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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 17:00

 

« Un petit dernier pour la route… », dit la pub. Nous, nous dirons simplement : « Un de plus ! ». Oui, un rapport de plus qui va dans le même sens s’agissant de la direction d’école (DESCO, MGEN, Inspection Générale, HCE, OCDE 2007).

 

Pour ne citer que les principaux, rappelons-nous le rapport des inspecteurs généraux J.F. Cuisinier et T. Berthé, il y a deux ans : "Demain plus encore qu'aujourd'hui, un responsable d'EPLE devra être capable d'impulser les choix pédagogiques de l'établissement, d'assurer une gestion financière affinée, pour se dégager des marges de manoeuvre dans le cadre de la LOLF, de négocier des conventions locales équilibrées, voire avantageuses avec la collectivité territoriale de rattachement, d'animer des équipes dépendant de plusieurs employeurs". Pour eux les inégalités de résultats entre établissements relèveraient d'abord de pilotages de qualité différente.

 

En 1998, Jean Ferrier, dans son rapport à Ségolène Royal, évoque le « statut trop flou des directeurs d’école ». Il décrivait le « rôle essentiel » que devrait jouer le directeur d’école. Un texte à relire absolument.

 

Plus récemment, en 2007, le rapport du HCE analyse la crise de l'école élémentaire comme celle des directions. "Le titulaire de la fonction n’a pas l’autorité nécessaire pour assurer pleinement la direction de son école... le débat sur la fonction de directeur d’école primaire, dotée de compétences explicites, ne devrait plus être éludé".

 

La récente étude de l'OCDE (Août 2008) vient relancer le débat sur les tâches de direction, leur définition et leur rôle dans les systèmes éducatifs. Pour l'OCDE, il ne fait pas de doute que la direction d'établissement est la clé de systèmes éducatifs plus efficaces.

 

Il est vrai que l'Ecole française souffre réellement de ses corps intermédiaires. Elle en manque probablement pour améliorer sa gestion. Surtout, les enseignants se sentent souvent seuls, c'est un point qui ressort des enquêtes sur la pénibilité du métier. Les enseignants doivent trouver seuls les réponses à toutes leurs difficultés. Cette situation a bien sur un coût humain important. Elle illustre aussi les ambitions de pilotage…

 

L'OCDE appelle à renforcer les directions d'établissement

"La direction d'établissement est devenue une priorité dans les politiques éducatives internationalement". Pour l'OCDE, la direction d'établissement est un maillon essentiel du système éducatif  à la fois du fait de la nécessité d'améliorer l'efficacité des systèmes éducatifs et du développement de l'autonomie des établissements.

 

C'est pourquoi l'Organisation publie deux ouvrages pour montrer comment ces directions fonctionnent dans 5 systèmes (la Finlande, l'Autriche, l'Angleterre, l'Australie, les Flandres) et proposer des recommandations pour rendre plus efficaces ces directions.

 

L'OCDE recommande d'augmenter le niveau d'autonomie décisionnelle des directions. Par exemple en leur donnant plus de pouvoir dans l'évaluation des enseignants, plus d'outils de pilotage et en encourageant la construction de réseaux de chefs d'établissement.

 

L'OCDE appelle aussi les décideurs à partager les taches directoriales et à développer des équipes de direction. Enfin elle s'inquiète du peu d'attraction des métiers de direction. Elle recommande une meilleure formation, de meilleurs salaires, un recrutement mieux adapté.


  

Améliorer la direction des établissements scolaires, une priorité pour les pouvoirs publics dans le domaine de l’éducation, affirme l’OCDE

 

28/08/2008 - Si l’efficacité du corps enseignant est le tout premier facteur qui détermine l’excellence des résultats des élèves, la qualité de la direction des établissements est le deuxième. Les autorités compétentes doivent s’efforcer davantage de recruter et de former les meilleurs candidats pour diriger les établissements scolaires, selon une nouvelle publication de l’OCDE.

 

Dans le monde éducatif actuel, les chefs d’établissement ont un rôle crucial à jouer en modernisant les systèmes d’enseignement dans leur intégralité : telle est la conclusion du rapport Améliorer la direction des établissements scolaires, ouvrage en deux volumes, établi à partir des données factuelles émanant de 19 pays.


Pourtant, alors que les autorités publiques mettent tout en œuvre pour améliorer les performances des établissements scolaires, les femmes et les hommes qui dirigent ces établissements bien souvent croulent sous le travail, sont insuffisamment payés et arrivent pour beaucoup à l’âge de la retraite sans disposer d’un assez grand choix de candidats qualifiés pour les remplacer.


Basé sur une analyse comparative et sur des études de cas, le volume 1, Politiques et pratiques, recense quatre moyens s’offrant aux pouvoirs publics pour former de nouvelles générations de chefs d’établissement :

Ø       (Re) définir les responsabilités de la direction des établissements scolaires, en se focalisant sur les missions qui peuvent améliorer les résultats de l’école.

Ø       Répartir les fonctions de direction d’établissement en favorisant un élargissement des équipes de direction et en reconnaissant les responsabilités assumées.

Ø       Ménager l’acquisition des compétences qui sont nécessaires à une direction d’établissement efficace aux différentes étapes de l’exercice de cette fonction.

Ø       Faire de la direction d’établissement scolaire une profession attrayante en assurant des salaires et des perspectives d’évolution professionnelle appropriés.


Le volume 2, Études de cas sur la direction des systèmes, passe en revue des pratiques novatrices en Australie, en Autriche, en Belgique (Flandre), en Finlande et au Royaume-Uni (Angleterre) afin d’illustrer les mesures que prennent effectivement certains pays pour encourager les chefs d’établissement à contribuer à la transformation du système – l’objectif étant de faire de chaque établissement un bon établissement.

 

 

Combien faudra-t-il de rapports supplémentaires pour que les gouvernements français se penchent enfin sur le problème de la direction d’école ?

 

Relire quelques-uns de nos précédents articles en cliquant sur les liens suivants :

 

OCDE 2007 (1)                      

OCDE 2007 (2)                      

Rapport HCE 1998                 

Rapport HCE 2007                 

 

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 14:04

« Nous ne gagnons pas d'élèves, bien au contraire. A cette rentrée, nous avions prévu 25.000 élèves de plus à l'école primaire. Nous en aurons 960 de moins ».




Ce propos tenu lors du « chat » sur « 20 minutes.fr », Xavier Darcos l’a répété mot pour mot, ce mercredi 3 août sur RTL. Nous ne pouvons que marquer un fort étonnement devant ce décalage entre les données de l’Insee et celles du ministère de l’Education nationale.

En effet, l’évolution démographique montre que La France est la championne d'Europe de la natalité : avec un indicateur de fécondité de deux enfants par femme en 2006, elle devient, avec l'Irlande, le pays le plus fécond de l'Union européenne. La France est l'un des seuls pays d'Europe où le taux de natalité progresse. Il est actuellement de 1,98 enfant par femme. Si on ajoute à cela un solde migratoire positif et un allongement de la durée de vie, la croissance démographique est plus que positive. En 2003, l'Europe des 25 a vu sa population croître de 216.000 personnes. A elle seule, la France y a contribué à hauteur de 211.000 personnes. D'ici à 2050, la France pourrait devenir le pays le plus peuplé d'Europe.


Cet accroissement important a débuté en 2000 et se poursuit encore en cette année. L’école primaire accueille actuellement essentiellement les enfants nés depuis 1998. Mathématiquement, les effectifs scolaires ne peuvent que croître. Certes, depuis son passage sur le plateau de Canal + et son incapacité à utiliser la règle de trois, nous savons que le ministre est fâché avec les chiffres… Cependant il dispose de services compétents : « Notre direction de l'évaluation et de la prospective nous permet une très grande prévisibilité, et nous adaptons chaque année nos recrutements à nos besoins ».

 
 
Quelles hypothèses pouvons-nous émettre pour expliquer cette différence de constats effectués par l’Insee et le ministère ?
  

Hypothèse n° 1 :

Le service des prévisions du ministère se trompe… ce que nous ne pouvons croire puisque le ministre nous dit qu’il est compétent…

 

Hypothèse n° 2 :

Les Français ne scolarisent pas leurs enfants… Ce qui semble tout à fait improbable dans un pays qui est l’un des plus grands consommateurs d’école au monde.

 

Hypothèse n° 3 :

Existerait-il une espèce d’Arche de Zoé qui enverrait des milliers de petits Français à l’étranger… ? Difficile à croire… 25 000 enfants ne peuvent pas ainsi disparaître…

 

Hypothèse n° 4 :

Tel l’alchimiste qui transforme le plomb en or, l’alchimiste Darcos aurait-il réussi à transformer l’excès d’élèves qui plombent son budget en un bel or sonnant et trébuchant grâce aux suppressions de postes d’enseignants… ?

 

Trêve de plaisanterie… Cessons de jouer les faux naïfs. Car la réponse nous est donnée par Xavier Darcos lui-même. Ou plus exactement, elle est contenue dans l’audition du ministre par la commission des finances du Sénat.
 

Le jeudi 3 juillet 2008, la commission des finances a auditionné M. Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, sur les crédits de la mission "Enseignement scolaire ".

A la 47ème minute de son audition, le ministre aborde clairement la question du budget et énonce les grandes priorités de sa mission :

 

Xavier Darcos : « Nous voulons rationaliser les 57 milliards d’euros en donnant davantage d’autonomie aux établissements et en créant les établissements publics du premier degré, avec des établissements qui aient de vrais patrons, à qui nous puissions déléguer des budgets, qui les gèrent et qui nous rendent compte ».

 

Le ministre nous donne ensuite son sentiment sur l’école maternelle. Et c’est dans cet extrait de son audition que se trouve la réponse à notre question initiale sur les différences constatées entre les chiffres de l’Insee (évolution démographique positive) et ceux de ses services (nombre d’élèves scolarisés en baisse) :

 

« Le deuxième sujet qui me préoccupe et que nous n’arrivons jamais à faire ouvrir réellement, c’est la question compliquée du préélémentaire. Tout le monde sait très bien qu’en France, si nous scolarisons si tôt des tout petits enfants, à 2 ans ou 2 ans et demi, ce ne sont pas pour des raisons scolaires, mais parce que ça arrange les communes, les maires, parce que ça empêche de fermer des classes.

Je serais heureux qu’un jour la Nation se pose la question de la petite enfance de manière plus globale, et que la petite section de l’Ecole maternelle ne soit pas la variable d’ajustement des communes pour éviter de fermer une classe.

Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours à bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? Je me pose la question, ces personnes ayant la même compétence que si elles étaient par exemple institutrice en CM2. Donc la question du préélémentaire me paraît devoir être posée, mais elle est très difficile à soulever sans immédiatement amener avec elle une tempête de polémiques et de préoccupations municipales.

 

J. Arthuis (ex-ministre, Président de la Commission des Finances du Sénat depuis 2002) :

Mais pendant très longtemps, vos inspecteurs décidaient de la création ou de la fermeture d’une classe en fonction du nombre d’élèves inscrits, et donc si on avait pu inscrire des élèves à 15 mois, je pense qu’on l’aurait fait… Franchement, c’était une situation totalement absurde.

Dans nombre de communes rurales, les maires feraient bien de réfléchir à des regroupements d’école sur un seul site. Avez-vous des évaluations sur l’efficacité des différents systèmes de regroupement, concentrés ou non ?


X. Darcos : (après s’être tourné vers ses conseillers) : Je suis obligé d’avouer que nous n’avons pas d’évaluation très objective que je puisse présenter de manière sérieuse.


J. Arthuis : Comment pourrait-on, en milieu rural, trouver des regroupements entre l’Ecole publique et l’Ecole privée ?

 
X. Darcos : Question politique compliquée…


G. Longuet (ex-ministre, sénateur) : Le RPI concentré, avec un établissement public au niveau cantonal me semble acceptable ?


X. Darcos : Je suis d’accord avec ça, on peut même considérer que la question de l’Ecole a été la première forme d’intercommunalité. (…) Je le répète, j’espère pouvoir dans le premier trimestre qui arrive, faire faire une avancée considérable sur la question de l’Etablissement public du premier degré. Pour ne pas dire une avancée définitive. Du moins je l’espère.


G. Longuet : Sur la question de la maternelle, j’ai demandé à la Cour des Comptes une enquête sur l’Ecole maternelle, cela pourra être l’occasion de faire prospérer les idées que nous avons évoquées ce matin.


X. Darcos : Je vous remercie, d’autant que c’est un sujet qui est très difficile à aborder objectivement, si j’en juge par les questions posées par les élus...


J. Arthuis : Est-ce que c’est difficile parce que nous n’osons pas ?


X. Darcos : Parce qu’il faudra trouver d’autres solutions pour les enfants… »

 

 

Il est clair que la maternelle va payer son écot à la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), sigle désormais en vigueur chez les décideurs sommés de récupérer des milliers de postes (relire notre article sur la RGPP). Le ministre, devant le Sénat, semble en faire une de ses priorités.

Il faut bien se rendre compte de l’inversion des procédures utilisées par le ministère pour réaliser des économies budgétaires.

Auparavant, les services constataient les effectifs des établissements pour ajuster la carte scolaire. En fonction des baisses ou augmentations, des postes étaient supprimés ou créés.

De nos jours, le ministère fixe, d’abord, un nombre de postes à supprimer pour répondre aux impératifs de la RGPP. Il adapte ensuite les effectifs pour atteindre ses objectifs budgétaires.

Et comment obtenir le plus facilement les résultats escomptés ? En ne scolarisant plus les enfants les plus jeunes à l’école maternelle… Il est ensuite facile de constater une chute des effectifs par rapport aux prévisions… CQFD.

« Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ! »

 

Un rappel : En 2007, 84% des Français considèrent que l’Ecole maternelle fonctionne bien, et 60% qu’il faut baisser les effectifs pour de meilleurs résultats…

 

Viendra rapidement le temps où, mécaniquement, cette façon de procéder aura atteint ses limites. Il faut donc anticiper rapidement sur d’autres mesures qui permettront de poursuivre la RGPP. C’est ce à quoi va s’employer le ministre dès ce trimestre : « Je le répète, j’espère pouvoir dans le premier trimestre qui arrive, faire faire une avancée considérable sur la question de l’Etablissement public du premier degré. Pour ne pas dire une avancée définitive. Du moins je l’espère ».

 

Mais où sont les syndicats enseignants ? Il y a tant à faire…

 

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 23:21

                                                            

Ce lundi 1er septembre, Xavier Darcos participait à un « chat » organisé par « 20 minutes.fr ». Nous retranscrivons quelques-unes des réponses du ministre à des questions le plus souvent relatives aux effectifs. Il faut dire que le nombre record de suppressions de postes (11 200) n’est pas passé inaperçu… D’autant qu’on sait, dores et déjà, que ce record sera battu en 2009 !!!

Pour une meilleure compréhension, nous avons regroupé les questions selon les principaux thèmes abordés.

 

Suppressions de postes et effectifs

 

En calculant le nombre de profs et le nombre d'élèves, nous découvrirons des classes «surchargées» de 12 à 13 enfants... La réalité de terrain se situe à 22/26 élèves par classe ! Où sont affectés tous les profs «supplémentaires» ?

Pas loin de 30.000 professeurs ne sont pas devant élèves et 50.000 sont affectés aux remplacements en n'étant mobilisés qu'à 80%. C'est ce que je veux faire évoluer.

 

Pourquoi vous et vos amis mentez à chaque fois sur le prétendu nombre de professeurs trop importants, je pense au primaire notamment. En effet, en regardant les statistiques de l'INSEE on s'aperçoit qu'en France le taux d'encadrement est bien moins bon dans le primaire que dans d'autres pays tel que la Finlande qui est un modèle pour bon nombre de personnes ! Les enfants sont de plus en plus insupportables et vous diminuez le nombre de professeurs, ni y a-t-il pas contradiction ?

Il n'y a aucun mensonge à dire que notre taux d'encadrement est bon. Je vous rappelle qu'en Finlande, la scolarité commence à 6 ans révolus. Je vous conseille d'imaginer cette solution en France ! Je renvoie par ailleurs à ce que j'ai dit plus haut sur les effectifs comparés des élèves et des enseignants du premier degré.

 

Bonjour Monsieur le ministre, trouvez-vous normal d'avoir une classe de maternelle à 32 élèves ? Une classe a été supprimée dans notre commune ce qui fait une à 32, trois à 30 et une à 26.

Ces chiffres paraissent élevés. Je ne connais pas le détail de chaque commune de France et c'est à l'inspecteur d'académie qu'il faut poser cette question. Je rappelle que, globalement, nous avons perdu des élèves en primaire, finalement, et augmenté le nombre d'enseignants.

 

Quand le chiffre de la natalité atteint 2 pensez-vous préparer l'avenir en diminuant le nombre d'enseignants ou jouez-vous à après moi le déluge ?

Nous ne gagnons pas d'élèves, bien au contraire. A cette rentrée, nous avions prévu 25.000 élèves de plus à l'école primaire. Nous en aurons 960 de moins. De même, au lycée, nous avions prévu 25.000 élèves de moins; nous en aurons 50.000 de moins. Notre direction de l'évaluation et de la prospective nous permet une très grande prévisibilité, et nous adaptons chaque année nos recrutements à nos besoins. Il n'y a aucune raison de s'inquiéter: notre taux d'encadrement reste l'un des meilleurs du monde.

 

Réformes

 

Monsieur le Ministre, pourquoi dès qu'une personne occupe votre poste il ne peut s'empêcher de faire sa reforme des programmes scolaires ? Il est vraiment Impossible de trouver des programmes pour 10 ans ?

J'ai surtout voulu simplifier car le taux d'échec à l'école primaire ne cesse de croître. J'espère que l'on n'y touchera plus.

 

Monsieur le ministre pour faciliter la mise en place d'activités de soutien et de pratiques culturelles pour le samedi et le mercredi pensez-vous regrouper les écoles des petites communes ?

 C'est une compétence des communes, qui le font déjà sous forme de regroupements pédagogiques intercommunaux. Mais en effet, je suis très favorable à ces mutualisations qui permettent une offre mieux coordonnée et plus riche.

 

Revalorisation des enseignants du premier degré

 

Comment allez vous revaloriser les salaires des enseignants du primaire qui ont de l'expérience, qui font plus d'heures que ceux du secondaire, et qui gagnent peu ?

La question de la revalorisation des professeurs du premier degré sera résolue; nous avons prévu déjà qu'ils accèdent à des heures supplémentaires et nous revalorisons les indemnités liées à des sujétions spéciales.

 

Surenchères syndicales

 

Vous avez déclaré ne pas craindre les syndicats. En parallèle, les récents mouvements étudiants et lycéens (mais aussi chez les cheminots) ont vu l'émergence ou le renforcement des syndicats "SUD".

Êtes-vous inquiet de l'importance que prend ce syndicalisme radical en réponse aux mesures du gouvernement, et ce dès le lycée ?

En effet, les syndicats traditionnels nous indiquent la montée d'un maximalisme revendicatif et ils craignent que cela gêne le dialogue social véritable et constructif. Ce phénomène est à inscrire dans une situation politique générale qui exige de notre part d'expliquer en prenant le bon sens de l'opinion à témoin.

 

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 12:40

Des professeurs, des élèves... et déjà quelques manifestants : il y avait comme un avant-goût de rentrée des classes hier à Avrillé (Maine-et-Loire), où le Premier ministre, François Fillon, et son ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, ont assisté dans une école à un cours de rattrapage estival.

Lors de cette visite à Avrillé, Xavier Darcos a rappelé que l’année 2008 serait "l’année des enseignants". Le ministre fera "des annonces très rapidement" évoquant "la revalorisation du métier d’enseignant, y compris matérielle", mais aussi "les conditions de travail", "des avantages nouveaux", et l’amélioration du début de carrière.

"Il faut faire en sorte que les professeurs, à qui nous demandons beaucoup dans un contexte réformateur très hardi, soient soutenus par nous et qu’ils bénéficient peut-être d’un peu plus de reconnaissance morale et matérielle", a-t-il souligné.

 

Xavier Darcos l'assure : il fera « bientôt » des annonces sur ce chantier demeuré en suspens l'an passé malgré les attentes de la profession. Il pourrait notamment préciser, dès cette semaine, le montant de la prime d'installation qui sera versée dès novembre aux jeunes enseignants fraîchement titularisés. Il a également promis de verser une prime annuelle de 500 euros pour ceux qui acceptent de faire trois heures de plus par semaine, ainsi qu'une enveloppe pour les directeurs d'école.

 

Dans l'immédiat, cependant, c'est surtout à l'école primaire que le ministre de l'Education va devoir faire preuve de doigté.

« C'est vrai, c'est un peu difficile », a reconnu hier Xavier Darcos. Pas question pour autant de donner gain de cause à l'Association des maires de France, qui réclame un « moratoire ». « Hors de question », a rétorqué hier François Fillon.

L'occasion pour le chef du gouvernement d'afficher, à huit jours d'une rentrée délicate, sa détermination à poursuivre les réformes : « L'éducation est l'arme principale dans la compétition internationale », or « malgré les moyens engagés nous n'avons pas les résultats que nous méritons ».

Le Premier ministre a commenté la suppression de postes attendus dans l'Education nationale : "Des postes, des postes, et des résultats qui baissent... On est dans un système où depuis des années on a augmenté le nombre de postes avec des effectifs d'élèves qui eux, ont été réduits. Nous avons des résultats qui ne sont pas à la mesure des efforts que nous faisons. La France est en Europe l'un des trois pays qui dépensent le plus pour l'éducation. Il faut changer cette logique", a-t-il rappelé, décochant au passage quelques piques aux syndicats d'enseignants.

Pas sûr que ces derniers apprécient. Très remontée, l'intersyndicale de l'éducation se réunit ce mardi 26 août pour envisager des actions de rentrée.

 

Il existe déjà nombre d’années ou de journées à thème (…de la femme, de la terre, de la francophonie, contre le cancer, contre le travail des enfants, …etc.).

Dans cette « année des enseignants », les "chargés d'école" se contenteraient que leur soit dédiée une seule journée : celle de la parution du décret instituant un statut professionnel spécifique des directeurs d’école...

 

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 14:13
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Depuis une dizaine de jours, les sections départementales du SE-Unsa informent les directeurs des dernières « avancées » obtenues fin juillet. Il est de bonne guerre, en effet, à quelques mois des élections professionnelles de montrer qu’on continue de défendre les directeurs et qu’on fait mieux que le principal concurrent…

Ci-dessous, un extrait du mail envoyé dans les écoles par le SE-Unsa :


 

Ce que le SE-UNSA a obtenu pour les directeurs

 

Comme nous nous y étions engagés, nous sommes allés jusqu’au bout des discussions qui ont duré plus de 4 mois pour arriver à un compromis concernant la décharge des directeurs d’école. Notre objectif était de faire reconnaître du ministère la charge de travail que ce dispositif allait rajouter. La dernière version du 29 juillet acte de façon significative cette reconnaissance, même si nous aurions souhaité plus encore.

Nous avons demandé par ailleurs, qu’au-delà du temps réclamé par les directeurs, il convenait qu’un geste financier soit fait pour prendre en compte les nouvelles tâches qui leur incombaient. Le Ministre a assuré qu’une indemnité (ou prime) non encore définie était effectivement envisagée : nous avons réclamé qu’une réunion puisse se tenir pour en débattre.

Dans la suite du protocole de discussion sur la direction d’école que nous avons signé en mai 2006, le SE-UNSA continue à se battre pour obtenir des avancées pour les directeurs d’école, dans le cadre des mandats dont il s’est doté lors de son dernier congrès à La Rochelle en mai 2007.

 

Extrait de la circulaire d’application sur le service des enseignants

qui sera publiée au BO en août

et qui va s’appliquer à la rentrée 2008 :

 

4. Service des directeurs d’école

Les directeurs d’école contribuent à l’organisation et à la coordination au sein de leur école des soixante heures d’aide personnalisée aux élèves, notamment par l’élaboration du tableau de service.

 A ce titre, ils bénéficient d’un allègement ou d’une décharge sur le service de soixante heures comme suit :

-                      directeurs d’école ne bénéficiant pas de décharge d’enseignement : ces directeurs peuvent bénéficier d’un allègement de service, après accord de l’IEN dans la limite maximale de 10 heures de service ;

-                      directeurs d’école bénéficiant d’un quart de décharge d’enseignement : décharge de 20 heures de service ;

-                      directeurs d’école bénéficiant d’une demi-décharge d’enseignement : décharge de 36 heures de service ;

-                      directeurs d’école bénéficiant d’une décharge totale d’enseignement : décharge de 60 heures de service.

 

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Les « avancées obtenues » par le SE-Unsa concernent essentiellement les écoles de 2 classes dont le directeur pourra bénéficier d’un « allègement de service, après accord de l’IEN dans la limite maximale de 10 heures ».

Peut-on réellement se satisfaire d’une telle « avancée » liée au bon vouloir d’un IEN ? Il est évident que dans certaines circonscriptions, faute de « bonne volonté » de l’IEN, des directeurs n’auront que leurs yeux pour pleurer…

Seront également concernées par ce changement les collègues bénéficiant d’1/2 décharge. Pour ces derniers, en effet, il est prévu d’augmenter « l’allègement de service » de 6 heures (36 h au lieu de 30 prévues initialement).

 

Nous sommes loin du compte ! La politique des petits pas depuis la signature du protocole en mai 2006 ne peut qu’irriter la grande majorité des collègues qui attendent une vraie reconnaissance de leur métier et non qu’on leur accorde quelques miettes de temps à autre !

 

Le SE-Unsa réclame maintenant « qu’une réunion puisse se tenir pour débattre » du « geste financier » promis par le ministre. Nous attendons des syndicats qu’ils ne perdent pas leur temps à choisir entre une « indemnité ou une prime » mais qu’ils exigent une revalorisation indiciaire qui puisse être retenue dans le calcul des pensions.

 

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 14:12

Une circulaire demande un suivi des AVS

 

Les assistants d'éducation et les emplois vie scolaire exerçant les fonctions d'auxiliaires de vie scolaire devront être mieux suivis, demande la circulaire ministérielle n° 2008-100 parue au B.O.E.N. n° 31 du 31 juillet 2008. Le texte vise à améliorer leur insertion après leur licenciement.

 

L’éducation nationale doit permettre l’accompagnement et la formation des assistants d’éducation et des emplois vie scolaire qui exercent les fonctions d’auxiliaires de vie scolaire, individuels ou collectifs, afin de favoriser leur insertion durable dans l’emploi.


Cette circulaire précise les actions qu’il convient de mettre en œuvre pour construire un dispositif académique ambitieux favorisant l’accès à la certification de tous les personnels en charge de l’accompagnement des élèves handicapés. Elle est accompagnée en annexes d’outils mis à la disposition des équipes académiques concernées.


Quatre mesures doivent être envisagées. La première porte sur un accompagnement individualisé pendant l’exercice de l’activité au sein de l’éducation nationale. Les trois autres mesures interviennent à la fin du contrat : délivrance d’une attestation de compétences, accès à la certification dans le cadre de la validation des acquis de l’expérience, accès à une formation qualifiante.

 

1 - Le suivi et l’accompagnement individualisés des agents

 

Les agents non titulaires, recrutés par contrat aidé ou comme assistants d’éducation, assurant des fonctions d’AVS-i ou d’AVS-co, doivent bénéficier d’un suivi et d’un accompagnement individualisés au cours de l’exercice de leurs fonctions dans les établissements scolaires.

Il est donc préconisé d’organiser à l’issue de chaque année scolaire un entretien qui permettra l’évaluation de chaque agent ainsi qu’une analyse de ses besoins de formation. La personne la plus indiquée pour conduire cette évaluation est un personnel sous la responsabilité duquel il travaille au quotidien et qui est donc le mieux à même d’apprécier son travail, ses résultats et ses besoins de formation.


L’entretien permettra ainsi :
- d’identifier les compétences acquises et les savoir-faire ;
- d’analyser les difficultés éventuellement rencontrées ;
- d’identifier les compétences et savoir-faire à consolider ou à développer ;
- d’envisager les objectifs et perspectives de travail pour l’année suivante ;
- d’évoquer avec l’agent son avenir en termes de projet professionnel ou de diplôme(s) qu’il souhaite obtenir ou voir valider ;
- de définir les besoins en formation qui en découlent.
L’entretien doit donner lieu à un compte rendu écrit, qui peut s’inscrire dans la fiche dont la maquette vous est proposée en annexe 1. Le compte rendu est cosigné par l’évaluateur et par l’agent qui en reçoit un exemplaire.

 

2 - L’attestation de compétences

 

Après une ou plusieurs années d’exercice auprès d’élèves handicapés, les auxiliaires de vie scolaire ont développé des savoirs et des savoir-faire qui pourront être le socle d’une certification future.
C’est pourquoi il importe de leur délivrer, de manière objective et rigoureuse, une “attestation de compétences” faisant le point de leur professionnalisme nouveau.

Pour ce faire, vous veillerez à ce que chacun d’entre eux bénéficie, soit lors d’un renouvellement de contrat, soit à tout autre moment jugé pertinent, mais en tout état de cause avant la fin de leur contrat, d’un entretien avec les services académiques qui fasse le point de leur activité professionnelle en tant qu’AVS et établisse le bilan des compétences acquises. Cette attestation de compétences sera signée par vos soins.

Pour ce faire, vous trouverez en annexe 2 un modèle national d’attestation. Vous trouverez également en annexe 3, pour mémoire, le référentiel de compétences utilisé pour le recrutement des personnels appelés à exercer les fonctions d’AVS.

 

3 - La validation des acquis de l’expérience

 

Les certifications potentielles de niveau V et IV, en lien avec les activités exercées par les auxiliaires de vie scolaire, accessibles par la voie de la validation des acquis de l’expérience sont recensées en annexe 4.

Ces certifications relèvent de ministères différents : le ministère de l’éducation nationale, le ministère de la santé ou des affaires sociales et le ministère du travail.

Une durée d’activité de trois années est exigée pour retirer un dossier de VAE.

[…]

 

4 - Les auxiliaires de vie scolaire doivent pouvoir avoir accès, s’ils le souhaitent, à une formation qualifiante

Les plans académiques de formation prendront en compte cette priorité. Vous veillerez à ce que, concernant les contrats aidés, ces formations s’inscrivent dans le cadre de conventions régionales.
Les parcours seront variables selon les cursus antérieurs des AVS et leur niveau scolaire, d’où la nécessité d’un positionnement individuel.

[…]

 

Cf B.O. N° 31

 

------------------------------------------------------

 

La circulaire ne désigne pas expressément le directeur comme étant « la personne la plus indiquée pour conduire cette évaluation ». Mais ne peut-on imaginer que très rapidement, dans les faits, cette « personne la plus indiquée » ne soit le directeur ?

En effet, le texte précise que l’évaluateur est « un personnel sous la responsabilité duquel [l’AVS] travaille au quotidien et qui est donc le mieux à même d’apprécier son travail, ses résultats et ses besoins de formation ».

Bien sûr, ce pourrait être, et ce devrait être, l’enseignant dont l’un des élèves de la classe est aidé d’un AVS, mais, par expérience, on le sait bien : lorsqu’on fait coïncider les mots « responsabilité » et « travail de suivi », la tâche supplémentaire incombe généralement à… au…

Inutile de le préciser, vous avez trouvé… Sinon, suivez mon regard…

 

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 14:08

Le Parlement a adopté le 23 juillet la loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles primaires. Rappelons que la loi impose aux enseignants de se déclarer grévistes 48 heures à l'avance et aux maires d'organiser un service d'accueil dès lors que 25% des enseignants se sont déclarés et en cas d'absence non prévisible d'un enseignant.

 

Ce sont ces deux points qui justifient une saisine devant le Conseil constitutionnel déposée par les députés et sénateurs socialistes. Ils estiment que la loi attaque le droit de grève et qu'elle contrevient au principe constitutionnel de compensation par l'Etat d'une charge créée pour les communes.

 

La loi est également très mal accueillie par les maires, à commencer par l'association des maires de France. Elle est aussi critiquée par l'Andev, association qui regroupe les directeurs de l'éducation des villes. Pour celle-ci "c'est à l'employeur de mettre en place les dispositions nécessaires au fonctionnement de son activité lorsque celui si est gêné par l'absence du personnel habituel ou par une grève", c'est-à-dire à l'Etat, et non aux municipalités.

L'Andev a calculé d'ailleurs que le relèvement du seuil prévu par la loi à 25% "aura très peu d'impact sur la réalité de la mise en œuvre". Ce nouveau taux ne permettra un assouplissement (de celle-ci)  que pour les écoles de 5, 9 et 10 classes. Or les deux tiers des écoles ont de 1 à 5 classes.

 

Commentaires de l’ANDEV (Association Nationale des Directeurs de l’Education des Villes)

 

L'ANDEV s'est largement exprimée sur la mise en place du "service minimum" d'éducation nationale devenu en cours de route "droit d'accueil". L’association a défendu tout au long de ses interventions un principe fort : c'est à l'employeur de mettre en place les dispositions nécessaires au fonctionnement de son activité lorsque celui si est gêné par l'absence du personnel habituel ou par une grève. Le texte qui vient d'être adopté par les assemblées après réunion d'une commission mixte paritaire, constitue une première en allant dans un sens opposé. S'appuyant sur le partage des compétences Etat /commune dans la gestion du premier degré, les parlementaires, sur proposition du gouvernement, chargent donc les communes d'organiser un service d'accueil lorsque les enseignants seront en grève.

Les nombreuses oppositions qui se sont fait entendre et particulièrement celles des maires (notamment au sein de l'AMF), n'auront donc pas suffi à empêcher cette incongruité. Les sénateurs ont cependant saisi le Conseil constitutionnel contre la loi sur deux principes constitutionnels qui ne seraient pas respectés :

- la loi ne respecterait pas le principe constitutionnel de "compensation par l'État d'une charge créée pour une collectivité "

- elle constituerait  une "entrave au droit de grève" prévu dans le préambule de la constitution.

 

Cette saisine si elle est suspensive, ainsi que les délais de parutions des décrets d'application annoncés par la loi vont probablement permettre de repousser la mise en œuvre du texte. Délai de grâce qui nous permettra d'échanger entre cadres de l'éducation des villes pour tenter d'appliquer un texte véritablement problématique.

 

Les principales dispositions du texte

 

Le déclenchement du service

Les communes devraient être prévenues par l'autorité administrative qui elle-même doit avoir l'information au moins 48heures à l'avance comprenant au moins un jour ouvré, du nombre d'enseignant(s) gréviste(s) pour chaque école. Dés lors que le nombre de personnes concerné est "égal ou supérieur à 25 % du nombre de personnes qui exercent des fonctions d'enseignement dans cette école", la commune à en charge de mettre en place un accueil.

 

Pour la mise en place du service, il suffit donc dans la majorité des situations qu'un ou deux enseignants soient en grève :

 

Nbre de classes  

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

Nombre d'enseignants

en grève

 

Seuil ≥25%

 

1

 

 

100%

 

1

 

 

50%

 

1

 

 

33%

 

1

 

 

25%

 

2

 

 

40%

 

2

 

 

33%

 

2

 

 

28%

 

2

 

 

25%

 

3

 

 

33%

 

3

 

 

30%

 

Recrutement du personnel

Le Maire "établit une liste de personnes susceptible d'assurer le service". Cette liste peut comprendre tout type d'agents qu'ils soient titulaires ou contractuels. Le Maire doit seulement veiller à ce qu'ils "possèdent les qualités nécessaires pour accueillir et encadrer des enfants.". Cette liste doit être transmise :

-          à l'autorité académique pour vérification.

 

Cette disposition prise pour dégager les maires de leur responsabilité en cas de recrutement problématique, sera dans la pratique très difficile à mettre en œuvre au vu des délais. Par ailleurs, ce contrôle risque d'être très mal ressenti par les agents titulaires (ASEM, animateurs….) susceptibles d'être mobilisés et se trouvant sur ces "listes".

 

-          aux représentants des parents d'élèves élus au conseil d'école pour information.

 

Locaux

Le législateur a jugé bon de préciser que la commune "peut accueillir les élèves dans les locaux des écoles"….y compris lorsque ceux-ci continue d'être utilisées en partie pour les besoins d'enseignement. Cette précision montre bien dans qu'elle ambiguïté le service d'accueil est organisé.

 

Communication aux familles

Ce sont les communes qui ont à charge d'informer les familles des modalités d'organisation du service.

 

Responsabilité

Le texte prévoit que la responsabilité administrative de l'Etat se substitue à la commune (pour les faits subis ou commis par un élève dans le cadre du fonctionnement du service).

Il prévoit aussi par dérogation du code des collectivités territoriales, que l'Etat  "accorde sa protection" lorsque le Maire fait l'objet de poursuites pénales pour des faits qui ont causé dommage à un enfant (pour des faits non détachables de l'exercice de ses fonctions).

 

Compensation financière

L'Etat verse "une compensation financière" qui est fonction "du nombre d'élèves accueillis".

Le calcul de la compensation financière n'est pas indiqué dans le texte. Il fera l'objet d'un décret. Celui-ci  devra prévoir "le montant et les modalités de versement et de réévaluation régulière de la compensation". La loi prévoit cependant :

 

- un seuil minimum de compensation : pour chaque journée de mise en œuvre du service, la compensation ne peut être inférieure à 9 fois le SMIC horaire par enseignant gréviste

 

- un délai de versement : celui-ci intervient au plus tard 35 jours après transmission par la mairie à l'autorité académiques des éléments nécessaire au calcul.

 

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 10:14

L’annonce par Xavier Darcos de 13 500 suppressions de postes a été commentée très négativement par les syndicats.

"Inacceptables", estime le Sgen Cfdt, " les menaces qui se précisent sur les conditions de travail en particulier en collège : augmentation du nombre d'élèves par classe, abandon programmé des pratiques innovantes comme les itinéraires de découvertes".

Le Snuipp déplore l'abandon des instits. " La promesse de reverser aux enseignants 50% des économies réalisées constitue une véritable supercherie puisque l'essentiel des 320 000 enseignants des écoles n'en bénéficierait pas".

Le Se-Unsa, qui parle d'un "triste record", fait le lien avec la loi sur le Service Minimum d'Accueil : " les moyens de remplacement sont ainsi explicitement visés, application avant l’heure de la loi sur le service d’accueil à l’école primaire substituant, en cas d’absence, l’accueil à l’enseignement".

 

Le 9 juillet 2008, le SNUipp réagit par le communiqué suivant :

 

« Depuis un an, le Ministre annonce l’ouverture de discussions sur la revalorisation des enseignants : à l’heure actuelle aucune discussion n’est engagée. La promesse de reverser aux enseignants 50% des économies réalisées constitue une véritable supercherie puisque l’essentiel des 320 000 enseignants des écoles n’en bénéficierait pas. Le rapport Pochard ne formulait aucune proposition pour les enseignants des écoles et les quelques mesures égrainées dans la presse confirment que leur situation est totalement négligée et que les écarts, à même niveau de recrutement et de grille indiciaire, se creusent ».

 

Le SNUipp fait allusion à l’absence de propositions de la commission sur l’évolution du métier d’enseignant. C’est exact. Cependant, il convient de rappeler qu’une délégation du SNUipp a été reçue par cette commission Pochard et qu’elle n’avait formulé aucune proposition pour améliorer le sort des enseignants. Nous avions alors dénoncé l’inutile intervention de Gilles Moindrot devant la commission.

En décembre 2007, nous nous étions fait l’écho de la réaction virulente de la minorité « Ensemble » courant interne du SNUipp. Nous l’avions alors publiée intégralement sans en changer le moindre mot, du titre à la conclusion.
Nous invitons nos lecteurs à relire ce communiqué 
(Texte disponible sur le Site d'informations militantes animé par les minorités syndicales des SNUipp-FSU (Ensemble) et SNASUB-FSU (PSL) : Pour retrouver ce texte, cliquer sur le titre ci-après.

 

Selon "Ensemble", courant interne du SNUipp : La direction du SNUipp étale sa nullité revendicative devant la commission sur l’évolution du métier d’enseignant.

 

La conclusion du courant « Ensemble » était la suivante :

 

« Malheureusement, comme on pouvait le craindre, la délégation composée des trois secrétaires généraux du SNUipp (G. Moindrot UA, M. Baby UA et R. Bousquet EE) n’a fait qu’exprimer publiquement sa nullité revendicative ».

 

« Ensemble », courant interne du SNUipp n’en reste pas là. Il poursuit régulièrement ses critiques à l’égard de sa direction.

Le 26 juin 2008, il publie un communiqué intitulé « Fin d’année et nullité » dans lequel il dresse un bilan sans complaisance de l’action revendicative du SNUipp au long de cette année 2008.

 

« Après avoir trop tardé à donner une dimension nationale à la mobilisation contre les suppressions de postes (forte à la base dans les lycées cet hiver), les directions syndicales de l’enseignement, et notamment celle de la FSU, avaient choisi une journée d’action spécifiquement éducation en mai, en pleine période d’appel inter confédéral à la mobilisation contre l’allongement de durée de cotisation des retraites. La dispersion ainsi occasionnée n’a pas permis de redonner du souffle dans l’éducation, et juin (journées des 10 et 17) a été catastrophique: moins de 10 % de grévistes le 17, conséquence de l’installation dans le préavis formel pour grève à deux vitesses.

Certes le calendrier n’était pas fédéral, mais il ne l’est jamais dans une configuration pareille. Nous avons souvent dénoncé les demi appels à la grève, préavis sans appel, grèves sans diffusion de matériel ou appel à grève édulcorant des mots d’ordre jugés trop extra-fédéraux. Le SNUipp nous a même fait le coup après le 17 de dire à la presse qu’il n’avait pas “appelé” proprement dit à la grève. Qui plus est, le SNES et la FSU faisaient le choix de signer un accord sur le dialogue social et un protocole de discussion sur la réforme des lycées en pleine période d’appels à la mobilisation. De quoi en désespérer plus d’un.

Ces erreurs n’expliquent évidemment pas à elles seules les échecs de juin. Les raisons de considérer l’arc CGT-CFDT comme peu convaincant sur le dossier retraites n’ont pas manqué dans d’autres secteurs. Mais ces raisons suffisent à expliquer cet échec dans notre secteur.

 

Dans le premier degré, juin a été de facto complètement zappé. L’éditorial de Fenêtres sur cours nous souhaitait juste de bonnes vacances un mois en avance (à la veille du 17 !), le rare matériel reçu pour les grèves d’initiative confédérale ne parlait que des programmes ou du samedi matin. C’est que le leitmotiv aura été : 3 heures de concertation par semaine.

La direction du SNUipp avait depuis longtemps son idée du 24+3, violant pour cela ses mandats, signant en novembre un protocole, pétitionnant, pleurnichant, soutenant pour finir une “nuit des écoles” avec les parents.

La seule nuit qu’on ait constatée, c’est celle du néant des stratégies syndicales cette année. » (fin du communiqué)

 

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 11:50


Après les 11 200 suppressions de postes de 2008, le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, révèle à Libération que 13 500 devraient suivre à la rentrée 2009, sans pour autant dégrader l’enseignement.

 

« Je crois que les professeurs comprendront : c’est l’hyperstructure administrative qui va faire un effort sur elle-même. Nous allons donner l’exemple et resserrer les boulons nous aussi dans l’administration centrale. Nous n’oublions pas d’ailleurs les enseignants. Le président Nicolas Sarkozy a promis que 50 % de ces économies seraient reversées aux enseignants. Cette promesse sera tenue. Dès cette rentrée 2008 les jeunes enseignants qui viennent d’être titularisés verront leur situation matérielle améliorée et bénéficieront, dans la paye du mois de novembre 2008, d’une prime de début de carrière significative dont le montant et la nature seront discutés avec les organisations représentatives ».
   

 

Revaloriser la fonction de directeur d’école

 

« Je veux aussi revaloriser la fonction de directeur d’école dès la rentrée en reconnaissant leur engagement dans la réussite de l’école primaire et en améliorant leur régime indemnitaire. Enfin, pour encourager les enseignants qui ont pris trois heures supplémentaires en plus de leur service hebdomadaire, ces derniers bénéficieront dès l’année scolaire 2008-2009 d’une indemnité supplémentaire de 500 euros par an. Ces éléments d’amélioration de la condition matérielle des enseignants constituent une première étape qui se poursuivra dans les années à venir. Je sais que les enseignants ont été un peu secoués cette année. Mais je n’ai pas changé : je continue à aimer les professeurs et à considérer que leur métier est essentiel. Améliorer la condition enseignante est une mission prioritaire. Au total, dans ce ministère nous serons sans doute moins nombreux, mais la situation morale et matérielle de nos agents sera améliorée ».

 
  

Ramener au bercail les 30 000 personnes qui ne sont pas devant les élèves

 

« Nous voulons que le service reste de qualité et en même temps il nous faut réduire la dépense publique afin de ne pas laisser de dette aux générations futures. Telles sont les données de l’équation pour 2009. J’ai proposé au Premier ministre - et c’est vraisemblablement le chiffre qui sera retenu - le non-renouvellement de 13 500 départs à la retraite. Ce chiffre résulte d’un constat : une meilleure gestion permet de dégager des marges de manœuvre dans l’Education nationale. Nous avons environ 30 000 personnes qui ne sont pas devant les élèves car elles sont dans des services de toute nature. Il s’agit entre autres de mises à disposition dans des administrations, dans des associations, des structures culturelles, sociales, sans doute utiles. Mais ces personnes peuvent être mises au service des élèves, et nous allons les ramener au bercail. Dans le seul système de remplacement, nous avons en outre 50 000 personnes, et ce système n’est mobilisé qu’à 80 %. S’il fonctionnait à 100 %, 10 000 équivalents temps plein (ETP) supplémentaires pourraient être mobilisés au service des élèves. Je rappelle qu’il ne s’agit pas de licenciements, mais de gens qui partent à la retraite et qu’on ne remplace pas car on utilise de manière plus efficace nos personnels ».

 

------------------------------------------------------------------

 

Ne faisons pas la fine bouche avant de connaître les éléments de cette revalorisation. Notre « engagement dans la réussite de l’école primaire » est souligné. Tout comme l’a été le rôle des chefs d’établissement qui ont reçu la fameuse « prime de Noël »…

Cependant, « l’amélioration du régime indemnitaire » suffira-t-elle à rendre attractive la « fonction de directeur d’école » que nous souhaiterions voir devenir « le métier de directeur d’école » car il s’agit bel et bien d’un métier à part entière qui doit être reconnu comme tel par un véritable statut professionnel.

Il ne faudrait pas, comme en 2006, que le ministre se dise quitte de toute évolution de notre métier sous prétexte que « la nation a fait un important effort » pour revaloriser les directeurs d’école.

Il ne faudrait pas, non plus, que les syndicats s’approprient cette « nouvelle avancée » pour se prévaloir de la défense des directeurs à quelques semaines des élections professionnelles.

 

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 18:37

Le ministre de l'Education Xavier Darcos avait chargé la commission Pochard de réfléchir à la modernisation du métier d'enseignant. Ses conclusions dérangent les syndicats et... le ministère.

L'Education nationale est-elle capable de s'entendre dire ses vérités ? Peut-être, mais à condition de ne pas les énoncer trop fort.

Les 12 membres de la commission Pochard, des experts indépendants réunis en septembre 2007 par le gouvernement afin de réfléchir aux manières d'améliorer le métier d'enseignant, en ont fait l'expérience.

 

Rangé... aux oubliettes

 

Malgré des dizaines d'auditions, des déplacements à l'étranger, les kilos de rapports dévorés, les analyses et propositions de cette commission semblent enterrées.

Son livre vert - un état des lieux - a été remis à Xavier Darcos, le 4 février dernier. Au printemps, le ministre de l'Education nationale devait publier un livre blanc, porteur, lui, des propositions de l'Etat.

Début juillet, pas une ligne n'avait encore été rédigée. Rejeté immédiatement par les syndicats majoritaires, qui y ont vu une déclaration de guerre, le rapport Pochard a une place toute trouvée: les oubliettes. "Ce livre vert a fâché à la fois les syndicats majoritaires et le gouvernement, remarque Guy Vauchel, secrétaire national des Sgen-CFDT. Pourtant, il ouvre des pistes sur nombre de sujets."

 

Autre thème délicat, la gestion des ressources humaines. "Actuellement, on est dans un mécanisme où l'automatisme l'emporte sur tout autre mode de gestion, et où les plus inexpérimentés vont dans les zones les plus difficiles, pointe Pochard. Si l'administration continue de nier la valeur personnelle des individus, elle sera coupable." Le haut fonctionnaire propose une meilleure adéquation entre les profils et les postes. Difficile à entendre, tant pour les syndicats, soucieux d'une stricte égalité de traitement, que pour la Rue de Grenelle, qui n'a pas les moyens de remettre en question son système d'affectation.

 

"Nous ne restons pas inactifs, au contraire"

 

Le ministère, surpris par la liberté de ton du rapport, moins consensuel qu'il ne s'y attendait, se retrouve piégé par sa propre méthode. Pour négocier malgré tout, il a décidé de traiter séparément, une à une, les thématiques abordées par Pochard, sans citer leur auteur.

 

"Les syndicats ont pris ce rapport en grippe ; nous ne pouvons plus l'évoquer, indique-t-on au ministère. Mais nous ne restons pas inactifs, au contraire : le recrutement des enseignants au niveau master [projet annoncé par Xavier Darcos] figurait dans ses propositions."

 

La question des rémunérations des enseignants en début et en fin de carrière devrait, elle aussi, être très prochainement abordée. Enfin, l'idée d'une aide attribuée aux jeunes débutants en ZEP, qui pourrait être une prime d'installation, est aussi à l'ordre du jour.

 

Par Laurence Debril, « l’Express » 03/07/2008


Pour info, relire les deux articles publiés sur ce site

1- Le contenu du rapport de la commission sur le métier d'enseignant

2- Les inquiétudes de Marcel Pochard, président de la commission

 

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