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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 15:00

Le SNUipp a été reçu par le ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos. Des désaccords importants sont mis en avant par le syndicat FSU.

Sur le plan pédagogique, "le ministre a rappelé qu'il n'envisageait pas de réforme pédagogique d'ampleur en raison de l'empilement des réformes et des dispositifs existants. A la demande du SNUipp, il a répondu que l'évaluation CM2 n'aura pas de caractère obligatoire à la rentrée 2007 et n'a pas exclu des évolutions de programmes qui remettent en cause les circulaires De Robien".

"Si le ministre de l'Education Nationale se montre ouvert en matière pédagogique, en revanche il confirme des orientations budgétaires inacceptables qui aggravent la situation existante et hypothèquent toute possibilité de transformation de l'école".

Mais ce sont les perspectives budgétaires qui signent le désaccord. "Le ministre a confirmé la mise en place d'un chantier sur le métier d'enseignant qui concernera les professeurs des écoles. Une première réunion aura lieu dès juillet. La discussion a confirmé de fortes divergences sur l'expérimentation des EPEP qui avait suscité une très large opposition. Si le ministre a annoncé qu'il différait la publication du décret et qu'il procèderait à de nouvelles consultations, il n'en a pas moins affirmé sa volonté de mettre en place des EPEP. Le ministre a confirmé que le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite concernera l'Education Nationale. Le SNUipp s'opposera à cette politique de régression de l'emploi public qui ne prend en compte ni l'augmentation du nombre d'élèves en primaire, ni la nécessité d'améliorer et de transformer l'école".

 

Base Elèves

 Évelyne Sire-Marin ex-Présidente du Syndicat de la Magistrature s’inquiète de la mise en place du fichier Base Élève et du dispositif législatif, loi Sarkozy sur la prévention de la délinquance, dans lequel il s’intègre.

Dans une tribune publiée dans la revue Politis (29/03/2007), Évelyne Sire-Marin, magistrate, coprésidente de la Fondation Copernic, s’insurge contre la loi de prévention de la délinquance, qui apporte une réponse pénale à des problèmes relevant de l’urgence sociale.

Dans son article, elle fait référence au logiciel "Base Elèves" actuellement utilisé dans de nombreux départements et en voie de généralisation dans l'ensemble des écoles primaires.

"La Loi prévention de la délinquance étend les techniques de fichage bien au-delà de l’activité policière (1). Elle crée le fichier des allocations familiales et un fichier scolaire, appelé « Base élèves », contenant des données nominatives sur tous les enfants scolarisés dans l’enseignement du premier degré, auquel le maire de la commune aura accès. Dès la rentrée 2007, l’origine des familles, leur date d’arrivée en France et la langue parlée à la maison seront enregistrées (2). Il est à craindre que ces informations, de peu d’intérêt pour la scolarité des enfants, servent dans le cadre de l’expulsion des familles étrangères sans papiers […]. Le maire coordonnera tous ces fichiers, qui seront accessibles au président du conseil général, à l’inspecteur d’académie, au chef d’établissement scolaire, au préfet, et au directeur de la caisse d’allocations familiales. Un « secret partagé » entre l’élu et les travailleurs sociaux est donc institué, permettant au maire d’accéder à des données protégées par le secret professionnel". (Politis 29 mars 2007)

 

 

(1) Il existe déjà 33 fichiers policiers et judiciaires, d’après l’Observatoire national de la délinquance.

 

(2) Voir la rubrique « Big Brother » sur le site : www.ldh-toulon.net

 

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 23:28
A leur demande, nos collègues et amis du GDID ont été reçus ce mercredi 20 juin 2007 au Palais de l'Elysée par un conseiller du Président Nicolas Sarkozy.
 
Le simple fait d'être reçu par le pouvoir témoigne de la notoriété et de la représentativité acquise en quelques années par le GDID et notamment depuis l'enquête IFOP de septembre 2006 qui a mis en évidence l'adhésion à ses idées de 93 % des directeurs.
 
L'honneur fait au GDID de le recevoir montre également que les plus hautes autorités de ce pays ont pris conscience que les syndicats enseignants ne sont plus en phase avec les directeurs d'école qu'ils ne peuvent plus dignement représenter.
Le GDID, qui avait déjà été appelé à participer aux groupes de travail mis en place par Gilles de Robien, apparaît décidément comme l'interlocuteur indispensable lorsqu'il s'agit d'évoquer le problème de la direction d'école.
 
Nous reproduisons le compte rendu de l'entretien que chacun peut retrouver sur le site du GDID.
 
LE G.D.I.D. RECU A L'ELYSEE !!!
Le mercredi 20 Juin, une délégation du GDID a été reçue à l'Elysée par Mr DE FROMENT, Conseiller à l'Education du Président.
Cette entrevue, suite à notre demande, prouve bien la place et l'ampleur prise par notre association en très peu de temps. La délégation du GDID était composée d'Alain REI ( Roquefort-la-Bédoule / 13), Chantal LAFFONT ( Paris ) et Thierry FABRE ( Marseille )

Alain REI présentait notre association, ses objectifs d'une reconnaissance de la direction d'école et de la création d'un nouveau corps.
L'évolution de la direction d'école en a fait un nouveau métier impliquant pilotage pédagogique, gestion d'équipe, partenariat, lien administratif, relationnel avec parents et communes, etc... Ce nouveau métier doit être reconnu, ses responsabilités clarifiées, ses missions précisées. Cette vision est partagée par plus de 93 % des directeurs d'école.

Chantal LAFFONT évoque la participation du GDID à différentes structures de travail et de réflexion sur la direction d'école, tant avec les ministères précédents qu'avec la représentation nationale (députés et sénateurs). Le GDID, représentant l'immense majorité des directeurs d'écoles, leur permet une expression authentique.

Thierry FABRE souligne l'urgence de sortir d'une situation de conflit permanent et d'entamer un réel dialogue avec les directeurs d'école. Deux grèves administratives successives, plus de 10 ans de conflit, un protocole, des sanctions financières n'ont débouché sur rien, si ce n'est la démission, en 7 ans, de plus de 26 000 directrices et directeurs d'école. Là où ministère comme syndicats enseignants ont privilégié un traitement catégoriel, AVOIR un peu de décharges, un petit peu plus d'indemnités, les directeurs d'école réclament d'ETRE.
Nous pensons que l'urgence est aujourd'hui de définir clairement ce qu'est un directeur d'école, ce que doit être son rôle et ses responsabilités, et de lui donner les moyens d'y faire face.

Mr DE FROMENT précise son champ d'intervention, souligne que le Ministère de l'Education Nationale reste l'interlocuteur privilégié, mais précise tout l'intérêt de la Présidence pour ce dossier, ainsi que pour l'apport réflexif d'une telle rencontre.
Mr DE FROMENT annonce un démarrage rapide d'une vaste consultation organisée par le Ministère sur la redéfinition des métiers d'enseignants. La question de la direction d'école aurait toute sa place dans ce débat.
Cela devrait déboucher sur un "livre vert" de diagnostic partagé, et, début 2008, sur un "livre blanc" de proposition.
La possible redéfinition de la direction d'école ne passerait pas obligatoirement par une nouvelle loi et pourrait relever du simple cadre réglementaire (décrets). Enfin, Mr DE FROMENT souligne que la volonté de répondre au malaise enseignant s'inscrit dans un cadre budgétaire contraint.

Alain revient sur la consultation IFOP de Septembre 2006 et souligne l'attente de milliers de collègues.

Chantal rappelle les capacités du GDID à participer utilement à toute consultation, à y jouer tout notre rôle d'expertise et de proposition. Notre projet de statut est d'ailleurs remis à Mr DE FROMENT.

Thierry revient sur les EPEP (Robien) et sur les projets de réseaux (Darcos / 2003). Cette entrée par la structure école, impliquant des regroupements importants ne nous paraît pas à même de résoudre les problèmes posés.
Si la création d'établissements publics des écoles reste une nécessité, si l'autonomie budgétaire de tels établissements aurait son utilité, cela ne doit pas à nos yeux impliquer des regroupements mettant à mal le lien séculaire entre école et commune. Le GDID propose plutôt de s'appuyer sur les regroupements existants, sur les RPI qui ont fait preuve de leur utilité et de leur capacité à préserver l'Ecole Publique en milieu rural

Mr DE FROMENT souligne l'intérêt de telles remontées du terrain, et pour le ministère, et pour la présidence.

Alain propose un audit de la direction d'école, sous l'égide de l'Inspection Générale, et indique notre souhait d'être associé, en tant qu'association nationale des dirlos, à cette consultation.

Chantal souligne que les différentes législations européennes en matière de direction d'école ont toutes évolué dans le sens des demandes formulées par les directeurs d'école français. Elle revient notamment sur le récent statut accordé aux directeurs d'école en Belgique.

Thierry précise qu'un geste fort viendrait prouver à des milliers de directeurs d'école la volonté d'écoute et de dialogue du gouvernement: la levée des sanctions financières pour cause de grève administrative.

Mr DE FROMENT clôt la réuni­on en remerciant notre délégation des divers échanges et propositions, il souligne que c'est désormais au Ministère de gérer cette question.

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 15:02

Au cours de la précédente législature, 52 députés avaient manifesté leur approbation à la création d'un statut du directeur d'école. A l'issue du second tour des élections législatives, parmi ces députés, 41 ont été réélus. En voici la liste :

PC  -  1

Bocquet Alain  -  Nord

PS  -  17

Adam Patricia  -  Finistère
Boisserie Daniel  -  Haute-Vienne
Bono Maxime  -  Charente-Maritime
Darciaux Claude  -  Côte-d'Or
Emmanuelli Henri  -  Landes
Gaillard Geneviève  -  Deux-Sèvres
Glavany Jean  -  Hautes-Pyrénées
Imbert Françoise  -  Haute-Garonne
Kucheida Jean-Pierre  -  Pas-de-Calais
Lamy François  -  Essonne
Lignières-Cassou Martine  -  Pyrénées-Atlantiques
Mesquida Kléber  -  Hérault
Paul Christian  -  Nièvre
Peiro Germinal  -  Dordogne
Roy Patrick  -  Nord
Terrasse Pascal  -  Ardèche
Viollet Jean-Claude  -  Charente

UDF - Majorité Présidentielle  -  3

Abelin Jean-Pierre  -  Vienne
Lachaud Yvan  -  Gard
Perruchot Nicolas  -  Loir-et-Cher

UMP  -  19

Birraux Claude  -  Haute-Savoie
Blessig Emile  -  Bas-Rhin
Garrigue Daniel  -  Dordogne
Hamel Gérard  -  Eure-et-Loire
Lecou Robert  -  Hérault
Masdeu-Arus-Jacques  -  Yvelines
Mathis Jean-Claude  -  Aube
Mourrut Etienne  -  Gard
Nesme Jean-Marc  -  Saône-et-Loire
Perrut Bernard  -  Rhône
Pons Josette  -  Var
Raoult Eric  -  Seine-Saint-Denis
Remiller Jacques  -  Isère
Schreiner Bernard  -  Bas-Rhin
Tabarot Michèle  -  Alpes-Maritimes
Thomas Jean-Claude  -  Marne
Vialatte Jean-Sébastien  -  Var
Victoria René-Paul  -  Réunion
Voisin Gérard  -  Saône-et-Loire

Divers Droite  -  1

Vanneste Christian  -  Nord

 

Nous avons donc un socle de 41 députés favorables à notre action. Il nous reste à convaincre un maximum d'autres parlementaires à les rejoindre pour mieux nous soutenir...

 

Florilège d'âneries

 

Plusieurs collègues rapportent sur le site du GDID quelques "perles" d'organisations qui se veulent et se disent syndicales... Nous ne résistons pas à la tentation de vous les présenter et d'en ajouter de nouvelles... Histoire de rire un peu...

A l'unanimité du jury, la palme de la bêtise revient à la CGT éduc'action.

CGT éduc'action Drôme :

"La CGT Éduc'action Drôme revendique l'attribution d'un quart de décharge pour les directions jusqu'à cinq classes, une demi-décharge à partir de la sixième classe (à partir de la quatrième dans les écoles de type RPI). La question des directions totalement déchargées mérite qu'on s'y attarde. Est-il bien raisonnable qu'un directeur ne soit pas en face à face pédagogique ? Le directeur n'est pas un gestionnaire et ne fait pas partie du personnel administratif, c'est un enseignant. L'idée serait de limiter à 3/4 de décharge pour le directeur, le quart restant étant attribué à un adjoint de l'école ; ceci à partir de la dixième classe (septième pour les RPI)".

 

"Super directeur ? Non, merci !

La situation de la direction d'école se dégrade d'année en année. Proche des réalités du terrain, le directeur est un interlocuteur de proximité pour tous les partenaires de l'école. Les projets de super directeur sont toujours dans les cartons du ministère (sous la forme d'Établissements Publics d'Enseignement Primaire), projets que la CGT Éduc'action Drôme combat dès maintenant. Les conséquences peuvent être désastreuses en ce qui concerne la transformation de la fonction de directeur vers un statut hiérarchique  ainsi que les dérives possibles sur l'attribution des moyens.

 

Quelques éléments annonciateurs interpellent des enseignants du Premier Degré, sur le terrain. Ils assistent ici et là à des dérives des pratiques, à un glissement insidieux des rapports des adjoints avec le directeur. De nouvelles façons de procéder apparaissent, des directeurs managent, ils prennent des décisions seuls. Un changement dans le rôle du directeur est ressenti et ceci crée un malaise. L'approche démocratique fait partie de la culture des écoles. Rappelons que le Conseil des maîtres est souverain, il décide et le directeur est seulement l'exécutif de ces décisions".

 

 

"Les directeurs ont besoin de moyens pour fonctionner.

 

Les Emplois de Vie Scolaire attribués aux écoles ne pourront répondre à cette attente. Affecter des secrétaires pour épauler les directeurs peut-il être la meilleure des solutions ? Les directeurs sont-ils préparés et ont-ils vocation à manager du personnel administratif ou du personnel peu qualifié ? La demande des directeurs est simple : "attribuez nous du temps supplémentaire !". Les problèmes à traiter sont des problèmes de terrain. Il est difficile de les transférer sur le plan strict du secrétariat. Il n'est pas forcément facile non plus de déléguer leur résolution à une tierce personne".

 

 

CGT éduc'action Isère :

"On peut imaginer que déjà, certains directeurs et directrices jubilent à l'idée de pouvoir enfin se voir offrir les moyens de devenir de véritables chefs (...en attendant les EPEP et leurs super-directions!). On a de bonnes raisons de croire que les EVS qui refusent de rentrer dans le moule auront tôt fait de se prendre un zéro pointé (même s’il n’est pas encore prévu dans la grille…!).
Bref, la porte est ouverte au triomphe de la hiérarchisation, à l’individualisation des rapports de travail, à l’inégalité de traitement entre les collègues par la multiplication des statuts ..." (texte rendu public par un collègue sur le forum du GDID).

 

 

Rappelons à ce "syndicat" qui n'a recueilli que 2,02 % de voix (sur seulement 60,80 % de votants) la principale revendication exprimée par 93 % des directeurs dans la consultation IFOP / GDID : la reconnaissance institutionnelle de la fonction par un statut !

 

 

 

SUD Education n'est pas en reste...

 

"Comme annoncé au rectorat mercredi 30 mai, les contrats des précaires de l’Education Nationale vont être reconduits jusqu’au 31 août 2008.
Les IEN contactent actuellement les écoles (par écrit ou par téléphone) sur l’emploi de personnels en contrat avenir (CAV). Les questions (la personne convient-elle? En souhaitez vous l'an prochain? Voulez-vous une autre personne?) sont posées au directeur de l’école.
SUD EDUCATION rappelle que la décision d’accepter ou non des personnels précaires relève du Conseil des Maîtres et non du simple choix du directeur
".

 

N'oublions pas le SNUipp qui, à propos des Emplois Vie Scolaire, déclare :

 

"Le Président de la République a annoncé le maintien des postes d’Emplois Vie Scolaire, chargés de l’aide à la scolarisation des élèves en situation de handicap et de l’aide à la direction et au fonctionnement de l’école". 
 

Pourquoi le SNUipp se sent-il obligé de compléter les citations officielles par une expression "maison" ? 
Il va de soi que cette liste est non exhaustive tant la bêtise est sans limites... Heureusement, le ridicule ne tue pas !

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 22:39

Le SNUipp-FSU

Un congrès, c’et toujours un peu une messe, destinée à aider les militants à repartir d’un nouveau souffle. Le SNUipp n’y échappe pas, commémorant par de longs applaudissements le vote des synthèses : réuni en congrès à Nevers du 5 au 8 juin, il a voté plusieurs de ses « résolutions de congrès » à 100% des voix.

Quelques extraits de l'intervention de Gilles Moindrot, réélu secrétaire général :

"Le travail des enseignants : Travailler à plusieurs, croiser les regards, cele permet de prendre le recul nécessaire sur les difficultés et les réussites des élèves. La grande majorité de la profession aspire à son développement, mais tous les enseignants disent que la question du temps de travail est devenue incontournable.
Avec l’augmentation de la charge de travail, le volontariat atteint ses limites ; des décisions institutionnelles sont indispensables ( 24 + 3H)
)".

"La Direction d’école : Le ministre a mis en oeuvre des sanctions pour les collègues qui assument toutes leurs missions et bloquent la transmission d’un document. Si nous avons obtenu dans quelques académies le retrait de ces menaces, d’autres ont continué de les mettre en place. C’est inadmissible et le SNUipp renouvelle avec force la demande de levées de toutes les sanctions dans tous les départements auprès du nouveau ministre".

(Nationalement, 2483 collègues ont été sanctionnés. De fortes disparités entre les académies existent. Ainsi, par exemple, les académies d’Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Corse, Créteil, Nancy-Metz, Paris n’ont pas procédé à des retraits de salaire).

 

Le SGEN-CFDT

Après les dernières élections professionnelles, qui ont vu sa représentativité minorée, le SGEN-CFDT est contraint de se poser des questions sur ses perspectives. Comme le dit le désormais ex-secrétaire général, Jean-Luc Villeneuve, "dans la période, notre stratégie n’a pas été simple. Articuler à la fois un syndicalisme de résistance face aux attaques sans cesse répétées du gouvernement et un syndicalisme de propositions, de transformation n’est tout de même pas simple. "

Pas facile, donc, de faire partager le bilan aux sections départementales, qui ne l'ont voté qu'à 71%. Eventuellement, le SGEN pourrait commencer par dépoussiérer le style de ses communiqués, qui fleurent toujours bon la langue de bois syndicale... Mais il n'est pas le seul sur le marché...

 

Le SE-Unsa

C'est fin mars 2007 qu'a eu lieu le congrès du SE-UNSA. "Au SE-UNSA, nous pensons qu’entre les « béni-oui-oui » et les « béni-non-non », il y a place pour une autre voie où l’on sache et s’opposer, et proposer. Face au simplisme réducteur, il est grand temps d’enrichir enfin le vocabulaire syndical ! Asseoir un syndicalisme ouvert, ancré dans l’interprofessionnel, appuyé sur ses propositions pour le métier et l’École : voilà le beau défi lancé au congrès de La Rochelle !"

 

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 21:21

NICE (Reuters) - Nicolas Sarkozy a promis mardi de répondre au "malaise" des enseignants, au lendemain d'entretiens avec les syndicats de l'Education nationale à l'Elysée.

 

"Il faut répondre au malaise que je sens chez les éducateurs et chez les enseignants", a dit le chef de l'Etat à des élèves et des professeurs du "lycée de la Montagne" de Valdeblore, une bourgade de 880 habitants dans l'arrière-pays niçois.

 

"J'ai envie de dire à la communauté éducative que la France a besoin d'elle, la France a besoin de ses professeurs, de ses enseignants, elle doit les aimer, elle doit les respecter", a ajouté le président de la République. "On attend beaucoup d'eux parce que c'est eux qui préparent l'avenir."

 

Quelques heures plus tard il visitait dans un collège de Nice des ateliers d'enseignement théâtral et artistique et une section d'enseignement général professionnel.

 

"Ce que je retiens de cette visite, c'est la nécessité absolue de faire confiance aux enseignants et de les laisser prendre des initiatives", a-t-il alors dit.

 

"Il nous faut des enseignants passionnés et il nous faut reconnaître cette passion et l'encourager", a-t-il ajouté. "Les enseignants qui enseignent dans les coins les plus difficiles, les enseignants qui prennent plus de risques, les enseignants qui se bougent plus qu'il n'est prévu dans le statut doivent être valorisés, doivent être récompensés."

 

A Valdeblore comme à Nice, il a réitéré sa promesse de développer l'enseignement sportif et artistique. Il a qualifié d'"authentique scandale" le fait que des enseignants puissent être frappés ou insultés et promis de les "sanctuariser".

 

"Je souhaite d'ailleurs qu'on débatte de la signification du métier de professeur", a souligné Nicolas Sarkozy.

 

Cette entreprise de séduction s'adresse à un public plutôt enclin, traditionnellement, à voter à gauche et à descendre dans la rue lorsqu'il se juge maltraité par des projets de réforme.

 

Le chef de l'Etat avait entamé mardi son opération de déminage en annonçant aux syndicats de l'Education l'abrogation du très controversé décret Robien sur les obligations de service des enseignants, la reconduction de près de 40.000 emplois dits "de vie scolaire" et la suspension de l'apprentissage à 14 ans.

 

"FAIRE BOUGER LES CHOSES"

 

Une façon de faire passer la pilule plus amère au goût des enseignants de la suppression de la carte scolaire ou du non remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux.

 

Il a de nouveau jugé nécessaire une "modernisation" de l'école - vocable synonyme de réformes souvent mal accueillies, dans le passé, par le monde éducatif - et s'est de nouveau dit "attaché à l'autonomie des établissements", sujet sensible.

 

"Je veux une école républicaine de l'excellence qui tire tout le monde vers le haut", a-t-il souligné. "Je ne crois pas au nivellement, à l'égalitarisme. Il y a des changements à faire, on en parlera, on les fera ensemble mais on les fera."

 

"Je vais m'engager très fortement auprès de Xavier Darcos (le ministre de l'Education, qui était aussi du voyage), pour faire bouger les choses", a-t-il ajouté.

 

"On va proposer un certain nombre de réformes sans tabou, je veux qu'on mette tout sur la table", a-t-il insisté. "Je veux qu'on parle des programmes éducatifs, je ne veux pas que l'école soit réduite uniquement à une question de structures ou de moyens. Bien sûr, c'est important. Mais il n'y a pas que ça."

 

Nicolas Sarkozy a donc redit que la place des enseignants et éducateurs devait être "centrale".

 

"C'est une question à laquelle, avec Xavier Darcos, nous voulons répondre. Je souhaite que les enseignants de notre pays soient heureux de leur travail d'enseignant", a-t-il insisté.

         

                                                    

 

L'important, c'est d'être le premier... semble penser le SE-Unsa.

 

Eh, oui, on le comprend le SE-Unsa... Ce n'est pas tous les jours que les syndicats ont de bonnes nouvelles à nous claironner. Aussi, lorsqu'on en tient une, autant être le premier à l'annoncer... Mais, naturellement, il faut faire vite car le concurrent a la même idée en tête... Mais attention de ne pas confondre vitesse et précipitation au risque de dévoiler le stratagème...

 

C'est ce qui est malheureusement arrivé au SE-Unsa 59 ce mardi 12 juin ! La section départementale tenait à être la première à annoncer les résultats de l'audience des syndicats enseignants à l'Elysée la veille... Il n'y avait pourtant aucun scoop à annoncer puisque tous les syndicats y étaient représentés... L'information intéressante se situait en fin de communiqué : le SE-Unsa confirmait que le Conseil Général du Nord s'engageait à renouveler les contrats d'avenir EVS. Là non plus, pas de scoop, la nouvelle était connue...

 

Mais voilà... Un sous-fifre bien maladroit du SE-Unsa attendait avec impatience la consigne de "balancer le mèl dans les écoles avant 8 h 30"... 

Las d'attendre, il "balança le mèl" en question sans se rendre compte qu'il "balançait" également le message expliquant qu'il fallait faire vite avant que "l'info ait fuité vers la FSU"...!!! 

 

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L'un de nos correspondants nous a adressé le mail "balancé" par le SE-Unsa sur la messagerie de l'IA 59. Nous le reproduisons dans son intégralité.

  

                                      

J'attends votre sentiment pour balancer ce mél dans les écoles avant 8h30. Après on risque de se faire griller, d'abord parce qu'un certain nombre de collègues n'ouvrent leur courrier que le matin, d'autre part parce que nous ne pouvons pas nous permettre que l'info ait fuité vers la FSU et qu'ils crient victoire dès ce mardi. Si je n'ai pas de message de votre part d'ici ce mardi 8h15, j'envoie le mél. Amitiés, XX
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Suite à l'audience auprès du Président de la République...

L'UNSA-Education a été reçue ce jour par le Président de la République avec l'ensemble des fédérations syndicales de l'Education et les syndicats de chefs d'établissement.

Sur deux dossiers d'urgence pour la rentrée 2007 posés par le SE-UNSA avec l'appui de sa fédération, l'UNSA Education, les réponses nettes que nous demandions au Président sont obtenues :

- les décrets de Robien sur l'organisation du service des enseignants sont abrogés. Le rétablissement des moyens supprimés à cette occasion se feront, pour la rentrée 2007, par allocation d'heures supplémentaires. Une grande concertation annoncée par le Ministre de l'Education nationale sur le métier d'enseignant au 21ème siècle aura, par ailleurs, lieu dans les mois à venir,

- le dispositif EVS est reconduit en totalité pour les missions touchant à l'intégration des élèves en situation de handicap et pour l'aide administrative des directeurs d'école, à raison d'un emploi sur deux pour les EVS exerçant dans le 2nd degré.

 

Dans le Nord, Bernard Derosier dit OUI à l'UNSA Education

Au cours d'un entretien téléphonique ce lundi, Bernard Derosier, Président du Conseil Général du Nord, a informé Jean-Paul Caboche, Secrétaire Départemental de l'UNSA Education, qu'il renouvellerait les contrats d'avenir des EVS.

Cet entretien téléphonique faisait suite à un nouveau courrier envoyé par le SE-UNSA et sa fédération en début de semaine dernière. Cette décision ponctue de manière très positive un travail entrepris par notre organisation syndicale et sa fédération depuis plusieurs semaines.

Nous conseillons aux collègues n'ayant pu retourner l'ensemble des pièces nécessaires au renouvellement des contrats EVS de le faire désormais dans les plus brefs délais.

 

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 08:21

"...dans toutes les consultations du SNUipp..." : un singulier pluriel !

 
Le congrès de Nevers a été l'occasion, pour le SNUipp, de prendre un certain nombre de (bonnes) résolutions. Parmi les nombreuses déclarations, nous retiendrons celle-ci qui touche particulièrement les directeurs d'école :
  

"La représentativité du SNUipp dans les écoles maternelles et élémentaires lui donne une responsabilité essentielle : 

- le chantier de la direction et du fonctionnement de l’école, nécessite l’ouverture de vraies négociations prenant en compte les revendications des personnels exprimées dans toutes les consultations : temps de décharge et de concertation, maîtres supplémentaires... Le projet d’EPEP doit être abandonné".

 

Ainsi, par cette résolution, nous apprenons que les personnels se sont exprimées dans de multiples consultations... Le SNUipp aurait-il organisé des consultations incognito ?

Non, en réalité, il nous faut rappeler au SNUipp qu'UNE SEULE CONSULTATION des "personnels" a été réalisée depuis des lustres. Il s'agit de la consultation des directeurs commandée par le GDID et organisée par l'IFOP en septembre dernier. Le SNUipp en a tellement entendu parler et les résultats l'ont tellement déboussolé qu'il s'imagine qu'il y en a eu plusieurs...

Profitons de ces lignes pour lui rappeler la PRINCIPALE REVENDICATION exprimée par 93 % des directeurs : la RECONNAISSANCE STATUTAIRE de leur métier.

 

   

 

 Nicolas Sarkozy veut séduire les syndicats enseignants

Nicolas Sarkozy a annoncé lundi à une douzaine de syndicats de l'Education nationale l'abrogation du décret Robien sur les obligations de service des enseignants et levé ainsi une hypothèque sur de futures discussions.

"Il a annoncé l'abrogation du texte. Pour lui c'est un préalable pour entrer dans les négociations sur la condition enseignante de manière sereine", a déclaré Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Education, à l'issue d'un entretien d'une heure et demie avec le président de la République.

Le porte-parole de l'Elysée David Martinon a confirmé quelques instants plus tard cette décision, accueillie avec satisfaction par les dirigeants syndicaux reçus à l'Elysée.

"Ces décrets ont empoisonné le climat des établissements scolaires pendant huit mois. Il était temps que cela s'arrête", a souligné Patrick Gonthier. "Evidemment, on est satisfait de sortir avec l'abrogation des décrets de Robien", a renchéri le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri.

Ce texte, signé le 12 février 2007 par l'ancien ministre de l'Education Gilles de Robien et dénoncé par les syndicats, allongeait de une à trois heures hebdomadaires le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie financière.

Il permettait aux chefs d'établissement de contraindre les professeurs à enseigner deux matières ("bivalence").

L'objectif était de réduire les effectifs de plus de 3.000 postes en équivalent temps plein (ETP) à la rentrée.

La suppression de ces postes et de 2.000 autres ETP n'est cependant pas remise en cause. "Il n'y aura pas de création de postes à la rentrée correspondant à l'abrogation du décret Robien", a expliqué Gérard Aschieri. "Ça sera des heures supplémentaires et, ça, c'est une source de problèmes parce qu'aujourd'hui la barque est déjà très chargée."

Selon les participants à cette réunion, à laquelle ont aussi pris part le Premier ministre François Fillon et le ministre de l'Education Xavier Darcos, Nicolas Sarkozy a réitéré sa volonté de ne pas remplacer un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, autre point de désaccord avec les syndicats.

SUSPENSION DE L'APPRENTISSAGE A 14 ANS

"On n'est pas dans une logique de développement de moyens. c'est une indication plutôt négative", a ainsi dit le secrétaire général du Sgen-CFDT, Thierry Cadart.

Nicolas Sarkozy a aussi confirmé sa volonté d'aller vers la suppression à terme de la carte scolaire - une mesure critiquée par les syndicats. En revanche, il leur a donné satisfaction sur deux autres points.

Le chef de l'Etat a ainsi suspendu le rétablissement de l'apprentissage à 14 ans, considéré par les syndicats comme une remise en cause de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans.

"Il a dit qu'il était pour l'éducation jusqu'à 16 ans, qu'il n'y avait aucune raison de faire de l'apprentissage junior à 14 ans. Les seuls qui continueront sont ceux qui sont déjà engagés dans ce processus, en particulier en Alsace", a déclaré Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN-Unsa - syndicat des chefs d'établissement.
  

Le chef de l'Etat a d'autre part confirmé le renouvellement de la grande majorité des emplois dits "de vie scolaire" (EVS).

Selon David Martinon, les 7.700 EVS consacrés à l'accueil des élèves handicapés seront ainsi "intégralement renouvelés", de même que 18.700 EVS chargés de faire de l'assistance administrative auprès des directeurs d'école et 12.000 des 20.000 EVS implantés dans les lycées.
 

"On est satisfait de sortir avec le réemploi d'une bonne partie des EVS et avec la suspension de l'apprentissage junior", a souligné Gérard Aschieri.

"Nicolas Sarkozy a dit aussi qu'il ouvrirait avec le Premier ministre une grande concertation sur l'éducation. Nous attendons des dates précises", a dit pour sa part Philippe Guittet.

Selon David Martinon, Nicolas Sarkozy, qui a rappelé ses orientations en matière d'éducation pour les cinq ans à venir, "a confié à Xavier Darcos le soin de mener un débat de longue haleine sur le métier d'enseignant".

"Il souhaite que les enseignants se sentent bien dans leurs baskets dans cinq ans", a ajouté le porte-parole.

 

Comptes et réglements de comptes

L’UNSA-Éducation a été reçue ce jour par le président de la République avec l’ensemble des fédérations syndicales de l’Éducation et les syndicats de chefs d’établissement. Sur deux dossier d’urgence, les réponses nettes que nous demandions sont obtenues :
-  les décrets « de Robien » sur l’organisation du service des enseignants sont abrogés. Le rétablissement des moyens supprimés à cette occasion se feront, pour la rentrée 2007, par allocation d’heures supplémentaires. Par ailleurs, une grande concertation annoncée par le ministre de l’Éducation nationale sur le métier d’enseignant au XXIe siècle aura lieu dans les mois à venir ;
-  le dispositif EVS (emplois de vie scolaire) est reconduit en totalité pour les missions touchant à l’intégration des élèves en situation de handicap et pour l’aide administrative des directeurs d’école, et à raison d’un emploi sur deux pour les EVS exerçant dans le second degré (mission de surveillance pour l’essentiel).
Ces deux points correspondent à deux dossiers portés de bout en bout par le SE-UNSA.

 

Le SE-Unsa confirme les dires du porte-parole de l'Elysée : "le dispositif EVS est reconduit en totalité pour l'aide administrative des directeurs d'école".

Si l'on en croit l'Elysée, il s'agit de "18.700 EVS chargés de faire de l'assistance administrative auprès des directeurs d'école".

Or, les syndicats enseignants ont toujours avancé, avec fierté pou ce qui concerne le SE-Unsa, le chiffre de 30 000 EVS pour la direction d'école.

Voici d'ailleurs ce que déclare le SE-Unsa 89 (Yonne) :

"29 888 EVS recrutés : 22 820 pour l’aide administrative à la direction d’écoleet une consigne de boycott du SNUipp … ; 4 588 sur l’aide à la scolarisation handicap ; 2580 dans les collèges. 
Le 21 décembre 2006 une nouvelle circulaire interministérielle lance une nouvelle opération de 20 000 recrutements (10 000 en janvier 2007 ; 10 000 en février)".
Le SE-Unsa annonçait 22 820 EVS + des milliers en janvier 2007 + des milliers en février 2007... Or, la totalité représenterait 18 700 EVS...
  
Le compte n'y est pas ! Nous aurait-on exagérément gonflé les "avancées engrangées" ?
  
Mais si le compte n'y est pas, les réglements de comptes, eux, sont bel et bien là. Qu'on en juge par ce qu'ajoute le SE-Unsa 89 :
 
"Appréciez la différence :
Le SNUIPP ne fait référence qu’aux EVS dans les écoles, ce qui est restrictif !
Il ne fait pas mention de leurs contrats de droit privé (les EVS eux, ne l’ignorent pas car ils ont signé le contrat) et laisse croire à la possibilité de recours à des solutions similaires à celle des enseignants en termes d’affectation. L’Interpro cela ne s’improvise pas !
Le SNUIPP demande des postes pérennes et statutaires. Laisser croire que ce gouvernement pourrait créer 50 000 emplois publics, c’est leurrer tout le monde : les enseignants et les EVS.
 
- Le SNUIPP appelle à des rassemblements devant les IA le 23 mai pour obtenir des réponses à ces revendications. On sait à l’avance ce qui sera répondu par les administrations locales qui appliquent la politique gouvernementale. De plus, sur un tel dossier ce n’est pas l’éducation nationale qui est maître. Nous en avons confirmation par les services du ministère qui travaillent en lien direct avec le ministère de l’emploi.
 
Le SNUIPP qui avait découvert l’existence de contrats précaires dans l’éducation nationale en septembre 2005, continue donc à faire de l’agitation à la veille de son congrès national".
 
 
  
Les parents d'élèves rassurés par Nicolas Sarkozy 
 
Les représentants des fédérations de parents d'élèves sont sortis de leur entretien lundi soir avec le président Nicolas Sarkozy rassurés sur leur place à l'école.
 
"Je retiens la volonté du président de vouloir vraiment travailler sur les problèmes du système éducatif sans tabou", a déclaré à la presse Faride Hamana, président réélu de la FCPE (première organisation de parents d'élèves).
 
Nicolas Sarkozy "a souhaité parler des parents avec la volonté d'assurer l'autorité des enseignants, et la renforcer, d'être aussi très sévères à l'égard des parents défaillants", a rapporté M. Hamana, qui a regretté de ne "pas avoir eu le temps" d'aborder la question des élèves sans papiers. La carte scolaire n'a guère été débattue non plus, les positions des uns et des autres étant connues.
 
"Le président a confirmé l'importance de la place des parents au sein de la communauté éducative et en expliquant que plus qu'un simple statut il fallait que nous travaillions en collaboration avec les enseignants autour des thématiques aussi bien éducatives que pédagogiques", a déclaré à la presse Véronique Gass-Dintroz, présidente de l'Unapel (enseignement privé).
 
Pour Anne Kherkove, présidente de la PEEP (deuxième fédération de parents d'élèves), "cette prise de contact, c'est un geste très fort envers les parents avec des perspectives de concertation". "Il est temps de remettre les choses à plat, le taux d'échec est trop important. Discutons et avançons là-dessus avec des thèmes forts comme ce que nous demandons depuis longtemps: l'autonomie et l'évaluation des établissements", a ajouté Mme Kherkove.

 

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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 08:37

 

Gilles Moindrot reconduit à la tête du principal syndicat de l'enseignement primaire

Le principal syndicat de l'enseignement primaire, le SNUipp-FSU, a renouvelé son équipe nationale vendredi au terme de son 7ème congrès national à Nevers, reconduisant Gilles Moindrot à son poste de secrétaire général.

L'équipe nationale du SNUipp a été élue pour trois ans à la quasi unanimité des 450 délégués départementaux et se compose d'un secrétariat national de 20 personnes dont est issu un secrétariat général de 3 personnes, selon un communiqué du syndicat.

Gilles Moindrot, 51 ans, professeur des écoles en CM2 mais déchargé de sa classe à Tours en raison de son mandat syndical, a été réélu.

Il sera secondé par deux secrétaire généraux adjoints: Marianne Baby, 44 ans, institutrice en CE2 et maître-formatrice dans un centre de formation des enseignants (IUFM) à Nice, et Renaud Bousquet, 44 ans, professeur des écoles en CE1-CE2 à Jurançon (Pyrénées atlantiques). Tous deux étaient déjà secrétaires nationaux.

Le SNUipp annonce 51.600 adhérents parmi les quelque 300.000 professeurs des écoles (maternelle et primaire). Lors des dernières élections professionnelles fin 2005, il avait obtenu 45% des voix.

 

Cette brillante élection nous rappelle celle du SE-Unsa de Luc Bérille à la tête du SE-Unsa (cf notre article). Ces deux syndicats toucheraient-ils les dividendes de leurs actions couronnées de succès en faveur des directeurs d'école..?

On ne change pas une équipe qui gagne !

  

Education: Nicolas Sarkozy reçoit syndicats et parents d'élèves lundi
 

 

PARIS (AP) - Au lendemain du premier tour des élections législatives, le président Nicolas Sarkozy reçoit lundi à l'Elysée l'ensemble des syndicats de l'Education, ainsi que les organisations de parents d'élèves.
Les syndicats soulignent qu'une telle entrevue avec un président de la République est "une première". Du côté de l'Elysée, on souligne qu'il s'agira d'une "discussion ouverte, sans ordre du jour".
Les dirigeants syndicaux comptent profiter de l'occasion pour rappeler leurs revendications, au premier rang desquelles l'abrogation du décret pris par Gilles de Robien, prédécesseur de Xavier Darcos au ministère de l'Education nationale, et qui modifie le temps de travail et les missions des enseignants.
Durant la campagne pour l'élection présidentielle, Xavier Darcos avait recommandé à Nicolas Sarkozy la suspension du décret. Recevant les syndicats fin mai, le ministre de l'Education nationale a laissé entendre que le décret devrait finalement être simplement amendé. Les syndicats veulent également le rétablissement des moyens supprimés pour la rentrée 2007.
La suppression progressive de la carte scolaire d'ici à 2010, qui sera mise en oeuvre à partir de la rentrée de septembre avec un doublement des dérogations, devrait également être à l'ordre du jour.
 

 

La projet de loi d'autonomie des universités ne devrait en revanche pas être évoqué, alors que la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a lancé la concertation sur ce dossier le 31 mai dernier, une concertation qui doit prendre fin le 22 juin pour la présentation d'une loi au Parlement en juillet.
Le SNESUP, principal syndicat de l'enseignement supérieur, fustige déjà une "pseudo-concertation" et appelle à la mobilisation pour la rentrée universitaire.
Toutefois, "l'Elysée à souligné que la rencontre de lundi ne concernerait que les questions liées à l'enseignement scolaire, pas l'enseignement supérieur", a précisé à l'Associated Press le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, premier syndicat de l'Education, dont le SNESUP est membre), Gérard Aschieri.
"On arrive avec l'exigence de réponses sur les dossiers chauds comme le décret (Robien), les moyens pour la rentrée, mais également le devenir des emplois de vie scolaire (EVS)", a-t-il souligné.
 
La FSU veut aussi aborder avec Nicolas Sarkozy la question des enfants sans-papiers qui n'est toujours pas résolue, et aux côtés desquels la mobilisation des militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) ne faiblit pas.
Outre le cahier de doléances, le secrétaire général de l'UNSA-Education, Patrick Gonthier, souligne de son côté le caractère exceptionnel de la rencontre.
 
"C'est une première. Jamais aucun président de la République n'a reçu ainsi les syndicats et les parents", selon M. Gonthier qui y voit "un signe de reconnaissance", un "signal positif".
Et pour lui, "même si c'est court, on va lui demander que ce ne soit pas sans lendemain. Ça ne peut pas s'arrêter sur un simple échange de point de vue au début du quinquennat". AP

 

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 08:29

7ème Congrès du SNUipp à Nevers

"Le dossier direction d’école est perçu comme en panne par bon nombre de nos collègues qui ne voient pas de perspectives concrètes s’ouvrir. Ils continuent d’exiger clarification des missions et reconnaissance de la fonction", déclarait le SNUipp.

Pourtant, le SNUipp ne semble pas accorder à ce dossier toute l'urgence et l'importance qu'il mérite puisque, dès le début du congrès de Nevers, il a été décidé de repousser l'examen de "la poursuite ou non de la grève des directeurs" au Conseil National des 18 et 19 juin.

  

Le livret de compétences au B.O.

Un décret et un arrêté instituent le "livret personnel de compétences" destiné à accompagner à partir de la rentrée 2007, chaque élève de l'école au lycée. Il " permet à l'élève, à ses parents ou représentants légaux et aux enseignants de suivre la validation progressive des connaissances et compétences du socle commun". Il comporte "la mention de la validation du socle commun de connaissances et de compétences pour chacun des paliers : à la fin du cycle des apprentissages fondamentaux pour ce qui relève de la maîtrise de la langue française, des principaux éléments de mathématiques et des compétences sociales et civiques ; à la fin de l'école primaire et à la fin du collège ou de la scolarité obligatoire pour chacune des sept compétences du socle commun de connaissance et de compétences" ainsi que des attestations  : Assr, formation aux premiers secours, B2i école et collège (le niveau lycée est curieusement oublié), certificats de langues vivantes.

 

La carte scolaire : circulaire de Xavier Darcos

Comme l’a annoncé Xavier Darcos, la carte scolaire sera assouplie pour la rentrée 2007. Pour le ministre de l’Éducation nationale, la carte scolaire, telle qu’elle a été mise en  place en 1963, n’est plus adaptée au système scolaire d’aujourd’hui, ni aux attentes de la société française.


 

Encourager la diversité sociale et géographique 
L’objectif de cette évolution de la carte scolaire est de renverser la fatalité qui pèse sur les établissements scolaires les plus décriés, de manière à leur redonner leur attractivité. Ainsi, les établissements qui perdront des élèves ne perdront pas leurs moyens. Au contraire, ces moyens seront mobilisés pour conduire des projets personnalisés auprès des élèves en difficulté.

 

Une liberté nouvelle pour les familles 
Xavier Darcos souhaite accorder une liberté nouvelle aux familles à la rentrée 2007 pour le choix de l’établissement dans lequel leur enfant sera scolarisé. Les demandes de dérogations pour l’inscription dans un établissement situé hors secteur seront examinées selon les critères prioritaires suivants, dans la limite des places disponibles : 
• les élèves souffrant d’un handicap ; 
• les élèves bénéficiaires d’une bourse au mérite ; 
• les élèves boursiers sur critères sociaux ; 
• les élèves nécessitant une prise en charge médicale importante à proximité de l’établissement demandé ;
• les élèves qui doivent suivre un parcours scolaire particulier ; 
• les élèves dont un frère ou une soeur est scolarisé(e) dans l’établissement souhaité ; 
• les élèves dont le domicile est situé en limite de secteur et proche de l’établissement souhaité. 

Les parents doivent s’informer auprès des services de l’inspection académique de leur domicile. Les demandes de dérogation devront être déposées avant le 30 juin 2007. Les réponses devront être signifiées aux parents au plus tard le 20 juillet 2007.

 

  

Etudes dirigées : Les enseignants pourront "travailler plus et donc gagner plus" 

François Fillon a estimé jeudi que la promesse électorale de Nicolas Sarkozy d'accueillir les élèves en études dirigées après les cours allait permettre aux enseignants de "travailler plus" et de "gagner plus".
"Nous allons accueillir les enfants en études dirigées après les cours, pour qu'il n'y ait plus d'orphelin de 16H00", a déclaré le Premier ministre lors d'un meeting UMP pour les élections législatives à Béziers (Hérault).
La mise en oeuvre de cette mesure "représentera pour les enseignants une opportunité de travailler plus et donc de gagner plus", a-t-il lancé.
Elle leur permettra "d'accomplir jusqu'au bout leur vocation de service public, de relever le défi que la tradition des hussards noirs de la République leur lance dans le monde d'aujourd'hui", a-t-il ajouté.
"
Les modalités de ce dispositif devront naturellement être arrêtées de manière souple, dans le cadre d'un dialogue au sein de l'établissement et en liaison avec les collectivités territoriales qui contribuent, elles aussi, à l'accompagnement éducatif", a indiqué M. Fillon.

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 17:57

A l’instar des organisations syndicales nationales, les syndicats d’enseignants traversent une crise majeure sans précédent : perte massive et continue d’adhérents, non renouvellement des adhésions, manque cruel de militants, mobilisation difficile… 

Face à un tel constat, on pourrait s’attendre à une forte remise en cause de la ligne directrice qui a conduit à ce désastre. Rien n’y fait ! Pas même les échecs. Au contraire, les équipes dirigeantes sont reconduites dans leur mandat avec un score écrasant (cf notre article sur le score albanais). 

Ce constat accablant l’est encore plus si l’on se réfère à la défiance qui s’est installée entre les dirigeants syndicaux et les directeurs d’école. 

Comment en est-on arrivé à cette catastrophe ? Les exemples sont hélas nombreux depuis la signature du protocole en mai 2006. 

En apposant sa signature, le SE-Unsa a mis fin à 7 années de grève administrative pour un résultat plutôt maigre et jugé très insuffisant par les directeurs d’école. Certes, une mesure (la plus importante) a apporté une aide appréciée par les collègues des écoles à 4 classes. Un quart de décharge leur a été octroyé. Mais dans quelles conditions ! Et à quel prix ! Pas de moyens supplémentaires mais des étudiants IUFM sans formation autre que celle donnée sur le terrain par les directeurs eux-mêmes. Des étudiants IUFM en stage filé avec pour conséquences immédiates pour beaucoup de directeurs de ne pouvoir choisir leur jour de décharge, pour d’autres (ceux d’écoles à 5, 6, 7, 8 classes) une réduction de la décharge en temps annuel. Enfin, pour tous les enseignants, une réduction des stages de formation continue. Belle avancée ! 

Une autre mesure, la mise en place d’EVS sans formation, sans avenir pérenne, est un pis-aller. Certes, des milliers de directeurs ont fait acte de candidature et obtenu ce moyen. Cela montre à quel point le dénuement de leur fonction est immense pour en être réduit à accepter une aussi mauvaise solution ! 

Rappelons-nous la campagne du SNUipp qui n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer la précarité des EVS, appeler au boycott de l’embauche d’EVS et qui, quelques mois plus tard, se fait le plus ardent défenseur de ces emplois appelés à disparaître en juin 2007 et qui viennent d’obtenir un sursis d’un an… Quel revirement ! (cf notre article

Comment leur accorder notre confiance ? 

Lors de la signature du protocole, le SE-Unsa et le SNUipp ont « consulté l’ensemble de la profession »… Pseudo consultation sur leur site respectif, chacun pouvant donner son avis autant de fois qu’il le souhaitait… On en rit encore ! (cf notre article

Comment peut-on leur accorder notre confiance ? 

Le GDID a, quant à lui, confié à l’IFOP le soin d’organiser une consultation de l’ensemble des directeurs en septembre 2006. Une vraie consultation incontestée car incontestable avec les résultats que l’on sait : une participation jugée exceptionnelle par l’institut de sondage, des scores sans appel sur des sujets capitaux (93 % pour un statut) apportant un démenti cinglant aux syndicats qui affirmaient encore que « les directeurs ne veulent pas d’un statut »… Mais de cette consultation, silence radio sur les ondes syndicales. Un silence assourdissant qui en dit long sur le degré d’écoute des dirigeants syndicaux et leur prise en considération des problèmes exprimés par la base. 
Comment leur accorder notre confiance ? 

La grève administrative n’étant plus de mise, le SNUipp et le Sgen-CFDT ont inventé la notion de « blocage administratif » de l’enquête 19. Ils ont conjuré les directeurs de ne pas céder aux menaces de sanctions financières de l’administration. Jamais, le ministère n’oserait effectuer une retenue sur salaire pour « absence de service fait », ont-ils répété… On connaît la suite. 
Comment leur accorder notre confiance ? 

Au cours de cette année scolaire, le ministère a mis en place des groupes de travail notamment sur l’expérimentation des EPEP et l’étude d’un statut d’emploi. Il y a invité l’ensemble des organisations syndicales et même des « experts de terrain » dont des représentants du GDID ! Sacrilège ! Le SE-Unsa en a pris ombrage, considérant qu’au titre de seul signataire du protocole, il lui revenait de droit d’être l’interlocuteur privilégié du ministère pour assurer le suivi du protocole… 

De leur côté, le SNUipp et son acolyte (son satellite le Sgen-CFDT) décidaient de boycotter ces groupes de travail tant que les menaces de sanctions ne seraient pas levées. Geste noble, s’il en est, sauf que l’on apprenait que dans le même temps, le SNUipp était reçu au ministère, à sa demande, pour débattre du travail de ces groupes… (cf notre article

Peut-on leur faire confiance ? 

On n’oubliera pas non plus les nombreuses querelles intestines qui ont secoué le SNUipp et le SE-Unsa tout au long de cette année scolaire. Animosité de tous les instants qui met à mal la solidarité syndicale. (cf notre article

Dernier exemple en date, celui que nous envoie un fidèle lecteur de notre blog. Nous retranscrivons dans son intégralité le message qu’il a reçu via la boîte mail de l’IA 59 et qu’il nous a fait parvenir :
 

«Travailler plus (près du prince) pour gagner plus : du Sarko avant la lettre ! 
Lors de la CAPD du 29 mai a été abordé le passage à la hors classe.  
Ces "promos" ont concerné 0,012 % des collègues qui pouvaient y prétendre. Cette injustice salariale n'était pas suffisante : l'Inspecteur d'Académie a décidé que 2 collègues placés respectivement à la 760ème et à la 2480ème place méritaient de remonter à la 90ème et à la 91ème place (les 2 dernières permettant l'accès à la hors classe) !! Cette décision "légale" mais unique dans les annales de la CAPD a évidemment été dénoncée par les organisations syndicales siégeant. Toutes ? Que nenni ! Pas pour le SE-UNSA ! Le SNUipp-FSU a demandé un vote à bulletins secrets : les représentants du SE-UNSA ont refusé de participer au vote. L'IA avait bien précisé, par 3 fois, au cas où certains IEN n'auraient pas compris le message, que l'Administration voterait d'un seul homme : si le SE-UNSA avait participé au vote à bulletins secrets, certains IEN qui sont favorables au respect du barème auraient pu voter selon leur conscience. 

Le fait, pour un IEN, de voter publiquement contre son IA est considéré comme une faute professionnelle et passible du Conseil de Discipline. Voilà pourquoi le SE-UNSA a joué ce vilain jeu : l'Inspecteur d'Académie peut lui dire merci ! 

Pour le SNUipp-FSU Nord 
Les représentants du personnel »

 

La réponse du SE-Unsa n’a pas tardé :

« Le SE/UNSA a très vite dénoncé l’inéquité qui existe dans l’accès à la hors-classe selon que l’on travaille dans le premier ou dans le second degré : en effet, le ratio des collègues certifiés promus approche 5% des promouvables quand celui des PE n’est que d’à peine plus de 1,2% (et non 0,012% comme une autre organisation syndicale a pu l’écrire). Nous avons proposé que les moyens économisés sur les intégrations dans le corps des PE soient utilisés pour améliorer le contingent hors-classe des PE.

A la réception des documents préparatoires à la CAPD, nous rendant compte que deux collègues étaient promus hors barème, nous avions manifesté à l’Inspecteur d’Académie notre désaccord. Lors de la CAPD, l’IA nous a informés que, bien que conscient de l’opposition des organisations syndicales aux promotions hors barème, il maintiendrait sa décision comme il en a le droit. 

Prévoyant que nous pouvions en venir au vote, il s’était assuré, comme pour chaque CAPD importante, de la présence de toute la représentation de l’Administration. Bien naïf celui qui peut croire que les représentants de l’Administration ne vont pas suivre leur IA dans ses décisions. 

Contraint au vote, l’IA a imposé deux choses :
-d’abord que ce vote se fasse à bulletin secret (contrairement à ce que certains ont pu écrire, le compte rendu de CAPD en attestera) et non à main levée,
-que la CAPD valide ou non la liste dans son ensemble.

Immédiatement, les représentants du SE-UNSA ont déclaré qu’ils ne prendraient pas part au vote.
Pourquoi ? L’IA nous proposait d’accepter ou de refuser toute la liste.

D’autres que nous auraient dû prendre le temps de la réflexion.
ØSi nous avions participé au vote et accepté la liste, nous aurions accepté le fait du prince comme d’autres ont pu le faire il y a quelques semaines en n’émettant aucune opposition à ce que l’IA nomme en CAPD Mouvement une collègue sur un poste qu’elle n’avait même pas demandé.
ØSi nous avions participé au vote et refusé la liste, nous aurions remis entre les seules mains de l’IA la possibilité de constituer la liste hors-classe comme il l’entendait ». 

Le Sgen-CFDT y est allé de son petit couplet :

 

 

"Pour la première fois dans le département, M. L'Inspecteur d'Académie a souhaité faire accéder à la hors-classe 2 collègues n'ayant pas le barème (gains respectifs :  210 et ... 2400 places !). Bien qu'il soit dans son droit, nous avons protesté contre le principe de déroger à la règle sachant que les deux bénéficiaires étaient évidemment pris sur le contingent "normal" de 91.
Malheureusement SEULES 2 ORGANISATIONS sur 3 (le Sgen-CFDT et le Snuipp-FSU) ont protesté et voté contre cette injustice ! ..." 
  

 
 

Comme on peut le voir, on ne se fait pas de cadeaux entre syndicats ! On n’hésite pas à « balancer » et à régler ses comptes...! 
Méritent-ils notre confiance ? 
 
  
Ce catalogue loin d’être exhaustif nous permet de comprendre les raisons qui ont peu à peu vidé ces organisations syndicales de leurs militants, adhérents ou sympathisants… 

Pour regagner notre confiance, il leur reste beaucoup à faire ! Certes, tout n’est pas perdu. Mais il faudrait commencer par changer les équipes responsables de ce gâchis. On est loin du compte…
   

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 22:45

Du 5 au 8 juin 2007, le SNUipp-FSU est réuni en congrès à Nevers. Rappelons que c’est le congrès qui détermine l’orientation du syndicat. Il est précédé par une large discussion dans les départements. Lors de chaque congrès, l’ensemble des adhérents est consulté.

Que peuvent attendre les directeurs d'école de ce congrès ? Qu'en sortira-t-il qui puisse redonner espoir aux collègues ?

Que trouve-t-on dans les contributions dont la publication est présentée comme "une garantie de démocratie interne" ?

Page 9 du supplément au numéro 297 de "fenêtres sur cours" consacré aux textes préparatoires au congrès, on peut lire :

"Le dossier direction d’école est perçu comme en panne par bon nombre de nos collègues qui ne voient pas de perspectives concrètes s’ouvrir. Ils continuent d’exiger clarification des missions et reconnaissance de la fonction. Dans le même temps, aucune évolution significative du fonctionnement des écoles n’est proposée ou même mise en débat à l’occasion des groupes de travail instauré par le ministère.
Le dossier direction et fonctionnement de l’école n'est pas réglé. Le SNUipp s'est toujours opposé à la mise en place d'un statut. Certains collègues nous interpellent sur la question du statut de l'école et des directeurs. Le SNUipp doit-il ouvrir le débat sur ce sujet ? Quelles propositions en terme d'évolution du fonctionnement de l'école doit-il porter? Quelles modalités d’action ?"

Si la question peut être évoquée, la réponse ne coule pas de source... Voyons page 23 du même document, le paragraphe consacré à la direction :

14. Direction

Dès le Congrès d’Aubagne, le SNUipp affirmait son opposition à la transformation des directeurs en échelon hiérarchique supplémentaire et à la création d'un grade de chef d'établissement. Il revendiquait des moyens d'équipement et de  fonctionnement administratifs modernisés, que pas une école ne soit sans décharge ; une demi-décharge à partir de 5 classes, une décharge complète à partir de 10. Il se prononçait pour la suppression de la liste d’aptitude.
Le Conseil des Maîtres prend les décisions relatives à la bonne marche de l’école, son organisation et sa gestion
.

Or, il faut savoir que :

"Les discussions s’organiseront autour de 4 thèmes présents de la page 4 à 21. Ce sont ces documents qui sont amendables et servent de base aux débats d’orientation lors des congrès.

A partir de la page 22, nous vous présentons les mandats actuels du SNUipp construits lors des précédents congrès. Ceux-ci ne sont pas amendables. Ils constituent les textes de référence, « la mémoire vive  » des revendications du syndicat".

D'ailleurs, dans le supplément au numéro 298, Stéphane Julien du courant "ensemble" écrit :

"Que reste-t-il du projet de rénovation syndicale à la fondation du SNUipp ? Où est le respect de l'expression pluraliste ? Pour ce qui concerne les textes de congrès, nous n'admettons pas que les mandats précédents soient déclarés non-amendables..."

  

Pourtant, le SNUipp gagnerait à être davantage à l'écoute des enseignants. Il ne semble pas prendre conscience de la gravité de la crise qu'il traverse.

Il a d'ailleurs tous les éléments en main pour mesurer son déclin ainsi qu'il l'écrit page 15 :

"La proportion des 50 ans et plus BAISSE dans la profession mais AUGMENTE dans le syndicat. La part des moins de 30 ans AUGMENTE dans la profession mais pas dans le syndicat. Nous sommes en retard dans le renouvellement générationnel".

La répartition par tranches d'âge assombrit le constat : les 50 ans et plus sont sur-représentés dans le syndicat alors que les moins de 30 ans sont sous-représentés même si l'évolution mesurée sur trois ans est positive.

Alors que le SNUipp annonce que "le taux de syndicalisation  des actifs toutes catégories confondues se situe près de 12 %, le taux de syndicalisation des débuts de carrière ne représente que 7,7 % à peine...". 

 

La même prudence vaut pour les syndicats comme pour les partis politiques lorsqu'ils annoncent leurs effectifs...

Ainsi, au 1er mars 2007, le fichier national du SNUipp (SNUPERS : 65 443 collègues répertoriés dont 9000 retraités) prend en compte les effectifs de l'année scolaire 2005-2006 (déjà en baisse de 1 % par rapport en 2004) en précisant que ce nombre inclut les personnels "non encore resyndiqués"...

Un public vieillissant pendant que la profession rajeunit, des jeunes qui ne se sentent pas attirés, de quoi être inquiet... La sonnette d'alarme est tirée, le SNUipp ne l'entend pas.

 

Ce ne sont pourtant pas les beaux principes qui manquent...

"Des dossiers « chauds » attendent le nouveau ministre. L’urgence impose de répondre rapidement à l’incertitude du devenir des emplois précaires que sont les EVS. Le SNUipp s’attachera à ce que ce ne soit pas que des promesses prélégislatives...

Rien n’est réglé en ce qui concerne la direction d’école. Il est nécessaire aujourd’hui de rouvrir ce dossier avec la volonté de le régler en prenant en compte les demandes des personnels. La charge de travail des directeurs s’est accrue et les mesures prises l’an dernier ne constituent pas une réponse adéquate".

 

Afin de permettre au SNUipp de "prendre en compte les demandes des personnels", nous lui rappelons que 93 % des directeurs se sont exprimés clairement dans la consultation IFOP - GDID pour réclamer un STATUT non hiérarchique...

 

Et si le SNUipp s'appliquait à lui-même les conseils qu'il prodigue au ministre : "régler les problèmes en prenant en compte les demandes des personnels"...

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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