Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Quelle heure ?

 

Recherche

Soutiens

Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 23:29

Le 26 mai dernier, un collègue des Pyrénées-Orientales nous avait transmis le questionnaire de la consultation organisée par la section départementale du SNUipp auprès de l’ensemble des directeurs du 66. Nous en avions fait un article intitulé « le SNUipp 66 consulte les directeurs ».

 

Nous publions ci-dessous les résultats de cette fameuse consultation que ce même collègue vient de nous faire parvenir. Nous l’en remercions vivement.

 

Avis à nos lecteurs :

En noir, le texte du SNUipp 66 et en bleu nos commentaires.  

 

 
CONSULTATION DES DIRECTEURS DES Pyrénées-Orientales

Le dépouillement des réponses des directeurs des PO a eu lieu mercredi dernier au siège du SNUipp 66.
64 collègues directeurs nous ont retournés cette consultation qui donne les résultats suivants :

Nous sommes surpris du faible taux de réponses dans une consultation de terrain. Le département compte près de 300 écoles. Manifestement, les directeurs se méfient des opérations médiatiques de leurs représentants.

 
- 67 % (soient 43 collègues) revendiquent pour leur école un temps de décharge supplémentaire

Bizarre ! Si l’on comprend bien, un tiers des collègues de ce département seraient satisfaits de leur temps de décharge… Ce résultat, à lui seul, devrait faire prendre conscience aux dirigeants locaux de ce syndicat que leur consultation n’est pas très crédible.


- 71 % (46 collègues) réclament le remplacement des contrats aidés par de véritables emplois statutaires (11 demandent l’abandon du dispositif)

- 87,5 % (56 collègues) estiment que le protocole sur la direction n’a pas mis fin au conflit (5 sans opinion et 2 favorables au protocole)

On aurait pu s’attendre à un résultat proche des 100 %. A moins que les 13 % qui se déclarent satisfaits du protocole ne soient en fait que des collègues syndiqués au SE-Unsa venus jouer les trouble-fête dans la consultation du SNUipp…


- 67 % (43 collègues) pensent que la seule pression des directeurs ne saurait suffire pour améliorer le fonctionnement de l’école et l’amélioration des conditions de travail et de salaire des directeurs.

Seulement 67 % ??? La question telle que posée conduit inévitablement à la réponse espérée…


La création d’un statut de directeur est une revendication minoritaire : 37,5 % (24 collègues) sont pour, 46,8 % (30) sont contre, 15,6 % (10) ont coché la case "Sans Opinion"), 75 % (48 collègues) trouvant même le cadre actuel le mieux adapté à la réalité et à la structure des écoles !
Le statut est cependant un élément clivant: 28,1 % (18 collègues) en font « la priorité des priorités » alors que 37,5 % (24) classent cette revendication en dernière position.

Enfin, la voilà la sacro-sainte question que voulait poser le SNUipp et il obtient la réponse qu’il voulait. Ainsi les 93 % de directeurs favorables à un statut en septembre 2006 (IFOP / GDID) ont fondu comme neige au soleil printanier des belles Pyrénées…

Le SNUipp affiche, sans complexe, le beau résultat suivant : 24 collègues sont pour le statut et 30 y sont opposés ! Et toujours sans le moindre complexe, il en tire la conclusion que « la création d’un statut est une revendication minoritaire ». Il se glorifie même d’avancer que 48 collègues trouvent «le cadre actuel le mieux adapté à la réalité et à la structure des écoles ! »

 

64 réponses, 24 pour le statut, 30 contre, 48… Quelle valeur statistique accorder à de tels chiffres ? Rappelons au SNUipp que l’Ifop avait enregistré 10 094 réponses…

Rappelons au SNUipp que l’enquête de l’Ifop portait sur l’ensemble des écoles du territoire, petites ou grandes, rurales ou urbaines… et non sur un terrain local.

Rappelons que la consultation du GDID a été confiée à un institut indépendant, référence dans l’univers des sondages.

Rappelons au SNUipp que l’enquête de 2006 a été menée selon des principes scientifiques rigoureux garantis par le recours à un grand institut.


Les priorités des collègues restent dans l’ordre: les décharges, les rémunérations et l’allègement des tâches tandis que la formation et les emplois de vie scolaire sont relégués en fin de liste.
Le SNUipp enfonce des portes ouvertes…


Concernant les rémunérations, l’augmentation du nombre de points d’indice est privilégié contrairement aux passages hors contingent ce qui marque une réelle volonté de ne pas être dissocié du reste de la profession.

Que les collègues préfèrent des points d’indice qui valent augmentation immédiate pour tous à un hypothétique passage hors contingent… est-ce vraiment surprenant ?

De là à en tirer la conclusion que cette réponse « marque une réelle volonté de ne pas être dissocié du reste de la profession »… il y a un pas que le SNUipp franchit un peu trop rapidement. Ne faisons dire aux résultats que ce qu’ils disent.


93,7 % (60 collègues) approuvent la revendication du SNUipp 66 concernant les « 60h » qui doivent selon nous être comptées en décharge de service pour l’ensemble des directeurs.
Disons que ces collègues sont reconnaissants au SNUipp d’avoir suivi leur demande.

 
Enfin les actions qui obtiennent le plus de suffrages pour peser sur les choix gouvernementaux et départementaux sont dans l’ordre :

-          prioriser en différant l’accessoire que l’on n’a pas le temps de faire.

-          saisir le maire systématiquement par écrit de toute question relative à la sécurité.

-          refuser de s’impliquer et de faire ce qui est de la compétence des communes.

-          organiser des journées médiatisées


En résumé, un refus affirmé de toute pression administrative mais des interventions auprès des élus et de l’opinion publique à travers les médias !


Un regret toutefois: une participation limitée des collègues (près d' 1 directeur sur 4 a répondu à cette consultation).

Oui, c’est ce que nous écrivions plus haut… Cette consultation n’est franchement pas un gros succès pour le SNUipp


Le Snuipp 66 organisera au mois d’octobre un stage syndical « spécial direction d’école » qui nous permettra de continuer à échanger et d’élaborer un calendrier d’actions.

Peu de temps avant les élections professionnelles… Voilà qui traduit une bonne maîtrise du calendrier.

 

Par ailleurs, cette étude est révélatrice de l’effroi qu’a pu causer la consultation Ifop dans l'univers syndical : la vérité saisissante qu'elle exprimait sur le divorce entre les directeurs et les syndicats d'enseignants les a certainement beaucoup blessés.

La comparaison inappropriée entre l'étude Ifop et cette pseudo consultation du SNUipp révèle deux choses : les syndicats ont mal digéré les résultats de l'enquête Ifop, et surtout, enseignement sociologique intéressant, on voit que lorsqu’on est dans l'impasse, on est prêt à tout, y compris au ridicule.

Enfin, cette consultation surprise est la preuve que les syndicats ne reculent devant aucune tentative de manipulation de ceux qu'ils sont censés représenter.

 

Retour à la page d’accueil

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
commenter cet article
27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 09:02




Texte controversé, la loi sur le service minimum d'accueil à l'école primaire a été adoptée par le Sénat en première lecture le 26 juin. Les sénateurs UMP et centristes ont soutenu le projet qui a quand même été amendé par exemple sur le seuil de gréviste déclanchant le service d'accueil qui est passé de 10 à 20%.

 

Le texte instaure un droit d'accueil dans les écoles. "Lorsque, par suite de l'absence ou de l'empêchement du professeur habituel de l'élève et de l'impossibilité de le remplacer, ces enseignements ne peuvent lui être délivrés, il bénéficie gratuitement d'un service d'accueil". Cette formulation avait été critiquée par les syndicats comme ouvrant la porte à la disparition des remplacements.

 

L'article 3 instaure une obligation de négociation avant conflit. "Un préavis de grève concernant les personnels enseignants du premier degré des écoles publiques ne peut être déposé par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives qu'à l'issue d'une négociation préalable entre l'État et ces mêmes organisations". Celle-ci doit pouvoir durer 8 jours avant l'arrêt de travail. L'article va rendre difficiles les préavis glissants.

 

L'article 5 est le plus contesté. Il impose une déclaration préalable aux enseignants du primaire. "Dans le cas où un préavis a été déposé… en vue de la mise en place d’un service d’accueil, toute personne exerçant des fonctions d’enseignement dans une école maternelle ou élémentaire publique informe l’autorité administrative, au moins quarante-huit heures comprenant au moins un jour ouvré avant de participer à la grève, de son intention d’y prendre part".  Cette obligation est nuancée d'une possibilité ouverte récemment par la Cfdt : "l'État et la ou les organisations syndicales… peuvent s'entendre sur les modalités selon lesquelles ces déclarations préalables sont portées à la connaissance de l'autorité administrative". Autrement dit, une déclaration collective pourrait remplacer la déclaration individuelle. Après déclaration, "l’autorité administrative", une formule qui a semblé bien floue à certains sénateurs,  "communique sans délai au maire, pour chaque école, le nombre de personnes ayant fait cette déclaration et exerçant dans la commune". Enfin L'article fixe le seuil à partir du quel le SMA se met en place : 20%.

 

L'article 8bis précise que "la responsabilité administrative de l'État est substituée à celle de la commune dans tous les cas où celle-ci se trouve engagée en raison d'un fait dommageable commis ou subi par un élève du fait de l'organisation ou du fonctionnement du service d'accueil. L'État est alors subrogé aux droits de la commune, notamment pour exercer les actions récursoires qui lui sont ouvertes".  Cet article répond aux inquiétudes des maires devant les risques pris.

 

Malgré ces adaptations, le texte pose de nouvelles questions. On voit mal comment les maires des petites communes pourront improviser un service de garde en 48 heures. On a du mal également à croire que ce texte, qui réduit sensiblement le droit de grève des enseignants du primaire, ne déteigne pas sur ceux du secondaire, même si l'accueil des enfants y est assuré. Le texte doit maintenant passer devant l'Assemblée.

 

 

PROJET DE LOI

adopté par le sénat après déclaration d’urgence instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires publiques pendant le temps scolaire [ ].

 

Le Sénat a adopté, en première lecture après déclaration d’urgence, le projet de loi dont la teneur suit :

 

Article 1er

I. ‑ L’intitulé du titre III du livre 1er du code de l’éducation est ainsi rédigé : « L’obligation scolaire, la gratuité et l’accueil des élèves des écoles maternelles et élémentaires ».

 

II. ‑ Le même titre III est complété par un chapitre III intitulé : « L’accueil des élèves des écoles maternelles et élémentaires ».

 

Article 2

Dans le chapitre III du titre III du livre 1er du code de l’éducation créé par le II de l’article 1er, il est inséré un article L. 133-1 ainsi rédigé :

 

« Art. L. 133-1. – Tout enfant scolarisé dans une école maternelle ou élémentaire publique est accueilli pendant le temps scolaire [ ] pour y suivre les enseignements prévus par les programmes. Lorsque, par suite de l'absence ou de l'empêchement du professeur habituel de l'élève et de l'impossibilité de le remplacer, ces enseignements ne peuvent lui être délivrés, il bénéficie gratuitement d'un service d'accueil. »

 

Article 3

Dans le même chapitre III, il est inséré un article L. 133-2 ainsi rédigé :

 

« Art. L. 133-2. – I. – Afin de prévenir les conflits, un préavis de grève concernant les personnels enseignants du premier degré des écoles publiques ne peut être déposé par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives qu'à l'issue d'une négociation préalable entre l'État et ces mêmes organisations.

 

« II. – Les règles d’organisation et de déroulement de cette négociation préalable sont fixées par un décret en Conseil d’État qui détermine notamment :

 

«  Les conditions dans lesquelles une organisation syndicale représentative procède à la notification à l’autorité administrative des motifs pour lesquels elle envisage de déposer un préavis de grève conformément à l’article L. 2512-2 du code du travail ;

«  Le délai dans lequel, à compter de cette notification, l’autorité administrative est tenue de réunir les organisations syndicales représentatives qui ont procédé à la notification. Ce délai ne peut dépasser trois jours ;

«  La durée dont l’autorité administrative et les organisations syndicales représentatives qui ont procédé à la notification disposent pour conduire la négociation préalable mentionnée au I. Cette durée ne peut excéder huit jours francs à compter de cette notification ;

«  Les informations qui doivent être transmises par l’autorité administrative aux organisations syndicales représentatives qui ont procédé à la notification en vue de favoriser la réussite du processus de négociation, ainsi que le délai dans lequel ces informations doivent être fournies ;

«  Les conditions dans lesquelles la négociation préalable entre les organisations syndicales représentatives qui ont procédé à la notification et l’autorité administrative se déroule ;

«  Les modalités d’élaboration du relevé de conclusions de la négociation préalable ainsi que les informations qui doivent y figurer ;

«  Les conditions dans lesquelles les enseignants du premier degré sont informés des motifs du conflit, de la position de l’autorité administrative, de la position des organisations syndicales représentatives qui ont procédé à la notification ainsi que les conditions dans lesquelles ils reçoivent communication du relevé de conclusions de la négociation préalable.

 

« III. – Lorsqu’un préavis concernant les personnels enseignants du premier degré des écoles publiques a été déposé dans les conditions prévues par l’article L. 2512-2 du code du travail par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives, un nouveau préavis ne peut être déposé par la ou les mêmes organisations et pour les mêmes motifs qu’à l’issue du délai du préavis en cours et avant que la procédure prévue aux I et II n’ait été mise en œuvre. »

 

Article 4

Dans le même chapitre III, il est inséré un article L. 133-3 ainsi rédigé :

 

« Art. L. 133-3. – Les enfants scolarisés dans une école maternelle ou élémentaire publique bénéficient, en cas de grève des enseignants, d’un service d’accueil pendant le temps scolaire [ ]. Sauf lorsque la commune en est chargée en application du troisième alinéa de l'article L. 133‑4, ce service est organisé par l'État. »

 

Article 5

Dans le même chapitre III, il est inséré un article L. 133-4 ainsi rédigé :

 

« Art. L. 133-4. – Dans le cas où un préavis a été déposé dans les conditions prévues par l’article L. 2512-2 du code du travail et en vue de la mise en place d’un service d’accueil, toute personne exerçant des fonctions d’enseignement dans une école maternelle ou élémentaire publique informe l’autorité administrative, au moins quarante-huit heures comprenant au moins un jour ouvré avant de participer à la grève, de son intention d’y prendre part.

 

« Dans le cadre de la négociation préalable prévue à l'article L. 133-2, l'État et la ou les organisations syndicales représentatives des personnels qui ont procédé à la notification prévue au II de ce même article peuvent s'entendre sur les modalités selon lesquelles ces déclarations préalables sont portées à la connaissance de l'autorité administrative. En tout état de cause, cette dernière doit être informée, au plus tard quarante‑huit heures avant le début de la grève, du nombre, par école, des personnes ayant déclaré leur intention d'y participer.

 

« L’autorité administrative communique sans délai au maire, pour chaque école, le nombre de personnes ayant fait cette déclaration et exerçant dans la commune.

 

« La commune met en place ce service d'accueil à destination des élèves d'une école maternelle ou élémentaire publique située sur son territoire lorsque le nombre des personnes qui ont déclaré leur intention de participer à la grève en application du premier alinéa est égal ou supérieur à 20 % du nombre de personnes qui exercent des fonctions d'enseignement dans cette école. »

 

Article 6

Dans le même chapitre III, il est inséré un article L. 133-5 ainsi rédigé :

 

« Art. L. 133-5. – Les informations issues des déclarations individuelles ne peuvent être utilisées que pour l’organisation durant la grève du service mentionné à l’article L. 133-4. Elles sont couvertes par le secret professionnel. Leur utilisation à d’autres fins ou leur communication à toute autre personne que celles qui doivent en connaître est passible des peines prévues à l’article 226-13 du code pénal. »

 

Article 7

Dans le même chapitre III, il est inséré un article L. 133-6 ainsi rédigé :

 

« Art. L. 133-6. – Pour la mise en œuvre du service prévu au troisième alinéa de l'article L. 133-4, la commune peut accueillir les élèves dans les locaux des écoles maternelles et élémentaires publiques, y compris lorsque ceux-ci continuent d’être utilisés en partie pour les besoins de l’enseignement. »

 

Article 7 bis (nouveau)

Dans le même chapitre III, il est inséré un article L. 133-6-1 ainsi rédigé :

 

« Art. L. 133-6-1. – Le maire établit la liste des personnes susceptibles de participer à l'organisation du service d'accueil.

« Cette liste est transmise à l'autorité académique qui s'assure, par une vérification opérée dans les conditions prévues au 3° de l'article 706-53-7 du code de procédure pénale, que les personnes volontaires pour participer à l'organisation de ce service ne figurent pas dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infraction sexuelle ou violente.

« Lorsque l'autorité académique est conduite à écarter à ce titre certaines personnes de la liste, elle en informe le maire sans divulguer les motifs de l'inscription des personnes en cause sur le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infraction sexuelle ou violente. »

 

Article 8

Dans le même chapitre III, il est inséré un article L. 133-7 ainsi rédigé :

 

« Art. L. 133-7. – L’État verse une compensation financière à chaque commune qui a mis en place le service d’accueil au titre des dépenses exposées pour la rémunération des personnes chargées de cet accueil.

« Cette compensation est fonction du nombre d’élèves accueillis. Son montant et les modalités de son versement sont fixés par décret. 

« Ce décret fixe le montant minimal de la compensation versée à toute commune ayant mis en place le service d'accueil, ainsi que l'indexation de cette dernière

« Le versement de cette compensation intervient au maximum trente-cinq jours après notification par le maire, à l'autorité académique ou à son représentant, des éléments nécessaires au calcul de cette compensation. »

 

Article 8 bis (nouveau)

Dans le même chapitre III, il est inséré un article L. 133-7-1 ainsi rédigé :

 

« Art. L. 133-7-1. ‑  La responsabilité administrative de l'État est substituée à celle de la commune dans tous les cas où celle-ci se trouve engagée en raison d'un fait dommageable commis ou subi par un élève du fait de l'organisation ou du fonctionnement du service d'accueil. L'État est alors subrogé aux droits de la commune, notamment pour exercer les actions récursoires qui lui sont ouvertes. »

 

Article 9

Dans le même chapitre III, il est inséré un article L. 133-8 ainsi rédigé :

 

« Art. L. 133-8. – La commune peut confier par convention à une autre commune ou à un établissement public de coopération intercommunale l’organisation pour son compte du service d’accueil. 

« Lorsque les compétences relatives au fonctionnement des écoles publiques ont été transférées à un établissement public de coopération intercommunale, celui‑ci exerce de plein droit la compétence d'organisation des services d'accueil en application du troisième alinéa de l'article L. 133‑4. »

 

Article 10

Les articles L. 133-1, L. 133-3 à L. 133-6, L. 133-6-1, L.133-7 et L. 133-7-1 du code de l'éducation entrent en vigueur à compter de la publication du décret prévu à l'article L. 133-7 du même code et au plus tard le 1er septembre 2008.

 

Délibéré en séance publique, à Paris, le 26 juin 2008.

            Le Président,

            Signé : Christian PONCELET

 

Retour à la page d’accueil

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
commenter cet article
22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 18:58


Après l’opération « 1000 délégués à Paris », les « Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école », le SNUipp annonce qu’il « s’adressera dès la rentrée à l’ensemble des directrices et directeurs d’école ».

Cette décision vient d’être actée par le Conseil national du SNUipp réuni les 18 et 19 juin 2008. A deux reprises, le texte voté fait allusion à la charge de travail des directeurs.

 

Nous reproduisons, ci-dessous, les paragraphes nous concernant :

 

Stages de remise à niveau

 

Investir 23,5 millions d’euros pour payer des heures supplémentaires alors que l’école a besoin de créations importantes de postes n’est pas acceptable. L’augmentation du pouvoir d’achat ne doit pas passer par des mesures du type « travailler plus pour gagner plus ». Le SNUipp dénonce la surcharge de travail pour les directeurs et les collègues de CM. Il rappelle son opposition aux stages organisés pendant les vacances. Il appelle les personnels à ne pas rentrer dans le dispositif.

 

Direction

 

Le SNUipp a saisi le ministère pour réitérer sa demande de réouverture du dossier de la direction d’école. L’augmentation de la charge de travail et les incertitudes nouvelles pesant sur la responsabilité (nouvelle organisation de la semaine scolaire ...), comme le nombre de directions vacantes, réclament des mesures rapides. Le SNUipp s’adressera dès la rentrée à l’ensemble des directrices et directeurs d’école. Le SNUipp propose de nouvelles étapes d’actions. Il proposera une motion à adresser à chaque Inspecteur d’Académie et au ministre et organisera une journée nationale d’action au premier trimestre.

 

Qui se plaindra que le premier syndicat enseignant prête de nouveau attention aux directeurs ? Néanmoins, on peut légitimement s’interroger sur l’intérêt de cette démarche quand on se rappelle ce qu’ont donné les premières actions citées en début d’article.

Le doute est également permis quand on songe à un fait plus récent : la consultation des directeurs par le SNUipp 66. Nous nous étions largement fait l’écho de cette consultation dans laquelle il était, notamment, demandé aux directeurs s’ils étaient favorables à un statut particulier alors même que dans le document d’accompagnement, le SNUipp 66 rappelait son opposition au dit statut.


Curieuse consultation dont on se demande encore quel était son objectif non déclaré puisque la position des directeurs est bien connue depuis la consultation IFOP / GDID (une vraie, celle-là) qui a mis en évidence une très forte participation et un choix quasi unanime pour un statut (93 %). Le SNUipp espérait-il secrètement obtenir un résultat différent dans le but de décrédibiliser l’IFOP et le GDID ? Peine perdue, on ne s’improvise pas institut d’enquêtes d’opinion.

D’ailleurs, le SNUipp 66 qui avait indiqué qu’il analyserait « les résultats de cette enquête lors d’une commission "direction d’école" ouverte, le mercredi 18 juin après-midi au siège » observe un silence assourdissant qui montre son désarroi devant les résultats de cette consultation.

Nous réserverons bien volontiers au SNUipp 66 un espace de diffusion des résultats de sa consultation. Il sait pouvoir compter sur nous.

 

Quant au SNUipp national, nous savons qu’il s’adressera à l’ensemble des directeurs non pas une mais deux fois. La première, à la rentrée comme s’y est engagé son Conseil national. Puis, quelques semaines plus tard, une seconde fois pour solliciter leurs suffrages lors des élections professionnelles. Le rapprochement des dates n’est que fortuit. En effet, il ne faut y voir que pure coïncidence…

 

Retour à la page d’accueil

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
commenter cet article
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:41

Les syndicats enseignants sont régulièrement mis en cause par les directeurs d’école qui ne se retrouvent pas dans les revendications parfois portées en leur nom. La consultation IFOP / GDID a montré à quel point les organisations syndicales sont éloignées des préoccupations des directeurs.

Récemment, le SNUipp 66 a lancé une consultation auprès des directeurs des Pyrénées-Orientales tout en leur rappelant son hostilité à un statut. La défense des intérêts des directeurs n’est pas crédible aux yeux des collègues. Elle souffre souvent d’une certaine ambiguïté dans le discours et d’une grande timidité dans les actes. Dernier exemple en date, la transformation des 60 heures d’aide personnalisée en décharge pour tous les directeurs. Le soutien syndical est inefficace car trop modéré et trop flou.

Dans les forums de divers sites, sur les messageries académiques, les syndicats sont très vivement critiqués par les directeurs. Ils sont même parfois accusés de s’opposer à leurs revendications. Aussi, le SNUipp 59 a-t-il jugé indispensable de rappeler aux directeurs qu’il est à leurs côtés en leur faisant parvenir un dossier récapitulatif des actions qu’il mène pour eux.

 
Nous publions, ci-dessous, l'intégralité de ce document.
 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

Retour sur quelques dates importantes du dossier

 

En 2000 : SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUipp-FSU lancent la grève administrative au niveau national pour réclamer plus de temps pour la direction et le fonctionnement de l’école.

2004 : Le gouvernement est contraint d’ouvrir des négociations et lance 7 tables rondes.

Décembre 2005 : Un premier cahier des charges sur les tâches du directeur est publié.

Février 2006 : Un protocole d’accord est proposé à la signature des syndicats. Le SNUipp-FSU consulte toute la profession.

Mai 2006 : Le SE-UNSA signe le protocole sur la direction d’école et appelle à suspendre la grève administrative. Le SNUipp-FSU et le SGEN-CFDT ne signent pas ce protocole.

Septembre 2006 : SGEN-CFDT et SNUipp-FSU continuent le blocage administratif dans le Nord le SDEN CGT les rejoint.

22 novembre 2006 : 1000 délégués à Paris

Septembre 2007 : Le SGEN-CFDT suspend le mouvement, seul le SNUipp-FSU appelle à continuer le blocage administratif

23 octobre 2007 : Assise nationale à l’initiative du SNUipp-FSU sur la direction et le fonctionnement de l’école

15 mai 2008 : Le SNUipp-FSU écrit au ministre de l’Education dans le cadre de la nouvelle organisation de la semaine à la rentrée prochaine pour réclamer plus de temps pour la direction d’école quelque soit la taille de l’école.

 

 

Ce que leSNUipp-FSU revendique pour la direction et le fonctionnement de l’école

 

• du temps supplémentaire de décharge pour la direction (pour toutes les écoles avec un minimum d'une demi-journée par semaine).

• la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision.

• une définition claire des tâches demandées et un allégement significatif de celles-ci.

• une revalorisation des bonifications indiciaires des directeurs d'école et une amélioration des rémunérations.

• la création de postes administratifs et des emplois statutaires (secrétaires, comptables, documentalistes, intégration d'élèves en situation de handicap...).

• une formation préalable à la prise de fonction.

• l'amélioration de la formation de tous (module travail en équipe, fonctionnement et direction de l'école)

• un temps de concertation inclus dans le temps de service pour le travail en équipe.

 

Analyse des huit dernières années

Que vaut l’action collective ?

Entre 2000 et 2004 la grève administrative fortement suivie a rendu les travaux de prospectives très compliqués à réaliser faute de données fiables. Le gouvernement a été contraint d’ouvrir des négociations.

 

Fallait-il signer le protocole sur la direction ?

En mai 2006 le ministre propose une amélioration indemnitaire (15€), une augmentation des moyens de décharge dès les écoles de 4 classes et une aide administrative en échange de l’arrêt de la grève administrative.

Ce protocole se faisait sans création supplémentaire d’emplois d’enseignants et d’emplois administratifs. Les décharges sont assurées par les PE stagiaires et l’aide administrative assurée par des emplois précarisés.

 

A ce jour, ce protocole, au lieu d’améliorer la situation de l’ensemble des directions d’écoles, a multiplié les disparités entre les écoles et les départements.

Dans le Nord ce protocole a eu pour conséquence :

- De permettre à 260 directions d’écoles de 4 classes d’avoir une journée de décharge sur trente semaines.

- De détériorer la situation des 340 écoles de 5 à 9 classes qui depuis deux ans ont un stagiaire en formation pour assurer la décharge de direction trente jours dans l’année.

- De laisser pour compte la situation de 435 écoles de 1 à 3 classes qui n’ont toujours pas de véritable temps de décharge.

- De renforcer l’emploi de personnels précaires dans l’Education.

- De sanctionner des directeurs d’école en blocage administratif, en leur prélevant un trentième pour service non fait (ne serait que pour un seul document non transmis).

Mais qu’ont fait les syndicats depuis ?

Depuis 2006, le SNUipp-FSU a continué :

- d’informer la profession sur la direction et le fonctionnement de l’école et sur les projets d’Etablissement Public d'Enseignement Primaire (EPEP) à travers des réunions d’informations syndicales sur le temps de travail ou lors d’assemblées départementales en septembre 06, janvier 07 dans tous les secteurs, mai 07, janvier 08.

- de mobiliser à travers des pétitions toujours en cours (contre le projet de création d’EPEP, contre la mise en place de Base élèves, pour réclamer du temps et des moyens)

- de mobiliser à travers des manifestations (rassemblement devant l’IA le 22 février 2007, assemblée départementale le 13 juin 07)

- de donner des outils pour pointer les difficultés quotidiennes des écoles (formulaire service non fait)

Et maintenant ? 24 heures + quoi exactement ?

Au niveau national le SNUipp-FSU a interpellé, tout au long des discussions en lien avec ses revendications.

 

… Pour le SNUipp-FSU le dossier n’est pas clos. Tous ensemble, nous pouvons agir…

 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 
A lire ce catalogue de revendications et d'actions, on peut se demander d'où vient cette incompréhension entre directeurs et syndicats. Incompréhension qui a conduit, peu à peu, au divorce.
Il ne suffit pas d'annoncer des actions. Encore faut-il des résultats. Or, on peut constater que le nombre de directions vacantes n'a pas baissé, que les conditions de fonctionnement  de la direction d'école ne se sont pas améliorées, que la charge de travail ne cesse de s'alourdir et que les responsabilités n'ont jamais été aussi importantes. Parallèlement, la reconnaissance statutaire des directeurs continue d'être niée.
 
Certes le SNUipp se glorifie d'actions en faveur de la "direction et du fonctionnement de l'école". Mais que recouvrent ces actions au titre prometteur ? Pour s'en faire une idée plus précise, nous invitons nos collègues à relire les articles consacrés à ces "événements" en cliquant sur les liens ci-après.

 

Consultation « canada dry »

1000 délégués à Paris

Compte rendu des Etats Généraux

Des Etats Généraux qui ont fait pschitt


Retour à la page d’accueil

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
commenter cet article
11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 14:24

Une fois n’est pas coutume, nous avons décidé d’aborder un sujet qui n’a rien à voir avec l’objet de notre site. Simplement, nous avons recueilli 2 articles qui traitent d’un fait de société, de prime abord plutôt anodin, mais qui pourrait devenir un bon sujet de philosophie aux épreuves du bac 2009…

Le thème : la fessée.

 

Le Conseil de l'Europe veut interdire la fessée

 

Le Conseil de l'Europe veut en finir avec la fessée, pratique qui porte atteinte à la dignité de l'enfant. Un dossier de premier ordre !

Lue sur le monde.fr, cette brève qui m'a fait bondir de ma chaise : le Conseil de l'Europe veut en finir avec la fessée. Et l'organisation lance donc une grande campagne pour sensibiliser les parents sur cette question.

 

Incroyable ! Le Conseil de l'Europe, cette organisation non gouvernementale qu'il ne faut pas confondre avec l'Union européenne, n'a donc rien de mieux à faire, le dimanche après-midi, que de réunir une conférence internationale avant de s'entendre sur cette déclaration : «Aucune religion, situation économique ou méthode d'éducation ne saurait justifier de frapper un enfant, de le gifler, de lui donner la fessée, de le maltraiter, de l'humilier ou de recourir à toute pratique qui porte atteinte à sa dignité».

 

Il ne s'agit pas pour moi, ici, de défendre la fessée. On pourrait en parler pendant des heures. Philosophiquement, abstraitement, il semble évident que la violence est toujours un aveu d'échec, et que la bonne éducation est celle qui n'a pas besoin d'élever la voix pour se faire comprendre. Comme le bon chef est celui qui se fait d'emblée obéir et respecter.

 

Non, ce qui suscite mon courroux, c'est le caractère non seulement donneur de leçons, mais surtout le côté absolu de la déclaration. Rien ne justifie la fessée ! Absolument rien ! Ni une religion, ni une situation économique, encore moins une méthode éducative ! On parle, carrément, «d'atteinte à la dignité des enfants». Messieurs dames, nous avons là une quasi-religion, qui distribue les bons et mauvais points, qui décide de ce qui est bon, ou non, pour l'homme. Et en quel honneur ?

 

Mais on nous rassure dans Libé : l'initiative du Conseil est exclusivement préventive, il n'y aura pas de poursuites. Encore heureux ! et pourquoi pas une excommunication ? Bien sûr, le journal de Laurent Joffrin ressort l'éternel expert selon lequel les fessées que subissent les enfants sont la cause des violences que l'on observe entre adultes. Sans blague ? Ne serait-ce pas plutôt l'inverse ? L'absence d'éducation digne de ce nom qui provoque un bazar sans nom ? Personnellement, je commence à en avoir un tout petit peu assez des psychologues, des psychiatres, des leçons perpétuelles qu'ils donnent au monde, de leurs préconisations abstraites, de leur avis qui diffère selon l'école à laquelle ils appartiennent.

 

Car dans les faits, dans la vraie vie, que voit-on ? Des enfants brimés, battus, traumatisés ? Des atteintes à la dignité ? Oui, cela existe, même en France. Mais quand on n'a pas d'enfant, il suffit de se balader dans un supermarché ou dans n'importe quel lieu public (je ne parlerai même pas de super nanny) pour constater le désastre éducatif actuel, le caractère pathétique des adultes que les marmots mènent par le bout du nez. Depuis qu'on les vouvoie, qu'on leur demande leur avis (y compris pour des questions qui leur échappent totalement), qu'on en fait l'égal des grands, les enfants déraillent, car ils sont perdus. N'est-ce pas cela, qui est une atteinte à leur dignité ? Qui est la vraie atteinte à leur dignité ? N'est-ce pas là qu'il faut agir, au lieu de continuer à culpabiliser des parents souvent bien impuissants à trouver des solutions ?

 

Et puis, si l'on veut un peu élargir le sujet, il est assez amusant de voir que les Etats et les organisations internationales, lorsqu'ils sont impuissants à régler la mission pour laquelle il ont été choisis (la gestion de la cité), s'emparent très vite de la question du bien et du mal pour se mettre à édicter des lois morales. Mais depuis quand, en définitive, le Conseil de l'Europe est-il mandaté pour dire aux parents comment ils doivent éduquer leurs enfants ?

Par Chafouin.

 

 

Dans son édition du 3 janvier 2008, le magazine « Le Point » avait publié l’article suivant :


Une bonne fessée ne fait pas de mal !

 

Utilisée avec parcimonie et en dernier recours avant que les parents ne sortent de leurs gonds, la fessée est un outil éducatif parfois bien nécessaire. C'est ce qu'explique le Dr Maurice Berger, chef du service de psychiatrie de l'enfant au CHU de Saint-Étienne, en commentant pour Le Quotidien du médecin une enquête de l'Union des familles en Europe sur le bien-fondé de ce mode de correction utilisé par 96 % des parents. Ce spécialiste s'y déclare clairement contre l'interdiction de la fessée.

"Le psychisme de l'enfant a besoin d'autorité pour organiser ses pulsions, explique-t-il. L'enfant n'est pas un être innocent ni mauvais par essence : il a en lui de la violence comme il a de l'amour. Tout enfant manifeste des mouvements de jalousie, de domination, d'envie par rapport aux autres. Et le destin de ces pulsions violentes dépend en grande partie des réponses que les parents vont lui apporter. L'enfant a besoin de rencontrer des limites. Le problème est qu'à partir du moment où un adulte fait preuve d'autorité, il est très souvent suspecté d'abus d'autorité."

Il n'est pas question, pour les pères et les mères, de se conduire en tyrans, note le spécialiste. Et une fois les limites de l'acceptable atteintes, mieux vaut une sanction claire que des pleurnicheries parentales, pour souligner leur tristesse et tenter de culpabiliser le jeune récalcitrant. Bref, une fessée bien tempérée, donc à bon escient, après les "sommations d'usage" et surtout pas destinée à soulager l'adulte. Dans ce contexte, elle est ressentie comme méritée par l'enfant et elle ne nuit absolument pas aux relations familiales.

 

Alors, après lecture, pour ou contre une « bonne fessée » ?

 

Retour à la page d’accueil

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
commenter cet article
11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 11:24


Jean-Philippe, directeur de l’école de Chaintreaux (77), nous transmet copie d’un courrier co-signé par 96 enseignants et envoyé à l’IEN de la circonscription de Nemours (sud Seine-et-Marne).

Ce texte est un ensemble de propositions faites à l’Administration pour gérer les « 108 heures ». Nous le publions intégralement ci-dessous.

 

 

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

                                                                       Le 21/05/2008

 

Objet : gestion des 108 heures.

                                              

                                                        Madame L'Inspectrice de l'Education Nationale,

 

Nous voulons porter à votre connaissance les éléments suivants :

 

1) le seul texte officiel (décret n°2008-463 du 15 mai 2008) publié à ce jour n'est qu'un cadrage quantitatif et non qualitatif des horaires (la durée de la semaine scolaire est fixée à 24 heures d'enseignement scolaire pour tous les élèves ; les élèves rencontrant des difficultés d'apprentissage peuvent bénéficier en outre de 2 heures d'aide),

 

2) l'organisation des 108 heures ainsi dégagées n'est pas précisée (la répartition 24h pour le travail en équipe, 18h d'animation pédagogique, 6h de conseil d'école et 60h d'aides aux élèves en difficulté, n'est qu'un relevé de conclusions entre le ministre et 2 des 3 syndicats majoritaires),

 

3) le calendrier imposé ne permet pas d'envisager avec sérieux et esprit de responsabilité la mise en place d'un dispositif en direction des élèves en difficulté,

 

4) dans cette précipitation, l'Inspection Académique fait référence à une circulaire de rentrée qui n'existe pas (le BOEN n°15 du 19 avril 2008 comme l'indique l'IA est en réalité du 10 avril 2008),

 

5) les textes précisent que les projets doivent être élaborés en Conseil des Maîtres et non sur proposition de l'Inspecteur d'Académie (propositions à géométrie variable en fonction des départements...),

 

6) aucun texte à ce jour ne précise les obligations de service des personnels,

 

7) un dispositif d'aide ne peut être subordonné à l'organisation de transports, de cantine, de garderie...,

 

8) le temps d'aide proposé peut « rallonger » la journée de l'enfant à l'école,

 

9) requérant l'accord des familles ce dispositif n'est pas obligatoire, ce qui porte en germe la remise en cause des valeurs fondamentales de l'École de la République,

 

10) externaliser la prise en charge de la difficulté scolaire (cf stages de « remise à niveau ») met en danger l'existence des RASED (peu ou pas cités dans les textes) dont une nouvelle organisation devrait être proposée.

 

11) nous sommes convaincus que la difficulté scolaire doit être envisagée pendant le temps scolaire,

 

12) la réussite des élèves n'est pas proportionnelle au temps de présence de l'enfant à l'école (cf le temps de présence à l'école des enfants chez nos voisins européens : moins de temps = plus de réussite...),

 

13) réduire la lutte contre l'échec scolaire à des pratiques pédagogiques en excluant les facteurs socio-culturels et affectifs est un leurre en direction des familles,

 

14) les enfants les moins en difficulté dans certains secteurs se verront proposer la même offre que les enfants les plus en difficulté (donc plus de temps enseignant/élève),

 

15) les charges des personnels ne seront pas les mêmes en fonction de leur affectation (maternelle/ZIL/élémentaire/RASED...),

 

16) que 24 heures face aux élèves semble pouvoir établir une certaine équité entre enseignants du premier degré et enseignants du second degré,

 

En considération des points énoncés ci-dessus, sachant que les textes nous autorisent à l'expérimentation et que l'Inspection Académique considère que l'année scolaire 2008/2009 constituera, à l'évidence, une année de transition ; nous proposons d'utiliser pour l'année scolaire à venir les 108 heures ainsi dégagées comme suit :

 

l        6 heures de conseil d'école

l        24 heures de travaux en équipes pédagogiques incluant les conseils des maîtres (actuellement non comptabilisés dans le temps de travail)

l        18 heures d'animation pédagogique

l        60 heures pour engager une réflexion collective sur:

l        l'évaluation des dispositifs existants

l        le repérage le mieux ciblé des difficultés

l        le travail en équipe, condition de la réussite de ce dispositif (associant RASED, enseignants spécialisés, MAZEP,...)

l        la nécessaire formation des enseignants à la difficulté scolaire.

l        la nécessaire formation des enseignants à la scolarisation des élèves handicapés (la circulaire de rentrée insiste sur « l’appui et l’aide pédagogique aux enseignants qui accueillent dans leur classe des élèves handicapés sont une priorité »).

l        la mise en oeuvre des nouveaux programmes.

l        la mise en place d'outils de travail liés à ces nouveaux programmes pour les élèves en difficulté.

 

            et organiser avec les différents partenaires impliqués dans cet enjeu majeur un dispositif réfléchi, concerté, ambitieux.

 

Lettre écrite par des directeurs et des enseignants de la circonscription de Nemours et cosignée par 96 enseignants de la circonscription.

 

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

Retour à la page d’accueil

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
commenter cet article
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 22:58


L. Hoefman directeur de l’école Malraux à Croix (59) propose ce modèle de courrier à envoyer au ministre de l’Education nationale. Parce que cette lettre peut servir de modèle pour tous les collègues qui souhaitent exprimer leur colère, nous avons décidé de la reproduire.

 

                                                           Monsieur le Ministre,

 

            J'ai l'honneur de vous faire part de  l'expression de ma profonde déception suite à la récente circulaire ayant trait à la décharge de service des Directeurs d'école. Il apparaît dans ce texte que les Directeurs seront inégalement traités, puisque leur temps de décharge administratif lié au soutien sera fonction de leur nombre de classes (soit entre 0 et 60 heures).

            Ce dispositif est profondément injuste pour les petites et moyennes structures, alors que la plupart des  taches administratives y sont aussi lourdes que dans les écoles de plus de 13 classes.

            D'autre part, les Directeurs, extrêmement sollicités ces dernières années, auraient apprécié un geste de leur Ministère, qui les aurait conforté, même réconforté dans leurs toujours plus nombreuses et importantes missions.

 

            La proposition actuelle semble prouver une profonde méconnaissance du terrain, voire un mépris pour une fonction qui, si elle reste essentielle au système éducatif, motive de moins en moins les enseignants du premier degré.

             Les Directeurs travaillent déjà beaucoup, par conviction davantage que pour la symbolique bonification indiciaire. Il n'est point question de rémunération dans mes propos, juste de temps pour assumer le mieux possible ce noble métier. Les Directeurs d'école font déjà beaucoup pour leur pays, il est urgent que leur pays fasse quelque chose pour eux, sous peine d'avoir à déplorer des démissions massives...

 

            Après avoir espéré durant  quelques mois une avancée significative, je déplore que l'esprit d'initiative, la volonté de se dépasser, le  désir d'autonomie, l'audace, le souci de la réussite du plus grand nombre, la disponibilité, le courage...ne soient pas davantage récompensés dans un gouvernement qui en a fait son cheval de bataille....

 

            En espérant avoir été entendu, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments dévoués et respectueux.

 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

Comment en est-on arrivé là ? Un collègue du Nord nous a fait parvenir un petit montage dans lequel il a rassemblé tous les messages qui circulent sur la messagerie de l’IA59. Un communiqué syndical, une réaction d’une collègue, un autre qui répond puis tout s’enchaîne très vite comme au bon vieux temps de la signature du protocole…

 

 

Au tout début, un communiqué du SNE-CSEN :

 

Du temps pour les directeurs

Depuis l'annonce de la nouvelle organisation de la semaine en primaire, le SNE-CSEN avait insisté auprès du ministère pour que du temps soit accordé aux directeurs afin qu'ils puissent, sereinement, se consacrer à la mise en place de ce dispositif.

Le SNE-CSEN a été entendu en partie, par le ministre (courrier en pièce jointe).  Une circulaire, en préparation, devrait préciser les décharges horaires dont vont bénéficier les directeurs (de 10h pour les écoles de 3 et 4 classes à 60h pour + de 13 classes). Mais doit-on voir dans cette frilosité, le refus de leur adresser un signe fort  alors que l'occasion s'en présentait ?

En effet le SNE-CSEN regrette que le ministère  n'ait pas accédé totalement à sa demande (le SNE réclamait l'exemption totale des 60 h pour tous les directeurs, eu égard aux tâches d'organisation), et estime que cette décision n'est qu'un petit pas vers une juste reconnaissance du métier de directeur.

Le SNE-CSEN qui sera reçu lundi par X. DARCOS, ne manquera pas d'insister encore pour que tous les directeurs bénéficient d'un temps de décharge pour la gestion de leur école.

 

1 - Réaction de Mme Mossi, directrice école Florian à Dunkerque.

 

Alors là, ça me sidère !! 1ere fois que je réponds à un courrier mais cette fois-ci c'est trop!!

Je suis directrice d'une école maternelle de 3 classes, donc pas de décharge contrairement à mes collègues qui en ont 4 (ou est la différence ???)

Ça ne me dérange pas de faire du soutien mais j'ai trouvé bonne l'idée d'avoir enfin une décharge administrative de quelques heures, et voilà qu'à nouveau selon le nombre de classes, je vais être à nouveau lésée !!!!!!!!!!!!!!!!!

La logique aurait voulu qu'on propose aux directeurs déjà totalement déchargés de n'avoir le droit qu'aux 10h étant donné qu'ils ont déjà des heures pour leur administratif et moi qui n'en ai pas du tout avoir le droit aux 60h !!

Mais c'est le contraire !!! Alors là il faut qu'on m'explique quelle est cette logique, en quoi elle est une avancée pour nous !

Donc, en conclusion, un directeur totalement déchargé aura 60 h de plus et un autre non déchargé  n'aura que 10 h !!!

Et bien je me sens vraiment de plus en plus reconnue par les uns et par les autres !!!!!!!!

Et j'aimerais savoir ce qu'en pense mes collègues, notamment les directeurs non déchargés !!

De qui se moque-t-on !!!!!!!!!!!!!

Une directrice de 3 classes outrée !

 

 

2 - Et bien je crois que je suis dans le même cas que vous 3 classes pour ma part section de moyens grands je ne dispose d'aucune décharge, d'aucune ATSEM pour ma classe

Je suis aussi très en colère

 

3 - Je suis directrice de deux classes et selon ce qui est proposé pour l'année prochaine je n'aurai droit à aucune heure pour mon travail de direction !!! Je suis sidérée et démotivée. J'ai écrit aux syndicats : mais qui nous défend nous directeurs non déchargés???? Non seulement nous avons une indemnité de direction ridicule mais en plus on ne nous accorde aucun temps pour mener à bien nos charges de directeur!!! j'ai l'impression qu'il n'y a aucune reconnaissance du travail que nous faisons dans nos petites écoles... c'est décourageant, démotivant et écoeurant cette non reconnaissance de notre hiérarchie... si rien ne bouge positivement je pense sérieusement demander un poste de brigade lors du mouvement l'année prochaine!!

Une directrice de 2 classes

 

4 - Salut Joyeux Directeurs et Joyeuses Directrices,

Moi, c'est 7 ans de directions dont 6 à gravir la montagne avec le même vélo que vous, mais comme j'en ai assez de recevoir des pierres, je rends mon tablier. Rien qu'avec ça, je vais déjà beaucoup mieux !

Ma seule crainte: qu'aucun de mes vœux ne sorte à la grande loterie.

Bonne route à toutes et à tous, j'espère qu'il y aura de temps en temps un petite descente, voire simplement un chemin plat (et félicitations à ceux pour qui "ça baigne"... Il y en a heureusement...).

 

5 - Nous voilà reparti pour une nouvelle vague de mails de mécontentement, comme après l'augmentation ridicule obtenue il y a deux ans, après des années de grève administrative.

Je fais figure de nanti puisque demi déchargé mais cela ne m'empêche pas d'être présent les mercredis matins et parfois tard le soir (hors réunion s'entend).

Je crains, hélas, que nos mails restent de nouveau lettre morte!

 

6 - Ne nous énervons pas....Il nous restera toujours le dimanche pour gérer l'administratif...

 

7 - Et la nuit !!!!

 

8 - Je suis tout à fait d'accord avec vous ! Pourtant, je suis directrice à 5 classes (plus que 4 à la rentrée prochaine...), mais ça a été ma 1ère réaction : je trouve inadmissible que les écoles  de 1 à 3 classes n'aient aucune heure de dégagée ! à croire que vous êtes des êtres à part qui n'avez pas besoin de temps ! J’ai aussi été directrice à 2 classes et je sais quelle charge de travail il y a ; je ne comprends pas que les syndicats ne soient pas intervenus dès le départ !

Je suis de tout coeur avec vous ! Et de plus en plus écoeurée !

J.RAULIER qui s'interroge fortement quant à son devenir !

 

9 - A la Directrice de Florian Dunkerque et aux autres.....,

Tout à fait d'accord !!

Quand j'ai annoncé autour de moi que j'allais avoir 10h de décharge !!

"super!"

Puis j'ai rajouté: "par an !"

"Ah!!"

Ensuite j'ai détaillé: "1/4 d'heure par semaine"

Ça fait encore plus ridicule!!!

C'est à peine le temps que me prend une inscription.

 

10 - Sans décharge car on sait bien que dans ces écoles nous n'avons pas d'administratif à faire !!

 

11 - Désolée pour le 60ème message dans la boîte aux lettres, mais c'est pour moi aussi le premier que j'envoie en 8 ans de direction; 

Serait-ce un signe ???

 

Premier message en dix ans..... Mais je ne sais pas quoi dire....

Ah si ! J'ai 4 niveaux, une direction, pas de décharge, un enfant et une femme que j'aime....

Et parfois j'en ai marre aussi (de ma direction...)

Un seul mot ....démission (de la fonction de direction...)

Bon courage à tous !!!!

 

12 - J'INVITE CHAQUE DIRECTEUR* A FAIRE SUIVRE CES COURRIERS DE MECONTENTEMENTS AUX SYNDICATS !!!!

S'ils reçoivent suffisamment de courrier, il y aura peut-être prise de conscience !

Quelques adresses : (liste non exhaustive)

SE-UNSA 59 : xxxxxxxx@ac-lille.fr

Dpon----t : xxxxxxx@ac-lille.fr

SNUipp FSU ac-LILLE : xxxxxxxx@ac-lille.fr

* surtout les directeurs non-déchargés et les autres, s'il y en a, solidaires.

 

13 - Réponse d’un délégué syndical du SNUipp

 

Cher(e) collègue, cher(e) camarade,

Nous sommes tout à fait d'accord avec toi, mais tu sembles oublier quelque chose :

1. le SNUipp, a priori pas enthousiasmé et après avoir consulté les collègues (78% contre) n'a pas signé le protocole.

2. le SE-Unsa qui, lui, a signé ce protocole, exige de l'IA du Nord qu'il  organise sans le SNUipp-FSU la mise en place des 108 heures.

3. Depuis toujours, le SNUipp-FSU exige notamment du temps pour tous les collègues directeurs (du temps et bien d'autres choses,

   Mais attardons-nous sur ce point, puisque tu soulèves le problème). Nous comprenons que des collègues sur postes profilés (formateurs, rased par exemple) aient du temps pour assumer leurs taches "particulières". Nous comprenons et demandons que les directeurs aient du temps pour organiser (avec leurs collègues adjoints) les "60 heures". Mais nous sommes tout autant que vous scandalisés par la répartition des heures. Ces heures étaient l'occasion peut-être de répondre, oh partiellement bien sûr, aux revendications des collègues directeurs.

4. L'organisation signataire présente comme une victoire le fait que le ministère accorde généreusement 10 heures annuellement aux directeurs de 3 classes, 20 heures pour les 5-9 classes, etc.

10 heures et puis  rien pour les plus petites !

Alors oui, vous pouvez écrire votre mécontentement, oui vous pouvez écrire à  SE-UNSA 59.

Non, vous ne pouvez pas mettre dans le même bateau toutes les organisations syndicales, en tout cas pas la nôtre.  

Vous pouvez aussi écrire votre mécontentement au ministère de l'Education nationale.  

Oui, vous pouvez nous faire part de votre légitime mécontentement, nous nous ferons un plaisir,

un devoir, de faire remonter vos revendications.  

Vous trouverez d'ailleurs ici http://59.snuipp.fr/spip.php?article383&var_recherche=p%E9tition la pétition   "Pour mieux d’école, du temps monsieur le Ministre !" que nous mettons à votre disposition depuis l'année dernière.  

Et si vous voulez nous écrire, utilisez cette adresse (uniquement) : snu59@snuipp.fr

Cordialement

Le bureau départemental du SNUipp-FSU Nord

 

14 - Je sais plus quoi dire? 4 classes cette année mais l'an prochain, si je n'inscris plus avnt la rentrée perte d'une classe  et donc plus de décharge, 4 niveaux dans ma classe de maternelle, et 32 élèves.

Une direction que j'avais prise comme un défi à relever  mais là on vire à l'exploit ; alors ras le bol....

 

15 - ET SI (nous aussi) ON ALLAIT BLOQUER LES RAFFINERIES DE PETROLE ?

 

16 - Et bien je reprends la plume pour la seconde fois Tout d'abord, merci à tous les collègues directeurs d'y avoir répondu, avec ou sans décharge, il ne s'agit pas de nous opposer les uns aux autres,on est tous dans le même bateau et c'est intéressant pour tout le monde de voir que nous avons les mêmes mécontentements et les mêmes inquiétudes.

Je n'ai pas voulu non plus encombrer vos boites mais là vraiment, j’étais hors de moi et il fallait que je l'exprime haut et fort Mon 1er courrier était en effet une réponse à un mail du syndicat (sne) qui se félicitait de cette soi disante avancée, d’où ma colère Merci au SNU IPP d'y avoir répondu et de nous avoir donné ces quelques informations en suppléments.

J'aime mon métier d'abord d'enseignante et même de directrice !!

Faire du soutien ne me dérange nullement, si cela se fait dans de bonnes conditions!

Mais me laisser 10h par an supplémentaire, c'est abuser !!

Bon courage à toutes et tous, et continuons de faire entendre nos voix !!

Cordialement, Mme Mossi, directrice école Florian à dunkerque

 

17 - Nos voix ne sont pas suffisamment entendues ! Nous sommes un cas à part, un sous groupe, mal représenté ! Bloquer les raffineries ? Au moins, l'info serait suffisamment insolite pour être relayée et faire parler de nous...

 

18 - Bonjour à tous,

C'est également la première fois que je "réponds à tous", mais cette fois, je pense que les revendications sont valables.

Il me vient une idée : si nous nous mettions tous d'accord pour ne pas faire ces heures face aux élèves ? Ce serait une action efficace, qui aurait le mérite de ne pas être une grève. Nous serions présents dans l'école, aux mêmes heures, consacrées au travail de direction.

Que font les syndicats ? Rien. Il faut peut-être agir par nous-même.

 

19 - Ce temps serait alors passé pour notre administratif ?

 

20 - Soutien d'une directrice qui a travaillé 10 ans dans une école à 3 classes et qui voit la différence dans une école à 4 classes.

C'est au ministère qu'il faut se plaindre directement !!

Bon courage.

 

21 - Bonne idée: voici une proposition de lettre au ministère, faites-en ce que vous voulez...Moi je l'envoie ce soir.

Sachez cependant que l’on n’est jamais mieux défendu que par soi-même! Et si ça ne change rien, au moins ça défoule...

L.Hoefman (Malraux, Croix)

 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

Et c’est ainsi qu’est née la lettre au ministre…

 

Retour à la page d’accueil

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Réactions des directeurs
commenter cet article
2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 09:04

Depuis plus d’un an, Sous le pseudo « Froment », l’un de nos collègues, très favorable à un statut de directeur et passionné d’économie nous livre régulièrement ses réflexions au travers de commentaires souvent très pointus et passés au travers du prisme économique.

Il nous a récemment promis une version plus détaillée de sa vision de l’avenir du statut de directeur d’école. Pour lui, aucun doute, la mauvaise santé économique du pays plombe la réforme du statut que nous attendons tous. Nous reproduisons en intégralité, ci-dessous, le texte qu’il vient de nous envoyer.

 

---------------------------------------------------------------------

 

En septembre 2006, 93 % des directeurs d’école se sont déclarés favorables à un statut professionnel lors de la consultation IFOP commandée par le GDID. Résultat considérable tant par le taux de participation que par celui des réponses positives. Aucun doute, à l’unanimité ou presque, les « enseignants chargés de direction » attendent une vraie reconnaissance de leur métier.

Pourtant, 20 mois plus tard, rien n’a changé. Toujours la même attente. Toujours le même silence du ministère. Toujours la même indifférence des syndicats. Aucune négociation en cours. Pire, la situation économique du pays a changé et avec elle, la probabilité du statut semble s’éloigner.

 

En effet, deux éléments jouent contre le statut. Le premier est d’ordre idéologique. Les syndicats majoritaires n’ont pas évolué dans le sens d’une reconnaissance du métier de directeur. S’ils acceptent qu’on lui donne quelques moyens supplémentaires (décharges, indemnités), ils refusent de voir le directeur se transformer en vrai responsable institutionnel de l’école. L’idée de « chef » (petit ou grand) leur est insupportable.

Paradoxalement, les directeurs eux-mêmes ne luttent pas vraiment pour contrer la « puissance » syndicale. On le voit bien, lorsque des salariés veulent imposer leur point de vue à leurs responsables syndicaux, ils le peuvent. En 68, les ouvriers de chez Renault ont conspué le leader de la CGT venu leur apporter la « bonne nouvelle » des accords de Grenelle. Plus près de nous, les marins pêcheurs ont refusé l’accord passé par leurs représentants avec le ministre de l’agriculture et ont poursuivi le blocage des ports.

En fait, tout se passe comme si les directeurs avaient peur qu’on leur donne plus de pouvoirs alors qu’ils n’exercent pas ceux dont ils disposent aujourd’hui, comme s’ils avaient un complexe d’infériorité définitif.

Le second élément qui fait obstacle au statut est lié à la conjoncture économique. Celui-ci se double d’un aspect structurel propre à la répartition des établissements scolaires du 1er degré.

Sur le plan économique, tous les experts confirment les propos du Président de la République : « les caisses sont vides ».

Certes, il existe bien des économistes qui se montrent moins pessimistes. Ainsi, Mathieu Plane, économiste de l’OFCE, qui intègre les actions de l’Etat  et qui arrive à ce résultat surprenant : « Si l'on déduit les actifs physiques de la dette, l'Etat est créditeur de 37.8% du PIB.
Moralité, le bébé français ne naît pas avec une dette de 18700 euros sur les épaules comme le disent les Cassandre, mais un crédit de 11000 euros
 ». Oui, c’est exact… sauf que les actifs ne sont pas cessibles…

L’aspect structurel de cette difficulté financière est propre à l’Education nationale. L’enseignement primaire est constitué d’un vaste réseau d’écoles souvent de petite taille. Certes, le nombre d’écoles décroît de façon régulière depuis de nombreuses années mais la France comptait encore 49 928 écoles publiques à la dernière rentrée de septembre 2007.

Parmi les 59 % de directeurs qui disposent d’un temps de décharge, 83 % ont 1/4 de décharge, 13 % une ½ décharge et seuls 4 % ont une décharge complète.

Il est important de bien garder ces chiffres en tête pour comprendre l’effort financier colossal que représenterait la création d’un statut.

Bien sûr, il est possible de créer un statut à moindres frais. Un statut pourrait ne comporter que la stricte reconnaissance institutionnelle du métier de directeur. Ce serait une avancée capitale. Mais passé le moment d’euphorie « on a gagné ! on a gagné ! », viendrait vite la déception de la coquille vide. En effet, ce qu’attendent les directeurs et toutes les enquêtes le disent, c’est la reconnaissance mais aussi et surtout les moyens nécessaires pour mieux faire fonctionner leur école.

Du temps, du temps, du temps, réclament les directeurs. Or, le temps ne peut être attribué qu’en accordant des décharges d’enseignement. Seulement, voilà ! Le temps de décharge passe par des créations de postes en nombre considérable.

Rappelons-nous : la signature du protocole a « accordé » ¼ de décharge aux 7135 directeurs de 4 classes par l’utilisation de stagiaires IUFM avec les conséquences que l’on sait et que nous n’avons cessé de dénoncer. Mais ces stages filés représentaient l’équivalent de 1641 ETP (Emploi Temps Plein).

Pour que le statut présente réellement un intérêt palpable par les directeurs, il conviendrait, à minima, de transformer les 3827 demi décharges en décharges complètes et d’augmenter de façon significative le temps de décharge des 29 000 collègues qui n’en ont qu’un quart. Il ne faudrait pas oublier non plus les milliers de collègues qui ont moins de 4 classes… Bref, des milliers de postes à créer. Autant dire qu’en l’état actuel de nos finances, c’est mission impossible avant de nombreuses années.

On m’a souvent rétorqué : « quand le gouvernement veut trouver de l’argent, il en trouve » et de me citer la « prime de Noël » des chefs d’établissement du secondaire. Mais, c’est une goutte d’eau par rapport à des créations de postes qui engagent l’état pendant 40 ans. A bien y regarder, les avancées obtenues par les salariés en détresse ne sont bien souvent, hélas, que des arrangements budgétaires sans lendemain.

D’ailleurs, « Bruxelles » veille… Le 28 mai, elle demande à la France de "mettre en oeuvre l'invitation politique du conseil du 12 février", date à laquelle les ministres des Finances de l'UE avaient demandé à Paris de "renforcer sa consolidation budgétaire". Cette recommandation est l'un des trois instruments dont dispose la Commission pour rappeler un Etat à l'ordre sur ses déficits.
Elle peut par ailleurs choisir d'ouvrir une procédure dite de "déficit excessif", ou envoyer une mise en garde "précoce" pour demander à un Etat de réagir. Bruxelles devrait appeler aussi la France à "soutenir le processus de réforme de manière interne à travers une application ambitieuse des recommandations" de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée en décembre dernier, et censée réformer l'Etat et produire des économies substantielles sur cinq ans.

L’idée de créer un corps particulier de directeurs du 1er degré a également été évoquée à plusieurs reprises sur ce site. C’est même le libellé de l’article 1 du projet de statut proposé par le GDID. Or, pour les mêmes raisons que celles énoncées plus haut, c’est impossible. La France s’est lancée dans une réforme qui vise à restructurer la fonction publique. Les différents corps vont être regroupés en grandes filières pour former ce que le gouvernement appelle la « fonction publique de métiers ». Je ne reviens pas plus explicitement sur cette réforme qui a fait l’objet d’un article complet sur ce site (*).

A mes yeux, la seule possibilité d’intégrer les directeurs d’école dans un « corps », ce serait de les associer aux personnels de direction regroupés dans l’actuel corps des chefs d’établissement. Mais il conviendrait de le demander avant que la réforme ne touche concrètement les métiers de l’enseignement.

Naturellement, cette intégration ne serait pas sans conséquences sur la nature du « cadre statutaire » qui attribuerait de facto aux directeurs d’école une fonction hiérarchique. Mais le veulent-ils ? On entre là dans un tout autre débat. Il convient aussi de savoir qu’une étape intermédiaire est tout de même indispensable pour être compatible avec l’état de nos finances, c’est la réduction drastique du nombre de directeurs d’école. Cette réforme est en phase d’expérimentation. Elle est imparfaite. Elle ne nous convient pas telle qu’elle existe actuellement mais elle a un nom : EPEP. C’est sur ce terrain que nous devons porter notre combat si l’on ne veut pas rater le train de la réforme. Train qui ne repassera pas de sitôt…

Alors devant ce constat ô combien pessimiste que je dresse, faut-il baisser les bras et renoncer à réclamer un statut jusqu’à rétablissement des finances publiques ? Evidemment non ! Nous devons maintenir la pression ne serait-ce que pour faire évoluer les esprits des « responsables » syndicaux et signifier au pouvoir en place que la coupe est pleine.

 

---------------------------------------------------------------------

 
(*)
Notre collègue fait référence à notre article du 12 mai intitulé :

« La création d’un corps de directeurs d’école : hautement improbable »

 



Question écrite posée le 20/05/2008 au ministre de l'Education nationale

par le Député M. Meslot Damien (UMP - Territoire-de-Belfort)
 

 

M. Damien Meslot attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la revalorisation de la prime allouée aux directeurs d'école. Une augmentation forte des indemnités des directeurs d'école a été envisagée par le Président de la République et, pour l'heure, aucune mesure en ce sens ne semble avoir été engagée. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer s'il est dans ses intentions de revaloriser les indemnités des directeurs d'école et sous quels délais cette revalorisation pourrait intervenir.


 
Retour à la page d’accueil

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
commenter cet article
1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 08:10


Avec les premiers résultats du mouvement, il apparaît que les directions restent toujours aussi peu prisées par les enseignants du 1er degré. Les fameuses « avancées » conquises de « haute lutte » avec la signature du protocole en 2006 par le SE-Unsa n’auront pas réussi à rendre un tant soit peu d’attrait à une fonction dont on dit et répète qu’elle est un véritable métier.

Les résultats qui nous parviennent de différents départements montrent, pour chacun d’eux, que les directions vacantes se comptent par dizaines. Nous atteindrons, cette année encore, un score à 4 chiffres qui se situera probablement autour de 4 000.

Cette situation, sans nulle autre pareille, est dénoncée dans tous les rapports. Elle est connue de tous ceux qui occupent des responsabilités de haut niveau à l’Education nationale, dans toutes les inspections académiques, les rectorats, dans chaque service du Ministère mais également par tous ceux qui ont occupé Matignon et l’Elysée depuis des décennies. Rien n’y fait.

Les syndicats font mine, parfois, de s'en préoccuper surtout les années concernées par les élections professionnelles. Mais force est de constater que leur réaction n’est que « parole verbale » et que cette dernière est bien molle.

 

Ainsi, pour exemple, la déclaration du SNUipp 28 (Eure-et-Loir)

 

Direction d’école

Le premier constat, c’est qu’il y a autant de directions vacantes cette année que l’an dernier : 39.

Mais au-delà de ce constat, le malaise de la direction d’école persiste et le détail de ce mouvement l’atteste.

Depuis de nombreuses années, nous réclamons du temps pour toutes les directions d’écoles et une augmentation du volume des décharges actuelles.

14 écoles de 1 à 3 classes restent vacantes. C’est la preuve que ces écoles n’attirent pas.

11 écoles de 6 à 9 classes restent vacantes, c’est la conséquence directe de l’augmentation de la charge de travail et la non prise en compte de cette difficulté.

Enfin, 6 écoles de 7 classes et plus restent vacantes, soit une augmentation de 50% !

Autre éclairage pour illustrer ces propos, 17 directeurs en poste, sur 36 qui participaient au mouvement, ont souhaité redevenir adjoint et 10 ont obtenu satisfaction.

On assiste de plus en plus à un turn-over qui montre l’usure liée à la fonction. Il est plus que temps de donner des réponses concrètes, répondant à l’attente des collègues pour stopper ce dysfonctionnement.

Du temps pour la direction d’école, c’est ce que les collègues ont le plus besoin et c’est l’une des demandes du SNUipp dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau calendrier scolaire.

 

 

On le voit, si le constat est dressé, la réponse n’est pas appropriée. En effet, n’hésitons pas à le dire : il s’agit d’une véritable catastrophe dont on ne mesure pas suffisamment les effets destructeurs.

D’abord pour l’école publique française qui subit de plein fouet les coupes budgétaires drastiques et qui ne fournit pas les résultats qu’on est en droit d’attendre d’elle.

Ensuite pour les directeurs qui se démobilisent, usés par les charges de plus en plus lourdes que leur impose l’administration. Directeurs qui n’ont pas les moyens d’optimiser le fonctionnement de l’école et qui n’ont d’autre choix, hélas, que de la laisser se détériorer au fil des ans.

Enfin, par voie de conséquence, pour les élèves qui subissent les contrecoups des mauvais coups portés à l’école au travers de ses personnels en manque de considération morale et financière.

 

Il est urgent de prendre le problème à bras le corps et d’y apporter des solutions durables. Il est urgent que les syndicats s’intéressent enfin à cette profession qui ne peut plus accomplir les missions qui lui sont assignées. Il est urgent que les pouvoirs en place accordent reconnaissance statutaire à cette catégorie de fonctionnaires dévoués au service public.

Oui, il est urgent d’agir !

 

Retour à la page d’accueil

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
commenter cet article
28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 23:00

Plus l’on s’approche de la date fatidique des élections professionnelles, plus les syndicats redécouvrent que les directeurs d’école existent. Ils utilisent même le vocabulaire approprié pour les désigner. Il est amusant de constater qu’ils ont redécouvert que le « responsable d’école » ou « l’enseignant chargé de direction » s’appelait « directeur »

Pourtant, ne nous y trompons pas, ce brusque regain d’intérêt pour les directeurs ne signifie pas que les responsables syndicaux renoncent à leur idéologie. Tout cela ressemble davantage à de la gesticulation médiatique qu’à un réel souci de prendre en compte nos revendications. Deux exemples récents sont là pour nous le rappeler si besoin est.

 

Le SNUipp 66 organise une consultation auprès des seuls directeurs de son département (Pyrénées-Orientales). Parmi les nombreuses questions, en figure une plutôt inhabituelle dans le langage syndical et qui concerne « la création d’un statut établissant un nouveau corps particulier de directeur »… Non, on ne rêve pas. Surprenant, n’est-ce-pas… La section départementale du SNUipp serait-elle manipulée par de zélés directeurs contestataires ?

La réponse ne se fait pas attendre. Le document d’accompagnement de l’enquête resituait précisément la question du "statut" auquel nous sommes fermement opposés (ce qui n'empêche pas de demander librement leur avis aux collègues), déclare Alain Vibert, conseiller syndical SNUipp 66. Voilà qui a le mérite d’être clair !

 

Ainsi, on demande aux directeurs s’ils sont d’accord ou non avec « la création d’un statut établissant un nouveau corps particulier de directeur » tout en leur précisant que cette proposition ne pourrait être retenue puisque le SNUipp y est opposé. Curieuse façon de leur demander leur avis. Comprenne qui pourra. D’ailleurs est-il bien nécessaire de reposer cette question aux directeurs ? Ils y ont déjà répondu à 93 % lors de la consultation IFOP / GDID. Pourquoi auraient-ils changé d’avis alors que leurs conditions de travail continuent de se dégrader et que leurs charges et responsabilités ne cessent de s’alourdir ?

Se pose alors la question de savoir ce que le SNUipp compte faire des résultats de sa consultation ? Si les directeurs renoncent à demander un statut, on devine aisément l’usage qu’il en fera… Mais, si les résultats font apparaître une demande massive d’un statut particulier, quelle sera la réaction des représentants départementaux du SNUipp 66 ? Auront-ils la dignité d'un de Gaulle qui, en 1969 désavoué par le peuple lors d’un référendum, annonçait sur le champ qu’il mettait fin à ses fonctions ?

Remettront-ils leur mandat à la disposition de la direction nationale ? A suivre…

 

De son côté, le SE-UNSA rivalise d’amabilités à l’égard des directeurs. Le 28 mai, il déclare qu’il « continue d’intervenir auprès du Ministère afin de faire évoluer les textes en voie de finalisation » :

-          la circulaire d’application sur le service des enseignants

-          la circulaire d’application sur le temps scolaire et l’aide personnalisée

 

---------------------------------------------------------------

 

Concernant l’aide personnalisée, « le SE-UNSA a obtenu » :

 - la suppression de la recherche d’harmonisation, par les IEN, des 60h sur une même commune.

 - la possibilité d’intégrer l’aide personnalisée dans un PPRE et non pas l’obligation

 - la mention des enseignants spécialisés alors qu’ils ne figuraient pas dans le document initial.

 

Concernant le service des directeurs d’école, « le SE-UNSA a demandé que tous les directeurs soient concernés par une décharge horaire, y compris pour les 1-2 classes ».

Après d’âpres discussions, le Ministère envisage la rédaction suivante :

Les directeurs bénéficient, sur les 60 h, d’une décharge comme suit :

- Directeurs d’école de 3 et 4 classes : décharge de 10 heures de service (donc 50h à assurer dont le temps d’organisation correspondant)

- Directeurs d’école de 5 à 9 classes : décharge de 20 heures de service (donc 40h à assurer dont le temps d’organisation correspondant)

- Directeurs d’école de 10 à 13 classes : décharge de 30 heures de service (donc 30h à assurer dont le temps d’organisation correspondant)

- Directeurs d’école de plus de 13 classes : décharge de 60 heures de service (donc aucune heure à assurer sur ces 60h)

  

« Le SE-UNSA a obtenu » :

- que « le traitement particulier des directeurs d’école », acté dans le relevé de conclusions, fasse bien l’objet d’une décharge de service dans le cadre des 60 h alors que le Ministère envisageait de l’indemnitaire sur une proposition du syndicat non signataire. Or, les directeurs réclament du temps, c’est le message qui nous a été envoyé dans le sondage « Avis sur les 108h » que le SE-UNSA a organisé et relayé auprès du Ministre.

- que les directeurs n’aient pas à assumer la responsabilité des heures effectuées par les enseignants de leur école puisque ce ne sont pas des supérieurs hiérarchiques.

- que les remplaçants ne soient pas considérés comme des moyens supplémentaires mis à disposition des IEN pour les 60h mais qu’ils agissent bien dans les écoles où ils effectuent des remplacements ET que les 108 h soient bien décomptées au fur et à mesure de leur exécution pour ne pas dépasser cet horaire sur l’année.

 

Le SE-UNSA a fait 2 demandes supplémentaires :

- que le temps d’organisation inclus dans les 60h soit chiffré à hauteur de 20h.

- pour les enseignants en RASED (maîtres E et G)

Le SE-UNSA a demandé le maintien de leurs obligations de service actuelles : 24+3 incluant les activités de coordination et de synthèse. Pour nous, les RASED ont une spécificité de prise en charge spécialisée qui ne se situe pas sur le champ de cette aide personnalisée sauf à aider les enseignants à le mettre en oeuvre dans le cadre des concertations au niveau de l’équipe pédagogique, c’est tout.

- pour les enseignants en CLIS

Nous pensons que c’est l’occasion de revoir leurs obligations de service et la charge de travail qui s’est ajoutée pour eux suite à la loi handicap et à l’apparition des PPS. Pour le SE-UNSA, celui-ci devrait se voir transformé en 24 d’heures d’enseignement à leurs élèves + 3 heures en moyenne par semaine à l’élaboration et au suivi des PPS de leurs élèves ; aux activités de coordination et de synthèse avec les différents partenaires (équipes pédagogiques, enseignants-référents, services de soins …) et aux travaux au sein des équipes.

 

---------------------------------------------------------------

 

Dans le paragraphe consacré au service des directeurs d’école, le SE-UNSA oublie de préciser qu'il n’a pas obtenu de décharge horaire pour les écoles de 1 et 2 classes. Finalement le ministère s’en tient à ce que nous avions annoncé dans un précédent article. Que fait le SE ? Il passe au sujet suivant : des demandes supplémentaires pour les enseignants du RASED et les enseignants de CLIS.

Certes, que ce syndicat s’intéresse également aux enseignants spécialisés, rien de plus naturel. Mais on aurait aimé et apprécié un peu plus d’acharnement à défendre la cause des directeurs pour qui, rappelons-le, la mise en place de l’aide personnalisée sera un travail supplémentaire d’organisation et de suivi.

  
 
 
PS : Nous publions ci-après la réponse de Grégory Raynal, secrétaire départemental du SNUipp 66 (adjoint à Thuir) suite à notre article sur la consultation du SNUipp 66 
 
 

Ce petit mot pour répondre à quelques affirmations présentes dans le commentaire qui suit la consultation du SNUipp 66.

Cette consultation n’est pas une décision de directeurs des Pyrénées-Orientales qui contesteraient la position nationale du SNUipp mais  une décision prise par l’instance délibérative de notre section départementale, le Conseil syndical, composé de 21 membres élus parmi lesquels des directeurs mais aussi des adjoints maternelle, élementaire, spécialisés ….

Il ne s’agit pas d’une réaction épidermique mais d’une réelle volonté de  donner la parole à tous les directeurs du département afin de connaître réellement leur opinion. Il n’y a pas de fissures au sein du SNUipp mais une volonté de faire avancer le dossier en évitant d’opposer les uns aux autres. Dans notre document d’accompagnement, le SNUipp 66 réaffirme (et ce n’est pas nouveau!)  son opposition à la mise en place d’un statut particulier de directeur, ce qui n’est pas incompatible avec sa volonté de débattre du sujet. C’est ce que nous avons fait à maintes reprises dans des réunions départementales ouvertes à tous …. les directeurs présents n’étant pas favorables au statut que nous avions mis en débat !

De plus  affirmer que nous nous soucions « seulement aujourd’hui » des problèmes des directeurs, c’est méconnaître les interventions du SNUipp tant au niveau national que départemental (la baisse des seuils de décharges mentionnée dans le document d’accompagnement en est un exemple) .

Quant aux élections professionnelles! Comment peut-on dans la même phrase critiquer le SNUipp « qui ne ferait rien sur le plan national »  et jeter le discrédit sur une section départementale qui « s’agiteraient à des fins purement électoralistes »?  Depuis sa création , le SNUipp n’a jamais attendu les élections chaque 3 ans pour « occuper stratégiquement le terrain ». Il est présent au quotidien auprès des collègues, directeurs et adjoints,  et poursuivra son travail reconnu depuis plusieurs années par une grande partie de la profession!

Cordialement

Grégory Raynal, secrétaire départemental du SNUipp 66 (adjoint à Thuir)

 

Retour à la page d’accueil

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
commenter cet article