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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 19:56

Deux heures de plus par semaine pour les élèves les plus faibles. Abolir le samedi matin «imposé à tous les enfants » revient à libérer l'enseignant de sa classe, sans supprimer les trois heures de son emploi du temps. Le ministre souhaite qu'elles soient « réinvesties » dans un suivi plus personnalisé des élèves en grosse difficulté, pour lutter contre les inégalités.

Quatre ou cinq élèves par classe seraient concernés. Aux écoles de s'organiser pour les répartir lundi, mardi, jeudi et vendredi, à midi ou le soir après 16 h 30.

Deux heures de moins pour la majorité. Pour la majorité des élèves qui n'ont pas besoin de soutien, le temps de travail ne sera plus de 936 heures annuelles, mais de 864 heures. Ce qui reste largement supérieur à la moyenne des petits élèves européens (800 heures), comme l'a répété hier Xavier Darcos, qui trouve l'emploi du temps des écoliers français « trop chargé ».

Ecole ouverte facultative le samedi matin. Sur le principe de l'école ouverte, les élèves qui le souhaitent - Darcos pense notamment aux « écoliers qui sont livrés à eux-mêmes » - seront accueillis dans les locaux pour des activités sportives et culturelles, que les municipalités devront aménager. Les profs volontaires pourront y participer.

La fin des rentrées anticipées. Les calendriers dérogatoires ont vécu. Les villes qui avaient déjà choisi de supprimer le samedi travaillé, et avançaient du coup la rentrée scolaire pour garder le même volume horaire que les autres, bénéficieront également de cet allègement décidé hier par le ministre. Conséquence : l'an prochain, tous les écoliers français étant soumis au même régime sans samedi, ils auront les mêmes dates de rentrée.

 

 

Dès la rentrée 2008, partout en France dans les écoles primaires, on ne travaillera plus le samedi matin et, je l’espère, bientôt dans les collèges” Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos a confirmé hier soir sur TF1 l’information qui circulait depuis le début de la semaine. Il est toutefois resté flou sur la nouvelle organisation de la semaine de cours, la question clé qui fait polémique.

Des voix s’élèvent cependant malgré une opinion plutôt favorable à cette mesure.François Testu, spécialiste des rythmes scolaires, explique à Libération que la priorité est de réformer la journée de classe. il poursuit dans 20 minutes  en insistant sur les inégalités sociales : “la libération du temps n'est pas forcément synonyme d'épanouissement, d'éveil et d'intégration. Au contraire ! Elle peut accentuer les différences. Car certains enfants, faute d'encadrement familial, subissent le temps libre.”


Les statuts des enseignants leur imposent qu'ils effectuent 26 heures devant les élèves. M. Darcos souhaite qu'ils consacrent les deux heures désormais manquantes au suivi des élèves présentant de grandes difficultés scolaires. Ces deux heures de soutien supplémentaires seront réparties sur les quatre jours, en quatre fois une demi-heure ou deux fois une heure, après concertation.

Pour le ministère, "cette mesure permettra de faire en sorte que nul ne rentre au collège sans savoir lire, écrire et compter".

 

 

Ce n'est pas la première fois que le calendrier de la semaine scolaire est modifié.

 

Petite histoire d'un jour flottant

LES JOURS de congés qui jalonnent la semaine des écoliers français n'ont jamais rien dû aux considérations de leurs besoins... en grasses matinées ! Comme le fait observer le très laïc président de la FCPE, Faride Hamana, le but était au départ strictement religieux.

En 1882, l'article 2 de la loi sur l'enseignement scolaire stipule que « les écoles primaires vaqueront, outre le dimanche, un jour par semaine, afin de permettre aux parents de faire donner l'instruction religieuse » à leurs enfants.

Les petits écoliers de Jules Ferry travaillent donc du lundi matin au samedi soir, avec jour de congé le jeudi.

En 1969, la durée hebdomadaire des cours à l'école primaire est fixée à 27 heures et on libère le samedi après-midi.

1972. Les quadras s'en souviennent : pour rééquilibrer le déroulé de la semaine, on déplace le jour de congé du jeudi au mercredi.

1991. Lionel Jospin, ministre de l'Education, signe un décret qui permet aux écoles primaires d'aménager leur rythme hebdomadaire comme elles le souhaitent. C'est le début des aménagements type « semaine de quatre jours ».

Août 1995. La petite commune de Mailley-et-Chazelot (600 habitants) dans la campagne de Haute-Saône, inaugure le principe d'une rentrée anticipée.

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 09:33

Le Premier ministre, François Fillon, a installé aujourd’hui, en présence de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, la commission chargée de réfléchir sur l’évolution du métier d’enseignant.

 

La création de cette commission s’inscrit d’une part dans le cadre de la revalorisation de la fonction enseignante, annoncée par le président de la République dans sa lettre aux éducateurs du 4 septembre 2007 et d’autre part dans le discours du président de la République aux fonctionnaires.

 

La commission, présidée par Marcel Pochard, Conseiller d’Etat, réunit 12 personnalités : universitaires, hauts fonctionnaires, responsables d’entreprises. Michel Rocard, ancien Premier ministre, a accepté d’y siéger et le Premier ministre a salué cette éminente contribution à une réflexion essentielle pour le devenir du système éducatif.

 

Dans son intervention devant les membres de la commission, le Premier ministre a rappelé que le système éducatif avait connu de profondes transformations ces dernières décennies et qu’il avait du adapter en conséquence ses programmes, son organisation et ses objectifs. La loi du 23 avril 2005 a fixé à l’école des missions claires recentrées sur la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences.

 

La fonction enseignante n’a pas évolué au même rythme, elle a même été longtemps délaissée, au risque de décourager et de démobiliser des professeurs pourtant soumis à des exigences de plus en plus fortes. Il est temps de tenir compte des évolutions du métier d’enseignant et de moderniser la fonction enseignante.

 

Le Premier ministre a fixé à la commission trois principes : ouverture, car les clivages politiques doivent s’effacer devant une mission d’intérêt général, concertation, car la commission devra auditionner tous ceux qui ont un avis autorisé à faire valoir sur la fonction enseignante, transparence, car les auditions et les tables rondes seront mises en ligne sur le site du ministère de l’Education nationale.

 

La commission travaillera à l’élaboration d’un "livre vert" qui établira un état des lieux du métier d’enseignant. Il devra examiner les textes qui régissent aujourd’hui cette fonction et fixer les nouvelles orientations du métier d’enseignant pour les années à venir. Ce diagnostic constituera la base du "livre blanc " des propositions de réforme sur le métier d’enseignant du ministre de l’Education nationale.

 

Le Premier ministre a souhaité que la refondation de la fonction enseignante puisse s’engager sur les fondements du "livre blanc" dès le printemps 2008.

 

Liste des membres :

 

Président
Marcel Pochard
 : Conseiller d’Etat

 

Rapporteur général
Pierre-Yves Duwoye
 : secrétaire général du ministère de l’Education nationale et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

 

Membres de la commission
Michel Rocard, député européen, ancien Premier ministre (1988-1991)
Véronique Chanut, professeur de gestion à l’université de Clermont-Ferrand
Antoine Compagnon, professeur de littérature française au Collège de France, président de l’Association pour la qualité de la science française (QSF)
Christian Forestier, inspecteur général de l’Education nationale, membre du Haut Conseil de l’éducation
Bertrand Hervieu, docteur en sociologie, secrétaire général du centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes.
Foucauld Lestienne, directeur délégué des ressources humaines et des relations sociales du groupe La Poste
Philippe Manière, directeur général de l’Institut Montaigne
Eric Maurin, polytechnicien et docteur en économie. Directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)
Marie-Hélène Soroko, déléguée générale de la fédération de la formation professionnelle
Agnès Van Zanten, sociologue, directrice de recherche au CNRS, travaille dans le cadre de l’Observatoire sociologique du changement, laboratoire de recherche de l’Institut d’études politiques de Paris associé au CNRS.

 

 

Lettre de mission à Marcel Pochard

 

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 09:02

Le ministre de l'Éducation envisage de supprimer cette matinée de cours dès 2008.

AUCUN DOUTE, le ministre de l'Éducation nationale est en train de sonner la fin de l'école le samedi matin dans tous les établissements primaires. Si le projet n'en était « qu'au stade de la réflexion » il y a quelques jours, il semble désormais se profiler pour la rentrée 2008, car, hier, le cabinet du ministre confirmait travailler d'ores et déjà sur les aménagements du temps scolaire une fois le samedi supprimé. Un nouveau dispositif qui traduit l'empressement de Nicolas Sarkozy à régler la question. « Je suis pour la suppression des classes du samedi matin », a déclaré le président le 6 septembre dans les colonnes des Dernières Nouvelles d'Alsace.

Trois idées guident la réflexion de Xavier Darcos : reporter les cours du samedi au mercredi matin, compenser les heures perdues du samedi en raccourcissant les vacances scolaires pour boucler les programmes, ou bien supprimer purement et simplement le samedi pour passer à la semaine des quatre jours.

Ce sont ces deux dernières pistes qui semblent privilégiées par le ministre de l'Éducation, alors que la plupart des associations de parents d'élèves et des spécialistes du rythme scolaire préféreraient le transfert des heures du samedi au mercredi matin. Dans toutes les hypothèses, le ministre tient à conserver un accueil à l'école le samedi matin, soit pour des cours de soutien aux enfants en difficulté, soit pour des activités culturelles et sportives en présence de « personnel éducatif ».

Une idée sans doute conçue pour désamorcer les critiques des opposants à la suppression des cours du samedi. Nombreux, ils avaient fait capoter un projet identique en 2002, porté par René Blanchet, alors recteur de Paris, pour son académie. Du côté de l'Église catholique, on craint des problèmes d'organisation pour la catéchèse qui a encore souvent lieu le mercredi pour les élèves des écoles publiques.

Aujourd'hui, les partisans du projet dénoncent « le grand bazar » et réclament un calendrier plus clair dans chaque école et plus homogène sur le territoire. Sans compter les parents qui voient leurs week-ends en famille raccourcis et les couples divorcés qui peinent à s'organiser. « Les familles sont pour la suppression du samedi, affirme François Fondard, président de l'Union nationale des associations familiales. À condition de trouver des solutions pour occuper le temps périscolaire. »

 
«Alléger les journées»

Les deux principales fédérations de parents d'élèves (la FCPE et la Peep) craignent que la fin de l'école le samedi n'entraîne la généralisation de la semaine de quatre jours qui ne permettrait pas de boucler le programme. Ils seraient en revanche favorables à la réforme si les cours étaient reportés au mercredi. « Le problème n'est pas tant de raccourcir les semaines que d'alléger les journées des écoliers, plus longues en France que partout ailleurs dans le monde », s'indigne Hubert Montagner. « Notre société fabrique des enfants fatigués, explique ce professeur des universités, chronobiologiste et ancien directeur de l'Inserm. La semaine de quatre jours risque de charger d'autant plus le programme journalier que l'enseignement est alors concentré. »

« Pourquoi s'entêter à défendre la semaine des quatre jours alors que tous les spécialistes du temps scolaire ont démontré combien elle était néfaste ? », s'interroge de son côté Faride Hamana, président de la FCPE, qui rappelle aussi que « ce système fait perdre entre deux et trois semaines de retard sur le programme ».

AGNÈS LECLAIR et DELPHINE DE MALLEVOÜE. (Le Figaro 25/09/2007)

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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 08:52

Trois députés supplémentaires ont alerté le ministre de l'Education nationale des difficultés rencontrées par les directeurs d'école et lui ont rappelé la nécessité de reconnaître ce métier par un véritable statut spécifique.

Ces élus sont :

Abelin Jean-Pierre (NC) – Vienne 17/07/2007 
Martin Philippe-Armand (UMP) – Marne 17/07/2007 
Hollande François (SRC) – Corrèze     14/08/2007

A noter que Jean-Pierre Abelin est un "récidiviste " en la matière. Nous publions donc, ci-dessous, les questions écrites des 2 autres députés.

M. Philippe-Armand Martin (Marne) attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation des enseignants du primaire assumant la fonction de directeur d'école qui souhaiteraient voir leur fonction mieux définie et valorisée par la création d'un statut de directeur d'école. Cette fonction est, à l'heure actuelle, considérée par les instituteurs comme peu attrayante. Les candidats à ce poste ne sont pas tellement nombreux, en raison du stress et des lourdes responsabilités, notamment pénales, que cette fonction comporte. Ce statut de directeur permettrait de prendre en compte la spécificité de leur métier, en le définissant précisément, et en lui octroyant des compensations : une augmentation de salaire significative, un temps de décharge de leur tâche d'enseignement plus important pour se consacrer à leurs tâches administratives, la mise à disposition de personnels administratifs qualifiés. Une réforme de l'éducation nationale sur ce point est urgente pour prendre en compte le malaise de ces enseignants. Aussi certains enseignants assumant la fonction de directeur d'école sont aujourd'hui en grève administrative et font l'objet de sanctions de la part de leur académie qui consistent en des retenues de salaire de l'ordre de 1/30. Cette mesure est injuste puisqu'elle n'est appliquée que par certaines académies, dont celle de Champagne-Ardenne. En conséquence, il lui demande de bien vouloir d'une part lui indiquer s'il est dans les intentions du Gouvernement de mettre en oeuvre un véritable statut de directeurs d'école et d'autre part, pour remédier à cette inégalité de traitement entre académies, s'il ne serait pas souhaitable de procéder à la levée immédiate de la retenue sur salaire.

   

 

M. François Hollande appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les difficultés récurrentes rencontrées par les directeurs d'écoles. Entre 4 000 et 5 000 écoles sont dépourvues d'un directeur. Par ailleurs, nombre d'entre eux débutent leur carrière d'enseignant et, malgré leur bonne volonté et leur talent, l'investissement dans les deux fonctions est trop important du fait du manque d'expérience. Cette pénurie est évidemment due au manque d'attractivité de cette fonction, en raison d'une absence de reconnaissance. Or ce malaise existe depuis de nombreuses années, et le protocole d'accord signé en 2006 n'a pas eu les effets escomptés par le Gouvernement. En effet la grève administrative a perduré au-delà de la décision de retenir des sommes importantes et injustes sur salaire, alors que l'indemnité de direction n'augmentait que très faiblement. Aussi des mesures prenant en compte le malaise de ces enseignants est urgente. Il est indispensable de reconnaître la spécificité de ce métier essentiel dans la vie de l'école, en instaurant un réel statut de directeur. Il lui demande donc, dans le souci de répondre des situations nombreuses très difficiles, de bien vouloir l'informer de ce que le Gouvernement envisage de mettre en oeuvre dans ce domaine.

 

Xavier Darcos a répondu à François Hollande le 18/09/2007. Voici la réponse du ministre au Premier Secrétaire du Parti Socialiste :

 

Le protocole de mesures pour les directeurs d'école du 10 mai 2006 a permis d'améliorer les conditions d'exercice des directeurs d'école. Le régime de décharge de service a ainsi été renforcé afin de ménager davantage de temps pour l'accomplissement des fonctions de direction. Le seuil permettant de bénéficier d'une décharge a été abaissé de 5 à 4 classes dans les écoles maternelles comme dans les écoles primaires, le service d'enseignement des directeurs concernés étant diminué d'une durée équivalant à trente-six jours par année scolaire. Il est en outre donné instruction aux services déconcentrés d'accorder une attention particulière aux décharges des directeurs des écoles de l'éducation prioritaire, en accordant en cas de besoin une bonification à celles des réseaux ambition réussite. En outre, une décharge dite de « rentrée scolaire » de deux jours fractionnables est instituée pour les directeurs d'école non déchargés, dans les quinze premiers jours de la rentrée scolaire. Par ailleurs, les directeurs d'école peuvent bénéficier de la collaboration d'un emploi vie scolaire pour l'exécution des tâches administratives. Le nombre de ces personnels, recrutés par contrat d'avenir ou contrat d'accompagnement dans l'emploi, dépassait ainsi 24 000 à la fin de l'année scolaire 2006-2007. Le ministère de l'éducation nationale poursuit cette mesure d'assistance administrative aux directeurs, en prévoyant le renouvellement de la totalité des emplois venant à échéance. Enfin, la charge de travail inhérente à ces fonctions est également reconnue sur le plan financier : les quelque 52 000 directeurs d'école avaient d'ores et déjà bénéficié d'une augmentation de 20 % de leur indemnité de sujétion spéciale (ISS) en vertu de l'arrêté du 24 août 2006 fixant les taux annuels de l'indemnité de sujétions spéciales attribuée aux directeurs d'école et d'établissement spécialisé. L'ISS était ainsi passée de 925 euros à 1 110,5 euros dans les écoles situées hors des zones d'éducation prioritaire et de 1 111 euros à 1 333 euros dans les écoles situées en zone d'éducation prioritaire. Cette revalorisation a été doublée dès le 1er janvier 2007. Pour 2007, l'indemnité s'établit donc à 1 295 euros (1 554 euros en éducation prioritaire).

 

Le ministre se contente d'énumèrer les "avancées engrangées" suite au protocole signé par son prédécesseur et le SE-Unsa.

 

Vous pouvez consulter la liste des parlementaires favorables à un statut de directeur en cliquant dans le module "soutiens" situé dans la colonne de gauche.

 

 

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 15:14

En ce vendredi 21 septembre, le blog "directeurs en lutte" a décidé de s'associer, à sa façon, à la "journée mondiale 2007 de sensibilisation à la maladie d'Alzheimer".

Quiconque n’a pas le temps ou la patience d’entraîner sa mémoire de façon spécifique peut stimuler son cerveau dans la vie quotidienne : par exemple avoir sa liste des courses en tête au lieu de la noter par écrit... ou encore en essayant de se soumettre au petit test de mémoire que nous présentons ci-après.

Notre test se veut simple : il suffit de retrouver "qui a dit quoi". Naturellement, pour ne pas effrayer les collègues atteints du symptôme hypocondriaque, nous proposons les réponses (dans un ordre différent, tout de même...).

 

Extrait n° 1

"…prise en compte du rôle prépondérant et décisionnel du Conseil des Maîtres dans le Primaire qui doit disposer d’un temps de concertation destiné à améliorer démocratiquement la vie de l’école. Pour nous, cela ne peut passer par la fétichisation du statut de directeur, qui doit rester un adjoint comme un autre..."

 

Extrait n° 2

"…demande la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision au sein de l’école. A cet effet, les textes régissant le rôle et les attributions du conseil des maîtres doivent être modifiés afin que celui-ci se saisisse et statue sur toutes les questions relatives à l’organisation et au fonctionnement de l’école".

 

Extrait n° 3

 

"Nous pensons que diriger une école ne doit pas être l’affaire d’une seule personne. Chacun doit s’y sentir responsable au delà même de sa classe et de son groupe d’élèves... Aucun texte n‘oblige un directeur à exercer seul ces tâches [...] Le conseil des maîtres, instance qui donne son avis sur toutes les questions concernant la vie de l'école, peut parfaitement procéder à la répartition des tâches communes et ... du temps de décharge nécessaire pour les accomplir".

 

Extrait n° 4

 

"L'organisation du service de surveillance des récréations relève de la compétence exclusive du directeur de l'école après consultation du Conseil des Maîtres. Il lui appartient d’apprécier, en fonction de la configuration des espaces mis à la disposition des élèves, le nombre d'enseignants nécessaires à la bonne surveillance des lieux. […] Le défaut dans l’organisation de la surveillance, rôle dévolu au directeur d’école, pouvant ajouter à une faute dans l’organisation du service. […] Le défaut dans l’organisation de service est considéré comme une faute de service".

 

 

Auteurs (par ordre alphabétique) :

 

a)  IA Directeur des Services Départementaux du Nord
b)  Sgen-CFDT
c)  SNUipp-FSU
d)  SUD-Education

 

Lorsque vous aurez retrouvé l'auteur de chacune des citations, il vous suffira de comptabiliser le nombre de bonnes réponses.

 

4 réponses justes : votre cerveau est en pleine possession de ses moyens et vous rappelle chaque jour la nécessité absolue d'un statut pour les directeurs d'école.

Moins de 2 réponses exactes, nous vous conseillons de relire les 205 articles du blog "directeurs en lutte" afin de faire travailler votre mémoire.

 

Question subsidiaire : parmi ces 4 extraits, trouvez l'intrus...

Réponses : 1-d     2-c     3-b     4-a

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 12:00

Un arrêté paru au Journal Officiel fixe le temps de travail des personnels de direction...
"Le chef d'établissement organise le service pour lui-même et son adjoint, en recherchant la complémentarité des temps de service… Le service de ces personnels ne peut excéder dix demi-journées par semaine. L'amplitude maximale de la journée de travail est fixée à onze heures. Les personnels bénéficient de quarante-cinq jours de repos, dont vingt-cinq jours de congés annuels et vingt jours de réduction du temps de travail"
 

 

J.O n° 216 du 18 septembre 2007

Arrêté du 28 août 2007 fixant les dispositions spécifiques pour l'aménagement du temps de travail des personnels de direction d'établissement d'enseignement ou de formation relevant du ministre de l'éducation nationale

Article 1

En application de l'article 10 du décret du 25 août 2000 susvisé, les personnels régis par le décret du 11 décembre 2001 susvisé qui exercent leurs fonctions dans des établissements d'enseignement ou de formation relevant du ministre de l'éducation nationale sont responsables de l'organisation de leur travail dans le cadre des dispositions fixées par le présent arrêté. A ce titre, le chef d'établissement organise le service pour lui-même et son adjoint, en recherchant la complémentarité des temps de service.
Leur temps de travail est décompté en jours.

Article 2

Dans le respect des garanties minimales définies à l'article 3-I du décret du 25 août 2000 susvisé, le service de ces personnels ne peut excéder dix demi-journées par semaine. 
L'amplitude maximale de la journée de travail est fixée à onze heures.

Article 3

Les personnels mentionnés à l'article 1er bénéficient de quarante-cinq jours de repos, dont vingt-cinq jours de congés annuels et vingt jours de réduction du temps de travail. 
En application du décret du 26 octobre 1984 susvisé, deux jours de fractionnement peuvent s'ajouter aux jours de repos mentionnés à l'alinéa précédent.

Article 4

Le directeur général des ressources humaines de l'éducation nationale, le directeur du budget et le directeur général de l'administration et de la fonction publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 28 août 2007.

 

 

 

Cet arrêté qui fixe le temps de travail des personnels de direction est le résultat des négociations de l'an  dernier. Négociations conduites, faut-il le rappeler, par le principal syndicat des personnels de direction.

Ce résultat devrait faire réfléchir les responsables des principaux syndicats du primaire. Eux qui disent s’opposer à un statut de directeur pour conserver le caractère « bon enfant» et convivial de nos écoles savent pourtant que de nombreux établissements secondaires, notamment des collèges, ont des effectifs bien moindres que beaucoup d’écoles. Ces « petits » collèges ont cependant à leur tête un personnel nombreux pour les faire fonctionner contrairement aux écoles qui, quelle que soit leur taille, n’ont qu’un « enseignant chargé de direction ».

Ces mêmes syndicats n’ignorent pas non plus que les « responsables d’école » sont taillables et corvéables à merci et qu’on ne leur demande qu’une chose : que l’école « tourne » correctement, que le travail demandé soit effectué à temps. Ils savent aussi que personne (au sein de l’administration, des syndicats ou des collègues adjoints) ne se préoccupe de leur durée de travail quotidienne ou annuelle.

Preuve s'il en était besoin de la nécessité d'un statut...

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 11:16

Communiqué du SGEN-CFDT :

 « E.P.S.

 L'heure supplémentaire décrétée par le ministre est bien à faire dans le cadre des 3 heures actuelles.

Lors de son discours de rentrée, Xavier Darcos a juste dit que le temps effectif consacré à la pratique sportive à l'école primaire est inférieur d'une heure, en moyenne, à celui qui est prévu par les textes. Les médias ont traduit par une heure de plus et tout le monde y a cru, même l’administration ! Il faut s’en tenir aux sources, le programme et le discours. »

 

Qu'a effectivement dit le ministre Xavier Darcos à ce sujet ? Voici l’extrait de son discours relatif à cette fameuse heure de sport :

Les études dont nous disposons montrent que le temps effectif consacré à la pratique sportive à l'école primaire est inférieur d'une heure, en moyenne, à celui qui est prévu par les textes. Je veux rendre aux élèves cette heure qui leur est due et je demande aux inspecteurs de l'éducation nationale de veiller à ce que ce soit le cas ".

 

En fait, le texte est clair. Il n’y a pas d’augmentation du volume horaire de sport. Les IEN sont simplement chargés de veiller à ce que les 3 heures prévues dans les programmes soient effectivement faites. Ce qui représenterait 1 heure de plus en moyenne par rapport à ce qui est fait actuellement.

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 09:05

"Les responsabilités des personnels de direction croissent dans le même temps que se précise leur rôle dans « la conduite d’une politique pédagogique et éducative d’établissement au service de la réussite des élèves » ; l’évolution de leurs fonctions suppose le développement de leurs compétences, mais aussi du champ de leurs références et de leurs ressources méthodologiques.

 

C'est pour ces raisons que l'administration a décidé de les soutenir dans l’exercice de leurs tâches :

 

– en clarifiant leurs missions et le cadre de leurs responsabilités,

 

– en créant les conditions d'un pilotage et d'un fonctionnement efficaces au sein de l'établissement,

 

– en reconnaissant leur rôle et en les accompagnant,

 

– en les aidant à rendre opératoire le mode d'évaluation de leur action,

 

– en professionnalisant et valorisant davantage leur formation."

 

Se pencherait-on enfin sur le sort des pauvres directeurs d'école ? L'administration se serait-elle enfin décidée à reconnaître notre spécificité et notre rôle ? On pourrait le croire en lisant les quelques lignes ci-dessus.

Hélas, les directeurs d'école ne sont pas encore assimilés à des "personnels de direction". Les quelques phrases citées plus haut sont tirées d'un document de réflexion proposé par Michelle Mauduit-CorbonIPR, afin de permettre d'élaborer la lettre de mission du chef d'établissement...

 

L'école primaire au coeur des débats : un sondage du SNUipp

Hasard du calendrier, c’est au moment de la sortie du rapport du HCE « mettant sévèrement en cause l’école primaire », que le SNUipp avec le CSA a souhaité connaître l’opinion des français sur leur école.

 

Quel regard portent les français sur l’école primaire ? En cette rentrée, le SNUIpp a commandé une enquête à l’institut de sondage CSA « opinion des français sur l’école maternelle et élémentaire ».

Premier enseignement, ceux-ci en ont une perception positive : Ils sont 84% pour la maternelle et 71% pour l’élémentaire à estimer que « l’école fonctionne bien ». La complexité du métier et des missions enseignantes est même relevée. Les Français attendent de l’école primaire non seulement qu’elle « transmette des connaissances » (54%), mais qu’elle contribue à « l’épanouissement des enfants » (48%), « transmette le goût de l’effort » (42%). Ils ne sont que 30% à estimer que la formation des futurs citoyens » est une priorité.

Si le capital confiance est net, le statut-quo n’est pas pour autant souhaité. 55% « estiment que la réussite de tous les élèves ne peut être atteint que dans une école transformée ». A ce titre, la responsabilité des évolutions semble être renvoyée à l’institution. Pour l’ensemble des français, l’investissement éducatif apparaît comme un enjeu fort. Ils tracent d’ailleurs quelques pistes qui se situent du côté des conditions d’enseignement : « la baisse des effectifs (60%) », « le suivi individualisé » (53%), « le travail en petit groupe » (43%). Arrive ensuite comme nécessité de changement pour 35% « la mise en place des dispositifs d’accompagnement » qui pointe l’importance du temps périscolaire. (SNUipp)

 

 

SELON VOUS, L’ÉCOLE MATERNELLE / ELEMENTAIRE FONCTIONNE... ?

 

 

%

 

Bien

 

Très bien

 

Plutôt bien

 

Mal

 

Plutôt mal

 

Très mal

 

NSPP

 

Ecole maternelle...

 

100

 

84

 

15

 

69

 

10

 

9

 

1

 

6

 

Ecole élémentaire...

 

100

 

71

 

9

 

62

 

23

 

21

 

2

 

6

 

 

EN CE QUI CONCERNE L’ EVOLUTION DE L’ ECOLE MATERNELLE ET ELEMENTAIRE, SUR QUOI FAUT-IL METTRE L’ ACCENT EN PRIORITE DANS LES ANNEES QUI VIENNENT ?

(réponses données à l’aide d’une liste)

 

Ensemble des Français %

 

Baisser le nombre d’élèves par classe

 

60

 

Assurer un suivi individualisé des élèves en difficulté

 

53

 

Développer le travail en petits groupes d’élèves

 

43

 

Mettre en place des dispositifs d’accompagnement des élèves (après l’école ou en dehors du temps scolaire)

 

35

 

Doter les écoles de plus de maîtres que de classes

 

27

 

Favoriser le travail en équipe des enseignants

 

22

 

Innover sur le plan pédagogique

 

21

 

Baisser le temps d’enseignement de maîtres

 

4

 

- Ne se prononcent pas....

 

1

 

 

 

AVEZ-VOUS LE SENTIMENT QUE LE METIER D’ ENSEIGNANT EST PLUTÔT VALORISE AUX YEUX DE LA SOCIETE ACTUELLE OU PLUTÔT DEVALORISE ? ...

 

 

 

Ensemble des Français %

 

... plutôt valorisé

 

44

 

... plutôt dévalorisé

 

45

 

- Ne se prononcent pas ...

 

11

 

Total

 

100

 

 

 

Remarques

On se souvient des critiques faites par les principaux syndicats lors de la consultation IFOP - GDID. L'un des reproches touchait aux "questions fermées qui induisent des réponses attendues"...

On s'aperçoit que le SNUipp pose à l'ensemble des Français certaines questions qui, manifestement, les dépassent ou ne les concernent pas au premier chef. Elles n'ont d'autre but que de mettre en avant certaines de leurs revendications pour mieux les justifier (le travail en équipe ou le maître en surnombre...).

 

Si le SNUipp considère que le fonctionnement de l'école intéresse tous les Français (ce en quoi il n'a pas tort), pourquoi n'a-t-il pas posé une question supplémentaire : celle du statut des directeurs et de leurs conditions de travail ? Un simple oubli, probablement, que le SNUipp aura à coeur de réparer dans un prochain sondage...

 

Conclusion de Jean-Daniel Levy, directeur adjoint du CSA :

  • Les Français ont des attentes fortes envers l’école telle qu’ils la perçoivent. De fait, ces attentes peuvent être un peu éloignées soit des débats qui agitent l’ensemble du corps enseignant, soit des revendications propres à ce que vivent les professeurs des écoles. Les français sont ainsi plus mitigés que les enseignants interrogés en 2004 sur l’idée de transformation de l’école même s’ils souhaitent des évolutions. Celles-ci se situent plus du côté des conditions perçues par les élèves (baisse des effectifs, travail en petit groupe, ...) que des conditions émises par les enseignants (plus de maîtres, plus de travail en équipe...) et qui touchent directement à la qualité d’exercice du métier. Un des enjeux pour le monde enseignant est de faire en sorte que ces besoins en terme de fonctionnement, de conditions de travail touchent l’opinion publique de manière suffisamment forte pour qu’ils soient pris en compte.

Consulter l'enquête du CSA

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 14:15

Dans le "Fenêtres sur cours" n° 301 du 10 septembre 2007, le SNUipp consacre une double page au problème de la direction d'école. Une fois n'est pas coutume...

Les deux pages sont essentiellement dédiées à relater l'expérience d'une directrice de l'Hérault, totalement déchargée. Le SNUipp y décrit un "exemple concret d'une fonction surchargée"... Le SNUipp nous avait habitués à employer des vocables synonymes pour parler des directeurs (collègue chargé de direction, l'école, la direction, le responsable d'école...). Voilà une nouvelle notion qui assimile le directeur et sa fonction, cette dernière étant "surchargée"... La voilà, la cause des problèmes des directeurs d'école : ils exercent une "fonction surchargée"...

 

Dans cet article, beaucoup de directeurs pourront se reconnaître dans la description qui est faite des multiples activités de la journée d'un directeur. Néanmoins, le SNUipp n'a pas choisi un exemple "au hasard"... Pour illustrer son article, Daniel Labaquère a mis en scène une directrice en phase avec LE syndicat dont elle partage les idées. Ainsi, peut-on lire :

"Françoise est contre le statut de directeur. Elle refuse d'être une supérieure hiérarchique et si cela devait advenir, elle retournerait en classe. Elle souhaite surtout que les écoles «gardent leur liberté»  et elle craint que les EPEP, «ça soit la catastrophe si c'est la mairie qui dirige». Alors quelle  mobilisation proposer ? Elle n'est pas très optimiste. Elle participera à la réunion du 29 septembre organisée par le syndicat. L’occasion de faire le point avec les enseignants du département".

 

 

L'article a au moins le mérite de la clarté. Les positions du SNUipp sont réaffirmées et pour le cas où l'on aurait mal compris, un petit encart figure en bas de page pour les rappeler officiellement. Nous le reproduisons dans son intégralité.

 

Direction : une question à régler

 

La fonction de directrice ou de directeur n'est toujours pas attrayante. A cette rentrée, 7% des directions, soit plus de 3 100 directions sur 50 290 n'ont pas été pourvues à titre définitif ! La moitié de celles-ci sont des écoles de 2-3 classes, l'absence de décharge apparaissant comme un réel handicap. L'ensemble des directeurs pointe un manque de temps et d'aide pour accomplir des missions qui se sont sans cesse alourdies.

 

De nombreuses études ont montré le rôle moteur joué par le directeur d'école à la fois sur le plan de l'organisation et de la mise en dynamique de l'équipe enseignante. Une preuve que cette question sensible mérite d'être appréhendée dans une dimension globale liée au fonctionnement.

 

Pour autant, la création d'EPEP, établissement autonome de grande taille, la solution d'un statut hiérarchique ou même « d'emploi fonctionnel » du directeur ne sont pas susceptibles de satisfaire les besoins des personnels des écoles. Ces pistes ne sont étayées par aucune étude comme des solutions efficaces permettant de transformer les conditions d'exercice et d'améliorer les conditions de scolarisation, d'apprentissage et de réussite des élèves.

 

Tout au long de ce mois de septembre, le SNUipp proposera aux enseignants, adjoints et directeurs, de se réunir pour débattre et confronter leurs points de vue. En ligne de mire, des états généraux du fonctionnement de l'école, en octobre prochain.

 

 

Cet article est intéressant car il nous apprend que des "études" confirment le rôle moteur joué par le directeur d'école. Réjouissons-nous, chers collègues. Ce n'est pas tous les jours que le SNUipp le dit ouvertement. 

Mais (car il y a un "mais"), hélas pour nous, chers collègues, ces études s'arrêtent là... Pas de chance : aucune étude ne montre qu'un statut serait une solution efficace pour le directeur, l'école et les élèves... nous dit le SNUipp. Patatras ! Notre bel optimisme s'écroule ! A la vérité, on se doutait bien que ce syndicat arriverait à cette conclusion...

 

Cependant, cet article est tout de même intéressant sur un autre plan et Françoise, citée en exemple, nous livre peut-être une piste de réflexion... Rappelez-vous : elle déclare qu'elle quitterait la direction si un statut devait advenir...

Depuis la consultation IFOP réalisée à la demande du GDID, nous savons que 93 % des directeurs sont favorables à un statut. Jusqu'à présent, ce sont les 7 % hostiles à ce statut qui imposent leur position à la quasi totalité des collègues. Pourquoi ne pas inverser la tendance et demander à cette minuscule minorité de s'incliner... Rassurons ces 7 % de collègues favorables au statu quo en leur disant que rien ne les empêcherait de suivre l'exemple de Françoise : reprendre un poste d'adjoint. En ce sens, Françoise se révèle être une vraie démocrate totalement respectueuse de la majorité. Nous ne pouvons que saluer sa loyauté.

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 15:46

Livret de compétences : L'Inspection générale appuie sur le frein

"On ne peut réussir une mutation aussi importante que celle que représente la mise en place d’une évaluation par les compétences sans s’en donner le temps... C’est en s’engageant progressivement, en ciblant les expérimentations, en passant sans doute par des formes intermédiaires sans viser immédiatement une sorte de pureté conceptuelle, que l’évolution aura le plus de chance de se concrétiser. Si l’objectif de changer les démarches, les outils, de clarifier les fonctions de l’évaluation doit être affirmé avec détermination, la mise en œuvre doit pouvoir être inscrite dans le temps, non pas pour la reporter ou la voir se dissoudre dans l’inertie du système, mais pour lui donner les chances d’une réalisation effective". Le rapport sur les livrets de compétences, remis par les inspecteurs généraux Alain Houchot et Florence Robine, appelle à une mise en place progressive et prudente. 

Pourtant le rapport ne mâche pas ses mots quand il s'agit de dénoncer les errements des modes d'évaluation actuels. "La grande majorité des enseignants désignent en premier lieu les appréciations écrites puis la note chiffrée comme reflétant le mieux le niveau d’acquisition des élèves. « Tous s’accordent à dire, que la note, surtout lorsqu’elle est établie à partir d’un barème, est juste... En fait cette opinion, exprimée par les enseignants, est en contradiction avec tous les travaux conduits sur cette question » rappellent les inspecteurs. Ils ont beau jeu de montrer que les pratiques d'évaluation restent personnelles et de portée limitée. Résultat, " le silence de l’école est finalement assourdissant, sur ce qui est pourtant l’une de ses missions : informer l’institution, les élèves, les familles, sur les acquis des élèves". 

L'inspection montre aussi que l'évaluation par compétences semble inéluctable. Elle correspond à l'évolution socio-économique, aux recommandations de l'Ocde et  de l'Union européenne, mais aussi aux développements des sciences de l'éducation (par exemple lutter contre la fragmentation des connaissances). Enfin nombre de pays se sont engagés sur cette voie. En France même, elle est déjà effective dans certaines disciplines (Eps, Sti, B2i, Svt). Ajoutons qu'elle est indispensable au socle commun de compétences. 

Mais voilà : l'Inspection est impressionnée par les difficultés rencontrées en Belgique, en Suisse et au Québec lors de la mise en place de ces nouvelles formes d'évaluation particulièrement chez les parents. "Les exemples suisses montrent que, comme dans le cas québécois, la suppression du mode traditionnel d’évaluation a suscité des réactions fortes, aussi bien chez les parents, les enseignants que chez les simples citoyens ; réactions qui traduisent tout à la fois le sentiment de ne plus comprendre les objectifs de l’école, de ne plus maîtriser les attentes de l’institution envers les enfants, et la crainte de voir vaciller un ensemble qui sert de repère solide à toute une société". 

Finalement évaluer par compétences "apparaît comme le point d’appui de toute rénovation des systèmes de formation", "nécessite une révision globale des programmes, une élucidation des compétences à évaluer, une clarification des évaluations à mettre en œuvre, une formation approfondie des enseignants pour leur permettre de changer leurs pratiques d’enseignement et d’évaluation, une information précise des familles. Chaque étape de ce processus est déterminante et peut engendrer des difficultés, lesquelles peuvent elles-mêmes se transformer en obstacles définitifs, empêchant de mener la réforme à terme" écrit l'Inspection. 

L'Inspection adresse donc 9 recommandations. Elle demande de veiller à la cohérence de la mise en place du livret de compétences avec les autres dispositifs et évaluations, de donner des outils aux enseignants et de "rechercher l'adhésion de tous les acteurs", parents compris. 

La loi Fillon remise en question ? Ces conditions nécessitent du temps. Or, il faut rappeler que le livret de compétences a été institué par un décret de Robien publié le 15 mai 2007 au Journal Officiel. Il devait entrer en application dès cette rentrée à l'école primaire et au collège, au moins à titre expérimental. Le rapport de l'Inspection laisse donc planer un doute sur l'application effective du décret à court terme et semble justifier un aggiornamento de cette mesure. 

Ainsi, après la Suisse  et, très récemment, le Québec (où le nouveau livret résulte d'un compromis avec les traditionalistes), la France serait le troisième pays francophone à buter sur cette réforme.  S'il est effectivement préférable d'accompagner une évolution de cette ampleur, le rapport est publié après des déclarations sur le collège unique, après des choix budgétaires drastiques, alors que des interrogations se sont déjà fait jour sur l'application de la loi Fillon. Avec le report des livrets de compétences, est-on en train d'enterrer l'idée du socle commun de connaissances et de compétences ? (Café pédagogique)

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