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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 14:32

Le Haut Conseil de l’Education, organisme consultatif, a été institué par l’article 14 de la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005. A la demande du ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, il émet des avis et peut formuler des propositions sur la pédagogie, les programmes, l’organisation, les résultats du système éducatif et la formation des enseignants.

Il remet au Président de la République un bilan annuel, rendu public, des résultats du système éducatif ainsi que des expérimentations menées sur le terrain. A cette fin, le Haut Conseil de l’Education est assisté d’un comité consultatif composé de personnalités qualifiées choisies parmi des représentants des organisations syndicales, professionnelles, de parents d’élèves, d’élèves, des associations et toutes autres personnes ayant une activité dans les domaines qui sont de sa compétence. 

 

Le Haut Conseil de l‘Education compte neuf membres, désignés pour six ans par les plus hautes autorités de l'État :
- trois personnalités désignées par le Président de la République,
- deux personnalités désignées par le Président de l'Assemblée nationale,
- deux personnalités désignées par le Président du Sénat,
- deux personnalités désignées par le Président du Conseil économique et social. 

Ces personnalités sont désignées en dehors des membres de ces assemblées. Le président du Haut Conseil est désigné par le Président de la République parmi ses membres.

 

Les membres

désignés par le Président de la République

  • Bruno Racine, président de la Bibliothèque nationale de France
  • Valérie Hannin, professeure agrégée, directrice de la rédaction de la revue L'Histoire, administratrice du festival "Histoire et Cinéma" de Pessac, et membre du conseil scientifique des "Rendez-vous de l'Histoire" de Blois.
  • Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, professeur de littérature française et comparée à l'Université Columbia (New York)   

désignés par le Président du Sénat

  • Alain Bouvier, professeur des Universités de Poitiers et de Sherbrooke et ancien recteur
  • Marie-Thérèse Geffroy, directrice de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (A.N.L.C.I.)

désignés par le Président de l'Assemblée nationale

  • Jean-Pierre Foucher, professeur des universités
  • ?? Membre démissionnaire non remplacé

désignés par le Président du Conseil Economique et social

  • Christian Forestier, inspecteur général de l'éducation nationale, président du conseil d'administration du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (CEREQ)
  • Michel Pébereau, président de banque, président du conseil de direction de l'Institut d'études politiques de Paris, Inspecteur général des Finances honoraire.

 

Rapports

Le Haut Conseil de l'éducation remet chaque année au Président de la République un bilan des résultats obtenus par le système éducatif. Ce bilan est transmis au Parlement (Art.L.230-3).

Le Haut Conseil de l'éducation établit également chaque année un bilan des expérimentations menées en application de l'article L 401-1.

 

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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 14:10

Dans un rapport sur l'enseignement primaire, le Haut Conseil de l'Education (HCE) critique sévèrement l'insuffisance de ses performances, notamment dans le traitement de l'échec scolaire précoce.

Ce texte sera rendu public le lundi 25 août à l'occasion de sa remise officielle au président de la République par Bruno Racine, président du HCE.

Ce texte "se distingue de beaucoup de rapports par sa concision et son absence totale de langue de bois" : il devrait donc marquer la rentrée scolaire par son impact. "Je peux vous garantir que nous n'avons contourné aucun sujet par prudence", affirme un membre du HCE, ajoutant que "cela ne va pas faire plaisir à tout le monde".

Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a promis jeudi de "s'inspirer" d'un rapport du Haut conseil pour l'éducation (HCE) plutôt critique sur l'enseignement primaire. "Nous savions déjà ce que dit le Haut conseil, à savoir que à l'école primaire, les enfants dont les difficultés sont repérées assez tôt ont parfois du mal à se récupérer jusqu'à la sixième. C'est un domaine sur lequel nous allons travailler", commenté M. Darcos.

"Il est toujours intéressant d'avoir un avis extérieur qui soit stimulant", a-t-il poursuivi. "Et nous allons nous inspirer évidemment de ce que nous dit le Haut conseil pour faire en sorte que l'école primaire soit plus réactive, plus recentrée sur les fondamentaux, et surtout, qu'elle se préoccupe de ceux qui sont en plus grande difficulté". AP

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 18:35

Après les universités, c'est au tour des écoles de s'engager sur la voie d'une autonomie accrue. Hier, une lettre de mission conjointe de l'Élysée et de Matignon a été adressée à Xavier Darcos. Parmi la quinzaine de chantiers évoqués, qui rappellent les priorités du président Sarkozy en matière éducative, le gouvernement engage le ministre de l'Éducation nationale à faire preuve « d'audace et de conviction », réclamant « plus de souplesse » pour les établissements scolaires. L'objectif : permettre aux équipes éducatives de développer leur projet pédagogique plus librement. Pour ce faire, une plus grande marge de manoeuvre leur sera accordée, sous la tutelle des académies. Déjà mis en oeuvre dans certains des 249 collèges « ambition réussite », le principe devrait être appliqué à terme à tous les établissements. Les chefs d'établissement et les professeurs devraient notamment davantage maîtriser le temps consacré à chaque enseignement, le développement de projets innovants, l'organisation des cours, l'utilisation des heures supplémentaires et la composition de leur équipe, sans néanmoins choisir les enseignants. Enfin, les directeurs pourraient utiliser leur budget suivant les priorités établies. En contrepartie de ce bouleversement du paysage scolaire, une évaluation des établissements et des élèves serait mise en place. (Le Figaro)

 

Nicolas Sarkozy a souhaité jeudi donner "plus de souplesse et d'autonomie" aux établissements scolaires, de façon qu'ils puissent avoir leur "propre projet pédagogique", dans une lettre de mission à son ministre de l'Education nationale Xavier Darcos.
Réaffirmant sa volonté de voir supprimée la carte scolaire - comme il l'avait dit durant sa campagne électorale - le président de la République demande à son ministre de "faire preuve d'audace et de conviction", dans cette lettre co-signée par le Premier ministre François Fillon.
"Notre objectif est de rendre la carte scolaire superflue par une égalisation du niveau des établissements" qui permettra aux parents de choisir une école en fonction "du projet pédagogique mis en oeuvre" et non de son niveau supposé, écrit-il.
"Pour cela, vous donnerez d'abord à tous les établissements plus de souplesse et d'autonomie, en particulier dans le domaine budgétaire, pour leur permettre de mettre en oeuvre, sous le contrôle bien sûr de l'autorité académique, un projet pédagogique qui leur soit propre", ajoute-t-il à l'adresse de M. Darcos.
Le chef de l'Etat demande également au ministre d'identifier "une trentaine d'établissements les plus en difficulté". "Vous vous fixerez l'objectif d'en diviser par deux leurs effectifs (...) Vous doterez ces établissements en difficulté d'équipes éducatives renforcées", avec "des projets éducatifs innovants".

"Vous étendrez progressivement cette politique, dont le but est de mettre fin à tous les ghettos scolaires", affirme M. Sarkozy.
Demandant à nouveau la création d'"internats de réussite éducative en zone urbaine", il demande également à M. Darcos de "permettre aux 5% des meilleurs élèves" de chaque lycée d'intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles ou à une université technologique.
M. Sarkozy veut également que "la place du sport à l'école soit doublée" et "l'enseignement culturel et artistique significativement renforcé".
Sur l'ensemble des points de cette lettre de mission, vous nous proposerez des indicateurs de résultat, dont "la réduction de l'échec scolaire et de l'illettrisme", "la réduction des inégalités scolaires", "la scolarisation des enfants handicapés" et "la revalorisation de la condition enseignante". (AFP)


Les Echos confirment : 17 000 suppressions de postes en 2008

X. Darcos avait informé de la suppression de 10 0000 postes dans l'éducation nationale en 2008. Selon Les Echos, qui présente le ministre comme "pris entre le marteau de Bercy et l'enclume des syndicats, le chiffre réel pourrait être de 17 000 postes en moins. Cela représente la moitié des suppressions de postes de fonctionnaires en 2008 ce qui correspond au poids de l'éducation nationale dans la fonction publique."
Cette nouvelle annonce a entraîné des réactions de la Fsu, du Se-Unsa et des parents de la Fcpe. La Fsu, "ne prend pas l'article des Echos pour argent comptant" mais prédit des effets sensibles sur la qualité de l'enseignement. Pour le Se-Unsa, "ces annonces volontairement non confirmées indiquent que les besoins éducatifs sont considérés comme secondaires par le gouvernement".  La Fcpe "craint que le gouvernement ne continue à faire croire aux parents d’élèves que  cette diminution importante des moyens n’aura aucune conséquence sur l’encadrement des élèves, les conditions d’apprentissage  dans les écoles et les établissements scolaires, les possibilités de choix d’orientation ou encore l’accueil des jeunes en situation de handicap".

L'article des Echos

Alors que le ministre de l'Education avait parlé de 10.000 postes en moins, le non-remplacement d'un départ en retraite sur deux aura un impact beaucoup plus fort. La Défense, les Finances et l'Intérieur seront aussi très concernés.
Les apparences sont parfois trompeuses. En annonçant la semaine dernière que le nombre de postes supprimés à l'Education nationale tournerait « aux alentours de 10.000 » en 2008, Xavier Darcos avait fait sensation. Manifestement, le propos, s'il a eu le mérite de faire passer l'idée que le chiffre serait élevé, n'était que tactique pour un ministre pris entre le marteau de Bercy et l'enclume des syndicats. Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, s'est d'ailleurs bien gardé de confirmer quoi que ce soit... car l'arbitrage sera en réalité proche de 17.000, selon des sources gouvernementales.
En effet, la contribution de l'Education nationale au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera forcément très forte, même si l'Enseignement supérieur et la Recherche, désormais autonomes et politiquement prioritaires, seront épargnés : à elle seule, l'Education, avec 1,217 millions d'équivalent temps plein travaillé, représente une grosse moitié des bataillons de départ prévus l'an prochain, lesquels s'établiront à environ 35.000 au total. Les chiffres définitifs seront confirmés au moment des lettres plafonds qui partiront de Matignon au lendemain du débat d'orientation budgétaire, inscrit le 16 juillet à l'agenda de l'Assemblée nationale.
1 milliard d'économies
Après l'Education, c'est la Défense qui fournira le plus gros effort, avec la suppression de quelque 6.000 postes. Viendront ensuite les Finances et l'Ecologie (ex-Equipement), où les contrats de performance triennaux déjà en vigueur prévoient le non-remplacement de deux départ en retraite sur trois l'an prochain, soit respectivement 3.000 et 1.700 postes supprimés, ainsi que l'Intérieur, avec 2.500 suppressions. Le solde sera réparti entre les autres ministères, sachant que la Justice bénéficiera d'un traitement de faveur puisque le président de la République a promis d'accroître ses moyens.
En année pleine, ce dispositif doit permettre de dégager 1 milliard d'euros d'économies, dont la moitié sera restituée aux fonctionnaires, selon le voeu de Nicolas Sarkozy. En 2008, le temps que la machine s'enclenche, seuls 250 millions d'euros devraient revenir dans les caisses de l'Etat. Mais comme l'explique Bercy, la réduction des effectifs vise aussi à rendre l'administration plus efficace. Et, surtout, elle ne touche ni les collectivités territoriales, ni l'hôpital.
Sur un plan pratique, les modalités seront arrêtées par le Conseil de la modernisation des politiques publiques. Cette instance, qui vient d'être créée pour engager une révision de la dépense en profondeur, est présidée par le chef de l'Etat lui-même. Sur la réforme de l'Etat, l'Elysée a bien l'intention d'être « très très ambitieux ». (Guillaume Delacroix)

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 23:03

Le SNUipp semble penser fortement aux prochaines élections professionnelles de 2008. Il s'agit, pour lui, de limiter la casse auprès des directeurs afin de conserver la situation majoritaire acquise en 2005. Dès à présent, ce syndicat se met en ordre de marche pour tenter de regagner la confiance perdue. L'heure est venue, semble-t-il, de multiplier les annonces et les actions. Ainsi, nous vous révélions, le 24 juin dernier, l'intention du SNUipp d'organiser des "Etats Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école" avant la Toussaint.
 

Le SNUipp 66 déclare maintenant que "la question du statut devra être débattue"...

"LE POINT SUR LA DIRECTION

Depuis quelques mois fleurit sur le net un certain nombre de publications (GDID, blog directeur en lutte …) qui témoigne du malaise profond des directeurs d’école"
.

Intention louable si elle n'était suivie de phrases qui en atténuent fortement la portée...

"La question du statut de directeur devra alors être débattue : le blog « directeur en colère » s’appuie sur un sondage IFOP pour réclamer sa mise en place. 93% des directeurs sondés y seraient favorables ! Mais que met-on derrière le mot statut ?

Certains préconisent un statut comparable à celui de chef d’établissement dans le second degré, d’autres militent en faveur d’un statut non hiérarchique. Dans cette optique, une association de directeurs préconise la création d’un corps spécifique avec recrutement par concours ….

Pour le SNUipp, cette dissociation PE - directeurs risquerait de conduire très rapidement à un isolement de ce nouveau corps intermédiaire, que le Ministère pourrait facilement soumettre au devoir de réserve… On a déjà vu avec la création du corps des PE des régressions imposées au "nouveau" corps (retraite, logement...) et les divisions durables installées dans la profession. De plus, un réel statut définissant un corps distinct ne nous paraît pas compatible avec des relations non hiérarchisées. C'est déjà le cas avec le projet de "statut fonctionnel" de "directeur" chef d'établissement d'EPEP. Faudrait-il aller dans ce sens et soumettre l'école aux vaches sacrées du libéralisme et du management ?

Cette question du "statut" mérite cependant d’être débattue, car elle est présentée comme étant la seule réponse possible aux problèmes posés. Or pour le SNUipp, le cadre règlementaire existe déjà : la fonction est définie, avec son mode d'accession, ses missions, ses rémunérations. Pourquoi serait-il impossible de clarifier et simplifier les missions, d'augmenter de manière conséquente la bonification indiciaire (la vraie, pas les primes ou la NBI), de redéfinir les seuils et modalités de décharges par la même voie que précédemment, c’est à dire par décret ? Sauf à vouloir se couper volontairement des PE "de base", sauf à vouloir troquer avec le ministère une copieuse revalorisation salariale contre un nouveau corps avec des contraintes nouvelles, bien entendu... Un air de déjà vu....

Laisser seuls les directeurs face à leurs difficultés conduirait inéluctablement à un fonctionnement calqué sur celui du secondaire qui pose à bien d’égards de nombreux problèmes… La question ne doit pas être laissée à la seule appréciation des directeurs puisqu' il s'agit du fonctionnement et des relations au sein des écoles. Directeurs et adjoints doivent s’emparer de cette question, discuter dans les conseils de maîtres des difficultés inhérentes à la fonction de directeur trop souvent méconnues des adjoints
…"

 

La question peut être débattue, nous dit le SNUipp... Mais il n'oublie pas, avant de débattre, de nous donner la conclusion du débat. Et le SNUipp 58 enfonce le clou, histoire de convaincre les sceptiques...

"Le SNUipp considère que le protocole (signé par un syndicat minoritaire), les EPEP et un statut ne répondent absolument pas aux besoins et aux demandes des directeurs d’écoles. Il exige la reconnaissance d’une fonction qualifiante, de ses responsabilités et de ses missions particulières. Les derniers textes sur la direction datent de 1989, alors que les tâches sont devenues beaucoup plus nombreuses et complexes dans les écoles".

 

Ainsi, le SNUipp décrète que le statut ne répond pas aux besoins et aux demandes des directeurs d'école... Les résultats de la consultation IFOP - GDID ne seraient-ils pas encore parvenus dans la Nièvre ?

 

On le voit bien, le SNUipp essaie de s'avancer sur le terrain des directeurs. Prêt à discuter du statut... Voilà qui peut faire plaisir et gagner du temps et des voix... Mais pour mieux convaincre de son côté inutile et dangereux ! 

 

 

La ficelle est un peu grosse et la manoeuvre ne trompera personne...

 

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 08:04

Le ministère de l'Education nationale a enjoint les directeurs d'école primaire de sécuriser l'accès des fichiers informatiques "base élèves", qui comprennent des données personnelles, en leur attribuant des identifiants et mots de passe secrets, a-t-on appris lundi auprès du ministère.
Censés être réservés aux directeurs d'école et aux maires, certains de ces fichiers avaient pu être consultés par des particuliers, parce que les directeurs d'école s'étaient parfois contentés de conserver identifiant et mot de passe initiaux, à savoir le numéro administratif de l'établissement.
La base de données a été bloquée vendredi, le temps que les codes d'accès puissent être changés, avant d'être rouverte lundi, selon le ministère.
L'accès trop facile de certains de ces fichiers avait été révélé par le Canard Enchaîné de mercredi dernier, l'hebdomadaire soulignant que le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), Alex Türk, s'apprétait à envoyer une lettre de demande d'explications au ministère de l'Education.
Concernant tous les élèves des écoles maternelles et élémentaires, privées et publiques, le fichier "base-élèves" a pour finalité la gestion administrative des élèves (inscription, admission, fréquentation...), le pilotage pédagogique, le suivi des parcours scolaires de la maternelle à l'entrée en 6ème et l'élaboration de statistiques académiques et nationales, selon la Cnil.
Sa mise en oeuvre associe les directeurs d'écoles, les inspecteurs et les maires, ces derniers étant chargés du contrôle de l'obligation scolaire et de la gestion des inscriptions.
La FCPE, principale fédération de parents d'élèves, s'était inquiétée la semaine dernière de la sécurisation de ces données et lundi, la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) trouvait ce "fichage dangereux".

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 09:17

Dans nos colonnes, nous avons souvent dénoncé les contorsions du SNUipp pour éviter d'utiliser le mot "directeur". Tous les termes du dictionnaire des synonymes ont été employés : "collègue chargé de la direction", "la direction", les responsables des écoles"... Bref, tout y est passé.
A Paris, la section départementale du SNUipp utilise, quant à elle, le terme "directeur". Elle en définit même les responsabilités, son rôle et passe en revue les divers aspects du métier. Certes, le texte n'est pas nouveau puisqu'il émane du dernier congrès SNUipp 75 (juin 2005) mais ce sont, pour ce syndicat, les "Tables de la Loi" valant mandat jusqu'au prochain congrès.
Il nous a donc paru utile de publier ces textes de congrès car ils font apparaître la différence de discours entre la direction nationale du SNUipp et sa section départementale parisienne. La situation particulière à Paris contraint le SNUipp à être moins arrogant avec les directeurs sauf à se priver d'adhérents. Ceci explique sans doute cela...
 

 

Textes du congrès du SNUipp 75 (juin 2005)   -  Le rôle du directeur

 

1- Le directeur/directrice est avant tout un enseignant, et c'est bien comme cela

Même si, bien entendu, il assume un grand nombre de tâches administratives, il ne saurait être question de le remplacer par un personnel administratif ni même de l'assister de ce même personnel. Les aspects administratifs de cette fonction comporte tout le temps des aspects éducatifs sous-jacents. Ces tâches administratives ne peuvent être correctement effectuées que grâce à sa connaissance de la réalité des classes étant lui-même un enseignant. (On peut d'ailleurs s'interroger sur la disparition d'une AGS minimum pour postuler aux fonctions de directeur/directrice). Cette connaissance de toutes les facettes administratives, sociales et pédagogiques de la réalité lui permet d'effectuer ces tâches dans l'intérêt de l'école et de ses personnels, des élèves et de leur famille. Cette conception du rôle du directeur/directrice doit bien évidemment s'organiser dans le cadre des textes réglementaires qui confient aux directeur/directrices des responsabilités particulières et spécifiques.

2- Le directeur/directrice n'est pas un supérieur hiérarchique des enseignants, et c'est tant mieux
De plus en plus, le travail collectif de l'équipe est une nécessité. Le directeur/directrice est et doit rester pleinement partie prenante de cette équipe. Un statut hiérarchique créerait une fonction supplémentaire de " jugement " et de " rapport " sur le travail des adjoints, fonction incompatible avec l'égale et libre circulation de la parole et des idées au sein du Conseil des Maîtres. N'oublions pas que le travail d'équipe c'est essentiellement ce qui se passe entre les adultes (entre maîtres et/ou entre les différents personnels éducatifs) sans les élèves.

3- Le temps de décharge est un temps au service de l'école

Ce temps est et doit être du temps pour les équipes pédagogiques et éducatives, pour les élèves, pour les familles (Aide à la réalisation de projets pédagogiques, lien écoute des familles, liens entre tous les intervenants…). Autant de tâches qui exigent une personne qualifiée et disponible. Dans le cadre parisien tellement envié par tous nos collègues de France, les moyens en temps donnés par la Ville de Paris ne sont pas des cadeaux faits aux directeur/directrices ni du temps accordé pour remplir des tâches administratives communales supplémentaires à celles prévues par les textes. La décharge totale à partir de 5 classes et la demie décharge pour les autres écoles sont un plus pour tout le monde et notamment pour les enseignants et les élèves. Il est à noter que certaines écoles parisiennes ont plus d'élèves que des collèges alors qu'elles n'ont pas de personnel supplémentaire. Un accroissement des décharges dans ces écoles devrait être envisagé sous la forme d'une décharge de service pour un collègue de l'équipe.

4- Le Directeur/directrice - animateur - notamment pédagogique - de toute l'équipe

Cette formule doit s'entendre en premier lieu pour les enseignants de l'école. Il coordonne, fédère, facilite les actions pédagogiques menées par les enseignants. Les PVP en école élémentaire font bien évidemment partie intégrante de l'équipe enseignante. Si la spécificité parisienne des PVP est " un plus " pour les écoles élémentaires, les directeur/directrices doivent pouvoir les considérer comme des membres à part entière des équipes d'écoles, constitutifs des projets pédagogiques de classes et/ou d'école . Les ASEM en école maternelle, de par leur rôle et leur formation (CAP petite enfance), font elles aussi totalement partie intégrante de l'équipe éducative. Les animateurs périscolaires enfin, de par leur présence dans ces temps complémentaires du temps scolaire, sont à associer pleinement à l'équipe de l'école pour sa part éducative indispensable dans la vie cohérente et harmonieuse des élèves/enfants.
 
5- Le directeur/directrice est un acteur important du lien social

Une école est dans un quartier un lieu important pour les liens sociaux. Ces liens que les directeur/directrices assurent entre l'Ecole, les familles, les associations péri ou post scolaires, les instances municipales… sont très importants. C'est pourquoi les directeur/directrices qui le souhaitent doivent pouvoir être logés dans leur école. Ce rôle social est également assuré par les autres enseignants qui doivent aussi, pour ceux qui le souhaitent, être logés dans le quartier de leur école.

6- La formation initiale et continue des directeur/directrices doit être améliorée

La multiplicité des tâches et des partenaires des directeur/directrices nécessite une formation bien plus longue et bien plus complète que celle actuellement proposée. Cette formation devrait s'entendre comme une réelle mise à niveau permanente et pourrait même prendre la forme d'une formation en alternance. Elle devrait aussi prendre en compte les relations institutionnelles et obligatoires avec la Ville.
 
7- Le directeur/directrice n'est pas un enseignant supplétif

On le voit dans notre esprit, le directeur/directrice est un maillon essentiel de la vie des écoles. Il ne doit donc nullement être considéré comme enseignant supplétif par l'administration pour assurer le remplacement des enseignants absents, voire même des animateurs absents, non remplacés.

 

 

 

 

 

Suppression de 10 000 postes d'enseignants à la rentrée 2008

 

 

 

 

 

 

L'annonce par X. Darcos de la suppression de 10 000 postes d'enseignants à la rentrée 2008, auxquels il faudra ajouter 8 000 emplois sous contrats aidés, principalement dans le secondaire, suscite de vives réactions.

Le Snpden, qui regroupe la majorité des chefs d'établissement, estime que le préalable serait "avant toute annonce de cette ampleur, de définir ce que l’on attend de l’Ecole au XXIe siècle en répondant concrètement aux interrogations que l’ensemble de la population devrait se poser.  Quels moyens  mettre en oeuvre pour que chaque élève à la fin de la scolarité obligatoire au collège puisse acquérir le socle commun de connaissances et de compétences sans organiser un enseignement à plusieurs vitesses ?  Comment assurer la cohérence d’ensemble de la scolarité ?... Comment annoncer de multiples suppressions de postes sans avoir commencé le débat sur les missions des enseignants ? " interroge P. Guittet. Le Snuipp estime inacceptable la suppression de postes alors que le nombre d'élèves augmente.

La Fcpe demande "comment le gouvernement peut-il, comme il l’a annoncé, lutter contre l’échec scolaire, améliorer la scolarisation des enfants handicapés, organiser les études dirigées le soir, tout en supprimant cette année encore plusieurs milliers de postes ?"

 

 


Xavier Darcos : "Il faut rétablir l'Éducation nationale"

(entretien publié par Le Figaro Magazine le 29/06/2007)

 

«Qu'est-ce qui faisait autorité à l'école ? D'abord un consensus social. Jusqu'au dernier tiers du siècle dernier, dans la famille paysanne comme dans la famille bourgeoise, le père et le fils respectaient une même vision du savoir scolaire. Et les parents donnaient toujours raison au maître dont personne ne contestait le droit à exercer une autorité même contraignante. Ensuite, c'est le savoir lui-même qui faisait autorité parce qu'il représentait une garantie de progression, de carrière, d'insertion. C'est le savoir scolaire qui a permis la progression sociale de la première génération de fils de paysans éduqués, puis celle des enfants d'instituteurs qui sont devenus plus tard énarques, polytechniciens ou normaliens. Enfin, la cohérence du savoir ne se discutait pas. La culture comportait une cohérence interne, au fond sans rivale. Aujourd'hui, ces trois données fondatrices ont volé en éclats : le consensus a été mis à mal ; la garantie d'intégration liée au savoir n'est plus assurée ; la cohérence du savoir est concurrencée par les technologies de la communication. Cette dispersion a affaibli l'institution scolaire. Que faire alors ? Il est difficile de répondre par une solution simpliste. Il faut avant tout repersuader les jeunes et l'institution de l'autorité du savoir, constitutif de liberté. Après les événements de 68, on a considéré la liberté comme un point de départ, une éclosion en rapport avec l'enfance qui devaient être sauvegardés. Je ne suis pas d'accord avec cette illusion. La liberté est l'aboutissement d'un long parcours d'acquisitions et de contrainte. Je crois à l'école de la verticalité, à l'école de la transmission. Car communiquer, ce n'est pas transmettre. Il faut aussi reséparer la sphère politique de la sphère privée, dont l'école fait partie. L'irruption perpétuelle des grèves, du militantisme, des débats sociaux dans l'enceinte de l'école ne sont pas de nature à favoriser la relation maître-élève. L'école devient une sorte de forum agité par trop d'activisme et pas assez de citoyenneté authentique. Voilà pourquoi il faut rétablir l'éducation civique. C'est-à-dire enseigner ce que sont les institutions mais surtout inculquer le respect d'autrui. J'ai l'impression que l'on assiste à une petite dérive citoyenne depuis que l'on a mondialisé les débats. On promeut à juste titre dans les écoles un amour de l'humanité, on y aborde des questions comme celle des enfants soldats ou du sous-développement, ce qui est très bien, mais on finit par ignorer son voisin immédiat. Il y a une forme d'altruisme à distance et de misanthropie de proximité. Mais, sur ce sujet comme sur d'autres, l'école n'est que le reflet de ce qui se passe ailleurs. Un creuset. Alors que la famille vole en éclats, que la police se fait caillasser, que les juridictions sont discutées, on demande à l'école de faire autorité entre 8 h30 et 16 heures. On nous demande de vider la cuvette alors qu'il faudrait d'abord fermer le robinet !» Propos recueillis par K. C.

 

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 22:46

Base élèves est une base de données nationale et centralisée, recensant les informations personnelles des élèves de la maternelle au CM2. Les données saisies concernent les besoins éducatifs, l’état civil de la famille, l’origine géographique et la nationalité de l’enfant. C'est évidemment les dernières informations qui inquiètent.  Des enseignants craignent que la base, qui est accessible aux communes,  soit utilisée pour traquer des sans papiers. La sécurité de la base avait été mise en défaut par un collectif breton début juin : le mot de passe d'entrée était très transparent.
Ces doutes sont confirmés par le ministère lui-même. Publiée par Le Monde, une circulaire en date du 15 juin  reconnaît que la base n'est pas sécurisée. "Suite à un certain nombre d’informations publiées sur INTERNET", écrit le ministère, "il est possible que la sécurité de l’application BE1D soit menacée. Pour faire face à cette situation et limiter les risques quant à la confidentialité et à l’intégrité des données gérées par BE1D, il convient de mettre en place au plus tôt des mesures préventives". 
Saisie, la Cnil "a interrogé le Ministère sur les modalités exactes selon lesquelles cette information (la nationalité de l'élève) est exploitée ainsi que sur la nomenclature des nationalités utilisée". Ce communiqué confirme les  craintes sur l'utilisation de la base hors d'applications éducatives. 
La Fcpe exige "que ce fichier ne contienne que des données utiles à la scolarité des enfants et qui ne soient pas consultables par des tiers".


Circulaire du ministère de l'EN

 

Paris le 15 Juin 2007 


Le ministre de l’éducation nationale 

Mesdames et messieurs les rectrices et recteurs d’académie 
Mesdames et messieurs les inspectrices et inspecteurs d’académie 

Objet : Renforcement de la sécurité de l’application BE1D 

Suite à un certain nombre d’informations publiées sur INTERNET, il est possible que la sécurité de l’application BE1D soit menacée. 

Pour faire face à cette situation et limiter les risques quant à la confidentialité et à l’intégrité des données gérées par BE1D, il convient de mettre en place au plus tôt des mesures préventives. Vous trouverez ci-dessous les détails du plan d’action qui devra être mis en oeuvre dans une coordination entre services centraux et académiques. 

Pour ce qui relève du niveau académique, la mise en oeuvre du plan d’action doit être coordonnée par le RSSI (Responsable académique de la sécurité des systèmes d’information) qui s’appuiera sur les équipes informatiques du rectorat et des inspections académiques. 

Je vous remercie de bien vouloir mobiliser les moyens nécessaires pour en faciliter la mise en oeuvre. 

Mes services restent à votre disposition pour toute information complémentaire. 

Le Secrétaire Général 
Pierre-Yves Duwoye  

 

                                             

Zéro pointé pour le fichier des écoles  [Le Canard enchaîné du 27 juin 2007]

 

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) vient d’adresser au ministère de l’Éducation nationale une lettre peu aimable exigeant des explications, avant quinze jours, sur la sécurité des fichiers baptisés « base élèves », qui recensent les écoliers. La Cnil demande à être immédiatement informée des mesures qui doivent être prises pour assurer la confidentialité des données. En réponse, le ministère a pris, pour commencer, une mesure radicale : tout accès à ces fichiers a été provisoirement fermé. 

Il faut dire que l’administration s’est mise dans de bien mauvais draps. « Base élèves » est un système informatique dont le principe même avait été contesté par des syndicats d’enseignants et les associations de parents. La fiche de chaque enfant contient son état civil, mais aussi des informations sensibles sur son orientation, ses éventuelles difficultés, sa vie sociale et familiale, l’autorité parentale, la « culture d’origine »... Ces données devaient bien sûr être protégées, et n’être accessibles qu’aux directeurs d’école, aux maires (s’ils en faisaient la demande) et à l’administration centrale. La réalité a dépassé toutes les craintes des opposants. 

Les fichiers de centaines d’écoles étaient consultables sur Internet : il suffisait de donner comme nom d’utilisateur le numéro de l’établissement (renseignement public) et comme mot de passe... le même numéro ! « Le Canard » a pu vérifier cet état de fait dans plusieurs académies, avant la décision de fermeture prise la semaine dernière. Explication : consigne avait été donnée aux chefs d’établissement de se simplifier la vie, en évitant de mémoriser un mot de passe compliqué. Une faute que ne commettrait pas un informaticien débutant. 

Impossible de savoir s’il y a eu des consultations frauduleuses, voire des modifications de données. Mais, à la Cnil, on fait observer que les engagements pris par le ministère en matière de sécurité n’ont pas été respectés. Ce qui ne constitue pas seulement une faute, mais aussi une infraction pénale. Avec la nouvelle doctrine Sarko, selon laquelle aucun délit ne doit rester impuni, cela va saigner !  Louis-Marie Horeau

 

 

Article paru dans "Le Monde"

 

"Une centaine de directeurs d'écoles d'Ille-et-Vilaine risquent de perdre leur titre en septembre 2007. Motif : ils refusent, par crainte d'atteinte aux libertés individuelles, de remplir un fichier informatique, "base élèves 1er degré" (BE1D), censé suivre le parcours scolaire d'un enfant de la maternelle au CM2. Testé depuis deux ans, il doit être généralisé partout en France à la rentrée. 

"Cela fait partie des missions d'un directeur de renseigner ce fichier, explique Jean-Charles Huchet, l'inspecteur académique d'Ille-et-Villaine. Ceux qui refusent risquent donc de perdre leur titre à la rentrée. Mais nous continuons à discuter avec eux pour les convaincre qu'il n'y a aucun risque." 

T
esté depuis deux ans dans certains départements pilotes, ce fichier est en voie de généralisation "avec comme objectif d'être opérationnel dans les 55 000 écoles de France à la rentrée de septembre 2009", selon Gilles Fournier, chef du service "systèmes d'information" du ministère de l'éducation nationale".

ENTRÉES SENSIBLES 
Les opposants s'inquiètent de la présence, dans BE1D, d'entrées sensibles, comme la nationalité de l'enfant (mention obligatoire), la date d'arrivée en France des parents, la culture d'origine ou la langue parlée à la maison (mentions pour l'instant facultatives). Déjà, fin 2006, le Syndicat national des instituteurs et professeurs d'école (SNUipp), affilié à la FSU, appelait à retirer ces champs litigieux et invitait plus généralement les directeurs à ne pas "entrer dans l'expérimentation" de BE1D. 

D
'autres données, certes utiles pour mieux prévoir les effectifs et répartir les aides aux élèves en difficulté (suivi "Rased" pour Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté ), peuvent aussi renseigner sur l'état de précarité ou de fragilité de toute la famille. La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) déconseille à ses adhérents d'entrer ces informations dans le fichier. Car si leur effacement est prévu en fin d'année scolaire, "certaines familles en situation de fragilité n'oseront probablement pas vérifier que les données concernant leur enfant sont bien effacées", notait la FCPE le 18 mai dernier, en réponse à une lettre du ministère censée apaiser ses craintes. 

"Il faut sortir de l'hypocrisie, reprend Jean-Charles Huchet. Les fichiers de la Sécurité sociale ou des Allocations familiales contiennent plus d'informations sur les enfants que Base élèves n'en aura jamais. Même moi en tant que responsable académique, je n'ai pas accès à tout." 

"Le risque d'une interconnexion de Base élèves avec d'autres fichiers est réel, même si on nous affirme que c'est interdit aujourd'hui", indique François Nadiras, professeur à la retraite, membre de la section de Toulon de la Ligue des droits de l'homme, dont le site Internet regorge de ressources sur ce sujet. 

DYSFONCTIONNEMENT 
Par ailleurs, comme l'a révélé, le 11 juin, le Collectif rennais de résistance sociale (Correso), comprenant syndicats et travailleurs sociaux d'Ille-et-Vilaine, la sécurisation des accès à BE1D (protégés logiquement par identifiant et mot de passe) vient d'être mise à mal. Un dysfonctionnement qui a été confirmé dans une note du 15 juin signée du secrétaire général du ministère à Paris et envoyée à toutes les inspections académiques. 

Une autre inquiétude réside dans la manière dont les maires (chargés du contrôle de l'obligation scolaire et de la gestion des inscriptions) pourront accéder à BE1D. Surtout depuis les nouveaux pouvoirs que leur confère la loi de prévention de la délinquance du 6 mars 2007. Pour l'instant, les communes accèdent à l'état civil et aux données périscolaires (cantine, garderies, etc.), mais pas à la nationalité ni aux aux éléments du suivi Rased, assure Gilles Fournier, du ministère. Une précision qu'a tenu à rappeler à son tour la Commission nationale de l'informatique et des libertés dans une note du 22 juin. (Jérôme Thorel)

 

Relire notre article du 25 juin 2007

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 23:17

 

Directeur depuis quinze ans dans une ville frontalière de la Belgique, Jean-Claude Klimanek jette l’éponge. Il quitte bruyamment la direction et tient à en faire savoir les raisons.

Il a accordé deux entretiens aux journaux régionaux : « La Voix du Nord » et « Nord Eclair ». Nous avons décidé de relayer sa colère sachant qu’il n'est qu'un exemple parmi des milliers de collègues qui, année après année, abandonnent la fonction de directeur, le plus souvent sans faire de vagues.
  

« La Voix du Nord » (vendredi 15 juin 2007)

"Après 34 ans passés à Halluin dont 19 à l’école Jean Macé et 15 à Marie Curie, le directeur de cette dernière va rejoindre une brigade de remplacement à l’école Camus de Tourcoing. Une manière de protester contre une pression devenue insupportable, celle de la charge d’un directeur qui se sent bien esseulé pour tout assumer. 
 
Jean-Claude Klimanek en a gros sur la patate, lui qui s’investit sans compter, que ce soit dans la vie associative, élective, sociale et scolaire. La coupe est pleine et, cette fois, il a décidé de passer à l’acte : quitter son poste de directeur d’école maternelle. « La grève administrative que j’ai menée en tant que directeur n’est pas reconnue, c’est seulement un blocage de documents non essentiels. La surcharge continuelle des responsabilités est toujours là, c’est de plus en plus lourd pour 100 euros d’indemnités. Il y a des tonnes de paperasse à assumer pour les enfants handicapés et d’autres. Je dois tout suivre comme le projet personnalisé d’éducation. L’école n’a cessé de grossir (9 classes, 270 élèves et jusqu’à 300 demandes pour la prochaine rentrée, une équipe de 25 adultes). Le projet d’école, c’est toujours l’affaire du directeur. Je ressens un désengagement des enseignants, un manque de soutien de l’inspection. Je dois gérer l’absentéisme et, même si je suis respecté, j’éprouve souvent un sentiment de solitude dans l’équipe et par rapport à l’institution ». 

Il souhaite plus de cohésion au profit de la réussite des élèves, comme le stipulait  la loi d’orientation Jospin de 1991. De stigmatiser également les différences « d’horaires et de salaire avec les professeurs de collège et de lycée ». Pugnace, Jean-Claude Klimanek a dû se battre comme un Don Quichotte pour parvenir à l’extension de son école. […] Dans le même temps, le niveau social des familles a reculé de 400 rangs sur une échelle de 1700 dans l’enquête sociale. […] 

L’amertume est d’autant plus grande pour le directeur qu’il est animé de la sérénité du devoir accompli. « J’ai énormément de bons souvenirs avec les collègues, le personnel de mairie, les enfants. Les parents d’élèves s’investissent dans la vie de l’établissement via la coopérative scolaire », reprend-il sans céder au désenchantement… " (Patrick Bonte)  

 

« Nord-Eclair » (mercredi 20 juin 2007)  

 "Usé par sa fonction de directeur, Jean-Claude Klimanek quitte l’école Marie-Curie. Il était directeur depuis 15 ans. En septembre, il fera partie de la brigade de remplaçants et sera basé à Tourcoing. 

Quelles sont les raisons de votre départ ? 
Jean-Claude Klimanek : « C’est le ras le bol comme beaucoup de directeurs. En tant que directeur, nous avons de plus en plus de responsabilités et de charges. La seule reconnaissance est deux augmentations de 15 €. Nous sommes en grève depuis plusieurs années, sans que cela change. Il y a un vrai malaise par rapport aux équipes. On est comme eux. Nous n’avons pas d’autorité. On doit y arriver avec notre charme et notre conviction. Ce n’est pas suffisant ». 


Quand avez-vous pris votre décision ? 
J-C. K. : « Ça fait deux ans que j’en parle avec l’inspection académique. Et ça ne change rien. Aujourd’hui, je n’ai plus le choix même si j’en ai gros sur le cœur ». 

Quel a été l’élément déclencheur ? 
J-C. K. : « Les conflits avec certains enseignants. Avant, le directeur avait un pouvoir naturel. Ce n’est plus le cas. Or, l’inspection nous demande de faire respecter les programmes et des réunions où certains enseignants ne viennent pas alors qu’elles sont obligatoires. Je ne vois pas actuellement de solution ». 

Pourquoi avoir décidé de devenir remplaçant ? 
J-C. K. : « Je ne veux plus m’impliquer dans une école. Vous savez, je suis rattaché à l’école Camus de Tourcoing où il manque un directeur. On m’a déjà sollicité. Mais je ne veux plus car je suis incapable de faire quelque chose sans m’investir ! » 

Que souhaitez-vous à votre remplaçante ? 
J-C. K. : « Qu’elle arrive à remotiver l’équipe. Certains projets tournent bien, d’autres non. Il faut moins d’individualisme et plus de collectif ». (A. Cl.)  

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 22:42

Qu'est-ce que "Base élèves" ? 

Il s'agit d'un système d'information mis en oeuvre par le ministère de l'Éducation nationale pour aider à la gestion des élèves et au pilotage académique du premier degré. Les informations peuvent être partagées avec les communes et portent sur les effectifs d'élèves et les différentes caractéristiques des écoles maternelles et élémentaires.

Le système d'information envisagé comporte des bases de données partagées entre les différents acteurs : directeurs d'école, mairies, inspecteurs de circonscription, inspecteurs d'académie. Les données concernent les élèves et leurs parcours scolaires (base élèves) et les écoles maternelles et élémentaires (base écoles).

L'expérimentation de la "Base élèves 1er degré" a débuté le 13 décembre 2004 sur un échantillon d'écoles de cinq départements : Essonne, Gironde, Loir-et-Cher, Orne et Puy de Dôme.

Au cours de l'année 2005, d'autres départements ont également démarré l'expérimentation : Hautes-Alpes, Haute-Vienne, Marne, Savoie, Pyrénées-Orientales, Val-de-Marne, puis Alpes Maritimes, Loire, Meurthe et Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Somme, Tarn, Territoire de Belfort, Vienne.

En 2006, se sont ajoutés tous les départements des académies de Toulouse et de Montpellier ainsi que : Bouches du Rhône, Calvados, Charente, Charente Maritime, Dordogne, Doubs, Drôme, Finistère, Haute-Savoie, Haute-Saône, Hauts-de-Seine, Ille-et-Vilaine, Indre, Indre-et-Loire, Loire Atlantique, Lot-et-Garonne, Maine-et-Loire, Manche, Moselle, Oise, Seine Saint-Denis, Seine Maritime, Yvelines.

L'accès aux données nominatives est réservé aux acteurs locaux (directeurs d'école, mairies, inspecteurs de circonscription et inspecteurs d'académie directeurs des services départementaux de l'Éducation nationale), selon des procédures sécurisées.

Les rectorats et l'administration centrale n'ont accès qu'aux données anonymées afin de permettre des suivis statistiques.

La polémique est née des risques liés au fichage centralisé du fait de certains renseignements : nationalité, date d'arrivée en France... Le ministère s'efforce de rassurer les utilisateurs sur le caractère inoffensif et confidentiel de ce fichier. Rien n'y fait : de nombreuses polémiques persistent.
 

Nous reproduisons l'article que publie la CNIL sur son site. Dans ce texte, la CNIL répond à un certain nombre d'interrogations quant à l'accès aux données de "Base élèves".

 

Que contiennent les fichiers d’élèves des écoles maternelles et élémentaires et qui peut y accéder ?

   

 

La CNIL est régulièrement interrogée sur les fichiers des élèves du 1er degré dits « base élèves » mis en œuvre par le Ministère de l’Education nationale. Elle revient donc sur les grandes lignes de ce dispositif.

 

En 2004, le Ministère de l’Education nationale a déclaré à la CNIL la mise en œuvre d’une application informatique à caractère personnel, dénommée "Base élèves 1er degré" pour laquelle un récépissé a été délivré. En effet, depuis la loi d’août 2004 ce type de dispositif n’est plus soumis à l’avis préalable de la CNIL. 

Ce système concerne tous les élèves des écoles maternelles et élémentaires, privées et publiques, y compris ceux recevant une instruction dispensée en dehors de l’école. Il a pour finalité la gestion administrative des élèves (inscription, admission, non fréquentation, répartition dans les classes, suivi des effectifs, suivi de la scolarité), le pilotage pédagogique, le suivi des parcours scolaires de la maternelle à l’entrée en 6ème et l’élaboration de statistiques académiques et nationales. L’inscription scolaire étant obligatoire pour les enfants jusqu’à 16 ans, les parents ne peuvent s’opposer à ce dispositif concernant leur enfant.

Un système identique de gestion et de pilotage, le traitement "Scolarité", existe depuis 1995 pour les élèves du second degré.

La mise en œuvre de la "Base élèves 1er degré" associe plusieurs acteurs, à savoir les directeurs d’écoles, les inspecteurs de l’éducation nationale, les inspecteurs d’académie et les maires, ces derniers étant chargés du contrôle de l’obligation scolaire et de la gestion des inscriptions.

Les maires sont donc habilités à accéder à des données concernant les d’enfants en âge scolaire résidant dans leur commune. Celles-ci sont relatives à l’identité de l'enfant (nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance, adresse) et à celle de son responsable légal (nom, prénom, adresse, téléphone, lien avec l’enfant). Ces informations ne sont pas nouvelles pour les mairies puisque depuis 1991, une norme simplifiée adoptée par la CNIL prévoit la collecte de ces catégories d’informations à leur bénéfice. En revanche, les données relatives à la nationalité, à l’année d’arrivée en France de l’enfant et aux coordonnées de l’employeur des parents ne sont pas transmises aux maires en raison de leur absence de pertinence au regard de leur missions en la matière.

A la lecture de la déclaration, la collecte de l’information sur la nationalité des élèves est destinée uniquement à l’élaboration de statistiques anonymes par le Ministère de l’Education nationale. La CNIL a cependant interrogé le Ministère sur les modalités exactes selon lesquelles cette information est exploitée ainsi que sur la nomenclature des nationalités utilisée.

S’agissant des élèves en difficulté, la déclaration du ministère précise que seuls le directeur de l’école d’affectation de l’élève, l’inspecteur d’académie chargé de circonscription et l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale sont destinataires de l’indication relative à un besoin éducatif particulier des élèves tels que le bénéfice d’un dispositif d’accueil individualisé (PAI), d’assistance pédagogique à domicile (SAPAD) ou d’un dispositif RASED (réseau d’aide aux élèves en difficultés).

Concernant le suivi de la scolarité, seules les données factuelles du cursus scolaire de l’élève sont conservées (école, classe, niveau (9 niveaux), apprentissage suivis) et non les notes ou évaluations de l’élève. 

Le dossier déposé par le Ministère indique que la fiche de renseignements individuels adressée par le directeur d’école aux parents ou à la personne responsable de l’élève porte mention des dispositions de la loi informatique et libertés.

 Dernière modification : 22/06/07

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 09:30

Réuni les 18 et 19 juin, le Conseil National du SNUipp fait connaître ses "choix ambitieux pour l'école" et annonce une série d'actions dans plusieurs domaines dont la tenue "d'Etats Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école avant les vacances d'automne".

Nous reproduisons, ci après, quelques-unes des réflexions, revendications et actions exprimées lors de ce conseil national :

 

"Direction et fonctionnement

Le protocole ne règle en rien la question de la direction et du fonctionnement de l’école. La question du temps et de la reconnaissance des fonctions reste entière. Le ministère a fait le choix de mettre en oeuvre un accord minoritaire rejeté par la profession et a refusé d’ouvrir de vraies négociations prenant en compte les revendications exprimées majoritairement par les personnels. Le ministère a décidé de sanctionner les directeurs en blocage administratif. Le SNUipp demande que les sanctions contre les directeurs soient levées.

Il demande que la direction d’école et le fonctionnement fassent partie des discussions ministérielles sur le métier d’enseignant. Dès la rentrée, le Conseil National appelle à poursuivre l’action sur le fonctionnement et de la direction d’école. Le Conseil National appelle à poursuivre le blocage administratif. Il décide de réunir les personnels sur ces questions dès la rentrée et de débattre des suites de l’action en vue de la préparation d’Etats Généraux de la direction et du fonctionnement de l’école, dont le SNUipp décide la tenue avant les vacances d’automne. Il cherche à les inscrire dans le cadre le plus unitaire possible.

EPEP

Le SNUipp poursuit à la rentrée la campagne d’information et de mobilisation contre les EPEP qui préfigurent un statut de directeurs et un fonctionnement de l’école à l’opposé de nos demandes. Le SNUipp décide d’amplifier la campagne de pétition, en s’adressant à l’opinion publique, aux élus, ...

EVS- AVS

Après les rassemblements du 23 mai, les postes d’Emplois Vie Scolaire sont maintenus. Le SNUipp a été aux côtés des personnels pour défendre leurs droits et il interviendra en direction des ministères concernés pour pointer les problèmes dès cette rentrée et obtenir des réponses favorables concernant la prime de retour à l’emploi, un réel accompagnement réalisé par des personnels qualifiés, la mise en place de formations qualifiantes, la reconnaissance des droits, l’amélioration salariale.

En même temps le SNUipp réaffirme son refus du développement de la précarité dans les écoles et condamne la confusion volontaire qu’entretient l’administration entre EVS et AVS. Il demande la définition d’emplois statutaires avec un plan de recrutement dans les écoles pour répondre aux besoins de nouveaux métiers pour un meilleur fonctionnement de l’école et l’accompagnement des enfants handicapés scolarisés en milieu ordinaire. A la rentrée le SNUipp s’engage à défendre et organiser les EVS et AVS dans leurs revendications communes et spécifiques et, développer des mobilisations avec la FSU.

Formation des enseignants

A l’heure de l’intégration des IUFM aux universités, le CN rappelle sa demande d’un cadrage national pour répondre aux exigences d’une même formation des maîtres, ambitieuse, sur l’ensemble du territoire. Les bilans de l’organisation du stage filé au cours de l’année 2006-2007 font apparaître la nécessité de mieux prendre en compte les impératifs de formation.

Dans ce contexte, le SNUipp poursuit ses interventions sur les contenus et les conditions de mise en oeuvre de la formation initiale des enseignants.

Il réaffirme l’importance d’une formation continue de qualité et l’exigence de moyens nécessaires pour l’assurer sur le temps de travail.

Carrières

L’année même de la fin théorique du plan d’intégration des instituteurs dans le corps des PE et presque vingt ans après le passage aux 26h+1, les inégalités dans le déroulement de carrière des enseignants, leur rémunération, leurs conditions et leur temps de travail méritent un réel traitement. Le SNUipp interpellera le gouvernement à ce sujet. Il organisera dès la rentrée une campagne nationale pour peser dans le cadre des discussions ministérielles.

Base élèves

L’application de Base élèves est généralisée dans certains départements, malgré les demandes de moratoire et de bilan de l’expérimentation. Le risque de fichage et le contenu actuel de Base élèves inquiètent. Le SNUipp demande l’arrêt de son utilisation. Il appelle les écoles à ne pas entrer dans le dispositif ou à neutraliser certains champs, en particulier nationalité, absentéisme, RASED.

Il soutient les collègues contre toutes les pressions qui pourraient s’exercer.. Il demande la diffusion de logiciels qui permettent la gestion des écoles sans possibilité d’extraction extérieure du contenu des fichiers. Le SNUipp s’adresse largement aux personnels, aux autres organisations syndicales, aux élus, aux associations, et particulièrement aux organisations de parents d’élèves, pour construire une mobilisation".

 

Notons que le C.N. du SNUipp appelle à poursuivre l'action de "blocage administratif" malgré les retraits sur salaire opérés sur plus de 2 000 directeurs cette année.

Notons encore que si le C.N. du SNUipp s'intéresse au problème de la "direction et du fonctionnement de l'école", il utilise à minima le mot "directeur".

Notons enfin que le C.N. du SNUipp rappelle son opposition au "statut de directeur" (paragraphe sur les EPEP). Il oublie simplement que 93 % des directeurs se sont exprimés sur ce sujet dans la consultation IFOP / GDID pour affirmer leur volonté de voir leur fonction reconnue par un statut !

Alors... des Etats Généraux sur la direction d'école en totale opposition avec le souhait des directeurs ? Ce serait un comble !

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