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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 22:20

François Baroin, ministre du Budget, vient de présenter  le  quatrième rapport d’étape et les décisions du Conseil de Modernisation des Politiques Publiques.

 

Le Conseil de modernisation des politiques publiques, présidé par le Président de la République a adopté une série de près de 150 nouvelles mesures pour la période 2011-2013.

« Cette nouvelle étape de la RGPP contribuera également à la réduction des dépenses publiques. Les nouvelles mesures permettront de dégager une économie de 10 milliards d’euros et de réduire les effectifs de l’État à hauteur de 100 000 postes. De 2007 à 2012, cet exercice aura conduit à ne pas remplacer plus de 150 000 fonctionnaires et à ramener les effectifs de l’État à ceux du début des années 1990. »

 

Chaque ministère dresse le bilan des actions mises en place et leur degré de réalisation. Ainsi, « la RGPP au ministère de l’Education nationale a conduit à mettre en œuvre dans le premier degré une nouvelle organisation du temps scolaire, avec notamment la création d’un créneau de deux heures par semaine dédié à une aide personnalisée. Cette réforme a été complétée par la réécriture des programmes afin de renforcer les priorités du socle commun de connaissances et la maîtrise de la lecture. L’analyse des résultats des évaluations nationales CE1 et CM2 permet d’en mesurer l’efficacité.

Afin de renforcer encore la lutte contre l’échec scolaire, le ministère poursuit ses efforts dans deux directions :

-          Renforcer le soutien scolaire à l’aide des stages de remise à niveau

-          Optimiser l’organisation scolaire et la mettre au service des objectifs de lutte contre l’échec scolaire et d’ancrage du socle commun de connaissances. Cette mesure concerne l’organisation du réseau des écoles. Le ministère travaille à la création de groupements d’établissements, nommés « Etablissements du socle commun », constitués autour d’un collège. Au-delà de la rationalisation de l’organisation et d’une plus grande souplesse de l’action pédagogique, cette mesure vise à renforcer la continuité des apprentissages du socle commun et la communication entre les enseignants des 1er et 2nd degrés, au bénéfice des élèves et de leurs familles. Cette mesure s’accompagnera d’une optimisation de la taille des classes, prenant en compte les spécificités de chaque établissement. »

 

Dans le précédent rapport d’étape de la RGPP, le ministère se l’Education nationale se félicitait de l’état d’avancement des réformes programmées. Parmi les 6 mesures visant à l’amélioration de la réussite scolaire à l’école primaire, seule l’une d’entre elles restait affublée d’un clignotant rouge (selon la nomenclature utilisée) : la mise en place des établissements publics de l’enseignement primaires (EPEP).

 

Dans le quatrième et tout récent rapport d’étape, cette mesure n’apparaît plus. Elle est littéralement passée sous silence. En revanche, elle semble remplacée par « la création de groupements d’établissements, nommés ‘’Etablissements du socle commun’’ ».


En avril 2010, un rapport parlementaire propose d’expérimenter des « réseaux du socle commun » sur le modèle des RAR, de restructurer l’Igen autour de grands champs, d’instaurer la bivalence pour les enseignants ou encore de remplacer dès 2012 le diplôme national du brevet (DNB) par une attestation de compétences.

Considérant que le socle commun conduit à envisager le parcours de l’élève de l’école primaire à la Troisième, le député Frédéric Reiss (actuellement chargé d’une mission sur le statut des écoles) estime qu’il convient de réorganiser les structures pédagogiques des premier et second degrés pour tirer toutes les conséquences de la réforme votée par le Parlement en 2005.

« De manière plus profonde et plus prospective, le socle commun des connaissances et de compétences couvrant la scolarité obligatoire, n’est-il pas logique d’envisager, pour des raisons d’efficacité pédagogique évidentes, de regrouper, dans un avenir pas trop lointain, écoles primaires et collège(s) sous un même établissement ? L’heure n’est pas encore venue, mais une nouvelle architecture des enseignements du premier et du second degré devrait être ainsi mise en place autour d’"écoles du socle commun ».

En attendant ces « établissements du socle commun », une première étape pourrait être franchie en s’appuyant sur une organisation déjà existante, les réseaux « ambition réussite » mis en place à partir de 2006. On sait que chaque réseau est piloté localement par un principal de collège, pour le second degré, et par un inspecteur de l’éducation nationale pour le premier degré. Un comité exécutif réunit ainsi le principal du collège, son adjoint, l’inspecteur et les directeurs des écoles.

 

Aucune annonce gouvernementale n’ayant accompagné la publication de ce quatrième rapport d’étape de la RGPP, quelques questions subsistent qui intéressent les directeurs d’école :

-          La création des EPEP est-elle abandonnée ?

-          Que seront réellement ces « établissements du socle commun constitués autour d’un collège » ?

-          Quel serait le rôle du directeur d’école par rapport au principal du collège ?

-          Les enseignants des écoles seraient-ils sous la tutelle du principal de collège ?

-          Quel serait le statut du directeur d’école dans ce nouvel établissement ?

-          A terme, le nouvel établissement serait-il le fruit d’une fusion des écoles et du collège ?

-          Les syndicats enseignants approuvent-ils ce dispositif ?

 

Bref, beaucoup d’interrogations…

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

arizona 12/07/2010 15:46



Oui mais les CG vont disparaître et les conseillers territoriaux arrivent en 2014... On peut leur donner compétence sur les établissements du socle commun et casser l'ancien système
(école-commune , collège-départ. lycée-région). Une révolution pas pour dépaire à SARKO... Les élus des communes se battraient-ils pour défendre et garder leurs écoles?



Densi 12/07/2010 13:40



Que ce soit  politique, juridique ou technique dans le cas 2, les diverses origines financières posent un sacré prob. Pour une même entité , gérer les finances de souvent plusieurs communes
et celui du CG demande de l'organisation et je ne parle pas des divergences d'origine politiques entre maires et CGénéraux...Même si cette mesure a pour elle d'avoir fait ses preuves et d'avoir
le  plein soutien des syndicats de principaux(on se doute pourquoi), elle me semble plus difficile à mettre en oeuvre...Par contre l'éducation primaire dans les compétences des communautés
d'agglomérations, ce qui induirait à brève échéance les epep, n'est surement pas loin



arizona 12/07/2010 00:39



Limpide !


Mettons-nous 5 min à la place du GVT.


équation N°1 : EPEP = meilleure efficacité de l'école mais coûte cher +  tout le monde contre moi y compris ceux qui devraient être avec moi (Directeurs d'école, Parents).


équation N°2 : Primaire + Collège regroupés sous autorité du Principal = tout le monde avec moi sauf qq parents + le gdid, le sne, la cftc (et encore pas dans leur intégralité) + ne coûte
rien + fait même faire économies .


Il faut un GVT héroïque pour choisir la N° 1



Jérôme 11/07/2010 23:56



"Proposition démentie par Mr Reiss"


Quel crédit accorder à ce député ? En fin politique, il va dans le sens du vent lorsqu'il reçoit des délégations. A-t-on entendu un syndicat se plaindre comme un damné en sortant de chez lui ? On
a aussi l'expérience de sa proposition de loi sur la création des EPEP pourtant déposée sur le bureau de l'Assemblé Nationale (c'est déjà une étape) et qui n'a abouti à rien.


Tout député chargé de mission qu'il soit, il ne décide rien. Depuis quelque temps déjà, ce sont les finances qui décident. On le voit jour après jour. Alors si quelque chose venait à étre fait en
direction des écoles et des dirlos, ce serait parce qu'il y a source d'économies et non pour améliorer l'efficacité des écoles ou le bien-être des dirlos. Qui suit l'actualité politique sait
comment finissent les missions parlementaires...



arizona 10/07/2010 17:58



Tant mieux moi aussi mais sceptique.



thierry fabre 10/07/2010 17:25



"Le regroupement "école primaire + collège" sous l'autorité du Principal"


Proposition démentie par Mr Reiss lors de notre récente entrevue. Tant mieux...


Thierry Fabre


 



arizona 10/07/2010 15:03



Le regroupement "école primaire + collège" sous l'autorité du Principal est soit un chantage pour faire passer l'EPEP soit un réel projet pour faire des économies de paroles et d'euros.
Il est en tout cas au coeur du débat, exactement à l'endroit où ça fait mal.



Pascal Oudot 09/07/2010 14:08



Oui pseudo Françou, mais c'est parce qu'on s'en fout de l'hypothétique regroupement Elem-collège qui est une pure vue de l'esprit -et encore, pas sain l'esprit. Alors on cause de tout et de rien,
et pour moi d'un de mes chevaux de bataille: la pseudomisation infantile d'internet par les lâches. Je vise en particulier bien sûr, pseudo Françou, les trois sinistres mais hilarants anonymes en
vacances qui pourrissent cet endroit avec leurs succédanés syndicaux mal digérés.



françou 09/07/2010 00:57



Dans notre IA le stage de juillet a été "sucré". Je pensais que c'était une mesure nationale...



Noé BABET 08/07/2010 11:52



Bonjour


Heureusement , il y en a qui travaille pendant ces vacances bien méritées . Bravo !


12 enseignants(es) dans mon école font de la remise à niveau pour 85 élèves des CM ! C'est super . Un grand merci pour eux .



Pierrot Lombard 07/07/2010 17:56



... Ils arrivent, Thierry s'y attelle avant de partir en vacances.


La réunion avec le député Reiss était concentrée autour de la gouvernance de l'école et beaucoup de nos propositions ont servi de base à la discussion...



françou 05/07/2010 21:12



Franchement, dans ce forum de discussion, les bavardages tuent bien plus que les pseudos!


Vivement le compte-rendu de la rencontre Reiss GDID.



arizona 05/07/2010 20:28



Ceci dit je n'avais jamais réfléchi à la question mais je te remercie de m'avoir forcé à m'y intéresser un
peu.


Serais plutôt sur la ligne badine de ce forum


http://www.hoaxbuster.com/hoaxteam/forum_contributions.php?page=6&idForum=3390&idMess=33520


Mais reconnais que l'analyse suivante est convaincante même si légiférer sur le sujet semble difficile :


Par
Jean-Laurent POLI : Dans un article récent sur le
trollisme j'avais mis en garde contre les agressions verbales proférées sur la toile . ( cf" Le trollisme poison des forums"). Un sénateur s'inquiète aujourd'hui de l'utilisation des pseudos et
veut légiférer. Dans ce même article j'avais montré que même sur un site sans enjeu réel (il s'agit d'un site littéraire "branché") l'insulte monte vite aux lèvres des blogueurs et que la
diffamation n'est jamais loin.  Ce que l'on demande à un journaliste qui signe-de répondre à un minimum de déontologie, de ne pas commettre de plagiat, de ne pas citer sans preuve etc.-tout
cela explose sur le net. Faut-il vraiment se réjouir d'une expression ainsi libérée? Là où une personne qui dévoile son identité s'expose, parfois à des poursuites, les blogueurs qui utilisent
des pseudos pourraient bénéficier de l'impunité de l'anonymat. Un peu comme dans les phénomènes de bizutage où la responsabilité est dilué dans le groupe. Groupe qui a ses propres valeurs et peut
ainsi exclure ou agresser (là encore sous couvert d'anonymat) celui qui se présente sous sa véritable identité. Beaucoup diront que c'est le prix à payer pour la liberté d'expression. C'est sans
doute une grave erreur d'appréciation. Tout n'est pas possible, comme tous les goûts qui sont dans la nature ne sont pas équivalents. Pourquoi ce nivellement par la médiocrité , une fois de plus
? Rien ne nous oblige à subir des contre-vérités, la haine, la diffamation.


 


A Denis : c'était bien
un copier collé de Wikipedia par fainéantise et non cité car ne disait rien d'original



arizona 05/07/2010 20:09



non c'est simplement pour souligner que le pseudo n'est pas forcément indigne en tout cas dans le 2ème cas (car staline, lénine et cie ne sont pas des pseudos très honorables) à quelqu'un qui dit
haïr les pseudos.


le pseudo c'est d'ailleurs la règle dans tous les forums mais le sujet de ce forum ce n'est pas les PSEUDOS


revenons à nos moutons



Pascal Oudot 05/07/2010 19:52




La plupart des révolutionnaires russes prirent un pseudonyme. Pendant la seconde guerre mondiale, les résistants ou les combattants des pays occupés par l'Allemagne nazie ayant rejoint les
forces alliées prirent des « noms de guerre » ou de résistanc


 


C'est ça ton excuse pour ne pas assumer franchement tes propos? Eeeeh bé, dans le n'importe quoi, je ne pensais pas qu'on pouvait aller aussi loin.




Denis 05/07/2010 19:41



Et il est d'usage de citer ses sources...


Prochainement sur cet écran : Wikizona ou Aripédia ?



arizona 05/07/2010 16:56



La plupart des révolutionnaires russes prirent un pseudonyme


Pendant la seconde guerre mondiale, les résistants ou les combattants des pays occupés par l'Allemagne nazie ayant rejoint les forces alliées prirent des « noms de guerre » ou de
résistance



Pascal Oudot 05/07/2010 16:34



L'argument peut être renversé...


Ben euh, désolé mais non.


 


Pourquoi cette haine du pseudonyme? Pourquoi ce besoin d'affirmer sans cesse et totalement son identité?


Il te parait anormal d'assumer ses propos? C'est trop facile, sous pseudonyme, de sortir n'importe quoi.



Densi@hotmail.fr 05/07/2010 15:51



'je ne fais pas partie de l'élite du GDID'.
Ouf, tu me rassures.
Quant à être 'correspondant', c'est bien un peu ce que nous sommes aujourd'hui et donc ce n'est pas incompatible avec une officialisation de nos missions.



arizona 05/07/2010 14:36



L'argument peut être renversé...


Psychologioe à 2 euros :


Pourquoi cette haine du pseudonyme? Pourquoi ce besoin d'affirmer sans cesse et totalement son identité?


En général, pseudo ou pas pseudo, j'apprécie tes positions pas si outrancières que cela, ici et ailleurs.



Pascal Oudot 05/07/2010 14:04



si ce forum est réservé à l'élite du gdid sans pseudo...


 


Charmante proposition. Au moins les trois clowns -en vacances, on va avoir la paix deux mois sans ces feignasses
d'enfoirés- nous foutraient la paix! Blague à part, je déteste, je hais, j'abomine les pseudonymes. Pourquoi se cacher derrière un pseudonyme? Par lâcheté? Je ne comprends pas.


 


Détail: je ne fais pas partie de l'élite du GDID. Je suis au GDID, certes, parce que râler tout seul dans mon coin finissait pas me sembler absurde, mais mes propos souvent outranciers
ne reflètent en aucun cas ceux de l'association dans laquelle je ne suis que membre. En revanche, j'ai une grande gueule. Mais à mon âge, après trente ans d'exploitation par mes collègues et mon
administration, j'estime que c'est le minimum que je puisse faire pour ne pas finir aux Trois-Epis.



Grégoire 05/07/2010 12:32



Qu'il y ait un intérêt pédagogoique à plus de cohérence entre primaire et collège  c'est indiscutable. Mais pour les directeurs d'école effectivemment on peut craindre le pire à savoir
devenir un correspondant du super principal. Remettre le curseur sur l'école est l'objectif, sur le collège,  je m'interroge.


Bref on attend la suite et se forçant à être optimiste.



arizona 05/07/2010 10:14



Merci pour SNDPEN = UNSA... Ma culture syndicale est limitée.


Sur le fond : je suis comme Thierry Fabre et denis 08, je ne vois pas en quoi l'école serait municipalisée avec les EPEP, ou alors il faudra m'expliquer comment on peut municipaliser (plus)... ce
qui l'est déjà.


Mais CGT, FSU,  FO, ANDEV (sic!), SUD etc. crient "halte à la municipalisation"...


ET même le Député REISS l'évoque : "Afin de donner des gages contre les risques de « municipalisation » de l’établissement, le conseil serait constitué selon la règle des trois tiers,
avec des représentants, au nombre de quatre pour chaque catégorie de membres, des élus locaux, des personnels de l’établissement et des parents d’élèves auxquels s’ajouterait le directeur
d’école. Par ailleurs, le conseil serait présidé soit par le directeur de l’école soit par un des représentants de la commune ou du ou des établissements publics de coopération intercommunale.
Cette dernière disposition est destinée à rassurer les élus locaux qui s’effrayeraient de la rupture du lien organique existant entre la commune et « son » école."


 



denis08 05/07/2010 09:50



@ Arizona, pour plus de clarté dans ton propos :


- je crois que le SNPDEN fait partie de l'Unsa, pas de la FSU.


- Dans ta citation : "L’expérience des réseaux « Ambition réussite » souligne qu’on pourrait également explorer d’autres voies, s’appuyant
sur les réseaux déjà existants d’EPLE, renforcés d’une partie des moyens qu’on s‘apprête aujourd’hui à disperser sans profit évident. D’autre part, la municipalisation de l’enseignement du
premier degré qu’induit à terme cette proposition mérite un plus large débat : les enquêtes internationales soulignent, en effet, que les systèmes éducatifs soumis à des autorités locales sont
les plus inégalitaires et débouchent sur de moindres performances nationales" (qui est tirée du Café pédagogique, si mes souvenirs sont exacts), la proposition qui "induirait une
municipalisation" est celle des EPEP, pas celle de s'appuyer sur le modèle des RAR, comme le laisse penser l'extrait que tu cites.


Sur le fond : je suis comme Thierry Fabre, je ne vois pas en quoi l'école serait municipalisée avec les EPEP, ou alors il faudra m'expliquer comment on peut municipaliser (plus)... ce qui l'est
déjà.


Sur le fonctionnement du type RAR (RRS aussi, d'ailleurs), il faut savoir au final ce que l'on cherche. Coordo REP pendant  plusieurs années, puis directeur d'école puis directeur
d'école/coordo RRS, je pense pouvoir dire, après toutes ces années, que la mise en réseau d'établissements apporte du plus en matière de continuité écoles/collège, du plus au niveau d'une
meilleure connaissance mutuelle premier/second degrés (et je reste, de ce point de vue, un nostalgique des PEGC, qui savaient, bien mieux que les actuels certifiés, faire les synthèses
nécessaires dans l'intérêt de leurs élèves; dont ils savaient, et pour cause, d'où ils venaient; et qui comprenaient, pour l'avoir pratiqué, ce qu'enseigner dans le premier degré signifie), bref,
du plus pédagogique.


Rien que pour cela, je pense que ce fonctionnement en réseau devrait être imposé partout, et pas seulement en RAR/RRS.


Mais, car il y a un mais, ce fonctionnement ne solutionne aucune des questions auquelles est confrontée l'école primaire aujourd'hui. Je fonctionne en réseau, et mes problèmes
sont les mêmes que ceux qui ne fonctionnent pas ainsi.


C'est donc une fausse bonne proposition, même transitoire vers une école du socle.


On ne pourra pas faire l'économie de la question du statut de l'école primaire.


Alors, évidemment, si la solution, c'est de faire disparaître l'école communale au profit d'un collège du CP jusqu'à la 3ème, allons-y gaîment, vers cette école du socle (qui, j'avoue, contient
une bonne dose de cohérence si l'on recherche l'européanisation du système scolaire français). Mais, dans ce cas, je suis d'accord avec JC Ramey, ce sera la fin du directeur d'école (avec ou sans
statut). Le seul besoin qui subsistera sera celui d'un "correspondant" du principal, dans les locaux accueillant les classes premier degré. Pas vraiment une promotion pour les dirlos actuels...


Maintenant, qu'en diront les maires et autres présidents d'intercommunalités ?...



arizona 04/07/2010 20:30



C'est pourtant clair ! Je ne comprends pas moi non plus ceux qui crient "EPEP danger de municipalisation !!!!"


Et ils sont nombreux ! Ne les avez-vous pas entendus?


Et Jean Jaurès ne comprendrait pas non plus. Lire dans mon msg précédent cette citation trouvée sur un blog, sans références aucune cependant (donc, est-elle exacte?).


Maintenant, si ce forum est réservé à l'élite du gdid sans pseudo...



thierry fabre 04/07/2010 13:21



"Je ne comprends rien..."


Idem...


 


Thierry Nebraska Fabre



Pascal Oudot 04/07/2010 13:15



J'allais écrire un truc similaire à toi, Thierry. Je ne comprends rien aux billets de ce nouveau venu Arizona (encore un pseudo à la ... !). Mais quand j'écris rien, c'est rien.



thierry fabre 04/07/2010 12:33



Moi pas comprendre...


Cette idée/risque/bienfait d'une "municipalisation des écoles" me semble relever du délire éveillé !


L'école est municipale à tel point qu'il n'y a pas si longtemps, elle s'appelait la "communale". Depuis sa création et le bon Ferry (Jules) elle fonctionne sous le même régime:


- instits fonctionnaires d'état


- programmes élaborés nationalement


- tout le reste relève des mairies: construction des écoles, inscription des élèves, détermination du ressort de chaque école, entretien des bâtiments, personnels ATSEM et de service, budgets,
matériels, commandes, financements des projets, politique de la ville, projets éducatifs locaux, péri-scolaire, etc.. etc...


 


Difficile donc d'imaginer sérieusement une "municipalisation" de fait des écoles. C'est le cas depuis toujours


Thierry fabre



arizona 04/07/2010 09:25



POUR un statut qui officialise et assume ce que l'école publique est déjà, une école communale, une école municipale...


Ensuite faisons confiance aux hommes, faisons confiance à nous-mêmes, maîtres et directeurs, pour protéger l'école d'éventuelles dérives municipales...


« Dans quelques années quand la plupart des écoles nécessaires auront été construites demain, quand les maîtres seront payés par l'Etat, quand le souvenir des sacrifices consentis par
les communes et des droits que ces sacrifices leur conféraient aura disparu, que verrons-nous ? Je le crains : insouciance des communes et arrogante tutelle de l'Etat. A l'avenir, les programmes
seront discutés bien loin des familles, tout contrôle leur échappera et, même, jusqu'à la pensée d'en exercer un. Le peuple sera obligé de subir passivement un enseignement qu'il n'aura pas
préparé.
      Lorsque la commune aura pourvu à toutes ces obligations envers l'Etat, lorsqu'elle aura créé le nombre d'écoles publiques exigé par celui-ci, qu'elle ait encore le
droit, à ses frais et sans sortir de la laïcité, d'instituer des écoles d'expériences ou des programmes nouveaux, que des méthodes nouvelles puissent être essayées, ou des doctrines plus hardies
puissent se produire. Laissez au contraire à quelques municipalités la gestion de quelques écoles indépendantes, et les municipalités mettront, tous les jours, les familles en face de l'éducation
! »Jean Jaurès, 21 octobre 1886



Et méfions-nous de ceux qui EN PAROLES s'affichent haut et fort CONTRE les immenses dangers de la municipalisation et de ceux qui EN ACTES collaborent en douce mais en force, pour
le pire et pas pour le meilleur, avec les municipalités de droite comme de gauche...


D'autant plus que ce sont bien souvent les mêmes...



arizona 04/07/2010 08:58



Et ce Syndicat conclut :


"Le SNPDEN appelle les organisations intéressées par la mise en oeuvre du socle commun à dialoguer sur les formes d’organisation les plus pertinentes."



arizona 04/07/2010 08:52



Le SNPDEN-FSU (Syndicat des Principaux de Collège entre autres) contre les EPEP


 


"Les EPEP, tels qu’ils sont conçus dans cette proposition, conduiront à mobiliser des ressources très importantes, simplement pour faire
vivre des structures administratives nouvelles dont l’apport en termes d’efficacité sera contrasté".


 


Le SNPDEN, syndicat des chefs d'établissement, critique ce projet gouvernemental qui aboutirait à créer une nouvelle catégorie de chefs
d'établissement.


 


"L’expérience des réseaux « Ambition réussite » souligne qu’on pourrait également explorer d’autres voies, s’appuyant sur les réseaux déjà
existants d’EPLE, renforcés d’une partie des moyens qu’on s‘apprête aujourd’hui à disperser sans profit évident. D’autre part, la municipalisation de l’enseignement du premier degré qu’induit à
terme cette proposition mérite un plus large débat : les enquêtes internationales soulignent, en effet, que les systèmes éducatifs soumis à des autorités locales sont les plus inégalitaires et
débouchent sur de moindres performances nationales".



henri 04/07/2010 07:52



Comme Jean-Claude, pour connaître quelque peu le fonctionnement d'un "RAR", je serais pleinement d'accord avec lui...


Un petit bémol cependant, lorsque notre collègue indique que ceci ne "coûte" pas grand-chose : en termes de déplacements au Rectorat des Académies, de frais de représentations, de réunions pour
des résultats très souvent dérisoires si ce n'est nuls les notes sont parfois salées !


Par ailleurs, la création des RAR s'est, comme partout ailleurs, accompagnée de l'apparition de nombreux parasites administratifs ou "pédagogiques", qui, se poussant du col pour être aux
premières loges, pullulent de ci de là et n'ont pour seule ambition que de faire travailler...les autres !


Un exemple peut-être dont je ne souhaiterais pas qu'il soit la règle générale...



Jean Claude RAMEY 04/07/2010 00:14



Cela fait 6 ans que les écoles que j’ai dirigées participent à des réseaux (un "Réseau Ambition Réussite" pendant 5 ans puis un "Réseau de Réussite Scolaire"
depuis un an).
Le travail qui y est fait n’est pas inintéressant, mais force est de constater que :

- le ou les collèges se taillent la part du lion dans les attributions des crédits, des moyens humains mis à disposition ;

- le rôle des directeurs d’école est réduit à sa plus simple expression : s’efforcer d’engranger un maximum de miettes, énoncer et commenter les actions en cours dans l’école ; il va de soi que
les directeurs ne sont pas acteurs des décisions, des orientations adoptées, tout au plus s’inscrivent-ils dans les actions proposées ;

Dans ce schéma, le rôle mineur (dans tous les sens du terme !) du directeur s’accommode pleinement d’une absence de statut, ou d’un statut d’emploi, précaire par définition.

Les « Réseaux Ambition Réussite » ou « Réseaux de Réussite Scolaire », constitués autour d’un collège, ont pour avantage de ne pas coûter grand
chose, si ce n’est un emploi de « secrétaire du comité exécutif » et quelques heures de réunion.

Ils permettent de faire l’économie de la création des EPEP et d’un statut pour les directeurs.

Les « Etablissements du socle commun » s’ils reprennent le même schéma, sonne le glas des espoirs des directeurs. Ils devraient donc être soutenus par les dirigeants du
syndicat majoritaire.

Jean Claude RAMEY



arizona 03/07/2010 14:27



Je me souviens d'avoir lu ici même un texte dans lequel un syndicat de chefs d'établissements faisait part de son intérêt pour une direction des écoles primaires attribuée
aux principaux des collèges... Quelqu'un peut-il donner le lien?



arizona 03/07/2010 11:07



J'ai vraiment l'impression que l'on va se faire avoir par la conjonction du manque de financement et le blocage syndical. dit grégoire qui a compris la fable de la fontaine ! bonnes vacances
à toi!


 



françou 03/07/2010 10:56



1 espoir: le 6 juillet avec Reiss , vous du GDID, continuez svp: la direction d'école doit être sauvée.



Grégoire 03/07/2010 09:54



Trop peu d'information concrète pour en penser quelque chose mais ;


Je retiens cette idée de pilotage par et autour du collège qui pourrait éviter d'avoir à statufier et reconnaître les pôvrs andouilles de dirlos et faire plaisir au SNUIPP et aux maires. L'école
primaire annexe du collège qui lui a un statut et un chef d'établissement? En rapport avec la réforme de la territorialité ? à suivre


Les EPEP aux oubliettes car à l'image du mot rigueur trop connoté syndicalement remplaçé par "l'école du socle commun". Un erzat? bref on peut se douter que les grandes manoeuvres sont
enclenchées dans l'arrière-cour. Pas sûr que les dirlos en sortent gagnants. Mais les trolls sont contents alors...


Je ne leur souhaite pas bonnes vacances, pour cela il faut déjà travailler.


J'ai vraiment l'impression que l'on va se faire avoir par la conjonction du manque de financement et le blocage syndical.Bof !


 



françou 03/07/2010 07:47



Oui mais ce serait une meure qui accompagnerait les regroupements d'établissements... On va avoir les cp en amphi?



thierry fabre 02/07/2010 22:33



C'est quoi" l'optimisation de la taille des classes"?


 


Du jargon ministérielo-énarque. Traduit en bon français, ça donne "les écoles trop petites coutent trop cher, il faut les regrouper..."


 


Thierry fabre



françou 02/07/2010 21:39



C'est quoi" l'optimsation de la taille des classes"?



Pascal Oudot 02/07/2010 20:18



Théo n'est pas un "collègue", il ne travaille pas dans une école ni dans une circo...


 


Tiens donc, voilà qui est fort intéressant! Et encore? Que je puisse aligner le douteux personnage.



Pierrot Lombard 02/07/2010 19:16



De toutes les manières il faudra faire évoluer l'école. Et en lisant montagny, on voit bien que l'on peut sortir vers le haut en trouvant un équilibre intelligent...


Reste les conservatismes... Exprimés ici par Théo .


Qu'il pense inacceptable que les "collègues" soient sous une quelconque forme d'autorité est abracadabrantesque . 


Théo n'est pas un "collègue", il ne travaille pas dans une école ni dans une circo...



henri 02/07/2010 16:44



Prudence devant des annonces qui à première vue peuvent passées pour acceptables ou susciter la répulsion selon l'analyse !


Des commentateurs l'ont déjà souligné : école = commune ; collège = Conseil Général !


Pas si facile de substituer ou de mettre l'un sous "la coupe" de l'autre. Pour les Communes, l'École est une "vitrine" essentielle aurpès de ce qu'il ne faut pas oublier : l'électorat d'une part
et, d'autre part, une réelle volonté, ne le nions-pas, d'oeuvrer bien souvent dans une politique de l'enfance axée autour de projets éducatifs locaux, de mises en place d'actions tournées vers la
"petite enfance"', celle que recouvre l'enseignement primaire !


Pas sûr qu'elles d'un bon oeil ce genre d'emprise !



arizona 02/07/2010 16:41



Le directeur d'école faisant sa coquette et refusant que les collègues soient sous une quelconque forme d'autorité hiérarchique (les pauvres ils en mourraient)passa sous l'autorité hiérarchique
du principal...


Cocu le dirlo !


 


 



arizona 02/07/2010 16:36



Le corbeau et le renard


Le directeur d'école faisant la fine bouche


refusa le statut de maître directeur puis d'epep.


Le directeur d'école laissant donc tomber son fromage


 le principal de collège s'en saisit !


Bravo à tous !



montagny 02/07/2010 15:15



Théo62,


je parlais de géométie variable pour expliquer ce qui se passe à l'étranger et non pas pour donner un exemple pour la France. Cette géométrie variable pourrait concerner la différence entre école
des villes et école des champs sachant que ces écoles ont un fonctionnement et une structure différentes.


En ce qui concerne l'autorité de fonctionnement, c'est juste que le proviseur peut déléguer certaines choses au directeur tout comme l'IA délègue à l'IEN mais il peut reprendre la main quand bon
lui semble suivant les demandes des collègues. Cette autorité a été débattue lors de CCP de l'AEFE avec les remarques et avis du Snuipp HDF et du SE HDF. Quand tu dis que le fonctionnement en
France est communal, il est envisageable et même indispensable que la commune fasse partie du CA au même titre que les enseignants et les parents. A l'étranger, tous les financeurs (Etat, parents
et même quelques fois entreprises) et les usagers (enseignants, parents) font partie du CA et votent les crédits et investissements. En fonction de ce qui est dit dans l'article, je voulais juste
signaler qu'une adaptation pouvait être possible avec des aménagements. Il est possible de prendre appui sur les sections Hors de France des syndicats pour avoir leurs impressions sur le système,
les dérives à éviter et les gardes-fous à mettre en place. Je ne dis pas qu'il faut faire du copier-coller mais qu'il serait intéressant de discuter sur l'existant (l'étranger) pour construire
quelque chose de vivable et viable en France.(si le MEN va au bout de ces intentions)


PS1 : Il s'est passé la même chose pour Base Elèves ; ce système existe depuis fort longtemps dans les grands réseaux de l'AEFE. De plus, ce sont les secrétaires du consulat qui font les
inscriptions avec classement des justificatifs et des diverses pièces et les directeurs reçoivent dans leur école les dossiers des élèves à répartir...ça fait rêver !


PS2 : je suis syndiqué et je milite pour la construction participative et l'évolution de l'école. Egratigner ne veut pas dire non respect. Mon pique, quoique gratuit, est sous-tendu par une envie
de construction active et non de réforme subie.



Théo62 02/07/2010 14:49



"Les PE ont un supérieur hiérarchique direct qui est le proviseur du lycée de la zone ; le directeur de chaque école a une "autorité hiérarchique de fonctionnement " qui est géométrie
variable"
Ce modèle n'est pas acceptable en France. D'abord parce que nous fonctionnons avec des écoles financées par les communes. Ensuite parce que nous ne sommes pas rattachés à un lycée. Et enfin parce
qu'il n'y a rien de commun entre ces établissements qui permette d'accepter que les collègues soient sous une quelconque forme d'autorité hiérarchique. Je crois que sur ce point, il y a unanimité
même chez les membres du GDID.


La "géométrie variable" n'est pas acceptable non plus. Elle peut peut-être se comprendre à l'étranger en fonction des pays ou types d'établissements. Mais pas en France où l'Education est
nationale jusqu'à preuve du contraire.
Il faut aussi savoir qu'on parle actuellement de supprimer les lycées français à l'étranger : trop chers.



"Encore faut-il que nous ayons des syndicats constructifs et pas dans l'opposition systématique"


Cette phrase est de trop. Le commentaire était intéressant mais voilà, tu tombes dans le piège de donner un petit coup de griffe aux syndicats. Dommage, Montagny...



montagny 02/07/2010 13:56



Le cas d'école primaire sous l'autorité d'un chef d'établissement du secondaire est le modèle employé par l'AEFE pour la gestion de ces écoles à l'étranger. Les PE ont un supérieur hiérarchique
direct qui est le proviseur du lycée de la zone ; le directeur de chaque école a une "autorité hiérarchique de fonctionnement " qui est géométrie variable suivant l'éloignement du lycée. Cela
n'empêche pas la présence d'un IEN de zone qui gère la notation et la formation continue sur la zone. Le directeur propose une note administrative pour chaque PE et celle-ci est validée par le
conseiller culturel adjoint à l'ambassade qui fait office d'IA. Il y a un conseil d'administration qui gère les crédits et les investissements , ce CA est variable suivant si l'établissement est
en gestion directe ou non. Si pas de gestion directe ce sont les membres de l'association de parents ou autres qui participent à la gestion avec vote pour toutes les parties. C'est ce dernier cas
qui ressemble le plus a ce qui peut se faire en France avec l'ajout du partenaire municipalité. Ce fonctionnement plus "encadré" a montré depuis bien longtemps ses performances. Il y a quelques
dérives envisgeables en France comme par exemple l'emploi direct par l'établissement de non titulaires pour faire des remplacements, des vacations voire des temps complets. Pour avoir vécu dans
plusieurs établissements comme ceux-là, je peux dire que c'est une bonne solution. Encore faut-il que nous ayons des syndicats constructifs et pas dans l'opposition systématique ; dans ce genre
de mutation il vaut mieux aider à construire que de tout refuser...mais je sais queje suis un doux rêveur.



Pierrot Lombard 02/07/2010 12:24



Sauf que le problème du financement, et donc de l'investissement des municipalités, est un sérieux verrou...


Pas si sûr que les Maires acceptent de voir partir "leur" école comme ça. Et quand on sait que ce sont eux qui ont empêcher l'installation des EPEP...



Simon 02/07/2010 10:20



Cela ressemble au 'modèle' de fonctionnement RAR ou RRS et solutionne également les problèmes d'autonomie, de  responsabilité financière (sauf que l'un est municipal et l'autre
départemental) et juridique (chef d'établissement). Nous pourrions avoir pour le compte un vrai statut comme les directeurs de SEGPA. En théorie cela semble une bonne idée, dans la
pratique faudra voir les conditions de délégation de pouvoirs aux dirlos.