décrets d'application autorisant leur expérimentation, ne paraissent pas.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.

 

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 23:27

Nous avons publié la lettre que Ségolène Royal a décidé d'envoyer aux enseignants de ce pays. De nombreuses réactions ont été enregistrées sur son site dont 3 seulement qui traitent du statut des directeurs d'école.

 

22/03/07 - Réaction de notre collègue Florence

 

De par les fonctions que vous avez exercées au sein de l'Education nationale, vous connaissez le malaise des directeurs d'école.

En mai 2006, Monsieur Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat. De fait, il considère que la grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Il envisage des retenues sur salaire pour "absence de service fait". Or, ce protocole nous semble totalement insuffisant et même méprisant (51 centimes d'augmentation par jour de notre indemnité de direction).

Depuis 30 ans, tous les ministres ont loué le travail des directeurs. Aucun n'a pris à sa véritable mesure l'ampleur du problème. Tous se sont alignés sur les positions de nos principaux syndicats qui refusent un statut à la profession.

A la demande du Groupement de Défense et des Intérêts des Directeurs d'école (GDID), l'Ifop a consulté l'ensemble des directeurs d'école en octobre dernier. Dans sa synthèse, l'Ifop souligne "le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10000 réponses"

(http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp).

Les principaux enseignements de cette consultation contredisent, sur des points essentiels, les positions et déclarations du ministre et des syndicats enseignants :

- 93 % des répondants favorables à un statut de directeur

- 76 % favorables à un statut d'établissement

- 95 % souhaitent une définition plus claire des tâches du directeur

- 80 % estiment que les Emplois Vie Scolaire ne pourront pas vraiment soulager leur charge de travail



Conscient que le problème n'est pas réglé, Monsieur Gilles de Robien a invité les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut du directeur. Hélas, nos représentants le refusent contre l'avis quasi unanime de la profession (93 %). Or, nous pensons que notre reconnaissance passe d'abord par la création d'un statut spécifique.


Nous vous saurions gré de bien vouloir nous donner votre avis sur cette question épineuse et nous informer de ce que vous envisageriez de faire pour répondre aux attentes des directrices et directeurs d'école de ce pays.

 

24/03/07  -  Brigitte56

 

Quelle belle lettre aux enseignants, mais n'est-ce pas que des mots, de jolis mots d'une sirène qui cherche à charmer ?
Où sont les mots qui montrent une réelle connaissance du statut de l'enseignant ? où parle-t-on de formation initiale, de formation continue, de salaire, d'indemnités de déplacement, de statut de directeur d'école, du statut des chefs d'établissement, de mouvement, de barème, d'inspection, d'enseignants spécialisés, de personnel ATOS... ?
Où sont les mots qui montrent une réelle connaissance des difficultés des élèves ? Le soutien gratuit est-il la seule proposition ? Cela me paraît bien réducteur et bien irréaliste ! Où parle-t-on de programme, d'horaires, de rythme scolaire, d'une prise en charge globale de l'enfant, d'effectif, de scolarisation d'enfants handicapés... et j'en passe !
Pour charmer les enseignants dans leur majorité, je pense qu'il va falloir faire preuve d'une bien meilleure connaissance de ce dossier ! Affirmer son adhésion au principe de laïcité est un bon début, mais il va falloir aller un peu plus loin !

Une enseignante qui respecte énormément l'Education Nationale et ses valeurs
.

 

 

25/03/07  -  Philippe Namor

 

 

Tout sympathisant que je suis, et en tant que directeur d'école, je trouve que votre lettre aux enseignants ne répond pas à des attentes importantes telles que :

- l'importance de la sélection et de la formation dans les IUFM (inadmissible qu'un prof stagiaire présente des "kilolitres" aux élèves...!!)
- formation toujours: les enseignants arrivent souvent démunis sur le terrain en raison d'une formation par trop théorique
- l'inégalité primaire - secondaire tant au niveau des enseignants que des directeurs et chefs d'établissement
- les profs de collège ne passent pas assez de temps avec les élèves dans leurs établissements, alors que ceux du primaire en font 27 dans leur école ; n'est-ce pas également une des raisons de la déficience des apprentissages et des comportements en collège
- le statut des directeurs d'école doit changer, évoluer pour être de véritables chefs d'établissement avec des responsabilités clairement établies. Il devient insupportable que le directeur soit infirmier, surveillant, secrétaire, CPE, sans compter les charges horaires de présence devant les élèves (ce que je revendique) alors que ses collègues du secondaire ont des personnels pour chacune de ces missions et n'ont pas de sevrvice d'enseignement
.

  

 

Soyons plus nombreux à réagir à ce courrier et faisons entendre la voix des directeurs...

 

 

 

http://www.desirsdavenir.org/debats/posting.php?260

 

 

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 08:24

Gilles de Robien présentait à la presse, jeudi 22 mars, son bilan. Nous présentons ci-après quelques extraits de son discours d'adieu.

 

"Mesdames et Messieurs,

Je suis arrivé au ministère de l'Éducation nationale avec une certitude : il n'y a pas plus belle mission que celle de servir l'Éducation nationale.
Il n'y a pas plus belle mission que celle de participer à cette grande ?uvre collective de transmission des savoirs et des valeurs.

[...]

J'ai voulu aborder les problèmes non pas sous le seul angle quantitatif des moyens, mais sous l'angle de la qualité et de l'égalité des chances, pour une école plus efficace et plus juste .

1. Que tous les enfants aient un socle commun de connaissances et de valeurs
Pour y parvenir, ma première priorité était de refonder l'École sur l'essentiel, sur la mission fondamentale qu'elle assume devant les Français.
Et cette mission c'est la transmission des savoirs et des valeurs .
A cause de la complexité des programmes, on ne savait plus trop ce qu'il fallait que nos enfants apprennent. On avait perdu le sens des priorités, le cap, la direction.
[...]
J'ai mis en ?uvre des solutions cohérentes pour que tous les élèves sachent lire vite et bien, compter, maîtriser la grammaire, utiliser un vocabulaire riche et précis.

2. Ne laisser personne sur le bord de la route : l'égalité des chances et la relance de l'éducation prioritaire
Et justement, ne laisser personne au bord de la route a été ma deuxième grande priorité.
Car j'ai voulu que l'école soit exemplaire en matière d'égalité des chances, pour faire réussir tous les élèves, pour permettre à tout élève de développer ses talents, quel que soit son milieu social, son origine, son quartier .

[...]

3. Tout passe par les enseignants et la communauté éducative
Bien sûr, tout cela n'aurait pas été possible sans les professeurs et l'ensemble de la communauté éducative.
Ma troisième grande priorité a été de revaloriser leur rôle et leur place dans le système éducatif.
Dans toutes les enquêtes d'opinion, la très grande majorité des Françaises et des Français font preuve de considération pour les enseignants. Chacun reconnaît l'importance de leurs missions : transmettre, éduquer, former les citoyens de demain.
Dans tous mes déplacements, j'ai pu mesurer la compétence et l'efficacité des enseignants, leur sens de la mission et leur dévouement.
Les professeurs disposent d'une richesse intellectuelle et personnelle incroyable, mais elle est souvent mal utilisée, et pas assez considérée. Beaucoup d'entre eux éprouvent le sentiment que l'exercice de leur métier est de plus en plus difficile, et de moins en moins gratifiant.

[...]

J'ai souhaité enfin revaloriser leur métier.
Conscient du manque de reconnaissance dont ils souffrent et des conditions de travail parfois difficiles, j'ai pris de nombreuses mesures pour améliorer l'exercice quotidien de leur métier et pour leur donner de meilleures évolutions de carrière : par exemple,
- l'accès à la hors-classe est élargi ;
- le rapprochement des conjoints est facilité ;
- enfin, la surcharge de travail des directeurs d'école est mieux reconnue : ils auront plus de temps pour s'y consacrer, et une indemnité plus importante.

[...]

4. Ouvrir l'école à tous ses partenaires
Je voudrais enfin insister sur ma volonté d'ouvrir l'École à tous ses partenaires, et plus largement à la société française.
Et d'abord l'ouvrir aux parents.

[...]

Je sais qu'on me prête l'intention de vouloir faire sans cesse plus d'économies sur le dos des professeurs.

Eh bien, au contraire, je suis très favorable à l'idée de payer davantage les professeurs ! Mais pas n'importe comment. Sur la base de règles claires et justes.
C'est cela le langage de vérité, celui que j'aimerais entendre dans la bouche des différents candidats !

Le moment du bilan, c'est aussi toujours un moment d'émotion.

Désormais, le chantier le plus important à ouvrir au lendemain des élections présidentielles, c'est un Grenelle de l'Education nationale. Il devra porter sur le contenu comme sur le temps d'enseignement, sur le temps de soutien et sur le temps de présence. Je crois à une amélioration qualitative du statut des enseignants et en particulier de leur rémunération. C'est ce que j'ai commencé à faire, modestement. Il faudra poursuivre".

 

 

Premières réactions

Dans un communiqué, le Sgen Cfdt remarque ironiquement "qu'il a raison de s'adresser à lui-même des félicitations ! C'est plus sûr" et rappelle les éléments de sa politique qui l'oppose à la communauté éducative.

 

"Dans sa conférence de presse du jour, Gilles de Robien déclare être fier de ses 700 jours passés au ministère de l'Éducation nationale.
Il est particulièrement satisfait de son bilan. Il a raison de s'adresser lui-même des félicitations ! C'est plus sûr.
Rarement un ministre de l'Éducation nationale aura mené une politique éducative aussi néfaste. Ce ministre a dû avoir une « révélation » qui s'est traduite par une mission : retrouver l'École d'antan !
Ce ministre a aggravé les conditions de travail des personnels.
Ce ministre a supprimé des milliers de postes.
Ce ministre a laissé entendre que les méthodes des enseignants, en particulier du 1er degré, étaient responsables des difficultés scolaires de l'École.
Ce ministre a trouvé le moyen de rétablir l'apprentissage à 14 ans, de même qu'il a été parmi les derniers défenseurs du CPE.
Ce ministre, droit dans ses bottes, est passé outre l'avis de nombreux experts, et de celui des instances consultatives.
Ce ministre a systématiquement ignoré l'avis des organisations syndicales, les méprisant même, mais c'est sa conception du dialogue social.
Ce ministre a le culot de préconiser à son successeur un « Grenelle de l'Éducation » ayant sans doute lui-même oublié de le faire.
Ce ministre ... ce ministre a organisé plusieurs chantiers de démolition.
Pour le Sgen-CFDT, ce ministre va par la force des choses quitter le ministère de l'Éducation nationale dans quelques semaines : c'est tant mieux, tant pour les personnels que -surtout- pour l'avenir des jeunes"
.

 

 

Quant à nous, pauvres directeurs, nous retrouvons le sourire... Ne nous dit-on pas que "la surcharge de travail des directeurs d'école est mieux reconnue : ils auront plus de temps pour s'y consacrer, et une indemnité plus importante".

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 09:06

Ségolène Royal a décidé d'écrire à chacun des enseignants de France.

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Si je peux aujourd’hui m’adresser à vous, c’est à mes professeurs que je le dois, car c’est à l’école que j’ai été soutenue, encouragée, valorisée et que j’ai reçu le bagage qui m’a permis d’être une femme libre.

L’Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez. Je m’adresse directement à vous toutes et à vous tous parce que l’école, qui forme les générations de demain, qui prépare l’avenir de la Nation, est concernée prioritairement par le choix de société que les Françaises et les Français exprimeront les 22 avril et 6 mai prochains.

L’éducation ! Tel est, pour moi, l’enjeu majeur de l’élection présidentielle. Avec moi, l’éducation sera au cœur de tout et en avant de tout.

Lever des malentendus, vous dire mes convictions, ma confiance et ma reconnaissance pour votre mission, vous faire connaître ma volonté, tel est l’objet de cette lettre.

La République s’est construite par et autour de son école, l’école gratuite, obligatoire et laïque. Je suis moi-même la fille de cette école. J’en assume l’héritage ; j’en revendique les valeurs ; je veux poursuivre son œuvre dans l’avenir.

Notre pays vit des crises profondes : crise économique et sociale ; crise politique et morale ; crise de l’esprit public. Je veux apporter des remèdes à ces crises. J’ai voulu écouter les Françaises et les Français. Ils m’ont exprimé leur révolte, leurs colères. Ils réclament des réponses claires aux urgences auxquelles j’entends répondre pour réussir ce changement que notre pays attend : l’urgence économique et sociale, l’urgence éducative et culturelle, l’urgence écologique, l’urgence démocratique.

Je veux remettre le pays debout. Mais j’ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de tout votre soutien et de tout votre engagement. Rien de grand ne se fera sans vous. J’ai pour l’école de la France une immense ambition. Pour refonder la République, pour guérir nos blessures, pour reconquérir nos territoires perdus, j’ai besoin de vous, de votre dynamisme, de votre engagement.

Je sais que l’école concentre toutes les difficultés de notre société. Mais je sais aussi qu’il ne lui appartient pas de résoudre toutes ces difficultés. La société ne doit pas se défausser sur l’école de tous ses échecs ou de tous ses renoncements. C’est pourquoi, je l’ai dit, il faudra de nouvelles politiques territoriales, des aides aux parents, des moyens renforcés pour la justice, une priorité à l’emploi et au logement, la revitalisation du tissu associatif. Autour de l’école, de nouvelles politiques doivent aider l’école à assumer au mieux sa tâche, qui est d’instruction et d’éducation. Je m’y engage.

Mais si l’école ne doit et ne peut pas tout, son rôle est essentiel. Pour lutter contre le fléau du chômage, la montée des inégalités, la perte de l’esprit public, le retour des fondamentalismes et la marchandisation du savoir et de l'information, l’école est au premier rang du combat. C’est ce qui fait la dureté de votre tâche ; c’est ce qui fait aussi sa noblesse et sa vocation. Et si la France demeure l’une des premières Nations du monde, si elle a conservé son rayonnement et son attractivité, elle le doit en grande partie à son école, à la qualité et au dévouement de ceux qui la servent.

Depuis des années, l’école est attaquée : elle l’est dans ses moyens par des budgets insuffisants ; elle l’est dans ses missions par des ingérences pédagogiques inacceptables ; elle l’est dans son autorité et dans sa dignité par des procès d'intention et des mépris coupables. Cela doit cesser. Il faut donner à l’école de la République et à ceux qui la servent tous les moyens et toute la considération nécessaires pour lui permettre d’accomplir son œuvre nationale. Je m'y engage.

C’est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d’emplois sera mis en place. Je l’accompagnerai d’un plan de résorption de l’emploi précaire. Je referai de l’école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l’école comme dans l’école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d'encadrement, d'infirmières, de psychologues, d’assistants sociaux, de conseillers d’orientation.

Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d’enseignants qui ont été supprimés.

Je veux redonner la considération qu’ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. C’est un vaste chantier qui supposera une très large concertation avec vous et une réflexion partagée sur les missions du métier d'enseignant. Je sais que vous y êtes prêts. Je veux que la Nation soit présente à ce rendez-vous. C’est pourquoi j’ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d’Etats généraux de l’éducation que j’ai décidé de tenir dès juin prochain avec vous ainsi qu’avec tous ceux qui partagent la préoccupation de la justice et de l’excellence pour tous. Il ne s’agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux. C’est dans ce cadre que je proposerai la mise en œuvre d’un soutien scolaire individuel gratuit pour les élèves. Les enseignants qui souhaiteront l’assurer seront évidemment rémunérés.

Dans la fidélité à nos valeurs, je veux bâtir avec vous l’école du XXIème siècle, celle de la réussite pour tous vos élèves. La difficulté de votre tâche, je la connais ; j’en sais aussi la grandeur, et je sais la fierté que vous avez d’exercer votre mission.

Mon Pacte présidentiel place l’école en son cœur. Lorsqu’il faut vaincre les fatalités, les pesanteurs, les peurs, les égoïsmes, alors nous retournons toujours aux mêmes sources. Nous avons besoin des lumières du savoir contre l’obscurantisme, de l’égalité contre les privilèges, de la laïcité contre les fanatismes et les intolérances, de la gratuité et du service public contre la marchandisation de l’éducation.

Mon engagement politique s'est construit dans ma reconnaissance à l'égard de l'école. Je lui demeure fidèle. J’ai confiance en vous. Vous pouvez avoir confiance en moi.

Veuillez agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Signature Ségolène Royal

 

Vous pouvez réagir à ce courrier en écrivant sur le forum de la candidate à l'adresse suivante :

http://www.desirsdavenir.org/debats/posting.php?260

 

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 14:16

L'un de nos collègues, Hervé Blas, directeur dans le Nord, analyse les difficultés de son métier dans la revue "La classe maternelle" n° 158 d'avril 2007 (rubrique "métiers de l'école").

 

"Chaque année, ce sont plus de 4000 postes des directeurs d'écoles maternelles et élémentaires qui restent vacants. Pourquoi une telle désaffection pour ce poste à responsabilités ?
Les directeurs en place évoquent le manquent de moyens, le système de décharge désuet, l'absence de reconnaissance, la valorisation financière anecdotique par rapport à la charge de travail ?
Laissons Hervé Blas, directeur de l'école primaire Jules Ferry , à Aulnay-les-Valenciennes (Nord), nous parler de son quotidien, de son amour du métier, mais aussi de cette fatigue intellectuelle qui s'insinue avec les années.

 

«Il manque aux directeurs d'écoles maternelles ou élémentaires un statut tant juridique que financier, une véritable reconnaissance, une liberté qui leur permette d'exercer pleinement leur métier, tout en restant proche des élèves. Malgré ma décharge, lorsque je suis en classe, il m'arrive d'être sollicité pour une affaire. Je suis donc obligé de laisser mes élèves et de m'en occuper sur le champ, j'en ai parfois honte ?
Bien entendu, les enfants travaillent pendant mon absence, car j'essaie avant tout de ne pas les pénaliser. Cette ambivalence entraîne une fatigue morale et intellectuelle. Tout simplement parce que je demeure en toutes circonstances le directeur, Alors que je ne suis que professeur des écoles que quelques jours par semaine. Pourtant j'aime profondément mon métier
. »


Hervé Blas est directeur de l'école primaire Jules Ferry à Autnay-les-Valenciennes (59). Il a été titularisé comme instituteur le 1er Janvier 1979 et a effectué la totalité de sa carrière dans la région.

«J'ai commencé comme directeur dans une petite école rurale, il y a 16 ans. [...] Actuellement, je suis à mi-temps, c'est à dire 2 jours par semaine et un samedi sur 2. Un professeur des écoles travaillant à mi-temps me remplace donc les mardi et vendredi. Elle ne remplace pas d'autres collègues, c'est une chance que certains directeurs n'ont pas. On a ainsi su et pu s'arranger et ne pas trop pénaliser les enfants. En outre, elle a quelques années d'expériences. Cette situation nous permet après avis de notre inspecteur de circonscription, de permuter nos jours de classe lors de mes absences pour réuni­ons officielles.»

  

Une meilleure lisibilité de la fonction.

 
«Comme tous les directeurs, je m'occupe à la fois de charges administratives et pédagogiques. Par exemple, préparer les PPRE ou les PPS pour les élèves en difficulté ou rédiger le Projet de l?école car même si celui-ci est discuter en Conseil des Maîtres de l'école, il ne faut pas se leurrer, je le rédige.
Mon rôle est aussi d'effectuer la jonction entre le primaire et le collège ou la SEGPA en compagnie de l'Inspecteur de la circonscription, d'entretenir des relations avec les associations locales car nous ne vivons pas en autarcie, de travailler conjointement avec la Mairie lors d'aménagement de l'école (comme la médiathèque), de recevoir les parents de manière amicale ou officielle.
C'est peut-être une impression, mais avec les années, je trouve qu'on m'en demande de plus en plus administrativement. Il faut sans cesse remonter des informations, des bilans sociaux...etc.
Nous sommes dans une époque « parapluie », où chacun doit être blindé. De surcroît je suis sans cesse sollicité.
Aux projets d'école ou de classe viennent automatiquement se greffer d'autres demandes officielles ; participer à telle ou telle semaine thématique, à tel ou tel rallye de calcul mental. On n'en aurait presque plus assez de temps organiser nos idées ou participer au projet que nous avons choisi, que ce soit la semaine du goût ou l'opération internationale « Match aux écoles ».
Il faut donc effectuer des compromis entre les demandes officielles et celles des professeurs, afin de laisser à ces derniers l'opportunité de réaliser leurs projets.
En outre, nous ne pouvons pas vivre que de projets, aussi grandioses soient-ils, nous nous devons aussi, quoiqu?en disent certains, d'apprendre à lire, à écrire à compter
».

 
Ces perpétuelles sollicitations et demandes, cette ambivalence, comme le suggérait en préambule Hervé Blas, fatiguent.

 
«Parfois j'aimerais mieux être dans ma classe et simplement m'occuper de mes élèves. Mais attention, je dis cela très égoïstement, j'aurais ma classe et je ne m'occuperais pas des autres. Pourtant, cette année, j'ai une chance phénoménale : je suis aidé depuis la rentrée par un emploi vie scolaire (EVS) compétent qui sait faire le tri, reconnaître l?importance des demandes.
Soyons toutefois clair, c'est ce mélange « directeur/professeur » qui épuise à la longue. Je ne sais pas si nos responsables administratifs ou syndicaux s'en rendent comptent ou préfèrent le nier.
J'aimerais, par exemple, mais c'est sûrement un rêve, en tant que directeur déchargé, pouvoir me déplacer. Etre libre par exemple d'aller au musée Matisse ou au CRDP pour aider les collègues à préparer un projet de classe. En avoir la possibilité durant le temps solaire et non en dehors. Un véritable statut juridique nous permettrait peut-être de le faire. J'aimerais aussi pouvoir me rendre à la mairie durant le temps scolaire et être juridiquement protégé s'il m'arrivait un accident. Ce qui n'est pas du tout le cas actuellement"
.

 

Un véritable statut juridique et financier.

 
«Mon travail tant de directeur que d'enseignant me plait, je le répète. Mais il me faudrait pouvoir exercer pleinement mes fonctions de directeurs tout en conservant un temps devant les élèves. Je pense que j'en serais bien plus performant. Je resterais ainsi en contact avec les enfants, ce qui est important, quelques heures par semaine, afin, pourquoi pas, de les préparer au B2i... une matière qui me tient particulièrement à coeur. J'ai concilié pendant plusieurs années mes fonctions de directeur avec celles de conseiller technique aux technologies de l'information et de la communication (TIC).

Aujourd'hui, j'ai parfois l'impression de travailler au sein d'un système datant du XIXe siècle, corporatiste à souhait. Et j'en veux aux syndicats de ne pas voir cela. Beaucoup de directeurs pensent que concilier leur travail de directeur avec un temps devant les élèves (et non pas en classe) serait le schéma le plus juste, le plus adapté. Sans pour autant oublier de nous octroyer ce statut juridique et financier que nous n'avons pas. La plupart des gens s'imaginent que le directeur d'école à un réel pouvoir, mais ce n'est pas le cas.
Nous n'avons que notre « charisme » pour nous imposer devant les élèves, les parents et les autres enseignants.
De mon côté, j'ai de la chance car, à Aulnay c'est relativement calme. De plus, je suis en place depuis quelques années et cela aide.
Précisons que ce statut n'aurait pour objectif de transformer le directeur d'école en chef, mais plutôt de lui laisser plus de liberté d'action

  
Hervé Blas ne se veut pas amer, juste réaliste à l'instar de la plupart des directeurs d'école maternelles et élémentaires qui régulièrement soulèvent les mêmes questions :

 
     > Pourquoi une telle différence entre les directeurs du primaire et ceux du secondaire ?

     > Pourquoi les avantages financiers des directeurs d'école sont-ils si maigres, malgré la toute  dernière revalorisation ?

     > Pourquoi ne sont-ils pas reconnus juridiquement ?
 

 
Des interrogations on ne peut plus justifiées, qui restent pourtant sans réponses ? si on écoute parler le directeur de l'école primaire Jules Ferry. Un directeur si semblable aux autres".


------------------------ 

De cette longue interview nous retiendrons deux points essentiels :

 
L'impossible cumul des fonctions enseignant / directeur

Le premier point concerne la qualité de vie du directeur et sa difficulté à se dédoubler pour assurer sa double mission. l'on comprend à quel point il est impossible de concilier les deux métiers que cumule Hervé Blas : enseignant et directeur.
Comment être efficace devant ses élèves quand, à tout moment, il faut résoudre un problème urgent, administratif ou simplement matériel ?
Comment être disponible pour des parents en détresse quand la classe vous attend ?

 

L'image des syndicats

Le second point est relatif à l'image des syndicats et à la perception qu'en ont la plupart des directeurs.
"Aujourd'hui, j'ai parfois l'impression de travailler au sein d'un système datant du XIXe siècle, corporatiste à souhait. Et j'en veux aux syndicats de ne pas voir cela", déclare Hervé Blas. 

 

En disant cela, notre collègue ne se distingue pas de la majorité des Français. Une étude récente (janvier 2006) réalisée par TNS-SOFRES pour l'Association Dialogues sur l'image des syndicats nous apporte des enseignements intéressants.

 

--> Les 2/3 des Français comme des salariés (dans le secteur public comme dans le privé) estiment que les syndicats ont une approche trop idéologique.

--> Corrélativement, un salarié sur deux (notamment dans le secteur privé, mais le public n'est pas très loin de ce pourcentage), estime à la fois que les syndicats comprennent mal les réalités économiques et qu'ils comprennent mal les vrais besoins des salariés.

--> Pour les 3/4 des salariés (74%), il y a trop de concurrence entre les syndicats, alors que pour 60%, « les syndicats se ressemblent, et on ne voit pas trop ce qui les distingue ». Près de 80% des salariés (79%) estiment que pour défendre les salariés français, il vaudrait mieux avoir 1, 2, ou 3 syndicats nationaux comme ailleurs en Europe, que 7 ou 8 comme aujourd'hui en France. Un point de vue partagé par tous les Français, actifs comme inactifs, quels que soient leur classe d'âge ou leur statut professionnel.

--> Cette étude les Français montrent une forte attente de changement des règles du jeu syndical pour accroître leur efficacité.

--> Les syndicats ne constituent plus le recours privilégié des salariés pour défendre leurs intérêts. Pragmatiques, les salariés mobilisent selon leurs enjeux les stratégies qui leur semblent les plus efficaces. Et les syndicats, s'ils ne sont pas absents de ces stratégies, ne sont plus au premier plan. 

 

Voilà qui permet de mieux comprendre la mise en place de coordinations parallèlement aux syndicats. C'est aussi la raison qui conduit les directeurs à se tourner vers le GDID et à se retrouver dans ses idées.

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 18:37

Un syndicat de chefs d'établissements interpelle les candidats    (AFP)

 

Un syndicat des personnels de direction de l'Education nationale, Indépendance et Direction (ID), qui représente 20% des personnels de direction, a interpellé mardi les candidats à la présidentielle sur l'avenir de leur fonction après avoir mené une enquête sur la question.

"A l'occasion de la campagne présidentielle, Indépendance et Direction (ID), interpelle les candidats et fait part de ses préoccupations sur l'avenir de cette fonction et de la place des collèges et des lycées publics dans le système éducatif français", souligne ce syndicat dans un communiqué.

ID souhaite que "les pouvoirs publics reconnaissent l'aggravation des conditions de travail (des chefs d'établissement, ndlr). Ce constat s'appuie sur les résultats d'une enquête, menée en 2006 sur un échantillon de 1.435 personnes adhérentes et non adhérentes".

Selon cette enquête, les personnels de direction sont "écartelés entre leur mission pédagogique qui est leur mission principale mais qu'ils ne peuvent plus assumer correctement et leur travail administratif".

ID veut "sonder la position de chaque présidentiable" sur l'état actuel de l'Education et notamment sur "la place des collèges et des lycées publics dans le système éducatif", "la lutte contre l'échec scolaire", "la lutte contre la violence à l'école", "la place des personnels de direction", etc.

Toujours selon l'enquête, les principaux et proviseurs souhaitent la création d'une fonction d'adjoint en charge de l'administration pour absorber la surcharge des tâches administratives (près de 60% des interrogés).

 

Pourquoi les syndicats du primaire ne se livrent-ils pas à la même enquête ? S'ils veulent faire des économies budgétaires, le GDID peut mettre à leur disposition les résultats de la consultation organisée par l'Ifop. Elle est même récente puisqu'elle date d'à peine 6 mois. Il existe aussi le rapport Fotinos pour la MGEN...

Ce qui est vrai pour les chefs d'établissement vaut pour les directeurs d'école. Comment expliquer cette différence d'appréciation et de traitement du malaise sinon par le fait que les syndicats du secondaire sont davantage à l'écoute et au service de leur base que ne le sont ceux du primaire.

Pourquoi nos organisations syndicales se montrent-elles aussi timides et si peu dynamiques et actives sur le dossier de la direction d'école ?

Pourquoi quelques dirigeants syndicaux influents croient-ils avoir raison contre 93 % de la profession ? En quoi sont-ils représentatifs des directeurs ? Quelle légitimité ont-ils pour parler en leur nom ?

 

Les directeurs le savent bien : c'est d'abord en maintenant une forte pression sur leurs propres organisations syndicales qu'ils auront des chances d'être entendus, un jour, par un gouvernement, quel qu'il soit. C'est à ce prix qu'ils obtiendront satisfaction. Ils tiennent leur destin entre leurs mains. Et c'est lorsqu'ils auront un statut, et seulement à partir de ce moment-là, que les directeurs verront arriver ces mêmes syndicats désireux de créer une représentation spécifique de la direction d'école. Alors, comme leurs homologues du secondaire, les directeurs seront écoutés et défendus.

 

Mais pour l'instant, en l'absence de statut, point de salut. C'est le serpent qui se mord la queue...

 

Brève de campagne

 

Ségolène Royal a indiqué mardi avoir adressé une lettre à l'ensemble des enseignants du pays leur affirmant que "l'Etat garantira la reconnaissance de leur métier et leur rôle essentiel pour forger la Nation et construire le lien républicain".

"Si je suis élue, les moyens, les crédits, les emplois seront rétablis", a ajouté la candidate socialiste à la présidentielle à l'issue d'une visite du quartier des Courtilliers à Pantin (Seine-St-Denis) où elle était accompagnée de plusieurs élus locaux et du député de la circonscription, le fabiusien Claude Bartolone.

"Ce sera le premier travail auquel je m'attellerai pour la préparation de la rentrée", a-t-elle poursuivi devant des journalistes.

"Je vois partout des suppressions d'emploi, des fermetures de classes, cette action est mauvaise parce qu'elle fragilise la République" alors que "le premier service public, c'est l'Education nationale", a-t-elle assuré.

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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 22:54

Logements de fonction : Une note publiée au B.O. du 15 mars définit les dispositions concernant l'évaluation de l'avantage en nature logement.

  
AVANTAGES EN NATURE

Évaluation de l’avantage en nature logement en vue du calcul des cotisations de sécurité sociale (CSG et CRDS), de l’assujettissement à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) et au régime de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP) à compter du 1er janvier 2007.

La présente note de service abroge et remplace les dispositions de la note de service du 14 avril 2005 citée en référence. Elle tire les conséquences de l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions fiscales relatives à l’évaluation du montant de l’avantage en nature entrant dans l’assiette de calcul de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP).
   

Définition de l’avantage en nature logement

L’avantage en nature logement consiste en la fourniture d’un logement à titre gratuit, ou à un prix inférieur à sa valeur réelle. Ainsi, il n’y a pas d’avantage en nature logement dès lors que le bénéficiaire verse à son employeur, en échange du logement fourni, une redevance compensatrice dont le montant est au moins égal à la valeur servant à l’établissement de la taxe d’habitation. Lorsque la redevance est inférieure à cette valeur, la différence constitue un avantage imposable.
La valeur de cet avantage en nature constitue un élément de rémunération qui, au même titre que les avantages accessoires (chauffage, eau, gaz, électricité) liés à l’occupation du logement de fonction, est soumise à des obligations sociales (CSG, CRDS), au régime de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP) et à déclaration fiscale (IRPP).
Les règles d’évaluation de la valeur de l’avantage sont fixées conjointement par le ministre chargé des affaires sociales (direction de la sécurité sociale) et celui chargé des finances (direction générale des impôts).
   

I - Rappel du dispositif antérieur défini par la note de service du 14 avril 2005

Pour la détermination de l’assiette des cotisations de sécurité sociale (CSG et CRDS), l’arrêté du 10 décembre 2002 (JO du 27 décembre 2002) pris par le ministre chargé des affaires sociales permet à l’employeur d’opter entre le système forfaitaire et le système basé sur la valeur locative servant à l’établissement de la taxe d’habitation. A contrario, pour la détermination de la base d’imposition au titre de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), les dispositions fiscales antérieures imposaient le système de la valeur locative pour les agents dont la rémunération était supérieure au plafond de la sécurité sociale.
Afin de résoudre cette disparité deprocédure d’évaluation de l’avantage en nature applicable aux obligations fiscales et sociales, le choix avait été fait d’une méthode d’évaluation unique pour l’ensemble des personnels et pour l’ensemble des obligations (CSG, CRDS, IRPP, RAFP), basée sur le système de la valeur locative servant à l’établissement de la taxe d’habitation (3).

(2) Toutefois, dans tous les cas où cette différence est inférieure au montant correspondant à la première tranche du barème forfaitaire pour un logement composé d’une pièce principale (Cf. annexe 1), l’avantage en nature logement est exonéré des différentes obligations.

(3) Cf. note de service du 14 avril 2005 visée en référence.


II - Les nouvelles modalités d’évaluation de l’avantage en nature logement

Les nouvelles dispositions fiscales permettent désormais aux services d’opter pour le système d’évaluation le plus favorable pour l’agent logé, qu’il s’agisse de l’évaluation forfaitaire ou de la valeur locative servant à l’établissement de la taxe d’habitation.
Afin de guider et d’aider les services dans leur choix, qui doit être le plus favorable pour l’agent, une feuille de calcul et un barème récapitulatif sont annexés à la présente note.

1) L’évaluation forfaitaire

Pour appliquer ce système d’évaluation, il convient de prendre en compte le niveau de rémunération (4) de l’agent, d’une part, et le nombre de pièces du logement, d’autre part. L’annexe 1 précise le montant du forfait en fonction de chacun de ces paramètres.
- L’abattement de 30 % pour les agents logés par nécessité absolue de service
À compter du 1er janvier 2007, la valeur forfaitaire est diminuée d’un abattement de 30 % pour tenir compte des sujétions particulières liées à l’occupation du logement, lorsqu’il est concédé par nécessité absolue de service (5).
- Les avantages accessoires
(chauffage, eau, gaz, électricité)
La valeur de ces avantages est intégrée au barème forfaitaire.

2) L’évaluation d’après la valeur locative brute servant à l’établissement de la taxe d’habitation

L’évaluation d’après la valeur locative servant à l’établissement de la taxe d’habitation doit correspondre au cumul de la valeur locative brute actualisée et de la valeur réelle des prestations accessoires (chauffage, eau, gaz, électricité).

- L’abattement de 30 % pour les agents logés par nécessité absolue de service
La valeur locative brute est diminuée d’un abattement de 30 % pour tenir compte des sujétions particulières liées à l’occupation du logement, lorsqu’il est concédé par nécessité absolue de service. Cet abattement ne s’applique pas à la valeur des avantages accessoires.
- Les avantages accessoires
(chauffage, eau, gaz, électricité)
Contrairement au système forfaitaire, pour lequel la valeur des avantages accessoires est intégrée à la valeur du logement, le système de la valeur locative oblige à cumuler le montant des avantages accessoires avec la valeur locative servant à l’établissement de la taxe d’habitation.
En conséquence, lorsque le montant des avantages accessoires ne peut être obtenu, soit parce qu’il n’existe aucun compteur individuel (exemple : chauffage, eau, électricité), soit parce qu’il n’existe aucune possibilité d’évaluation de sa valeur, le système forfaitaire doit être retenu.

http://www.education.gouv.fr/bo/2007/11/MENF0700409N.htm

 

 

Le Conseil Territorial de l’Education Nationale (CTEN) dit non aux Epep

"Le projet actuel ne clarifie pas le fonctionnement administratif et financier de l’école primaire, il ne s’appuie sur aucune proposition d’évolution qui favorise la réussite de tous les élèves. Il remet en cause l’indépendance pédagogique dont doivent disposer les équipes. Il ne prend aucunement en compte la réalité du développement des projets éducatifs territoriaux et leurs conséquences. Il soulève de multiples questions : que deviendront le conseil d’école, le conseil des maîtres ?"

Après le Conseil supérieur de l'éducation, c'est au tour du Conseil Territorial de l’Education Nationale de s'opposer au décret sur les Epep.
Les syndicats dénoncent l’empilement qui risque d’aboutir à un accroissement de la charge de travail des enseignants.

   

Installation du Conseil territorial de l’Education nationale (CTEN)

Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a installé mercredi 15 mars le Conseil territorial de l’Education nationale (CTEN).

Cette instance de concertation entre l’administration et les élus vise à améliorer la coopération entre les collectivités publiques dans le domaine éducatif, assurer une action cohérente ainsi que participer à l’évaluation des politiques éducatives sur l’ensemble du territoire.

Les missions du CTEN :
-   consultation sur les questions intéressant les collectivités territoriales dans le domaine éducatif,
-   information sur les initiatives et expérimentations des collectivités territoriales,
-   formulation de recommandations,
-   avis sur le rapport d’évaluation remis par le Gouvernement au Parlement tous les deux ans.

L’article 76 de la loi du 13 août 2004 fixe les missions du CTEN et le décret n° 2005-457 du 13 mai 2005 précise sa composition , ses règles de fonctionnement et les conditions de nomination de ses membres .
Le CTEN, présidé par le ministre de l’Education nationale, se compose de 35 membres (représentants de l’Etat et des collectivités territoriales), et d’invités aux débats et travaux (parents d’élèves, représentants des organisations nationales des personnels du service public de l’Education Nationale ...).

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