Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Quelle heure ?

 

Recherche

Soutiens

Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 00:00

mot.jpg

 

Lorsque le SNUipp aborde la notion de statut pour en faire un « décryptage sans tabou », c’est pour mieux démontrer qu’il ne sied pas à la fonction des directrices et directeurs d’école… (cf notre article du 16/03/11). Sa conclusion est claire et nette : « Un statut implique un nouveau rôle au sein de l’école. Ces modèles pour certains proches du chef d’établissement marquent une « disjonction » nette entre le métier de PE et celui de directeur. Ces orientations modifient la fonction de la direction d’école, l’éloignant du rôle d’animation et de médiation pour aller vers plus de contrôle. Les principaux intéressés pourraient même se trouver confrontés à des missions qu’ils ne revendiquent pas (évaluer le travail des enseignants, recruter du personnel, former les stagiaires…)

Et de conclure que « toutes ces pistes sont inacceptables. Elles ne régleraient d’aucune façon les difficultés rencontrées par les directrices et les directeurs. De plus, en quoi cela améliorerait-il le fonctionnement de l’école ? Une seule certitude, les rapports au sein de l’équipe s’en trouveraient, à terme, modifiés ».

 

A l’inverse du SNUipp qui reste toujours dans la négation, le SE-Unsa se veut progressiste et constructif. Il refuse nettement le statu quo et fait une série de propositions très intéressantes pour en sortir. Ainsi, dans sa lettre en ligne du 26 septembre, deux pages sont consacrées à la direction et au fonctionnement de l’école.

Le SE-Unsa détaille ses « propositions pour qu’évolution rime avec amélioration ». Il nous a semblé pertinent de reproduire ce texte dans son intégralité.


« Pour les élèves comme pour les personnels dont les directeurs, le statu-quo n’est plus possible. Il est urgent d’améliorer significativement le fonctionnement éducatif et administratif de l’école primaire sans pour autant reproduire à l’identique un schéma de l’établissement du second degré qui n’aurait aucune pertinence. Après y avoir consacré une large place lors de son congrès en mars 2010, le SE-Unsa avance aujourd’hui une palette de propositions concrètes et ambitieuses.

 

Pour le SE-Unsa, l’école inchangée dans sa structuration depuis Jules Ferry se heurte aujourd’hui à des difficultés structurelles : budget, responsabilités, articulations des temps scolaires et périscolaires... L’école est un local municipal avec un budget municipal qui dans une même journée mène des activités sous la responsabilité de l’Education nationale et d’autres de la municipalité. Pourtant pour les enfants, leurs parents, un seul lieu et souvent avec un interlocuteur identifié, le directeur ou la directrice, dont on attend toujours plus.

 

Il ne suffira pas seulement de donner du temps et de l’argent aux directeurs pour permettre à l’Ecole de répondre aux défis d’une amélioration des apprentissages, d’une capacité à faire face aux demandes multiples et parfois incohérentes des différents partenaires et bien sûr d’un progrès pour les conditions de travail de tous ses professionnels.

 

Si cette évolution doit être ambitieuse, elle doit aussi être réaliste, concrète et construite avec la diversité du réseau scolaire sur le territoire.  Les schémas imposés d’en haut ça suffit ! L’adhésion locale des acteurs est impérative. En bref, on doit avancer au cas par cas, à la demande du terrain, dans un cadrage national fort et sans oublier de tirer le bilan de ce qu’on a construit avant d’envisager d’arrêter ou de poursuivre.

 

En parallèle de ces propositions d’évolutions structurelles, le SE-Unsa entend poursuivre son action pour de nouvelles améliorations de la fonction de direction.

 

1.    Un panel de solutions et des conditions

 

Pour le SE-Unsa, il n’y a pas de solution univoque mais un panel de solutions allant de la création de regroupements pédagogiques d’écoles publiques à la création d’établissements publics communaux ou intercommunaux. Les projets d’EPEP « De Robien » et « Darcos » ne peuvent en aucun cas servir de modèle. Quelles que soient les évolutions, le directeur de cette nouvelle structure doit être un enseignant.

 

En tout état de cause, toutes les modifications apportées  à l’organisation et au fonctionnement de l’école primaire devront poursuivre partout les mêmes objectifs :

- Permettre aux écoles, dans un cadre national fort, d’adapter leur action pédagogique au contexte local, dans le souci d’une plus grande réussite des élèves.

- Améliorer l’offre pédagogique et proposer aux élèves le meilleur en matière d’accueil, de restauration, de locaux et d’équipements sportifs. Cela s’inscrit naturellement dans une conception de l’aménagement du territoire qui veille à maintenir et à améliorer le fonctionnement des services publics en milieu rural, en renforçant la nécessaire mutualisation.

- Donner lautonomie budgétaire pour la mise en œuvre du projet d’école.

- Faciliter la gestion administrative de l’école.

 

De plus, la mission du directeur devra être redéfinie afin de clarifier sa responsabilité.

 

Les conditions du SE-Unsa

 

Le SE-UNSA pose plusieurs conditions à tout projet de modification de l’organisation de l’école :

-  Il doit être élaboré en associant toutes les parties concernées dans une vaste concertation,

-  Il doit être approuvé par le conseil d’école de chaque école concernée,

-  Il doit répondre aux quatre objectifs cités plus haut,

-  Il doit garantir l’indépendance du projet pédagogique vis-à-vis des responsables politiques locaux,

-  Il doit garantir une structure de taille humaine et de proximité ;

-  Il doit être soumis à l’avis des instances paritaires départementales,

- La nouvelle structure doit pouvoir bénéficier d’un maintien de ses taux d’encadrement sur 3 ans, en personnels enseignants et non-enseignants,

- Le pilotage global de la structure doit être assuré par un enseignant, président des instances institutionnelles de celle-ci,

- Après un bilan du nouveau fonctionnement, l’école ou les écoles peuvent choisir de revenir à la situation antérieure.

 

Dans le cas des regroupements pédagogiques, un coordonnateur pédagogique, déchargé partiellement d’enseignement, sera chargé du suivi pédagogique.

 

2. Des améliorations tout de suite pour la fonction de direction.

 

En parallèle de ces propositions d’évolutions structurelles, le SE-Unsa entend poursuivre son action pour de nouvelles améliorations de la fonction de direction.

 

Décharges de service : Améliorer le régime de décharge actuel notamment en dissociant direction et charge de classe à partir de 7 classes.

 

Pour le SE-UNSA la décharge de service doit être un temps qui permet à la directrice ou au directeur de faire face aux tâches de direction qui se multiplient et se complexifient : travail administratif, accueil parents, relation avec les communes, coordination et animation de l’équipe (enseignants et non enseignants), suivi des élèves...

 

Pour le SE-UNSA, la double mission d’enseignement et de direction est difficile à mener de pair. A partir de 7 classes, les directrices et les directeurs n’auraient plus de classe et seraient des maîtres surnuméraires pour une partie de le leur service avec des heures auprès des élèves, dans le cadre du projet d'école.

En dessous de sept classes, les directrices et directeurs relèveraient toujours d’un régime de décharge. Le SE-UNSA revendique donc :

- écoles de 11 classes et plus : l’intégralité du temps est consacré à la direction ;

- écoles de 9 à 10 classes : 6 heures auprès des élèves ;

- écoles de 7 à 8 classes : un nombre d’heures équivalent à un demi-service devant élèves.

Pour les autres écoles, le SE-UNSA revendique un temps de décharge :

- 3 à 6 classes : un quart de décharge hebdomadaire ;

- 1 à 2 classes : 18 jours répartis régulièrement sur l’année.

Le SE-UNSA revendique également un temps supplémentaire pour les directeurs exerçant en éducation prioritaire, et ceux qui exercent dans une école comprenant une CLIS.

 

Revalorisation financière : une nécessité

L’ISS mensuelle, indexée sur la valeur du point d’indice, doit être d’un minimum de 250 €. Le SE-UNSA revendique la refonte des groupes ouvrant droit à la BI ainsi que leur revalorisation : G1, 1à 4 classes : 30 pts ;  G2, 5 à 9 classes : 50 pts ;  G3, 10 à 12 classes : 60 pts ; G4, 13 classes et plus : 70 pts.

 

Aide à la fonction : ça ne doit plus se discuter.

Le SE-UNSA exige :

- un secrétariat administratif ;

- une formation à la prise de fonction pour les chargés d’école et les faisant fonction de directeur ;

- une formation continue régulière, sur temps de service ;

- un guide précis des attributions du directeur d’école ;

- un guide juridique en ligne actualisé régulièrement ;

- un équipement informatique et une connexion Haut-Débit dédiés au directeur.

- un outil de gestion garantissant la sécurité juridique des élèves et de leur famille.

 

Si les EVS ont permis la mise en place d’une aide administrative aujourd’hui plébiscitée par la profession, pour le SE-UNSA le recours à l’emploi précaire ne peut être une solution durable. Il revendique la pérennisation des missions par des emplois stables et qualifiés. »

 

Nous ne reviendrons pas sur cette série de propositions clairement exposées dans cette lettre en ligne. Néanmoins, l’on se demande pourquoi le SE-Unsa n’utilise pas certains mots tels que « métier » ou « statut ». A lire ses propositions détaillées pour un meilleur fonctionnement de l’école, on se dit que la présentation qui en est faite s’accommoderait facilement de l’expression « un nouveau statut pour l’école ». De même, pourquoi continuer d’évoquer la « fonction » du directeur et se refuser à parler de « métier » ?

Même Sébastien Sihr, Secrétaire général du SNUipp, a employé le mot « métier » en octobre 2010 : « Nous savons qu’être directeur, c’est avoir de nombreuses responsabilités, c’est gérer des relations avec la mairie et avec des partenaires extérieurs de plus en plus nombreux. En cela, on peut parler de métier. » Alors pourquoi ce manque d’audace au SE-Unsa ?

Ecrire comme le fait le SE-Unsa « la mission du directeur devra être redéfinie afin de clarifier sa responsabilité », ne revient-il pas à dire qu’il faut doter les directeurs d’un statut ? 

En 2011, le mot « STATUT » serait-il encore tabou ? Serait-il assimilé à une trop grosse couleuvre à avaler ? On ne demande qu’à comprendre… les élections professionnelles approchent…

 

Retour à la page d’accueil

Partager cet article

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
commenter cet article

commentaires

Pierrot Lombard 02/10/2011 09:50



Un article dans Médiapart qui illustre ce que l'on est en train d'écrire:


Et ils sont où les syndicats? par M. Magnaudeix -le 28/09


Le communiqué était prêt. Autour de la table, tout le monde s'était levé pour siroter un petit noir bienvenu après plusieurs heures de discussion. Pourtant, le 15
septembre, les organisations de salariés ne sont pas parvenues à s'accorder sur les modalités d'action de la journée du 11 octobre, qui sera la première grande journée sociale de la rentrée.
Divisés sur l'opportunité d'appeler à des «grèves» et des «arrêts de travail», les syndicats avaient abouti à un texte imprécis, appelant à des «modalités d'action les meilleures possibles». Tout
le monde, sauf Solidaires, était prêt à signer. Mais in extremis, la CGT a retiré sa signature. «On a estimé qu'on ne pouvait pas y aller a minima», explique Nadine Prigent, la
négociatrice CGT. En fait, c'est la direction de la centrale qui a posé son veto: pas question de laisser à Solidaires le monopole de la
radicalité.


Résultat: pas de communiqué commun, un 11 octobre qui s'annonce peu suivi, et des divisions profondes étalées au grand jour. Triste bilan! Unies dans le conflit sur
les retraites, les organisations n'ont cessé depuis de diverger. Alors que le chômage augmente et que la crise perdure, les syndicats semblent incapables
d'y proposer ensemble des remèdes.


...


L'unité d'action affichée lors du (long) conflit sur les retraites de l'automne dernier appartient bel et bien au passé. «Les syndicats étaient très divisés sur
les propositions au moment des retraites mais ils avaient alors un mot d'ordre unique: le rejet de la réforme, explique Jean-Marie Pernot, chercheur à l'Ires (Institut de recherches
économiques et sociales). Cette fois, il n'y a pas d'initiative du gouvernement à laquelle ils peuvent accrocher un mouvement.»


...


D'autant que si beaucoup de Français sont descendus dans la rue l'automne dernier, la mobilisation s'est soldée par un
échec, le gouvernement n'ayant pas cédé d'un pouce. «L'épisode continue de marquer les syndicats», estime Guy Groux, du Centre d'étude de la vie politique française de Sciences-Po Paris
(Cevipof).


....


Si les organisations s'accordent sur le diagnostic (une grande morosité), ils s'opposent franchement sur la stratégie à adopter en cette rentrée sociale. Un débat
évidemment troublé par l'approche de l'élection présidentielle. Les plus modérés comme la CFDT ou l'Unsa parient clairement sur une alternance en 2012, et songent à l'étape d'après. «Il n'y a
pas de poussée sociale, estime Jean Grosset, numéro deux de l'Unsa et soutien déclaré de François Hollande, comme une bonne partie de la direction de l'Unsa. Le mécontentement est très fort, mais
une grande partie des gens pensent que ça va se régler dans les urnes.» La CFDT continue d'afficher une neutralité politique, mais «elle prépare
déjà les dossiers pour l'après-présidentielle» en pariant sur une victoire de la gauche, analyse Jean-Marie Pernot. Un timing contesté par les autres organisations:
«L'intersyndicale est en deçà de la situation sociale. Il n'y a pas de mobilisation à la hauteur des enjeux», rétorque Annick Coupé, porte-parole de Solidaires. «On continue à penser
que même s'il y a des élections, il faut être très offensif dès cette rentrée», renchérit Nadine Prigent (CGT). 


...


De fait, les organisations continuent de se voir régulièrement. Mais à quoi bon? Les syndicats n'arrivent même pas à se mettre d'accord sur autre chose que des
banalités et/ou des grands principes.


...


Faute de consensus, chacun est donc tenté de jouer sa propre partition. D'autant plus que les organisations sont en pleine campagne. Le 20 octobre, plus de 3
millions de fonctionnaires de l'Etat et des hôpitaux vont élire leurs représentants dans les organismes paritaires de la fonction publique. «Le fait d'être élu aux commissions administratives
paritaires et aux comités techniques permet de participer à un nombre considérable d'instances de concertation et de négociation», souligne Antoine Delblond, professeur de droit public à
l'université de Nantes. Pour les syndicats, dont la base militante reste la fonction publique, l'enjeu financier est crucial. Car les élus mis à disposition par les administrations pour exercer leurs fonctions syndicales constituent souvent le «squelette» des unions locales ou
départementales, rappelle Jean-Marie Pernot.


...


«La CGT semble en panne, sans cap précis», analyse Jean-Marie Pernot. L'organisation, que  ses partenaires de l'intersyndicale avouent ne plus
comprendre, semble s'être repliée dans une logique contestataire ces derniers mois, tout en donnant le change pour ne pas couper les ponts avec la
CFDT. Quant aux organisations extérieures à l'intersyndicale (CFTC, CFE-CGC et dans une moindre mesure FO), elles semblent désormais davantage préoccupées par leur survie.


Les diviseurs ne sont pas les directrices et les directeurs d'école qui réclament la reconnaissance de leur métier par un statut qui
définira clairement leurs missions, responsabilités et prérogatives au sein des équipes pédagogiques, mais bien les stratégies de positionnement par rapport à la "radicalité" pour conserver,
voire obtenir, les moyens que l'Administration met à leur disposition... Petits enjeux au regard d'une situation grave.



Gregoire 01/10/2011 10:18



Pour compléter Pierrot cher Gégé, depuis le congrès de Tour et la scission du socialisme  , le pôle réformiste ne s'est jamais défait d'un certain sentiment d'infériorité face à sa gauche.
Il en va de même pour le syndicalisme enseignant. Bien qu'à l'origine de la fracture du SNI , le SE n'a jamais assumé entièrement à l'image du SGEN CFDT, sa différence profonde avec le SNUIPP.
Atermoiements et hésitations qui laissent un boulevard à ceux qui caressent le bon peuple dans le sens du poil et masquent derrière le fracas des dénonciations d'une politique désastreuse
actuelle ( mais qui a voté ? ) l'absence de'une volonté d'accompagner les réformes nécessaires . C'est ainsi .


Et comme le dit Pierrot demain il faudra travailler ensemble à faire évoluer l'école. Mais est-ce bien le souhait de tous?



Pierrot Lombard 30/09/2011 19:31



de retour au foyer après une hospitalisation d'urgence mardi (décollement de la rétine... l'âge paraît-il...)Déjà que
pianoter avec 2 doigts c'était pas facile, avec un oeil...


Réponse donc un peu tardive à Gégé:


Quand le SE se prononce pour l'expérimentatin d'E2P, ou  quand il se dit prêt à discuter à parir du rapport Reiss, avec less lignes rouges qui sont les siennes (et tu ne peux pas leur
reprocher de rester dans leur mandant, moi oui...) on a bien des discussion sur ceux que devra être lemétier de directeur.


Mainteant, clairement, je suis de ceux qui regrette que quelque uns montrent leur menton de façon dérisoire au regard de a dégradation de notre sitution d'enseigant en France, et que d'autres
n'ont pas les testicules assez remplies pour affirer leur positionnement réformiste. D'où le galvaudage dénoncé par Che des mots "réforme" et "conservatisme".


Et bien sûr que le principal fautif de notre sitution c'est le politique, c'est lui qui a le pouvoir et qui en joue.


Pour autant, ce n'est pas faire de l'anti syndicalisme que de critiquer ce contre pouvoir, Plusieurs analyses ont montré que la multitude de syndicats, leur financement et leur division ne
favorisent pas une améliration des contions de travail des salariés, notament dans l'EN.


Une évidence pour moi: ce n'est pas aves des recettes du XXe siècle que nous ferons l'école du XXIe siècle.


Osez venir dire à tous ceux qui ont perdu une journée de salaire pour bloquer le vote du budget de l'EN que le vote du budget de l'EN se fera, on le savait, mais on pèse sur les présidentielles
est encore une stupidité sans nom.


Vous avez tort de ne baser votre stratégie que sur l'anti-Sarko. Une fois éliminé, il faudra ne pas décevoir, surtut ne pas décevoir et avancer ensemble. Alors il faudra prendre des risques,
innover, proposer ensemble, montrez que vous serez ensemble responsables d'un projet pour l'école.


 


 



Denis 29/09/2011 18:04



Quel dommage que les conquêtes sociales relèvent de l'histoire !



françou 29/09/2011 12:53



...posté par Gégé aujourd'hui à 09h13


No comment



Pascal Oudot 29/09/2011 12:46



Mais bien sûr, mon pèpère, je suis un abruti ignorant. Tu as raison, comme d'habitude, et je ne suis qu'une larve malfaisante.



Gégé 29/09/2011 09:13



"J'appelle de mes voeux un syndicalisme de dialogue, un syndicalisme responsable qui prenne sa juste place de vrai partenaire des autres acteurs sociaux"
Quelle méconnaissance de l'histoire des conquêtes sociales !!!!



che 28/09/2011 23:49



J'étais à l'école aussi.. D'abord parce que déchargé ce jour le boulot administratif du mardi aurait du être reporté au mercredi qui avait déjà de prévu le boulot administratif du mercredi (et
les 5 minutes de préparation pour la classe du jeudi), mais aussi parce que la grève d'une journée, avec le SMA, n'a que peu d'effet.


Les syndicats.. ils ont fait des erreurs, ils en font encore et ils ont une part de responsabilité dans les problèmes de l'école.. (A mon avis, à égalité avec les enseignants eux mêmes
d'ailleurs) pas forcément par leur conservatisme supposé (mot qui n'a pas vraiment de sens d'ailleurs.. pas plus que réforme avec lequel le Minsitre se gargarise), mais plutôt peut être par
manque de force (et l'on revient aux enseignants).


Les syndicats n'ont qu'une part de responsabilité.. Faut peut être pas oublier le vrai responsable qui finalement crée la situation déplorable... Le GVT. Hurler après les syndicats pour un jour
de mobilisation (d'accord pas forcément utile), c'est oublier que les raisons qui poussent à proposer ce jour de mobilisation sont plus que justifiées..


Ce ne sont pas les syndicats qui sont le problème.. C'est le GVT..


che


PS... les mel syndicaux arrivent sur les boites ac.XXX académiques, donc on les transmet, comme les projets de tel ou tel CPqui ne sont pas liés à une note de l'IEN, pub pour spectacle, info
de la PEP, ou estafette du GDID etc... Je les renvoie sur la boite de l'ordinateur collectif. Chacun en fait ce qu'il veut. Je n'imprime que les notes MEN, IA, IEN



Pascal Oudot 28/09/2011 19:26



Le syndicalisme "à la française" est un résidu du XXième siècle, un cadavre nauséabond dont les derniers soubressauts ne peuvent nous étonner. Mais vraiment le corps est trop odoriférant...
J'appelle de mes voeux un syndicalisme de dialogue, un syndicalisme responsable qui prenne sa juste place de vrai partenaire des autres acteurs sociaux dans un système dont nous sur le terrain
percevont clairement les changements permanents, même s'ils nous effraient. Adieu donc les vieilles centrales pourrissantes aux relents de passé.



Denis 28/09/2011 19:06



Même constat. Je pose systématiquement la question aux collègues le jour de la pré-rentrée sur le transfert des mails syndicaux. En expliquant je je ne suis pas détaillant : ils prennent tout ou
rien. Pas de surprise cette année, c'est rien.


Quant aux revues syndicales, quasiment jamais ouvertes, j'aimerais qu'elles arrivent sous enveloppe papier, ça m'éviterait d'avoir à séparer les films plastiques des revues papier pour le
tri sélectif.



merlin 28/09/2011 17:51



Sauf erreur de ma part, nous n'avons aucune obligatoin à imprimer et diffuser les mails syndicaux. Il nous revient à la rigueur de mettre dans la chemise courrier les diffusions papier qui
arrivent par courrier, mais nous n'avons pas à imprimer sur des fonds municipaux et sur notre temps de travail la prose fournie des différents syndicats.


C'est ce que je fais. Ces mails peuvent être consultés sur la boite mail ( ils ne le sont jamais), ça s'arrête là. J'estime que les adhérents peuvent donner leur adresse mail et recevoir ces
courriels chez eux. ( Il est vrai que le nombre de syndiqués est symbolique.... Ceci dit, la quasi totalité des publications syndicales restent dans leur pochette et vont à la poubelle sans même
avoir été lues.


Signe des temps.



unstatutetvite 28/09/2011 16:25



Non gégé je ne suis pas un antisyndicaliste,


je me suis peut-être un peu emporté, mais j'aime jouer avec la provocation avec des individus comme toi, borné, incapable d'écouter une autre voix que cele de leur syndicat, à l'image des
populations sous l'emprise d'un dictateur et d'un parti unique...


J'en ai telllement raz le bol de vos courrier syndicaux remplis de mensonges, de propos déformés, visant à ratisser le plus large possible, avec des préavis de grève regroupant au moins un
dizaine de revendications à chaque fois...


oui je maintiens que ton syndicat est responsable de ce qui arrive,


et j'ose encore croire en un syndicat intelligent qui saurait l'ouvrir uniquement quand cela en vaudrait la peine, et donc qui aurait des chances d'être entendu et crédible, à l'image du syndicat
des inspecteurs... J'espère sincèrement qu'un tel syndicat verra le jour, mais le chemin risque d'être long.


Je peux te dire également que bon nombre de collègues, directeur et  adjoints, pensent comme moi, ils ne souhaitent d'ailleurs même plus que je leur transfère les mails du Snuipp...
D'ailleurs je n'ai jamais compris pourquoi cela incomberait au directeur d'assurer l'information syndicale????? Si quelqu'un pouvait me répondre à ce sujet!!


Sinon gégé je t'ai trouvé pas à Kho Lanta, dommage que tu es eu peur de te mouiller...


 



merlin 28/09/2011 12:56



Juste une remarque: ayons, s'il vous plait, la mémoire longue. Les précédentes élections pro étaient animées des mêmes débats entre le Snuipp arc-bouté sur ses positions et un SE un peu plus
ouvert. Nous pouvons aujourd'hui faire le bilan pour savoir qui est sincère ou pas.


Le Snuipp n'a pas changé: toujours anti dirlo pur et dur, il occupe un peu le terrain avant les élections avec des déclarations fourre-tout de principe et ne prend aucun engagement. OK, on
connait.


Le SE ? désolé de ressortir le déplorable protocole, mais on nous assure d'une évolution. D'accord. Le problème, c'est que cette évolution reste assez virtuelle et je me demande si elle n'est pas
de circonstance ( bizarre, cet amour des directeurs à quelques jours des élections...), alors non, il n'auront pas encore ma voix cette année, pas confiance, je jugerai sur des faits, des
engagements écrits et publics, des actions en faveur d'une refonte de notre système scolaire et ce jour là, je peux même apporter mon concours au combat en reprenant une adhésion. ( désolé pour
toi, Gégé, mais je ne suis pas un antisyndicaliste primaire de droite suppôt inféodé du MEN mais un opposant farouche au conservatisme actuel dans le fonctionnement de l'école qui nous conduit à
la situation que nous connaissons tous et qui favorise surtout tes nouveaux amis ).



Gregoire 28/09/2011 11:23



Je viens de prendre connaissance de ce billet. Effectivement ce n'est pas pour rien que la langue française fut de tout temps langue diplomatique grâce à l'infinité de ses nuances. Et c'est
justement un bon point sur ce dossier. Personne n'aura raison tout seul et la politique du refus systématique avec surenchères populistes  est un piège à éviter. Réformistes contre
opposition systématique il faut choisir son camp camarade. La seule lecture et analyse des acquis du SNUIPP depuis 1993 montrent l'impasse actuelle.


Le SE pose ses lignes rouges ? n'est-ce pas les conditions minimales à l'ouverture d'une négociation? Il n'emploie pas le mot "statut" ?  derrière la sémantique il y a les faits : un
enseignant complètement déchargé à partir de 7 classes n'est-ce pas l'émergence de fait d'un métier nouveau ? La fonction crée l'organe. Il suffit alors d'être patient. Pourquoi cette pudeur ? Il
suffit de voir les Gégé et consorts prêts à agiter le  chiffon rouge du kapo aux ordres. La désinformation, l'amalgame, et le corporatisme continuent malheureusement à faire des ravages dans
des troupes stressées anxieuses et arcboutées sur la simple défense des bénéfices accumulés depuis le grand Jules par des anciens qui n'avaient pas besoin d'aide personnalisée, de décharges ou
maximes  de morale  pour s'investir dans l'aide aux enfants du peuple.


Je suis désolé de lire et d'entendre partout que les syndicats enseignants sont conservateurs. C'est une arme dans les mains d'un pouvoir comme celui en place. Qu'est-ce que retient l'opinion de
la journée d'hier ? la présence du privé comme si une manifestation du public encadrée par les syndicats était une chose sans importance, un rituel sans réel efficacité, un non événement. C'est
triste.


Je prends note malgré les effets de style littéraires du SE d'une ouverture certaine sur ce dossier. Comme le dit Pierrot rien ne sera plus comme avant, c'est déjà un gain.



Gregoire 28/09/2011 10:26



Cela ne me réjouit pas de le dire  : oui le syndicalisme enseignant a sa part de responsabilité dans ce fiasco.( il n'est pas tout seul mais c'est gênant )


D'une part ses divisions ( à essences idéologiques dépassées pour beaucoup ) ne favorisent que la caricature, le clivage surtout en période électorale ( voir le SE actuellement ). A courir les
uns derrière les autres ils en ont oublié l'essentiel : la défense des personnels et l'élaboration avec la nation ( et j'insiste sur ce point ) d'un projet éducatif négocié, raisonnable et
ambitieux.


De plus si on gratte un peu on s'aperçoit également que les enseignants sont assis sur une montagne de contradictions : le collège unique rejeté par beaucoup ( une majorité ? )  de profs,
les cycles le projet d'école de 1989 ( projet FEN ) qui faute d'un pilotage de proximité ( le directeur incapable majeur ) n'ont pas produit les effets attendus ( travail d'équipe, réflexion
majeure sur l'école et son territoire ... ), le face à face pédagogique toujours d'actualité au temps du numérique, du savoir partagé et de la nécessaire individualisation des parcours ( c'est
une réalité : plus de classe homogène sinon à trier les élèves ), le rejet de toute forme d'autorité locale et d'autonomie pédagogique tout en se plaignant du pilotage jacobin et monstrueux du
MEN. Bref ; face à l'absence de projet depuis 50 ans ( l'école démocratique après l'école républicaine ) les enseignants se concentrent sur eux même et oublient leur mission : être aux services
d'une nation et des familles et pas l'inverse. Il faut écouter ce que disent les fédérations de parents : les portes de l'école leur sont encore trop souvent fermées sauf en cas de besoin (
fermeture de classe etc ... ) Les élus veulent plus de cohérence avec leur politique éducative locale  mais peinent à trouver un interlocuteur du fait du manque d'un représentant
statutairement installé.


Alors les syndicats doivent accepter une réévaluation culturelle : autonomie pédagogique, pilotage par un chef d'établissement pédagogique et  statut légal de l'école , contractualisation
des équipes  autour du projet d'établissement dans le cadre des programmes nationaux, adaptation des rythmes scolaires et du temps de service des enseignants aux réalité physiologiques de
l'enfant mais aussi aux réalités sociales et économiques ( familles dissociées, acculturation, individualisation des parcours, adaptation des techniques pédagogiques aux TICEs ... )


ET qui aura le courage ? On le sait les discussions sont vives au sein du CS du SE. Quant au SNUIPP; il surfe sur la vague de mécontentement ( l'anti ) sans proposer réellement une alternative
crédible : du temps des sous et un président de gauche gauche. Mais ce n'est pas comme cela qu'on pourra construire l'école du XXI ème siècle.


Je n'ai pas fait grève pour 2 raisons essentielles : je ne me reconnaîs dans aucun discours syndical aujourd'hui et ma manifestation à moi ce sera comme toujours mon bulletin de vote en mars 2012
( sans compter que je ne veux pas donner mon argent à Chatel et emmerder les parents qui sont dans l'affaire autant victimes que moi ) .


Mais cela n'engage que ma personne.


 



merlin 28/09/2011 08:51



Bon, on a eu notre belle, bonne grève avant les élections pro. De quoi faire passer le message dans les défilés ( "n'oubliez pas, votez"), en dehors des défilés ( regardez comme on est forts)
même s'il faut assumer quelques contradictions: le fait de défiler avec les enseignants du privé ( certes estimables) mais dont le propos était: il nous faut plus de postes car aujourd'hui on
doit refuser du monde.... et il vient d'où " ce monde" , pas une petite idée... et pourquoi il fuit l'école publique ce monde? uniquement pour assister à la messe? de quoi s'interroger... ils
auront peut-être les postes demandés, eux, ils ont déjà des directeurs avec statut ( merci Jack) , le public peut attendre ( merci Théo and Co).


Passons. Moi j'aurai aimé que Chatel soit plus ferme sur le retrait des EVS ( Gégé bondit sur son clavier prêt à pourfendre l'iconoclaste que je suis). Mon raisonnement est simple: le retrait
massif des EVS rend IMPOSSIBLE le fonctionnement actuel d'une école de plus de 7 classes;: même en y passant presque ses nuits, le dirlo le plus motivé ne peut plus assurer sa classe, faire les
plannings, mettre à jour BE, répondre aux courriers, gérer le quotidien, animer les réunions, veiller le téléphone et j'en passe. Pas possible, plus possible.


Cette situation met en évidence, le point de non retour où nous sommes arrivés. Même les IEN les plus teigneux mettent la pédale douce, c'est un signe.


La solution? solliciter les équipes( faites vos listes, attendez pour le projet, j'ai pas eu le temps...) et nous allons très vite voir les limites de la collégialité chère à certains, ne pas
faire, repousser, mais la planche est glissante en cas de problème ( surtout pour les dirlos), les parents seront grognons...


Alors , oui, il faut remettre les EVS, cacher ainsi la misère, faire croire que ça tourne, pressurer le binôme dirlo-EVS, pour que le travail se fasse dans l'urgence mais se fasse. plus de
confort pour les IEN, les parents, les collègues, les syndicats flattent le plus grand nombre.


Hélas, le retour des EVS va masquer la décrépitude de notre système scolaire et moi je peux écrire ça car  je suis dirlo d'une école de 9 classes, je subis de plein fouet ce tsunami donc
silence le Gégé qui use plus ses fonds de culotte dans les salles de réunion avec moquette que dans les salles de classe.


   Au fait, dans le privé, ils font comment?



henri 28/09/2011 07:07



Bravo à Dieu62 pour affirmer une belle contradiction :


 "peut-etre que ça n'amènera rien de concret dans les prochains jours,"


et :


"les esprits chagrin, nous répétant que ça ne sert à rien..."


Quant à une grève "pour faire pression", mettre "l'opinion de son côté" [de quel côté au fait ?] (tiens ! à l'approche des élections...au fait lesquelles ?), cela relève effectivement de
la stratégie....



Pascal Oudot 27/09/2011 23:56



ça contribue à faire douter le pouvoir et mettre l'opinion de notre côté


 


C'est la méthode Coué? Il faut être sérieux. Si les parents d'élèves sont inquiets, c'est pour l'avenir scolaire de leurs enfants, pas pour celui de l'école. Ceux qui en revanche en subissent
depuis des lustres la dégradation, ce sont bien les agents de terrain. Qu'ont fait les syndicats depuis toutes ces années? Refuser systématiquement un dialogue qui aurait pu être constructif.
Nous en voyons les résultats aujourd'hui, vous pouvez être fiers: traitements minables, perspectives de carrière inexistantes, conditions de travail diificiles, lourdes et parfois humiliantes,
image des enseignants catastrophique, école en perte de prestige et d'efficacité, j'en oublie... la totale! Les syndicats d'enseignants ont été les premiers instruments de la catastrophe
présente. Votre bilan n'est même plus minable, il est honteux. Et inutile d'essayer de me raconter le contraire, j'observe ça depuis plus de trente ans. Qu'est-ce que j'en ai lu, vu et entendu,
des conneries syndicales qui devaient changer le monde. Qu'est-ce que j'ai pu en compter, des grèves inutiles qui ne faisaient que nous foutre à dos les familles. Qu'est-ce que je m'en suis pris,
des pavés dans la gueule, quand je disais que c'était n'importe quoi et que nous courions à la catastrophe. Qu'est-ce que j'en ai entendu quand j'ai eu le malheur de dire ce que je pensais -parce
que dans ce métier où tout le monde est démocrate ça ne se fait pas, ça, monsieur, de dire ce qu'on pense, on ne pense pas, monsieur, on suit comme tout le monde la consigne-. Alors j'ai du mal à
supporter les donneurs de leçons hypocrites et planqués qui veulent me faire prendre des vessies surannées pour des lanternes. La grève d'aujourd'hui est comme d'habitude une grande victoire, ce
sont toutes de grandes victoires. Quelle dérision... Quand ferez-vous votre autocritique? C'était pourtant le sport préféré de vos géniteurs. Quand vous aurez disparu dans les poubelles de
l'histoire et aurez été remplacés par des gens de dialogue, j'applaudirai à tout rompre et j'irai pisser sur les poubelles où vous vous serez cachés. Et en plus je ricanerai, en bon danger pour
la démocratie comme on m'a appelé ici même, en bon antisyndicaliste primaire qu'il ne faudrait surtout lire sans se pincer le nez. Chaque jour qui passe je suis plus dégoûté par votre prétention,
votre aveuglement suicidaire, vos certitudes. Puissiez-vous vous engloutir dans vos propres déjections et disparaître à tout jamais.



Denis 27/09/2011 22:51



Je ne voudrais pas, Théo, ternir ta belle journée, mais ce que fait la presse, clairement et sans ironie, c'est insister lourdement sur l'exceptionnelle mobilisation du privé.



Théo62 27/09/2011 21:48



Oui Françou, "Une belle réussite cette manif!!! " Tu le disais avec un brin de compassion. La presse le dit clairement, sans ironie amère, simplement en traduisant ce qu'a été cette
journée.
Les médias rendent compte de la réussite de la mobilisation. Alors, peut-etre que ça n'amènera rien de concret dans les prochains jours, mais ça contribue à faire douter le pouvoir et mettre
l'opinion de notre côté. Ce n'est pas rien à l'approche des élections. Une belle manière de faire pression. On a bien fait de ne pas écouter les esprits chagrin, nous répétant que ça ne sert à
rien...



P. CRILAT 27/09/2011 20:34



Ben moi aussi, piégé pour un problème de garde concernant mes enfants. Contraint et forcé de se déclarer gréviste, le chnoupipi et consors m'a privé de mon libre arbitre ! Etonnant de la part des
syndicats qui nous défendent, dont celui de gégé !!!


J'ai trouvé une solution de garde, et, après la rèunion de la liste électorale, je suis partie de l'école à 19h30.


Tu veux que je te raconte ma journée : je te fais un pitch ?


Verification de 250 fiches pour BE1D, regroupement ELVE.


T'étais ou toi ?



françou 27/09/2011 19:42



Ah au fait , je t'ai écouté: j'ai fermé mon école! oui. Ce soir à 19h; j'étais la dernière.



françou 27/09/2011 19:40



Oh! Une belle réussite cette manif!!! voilà que tous les médias ne parlent plus que des malheurs.....du privé! Nul doute que des subsides vont leur être accordés.Grâce à qui? merci notre Gégé. Au
fait,un collègue a dit que tu n'étais pas déclaré gréviste aujourd'hui. C'est vrai?



Gégé 27/09/2011 18:46



@Pierrot
"le SE se donne les moyens d'être présent autour d'une table de discussion, même sans dévoiler précisement ce qu'il veulent, ils ouvrent des pistes essentielles qui conduisent à la
reconnaissance du métier de directeur par ... un statut."


Curieux cet argument Pierrot ! être présent autour d'une table sans dévoiler précisément ce qu'on veut... Comprenne qui pourra...


Je ne sais pas comment se déroulent les discussions entre ton assoc et le SE mais à croire que vous vous comprenez sans rien dévoiler...


"...tout en ouvrant des pistes essentielles vers la reconnaissance du métier de directeur... par un statut."

Alors, là, chapeau Pierrot !
Parce que tu devines que le SE va vers la reconnaissance d'un métier (il ne dit jamais ce mot...) par un statut (mot qu'il n'emploie jamais non plus...). C'est très fort...  



merlin 27/09/2011 18:09



On ne changera pas Gégé: après avoir distribué quelques bons et mauvais points ( la nostalgie du travail de classe peut-être...), il nous assène les " vérités " du snuipp.


" Avec un statut, il y aurait quand même des problèmes"... qui a dit l'inverse? Personne. Nous avons tous conscience que le statut ne règlera pas tout.... mais je ne connais pas beaucoup de
dirlos qui refuseraient le statut proposé par le Gdid pour garder leur fonction actuelle de directeur d'école ( même dans les rangs clairsemés de ceux qui sont syndiqués au Snuipp).


les charges de travail augmenteraient: on peut le supposer... et aujourd'hui, elles n'augmentent pas?


Les principaux de collège sont malheureux, c'est une preuve, pourtant ils ont un statut : ils ont aussi des syndicats et ils ont qu'à demander d'être alignés sur notre fonction, ils seront
moins malheureux! ( Ah! le bonheur de la classe en écoutant sonner le téléphone!)


 Plus sérieusement, le snuipp est contre toute évolution parceque c'est pas bon et pis c'est tout ( on remarquera l'argumentation propre à Gégé et Théo), le SE est plus nuancé mais à trop
vouloir nuancer , on s'y perd un peu entre les établissements qui pourraient changer de nature mais revenir quand même en arrière, le coordinateur pédagogique et les heures d'enseignement
absolument nécessaires... ça finit par faire usine à gaz mais il y a une intention timide. Quels actes vont suivre?


Il faut reconnaître que si le SE se positionnait clairement au moins sur ces propositions, s'il en faisait le fer de lance de son programme et mobilisait la profession sur ce dossier, nous
serions quand même dans une dynamique positive qui pourrait amener à court terme des améliorations notables dans notre travail de directeurs et pour le fonctionnement des écoles n'en déplaise aux
esprits chagrins.


     Le SE aura-t-il les c.... de franchir ce cap?



Pascal Oudot 27/09/2011 13:04



Je reviens sur le billet qui a précédé celui-ci. L'inénarrable Gégé a posté pour traiter de:


 


grossier personnage antisyndical primaire


 


en évoquant un collègue qui s'était emporté. Non, affreux, c'est moi qui suis un grossier personnage antisyndicaliste primaire. Et je ne mets aucun guillemet. Moi je supporte difficilement votre
engeance, et je suis prêt à t'écraser sous les injures et les sarcasmes dès que tu pointes le bout de ton nez cyranesque de bêtise. Ne confond pas tout, merci. Comme je ne confonds pas votre
système syndical infantilisant et les individus qui s'y sont fait piéger.



Pierrot Lombard 27/09/2011 10:11



Effectivement, la période électorale que nous vivons n'est pas propice à une sortie de l'ammbiguïté par le haut.


Et à force de tourner autour du pot on a la tête qui tourne.


Pourtant, la lecture attentive des communiqués des 2 principaux syndicats, montre qu'il y a désormais un tronc commun sur le dossier de la direction:


- Statu quo impossible


- mots d'ordre identique (quand je peux ou quand j'ai le temps)


- le SNUipp comme le SE affirme maintenant  qu'il faut RE-définir les missions du directeur.


- Le SNUipp pose la question du métier de directeur d'école et des compétences propres à y développer, sans y répondre, le SE y répond sans poser la question.


Alors?


Pour ma part, et la lecture des enjeux de ces élections par l'Alliance est significative (n'avoir plus que 2 pôles syndicals: 1 réformiste et l'autre contestatire), c'est dans la capacité à
accompagner une réforme inéluctable que j'envisage la suite.


Le SNUipp n'ouvre ni n'entrouve aucune porte, et ce n'est pas remettre en cause sa légitimité que de constater que sa prédominance n'a pas empêcher le massacre de l'EN.


Seuls arguments que l'on nous renvoie:


1- Sans nous ça serait pire!


Ben, on sait pas. et si on compare, les enseigants allaient beaucoup mieux avec la FEN. Depuis la siscion, c'est la dégringolade.


Peut-être faudrait essayer l'alternance?


2- Il n'y a qu'à être plus nombreux dans l'unité dans les rues!


Objectivement, il n'y a qu'à se pencher dans l'histoire récente pour se rendre compte que cet argument est falacieux.


Par contre, le SE se donne les moyens d'être présent autour d'une table de discussion, même sans dévoiler précisement ce qu'il veulent, ils ouvrent des pistes essentielles qui conduisent à la
reconnaissance du métier de directeur par ... un statut.


On est bien dans la posture de 2 stratégies syndicales différentes.


L'urgence de la situation est-elle compatible avec soit l'affrontement, soit le débat nécessairemant long?


Pour moi, c'est la question.



Gégé 27/09/2011 09:45



J'ai souvent lu ici l'argument n°1 de ceux qui pensent qu'avec un statut tout serait réglé. Je pense à Pierrot, Merlin, Henri, Grégoire et les autres. Que disent-ils ?
Que les tâches s'accumulent. C'est vrai, ils ont raison.
Que le dirlo est corvéable à merci. C'est vrai, ils ont raison.
Et pour eux, c'est parce qu'ils n'ont pas de statut. Avec un statut, on ne pourrait pas nous empiler des tâches supplémentaires, en veux-tu, en voilà... C'est ce que j'ai lu très souvent. Eh
bien, là, je suis désolé, ils ont tort.
Pour s'en convaincre, je les invite à lire le récit d'un principal de collège en grève. Voici 2 extraits de ce qu'il dit :
"En
quatre ans, depuis les derniers accords professionnels avec le ministère, et en dépit des suppressions de postes de personnels administratifs, ce sont plus d'une trentaine de missions nouvelles
que nous devons assumer proviseurs et principaux ; toujours dans des délais plus brefs, toujours avec moins de moyens humains !
Le poids et le nombre des responsabilités augmentent à chaque nouvelle annonce, mais le temps n'y suffit plus. Et la reconnaissance morale ou financière fait cruellement
défaut."
Ou encore ceci :
"Jusqu'à
quand pourra-t-on encore en demander plus aux chefs d'établissements ? Jusqu'à quand le ministère pourra-t-il feindre d'ignorer la nécessaire reconnaissance de leur implication ?
"
Pourtant, ce principal de collège a un statut de chef d'établissement. La preuve que ça ne le protège pas des tâches supplémentaires. CQFD... Tout n'est pas aussi simple. J'allais dire
simpliste...



Gégé 27/09/2011 09:30



Que de contorsions pour éviter certains mots !!!! Heureusement, la langue française est riche... Ce que certains reprochaient au SNUipp, eh bien, ils peuvent maintenant le retourner au
SE-Unsa... Qu'ils ne se gênent pas, surtout... Chiche ?
En tout cas, ça sent les élections...