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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 10:19

Comme nous l’annoncions dès le 24 juin dernier, le SNUipp organise des « Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école ».

Des Etats généraux très courts : de 9 heures à 16 heures, pause déjeuner comprise. Des Etats généraux annoncés ouverts à tous avec, cependant, deux restrictions importantes : le nombre de places est limité par la faible capacité d’accueil de la salle (moins de 380 places) et par l’obtention de l’aval du SNUipp. A part quelques « invités alibis », l’essentiel des participants sera composé de « délégués du premier cercle des intimes… ».

 

Ordre du jour

• 9 h 30 : accueil
• 10 h 00 : introduction - états des lieux
• 10 h 30 : Quelles missions pour la direction ? Quel fonctionnement de l’école (l’animation de l’équipe, lien avec les partenaires, les parents, l’institution, rôle de l’équipe enseignante) Intervenants :  
• Directeurs et directrices d’écoles vivant des réalités différentes.
• Françoise Sanchis-Guichard, Directrice et auteur d’un mémoire de master intitulé : « Les directeurs des Ecoles Primaires : Point de vue de l’activité ».
• 12 h 30 : pause déjeuner
• 14 h 00 : Quelles organisations de l’école dans les territoires ? Une école, un quartier, une commune : quelle organisation ? Les nouveaux enjeux de l’organisation de l’école avec les collectivités territoriales : (égalité de moyens sur tout le territoire, rôle des collectivités locales, EPEP, mutualisation des moyens, réseaux d’écoles, RPI, EPCI...)
Intervenants :
• un ou une directrice chargée de la coordination en RPI.
• Claudine Paillard Présidente de l’ANDEV (Association Nationale des Directeurs de l’Education des Villes).
• un représentant de l’association des maires ruraux.
• 16 h 00 : Clôture - Appel

 

Parmi les intervenants, nous n’évoquerons pas Françoise Sanchis-Guichard dont la réputation d’expert de la direction d’école reste, pour l’instant, cantonnée aux salons du SNUipp.

En revanche, nous reviendrons plus longuement sur les propos tenus, en janvier 2007, par Claudine Paillard Présidente de l’ANDEV (Association Nationale des Directeurs de l’Education des Villes).

Elle évoquait alors l’expérimentation des EPEP et formulait des avis sur le statut de l’école et celui des directeurs. Nous reproduisons, ci-après, des extraits de son intervention.

 

"Le projet de décret en cours d'élaboration sur la mise en œuvre d'EPEP à titre expérimental, relance la discussion sur la question du statut d'école en lien avec l'épineux sujet du statut des directeurs. L'ANDEV dés la parution de la Loi du 13 Août 2004 qui créait dans son article 86 la possibilité de cette expérimentation a exprimé des réserves sur la substitution à l'école communale actuelle d'un établissement d'enseignement autonome. Elle soulignait que cette expérimentation qui vise d'abord à permettre la structuration des Réseaux Ruraux d'Education risquait de déboucher sur une modification en profondeur voire une rupture du lien étroit existant entre les communes et les écoles.

L'expérimentation envisagée propose la mise en place d'un nouvel outil juridique alors même qu'il n'existe pas aujourd'hui de diagnostic partagé sur les difficultés que rencontre l'école dans ses fonctionnements. Surtout, les analyses portent peu sur la part prise dans ces difficultés de l'actuel statut de l'école.

L'ANDEV, ne se satisfait pas des conditions actuelles de fonctionnement de l'école, et estime que des évolutions sont souhaitables. Elle considère que l'expérimentation d'EPEP si elle est bien conduite et évaluée, permettra d'alimenter la réflexion partagée sur le fonctionnement de l'école. Cependant, elle ne doit pas viser à abandonner toute autre hypothèse de travail comme par exemple l'évolution du statut des directeurs d'écoles ou la réforme du fonctionnement des circonscriptions.

Les difficultés d'administration de l'école : quel constat ?

Il n'existe pas de diagnostic partagé sur les difficultés produites par les conditions actuelles d’administration de l'école. Ainsi, au niveau local, cette absence de diagnostic commun émerge au sein même de l'institution où les positions divergent entre les différents niveaux de responsabilité (directeurs, IEN, Inspecteur d'Académie) ainsi bien souvent qu'entre partenaires : autorités académiques, communes, parents d'élèves.

Le fossé se creuse entre les attentes des parents et les réponses de l'institution alors pourtant que, parallèlement, les directeurs d'écoles sont de plus en plus sollicités pour régler des questions individuelles liées aux difficultés des enfants.

Les projets d'écoles et leur mise en oeuvre restent très souvent encore limités aux temps strictement scolaires. Ils dépendent des volontés individuelles, ce qui ne facilite pas le développement des actions dans la durée. Le travail en équipe au sein de l'école, ainsi qu'entre l'école et la circonscription de l'éducation nationale est insuffisante. Le modèle dominant reste celui de la responsabilité individuelle du maître dans sa classe tout du moins en élémentaire. De ce fait, le départ ou l'absence d'un enseignant remet souvent en cause le développement d'un projet. Ces difficultés sont confortées par l’absence d'une fonction de pilotage reconnue des directeurs qui ne sont, ni par leur statut ni par leurs conditions actuelles d'exercice (turn-over important, lieu d'habitat à l'extérieur de la commune….), dans la capacité d'impulser et de mettre l'école au service du projet.

Dans ces conditions, l'ANDEV considère que la réflexion sur le management de l'école est légitime et souhaitable.

l'ANDEV souhaite que l'expérimentation d'EPEP n'occulte pas la possibilité de continuer à réfléchir à d'autres moyens d'améliorer l'administration de l'école :

-l'amélioration du statut du directeur,

-l'évolution des circonscriptions de l'éducation nationale vers des espaces de ressources et de mutualisation des pratiques pour les directeurs,

-le développement de la contractualisation avec les communes portant sur des engagements pluri annuels concernant les moyens en personnel, les dotations de fonctionnement, les travaux, le projet péri et extra scolaire…

-la valorisation des instances (conseil d'école, conseil de maîtres) en leur déléguant plus de pouvoirs".

 

Dans quelques jours, nous connaîtrons la couleur du lapin sorti du chapeau du SNUipp...

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 11:06

                                                                

Titre volontairement provocateur, certes, mais qui traduit une triste réalité : à part les directeurs eux-mêmes, et surtout par le biais d’Internet (sur le site du GDID et ce blog), qui s’intéresse à leurs difficultés, à leurs problèmes, à leurs revendications ? Personne !

Evidemment, nous dira-t-on, plusieurs rapports ont alerté les responsables de l’Education nationale (MGEN, HCE…). Mais, l’Administration centrale avait-elle besoin des conclusions de ces rapports pour connaître le profond malaise de la profession ? Non, assurément. De longues années de grève administrative avaient attiré l’attention des ministres et sensibilisé les hommes politiques de tous bords.

 

Les années passent et prédomine l’impression pesante que rien n’avance. Les directeurs semblent moins mobilisés que lors de la signature du protocole. Le soufflet est quelque peu retombé après la période euphorique de la consultation Ifop – GDID. Les retenues sur salaire ont calmé l’ardeur des plus combatifs. Les syndicats ont montré leurs limites dans l’efficacité à les soutenir. Ils ont perdu leur confiance. Bref, les directeurs d’école se sentent plus seuls que jamais.
   

 

Pourtant, la conjoncture actuelle devrait être ressentie comme favorable. D’une part, la « Commission sur l’évolution du métier d’enseignant » a démarré ses travaux. D’autre part, le SNUipp prépare ses « Etats généraux sur la direction et le fonctionnement de l’école ».

 

Néanmoins, ces deux événements, dont chacun mesure l’importance et attend beaucoup, ne sont pas de nature à rendre les directeurs optimistes.
 

 

Les auditions de la commission se succèdent depuis le 1er octobre. Après une première semaine consacrée à entendre les principaux syndicats et les fédérations de parents d’élèves, la commission vient de recevoir des « poids lourds » de l’Education nationale : anciens ministres, pédagogues, cadres du sérail…
 

 

Maigre bilan pour les directeurs. En 1 h 30 d’audition, Claude Allègre n’a pas prononcé une seule fois le mot « directeur ». Il a pourtant parlé d’un sujet qu’il connaît bien. S’il a évoqué les différentes réformes qui lui semblent indispensables, de la maternelle à l’université, il n’a pas fait allusion aux difficultés des directeurs d’école.

 

En 1 h 31, Philippe Meirieu n’a pas fait mieux. Pourtant, lui, s’est préoccupé du sort de certains acteurs du monde enseignant : les professeurs principaux du second degré. Il s’est largement arrêté sur la « fonction essentielle » du professeur principal.

 

« Dans le secondaire, le professeur principal est aujourd’hui reconnu, indemnisé… mais sans formation, sans statut, sans moyens… ». « Les professeurs principaux devraient être reconnus comme de vrais cadres, identifiés comme tels… intermédiaires entre les élèves, leurs parents et le chef d’établissement… ».

 

Il suffirait de changer quelques mots pour que le propos s’applique aux directeurs d’école… Mais les directeurs d’école ne semblent pas retenir l’attention de la « tête pensante pédagogiste » du SNUipp…
 

 

Coïncidence troublante, le SNUipp, justement, choisit cette période pour organiser le 23 octobre prochain, des « Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école ». Hasard de calendrier ? Probablement pas.  Ce syndicat juge certainement opportun de faire parler de lui, actuellement, sur ce sujet. Le moment lui semble propice pour tuer dans l'oeuf toute éventualité de transformation de la fonction de directeur.

 

En effet, les dirigeants de ce syndicat connaissent l’ampleur du malaise : les directeurs sont mécontents, le manifestent de plus en plus ouvertement, ne se syndiquent plus et boudent les réunions syndicales...

 

Ces mêmes dirigeants ont pris connaissance du rapport du HCE qui a mis en évidence les difficultés des directeurs et demande que la réflexion ne soit pas éludée... Ils peuvent craindre que la commission sur l'évolution du métier d'enseignant récemment installée ne profite de ce rapport pour examiner plus à fond le problème de la direction d'école... Bref, « ça sent le roussi » dans les instances des syndicats hostiles à une vraie reconnaissance de notre métier par un statut.

 

Alors, comment mieux noyer le poisson qu'en organisant, soi-même, des "Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l'école" qui "montreront" que les directeurs ne veulent pas de statut mais qu'ils réclament « simplement » du temps (des décharges), des moyens (matériels) et un peu d'argent…

 

Par la même occasion, le SNuipp aura fait la démonstration qu'il ne se désintéresse pas des directeurs et insistera sur le fait qu'il est le seul à les défendre… Il entend ainsi marquer des points sur la concurrence à un an d'échéances électorales puisqu'en 2008 se profilent les élections professionnelles si importantes pour la représentation syndicale...

 

 

Faut-il se réjouir que le SNUipp soit le seul à s’intéresser aux directeurs d'école… ?

 

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 10:07

                                                                 

Vendredi 5 octobre, lors de l’inauguration d’un collège à Issy-les-Moulineaux, Nicolas Sarkozy a prononcé un important discours sur les réformes en cours et à venir dans l’Education nationale.

A plusieurs reprises, il a accordé un satisfecit à Xavier Darcos qui « fait un excellent travail », qui « a vraiment pris toute la dimension de sa responsabilité »…

Dans son allocution, le Président de la République a passé en revue de nombreux chantiers : « la scolarisation en milieu ordinaire de 10 000 enfants handicapés supplémentaires », « l’assouplissement de la carte scolaire » (« ce n’est pas pour choisir le meilleur établissement, comme je l’entends dire. Ça n’existe pas le meilleur établissement. Le meilleur établissement, c’est l’établissement où votre enfant est heureux… »), « l’instauration d’un accompagnement éducatif dans tous les collèges de l’éducation prioritaire »…

« J’ai demandé à Xavier Darcos de travailler à la réforme de l’école primaire parce que c’est à l’école primaire que se scelle une partie du destin de nos enfants. Moi, je ne peux pas accepter que 15 % des élèves entrent en 6e sans maîtriser les bases de la lecture et du calcul, parce que si on ne maîtrise pas les bases de la lecture et du calcul en sixième, on a aucune chance de rattraper son retard et nous devons nous imposer une exigence de résultats et avoir comme ambition au minimum de réduire par deux, de diviser par deux l’échec scolaire. Il va travailler également sur la restructuration du système des filières au lycée. Elles sont remises à plat et repensées.

Enfin, la refonte de l’offre éducative ne fera pas l’économie d’une réflexion sur les rythmes scolaires. La suppression du samedi matin à l’école primaire me semble une excellente mesure, qui permettra aux écoliers de souffler pendant deux journées pleines et de passer du temps avec leur famille. Et puis, comme je l’ai écrit dans ma lettre aux éducateurs, je vais m’engager personnellement sur la revalorisation du métier d’enseignant, parce qu’un pays qui ne mets pas ses éducateurs au centre de ses ambitions, qui ne leur accorde pas la reconnaissance due à leur rôle éminent, est un pays, je le dis sans ambages, qui sacrifie son avenir et qui subira.

En France, nous n’avons pas réfléchi à la nature des missions du professeur depuis près de 60 ans. Moi, je me suis amusé à regarder les programmes des campagnes électorales sous la IIIe République. C’est très intéressant. On débattait alors du programme scolaire. Qu’est-ce que veut dire le mot « éduquer » ? Qu’est-ce qu’on doit mettre dans le contenu des programmes ? Alors chacun avait son idée, mais c’était débattu. Maintenant on ne débat plus du programme, on ne débat plus du contenu, on débat du statut ! C’est important le statut ! Mais ce n’est pas tout, parce que le métier d’enseignant, c’est d’abord un métier qui repose sur la qualité professionnelle, le dévouement et l’engagement de femmes et d’hommes qui ont une expérience, qui ont une connaissance, qui ont une compétence, et c’est notre devoir de débattre de leur place dans la société, du rôle qui est le leur.  

Je veux que l’on travaille à une vraie redéfinition du métier d’enseignant, le premier Ministre vient à cette fin d’installer une commission de spécialistes, dirigée par le conseiller d’Etat Marcel Pochard, dont Michel Rocard est membre. A l’issue des travaux préparatoires de la commission, Xavier Darcos rédigera, un livre blanc qui définira les nouveaux contours du métier d’enseignant. Je veux que le professeur soit restauré dans sa dignité ; soit responsabilisé, que vos établissements aient une plus grande autonomie et que les enseignants ne soient pas jugés sur leur capacité à appliquer la dernière circulaire ministérielle mais sur les résultats qu’ils obtiennent. Avec les enfants qui leur sont confiés, parce que l’expérience cela compte et je ne suis pas persuadé qu’un enseignant qui a vingt ans d’expérience, cela soit une bonne chose que de lui interdire d’utiliser son expérience pour apprendre à lire, pour apprendre à écrire ou pour enseigner la matière qu’il a à enseigner. C’est cela, l’autonomie ». Faire confiance, c’est un peu de liberté aux uns et aux autres. Voilà ce que nous allons mettre en oeuvre".

                                                                           

 

 

Comme on le voit, le Président a distribué des bons points à son ministre de l’Education et a fait preuve de beaucoup d’autosatisfaction.

« C’est important, le statut ! Mais ce n’est pas tout. » Déclaration rassurante et inquiétante à la fois pour les 50 000 directeurs d’école qui sont en attente, eux, d’un statut. Certes, le statut, ce n’est peut-être « pas tout », mais pour les directeurs d’école, c’est la condition sine qua none d’une véritable reconnaissance de leur métier.

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 23:09

Difficile de se faire une idée précise de la ligne de conduite ministérielle… Difficile d’y voir clair après l’annonce surprise de la suppression des cours le samedi.

Chacun avait cru entendre qu’il y aurait uniformité sur l’ensemble du territoire concernant l’organisation de la semaine : les 24 heures de cours seraient réparties sur les 4 jours (lundi, mardi, jeudi, vendredi).

Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a reconnu que certains élèves allaient "sans doute se trouver le matin, le samedi ou le mercredi, en situation de besoin d'accompagnement". Cependant, il s'est dit convaincu mercredi à l'Assemblée nationale que les collectivités locales n'hésiteraient pas à "prendre en charge" l'accueil des enfants les mercredi et samedi matin désormais déchargés de cours, après "discussions".

"Je doute que Mesdames et Messieurs les maires ou les élus considèrent qu'il n'est pas de leur charge de s'occuper des enfants qui ont besoin d'être accompagnés pendant les week-ends", a-t-il lancé lors des questions au gouvernement.

De nombreux élus ont dénoncé ce nouveau transfert de charges sur les communes qui doivent prendre en charge les coûts de fonctionnement hors temps scolaire.

Ce jeudi, le ministre de l'Education nationale a annoncé au Sénat que "si des communes souhaitaient organiser" l'enseignement scolaire hebdomadaire en primaire "sur quatre jours et demi", en conservant "le mercredi matin", il n'y voyait "pas d'inconvénient".

Aujourd’hui, 12,7% des élèves ont classe le mercredi matin.

"Je rappelle que je n'ai pas dit (...) qu'il fallait à tout prix réduire la semaine (à) quatre jours", a ajouté le ministre. "Il n'y a pas de pression du gouvernement pour que la semaine de quatre jours soit obligatoire partout", a-t-il encore dit. Il faut que selon les "usages, les habitudes des communes, des écoles, de la communauté, des familles", on "puisse organiser de manière souple le dispositif", a-t-il précisé, répondant à une question du sénateur UMP Pierre Martin (Picardie).

Pour autant, selon le ministère, M. Darcos reste favorable a une répartition du temps sur quatre jours: lundi, mardi, jeudi et vendredi.

Ce qui semblait clair ne l’est plus…

Et ce n’est pas tout... On sait que les élèves en difficulté bénéficieront de 2 heures de soutien réparties sur ces 4 jours en 2 fois 1 heure ou 4 fois 30 minutes. C’est entendu. Mais à quel moment ? Soit le midi, soit le soir.

Le soir, des sorties différentes perturberaient les transports scolaires dans de nombreuses régions. La mise en place de navettes créerait un surcoût important.

Sur cette question des transports scolaires, le ministre s'est dit favorable à "une uniformisation des horaires scolaires de sorte que tout le monde sorte au même moment et qu'il n'y ait qu'une seule tournée".
Mais alors, le soutien devra se faire le midi. Là aussi, les problèmes existent. Des études ont montré que les familles les plus défavorisées hésitent à laisser leurs enfants à la cantine pour des raisons budgétaires. Or, c’est le plus souvent dans ces familles que se trouvent les élèves en échec scolaire. Il n’est pas rare non plus de trouver des établissements dont le nombre de rationnaires est tel qu’il faille organiser plusieurs services avec un « timing » très serré.

Résumons : suppression des cours le samedi, semaine de 24 heures réparties sur 4 jours mais avec possibilité de travailler 4 jours et demi en utilisant le mercredi matin, uniformisation des sorties le soir…

Bref, du travail en perspective pour les directeurs qui devront harmoniser les différents horaires des uns et des autres…

 

 

Autre conséquence : les programmes doivent être révisés à la baisse si l’on allège l’année scolaire de plus de 130 heures de cours.

Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos présentera fin octobre, après "concertation" avec les syndicats, des "objectifs de simplification" des programmes en primaire, resserrés autour de l'enseignement des disciplines fondamentales suite "à la nouvelle donne, à savoir la suppression du samedi matin et donc de deux heures de cours" par semaine.

"La concertation a commencé sur ce sujet. Dès la fin de ce mois-ci, nous pourrons proposer une première maquette qui sera une base de discussion", a déclaré le ministre. Il ne s'agira pas de présenter les programmes simplifiés eux-mêmes, a-t-on ajouté au ministère.

Le ministre souhaite des programmes simplifiés qui puissent être utilisés facilement par les enseignants, compris par les parents et qui devront permettre à tous les élèves d'entrer au collège en sachant lire, écrire, compter.

"Alléger la charge scolaire, c'est bien, mais il faut que nous nous mettions d'accord sur les objectifs pédagogiques que nous assignons à l'école primaire", a déclaré M. Darcos devant les sénateurs, espérant que la concertation avec les syndicats permette de se "mettre d'accord sur les fondamentaux que nous voulons enseigner à l'école".

"Je pense qu'en recentrant les programmes sur des objectifs nets, clairs et précis, nous pourrons faire en sorte que les petits Français qui ne sont pas plus bêtes que les petits européens, avec 800 heures (de cours annuels), avec des programmes bien reconcentrés, aient cependant une année scolaire pleine et utile pour tous".

Petite incertitude, cependant… Le ministère n'était pas en mesure de dire à quelle date ces nouveaux programmes entreraient en application. La suppression du samedi matin entre en vigueur, elle, à la rentrée 2008. 

 

                                                                      

L’impression de voguer en plein brouillard

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 22:16

"Base élèves" : trois champs contestés retirés du logiciel

Les syndicats du primaire SNUipp-FSU et SE-Unsa et la fédération de parents d'élèves FCPE ont salué la suppression de la référence à la nationalité des élèves de la base de données "Base élèves", annoncée mercredi par le ministère de l'Education.

"Base élèves", base de données informatique lancée en 2004 dans le primaire, à titre expérimental, est un logiciel d'aide à la gestion des élèves, au suivi des parcours scolaires et au pilotage académique et national.

Trois références --la nationalité, la date d'entrée sur le territoire, la langue parlée à la maison et la culture d'origine--, aujourd'hui facultatives, vont être retirés de cette base de données, a annoncé le ministère mercredi.

Se félicitant de cette décision, le SNUipp-FSU a assuré, dans un communiqué, qu'il poursuivrait "ses interventions et ses actions afin notamment de demander l'arrêt de l'expérimentation et qu'un bilan soit fait".

Dans un communiqué séparé, le SE-Unsa a estimé que la suppression de ces trois références levait "toute ambiguïté sur un possible détournement de renseignements à des fins policières étrangères aux objectifs de l'Ecole publique".

Il a rappelé avoir donné la consigne syndicale de ne pas remplir ces trois champs "dans le contexte de la +chasse aux sans-papiers+". Le syndicat s'est dit par ailleurs "favorable à la mise à disposition d'outils modernes de gestion susceptibles de faciliter le travail des personnels et le suivi pédagogique des élèves sur l'ensemble de la scolarité obligatoire".

Selon la FCPE enfin, "l'informatisation de ces données ne présentait d'ailleurs aucun intérêt pour le suivi des enfants".

Plus généralement, elle a rappelé dans un communiqué son "exigence concernant la sécurisation de fichiers informatiques ainsi constitués", et a demandé "une totale garantie du fait que ces données ne pourront être utilisées par quiconque en dehors de l'institution scolaire, notamment pour des visées politiques et commerciales".

Elle a également demandé la suppression, "en fin d'année ou dès que leur conservation n'est plus pertinente", des références fournies par les directeurs dans "Base élèves" aux "absences" et aux "recours au Rased" (accompagnement spécifique des élèves en grande difficulté).

 

Le décret d'application sur les heures sup' dans la Fonction publique signé

 

Le décret d'application de la loi sur la réforme des heures supplémentaires a été signé par le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth et le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini, a annoncé mercredi le ministère.

Entrée en vigueur rétroactive

Selon ce décret, les heures supplémentaires des fonctionnaires seront exonérées d'impôts sur le revenu et de charges sociales, tout comme le régime privé, souligne le communiqué du ministère.

Le dispositif des heures supplémentaires défiscalisées et exonérées de cotisations, voté au mois d'août par le Parlement, est entré en vigueur le 1er octobre, pour le secteur privé. Le décret pour la Fonction publique, qui devrait être publié rapidement au JO, s'appliquera, lui aussi, rétroactivement, au 1er octobre. Le ministère précise que l'exonération de charges sociales «concerne la totalité des charges pesant sur les heures supplémentaires, soit 13,76%».

 

Il «couvre les trois fonctions publiques (Etat, collectivités territoriales, hôpitaux), et les fonctionnaires comme les agents contractuels», ajoute le communiqué.

Ce décret devrait permettre aux enseignants du premier degré d'entrer dans le dispositif dont ils étaient à priori exclus puisque le texte initial ne prévoyait de défiscaliser que les heures supplémentaires concernant l'employeur principal.

Or, les enseignants du primaire effectuent la quasi totalité de leurs heures sup (90 %) en dehors des heures de classe et de l'activité principale pour le compte des collectivités territoriales (études surveillées et activités péri-éducatives).

Il conviendra de vérifier les avis d'imposition de 2008 afin de s'assurer que la rémunération des études surveillées n'est pas prise en compte dans le calcul de l'impôt sur le revenu.

 

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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 08:43

Redéfinition du métier : premières auditions, premières attentes ?

C'est aujourd'hui que la Commission sur le métier d'enseignant inaugure ses auditions. Installés il y a tout juste une semaine par le premier ministre, ses 12 membres ont une lourde tâche. Ils doivent  réfléchir à la mission des enseignants, à son exercice, à la durée du service, à la formation, la carrière, l'évaluation,la rémunération et la reconnaissance du métier d'enseignant. Et tout cela ils doivent le faire au pas de course puisqu'on attend d'eux la remise d'un "livre vert" à la fin du premier trimestre.

Du métier d'enseignant, on connaît sa lourdeur (préparations, corrections, suivi des élèves, rencontres avec les parents ou encore réunions avec les collègues...) et la pénibilité. La pénibilité du métier est liée à l'isolement de l'enseignant, à l'émiettement des temps de formation, au climat scolaire souvent lourd dans nombre d'établissements. Les experts ont pu mettre en avant une complexification croissante du métier, liée aux réformes, génératrice d'un "malaise enseignant" que les études officielles confirment.  Selon une étude de l'Esen, "9 enseignants sur 10 reconnaissent l'existence d'un malaise interne. 6 sur 10 se sentent personnellement concernés". Le malaise touche particulièrement les enseignants les plus expérimentés, le cap des 20 ans de métier étant déterminant".  La surcharge de travail peut aussi être paradoxalement liée dans ces contextes aux tentatives des enseignants de satisfaire simultanément les demandes officielles et leurs propres conceptions du métier".

Mais la commission devra aussi tenir compte des attentes légitimes des familles. Elles sont en droit d'attendre des enseignants des relations plus fréquentes (on sait que c'est un des points faibles du système français), un suivi plus individualisé de leur enfant, plus de cohérence dans l'organisation, les exigences et les attentes des enseignants au sein de la même classe.

La commission est-elle à même de faire évoluer positivement la condition enseignante ? Les qualités de ses membres peuvent le laisser espérer. Pourtant plusieurs éléments penchent vers un diagnostic pessimiste.

Le premier a été fourni par X. Darcos lui-même ce week-end. Il a montré comment, sur un enjeu qui concerne tous les acteurs de l'Ecole, le temps scolaire, il est capable de trancher sans prendre l'avis de personne. Voilà qui augure mal des auditions et du rapport.

Le second élément est évidemment budgétaire. On sait à l'avance que, quelles que soient les recommandations de la commission, elles devront être compatibles avec une baisse programmée des dépenses d'éducation. Pas facile d'améliorer le métier d'enseignant alors qu'on supprime des postes...

Le travail de la commission aurait pu être aidé s'il était accompagné d'une définition du type d'école voulu par le pays. Mais le gouvernement se garde bien d'avoir des conceptions originales sur l'Ecole en dehors du registre budgétaire. Or faute d'avoir élaboré un projet pour l'Ecole, de lui avoir donné des objectifs, on voit mal comment le gouvernement pourrait proposer une réforme du métier capable de répondre aux besoins et aux attentes. On ne peut pas changer positivement le métier d'enseignant sans poser la question de l'école que l'on veut.

 

 

Le commentaire de Bruno Racine, président du HCE

 

De la longue interview de Bruno Racine sur les missions de l'école maternelle, nous avons retenu le passage qui concerne le rôle du directeur d'école.

Question : "Le rapport dénonce les enseignants qui ne sont pas devant des élèves. Et c'est un peu énervant parce que nous savons qu'ils ne font pas rien : ils sont formateurs, ils travaillent dans les Rased etc. Alors n'y a-t-il pas une contradiction dans votre rapport entre demander une évolution de l'Ecole et lui en refuser les moyens humains ?"

 

Réponse de Bruno Racine : "Globalement on pense que c'est l'émiettement de l'école qui fait obstacle au travail collectif et au changement. C'est davantage un problème d'organisation, entre le niveau de la classe et de l'I.A., que de moyens. Les inspecteurs sont trop peu nombreux et trop sollicités par ailleurs pour que l'accompagnement pédagogique soit efficace. Il faut donc un échelon intermédiaire. Et il nous semble que le directeur peut être cet échelon à condition d'en redéfinir le rôle. Actuellement l'émiettement des écoles et leur isolement sont un problème".

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 10:18

             

«Travailler plus pour gagner plus», c’était le slogan le plus porteur de Nicolas Sarkozy. C’est devenu le nouvel adage de la politique économique. Quelle est la validité de cette théorie ?

Il semble facile à admettre que si quelqu'un travaille plus, il puisse gagner effectivement plus. Ce n'est pas la situation la plus fréquente. Cette proposition, pour le moins, comporte de fortes restrictions.

Par définition, la cible de la mesure est les salariés ou fonctionnaires qui effectuent des heures supplémentaires (c’est-à-dire des heures effectuées au delà de la durée légale qui reste fixée à 35 heures hebdomadaires ou 1607 heures par an).

Seraient donc exclus : 
    > les chômeurs, ça va sans dire
    > les salariés pour lesquels il n’y a pas de décompte horaire du travail et notamment les nombreux cadres ou les salariés ayant été considérés comme tels dans les accords de branche ou d’entreprise. Pour ces salariés bénéficiant de forfaits jours par an, la durée du travail se compte en jours travaillés et non en heures travaillées. Par exemple, un cadre ayant un contrat avec un forfait à 215 jours ne déclare pas d’heures supplémentaires (même si de fait, il travaille beaucoup plus que 8 heures par jour dans son entreprise). 
   > les travailleurs indépendants (chefs de petites entreprises par exemple qui se paient sur les bénéfices réalisés et n’ont pas de décompte horaire du travail) 
   > bien sûr les professions libérales.

Les directeurs font partie de cette catégorie de salariés exclus du dispositif des heures supplémentaires ou des récupérations (RTT).

Travailler plus…

Les directeurs d’école n'ont pas attendu cette belle maxime pour s'y mettre... au boulot. Ou plutôt, leur administration n’a pas attendu pour leur en donner du travail supplémentaire… non rémunéré. On peut considérer que la charge de travail de ces « responsables d’école » n’a cessé d’augmenter ces 20 dernières années.

Longtemps, les directeurs ont courbé l’échine, accepté sans sourciller les tâches qui, au fil des ministres, se sont accumulées. Longtemps, ils ont endossé les responsabilités de plus en plus lourdes qui leur ont été imposées au gré d’événements, de réformes, d’accidents parfois, … toujours  suivis de nouvelles réglementations.

Puis, un jour, la lassitude, le ras-le-bol… S’en suit une longue, très longue grève administrative de plusieurs années. Mollement soutenu pas les syndicats, ce mouvement sans précédent fait long feu. Néanmoins, sa durée exceptionnelle attire l’attention de quelques élus. Notamment celle du député Guy Tessier qui dépose le 19 janvier 2000 à l'Assemblée nationale une PROPOSITION DE LOI d'orientation relative au statut, à la formation et à la protection juridique des enseignants exerçant des fonctions de directeur d'école.

« …Les enseignants qui assument ces responsabilités sont les premiers interlocuteurs des parents d'élèves, des élus locaux et de nombreux intervenants sociaux ou organismes divers...
…L'ouverture de l'école sur le monde extérieur et, par exemple, l'organisation de sorties et de séjours de classes à la montagne, à la campagne ou à la mer exigent d'eux une grande disponibilité qui dépasse fréquemment le temps scolaire stricto sensu... 
…Au regard des perspectives de carrière et des traitements auxquels ils peuvent prétendre, les tâches se sont considérablement alourdies au fil des années... 
…Le ministre exige toujours plus des directeurs d'école, en leur demandant d'être des gestionnaires, de favoriser l'innovation pédagogique et de remplir une mission de médiation sociale pour laquelle ils n'ont pas reçu de formation adaptée et qu'ils exercent, le plus souvent, en dehors de tout cadre réglementaire précis… ».

Proposition de loi rejetée par le gouvernement de l'époque. Nouvelles tâches supplémentaires… Poursuite du mouvement de grève… Signature du protocole par un seul syndicat contre l’avis quasi unanime de la profession… Consultation IFOP – GDID qui met en évidence la fracture entre syndicats et directeurs puisque ces derniers infligent un terrible camouflet aux dirigeants syndicaux en affirmant, très nombreux, à 93 % leur désir d’être reconnus par un véritable statut toujours refusé par les organisations syndicales.

Bref, « travailler plus… », les directeurs connaissent. D'ailleurs, ils n’en peuvent plus de toujours « travailler plus… ». Ils aimeraient bien, maintenant, passer à la seconde partie du slogan « …pour gagner plus ».
Et cela passe, ils le savent, ils le disent, cela passe par un statut.

 

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 10:02

Semaine du 15 au 19 octobre 2007

Lundi 15 octobre
15h00 Gilles Moindrot, secrétaire général du S.N.U.I.P.P.-F.S.U. accompagné de René Bousquet, secrétaire général adjoint et de Marianne Baby, secrétaire générale adjointe
16h30 M. Bergamelli, responsable de la division "équipement numérique des territoires" à la caisse des dépôts et consignations et M. Menant, inspecteur général de l'éducation nationale

Mercredi 17 octobre
15h00 Hervé Hamon, journaliste et écrivain
16h15 Bernard Billard, secrétaire général du S.P.E.L.C.

Jeudi 18 octobre
10h30 Jacques Auxiette, président de la région des Pays-de-Loire, représentant de l'A.R.F.
11h45 Xavier Nau, secrétaire général de la F.E.P.-C.F.D.T.

Vendredi 19 octobre
15h00 Luc Berille, secrétaire général du S.E.-U.N.S.A., accompagné de Claire Kreper, Dominique Thoby, Guy Barbier
16h15 Philippe Guittet, secrétaire général du S.N.P.D.E.N.-U.N.S.A. accompagné de Philippe Tournier, Hélène Cahn-Rabate, Catherine Petitot, Jean-Claude Lafay
17h45 Eric de Labarre, secrétaire général du S.G.E.C., accompagné de M. Girard et M. Yann Diraison


Semaine du 8 au 12 octobre 2007


Lundi 8 Octobre
15h00 Jean-Marc Monteil, conseiller au cabinet du Premier ministre
16h15 Jacques Lesourne, président de l'association internationale Futurible

Mercredi 10 octobre
15h00 Marc Geniez, secrétaire général de la F.A.E.N. accompagné d'une délégation
16h15 Yves Saulnier, secrétaire général d'E.I.L. accompagné d'une délégation
17h45 Frédérique Rollet, secrétaire nationale du S.N.E.S. - F.S.U. et Serge Chabrol, secrétaire général du S.N.E.P. - F.S.U.

Jeudi 11 octobre
9h15 Véronique Dintrosz-Gass, présidente de l'UNAPEL accompagnée d'une délégation
10h30 Jean Ferrier, inspecteur général de l'éducation nationale

Vendredi 12 octobre
9h00 Alain Finkielkraut, philosophe, chargé de cours de philosophie à l'école polytechnique
10h30 Denis Baudequin, secrétaire général de l'U.N.S.E.N.- C.G.T. accompagné d'une délégation
11h45 Luc Ferry, président délégué du conseil d'analyse de la société, ancien ministre
15h00 Mme Laurence Pennequin et Mme Lafont, co-secrétaires générales de Sud-Éducation
16h30 Pascale Brethenoux, secrétaire générale du S.C.E.N.R.A.C.- C.F.T.C. accompagnée d'une délégation
 

Semaine du 1er au 5 octobre 2007

 

Lundi 1er Octobre
9h00 Claude ALLEGRE, ancien ministre
10h30 Philippe MEIRIEU, professeur des universités en sciences de l’éducation
14h30 Claude THELOT, conseiller maître à la Cour des comptes
16h15 Jean-Pierre OBIN, inspecteur général de l’éducation nationale

Mardi 2 octobre
15h00 Anne KERKHOVE, présidente de la PEEP
16h30 Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU + délégation

Mercredi 3 octobre

15h00 François CHAINTRON, secrétaire général de la FNEC-FP-FO
16h30 Patrick GONTHIER, secrétaire général de l’UNSA-Education + délégation

Jeudi 4 octobre
9h15 Bernard KUNTZ, secrétaire général du CSEN + délégation
10h30 Faride HAMANA, président de la FCPE
15h00 Thierry CADART, secrétaire général du SGEN-CFDT + délégation
17h30 Marie-Suzie PUNGIER, secrétaire confédérale de la CGT-FO, chargée du secteur économique et de l’enseignement

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 09:30

La fin de l'école le samedi

"Dès la rentrée prochaine, partout en France dans les écoles primaires, on ne travaillera plus le samedi matin et j'espère qu'ensuite très vite nous pourrons étendre le dispositif au collège" a déclaré X. Darcos le 27 septembre sur TF1.

 

 

Il a ainsi tranché, sans aucune concertation, une question qui divise les communes et les équipes pédagogiques depuis longtemps. Actuellement un quart d'entre elles pratique la semaine de 4 jours. Les autres s'en tiennent à tel ou tel autre rythme. Le ministre entend donc mettre fin à ces libertés et  revenir à un rythme unifié.

 

 

On ignore comment seront remplacées ces heures. Selon M. Darcos, "les trois heures" ainsi libérées "seraient dévouées à ceux qui sont en échec scolaire"

 

 

Le Se-Unsa "déplore une pratique ministérielle réduisant l’ensemble de la communauté éducative à des supputations sur un sujet aussi important" et évoque une "méthode désastreuse". Le Snuipp n'est "pas sûr qu'il faille le même rythme dans une école rurale, qui dépend du ramassage scolaire, que dans une école de centre ville" et demande une large concertation.

 

 

La Fcpe rappelle qu'elle "n’acceptera pas la mise en place de la semaine de quatre jours dont tous les experts, chronobiologistes, chronopsychologues et inspecteurs généraux de l’Education nationale, dénoncent le caractère néfaste pour les enfants". Elle "n’acceptera pas non plus une baisse du nombre d’heures de classe annuelles : les enfants n’ont pas besoin de moins d’école mais de « mieux d’école »".

 

 

Commission sur la redéfinition du métier d’enseignant      Calendrier des auditions

 

Semaine du 1er au 5 octobre 2007

Lundi 1er Octobre
9h00 Claude ALLEGRE, ancien ministre
10h30 Philippe MEIRIEU, professeur des universités en sciences de l’éducation
14h30 Claude THELOT, conseiller maître à la Cour des comptes
16h15 Jean-Pierre OBIN, inspecteur général de l’éducation nationale

Mardi 2 octobre
15h00 Anne KERKHOVE, présidente de la PEEP
16h30 Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU + délégation

Mercredi 3 octobre

15h00 François CHAINTRON, secrétaire général de la FNEC-FP-FO
16h30 Patrick GONTHIER, secrétaire général de l’UNSA-Education + délégation

Jeudi 4 octobre
9h15 Bernard KUNTZ, secrétaire général du CSEN + délégation
10h30 Faride HAMANA, président de la FCPE
15h00 Thierry CADART, secrétaire général du SGEN-CFDT + délégation
17h30 Marie-Suzie PUNGIER, secrétaire confédérale de la CGT-FO, chargée du secteur économique et de l’enseignement

 

Travailler plus SANS gagner plus ?

 

Les instits bénéficieront-ils de l'exonération des heures sup. ? Selon le Snuipp, les enseignants du primaire ne bénéficieraient pas des nouvelles exonérations fiscales sur les heures supplémentaires. Le Snuipp demande au chef de l'Etat d'intervenir.

 

Communiqué du SNUipp

 

"Le président de la République, lors de son allocution du mercredi 19 septembre, a évoqué les heures supplémentaires effectuées par les enseignants dans les termes suivants :

« Celles-ci devraient être destinées à rémunérer les enseignants qui encadreront les enfants après la classe ».

Or, le projet de décret en préparation exclut les enseignants des écoles des exonérations fiscales et sociales prévues par la loi TEPA pour les heures supplémentaires.

Les instituteurs et professeurs des écoles effectuent depuis longtemps des heures supplémentaires sous forme d’études dirigées, d’heures de surveillance ou d’encadrement qui complètent les heures d’enseignement. D’ailleurs, le taux et le montant de ces heures sont fixés par le Ministère de l’Education Nationale par le décret du 14/10/66.

Au-delà de l’efficacité économique contestable de la loi TEPA, il est injuste d’exclure les enseignants des écoles de ce dispositif.

A quelques jours des travaux de la commission Pochard, cette mesure témoigne du peu de respect manifesté par le gouvernement envers les enseignants des écoles.

Le SNUipp demande au président de la République de revenir sur cette interprétation de la loi".

Paris, le 27 septembre 2007

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 09:10

Un récent rapport du HCE tire la sonnette d’alarme sur l’école primaire : 15 % d’élèves "connaissent des difficultés sévères ou très sévères" à l’entrée au collège.  Dans la foulée, le ministre trouve la solution miraculeuse : supprimer les cours du samedi matin et allonger la journée des enfants en difficulté pour leur apporter le soutien salvateur...

Comment imaginer que ces petits écoliers en difficulté pourront se concentrer ½ heure de plus chaque jour alors que tous les spécialistes s’accordent pour dénoncer une journée scolaire déjà bien trop longue ?

Pour le ministère, "cette mesure permettra de faire en sorte que nul ne rentre au collège sans savoir lire, écrire et compter".

Comment ne pas penser à UNE AUTRE idée lumineuse d'un membre d’un gouvernement récent... Le plan Douste-Blazy pour faire revenir l'assurance maladie à l'équilibre en 2007 (médecin référent, médicaments génériques, hausse de la CSG pour les retraités, implication des généralistes fortement augmentés...etc.).

On allait voir ce qu'on allait voir ! On a vu, on voit et on n’a pas fini de voir… On est en 2007 et le fameux équilibre espéré présente un déficit de l’ordre de 12 milliards d’euros !

Souhaitons au plan Darcos une issue différente.

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