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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 18:21

 

 

Le 8 février, devant les recteurs, les DASEN et les 1400 IEN, Vincent Peillon a reconnu « Nous allons commettre des erreurs (...) Nous n’aurons pas les meilleurs rythmes [dès la rentrée de 2013] (...) On fera des choses approximatives… On y reviendra. » La définition même de l’amateurisme.


L’amateurisme, c’est d’ailleurs le mot qui revient le plus souvent dans les analyses politiques pour qualifier le travail de la plupart des ministres du gouvernement, du premier d’entre eux et même du chef de l’Etat.

Les observateurs politiques notent avec surprise le degré d’impréparation de bon nombre de réformes mises en place ou de mesures prises depuis 8 mois. Beaucoup d’analystes s’étonnent que la gauche n’ait pas profité de sa longue cure d’opposition pour peaufiner son programme d’action au pouvoir.

C’est manifestement le cas du ministre de l’Education nationale. Certes, Bruno Julliard avait beaucoup rencontré les syndicats enseignants. Mais de quelles compétences disposait l’ancien conseiller de Vincent Peillon pour comprendre l’état de l’école ? Son passé militant à la tête d’une organisation syndicale étudiante ? La belle affaire !

 

Bien entendu que la réforme des rythmes scolaires était et reste nécessaire. Depuis la mise en place de la semaine de 4 jours en 2008, les écoliers français travaillent 144 jours contre 187 jours en moyenne dans les 34 pays de l’OCDE. De ce fait, leurs journées sont plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves du monde.
 Selon les spécialistes des rythmes de l’enfant, cette organisation du temps scolaire est inadaptée et préjudiciable aux apprentissages. Elle est de surcroît source de fatigue et de difficultés scolaires.

 

La volonté de réformer le modèle français partait évidemment de bonnes intentions. Mais, dès les premières difficultés, le ministre a cédé à tous les groupes de pression. D’abord au puissant lobby touristique qui a mis un coup d’arrêt brutal à la simple évocation de toucher aux vacances d’été même si récemment, de crainte que leur soit imputé l’échec de la réforme,  « les principales organisations professionnelles du tourisme, de l'hôtellerie-restauration et de l'aviation ont plaidé pour un raccourcissement des vacances sco­laires d'été à six semaines, avec l'instauration de deux zones. » 

 

Le projet de réforme s’est ensuite enlisé dans d’interminables discussions avec les organisations syndicales et les fédérations de parents d’élèves, les premières comme les secondes n’étant nullement représentatives des enseignants et des familles.

Enfin, ce qui faisait office de reste de projet a été définitivement enterré par les représentants d’élus territoriaux. Financement oblige.

 

Et c’est ainsi que le ministre en arrive à nous présenter cette réforme indigente qui n’a plus aucun sens et qui ne satisfait ni les syndicats, ni les parents, ni les élus. Et encore moins les enseignants qui, eux, n’ont jamais été consultés, n’ont jamais eu leur mot à dire et n’ont jamais été entendus.

 

Le ministre aura réussi le tour de force d’installer une réforme qui aboutit à mécontenter tout le monde, ne satisfait personne et, qui plus est, n’apporte rien aux enfants et ne résoudra aucun des problèmes de l’école.  Fallait le faire, Vincent Peillon l’a fait.

 

Avant même d’être appliquée, la réforme a été vidée de son sens par le ministre lui-même « Aucun élève ne quittera l’école avant 16h30 » avait-il déclaré avant d’accepter que les « activités périscolaires » ne soient rendues facultatives et gratuites ou payantes…

Quel bénéfice tirera l’enfant de la réduction de la journée de cours de 45 minutes seulement ? Surtout si l’on pense à la façon dont de nombreuses communes ont déjà annoncé qu’elles utiliseraient ces 45 minutes. Les maires l’ont dit et répété : au-delà du coût de cette réforme, ils seront confrontés à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée pour gérer les temps d’« activités périscolaires » (TAP). Conscient de cette difficulté, le ministre a d’ailleurs modifié les normes d’encadrement des enfants. De 1 adulte pour 10 à 1 pour 14 pour les moins de 6 ans et de 1 pour 14 à 1 pour 18 pour les plus de 6 ans… Dès qu’il s’agit de gros sous, on trouve des arrangements avec la sécurité et la qualité de l’encadrement…

Mais, hélas, cela ne suffira pas. Hormis les villes universitaires qui devraient pouvoir trouver quelques étudiants disponibles détenteurs du BAFA, pour la majorité des communes, la mission s’avère impossible. D’où leur idée de prolonger la pause méridienne de 45 minutes afin de faire sortir les élèves à 16h30. Le midi, les communes disposent déjà de personnel de surveillance. Il leur est donc plus facile de placer les TAP à ce moment-là. Des « activités périscolaires » qui se résumeront, comme c’est le cas trop souvent, à de la garderie dans la cour de l’école… Dans quel état seront les élèves lorsque les enseignants les récupèreront ? Finalement, ces enfants passeront plus de temps qu’avant à l’école puisqu’à amplitude égale, il faudra ajouter le mercredi matin. Où est le bénéfice escompté par les chrono-biologistes ?

 

Quand bien même les TAP seraient placés en fin d’après-midi et même encadrés par des personnels qualifiés, la réforme ne serait qu’apparence politique comme le souligne justement Pierre Frackowiak, ancien IEN : « si l’on veut éviter la politique de l’apparence et des cases cochées sans s’intéresser aux contenus, il vaut mieux rappeler à ceux qui l’ont manifestement oublié que pour organiser une activité sportive, artistique, scientifique, littéraire ou autre, il faut un temps pour la mise en place et les consignes et pour le rangement avant de sortir. On ne peut pas faire grand-chose en 30 minutes voire moins, sauf de la garderie, de l’aide aux devoirs, ou des activités qui ne nécessitent ni préparation matérielle, comme le chant, si sortie de l’enceinte scolaire. On sait très bien que le danger existe. Le pouvoir précédent se satisfaisait de l’affichage des apparences sans ce soucier de la réalité, on espérait que l’alternance permettrait d’envisager une autre ambition. »

 

Pour les enseignants, la réforme est ratée. Ils le savent. Ils le disent. Ils sont résignés. Si la pause méridienne est allongée, c’est leur temps de présence dans l’établissement qui s’en trouvera prolongé de 3 heures le mercredi matin puisque l’amplitude de la journée complète restera identique pour eux.

Comment s’étonner du manque de motivation des enseignants ? Ils n’ont pas été consultés. Ils ont été superbement ignorés. Ils ont le sentiment que rien n’a changé pour eux, qu’ils sont toujours une simple variable d’ajustement du système.

Et ce ne sont pas les propos du ministre qui vont les rassurer… « C'est aux adultes de faire des "efforts" pour que se mette en place la réforme des rythmes scolaires » a déclaré Vincent Peillon vendredi aux inspecteurs de l'Education nationale du primaire réunis à Paris.

 

Quant aux directeurs… ils n’existent pas. Ce sont les IEN qui discuteront avec les maires, qui arbitreront et feront un compte rendu au DASEN…

« Nous allons commettre des erreurs (...) Nous n’aurons pas les meilleurs rythmes [dès la rentrée de 2013] (...) On fera des choses approximatives… On y reviendra. », a déclaré Vincent Peillon aux IEN…

Il est illusoire de croire qu’on « y reviendra ». Tout analyste politique sait que les grandes réformes se font dans les premiers mois de mandats. C’est ensuite beaucoup plus difficile. Chacun sait aussi qu’une réforme bricolée est une réforme ratée et qu’on ne l’améliore pas facilement surtout lorsque les principaux personnels concernés ont ressenti une forme de mépris. Il en sera probablement de cette réforme comme de l’aide personnalisée, la mise en place des cycles ou du projet d’école : une coquille vide.

Faute de les avoir associés, le ministre s’est privé d’un seul coup de l’opportunité de réconcilier les enseignants avec leur institution.

 

« Le changement, c’est maintenant », nous a-t-on dit… Certains y ont cru…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

merlin 25/02/2013 10:18


Je pense que Denis ( post 48) a bien résumé la situation... mais oui Gégé, on aurait même pu continuer sur la même quotité de décharge et ne plus avoir de décharge d'heures APC ... bien
entendu... de là à parler de grande victoire, c'est peut-être un peu exagéré... quand à l'AMELIORATION du travail des dirlos ( et je ne parle même pas de leur reconnaissance) alors là, c'est
peanuts. Alors est-ce que ça valait le coup d'attendre... Bof.

Philjo 24/02/2013 20:23


"Une réforme mal ficelée et ratée".


Oui peut-être mais quand même.... la formation des enseignants est rétablie. La saignée des postes à l'école primaire s'arrête. Le retour des cours le mercredi matin est bénéfique pour les
élèves. Notre ministre connait bien l'école et semble avoir envie de changer les choses.


Le SNUIPP dépassé par sa base essaie de se refaire une santé en refusant  cette réforme des rythmes. Je n'ai pas noté une telle mobilisation quand Darcos nous a imposé la semaine de 4
jours...


Le mamouth se porte bien.

Denis 24/02/2013 13:45


Si je résume, ma décharge de direction va devenir exactement ce qu'elle était quand je bossais le samedi  et mon exemption d'APC sera un poil moins importante qu'elle ne l'est actuellement.
Putain, ça c'est de l'avancée ! Il vaudrait peut-être mieux que certains cessent de s'occuper de nous.

Pascal Oudot 24/02/2013 10:40


Quelle avancée! C'est ridicule. En pourcentage, nous avons même moins de décharge d'APC que nous avions de décharge d'AP. En ce qui me concerne, sans décharge aucune, je me retrouve dans une
situation pire qu'avant. C'est ça la défense des personnels? Merci, messieurs, d'une fois de plus nous démontrer la totale inefficacité des syndicats d'enseignants du primaire.

Lionel 23/02/2013 19:49


Faut donc croire que mon IEN est du SNU, puisqu'il nous avait déjà averti il y a un mois que les dirlos seraient déchargés de l'APC à quotité équivalente du DAP et que ça allait être le bazar
pour assurer les nouvelles journées de décharge mensuelles dans la gestion des TR ou des postes de décharge.


 


Du coup, je me demande : elle est où la grande victoire du SNU pour les dirlos puisque l'administration avait déjà tout prévu il y a un mois ? La victoire aurait été que l'on soit enfin tous
déchargés des APC, sans tenir compte de la taille de l'école, comme cela aurait du être le cas pour le DAP en son temps. Au pire, que ceux qui n'ont pas de décharge le soit pour leur gagner un
peu de temps. Mais là, évidemment, il faut savoir négocier.


 


J'attends avec délectation les prochains cris outragés des Marx Brothers qui vont venir vitupérer contre l'ingratitude envers le Gros syndicat majoritaire.

Pierre Lombard 23/02/2013 09:00


C'est juste une trahison de plus.


Le SNUippp n'a RIEN obtenu du tout!


Au conraire il est en recul sur ses positions de septembre octobre 2012 puisqu'il n'y a RIEN de plus pour les dirlos que l'application comptable de ce à quoi nous avions déjà droit.


Assez minable et inquiétant.


 

Gégé 22/02/2013 17:15


Une avancée et une précision obtenues par le SNUipp pour les dirlos. Merlin me demandait toujours de répondre sur les allègements de service concernant les APC. Il comprendra que je ne pouvais
pas lui répondre tant que les discussions et négociations n'étaient pas terminées.


Cette fois, je peux le rassurer : nous avons obtenu les résultats qu'a mentionnés Dedel juste avant. Sur le quart de décharge et sur les allègements de service.


Voilà Merlin. J'espère que tu accepteras ma réponse tardive. Admets que ça valait le coup d'attendre...

Dedel 22/02/2013 14:28


Une annonce importante pour tous les collègues directeurs...


Direction d’école et nouvelle organisation de la semaine
scolaire : le SNUipp-FSU intervient


 


Le SNUipp-FSU vient d’obtenir du ministère que les directeurs de 4 à 9 classes continueront de
bénéficier à la rentrée prochaine d’un véritable quart de décharge, quelle que soit l’organisation de la semaine : 4 jours ou 4,5 jours.


 


Pour ceux travaillant sur 9 demi-journées, cela se traduira par une journée d’allègement
de service par semaine à laquelle s’ajoutera une demi-journée par mois.


 


C’est un bougé, puisque dans le projet initial,  le ministère considérait que le quart de décharge de
direction se réduisait à une seule journée par semaine de 4 jours ou de 4 jours et demi. Dans une organisation sur 9 demi-journées, cela aurait engendré une baisse de la quotité de
décharge.


 


De plus, les directeurs devraient également bénéficier d’un allègement de service sur les 36 heures
d’Activités Pédagogiques Complémentaires (APC), selon les modalités suivantes :


•   Directeurs d'école ne bénéficiant pas de décharge d'enseignement : décharge de 6 heures de service ;


•   Directeurs d'école bénéficiant d'un quart de décharge d'enseignement : décharge de 9 heures de service ;


•   Directeurs d'école bénéficiant d'une demi-décharge d'enseignement : décharge de 18 heures de service ;


•   Directeurs d'école bénéficiant d'une décharge totale d'enseignement : décharge de 36 heures de service.


Ces précisions seront apportées par la circulaire sur les temps partiels qui devrait être prochainement
publiée.


 


Le SNUipp-FSU continuera d’exiger plus de moyens pour la direction et le fonctionnement
de l’école et demande un calendrier annonçant l'ouverture de discussions sur lesquelles le
ministre s'est engagé.

Pierre Lombard 13/02/2013 15:55


Zézette ne défends pas des idées.


C'est ça la grande différence. Ce faisant, il ne peut comprendre que l'on puisse prendre "le risque" (qui n'en est pas un) d'être minoritaire, de penser différent. Alors affirmer une pensez qui
n'est pas dans la ligne... inimaginable!


En plus, évident dans leurs élucubrations à mon égard, jamais il ne se place sur le fond, non, ce n'est pas ce que pourrait amener telle mesure ou les conséquences de l'abandon de telle autre...
Non, c'est toujours la tentative de descréditer en ramenant tout à une bipolarisation (ce qui explique l'entrée du SNUipp dans la grève)


- ah! vous voyez, c'est le soutien de (là ça dépend du moment)


- ce journaliste c'est un sousmarin de (voir parenthèse plus haut).


- Si tu dis ça c'est que tu es(...)


- tu ne fais pas grève, tu es conservateurs


Bof.


- et quand je dis (et continue à dire) que l'idée d'une certification est intéressante, ou quand je dis que j'apprécie le ton et la modération de Sihr? là je suis quoi?


Ne cherche pas, juste moi, Pierre Lombard, Pierrot.


Le fait est que les observateurs ne comprennnent rien, les commentateurs nous aiguillonnent vers une lecture politicienne (soutien au PC/PG qui hausse le ton envers le gvt) et que les acteurs du
système éducatif (appel de bobigny) nous regardent d'un oeil torve. Les cocus, encore une fois, sont les PE qui expriment une réelle souffrance, mais qui est plus exploitée que prise en compte...


Lambert sur C+ déclare vouloir mettre sur la table le raccourcissement des vacances d'été, j'aimerais bien voir cela clairement affirmé dans la prochaine plate forme pour la prochaine grève!


 

merlin 13/02/2013 14:12


Gégé est fatigué: tout le monde a compris que ceux qui s'expriment ici ne le font pas en tant que " voix officielle du Gdid" mais en leur nom propre, il n'a pas lu les propositions de la dernière
Estafette envoyée , elle, aux dirlos pour les informer sur les lignes défendues par le Gdid ( mais.... Gégé n'est peut-être pas dirlo donc pas au courant?), il gesticule lorsqu'il est contrarié
...mais ne défend jamais ses idées ou les positions de son syndicat préféré car son truc, ce n'est pas la démonstration argumentée mais l'invective, l'allusion, le post perfide.


Gégé ou le posteur imposteur ( facile je sais mais bon!)

Denis 13/02/2013 12:33


Le GDID refuse la grève? Le GDID s'oppose à la grève? Où as-tu vu jouer ça Gégé ? Ni refus, ni opposition. Il y a simplement des tas de gens qui s'interrogent sur l'utilité des journées
fourre-tout.


D'ailleurs, si tu as un peu de temps, peux-tu nous lister les journées de grève de la dernière décennie et les avancées obtenues?

Gégé 13/02/2013 10:54


Y a quand même quelque chose qui frappe !!!


Du temps de la droite, Darcos, Chatel, le GIDD critiquait mais refusait la grève comme moyen d'action. On criait dans le vent...


Maintenant, avec la gauche, rebelote : le GIDD critique à voix basse mais s'oppose encore à la grève. On crie dans le vent...


Il est où le conservatisme ? Ils sont où ceux qui veulent changer les choses, faire évoluer l'école ?

merlin 13/02/2013 08:39


Un pas en avant, trois en arrière: peu après l'élection de Hollande, le Snuipp et la Fcpe vantaient les mérites de la semaine de 4 jours 1/2, Peillon enquille derrière, les PE commence à bouger
car les problèmes concrets apparaissent concernant l'accueil des enfants , les conséquences sur la vie de PE... qu'à cela ne tienne, le snuipp sera le héraut de la lutte pour le report des
rythmes ( alors que les dérives actuelles étaient prévisibles).


Hier , Sirh ouvre la porte à la réduction des vacances d'été... pourquoi pas mais: quid des locaux inadaptés dans beaucoup d'écoles pour travailler s'il fait 29° dehors et 35° dedans? Que penser
de l'allongement zonal en été pour satisfaire le tourisme? de l'absentéisme lié aux contraintes parentales? et puis, je ne sais pas vous, mais moi, je reviens à l'école jusquau 14 juillet environ
pour archiver, trier, boucler les derniers dossiers, guider les employés municipaux pour les travaux d'été et ... ranger ma classe ce que je n'arrive jamais à faire avant la sorite. Je commence à
être présent à partir du 20 août pour préparer la rentrée. Voilà des détails pratiques que les caciques du Snuipp ignorent probablement.


A côté de ça, rien de concret et de suivi sur une possible réforme du fonctionnement de l'école qui prendrait en compte les obligations et contraintes de TOUS les personnels, qui reconnaitrait
l'école en donnant un réel pouvoir de décision et d'organisation ... rien sur un sujet qui pourtant serait LE sujet permettant de modifier dans le bon sens les pratiques permettant du coup
peut-être une remontée dans les fameuses enquêtes internationales.


Mais dormons tranquilles: en cas de réduction des vacances d'été, ce bon Sébastien sera encore là pour nous organiser une grève aux petits oignons dont il a le secret!

Gregoire 13/02/2013 08:09


Il reste quand même la possibilité au CE de proposer autre chose que la pause méridienne si on juge cela incompatible avec l'intérêt de l'enfant. Les IEN doivent alors essayer de faire les
casques bleus entre CE et mairies puis au final le DASEN tranchera.


Il y a là une place pour les syndicats réformistes ( et le GDID)d'accompagnement des équipes et des directeurs pour peser sur leur décision qui deviendra très politique. Mettons au pied du mur
les partenaires sous le seul critère de l'intérêt des élèves et ainsi on pourra démasquer les tartufes qui sont légions ici ou là et dans tous les camps.


Je commence à réfléchir à un argumentaire quoique je ne suis pas si certain du néfaste de la pause méridienne si les conditions sont réunies :


qualité des activités proposées et des intervenants

locaux adaptés et classes à disposition des enseignants

APC fractionnées,  concertation ritualisée pour rentabiliser les 3/4h



à voir sans a priori

denis08 12/02/2013 21:39


Tu sais Théo62, Pierre Lombard (que je ne connais pas) sait très bien qu'il est archiminoritaire puisqu'il ne cesse de te répéter, post après post, que ses propos n'engagent que lui et lui seul.
Mais ton acharnement à son égard, à vouloir faire de lui le suppot du PS, du SE-UNSA ou de qui d'autre encore, est aussi suspect que lassant. Moi, je rejoins Pierre Lombard dans son envie de voir
le verre à moitié plein, plutôt que celui à moitié vide. Question d'état d'esprit sans doute.


Oui, cette réforme est décevante. Pouvait-il en être autrement ? Là, je suis en total désaccord avec ton organisation, qui prétend qu'en suivant des mouvements de grève à répétition, grèves qui
marient la carpe et le lapin, on arrivera à ce que l'on veut. C'est une escroquerie (une de plus), qui ne marchera pas, en dépit du nombre de grévistes d'aujourd'hui, grévistes qui ont surtout
voulu, en tout cas c'est le cas dans mon école, exprimer un mécontentement, notamment dû au sentiment d'être mis sur la touche par notre propre ministre, et c'est tout. Pas de proposition
alternative de leur part (sauf, en filigrane, le statu quo... ce qui n'et pas la position de ton syndicat), juste dire "y en a marre". Après tout pourquoi pas. Mais après, on fait quoi ????


La vérité,  c'est que le syndicalime enseignant ne pèse plus rien, et sur rien. Ceux qui ont emporté le morceau de cette réforme mal engagée, ce sont les professionnels du tourisme, les élus
locaux, les représentants de parents d'élèves mais certainement pas les enseignants. Ca pose question quand même !...Et leur grève du 12 sur des mots d'ordre contradictoires n'améliorera pas les
choses, bien au contraire. Entendu ce matin sur France Info "Le mouvement de grève dans le primaire, contre la réforme etc..."


Belle image, donnée une fois de plus, d'une institution refusant toute réforme... Quel gâchis en terme de comm. : nous savons très bien que ce n'est pas (si) vrai...


Pour ma part, j'ai décidé, après avoir ressenti de la colère dans un premier temps en voyant comment et où partait cette réforme, d'accepter que nous ne pourrons pas y changer grand chose vu le
peu de poids que les enseignants et leurs syndicats (et je suis syndiqué depuis l'EN, soit depuis plus de 32 ans) pèsent.


Donc, en bon fonctionnaire que je suis, je fonctionnerai, en tentant d'adapter au mieux le fonctionnement de mon école aux nouveaux rythmes scolaires, tout en restant dans le cadre que fixera
finalement le DASEN (après tout, qu'avons nous fait avec la réforme DARCOS ? Pas entendu les syndicats là-dessus, qui pourtant n'y étaient pas favorables, au nom des sacro saints principes dictés
par les spécialistes en chronobiologie).


On nous allonge la pause méridienne ? Les réunions se tiendront avant la reprise des cours de l'après-midi et libéreront les temps d'après 16h30...


Les gamins rentreront encore plus énervés de la pause de midi ? Le moment sera alors venu de mettre le maire et ses services au pied du mur. Etc.


Et je suis prêt à prendre les paris que c'est, au final, ce que feront toutes les écoles de France et de Navarre.


Alors on peut toujours moquer Pierre Lombard et tous ceux qui comme lui veulent garder une once d'optimisme. Au bout du bout, même après un éventuel report à la rentrée 2014 comme le veut le
SNipp, c'est Pierre Lombard qui aura eu raison.

Lionel 12/02/2013 19:57


Ah ! On les entend les thuriféraires du triste Sihr, et avec une morgue renouvellée qui plus est.Plus donneurs de leçons que jamais.


Et l'autre abruti qui nous bassine avec le message serinée par son pote Deb dans les médias ? Risible, ridicule. Je l'ai entendu le boss du gros syndicat majoritaire venir dire à la radio qu'il
était d'accord pour discuter du raccourcissement des vacances d'été (en échange de quoi ? Il ne l'a pas dit), mais pas un mot sur nous les dirlos. Je ne l'ai pas entendus répondre sur la
concomitance de deux appels viscéralement antagonistes, celui du SNU pour le report et celui de FO & consort pour le retrait pur et simple. Pourtant, les journalistes lui ont posé la
question, mais hélas, pas de réponse.


 


Tout comme pas de réponse de l'autre andouille aux questions qui lui sont posées ici. Entre autre :


- comment justifier la grève d'aujourd'hui, totalement inutile puisque il suffit qu'un maire demande la dérogation pour qu'elle soit de facto ?


- Pourquoi vouloir empêcher les mairies et les écoles qui le souhaitent de commencer en septembre 2013 ?


 


Par honnêteté, les sectateurs snoopiens qui sévissent ici feraient mieux de la fermer. Mais c'est sûrement beaucoup leur demander. Quand à cracher sur certains journaux dits de gauche, ils
doivent certainement pleurer la faucille et le marteau que le PC vient enfin d'abandonner en 2013, 24 ans après la chute du mur de Berlin. Ils pourront se consoler en demandant un visa pour
Pyongyang pour leurs prochaines vacances d'été.

Pierre Lombard 12/02/2013 19:32


Je viens de voir Lambert sur C+


Pas Gérard... Jérome. PFFFFFFFFFFF!


Allez, un autre, on en trouvera bien un qui te conviendra au politik büro! (j'en ai encore sous le coude, notamment de Jarraud )


http://blogs.mediapart.fr/blog/sebastien-rome/110213/rythmes-scolaires-pourquoi-je-ne-suis-pas-en-greve


J'suis pas seul à"geindre"...


Tu verras bien qu'un beau matin fatigué.... tu verras bien que j'ne serais pas seul comme ça 


 


PS-Vous ne devez pas être bien à l'aise dans vos baskets, quand même, parce que je vous ai connu plus "matamores" les lendemains de manifs... 

Théo62 12/02/2013 19:07


Arrête de geindre Pierrot... L'autre jour tu nous as sorti un lapin de ton chapeau pour rendre crédibles tes propos. C'était Nicolas Demorand... Tu parles d'un lapinou... Je t'ai mis le
communiqué de la rédaction de Libé qui se plaint d'être inféodée au PS (comm 21).


Aujourd'hui, tu sors un volatile de ta manche : Luc Cédelle du Monde. Pas un perdreau de l'année non plus... Ton prochain coup, tu nous sors le Nouvel Obs. Comme ça tu auras fait le tour des
soutiens au PS...


Tu sais, Pierrot, moi aussi je veux le changement. Mais pas le changement pour le changement. Celui-là, celui des rythmes scolaires, c'est un changement canada dry. Il a l'allure du changement,
mais qu'apporte-t-il aux enfants ? Comment peux-tu croire que le système éducatif français ira mieux parce que les cours s'arrêtront 45 mn plus tôt ? Et encore, ça ne sera pas le cas dans la
plupart des communes qui vont augmenter la pause méridienne ou qui vont mettre du personnel sans formation, sans motivation autre que de gagner un peu de fric, simplement pour faire de la
garderie dans la cour ou sous le préau ? 


Comment peux-tu défendre un tel projet ? Moi, je veux un projet qui tienne la route. Qu'on ne soit pas dans l'obligation d'y revenir sans cesse pour mettre un bout de ficelle ou un sparadrap
quand on verra au bout de 2 jours que ça ne marche pas et que nos gamins sont encore plus énervés qu'avec 3/4 de classe en plus.


Alors, la "machine à dire non" de Cédelle... beau prétexte pour donner mauvaise conscience à ceux qui ne disent pas "amen" au projet tel qu'il est. Tu sais d'ailleurs comme moi que les
enseignants sceptiques sont bien plus nombreux que ceux qui ont fait grève. Tu le sais d'autant mieux que la plupart de ceux qui t'accompagnent dans ton association partagent le même doute à
l'égard de ce projet de réforme. Tu es très minoritaire à le défendre mordicus. Je ne t'en fais pas reproche. C'est ton droit le plus absolu. Simplement, permets au collègue que je suis de penser
et dire que tu n'es pas représentatif de ceux que tu crois défendre.

Pierre Lombard 12/02/2013 17:48


« Le changement, c’est maintenant », nous a-t-on dit… Certains y ont cru…


Ouais... je ne pensais la capacité à dire non si forte.


à lire et à relire:


http://education.blog.lemonde.fr/2013/02/11/la-machine-infernale-du-non-a-tout/

henri 12/02/2013 11:32


C'est vraiment par respect des autres lecteurs de ce blog que je réponds à l'individu qui bégaie sur son pseudonyme !


1 - Oui, je suis très content de moi ; on a les satisfactions que l'on peut d'autant que ce n'est pas ni de la part de ce personnage ni de la part de son secrétaire général que l'on peut en
espérer, reconnaissons-le ;


2 - Lequel secrétaire général a condescendu, voici quelques jours, à faire état de sa "peur" [sic !] que le Ministre n'oublie certains dossiers et notamment celui du "statut des directeurs
d'éole" [re-sic !]


Tant de sollicitude est touchante ! Monsieur le Secréaire Général, merci ! Oui, merci de vous rappelez l'existence des directeurs d'école, rappel qui survient comme la grippe, à certains
moments-"clés", quand il faut tenter des rapprochements avec certains personnels ! Merci d'utiliser, du fond de votre "peur", un mot-tabou au sein de votre organisation, utilisation qui,
justement, pose problème :


- pourquoi maintenant ?


- pourquoi si soudainement ?


- pourquoi si rarement ?


- et surtout pourquoi cela n'est-il pas traduit dans les faits, dans de véritables négociations depuis que le dossier existe ? (et que l'on ne vienne pas rappeler la revendication du temps, etc.)


Et c'est bien parce que je ne prends pas les lecteurs de ce blog pour des naïfs que je persiste et signe.


 


(N. B. : je suis très content de mon nouveau laïus !)

Gégé 12/02/2013 10:27


Beau laïus, Henri... content de toi ? Mais étais-tu obligé de caricaturer la position des syndicats en insistant lourdement sur "du temps, un secrétariat pérenne" ?


Tu prends nos collègues pour plus naïfs qu'ils ne sont. Ils ne sont pas stupides. Ils savent lire et écouter. Ils ont entendu le message répété dans les médias par Sébastien Sihr qui n'oublie
jamais d'évoquer un problème majeur à traiter : la direction d'école. Sois de bonne foi et reconnais-le...


Par honnêteté, le minimum serait que tu écrives un nouveau commentaire pour signaler ton "oubli"... C'est sûrement beaucoup te demander...

henri 11/02/2013 21:11


la liaison Cm2-6ème qui réunira le principal, l'IEN les profs principaux , les PE étant convoqués afin de récupérer leur feuille de route pour l'année suivante.


Et, tandis que chacun crie à qui mieux mieux qu'il est pour ou contre, insidieusement mais au grand jour, le rouleau compresseur continue sa marche inexorable pour écraser encore plus les
directrices et directeurs d'école de travail.


Affelnet, vous connaissez ?  Si vous l'aviez oublié, et pensiez que cela avait disparu du triste paysage de l'école élémentaire (on n'ose dire du collège), sachez que l'application continue
à pousser ses racines dans les départements. Ce n'est pas une vague de froid mais d'effroi plutôt et les CPTice eux-mêmes qui doivent former les directeurs aux joies de l'application s'en
émeuvent et ne font pas secret de leur désarroi.


Conviés donc à prendre en charge un travail qui nécessite des heures de travail (estimés selon une enquête du SNUipp à 18 h), des contacts constants entre familles et directeurs, des aller et
retours entre versions papier et version numérique, à prendre donc en charge un travail estimé relevant de pas moins de quatre administratifs du collège, les directeurs voient à nouveau une
nouvelle responsabilité leur échoir.


Bien sûr, les syndicats s'en émeuvent, reconnaissons-leur ce sursaut...mais sursaut limité, quand même, car il leur permet à nouveau de remettre sur le tapis la seule revendication qui, depuis
des lustres, leur sert de bréviaire : du temps, un secrétariat pérenne, du temps, un secrétariat pérenne...


Qu'attendiez-vous, naïfs que vous êtes ?


- une réflexion qui pousserait ses arguments jusqu'à prendre en charge la réalité de l'assujetissement de l'école au Collège ? Naïfs, vous êtes naïfs !


- une réflexion qui s'interrogerait sur le rôle et la place du directeur dans cette articulation entre primaire et secondaire ? Naïfs, vous êtes naïfs !


- une réflexion qui entraînerait une reconnaissance du directeur puisqu'on le convie à jouer un rôle essentiel dans les partenariats qu'il entretient avec les familles, son administration,
l'institution ? Naïfs, vous êtes naïfs !


- une réflexion qui déclarerait parfaitement honteuse cette surcharge de travail sur les épaules de quelqu'un qui, après tout, n'est qu'un modeste valet taillable et corvéable à merci, totalement
ignoré de plus par son administration, les représentants du personnel (dont visiblement il ne doit pas faire partie). Naïfs, vous êtes naïfs !


- une réflexion qui, à partir de ces constats incontournables que nous offre la réalité, revendiquerait une reconnaissance de l'identité propre, unique du directeur d'école. Naïfs, vous êtes
naïfs !


Main dans la main, sur la même longueur d'onde au moins sur ce dossier, les mails syndicaux pleurnichent et couinent sur le cas de ce pauvre directeur d'école que la méchante administration fait
ployer de travail, une fois de plus ; mais, stop ! ne poussons pas plus loin la lucidité jusqu'à réclamer plus qu'un peu de temps, un secrétariat pérenne.


Continuez à sommeiller, naïfs, que vous êtes ! L'éteignoir sur votre condition, une fois de plus, s'est abattu.

Grégoire 11/02/2013 19:27


Je ne serai pas en grève demain comme mes 9 collègues.


Nous avons un SIVOS qui nous a entendu et a proposé 2014,c'est fait


nous étions contre la semaine de 4 jours c'est fait


contre l'aide personnalisée et son cortège d'injonctions c'est fait


pour la pérénité de la maternelle et la reconnnaissance de ses spécificités c'est fait


pour l'arrêt des suppressions de poste c'est fait


pour une refonte des programme c'est enclanché


pour plus de temps de concertation c'est acquis ( + 24h)


pour un pilotage humain et non de type management c'est annoncé devant tous les iens


pour une reconnaissance du scandaleux différentiel primaire/secondaire, c'est au moins constaté explicitement


pour la décharge des dirlos d'APC c'est annoncé


IL faudrait ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Dans ce pays il est impossible d'avancer en donnant à chacun sa part de responsabilité ( CE élus) non, il faut un bonaparte, un
centralisateur, un soviet central ou un guide suprême. Je refuse d'être mis dans le même sac que les Gégé et consorts : corporatiste conservateur et jacobin. Oui je sais c'est pas vrai, on va
justifier tout cela par l'amateurisme , on est pour la réforme mais pas celle là... on verra la suite du mouvement mélenchoniste .

merlin 11/02/2013 18:32


L'actuelle valse des indignés me laisse pantois: je me souviens d'un temps encore récent où le snuipp ( honneur au syndicat majoritaire) main dans la main avec la Fcpe vantait les mérites de la
semaine de 4jours 1/2 au nom des études des brillants chronobiologistes abonnés à FSC. Les autres syndicats consultaient, tournaient en rond pour savoir si les dirlos allaient bien ou mal et
pourquoi, multipliant les enquêtes, histoire de montrer que l'on s'occupait du problème.


Et puis Peillon, son projet mal ficelé, les PE pas contents et volte face, tout le monde au créneau pour dénoncer les PE grands oubliés de la consultation, et les CE par ci et l'écoute des PE par
là...Mais enfin, quoi de plus logique que la situation actuelle?


Peillon s'adresse à ceux qui ont leur mot à dire: les Maires et le CG rendent leurs arbitrages, communiquent leur projet à l'IEN qui vérifie la conformité et le DASEN valide ou pas. Les PE ? ils
sont  "force de proposition" et c'est mieux si ces propositions vont dans le sens de l'harmonisation souhaitée par le Maire... sinon, on fait comme prévu au début. Les CE ne formulent que
des avis, ils ne servent pas à grandchose, n'en déplaise aux tenants du CDM en rien décisionnaire.Je le dis , avec d'autres , depuis longtemps.


Attendez donc, chers collègues, que les décideurs aient décidé et ... au boulot, bons petits soldats. Bientôt se profile le deuxième effet Kiss cool ! la liaison Cm2-6ème qui réunira le
principal, l'IEN les profs principaux , les PE étant convoqués afin de récupérer leur feuille de route pour l'année suivante.


Nos syndicats peuvent être satisfaits: ils ne voulaient pas de directeur reconnu dans l'école, pas d'établissement du premier degré, nous ne les avons pas. tous les ministres de droite comme de
gauche ont bien dit que les syndicats étaient contre donc on ne bougeait pas. La personne même du dirlo a totalement disparu des notes officielles si vous l'avez remarqué. Avant le dirlo aurait
transmis à l'IEN les propositions du CDM, aujourd'hui le CDM envoie ses propositions... tiens une idée, mes adjoints pouraient se fader le PV et la course à pied à la poste...trèfle de
plaisanterie on a ce que l'on mérite et oui,  j'hallucine en lisant les articles indignés de certains!

Pierre Lombard 11/02/2013 15:50


Je ne demande à personne de me suivre, je cherche juste à comprendre!


Et encore une fois, ici, je parle en mon nom.


Soutien à Peillon, il suffit d'être un peu renseigné pour s'apercevoir que ce n'est pas le cas.


Soutien à la réforme des rythmes, même pas. Je suis pour que l'on compense et que l'on n'émiette pas nos emplois du temps.


- par contre oui, je voudrais que la Refondation aille à son terme.


- Oui, si on veut faire, il faut commencer par faire et ne pas avoir l'arrogance de croire avoir pondu le meilleur, être capable de réguler.


C'est pas un soutien à Peillon, ça s'appelle de "empowerment" et ce n'est pas lui qui l'a inventé.


- Et oui, je préfère que l'on me dise que la pédagogie (l'explication, le tatonnement, l'accompagnement...) est préférable au management.


 


Voilà ce que déclare aujourd'hui Sihr (en plus je partage donc je soutiens.)


L'objectif de notre appel, c'est le premier degré
et précisément le report à 2014 de la réforme des rythmes pour assurer la réussite de tous les élèves. On serait d'accord pour une application dès 2013 mais à là où il y a accord de toutes les
parties prenantes.


En sachant que le 7 (?) tous les syndicats représentatifs du primaire réunis par Peillon se sont déclarés contre la semaine de 4 jours.


> Donc, il ne devrait pas y avoir de grévistes dans les villes et villages qui ont décidé de rentrer dans le dispositif en 2014.


> Donc, il ne devrait pas y avoir de grévistes dans les communes où enseigants et municipalités sont d'accords pour commencer dès 2013.


> Seuls devraient être en grève les enseignants qui s'opposent à l'entrée dans le dispositif en 2013 si et quand leur commune veulent le faire.


Pourquoi faire grève si l'on est dans une commune qui a décidé de reporter à 2014?


Mon explication c'est qu'il y a un décalage entre les mots d'ordre et les motivations de la base. Et que ce décalage vient d'une part du réel et inquiétant mal-être des PE (auquel on n'apporte
pas de réponse) et d'autre part des amalgames pratiqués par les prometteurs de cette grève.


Je rappelle que le SNuipp est rentré très tard dans le mouvement, et il le fait sur des revendications opposées à celles de FO & Co. qui eux labourent le terrain depuis des mois.


Vous pouvez me coller les étiquettes que vous voulez (il y a encore de la place), jouer les nostalgiques du GDiD (on a jamais eu autant d'adhérents), je continuerai à me poser des questions, y
répondre lorsqu'on m'en pose et à chercher à comprendre en dehors des slogans "prémâché"...

Simon 11/02/2013 15:14


Je ne vais pas hurler avec les loups mais franchement Pierrot tu pousses le bouchon un peu loin ! Lorsque l'on parle de démarche expérimentale ok je suis pour (je peux même admettre que le
gvt laisse aux acteurs le soin de s'approprier, de rechercher des solutions...) mais là non! c'est parce qu'il voit que c'est mal engagé pour toutes les erreurs énoncées précédemment (je
trouve l'article de V.Micaud très complet) que d'un seul coup il présente cela comme un cheminement... Mon soutien ne sera pas inconditionnel surtout que nous sommes toujours complètement
squizzés de la démarche. Que je me souvienne que ce soit avec Bayrou ou Thelot on a participé, là...

manu 11/02/2013 13:57


Franchement, Lombard tu n'es plus crédible à vouloir défendre l'indéfendable. Cachin a raison, on nous demande d'être exemplaire, si ce n'est parfait dans notre taf. Et tu viens nous parler de
démarche expérimentale tout à fait louable pour la comparer à la copie de Peillon et nous justifier sa réforme. Très honnêtement, on ne peut pas te suivre. J'en viens à me dire que le
gdid avait une autre gueule du temps de Fabre.  

Pierre Lombard 11/02/2013 12:12


Tu veux du Frakowiac, du Ruffo, du V.Micaud....?


"tout est dit", C'est toi qui prétends clore le débat avec un "morceau" de l'article de l'Expresso. Et Jarraud il est incontesté?


Tu sais José, avec 25% d'élèves en difficulté, je crois qu'il vaut mieux la jouer "modeste" avec les parents.


Ce matin il pleut dans le 06. J'ai demandé à mes élèves (PS) comment on pourrait faire pour récolter l'eau de pluie et la transporter jusque dans notre bac à eau.


- Ils m'ont donné leurs solutions. On en retenu quelques unes, et cet après-midi, on met les-Way et on expérimente.


Demian on cherchera le moyen le plus efficace...


puis on fera une "fiche", puis on tirera des "mots" pour notre cahier de vocabulaire, puis...


PS: article intéressant dans l'Expresso: 


Enfants d'enseignants: les chouchous du système éducatif... 

José CACHIN 11/02/2013 11:31


Juste un commentaire.


" On fera des choses approximatives..."


approximatives: imprécise, imparafaite, vague.


Je me vois bien devant les parents en train de leur dire en début d'année:"Les apprentissages de la lecture, l'écriture, les mathématiques... seront approximatifs, vos enfants auront le temps de
s'améliorer!"


Enfin, de qui se moque t-on? Quel bel exemple! Nous qui devons oeuvrer pour la réussite scolaire de tous les enfants, faire en sorte que tous puissent réussir, nous qui devons même parfois
pallier aux carences éducatives, on doit mettre en oeuvre un décret qui fait dans l'approximatif.


Cela montre bien le raté de cette réforme!

Théo62 11/02/2013 11:24


Marrant ce que tu dis Pierrot...


"Théo tu n'as aucune crédibilité pour taxer les autres de "soutien inconditionnel"


Marrant surtout lorsque tes références en matière de crédibilité sont Nicolas Demorand, lui qui a fait une campagne tellement active pour Hollande que la rédaction de Libé se plaint d'être
inféodé au PS...


Oui marrant... Tiens lis le communiqué des journalistes de Libé :


"Libération
: les journalistes avouent être « inféodés » au PS 


Les ficelles de la manipulation à la Pravda du parti socialiste et de François Hollande sont
tellement grosses qu’elles mettent même les journalistes de Libération mal à l’aise. Ils ont publié un communiqué pour dénoncer la ligne éditoriale d’un journal « inféodé » au parti
socialiste.


Le communiqué du personnel de la société du personnel de Libération dénonce « un traitement éditorial
partisan en matière politique, qui semble inféoder le journal au PS ». Ah bon ? Mais ce n’est pas tout, les salariés du journal regrettent également les « unes racoleuses qui tantôt défigurent
Libération, tantôt vont à l’encontre des valeurs qui ont toujours été les siennes ».


En clair, même les journalistes de Libé sont mal à l’aise du rôle d’organe de presse officieux que joue leur
journal dans l’organigramme politique de François Hollande et réclament à corps et à cris un peu plus d’indépendance par rapport aux donneurs d’ordres de la rue Solférino.


Un coup de gueule qui vise notamment le directeur de la publication du journal, Nicolas Demorand,
manifestement fortement contesté en interne. « Un an après l’arrivée de Nicolas Demorand, la greffe n’a pas pris », constatent d’ailleurs les salariés de Libération qui ironisent sur des »pseudos
évènements basés sur des interviews et non sur des enquêtes, ou la mise à l’écart de thèmes comme le « social, l’environnement, l’immigration ».



Mais que François Hollande se rassure. Si Libération entre en rébellion, le parti socialiste pourra quand même compter sur le soutien sans faille du Monde, du Nouvel Observateur, de Mediapart, de
l’ensemble du service public et de la quasi-totalité des « intellectuels » parisiens."

Pierre Lombard 11/02/2013 10:52


Je crois que tout est dit. Maintenant, à chacun de faire son choix. La position de Pierrot ressemble plus à ce que je disais au début : un soutien inconditionnel
lié à des raisons politiques plus qu'à une réflexion approfondie de ce qui est bien pour l'élève. 


Je me marre!!!! 


Théo tu n'as aucune crédibilité pour taxer les autres de "soutien inconditionnel". Tu n'agis que sur ce terrain quand Papa te donne le top départ.


Est-ce que je mets en avant la proximité de la FSU/cgt avec l'opposition plus précente du PC/PG? 


Tout est dit dans l'Expresso?


Ben, non... Voilà ce qui est dit dans libé aujourd'hui (qui emploie "empowerment"...)


Paralysie



Par NICOLAS DEMORAND Directeur de Libération



Penser global, agir local. Ce déjà vieux slogan reste dramatiquement moderne pour le gigantesque monde de l’Education nationale. Concrètement, cela implique de poser les bases d’une réforme,
ses principes, puis de laisser les acteurs la mettre en musique sur place, dans ses détails les plus fins. En anglais, cette méthode d’empowerment confère puissance et pouvoir aux échelons
pertinents d’une politique publique. Sur les rythmes scolaires, Libération a rendu compte d’expériences nombreuses qui, ici et là en France, dans des villes inventives, n’ont pas attendu l’Etat
pour dénouer un problème dont tout le monde sait qu’il pèse, au final, sur les épaules des enfants. Malheureusement, maintenant que les banderoles sont de sortie et que les manifestations
s’enchaînent, les slogans vont araser toutes les nuances et les avancées réelles, sur le fond comme sur la forme de ce dossier. Au risque que le fossé se creuse un peu plus avec les professeurs.
Et que l’idée, parfaitement décrite par le sociologue de l’éducation François Dubet, s’impose une fois pour toutes que le monde enseignant, ou ses syndicats, incarne l’archétype le plus achevé du
conservatisme. Un monde à ne surtout pas bousculer, un univers dont la refondation attendra un autre moment ou un autre ministre, voire un(e) autre président(e), le système, bloqué depuis un
quart de siècle pouvant bien patienter encore quelques années avant de faire sa révolution. Rater l’occasion qui se présente aujourd’hui, au nom de telle imprécision à lever et de telle autre
imperfection à gommer, c’est menacer le tout pour gagner une petite partie.


Le bien de l'élève tu t'en fouts, c'est d'imposer le centralisme, la verticalité du pilotage et de freiner les expériences du terrain qui t'intéresse


Pas moi. Je suis pour l'Autonomie des écoles pour le mieux des élèves ce que tu refuses par dogmatisme.

Théo62 11/02/2013 09:12


Pierrot assume tout. Très bien. Il ne faudrait pas que le soutien politique inconditionnel à un parti se transforme en aveuglement.


Pierrot est l'un des rares en France à trouver du bon dans cette réforme. Sébastien Sihr l'a redit ce matin à JJ Bordin sur RMC : "nous ne sommes pas opposé à changer les rythmes scolaires.
Même la période des vacances d'été n'est pas un tabou. Mais nous refusons une réforme bricolée. C'est pour cela que nous demandons de la reporter d'un an pour nous donner le temps de proposer
quelque chose qui soit abouti"


 


Excellent dossier sur le café pédagogique ce matin. Des extraits :


"1/ L'allègement des rythmes scolaires n'est pas significatif


Le projet actuel du ministère ne suit pas les recommandations de la consultation
nationale des rythmes scolaires (rapport d'orientation du 4 juillet 2011). Ce
rapport proposait :


- de limiter la durée totale des cours à 5h par jour (y compris en
6e-5e).


Le projet actuel prévoit des journées qui peuvent aller de 5h15 à
5h30 de cours quotidien. Les collégiens de 6e-5e conserveront des journées de 6h. Si l'allégement n'est que de 30
ou 45 min, on a du mal à comprendre le bénéfice pour les élèves.  


2/ Le décret sur les rythmes scolaires n'oblige pas les mairies à prendre en charge
les élèves jusqu'à 16h30 ni d'organiser des activités périscolaires.


Dans une interview au journal Le Monde du 11/10/2012, le ministre de l'éducation, Vincent
Peillon, affirmait qu'« aucun enfant ne sera hors de l'école avant 16h30 ». Pourtant, d'après le décret du 26/01/2013 sur les rythmes scolaires, les mairies ne
sont pas tenues de prendre en charge les élèves jusqu'à 16h30 ni même d'organiser des activités périscolaires.


Malgré ces difficultés de financement, d'autres
contraintes viendront s'ajouter :


- la difficulté de trouver du personnel suffisant pour mener les activités
périscolaires.


- la contrainte de l'espace : pour des raisons pratiques (éviter les
déplacements, manque de locaux adaptés pour accueillir un grand nombre d'enfants), les collectivités n'auront guère d'autres choix que de
proposer les activités périscolaires au sein des classes. Cela est d'ailleurs confirmé par le guide pratique du ministère : « la commune peut utiliser les salles de classe dans le
cadre des activités périscolaires ». Outre le fait que cela prolongera le temps de présence de nombreux élèves dans le cadre scolaire (3h de présence en plus par semaine), des
problèmes de partage de locaux se poseront (voir plus bas : les problèmes d'espace et de cohabitation entre APC et TAP). 



3/ Des problèmes de temps et d'espace vont se poser entre les Activités Pédagogiques Complémentaires (APC) et les Activités Périscolaires (TAP)"


 


Je crois que tout est dit. Maintenant, à chacun de faire son choix. La position de Pierrot ressemble plus à ce que je disais au début : un soutien inconditionnel lié à des raisons politiques plus
qu'à une réflexion approfondie de ce qui est bien pour l'élève. 

Pierre Lombard 11/02/2013 08:18


... ça te gêne quand sa dépasse, hein GégéMonk?


Est-ce qu'une fois tu pourrais nous livrer quelque chose de personnel, d'humain?


 


Oui, j'assume, j'ai apprécié le passage où Peillon affime la primauté de la pédagogie sur le management


Oui, j'assume, je suis pour la méthode de l'expérimentation, parce que je suis pour "FAIRE".


Oui, j'assume, je trouve l'idée de la certification pour les dirlos intéressante.


Oui, j'assume, je regrette que les directeurs d'écoles disparaissent du paysage pour la mise en oeuvre des nouveaux rythmes.


Oui, j'assume mon grand scepticisme face au mouvement du 12/02  


Oui, j'assume la diversité au sein du GDiD, qui en fait sa richesse.


Oui, j'assume mon libre arbitre et le fait que je puisse me tromper, et je laisse à leur médiocrité ceux qui ne font que coller des étiquettes sur le dos des autres, car ils ne coiçoivent les
personnes qu'à l'intérieur de petites cases.

henri 11/02/2013 07:12


Beaucoup au GDID et à DEL qui réclamaient à cors et à cris l' AUTONOMIE veulent maintenant que la réforme s'applique à tous au même moment


Quel est le rapport entre la revendication d'une autonomie des écoles (pour laquelle je suis) et une réforme des rythmes scolaires (qui me laisse plus que dubitatif) et de son application ou pas
à l'ensemble du territoire national ?


Si Laurent peut m'expliquer...


Quant à "beaucoup au GDID", informez-vous Laurent, cela vous éviterait des erreurs regrettables !

Gégé 10/02/2013 22:03


D'accord avec toi Laurent...


"J'ai beau me creuser la tête, je ne vois vraiment pas ce que cette réforme va
apporter à la majorité des enfants des écoles rurales à part pour certains de passer de 40h dans les locaux à 44h"


Pas seulement aux enfants des écoles rurales... Ce qui m'exaspère c'est de voir Pierre Lombard rentré dans le rang de la pensée unique. Voilà qu'il se range systématiquement derrière Peillon et
le SE-UNSA. Il vient nous vanter la méthode Peillon alors que notre ministre navigue à vue au gré des pressions des uns et des autres. C'est abandon sur abandon des idées intéressantes qui
l'animaient au début. Il n'arrête pas de céder sur des pans entiers de sa réforme et Pierre Lombard appelle ça méthode expérimentale... De quoi faire rire dans les chaumières...

Laurent Robart 10/02/2013 21:52


J'ai beau me creuser la tête, je ne vois vraiment pas ce que cette réforme va apporter à la majorité des enfants des écoles rurales à part pour certains de passer de 40h dans les locaux à 44h.
Beaucoup au GDID et à DEL qui réclamaient à cors et à cris l' AUTONOMIE veulent maintenant que la réforme s'applique à tous au même moment ; les dérives syndicales dénoncées par Densi
toucheraient-elles l'Associatif ?


VP jongle avec les dérogations, on pourrait rêver d'en obtenir pour :


- revenir à la semaine de 4 jours avec récup sur les vacances que je crois 25 pour cent ( 25 pour cent !! ) des écoles dont la mienne ont pratiqué avec bonheur pendant des années. 


- revenir aux programmes 2002 à titre transitoire.


-mettre en stand-by base-élèves et affelnet


- ... à remplir en toute autonomie


le tout décidé en CE qui (re?)trouverait enfin un vrai rôle


Enfin moi, je vais remplacer le panneau DIRECTION par CONCIERGERIE sur la porte du bureau de l'Ecole car j'ai bien peur que cela soit notre seul rôle ... fonction ...  statut ... dans
l'avenir. Si tant est que ce bureau ne soit pas occupé par Jeff pour un TAP origami sur papier recyclé tendance new-age. En fait, je vais mettre PERISCOLAIRE sur toutes les portes car ce sera ça
ou laisser les gamins se cailler dehors et je ne voudrais pas qu'on nous accuse de nous agripper à ce privilège exorbitant d'avoir notre classe.


 


 

Pierre Lombard 10/02/2013 20:48


Madame, vous qui passiez par hasard, je dis bien que cette "démarche expérimentale" selon vos mots, est présentée comme étant de l'amateurisme, et
je trouvais, je trouve, cela excessif pour qualifier une démarche volontaire afin de pouvoir tirer des enseignements à la fois locaux et nationnaux


en quelque sorte passer de la logique  'top-down" à un véritable "empowerment".


Je fais justement, pour ma part, la différence entre l'amateurisme et la démarche proposée, un peu tard c'est vrai, par V.Peillon et qui est proche de ce que nous nous efforçons de faire acquérir
à nos élèves.


Le procès en amateurisme pour tout et n'importe quoi fleure bon l'élément de langage de l'opposition quand même...


Cordialement 

Clémentine Joyandeau 10/02/2013 20:01


Monsieur Lombard


Je ne suis pas enseignante mais maman de 3 enfants de 7, 12 et 14 ans. Une recherche erronée sur Google m'a amenée sur ce blog. Cet article m'intéresse puisqu'il traite d'une actualité brûlante.


Je suis très étonnée de ce que vous écrivez :
"juste pour dire que ce qui est présenté comme de l'amateurisme, est la démarche que l'on tente
d'inculquer à nos élèves" 


Etonnée, le mot est faible. Je ne sais pas si vous enseignez en primaire ou en secondaire mais visiblement vous m'inquiétez. Ne confondez-vous pas "tâtonnement expérimental" et "amateurisme" ?


Il me semble qu'on est en droit d'attendre des enseignants du "professionnalisme" et non de "l'amateurisme". Ou alors, j'en arrive à mieux comprendre les mauvais résultats de nos écoliers
français sur la scène internationale.


J'avais juste cette petite remarque à faire. Pour le reste, je ne me sens pas compétente pour échanger davantage sur votre métier.


Cordialement.


Clémentine Joyandeau

denis08 10/02/2013 16:49


"Dommage qu'il y ait ces petites allusions inutiles et fausses à la représentativité des syndicats et fédérations de parents (...)"


C'est pourtant la (triste) réalité.


Entre un ministre qui a fait preuve d'un amateurisme pour le moins surprenant, et tous les groupes de pression qui se sont activés pour que la réforme n'altère pas leurs intérêts (qui peuvent
être respectables, mais dans ce cas, que l'on s'abstienne d'évoquer travaux de chronobiologistes ou autre intérêt de l'élève pour nous vendre ce produit pour le moins faisandé...), il aurait dû y
avoir un rempart à tous ces dérapages : les organsiations "représentatives" des enseignants. Or, qu'ont-elles fait ? On nous dit que le ministre (et sa hiérarchie) n'a pas consulté l'ensemble des
collègues enseignants. Mais que dire des syndicats ? Qu'est-ce qui les empêchait de nous consulter ? Rien. Ils auraient même donné, le faisant, une belle leçon de démocratie, à un gouvernement
qui dit appartenir à la gauche, et à un président de la république issu, si mes souvenirs sont bons, de primaires citoyennes...


Mais il semble en aller du syndicalisme comme de la politique : aussitôt arrivé à décrocher une once de pouvoir, on oublie bien vite les professions de foi, faites la main sur le coeur, appelant
à recueillir un maximum de suffrages. Maximum de suffrages ?!... On a vu ce qu'il en a été lors des dernières élections professionnelles.


Non, les organisations syndicales, toutes sans exception, dans l'éducation nationale (et ailleurs aussi, où c'est pire encore) ne sont représentatives que d'une minorité, très faible, des 
enseignants. Voilà pourquoi, d'ailleurs, elles se comportent en (vulgaires) groupes de pression, là où elles devraient, pour nous représenter, faire vivre une véritable démocratie.


Je n'évoquerai même pas les associations de parents d'élèves... Combien d'adhérents ??? Combien de listes estampillées par elles dans nos écoles ????


Il est vrai que les directeurs/trices, fatigués de militer pour leur chapelle (je pense à la FCPE) pour n'avoir en retour que des enquiquinements, ont laissé filer... On en voit le résultats
aujourd'hui.


Alors, pourquoi s'étonner aujourd'hui que LA réforme qui aurait dû amorcer la refondation de l'école tourne en "jus de boudin" ?


Et il faudrait appeler à la grève ? Hurler avec les loups qui ne ratent pourtant jamais une occasion de se manger entre eux (CGT, SUD, FO, FSU, UNSA) et qui ne sont d'accord sur rien ?


Jusqu'où faudra-t-il que notre système scolaire dégringole pour qu'une réaction intelligente se fasse jour ?


 

Pierre Lombard 10/02/2013 16:02


On fera des choses approximatives…
On y reviendra. » La définition même de l’amateurisme.


juste pour dire que ce qui est présenté comme
de l'amateurisme, est la démarche que l'on tente d'inculquer à nos élèves. j'ai beaucoup de reproches à faire à Peillon (voir Estafette) mais je salue cette démarche.


Nous avons un système bloqué et inefficace.
Vouloir avancer, quitte à corrigé, réguler, ça me va.



Le Confort Intellectuel 10/02/2013 15:27


Un appel à la cohésion...



 


Nous autres, directeurs et directrices d'école, vivons actuellement une période difficile. Les appels à la grève, les réticences plus ou moins fortement exprimées quant au changement des rythmes
scolaires, les difficultés à se faire entendre de certaines municipalités, ou les revendications salariales, et j'en oublie certainement, mettent à mal notre conscience d'enseignant. Car nous
sommes d'abord enseignants, bien entendu. Toute cette atmosphère pesante que nous vivons actuellement est certainement compliquée à vivre pour beaucoup d'entre nous.


 


Néanmoins, nous ne devons pas oublier qu'un problème majeur du système éducatif public français est la place particulière des directeurs d'école du primaire. Notre situation ne s'améliore pas,
elle aurait même plutôt tendance à quotidiennement se compliquer. Sans existence juridique, sans le temps nécessaire à notre travail, sans reconnaissance institutionnelle ni salariale, nous ne
pouvons pas exercer notre mission dans la sérénité, ni comme nous le souhaiterions. Nous sommes quotidiennement contraints à faire des choix parfois frustrants, ou à renoncer à des actes que nous
aurions aimé accomplir pour le bien-être et la réussite des élèves de nos écoles.


 


Notre absence de statut reste un point fondamental à mes yeux pour une véritable "refondation" de l'école primaire publique. Directeur d'école je suis, directeur d'école je voudrais rester, mais
en ayant enfin les moyens de ma mission.


 


C'est pourquoi je fais un appel à la cohésion des directeurs d'école sur ce sujet. Même si d'autres questions ou d'autres revendications, aussi importantes soient-elles à nos yeux, sont
actuellement en débat dans nos écoles, nous ne devons surtout pas perdre de vue la question primordiale de la direction d'école. Des discussions doivent s'ouvrir avec le ministère de l’Éducation
nationale; un groupe de travail a été formé à la DGESCO à notre sujet; le GDiD n'a pas chômé ces dernières semaines en travaillant tous azimuts avec divers syndicats et associations qui nous
soutiennent et avec lesquels nos rapports sont étroits.


 


Ne nous laissons pas distraire de notre objectif: nous voulons un statut clair et précis pour tous les directeurs d'école de France, primaire, maternelle ou élémentaire, métropolitaine ou
d'outre-mer.


 


Nous avons toujours besoin de votre soutien. Vous avez été nombreux à nous rejoindre ces dernières semaines. Vous devez être tout aussi nombreux à le faire dans les jours qui viennent, car plus
nous serons, plus nous serons forts dans les discussions qui s'annoncent. La cotisation au GDiD ne coûte que 20 € pour l'année scolaire. Nous sommes tous plus ou moins financièrement dans la
gêne, mais ces 20 € ne sont pas grand chose face au défi qui nous motive et que nous devons affronter avec toutes nos forces. Les membres du bureau de l'association donnent énormément de temps et
d'énergie pour notre cause commune, ils le font bénévolement. Mais les déplacements à Paris, le site du GDiD, les rencontres avec les centrales syndicales et d'autres interlocuteurs coûtent cher.
Rejoignez-vous pour cette dernière ligne droite! Nous n'avons jamais été aussi prêts du but. Merci.

Pascal Oudot 10/02/2013 15:25


Pour une fois, j'ai un avantage! N'ayant aucune décharge, je ne perds rien!

Gégé 10/02/2013 15:15


Toujours ce reproche débile fait au SNUipp de faire grève aux côtés de ceux qui refusent le décret sur les rythmes scolaires. Mais, bien entendu, rien sur le SE-UNSA qui est complètement déchiré
sur le sujet.


Comparaison : reproche-t-on à ceux qui ont voté Hollande de l'avoir fait pour des raisons différentes ? Ceux qui ont voté pour le chef du PS, ceux qui ont voté contre Sarko, ceux qui ont voté
parce qu'il n'y avait rien d'autre à gauche...

Densi 10/02/2013 14:53


Merlin: 'demain, cette même journée de décharge fera 5h30 ou 5h15... 45 minutes de " décharge" en moins.... j'oubliais... il y a 1/2 journée de travail en plus ... mais toujours 1/4 de
décharge..; qui n'est plus 1/4... j'oubliais, j'assurai la moitié des heures d'APE et demain la totalité des heures d'APC...'
J'avoue que je n'avais pas pensé à tout cela. Dis Gégé puisque tu es délégué d'un puissant syndicat représentatif, tu pourrais peut-être faire remonter la remarque ?
Ceci dit il n'avait pas été envisagé de nous dispenser de l'APC?


PS : je n'ai tjrs pas compris comment le Snuipp pouvait appeler à faire grève pour aménager les rythmes avec ceux qui ne voulaient pas de modification

Pauline 10/02/2013 14:41


Tout à fait en accord avec le commentaire de Merlin !


Par ailleurs, pourquoi n'évoque-t-on pas la possibilité de démarrer la classe plus tard le matin ?


Il me semble que cela respecterait tout à fait le rythme biologique des enfants et poserait peut-être un peu moins de problèmes organisationnels.

LUCIEN 10/02/2013 13:55


Cher Gégé ,


il me semble que tu es prompt à interpeller les uns et les autres et cependant tu ne réponds à aucune question , ton discours tient souvent >,
je fais référence notamment à tes propositions sur le charisme....


Le GDID tient sa route et n' a pas à prendre position , son objectif reste la mise en place d'une reconnaissance du métier très professionnel de la direction par un "Statut".


Je constate que tu n' as pas apporté de réponses aux questions pratiques:


_ de mise en place du CDM .


_ aucune réponse sur les précisions concernant la certification de la direction.


_ aucune réponse en ce qui concerne les questions de responsabilités accumulées pour les directeurs, cela semble naturel pour toi, ils sont responsables mais doivent gérer collégialement sans
autorité dans ces domaines !


Voilà pour tes propos qui tombent à l'eau et restent vains, surtout vis à vis du GDID.


Quant au discours tronqué du Snuipp, qui appelle à une réécriture du décret mais s'alliant à ceux qui souhaitent l' abrogation, tout cela semble fort à un ratissage ample plus qu' à des
convictions bien fondées.

Pascal Oudot 10/02/2013 13:02


J'appréice à sa juste mesure le commentaire n°1 de "gégé": accumuler autant d'énormités et de mensonges en aussi peu de lignes, cela tient de l'exploit.


 


Quant au GDiD, il n'a pas à soutenir ou décrier quelque grève ou mouvement que ce soit, c'est une association qui se démène pour que soient reconnus les directeurs d'école, et c'est tout.

Denis 10/02/2013 12:21


Pourquoi le GDID appellerait-il à la grève? Il y a des gens payés pour ça non ?

merlin 10/02/2013 10:57


chronique d'un directeur de base: aujourd'hui l'Administration m'accorde royalement 1 journée de décharge pour gérer mon école de plus de 200 gamins... demain, cette même journée de décharge fera
5h30 ou 5h15... 45 minutes de " décharge" en moins.... j'oubliais... il y a 1/2 journée de travail en plus ... mais toujours 1/4 de décharge..; qui n'est plus 1/4... j'oubliais, j'assurai la
moitié des heures d'APE et demain la totalité des heures d'APC... mais collègues y gagnent... pas moi. J'oubliais, , il va bien falloir faire acte de présence pour coordonner toutes ces heures de
scolaire et de péri scolaire, mais chut! c'est pas comptabilisé officiellement si ce n'est qu'en cas de bug , la première question sera : où était le dirlo?


  Cette prochaine rentrée s'annonce sous les meilleurs auspices car nous sommes bien défendus par des syndicats puissants et représentatifs, au fait des problèmes de terrain et prompts à les
soulever dans les salons ministériels souvent un peu loin de la base. Don't worry, be happy!

Gégé 10/02/2013 09:19


Dommage qu'il y ait ces petites allusions inutiles et fausses à la représentativité des syndicats et fédérations de parents car, dans l'ensemble, j'adhère à l'article. Mais il manque un
paragraphe : l'appel à la mobilisation et à la grève. Ce site mais aussi celui du GiDD se grandiraient à prendre une position qui correspond vraiment à l'état d'esprit actuel de nos collègues,
c'est à dire à rejoindre les presque 60% de ceux qui se sont déjà déclarés grévistes le 12 février.


En n'appelant pas à la grève, ce site et le GiDD risquent de se retrouver dans la situation de la direction du SE-UNSA : le cul entre 2 chaises. Voyez la position ridicule et isolée, non
démocratique du secrétariat national du SE-UNSA qui demande à ne pas faire grève et qui se trouve désavoué par plusieurs dizaines de sections départementales qui appellent à rejoindre le lot
important de grévistes. Où est la démocratie dans l'histoire ? C'est la base qui a tort de faire grève face à une poignée de dirigeants qui eux préfèrent pantoufler sagement ?