Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Quelle heure ?

 

Recherche

Soutiens

Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:18

 

La revue « Recherche en éducation » de janvier 2013 publie les travaux de chercheurs sur le « leadership » assuré par les directeurs dans les écoles françaises. Une énième étude sur la direction d’école, serait-on tenté de dire… Tout ayant été dit, écrit, consigné dans une multitude d’enquêtes ou de rapports, quel intérêt peut présenter le travail réalisé par ces différents chercheurs ? 


Il faut d’abord signaler que cette nouvelle étude repose
sur l'interrogation d'une centaine d'enseignants d'Aquitaine et de Poitou-Charentes. Le nombre limité ne peut donc avoir valeur de sondage même s’il s’agit d’une étude qualitative puisqu’elle ne s’appuie nullement sur un panel représentatif.

Ensuite, les auteurs ont cherché à mesurer l’impact du leadership au travers du travail en commun qu’est censé mettre en œuvre la rédaction du projet d’école.
 

« Ainsi, pour J. Rich, les directions d'école "se fourvoient" dans un mode de gestion qui les enferme. La façon dont sont gérés les projets d'école lui apparait révélatrice. »

« En France, par exemple, les injonctions ministérielles en matière de projet d’école offraient précisément l’occasion de faire travailler les collègues en équipes, de les amener à avoir une visée commune. Or les études réalisées sur cette question aboutissent à un constat assez décevant (Rich, 2001, 2008, 2010).

La mobilisation escomptée n’a que très rarement eu lieu, l’auteur fait état d’une certaine impuissance pour générer une dynamique et « mobiliser les troupes ». Est-ce un indicateur suffisant pour identifier le climat professionnel qui règne à l’intérieur des écoles françaises ? Sans doute pas, mais il y a quand même là matière à réflexions et à interrogations. D’où vient ce manque d’enthousiasme collectif ? Est-il à imputer aux directeurs mêmes que l’on sait très peu formés pour exercer la fonction et peu enclins à l’exercer ? Se situe-t-il du côté de leurs adjoints dont la tradition veut qu’ils s’intéressent surtout à leurs élèves et à leur classe ?  

L’idée que le chef d’établissement puisse ne pas être le seul en cause dans les processus de leadership a fortement retenu notre attention. En effet, nos recherches précédentes à propos des projets d’école nous ont souvent montré des directeurs en apparence peu déclarés, peu décideurs à part entière dans leur équipe mais sans que nous parvenions à saisir qui décide vraiment au sein des équipes pédagogiques. Doit-on comprendre que les fonctionnements d’équipe sont spontanés dans ce domaine et que l’entente prévaut selon une rationalité naturelle de l’équipe ? Ou bien faut-il comprendre que le charisme ou encore la tradition et parfois même une reconnaissance institutionnelle (par exemple au diplôme ?), président à une légitimité wébérienne du directeur qui impose à son tour naturellement ses décisions ? »

Conclusion
« Les données obtenues ne nous ont pas surpris outre mesure. Moins d’un quart des enseignants interrogés peuvent indiquer – plus ou moins fidèlement – l’intitulé de leur projet d’école (21%). On pourra objecter avec raison, que l’essentiel n’est pas là en termes d’implication des personnels et de la mise en question de leur éventuelle « vision partagée ». Nous en convenons. Mais cette question, ouverte, permet un autre recueil de données sans doute plus révélateur à la fois des niveaux de partage comme de l’existence de relais assurés par des « leaders multiples » éventuels. 
 

On retiendra surtout qu’en définitive fort peu de personnels peuvent se prononcer sur la teneur du projet d’école. Celui-ci reste une sorte de virtualité qui signe l’absence manifeste d’implication par la plupart des enseignants. »
 

Est-ce à dire que le directeur d’école n’est pas un « bon leader » parce qu’il ne parvient pas à faire travailler en équipe les enseignants de son école ? Ce serait aller vite en besogne que d’en tirer cette conclusion.

Et si, en réalité, le projet d’école, (comme le projet d’établissement dans le second degré), ne correspondait tout simplement qu’à un exercice conçu dans les cabinets ministériels déconnectés de la base enseignante ? Correspond-il réellement à un besoin sur le terrain ? N’est-ce pas là la meilleure explication au fait que le projet d’école (ou d’établissement) est assimilé, dans tous les rapports, à une coquille vide ? 
 

D’ailleurs, les auteurs de ces travaux l’ont pressenti lorsqu’ils écrivent : « Rich (1998, 2001, 2008, 2010) est un des rares chercheurs à avoir travaillé sur ce sujet à travers les projets d’école et leur élaboration. Il montre que le plus souvent le directeur d’école est seul, porteur du projet. Il se retrouve en tension entre l’obligation administrative dictée par l’Inspecteur de l’Éducation Nationale (IEN) et la difficulté de mobiliser les enseignants dans un travail collectif. Les adjoints n’envisagent pas le projet d’école comme un outil, un guide organisateur de leurs pratiques pédagogiques quotidiennes. Ce constat a été aussi fait dans le second degré mais les politiques de contractualisation mises en œuvre dans le système éducatif français ont incité les chefs d’établissement à initier un travail différent concernant les projets d’établissement et les contrats d’objectifs (Bouvier, 2009). »
 
 

Ce terrible constat ne s’applique pas qu’aux enseignants du premier degré. Combien d’enseignants, de la maternelle à la terminale, pourraient « indiquer – plus ou moins fidèlement – l’intitulé [du projet académique présenté par le Recteur] ? » Certainement pas 21 % comme l’indique l’étude chez les enseignants du primaire… Quant à interroger sur son contenu, nul doute que l’on friserait le 0%... Dirait-on alors que « l’influence du leadership » [de l’académie] est loin d’être « évidente » ou que « le rôle de leadership [du Recteur] est difficile ? » 
 

Une autre partie de l’étude compare la fonction de directeur d’école dans le public et le privé. Les auteurs se demandent si « la fonction du directeur d’école est plus développée dans le privé par le fait que le directeur d’école privée est un chef d’établissement en charge de certaines tâches administratives et de gestion de l’école qui n’incombent pas au directeur d’école publique ?

Ce serait dans les écoles privées, dont le climat semble plus enclin à l’aspect professionnel, que le leadership distribué pourrait davantage s’installer. »
 
  

La réponse à ces interrogations est probablement dans la réflexion des auteurs de l’étude qui précisent que « … la notion de leadership est étroitement associée à son incarnation, le leader. Pelletier pose, nous semble-t-il, la question essentielle qui résume l’exercice du leadership pour un directeur d’école :

« Comment fait-on pour “mobiliser” des collaborateurs et des subordonnés qui sont des agents libres ? ». Cela est d’autant plus vrai pour les directeurs des écoles françaises que ceux-ci n’ont aucune relation hiérarchique avec les enseignants qui travaillent avec eux. Même si l’autorité est déléguée par l’institution, il reste que le leadership répond à une logique d’adhésion. Gather Thurler développe cette idée avec la notion de leadership partagé ou coopératif. « Il se fonde sur la conviction qu’il est difficile de demander aux membres d’un corps enseignant de s’engager dans une démarche commune et participative sans leur céder une part du pouvoir. » 
 

Un directeur d’école peut-il « s’octroyer » un rôle de leader sans statut et sans l’autorité que lui confère la reconnaissance institutionnelle ? Cette question a déjà été largement posée dans de précédents rapports. La réponse est connue de tous. Ne manque que le courage politique face aux principaux syndicats enseignants qui ont toujours fait preuve du plus grand conservatisme sur le sujet…

 

Retour à la page d’accueil

Partager cet article

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
commenter cet article

commentaires

neunoeil 15/02/2013 11:28


Discuter d'une réforme dont le contenu change sans arrêt, c'est vriament perdre du temps...si ce n'est que la place du directeur, c'est celle du lampiste qu'on veut soumettre aux autorités
municipales encore davantage..0

che 08/02/2013 20:05


Autre petit point qui n'est finalement pas aussi simple.. Les textes sont les textes en effet.. Pour les ATSEM, tu réponds:


Question : comment un directeur d'école peut-il être responsable d'un personnel assuré et rémunéré par une collectivité qui n'est pas l'EN ? Pour son
travail l'ATSEM est placée sous l'autorité du directeur ou de la directrice. Deux textes le précisent bien le décret n° 89-122 du 24 février 1989, qui dispose que le directeur d'école élémentaire
ou maternelle « organise le travail des personnels communaux en service à l'école, qui, pendant leur service dans les locaux scolaires, sont placés sous son autorité


Autorité est différent de responsabilité et le texte ne dit pas que le dirlo est responsable, il dit qu'il a autorité... C'est tout le problème du statut de dirlo.
On peut être responsable sans avoir autorité, et avoir autorité sans être responsable. Ca fait drôle, mais texte/ texte... quand on dit autorité , on n'écrit pas responsabilité.Une ATSEM clope
dans les couloirs à 15 H, le dirlo a autorité pour la sortir! Mais il n'est pas responsable et en cas d'amende, le Maire la prend, non le dirlo (pour peu qu'il ait fait jouer son autorité en lui
demandant de sortir)(vécu)


De plus , si on met en rapport avec les autres textes, le dirlo est responsable des locaux durant le temps scolaire (pour faire vite en partant du principe que temps
scolaire = temps d'enseignement). Il a autorité sur les ATSEM durant leur temps de présence dans les locaux. Ca veut dire qu'à 16h30, (actuellement) le temps scolaire est clos. Donc, les ATSEM ne
sont plus sous son autorité. Une ATSEM clope dans les couloirs.. Le dirlo n'a pas autorité pour lui dire d'arrêter puisqu'il n'est plus responsable des locaux (fin du temps d'enseignement).
Iln'est pas responsable non plus!


 

che 08/02/2013 18:43


"règlement départemental: L'ensemble des locaux, scolaires est confié au directeur, responsable de la sécurité des
personnes et des biens, sauf lorsqu'il est fait application des dispositions de l'article 25 de la loi n° 83-663 du 22 juillet 1983, ....."


Les locaux scolaires sont sous responsabilité du directeur.... SAUF quand il est fait application de l'article 25. Donc, on aurait tendance à
pouvoir dire que les locaux ne le sont plus quand il est fait application de l'article 25. Il a été abrogé et reporte à l'article L212-15 du Code de l'Education qui d'ailleurs le
reprend et que tu sites:


"Sous sa responsabilité (du Maire) et après avis du conseil d'administration ou d'école ..."


Cela commence par "sous sa responsabilité", qui affirme que c'est le Maire qui est responsable quand on met en oeuvre l'article L 212 qui remplace l'article 25. Donc
de conclure que le dirlo n'est plus responsable des locaux si le Maire met en oeuvre l'article L 212 qui lui donne la possibilité d'organiser des activités dans les locaux hors formation initiale
et continue.


Ensuite vient la question du temps de formation intiale. Monsieur Oudot explique avec raison que c'est le temps d'enseignement. Là est le problème, le temps
d'enseignement est défini légalement autour de 2 points centraux.. L'obligation scolaire et le temps (24 heures). L'AP (l'APC) est facultative et en plus des 24 heures. Donc est ce un temps
d'enseignement? Rien de moins évident. On pourrait analyser ce temps comme une activité organisée par l'EN en plus du temps scolaire, comme d'autres organismes organisent des activités dans les
locaux scolaires.


En ce cas , selon l'article 212, le Maire devrait mettre en place une convention avec le directeur considéré comme l'organisateur de l'activité, ce qui le rendrait
responsable des problèmes pour les parties utilisées des locaux. Si il ne le fait pas, c'est la commune qui est responsable (article 212).


Concernant les locaux, chez les ploucs de la campagne, comme nous, le restaurant scolaire, la garderie périscolaire par exemple sont des associations qui occupent
des parties de l'école en dehors du temps d'enseignement et souvent en concomittance. En tant qu'association, elles signent des conventions d'occupation des locaux avec le Maire qui précisent les
parties de l'école qu'elles ont le droit d'occuper. L'article 212 les rend responsables puisqu'il y a convention. Il y a donc plusieurs responsables pour les mêmes locaux (chacun pour ce qui est
défini par la convention). Ne pourrait il en être de même avec le directeur lors des APC?

montagny 08/02/2013 17:39


Faut le comprendre Gégé, le quotidien d'une école il ne peut pas savoir ce que c'est.


Môôôssieur est au-dessus de tout cela, Môôôssieur fait de la politique lui alors que nous on essaye juste de savoir si un gamin se plante en activités périscolaires dans les locaux scolaires si
on va au tribunal ou non...

Pierre Lombard 08/02/2013 13:57


... ... ... ... 


Merci Zézette. 


ça fait du bien de rire un bon coup!

Gégé 08/02/2013 13:29


Pierre Lombard et Pascal Oudot, c'est pénible à la fin ! Est-ce cela l'essentiel ? Vous fatiguez tout le monde avec vos histoires. C'est comme le gouvernement avec son mariage pour tous.
Ras-le-bol ! alors que les problèmes de chômage sont passés sous silence.


Vous, c'est pareil. Vous nous assommez avec "locaux, concomitance, activités périscolaires..." alors que l'essentiel aux yeux de tous c'est cette réforme mal foutue, qui n'est bonne ni pour les
enfants, ni pour les enseignants.
De grâce, si vous n'avez que ça à dire, abstenez-vous d'écrire ici et de polluer le débat, SVP. Merci.

Pascal Oudot 08/02/2013 13:02


une multitude conventionnée


 


La convention dans de nombreux cas est indispensable. Bravo! Le problème, c'est qu'une convention ou un accord tacite n'a aucune validité si la Loi n'est pas respectée.


ON NE PEUT PAS SCINDER DES LOCAUX.


UNE RESPONSABILITE NE SE PARTAGE PAS.


Et malheureusement, Densi, tu le dis très bien, souvent on ne se pose pas la question, alors qu'effectivement on devrait se la poser. Grâce à Dieu, ou à la chance, dans 9999/10000e des cas tout
se passe bien. Mais hélas...

Pierre Lombard 08/02/2013 12:25


Ce qui est en couleur, ce sont les textes, et ils sont clairs.


• pour les "agents municipaux", il n'est pas question de temps "scolaire", mais de temps "passé dans les locaux scolaire"…


Et tant que, dans l'école, se déroule 1 activité consacrée à la formation initiale et continue, les locaux scolaires sont confiés au directeur, responsables des personnes et des
biens. (AP, accompagnement éducatif, ECO, SRAN… APC)


Par contre, et sans vouloir te compromettre , je pense comme toi sur la "confusion" autour du mot "responsable".


Nous le sommes pour la sécurité (incendie, PPMS…) et (donc) pour la "macro organisation" (convention), chaque organisme étant garant de la sécurité du public qui leur est confié.


Ce qui dans le cas "en même temps", induit une surcharge et de travail et de responsabilité pour le directeur.


 


Un bâtiment = un responsable.

densi 07/02/2013 23:30


J'ai beau relire et je n'arrive pas à discerner le vrai du 'on dit' ou de l'interprétation(si l'on exepte le cas particulier de l'ATSEM mais qui intervient sur le temps de classe): ce soir, EN
MEME TEMPS,  j'avais dans l'école de l'accompagnement éducatif (E. nationale donc enseignement), de l'accompagnement à la scolarité par une association(convention d'utilisation des locaux),
des 'coup de pouce' (PRE/ville avec convention d'utilisation des locaux) et celà me semble être clair et  en règle, chacun étant garant de l'utilisation de sa partie. Dans un centre
associatif ou je milite, il n'y a pas un responsable unique mais une multitude conventionnées elles aussi. Seule la règle de sécurité voire le  PPMS de l'établissement  sont communs,
non? Est ce que l'on se pose (ou que l'on devrait se poser) la question lorsque l'on fait de l'AP sur la pause méridienne  pendant que les autres enfants déjeunent ou sont surveillés dans la
cour? Encore une divers utilisateurs avec divers responsables sous une règle de sécurité (évacuation et autre) des bâtiments.

Pascal Oudot 07/02/2013 22:10


Et ça, c'est quoi? Ce n'est pas vous qui l'avez écrit?


Le maire ou le président d’EPCI peut par ailleurs recourir à des enseignants volontaires pour assurer le temps périscolaire, comme cela est
déjà parfois le cas aujourd’hui. Les enseignants sont alors rémunérés et assurés pour cette activité par la collectivité, qui devient, pendant ces heures-là, leur employeur.


 
Les enseignants (dont le directeur) qui font du périscolaire ne sont-ils pas rémunérés par la municipalité? Ce n'est donc pas un temps scolaire. Le temps scolaire, c'est celui qui entre dans le
cadre des heures d'enseignement et de l'AP, bientôt des APC. Si'l y a concomitance, il y a forcément responsabilité du directeur, car les locaux scolaires ne peuvent être scindés et ne peuvent
avoir simultanément qu'un seul responsable, qui que soit l'employeur des personnes qui y travaillent. D'ailleurs, ceci écrit au passage, le directeur n'est pas non plus l'employeur des
enseignants, mais il est tout de même responsable des personnes et des biens. D'autre part, que je sache, le directeur est aussi responsable des ATSEM, par exemple, dont il n'est pas plus
l'employeur. Il n'est pas responsable de ce que les gens font, mais de leur sécurité et de celle des locaux. C'est comme ça, ce n'est pas moi qui ai écrit la Loi. En revanche je lutte pour ceci
soit éclairci par le Ministère pour les prochaines APC.


 


L'ensemble des locaux scolaires est confié au directeur, responsable de la sécurité des personnes et des biens, sauf lorsqu'il est fait application des dispositions de l'article 25 de la loi
n°83-663 du 22 juillet 1983 qui permet au maire d'utiliser, sous sa responsabilité, après avis du conseil d'école, les locaux scolaires pendant les heures ou périodes au cours desquelles ils ne
sont pas utilisés pour les besoins de la formation initiale et continue.


 


Pour l'instant, revenons à nous: moi aussi je suis directeur, moi aussi j'ai évidemment concomitance. Et alors? Cela prouve quoi? Maintenant, et je l'ai écrit, il y a la Loi et la pratique. Tant
que personne ne se tourne vers la Justice... Au fait, je ne vous invite pas à vous taire, je ne vous en empêche pas non plus, j'ai simplement suggéré que si cette réponse ne vous plaisait pas
vous pouviez vous abstenir d'y répondre. Parce que cela fait des années que moi-même et d'autres essayons de rappeler cette énormité légale à tous, qu'elle a été niée par certains syndicats qui
ont été fort marris lorsque leurs avocats leur ont dit qu'ils avaient tort, et n'ont jamais osé remettre la chose sur le devant de la scène. Nier la vérité n'amène nulle part, ignorer la Loi non
plus. Mais restez serein.

Pierre Lombard 07/02/2013 16:10


la loi, c'est la loi...


Il nest ni question de faire peur, ni de l'interpréter à la sauce qui nous arrange.


Question : comment un directeur d'école peut-il être responsable d'un personnel assuré et rémunéré par une collectivité qui n'est pas l'EN ?


 


Pour son travail l'ATSEM est placée sous l'autorité du directeur ou de la directrice. Deux textes le précisent bien le décret n° 89-122 du 24 février 1989, qui
dispose que le directeur d'école élémentaire ou maternelle « organise le travail des personnels communaux en service à l'école, qui, pendant leur service dans les locaux scolaires, sont placés
sous son autorité », et l'article R. 412-127 du Code des communes déjà cité : « Pendant son service dans les locaux scolaires il (l'agent spécialisé) est placé sous l'autorité du directeur ou de
la directrice. »


Textes clairs!


pour la responsabilité des bâtiments, personnes et biens:


règlement départemental:


L'ensemble des locaux, scolaires est confié au directeur, responsable de la sécurité des personnes et des biens, sauf lorsqu'il est fait application des dispositions
de l'article 25 de la loi n° 83-663 du 22 juillet 1983, qui permet au maire d'utiliser sous sa responsabilité, après avis du conseil d'école, les locaux scolaires pendant les heures ou périodes
au cours desquelles ils ne sont pas utilisés pour les besoins de la formation initiale et continue. Le directeur prend toutes dispositions pour permettre aux instituteurs d'accéder aux locaux
scolaires dans les conditions exigées par l'exercice de leur métier et par la sécurité des personnes et des biens (dans ce cas, la parfaite remise en état des locaux incombe à
l'utilisateur).


 


l'article L212-15 du Code de l'Education :


"Sous sa responsabilité et après avis du conseil d'administration ou d'école et, le cas échéant, accord de la collectivité propriétaire ou attributaire des
bâtiments, en vertu des dispositions du présent titre, le maire peut utiliser les locaux et les équipements scolaires dans la commune pour l'organisation d'activités à caractère culturel,
sportif, social ou socio-éducatif pendant les heures ou les périodes au cours desquelles ils ne sont pas utilisés pour les besoins de la formation initiale et continue. Ces activités doivent être
compatibles avec la nature des installations et l'aménagement des locaux.


La commune ou, le cas échéant, la collectivité propriétaire peut soumettre toute autorisation d'utilisation à la passation, entre son représentant, celui de l'école
ou de l'établissement et la personne physique ou morale qui désire organiser des activités, d'une convention précisant notamment les obligations pesant sur l'organisateur en ce qui concerne
l'application des règles de sécurité, ainsi que la prise en charge des responsabilités et de la réparation des dommages éventuels.


 


A défaut de convention, la commune est responsable dans tous les cas des dommages éventuels, en dehors des cas où la responsabilité d'un tiers est établie."


article L 216-1 du Code de l'Education :


"Les communes, départements ou régions peuvent  et avec l'accord des conseils et autorités responsables de leur fonctionnement, des activités éducatives,
sportives et culturelles complémentaires. Ces activités sont facultatives et ne peuvent se substituer ni porter atteinte aux activités d'enseignement et de formation fixées par l'Etat. Les
communes, départements et régions en supportent la charge financière. Des agents de l'Etat, dont la rémunération leur incombe, peuvent être mis à leur disposition.


L'organisation des activités susmentionnées est fixée par une convention, conclue entre la collectivité intéressée et l'établissement scolaire, qui détermine
notamment les conditions dans lesquelles les agents de l'Etat peuvent être mis à la disposition de la collectivité."


à partir de là, prétendre que le directeur n'est pas responsable lorsqu'une activité scolaire se déroule dans les locaux (APC) me semble aller un peu vite!

Richard 07/02/2013 13:51


Qui a parlé du directeur rémunéré et emplyé par la Mairie ? Pas moi, M. Oudot ! J'évoque la situation des temps scolaires et péri-scolaires communs.


Mais visiblement, la vérité vous a été révélée, le monde des directeurs est constitué d'ignorants crasses, bouchés et béats ! Hormis votre personne et le mépris condescendant que vous avez pour
vos collègues, je n'ai rien à sauver de votre message.


Pour simple information, je suis directeur d'une école de 12 classes, avec trois moments dans mon école où se mêlent temps scolaires et temps péri-scolaires, et plusieurs années membre du bureau
de l'Autonome de Solidarité de mon département.


Merci de convier ceux qui ne pensent pas comme vous, par votre mépris et votre attaque, à les inviter à se taire : ce que je ferai dorénavant en toute sérénité.


Désolé d'avoir troublé votre quotidien.

Pascal Oudot 07/02/2013 12:41


Mais Richard, cela n'a rien à voir! Quand le directeur est employé par le Maire, il n'est plus directeur! Et quel rapport avec la responsabilité qu'a le directeur pendant les temps scolaires? Le
périscolaire est un temps scolaire maintenant? Putain y'a du souci si vous n'êtes pas foutus de savoir ce qu'est un temps scolaire! Vous êtes bouchés, ou vous êtes... ? Ah non, ignorant, c'est
certain, et c'est aussi plus facile. Désolé pour certains ici que la lecture de la Loi leur soit si difficile. Mais ne prenez même pas la peine de me répondre, je m'en fous, ça vous regarde,
restez dans la béatitude si ça vous convient. Mais encore une fois, ne venez pas gémir si vous avez un problème un jour. "Ah mais M'sieur on m'avait pas prévenu!" Pour ce que j'en ai à faire. Ah,
quand même, si j'étais vous, je contacterais l'Autonome, à laquelle vous avez certainement donné votre écôt, pour en avoir le coeur net. Dormez bien, mes frères. Dans le confort et la béatitude
de vos certitudes.

Richard 06/02/2013 20:51


J'ai connu, comme Thierry ci-dessus, des cas d'accidents survenus à des élèves dans des conditions identiques à celles qu'il décrit : je confirme donc son propos.


@Pascal Oudot ! "la vérité" ? Je crains que malgré les multiples appels que vous faites à des instances (Autonome, autres.), la "pratique" au quotidien n'infirme leur propos ; et inutile de faire
appel à "l'ignorance" des directeurs.


Et puisque je suis ignorant, j'espère que l'on m'apportera des éclaircissements sur la chose suivante (extrait qui provient de ceci :
http://cache.media.education.gouv.fr/file/02_Fevrier/52/9/2013_rythmesco_guidel_elus_bdef_240529.pdf)  :  


Le maire ou le président d’EPCI peut par ailleurs recourir à des enseignants volontaires pour assurer le temps périscolaire, comme cela est
déjà parfois le cas aujourd’hui. Les enseignants sont alors rémunérés et assurés pour cette activité par la collectivité, qui devient, pendant ces heures-là, leur employeur.


Question : comment un directeur d'école peut-il être responsable d'un personnel
assuré et rémunéré par une collectivité qui n'est pas l'EN ?


 

Pascal Oudot 06/02/2013 20:27


Mon cher Thierry, il y a la pratique et le Droit. Si la famille se retournait pour une raison quelconque contre les responsables, et actait en Justice, le procureur apprendrait qu'il y avait
activité scolaire en même temps qu'activité périscolaire dans les locaux scolaires, et ne pourrait qu'appliquer la Loi: c'est le directeur de l'école qui est responsable des personnes et des
biens dans le temps scolaire. Et c'est tout. Il ne s'agit pas de se faire peur, il s'agit d'écrire la vérité que de nombreux directeurs ignorent hélas encore en dépit des rappels continuels que
font le GDiD, l'Autonome, etc. Tant mieux pour toi si tout se passe bien. Et bon courage mon ami.

Thierry 06/02/2013 19:58


Et si on arrêtait de jouer à se faire peur, les gars... Un exemple qui date de début janvier : 


17 h 10 - Aide personnalisée pour 9 classes. 3 études surveillées dont 1 par le dirlo. 1 garderie périscolaire. Le tout fonctionne en même temps.


Une gamine se blesse à la garderie. Les pompiers sont appelés et l'emmènent aux urgences pour examen. On apprendra qu'il s'agit d'une double entorse. Qui fait le rapport d'accident ? Les
surveillantes de la garderie périscolaire. C'est tout.

Pierre Lombard 06/02/2013 19:52


Daans le cas où dans l'école et en même temps se déroulent une activité scoliaire (APC) ET une activité municiaple, les locaux scoaires, abritant une activité relevant de la formation intiale et
continue est pacée sous la responsabilité du directeur.


Il ne peut y avoir 2 responsables en même temps pour un même bâtiment recevant du public.


La convention organise la cohabitation, mais n'enlève pas la responsabilité "unique" du dirlo en matière de sécurité tant qu'une activité scolaire se déroule dans l'école.


No possible!

Spartacus 06/02/2013 19:42


Qui est responsable des biens et des personnes lorsqu'il y a concomitance entre enseignement scolaire et périscolaire?


Une seule personne est responsable pour un établissement et non 2..... donc il va de soit que comme il y a activité scolaire c'est le directeur qui est responsable.... 


 


 

Pascal Oudot 06/02/2013 19:19


Vous vous racontez des histoires, les copains. Ne venez pas vous plaindre si un accident arrive lors d'un temps scolaire (APC en même temps que les activités périscolaires) que vous n'avez pas
été prévenus. A bon entendeur...

LUCIEN 06/02/2013 18:26


La Loi permet la concomitance des activités scolaires et périscolaires.


Soit il n' y a pas de convention , la Loi le permet aussi ( exemple le SMA ) et la commune est entièrement responsable, soit il existe une convention qui précise les conditions d'utilisation des
locaux et on a un transfert des responsabilités de la direction vers la mairie.


La convention reconduite par tacite reconduction est représentée pour l' EN par le DASEN ou son représentant , l' avis du CE et l' avis du directeur sont demandés la première fois.


La loi du 22 juillet 1983, en son article 26, donne aux communes, départements ou régions la possibilité d'organiser dans les établissements scolaires, pendant leurs
heures d'ouverture, des activités éducatives, sportives et culturelles complémentaires.


1.3. PÉRIODE PENDANT LAQUELLE LES ACTIVITÉS PEUVENT ÊTRE ORGANISÉES


La loi précise que ces activités sont organisées pendant les "heures d'ouverture" de l'établissement, lesquelles recouvrent des périodes comprises entre les heures de cours ou
d'activités directement rattachées à l'enseignement ainsi que les périodes qui leur sont adjointes et situées entre les heures d'ouverture et de fermeture de l'établissement.

merlin 06/02/2013 13:47


Exact, il me semble bien avoir lu que s'il n'y a QUE des activités municipales, le dirlo n'est pas concerné mais que s'il y a un temps conjoint il reste le responsable de ce qui se passe dans ses
locaux.


Tiens Gégé , pas bavard pour répondre aux questions? Laisse tomber on a l'habitude de tes " absences" lorsque ça t'arranges!

Richard 06/02/2013 12:37


@Spartacus !


ARTICLE L216-1 du code de l'éducation permet la concomitance mais n'indique pas les responsabilités clairement donc seule une personne est responsable: TOI!!


Responsabilités non-indiquées ;

Le "donc" t'appartient totalement mais rien ne vient l'attester !

La pratique vient totalement contredire ce point de vue ! (prendre l'attache d'écoles qui ont sur les temps péri-scolaires des animations municipales ou autres), les conventions étant
tacitement passées entre commune et partenaires (autres que l'EN en la personne du directeur)



Mais c'est "erreur" contre "erreur"...

Spartacus 06/02/2013 11:29


@ Richard


Erreur, je le pensais aussi, néanmoins une convention doit être passée entre la municipalité et le MEN mais cela ne désengage pas le directeur de sa responsabilité envers les biens et les
personnes


ARTICLE L216-1 du code de l'éducation permet la concomitance mais n'indique pas les responsabilités clairement donc seule une personne est responsable: TOI!!


 

Richard 06/02/2013 10:09


@ Pascal Oudot :


Attention! Que personne ici n'oublie que les enfants qui travailleront dans l'école avec des animateurs municipaux ou autres seront sous la responsabilité du
directeur si les APC se font en même temps (et qu'il s'agit donc d'un temps scolaire)!


A l'heure actuelle, rien en l'état ne permet d'avancer une telle certitude ; dans les écoles où des animateurs municipaux interviennent en même temps que du temps scolaire (aide personnalisée par
exemple), les enfants relèvent de la responsabilité des animateurs (qu'ils soient municipaux ou autres) et non du directeur d'école.

Gégé 06/02/2013 09:48


Va droit à l'essentiel, camarade Oudot, je t'en prie. Arrête de tourner autour de tes petites lubies. Intéresse-toi au problème posé pour l'enfant par la mauvaise réforme des rythmes scolaires.
On vous entend souvent, et toi le premier, parler de l'intérêt de l'enfant. Prouve-le. Ne vois-tu pas que cette réforme est mauvaise ? Ne vois-tu pas qu'elle n'apporte rien aux enfants ? Mais bon
sang, réveille-toi ! Informe-toi ! Réagis ! Cesse de te comporter en conservateur avéré ! Ou alors, si le statu quo te convient, dis-le clairement et cesse d'intervenir sur ce site. 

Pascal Oudot 06/02/2013 08:27


Attention! Que personne ici n'oublie que les enfants qui travailleront dans l'école avec des animateurs municipaux ou autres seront sous la responsabilité du directeur si
les APC se font en même temps (et qu'il s'agit donc d'un temps scolaire)!

merlin 05/02/2013 18:08


Gégé, " l'autre Merlin " te répond: où as-tu lu que j'apportais un soutien sans faille au SE? J'ai passé mon temps à demander que ses prises de position autour des tables de réunion se traduisent
en écrits lus par tous dans les publications syndicales; c'est d'ailleurs en train de se faire car le SE demande un alignement de l'indemnité pour les PE sur celle des profs de collège. Ce serait
mieux que l'aumône de 400 euros annuels dont on semble vouloir nous gratifier. Même travail , même rémunération. Pour les dirlos, on ne sait toujours pas bien comment va s'organiser notre
service: dispense d'AC demande le Snuipp, soit, totale ou à nouveau partielle? Cela suffira-t-il? et la certification, on met quoi dedans au Snuipp? Pourquoi le maitre sup ne peut-il pas être le
dirlo selon vous?


   Merci Gégé de tes éclaircissements.

hreip 05/02/2013 14:06


à dents de scie :


On sait ce que veut le Snoupien chef pour les directeurs d'école, c'est même marqué en rouge banane ! "J'ai peur que l'or qui était en
perspective soit en train de se transformer en plomb. V Peillon aurait pu reconstruire la confiance dans l'institution en s'attaquant à des questions comme les programmes scolaires, l'évaluation,
le statut des directeurs. Or il n'a pas attaqué la refondation par là. Il a commencé par une réforme nécessaire mais pas prioritaire. Du coup
la refondation perd en lisibilité et gagne en polémique."


Allez, retourne dans ta caisse !

Dedel 05/02/2013 13:22


Je pense que nos collègues qui
interviennent ici ne savent peut-être pas ce que le SNUipp réclame pour les directeurs d’école dans la réforme des rythmes scolaires


Certes, les directeurs ne seront pas responsables des
élèves sur les temps péri-scolaires. Mais, la réforme instaure des temps partagés sur le moment du midi ou après l’école vers 15h45 où les enfants seront soit en activités pédagogiques
complémentaires sous la responsabilité de l’école, soit en activités éducatives ou garderie sous la responsabilité des collectivités locales. Voilà, sur le papier. Mais, chacun sait que la vraie
vie dans l’école est parfois bien différente. Il faudra bien gérer ces transitions, la répartition des élèves, les imprévus (absence d’un animateur de la ville, lien avec les parents, problème de
salle...). Il est inconcevable d’allonger la liste déjà pléthorique des tâches des directeurs.


Le SNUipp-FSU demande que les directeurs d’école
bénéficient d’une décharge de service sur les APC. Le ministère s’y est engagé. Il faut que cela se traduise très vite dans une prochaine circulaire. Lors des discussions plus larges qui
devraient s’ouvrir sur la direction, le SNUipp-FSU demande de vraies améliorations concernant le temps de décharge, la formation et la clarification des missions des directeurs d’école.

che 05/02/2013 10:35


"la meute populiste des mélanchonistes"


Après les bandes ou les hordes, voilà les meutes... Je sais pas si je vais sortir aujourd'hui.

Lionel 04/02/2013 20:43


Pourquoi rirais-je jaune , Je ne comprends pas. Enfin, si ça fait plaisir à l'autre abruti, pourquoii le priver d'un petit instant de bonheur.


Le manque de cohérence des syndicats ? SNUipp et SE, même combat. Tous deux ont porté cette réforme, en négociant des heures et des jours soi disamment, notamment avec Julliard comme véritable
courroie de transmission, le même Julliard qui faisait bloquer les universités pendant des mois sous la droite et qui pleure maintenant sur le pouvoir de blocage et donc de nuisance de ses
anciens amis sous un pseudo gouvernement de gauche "radis". Pauvre bichounet, va ! Et c'est un électeur de la vraie gauche qui te le dit.


Et donc, quelques sections locales appellent à la grève, et l'autre crétin nous énumère même les départements (5, waouh, attention, la Révolution est en marche !).


Mais elles appellent pourquoi ? Pour reporter le changement en 2014 : mais triple buse, j'ai un CE la semaine prochaine où le maire va annoncer que de toute façon, ça le sera de facto. Pourquoi
une grève alors puisque vous allez vous faire prendre de vitesse par les maires, voire les communautés de communes, même si in fine force restera aux premiers.


Et puis, moi aussi je me marre, SNU et SE côte à côte pour le report seront sis juste à côté des autres groupuscules qui veulent eux le retrait sans négociation Géniale la cohérence : ça va faire venir de nouveaux collègues aux syndicats, sans aucun doute.

Gregoire 04/02/2013 19:44


Ben tu vois Gégé , je ne suis pas SE mais je m'incline devant la direction de ce syndicat mal né mais qui semble grandir mieux.


Voilà une direction qui assume sa signature, qui refuse de jeter le bébé avec l'eau du bain, qui n'hurle pas avec la meute populiste des mélanchonistes.J'apprécie la posture responsable y compris
face à des sections qui appellent à la grève localement. C'est si facile de jouer sur les ressorts catégoriels voire corporatistes. Je me retrouve pas devant cet absence d'esprit critique de ceux
qui se disent favorables à la semaine de 4.5 jours et qui vont dans la rue avec ceux qui veulent tout jeter. Pour de la bonne com c'est de la bonne com. On passe pour au pire des conservateurs
nantis au mieux pour d'indécrottables irresponsables.


Ce spectacle est pitoyable. Le SNUIPP perd toute crédibilité. Chez moi sur 10 instits 0 grévistes.

Pierre Lombard 04/02/2013 19:11


Tu es entrain de nous dire que le SE fait comme le SNUipp?


Que leur "chef" de Paris sont déconnecté de la base?


Et Zézette, ne leur tape pas trop dessus, tu as déjà pas mal à faire avec ceux qui, à suivre ton raisonnement, représentent le mieux le "base".


J'ai nommé:


FO, cgt éduc, SUD, CNT, FAEN...


Moi, je r!gole tout court, Zézette, sans couleur particulière. je me marre!

Gégé 04/02/2013 18:43


Ah ah ah !! ils rient jaune les Pierre, Pascal, Grégoire, Lionel et autres Merlin... Eux qui s'amusaient à dénoncer le manque de cohérence du SNUipp... 


Pan sur le bec ! voilà que leur "nouvel ami" et "fidèle allié", le SE-Unsa est complètement discrédité par sa base... 


Pendant que Chevalier fait cavalier seul à Paris et nous fait des leçons de syndicalisme réformiste "qui ne dit pas non à tout", sa base rechigne et appelle à la grève le 12 février...


Les fédérations départementales SE-Unsa sont nombreuses à le lâcher : déjà le Rhône, le Nord, le Bas-Rhin, les Pyrénées-Orientales, le Pas-de-Calais... appellent à la grève. 


Qui est le plus crédible dans l'histoire ? Chevalier dans sa bulle parisienne ou les collègues sur le terrain ?


Elle est où la cohérence, chers collègues Pierre, Pascal, Grégoire, Lionel et autres Merlin ?


Ce qui est marrant, c'est que les collègues grévistes du SE reprennent mot pour mot ce que j'ai écrit dans le com' 58... c'est du "bricolage" !           

merlin 04/02/2013 18:07


Le SE exige, le Snuipp agite ses petits bras musclés pour quoi? Les décisions se prennent à l'extérieur de l'école , entre gens responsables, et nous enseignants, on attend LA réunion de secteur
qui nous dira quand et comment organiser l'AC, la répartition des futures conf péda, etc... Ensuite , on applique en 2013 ou 2014 suivant le choix de la Mairie. Et pis c'est tout.


  Il parait que le collège va être concerné par une réforme des rythmes lui aussi: observons attentivement ce qui va se passer et qui décidera de quoi. Ce sera riche d'enseignement je pense.

Pascal Oudot 04/02/2013 17:54


Le 12 février, c'est carnaval, tous les clowns sont dans la rue!

Jacques 04/02/2013 17:01


Pareil dans le 94, le SE appelle à la grève


"Chères et Chers collègues,


CLAIREMENT, LE SE-UNSA 94 APPELLE À LA GRÈVE LE 12 FÉVRIER 2013"

Pierre Lombard 04/02/2013 16:54


... Surtout qu'à bien lire les motifs du SE-62, il appelle à la grève contre ceux qui ont appelé à la grève avant eux... 


Vois-tu, cher Pierre, un an de plus, ce ne sera pas inutile pour peaufiner
cette réforme et la mettre sur rails. Ne vaut-il pas mieux retarder d'un an plutôt que de devoir la rebricoler dans quelque temps ?


Vois-tu chère Zézette, je ne crois pas que cela vaille un jour de grève et je ne
vois pas au nom de quoi, lorsque l'école et la Mairie sont d'accord, (démocratiquement) on bloquerait les initiatives.


On va bien retrouver dans la rue ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Remarque le 12/02 c'est Mardi
Gras. 

nat IA59 04/02/2013 16:30


SE-Unsa : grève or not grève le 12 février ?


Voilà ce que dit le SE-Unsa national


"12
février : le SE-Unsa n’appelle pas à la grève nationaleArticle
publié le lundi 4 février 2013.Le
SE-Unsa n’appelle pas à la grève nationale mardi 12 février. Cette grève, à l’appel de CGT, CNT, FO, Snuipp et Sud amalgame tous les sujets et conduit au maintien du statu quo pour l’Ecole et ses
enseignants.Priorité
politique et budgétaire de la Nation, notre Ecole est à la croisée des chemins. Elle ne peut rester immobile. Il en va de la réussite des élèves, il en va de la dignité professionnelle des
enseignants."

Très bien mais voici le mail que nous envoie le SE-Unsa 59 (c'est sur leur site)

"Grève
du mardi 12 février
Article publié le lundi 4 février 2013.


Le SE-Unsa 59 appelle à la grève le mardi 12 février 2013

L’aménagement de la semaine scolaire telle qu’elle est présentée actuellement ressemble au mieux à un bricolage dont on cherche les aspects positifs, tant pour les élèves que pour les
enseignants. Même si au plan national, des négociations sont en cours et des avancées entrevues, des situations dans notre département relèvent de l’inacceptable.
Le SE-Unsa 59 appelle, sur les mots d'ordre suivants, à une journée d'action le mardi 12 février.
- Le SE-Unsa exige que le conseil d'école soit réellement partie prenante dans l'organisation des nouveaux rythmes. Pour rappel, seul le SE-Unsa avait déposé un amendement dans ce sens,
malheureusement rejeté par le ministère.
- Le SE-Unsa exige l’allégement des programmes
- Le SE-Unsa exige une réelle cohésion territoriale au moins dans la même commune.-
Le SE-Unsa exige des réponses précises à des questions pratiques posées par les collègues : comment articuler le temps de classe et le temps péri-éducatif ? Comment les petites communes
financeront-elles ce temps péri-scolaire ? ...
- Le SE-Unsa exige que les activités éducatives soient organisées partout sans n’être que de la simple garderie.-
Le Se-Unsa exige le report systématique en 2014 en cas d'incompatibilité entre les propositions du conseil d'école et de la collectivité territoriale.

L'aménagement de la semaine scolaire doit prendre en compte l’intérêt des élèves et des enseignants.
Notre mot d'ordre de grève ne rejette pas la refondation que nous approuvons. Nous disons oui aux 60 000 postes, oui à plus de maîtres que de classes, oui à la scolarisation des 2 ans, oui au
retour à la formation initiale !
Ci-dessous, la déclaration d'intention de grève (à faire parvenir à votre IEN ou chef d’établissement avant samedi 09 février).
L’équipe départementale du SE-Unsa"

"Le MEN, fera le tri comment?" (P. Lombard commentaire 50)
Et nous, on fait comment pour nous y retrouver ? on fait quoi ? on écoute qui ?

Nathalie

Pascal Oudot 04/02/2013 12:41


Sont plus là les rigolos? Ils ne répondent pas aux questions qu'on leur pose, comme d'habitude? Sont incapables d'avoir une pensée en dehors de la doxa syndicale? En fait, je crois surtout qu'ils
ne sont aucunement représentatifs de leur centrale respective, ils râlent en leur propre nom et surtout anonymement pour n'être pas reconnus par quiconque. Lâcheté, bêtise, ignorance, sont les
mamelles de la dictature. Bon vent camarades!

Gégé 04/02/2013 10:52


Quand je disais "caricature"...


"Pourquoi faire un jour de grève pour "reporter la mesure" à 2014 alors que c'est possible"


Parce que qu'actuellement, c'est du bricolage, cette réforme. Tout le monde en convient :  syndicats, syndiqués, non syndiqués, dirlos, adjoints, adhérents du Gidd, non adhérents du
Gidd, parents, associations de parents, psys, associations d'élus, élus territoriaux, députés... même les journalistes... 


Vois-tu, cher Pierre, un an de plus, ce ne sera pas inutile pour peaufiner cette réforme et la mettre sur rails. Ne vaut-il pas mieux retarder d'un an plutôt que de devoir la rebricoler dans
quelque temps ?

hreip 03/02/2013 15:41


zezette a écrit :"Quelle caricature de la position du SNUipp !!! Tu n'as pas honte, Pierre Lombard ? 


Questions subsidiaires : tu tolères des types comme Oudot dans ton assoc après les propos outrageants qu'il tient sur le syndicalisme ? Tu les cautionnes ?"


On dirait qu'on revient à toute vapeur à une pensée unique venant du chnu.


Il  est tout de même aberrant de constater que sa représentativité nationale ait des propos aussi contradictoires.


En bref, c'est faites pas ce que je dis mais ce que je fais !


Ben je vais le prendre à la lettre ce triste sire. Un jour je vais dire blanc, l'autre cela sera noir !


J'imagine un peu la tête des différents interlocuteurs de l'école où je suis.


D'après toi, moule à gauffres, que me répondront-ils ?


* manque certain de cohérence


* ne tient pas un discours sur lequel on peut avoir confiance et bâtir l'école de demain


* les enseignants ne veulent aucune réforme


* et j'en passe...


Donc, cher scumbag, je vais appeler à ne pas faire la grève ce mardi 12/02, pour la simple et bonne raison que je ne reconnais pas la représentativité de ton syndicat et de leurs amis.


Quant à toi, ma pomme véreuse, reste-là, cela me fait toujours du bien de te boxer verbalement vu la distance et de faire partager tes propos par des délégués de ton propore club. Je ne te
cacherai pas qu'ils sont à chaque fois écoeurés par toi. Bien sûr, ils ne te tolèrent pas du tout...


 

Pierre Lombard 03/02/2013 09:52


Quelle caricature de la position du SNUipp !!! Tu n'as pas honte, Pierre Lombard ? 


Questions subsidiaires : tu tolères des types comme Oudot dans ton assoc après les propos outrageants qu'il tient sur le syndicalisme ? Tu les cautionnes
?


 


En quoi ai-je caricaturé la position du SNUipp?


Demander un éclaircissement c'est faire de la caricature?


Ah il est beau le donneur de leçon!


• Oui ou non, le SNUipp ne prétend-il pas que la majorité des enseignants est pour le passage à 4,5 jours?


• Ce faisant ne s'oppose-t-il pas à la position des initiateurs de cette grève que sont FO, cgt, SUD,CNT(oui, oui..) et FAEN (oui, oui...) qui sont pour le rejet?


• Pourquoi avoir choisi la même date et risquer de se faire accuser de suivisisme et la récup. par les groupuscules?


• Pourquoi faire un jour de grève pour "reporter la mesure" à 2014 alors que c'est possible (la majorité des communes choisiront d'attendre) sauf à bloquer ceux qui sont d'accord pour commencer
dès 2013?


• Oui ou non, Votre secrétaire a-t-il déclaré au "café pédagogique" que le SNuipp n'appelait pas à la grève "parce que nous ne sommes pas pour le retrait mais pour l'amélioration" le jeudi et le
lendemain le SNUipp a appelé à la grève?


 


Dans mes propos il n'y aune caricature ni provocation. Je voudrais comprendre, enfin.


 


Tu es gonflé de poser des "questions subsidiaires" Zézette, toi qui ne réponds jamais à aucune question.


Mais, je veux bien répondre à celles-là:


Je ne possède aucune association,


Tu transpires l'anti-associatif


et personnellement, j'aime bien Pascal.


Je ne vois pas pourquoi on se priverait d'utiliser les mêmes armes que nos détracteurs.


 

Pascal Oudot 02/02/2013 20:34


Hi hi hi, quelle bande de nazes!


 


La charge anti-syndicale de Pascal Oudot est tellement grotesque que sa lecture suffit à elle-même pour se faire une idée précise du bonhomme...


 


Tu as raison mon chéri, le bonhomme grotesque est un anti-syndical primaire. Dommage d'être obligé de le rappeler. Je suis un "danger pour la démocratie", c'est ce qu'une thuriféraire imbécile du
snu m'a écrit ici il y a quelques années. Tu as la mémoire courte! Mais fais-moi la grâce de penser que je ne suis pas né anti-syndicaliste, je ne le suis devenu qu'à cause de Tartuffes dans
votre genre, incapables d'avoir deux idées de suite, ou de proférer trois mots sans dire une ânerie. Je ne le suis devenu qu'après avoir subi pendant des années l'arrogance de gens dans votre
genre, persuadés de détenir la vérité une, ultime et indivisible. Je ne le suis devenu qu'après avoir été traité comme un malpropre par des affidés du snu, insulté, déconsidéré, mis an ban, parce
que j'étais malheureusement pour moi capable d'additionner deux et deux. Alors un jour, j'ai pris la décision de faire ravaler aux andouilles dans votre genre leurs propres insanités
indigérables, et de leur mettre le nez dans leur pipi. C'est très amusant, mais ça a marché, ça marche, et ça marchera jusqu'à ce que disparaissent de la surface de ce pays les organes
superfétatoires dont vous êtes les ultimes soubresauts.


 


Son offensive contre les syndicats n'est rien d'autre que la dernière étape du combat conservateur contre l'ordre social.


 
Là, j'apprécie, j'applaudis à tout rompre! J'admire la dialectique traditionnelle sortie toute droite du bréviaire du syndicaliste sans argument. Quelle beauté! Quel entrain! C'est splendide
d'inanité!


 


Et laissez donc tranquille ce pauvre Pierrot, qui n'a rien à cautionner ni à tolérer. Le GDiD est ouvert à tous ceux qui le veulent et se démènent pour que les directeurs d'école aient enfin la
reconnaissance  et le statut qui leur sont dûs de par leur implication dans l'école publique. Contrairement à certaines centrales syndicales, qui se démènent surtout pour jalousement
conserver leurs prérogatives, et ne lâchent les mots "directeurs d'école" que du bout des lèvres, avec dédain et cetainement un certain dégoût.

Lionel 02/02/2013 20:29


Hé abruti, le SNU te tolère bien toi. M'est avis qu'il est plus facile de discuter avec un Pascal Oudot déchaîné qu'avec un être protéiforme comme toi, qui passe son temps à délivrer des
certificats de bonne conduite à tel ou tel en fonction de ses humeurs.


Réponds simplement aux questions, en commençant par expliquer pourquoi le triste Sihr dit blanc un jour et noir le lendemain en rejoignant une troupe hétéroclite qu'en d'autres temps pas si
lointains tu vouais toi même aux gémonies de ton syndicalisme primaire.


Comment expliquer que le gros syndicat majoritaire appelle à rejoindre un mouvement qui demande le retrait sans condition et sine die de la réforme (à l'habitude de FO), mais en essayant de tenir
une ligne toute autre, celle du report en 2014. Parce que c'est bien ça, non ? en tout cas, c'est ce qui est écrit texto dans le pourriel reçu à mon école vendredi de la part de la cellule
locale.


Donc, il faut faire grève, et perdre une journée de salaire, pour quelque chose qui va se faire quasiment partout dans les départements ruraux comme le mien suite aux refus des élus et des
Conseils d'école ?


La prochaine fois, appelez les collègues à faire grève pour demander que le jeudi de l'Ascenscion tombe un jeudi, mais seulement à partir de 2015 : ça, ça aurait de la gueule.

Gégé 02/02/2013 19:33


Quelle caricature de la position du SNUipp !!! Tu n'as pas honte, Pierre Lombard ? 


Questions subsidiaires : tu tolères des types comme Oudot dans ton assoc après les propos outrageants qu'il tient sur le syndicalisme ? Tu les cautionnes ?

Pierre Lombard 02/02/2013 17:50


Il fait rentrer la troupe du Mali... lance les hélicos sur le siège des bandes... et repousse les hordes
aux frontières



che 02/02/2013 16:50


"Le MEN, fera le tri comment? "


Il fait rentrer la troupe du Mali... lance les hélicos sur le siège des bandes... et repousse les hordes aux frontières

Pierre Lombard 02/02/2013 16:23


Si une fois tu pouvais répondre sur le fond!


Jeudi le secrétaire du SNUipp dit qu'il n'appelle pas à la grève parce que le SNUipp ne veut ni le retrait de la Refondation ni le retour à la semaine à 4J.


Le lendemain le SNUipp appelle à la grève le 12 en précisant que la majoroté des enseignants du primaire sont POUR la semaine de 4,5j mais pour une entrée en vigueur en 2014, car pas de
consultation.


Donc, un appel pour la même action le même jour , jmais pour des motifs totalement différents.


FO,cgt, CNT, SUD & FAEN contre tout


SNuipp, pour tout mais un peu plus tard.


Le MEN, fera le tri comment?


Comment doit-il prendre le reproche du manque de consultations, alors qu'il ne fait que ça depuis mai 2012 (le texte à bouger 3 fois sur les rythmes et celui de la refondation à 3 mois de
retard). Sauf à prétendre que:


- les syndicats ne représentent pas la bases (les élections pros ne servent à rien)


- la discussion doit se faire directement avec la base, sans les syndicats. 


Dans la phase de discusion, de négociations, de dialogue social, le MEN passe par les syndicats (normal, non?). et c'est la course à l'échalotte, au populisme le plus échevelé.


ça ressemble à quoi de faire faire grève pour rentrer dans la semaine 4,5 en 2014, puisqu'il suffit de demander pour en être?


C'est destiné contre ceux qui veulent, peuvent, le faire en 2013?


 

Grégoire 02/02/2013 11:35


ordre social ou horde morale ?