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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 12:16

 

 

Ainsi que nous l’écrivions dans notre article du 9 septembre, le gouvernement a décidé de réduire le nombre de contrats aidés, notamment dans l’Education nationale. Cela se traduit en tout premier lieu par une diminution des EVS affectés à l’aide administrative des directeurs d’école.
Dans l’article cité en référence, nous faisions allusion aux premières réactions syndicales. Le SE-Unsa, à l’origine de la mesure en faveur des directeurs grâce à l’acceptation du protocole d’accord signé en 2006, est le premier syndicat à réagir vivement puisque c’est sa signature qui est aujourd’hui bafouée. « D’une part, il y a rupture unilatérale d’un engagement ministériel issu d’un accord. D’autre part, dans un contexte économique et social difficile, ce choix renvoie brutalement des personnels vers le chômage, et souvent dans des conditions indignes. »

Dans un communiqué, le SE-Unsa mettait en garde le ministre : « Alors que l’aide administrative a besoin d’être stabilisée et professionnalisée, sa disparition conduirait au conflit. Le Ministre est désormais prévenu. »

Force est de constater que cette mise en garde n’a pas ému outre mesure Luc Chatel. Aussi, le SE-Unsa « appelle les directeurs à faire entendre fermement leur voix au moment du débat parlementaire sur le budget qui va débuter ». Il les engage à « prioriser leurs activités et à le faire savoir. »

Ainsi, le syndicat signataire du protocole invite les directeurs d’école privés d’aide administrative à utiliser le message suivant en réponse aux sollicitations de l’administration : « Bien reçu, je fais ce que je peux. Rendez-nous notre aide-administrative ».

Dans le même temps, déclare Christian Chevalier, Secrétaire général, « le SE-UNSA, agira dans le cadre du débat budgétaire pour que les crédits indispensables soient inscrits dans la prochaine loi de finance. »

 

Le SNE a demandé audience au ministre. Il lui a également écrit pour dénoncer cette situation.

« Lors de l’audience que vous avez accordée à la CSEN le 28 juin 2010, j’avais attiré votre attention sur le projet de suppression des emplois aidés jusqu’alors dédiés à l’aide administrative des directeurs d’Ecole.

Force est de constater que les craintes formulées lors de cette audience se sont avérées lors de cette rentrée scolaire.

Cette situation crée un profond malaise chez les directeurs d’école. En effet, ils croulent sous les sollicitations « paperassières » toujours plus nombreuses, plus pressantes et plus urgentes alors que la plupart d’entre eux restent chargés de classe avec le travail de préparation inhérent.

Monsieur le Ministre, les directeurs ne comprennent pas que l’on revienne sur un protocole instauré en 2006 qui améliorait le fonctionnement de l’Ecole. Ce retour en arrière est interprété comme un manque de considération à leur encontre et un manque de reconnaissance envers leurs charges et leurs missions. »

En fonction de la réponse, « le SNE se réserve la possibilité de lancer une action en faveur de la direction d'école. »

 

De son côté, le GDID a également réagi en invitant les directeurs d’école à signer une pétition pour exiger du ministre non seulement le maintien mais surtout l’extension des EVS à l’ensemble des écoles, la transformation de leur statut en emplois pérennes et appelle les syndicats enseignants à réagir fermement au mépris affiché ouvertement par le ministère.

« CA SUFFIT

Les récentes mesures de suppression de milliers de postes d’EVS d’aide à la direction, l’arrêt de leur recrutement, le non-renouvellement massif de leurs contrats sont autant de mesures inacceptables.
Jamais, depuis la création de l’Ecole Publique, la charge de travail des directrices et directeurs d’école n’a été aussi lourde.

Jamais leurs responsabilités n’ont été aussi étendues.

En supprimant massivement les EVS d’assistance à la direction d’école, en reniant sa parole et ses engagements, notre ministère fait preuve d’un mépris insultant envers les directrices et directeurs d’école.
Les signataires de cette pétition appellent l’ensemble des syndicats enseignants à réagir avec la plus grande fermeté à ces mesures, dans l’unité, avec les associations de directeurs.
Les signataires de ce texte exigent du ministère le maintien de l’ensemble des EVS de direction, leur extension à l’ensemble des écoles, leur transformation en des emplois pérennes et formés.
 »

 

Par la voix de son Président, Michel Trudel, la CFTC EDUCATION NATIONALE a immédiatement fait savoir qu’elle ne s’associerait pas à la demande du GDID et s’en explique :

« La CFTC EDUCATION NATIONALE ne s'associera pas à l'action lancée par GDID sur la direction d'école et la disparition des EVS. Elle tient à s'en expliquer.

La CFTC EDUCATION NATIONALE revendique depuis des lustres la reconnaissance du métier de directeur d'école primaire. Elle a, de ce fait, participé aux différentes réunions organisées par GDID en début d'année et a cosigné le texte final demandant l'ouverture de discussion et de négociations sur la direction d'école.

Pour la CFTC EDUCATION NATIONALE, la présence d'un SASU (secrétaire d'administration scolaire et universitaire) au sein de chaque école (un SASU pourrait exercer sa mission dans plusieurs écoles à l'instar de ce qui se fait dans la fonction publique territoriale où un même secrétaire de mairie exerce dans plusieurs communes) est une des revendications et une des composantes de la reconnaissance du métier de directeur. C'est pourquoi nous pensons que ce thème des EVS actuels entre dans la perspective des discussions et négociations qui ont été réclamées.

La CFTC EDUCATION NATIONALE ne peut ni ne veut accepter la gouvernance actuelle concernant les agents non titulaires au sein du ministère de l'EDUCATION NATIONALE comme dans toutes les fonctions publiques. C'est pourquoi, elle a alerté plusieurs fois le Ministre sur cette situation et a d'ailleurs été reçue pour évoquer ce sujet et faire part de ses propositions.
La suppression des EVS est une décision qui fait partie de la politique globale de la gestion des personnels contractuels ou vacataires. Politique globale qu'il convient de dénoncer pour tous les agents qui la subissent : EVS, certes mais AVSI, intervenants en langues, professeurs contractuels etc.
Associer « direction d'école primaire et suppression des EVS » paraît à nos yeux trop catégoriel au regard des autres agents contractuels .La CFTC EDUCATION NATIONALE entend mettre à plat tout le système « non titulaire » et réclame de la part de l'Administration une gestion humaine de cette catégorie de personnels qui participent à la mission que la nation a confiée à l'EDUCATION NATIONALE.
Comme vous le voyez, pour la CFTC EDUCATION NATIONALE le thème qui est proposé comporte deux axes importants : direction d'école et gestion des personnels non titulaires qui méritent d'être traités séparément dans leur globalité. C'est pourquoi, sans renier aucunement ses engagements sur chacun de ces sujets, la CFTC EDUCATION NATIONALE ne s'associera pas à la démarche proposée
. »

La position de la CFTC est certes recevable. Cependant, elle comporte un élément pour le moins inexact qui relève d’une réflexion erronée : « La suppression des EVS est une décision qui fait partie de la politique globale de la gestion des personnels contractuels ou vacataires. »

Cette phrase sous-entend que la politique du gouvernement consisterait à réduire les emplois précaires et que la suppression des EVS entrerait dans le cadre d’une politique de bienfaisance. La réalité est plus pragmatique… Chacun sait bien, en effet, qu’elle n’a qu’un objectif guidé par la RGPP : faire des économies budgétaires en ciblant les contrats aidés qui coûtent cher à l’Etat.

 

Le SNUipp, quant à lui, en reste à sa déclaration initiale citée dans notre précédent article. Probablement, estime-t-il, qu’il revient à son grand rival de faire respecter sa signature imprudemment apposée au bas du protocole d’accord en 2006…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Pascal Oudot 27/09/2010 19:51



Je me balance du SGEN comme du SNU comme de l'an 40. En revanche, les lâches anonymes m'insupportent toujours autant. Nom? Prénom? Va-t-il falloir que j'essaye l'exorcisme?



Pierrot Lombard 27/09/2010 19:50



Le ministère a donné
un accord de principe à une rencontre sur la direction et le fonctionnement de l'école suite à la demande faite par le Sgen-CFDT avec l'association GDID et d'autres organisations
syndicales et sur laquelle nous n'avions pas eu de réponse."


> tu veux dire que le texte-signé-par-4-syndicats-&-GDiD-qui-sert-à-rien permet une réunion au
ministère sur la base du texte-signé-par-4-syndicats-&-GDiD-qui-sert-à-rien, et cela après la
sortie du rapport Reiss et le rdv du GDiD au ministère le 30?


SUPER!



Gégé 27/09/2010 18:59



Je suppose que, comme à ton habitude tu vises le SNUipp quand tu écris "vous remarquerez, chers collègues, que moi je n'utilise pas le mot direction". Ben, mon garçon, va falloir que tu
fasses la chasse parmi tes propres amis car voici ce qu'on pet lire sur le site du Sgen :
"Direction
d’écoleLe
ministère a donné un accord de principe à une rencontre sur la direction et le fonctionnement de l'école suite à la demande faite par le Sgen-CFDT avec l'association GDID et
d'autres organisations syndicales et sur laquelle nous n'avions pas eu de réponse."
Tu as souvent reproché au SNUipp d'utiliser l'expression "direction et fonctionnement de l'école". Pas vrai ? Va falloir qu'on mette un copyright...



Pascal Oudot 27/09/2010 18:07



On s'en fout de la représentativité de tel ou tel syndicat. Moi ce qui m'intéresse c'est ce que réclament les syndicats pour les directeurs -vous remarquerez, chers collègues,
que moi je n'utilise pas le mot direction- et directrices de ce pays. Alors arrêtez de botter en touche pour détourner la conversation, bande de malhonnêtes rigolos. Quant au
pseudo coup de colère du Dedel habituel, il me fait bien marrer! Ouh le plaisantin! Ouh le clown! Allez, couché!



JeanRoger 27/09/2010 16:37



Dédel, c'est exactement ce que je dis:


Pourquoi le dépouillement ne se fait pas dans les bureaux de vote pour les écoles de plus de huit classes et dans les circos pour celles qui n'ont pas de bureau, avec des délégués
pour contrôler IMMEDIATEMENT. Actuellement c'est le directeur qui est chargé de poster l'enveloppe qui contient tous les bulletins ou bien celle-ci parvient directement à l'Acad. Enveloppes qui
vont séjourner plusieurs jours à l'Acad dans un coffre avant dépouillement. Si on pratiquait ainsi pour d'autres élections, qu'est-ce qu'on dirait? On dirait : "mais c'est une pratique suspecte
(je parle de la pratique). Et bien là, on peut dire la même chose.


Mais mes propos ne ciblaient pas tellement les élections en elles-mêmes mais ce qui peut se passer en amont.



Dedel 27/09/2010 16:01



C'est méconnaître totalement le fonctionnement des élections professionnelles que de les comparer à des "élections semies-bananières". C'est scandaleux !


C'est injurieux à l'égard des collègues directeurs des écoles de 8 classes et plus qui organisent un bureau de vote dans leur école.


C'est méprisant pour les délégués qui donnent de leur temps, le plus souvent bénévolement, pour représenter leurs collègues.


C'est ne pas savoir que les élections se font sous le contrôle de l'Administration (IA).


C'est ignorer que des représentants de l'Administration et de TOUS les syndicats sont présents lors des dépouillements et rédaction des procès-verbaux.


Alors, évidemment, il arrive qu'il y ait des contestations. Comme dans toute élection qu'elle soit municipale, cantonale, régionale ou même présidentielle. Mais là aussi, les recours existent.



JeanRoger 27/09/2010 14:02



Marc, tu feins de ne pas savoir ou tu ne sais pas comme se passent les élections semies-bananières dans notre maison?



Marc 27/09/2010 09:08



"…ça me semble bien plus important que de savoir si le syndicat X a fait 0,024 % de voix en plus que le syndicat
Y…"


La question n’est pas + ou – 0,024 % mais elle est de savoir pourquoi un syndicat recueille 1,34 % des voix pendant qu’un autre
en recueille 23 % ou 47 %. Il doit quand même bien y avoir une raison surtout quand ça se répète tous les 3 ans.



"En continuant de taire votre souhait  de reconnaissance du métier de directeur d’école au profit d’autres 
considérations lorsque vous glissez  votre bulletin de vote dans l’enveloppe , ne reprochez pas à ceux qui font de cette revendication un cheval de bataille ne n’obtenir que peu de
voix."



Je traduis : si je n’ai pas beaucoup de voix, c’est la faute aux électeurs qui n’ont rien compris.
C’est un peu court comme réponse, non ? (comme dans la chanson d’Aznavour "je m’voyais déjà" : "ce n’est pas ma faute mais celle du public qui n’a rien
compris")


D’autant qu’il y a un autre syndicat qui fait fonds de commerce de la reconnaissance des dirlos. C’est le
SNE. Lui, il recueille le double de voix. (5400 contre 2800). Peut-on dire lequel est le plus actif, le plus représentatif, celui qui obtient le plus de résultats pour les dirlos ? Kif kif
bourricot.


Mais même si on cumule les scores de ces 2 syndicats pro-dirlos, on n’atteint pas le nombre de dirlos qui
se sont déclarés favorables à un statut dans le sondage de l’ifop. On devrait au moins retrouver ces 10000. Et si on pense qu’il y a plus de 90% de dirlos qui veulent un statut, pourquoi ne les
retrouve-t-on pas dans ces 2 syndicats ?
Avant de dire c’est la faute aux électeurs qui n’ont rien compris, faut d’abord se poser des questions
et la première d’entre elles : pourquoi ceux qui veulent la reconnaissance du dirlo ne font pas confiance à mon syndicat qui pourtant défend leurs idées et se veut leur représentant"
?



Pascal Oudot 27/09/2010 07:12



Je salue aussi la présence de Michel Trudel, et comme Thierry je suis heureux qu'un représentant syndical vienne ici sans être couvert par un anonymat facile. Merci M. Trudel.


 


Ceci écrit, Thierry, tu dis qu'on a les syndicats qu'on mérite... C'est on ne peut plus vrai, et leur audience comme le nombre de syndiqués de ce pays montre bien la faillite éclatante d'un
système syndical français qui dans l'ensemble ne fut jamais que dans l'opposition "systémique" et le refus du dialogue constructif, contrairement aux syndicats d'autres grandes nations. Le prix à
payer, sans doute.



thierry fabre 26/09/2010 23:55



J’ai commis sur ce sujet des EVS un commentaire critique envers la position de plusieurs syndicats, dont le SCENRAC.


N’en retirant pas une ligne, j’en suis d’autant plus à l’aise pour signaler que le dernier message de Michel est doublement dans le vrai.


 


Il est dans le vrai car limiter le fait syndical, l’existence d’un syndicat, à ses seuls résultats électoraux, c’est un peu limité. Ce qui compte dans un syndicat, c’est avant tout ce qu’il
propose et ce qu’il fait. Et, en tant que salarié, ça me semble bien plus important que de savoir si le syndicat X a fait 0,024 % de voix en plus que le syndicat Y…


Il est aussi dans le vrai en renvoyant chacun à ses propres responsabilités. On estime qu’il y a 80 % de syndiqués dans d’autres pays d’europe, il n’y en aurait que 7 à 8 % en France. Cela fait
donc pas mal de gens qui se plaignent des syndicats toute l’année et déplorent leur faiblesse quand ils en ont besoin.


 


On a les syndicats que l’on mérite, et, à ce titre, je trouve particulièrement encourageant que 4 d’entre eux (SE, SGEN, Avenir-Ecoles et… le SCENRAC de Michel) aient accepté de travailler
ensemble avec le GDID pour tenter d‘avancer sur la direction d’école. On les rencontre d’ailleurs ce mercredi.


 


Enfin, je rejoins Merlin. Il serait utile au débat démocratique que les dirigeants syndicaux viennent débattre avec la base, à visage découvert, comme le fait ici Michel


Ca nous changerait des tristes clones habituels et de leur langue de bois…
Thierry Fabre


 



Michel Trudel 26/09/2010 21:05



Tu as raison MARC 1.38% aux élections professionnelles c’est peu. Cela signifie que les directeurs d’écoles qui veulent un statut ne sont pas capables lors de ces élections de faire passer
leur  message. Continuez , cher MARC à tenir ce langage et à voter pour ceux qui ne veulent ni entendre et encore moins écouter les directeurs d’écoles mais de grâce
reconnaissez au moins que la CFTC EDUCATION NATIONALE a le mérite de défendre la reconnaissance du métier de directeur d’école .


En continuant de taire votre souhait  de reconnaissance du métier de directeur d’école au profit d’autres  considérations lorsque vous
glissez  votre bulletin de vote dans l’enveloppe , ne reprochez pas à ceux qui font de cette revendication un cheval de bataille ne n’obtenir que peu de voix.


TRUDEL Michel


Président CFTC EDUCATION NATIONALE



françou 25/09/2010 16:50



A quand la grève administrative? Après les élections des parents d'élèves...bof



merlin 25/09/2010 10:37



Moi, je trouve plutôt sympa qu'un haut responsable syndical intervienne sur le fil.... le SNipp ( et d'autres) pourraient en prendre de la graine cela éclairerait parfois nos débats... à moins
que... sous certains pseudos...


Enfin, pour les EVS, qui est gagnant dans cette affaire?


L' EVS? pas vraiment vu son statut ou alors à très court terme.


Le dirlo? pas vraiment non plus ou alors à très court terme aussi au vu de l'actualité.


Le SE ? pas vraiment vu les effets de la signature du protocole.


Le Snuipp? pas vraiment car une fois de plus il est à la remorque sans ligne directrice (!) claire.


Le MEN? ah oui! avec les EVS , il contribue à la dissimulation des vrais chiffres du chômage, il met fin à la grève administrative, fait taire les revendications des dirlos ( vous avez enfin une
" secrétaire"), enrichi parfois les équipes d' IEN, ... et garde toute liberté de retirer les moyens en cas de besoin (on le voit).  En plus , ses changements de politique font se plumer
entre eux les " grands" syndicats trop heureux de dénoncer mutuellement leurs errances.... et remet à la saint Glinglin toute idée de statut.


   Bien joué le MEN.



JeanRoger 24/09/2010 16:14



Marc, tu connais le latin? J'en doute. Sers-toi de Google, tu pourras peut-être trouver ce que cela signifie.


Nihil magis praestandum est quam ne pecorum ritu sequamur antecedentium gregem.



Marc 24/09/2010 16:08



CFTC...... 1,34% aux élections pro de 2008 soit 0,8% des inscrits. Un club intimiste.



Michel Trudel 24/09/2010 14:22



En réponse à cet article de Directeurs en lutte


Je ne souhaite pas entrer dans un débat sémantique, mais ne peux laisser sans réponse une lecture pour la moins étrange de la position CFTC concernant les personnels contractuels.


Pour la CFTC EDUCATION NATIONALE , la suppression des EVS  est une décision qui fait partie de la politique globale de la gestion des personnels contractuels ou vacataires. En
effet, il est  patent que l’Administration n’a aucune considération pour ces personnels, et sans aucun état d’âme, supprime des emplois, ne reconduit pas les contrats, n’offre
aucune perspective de carrière.


Tous les contractuels et vacataires: EVS, AVSI, Intervenants en langue, Professeurs contractuels etc. , sont malheureusement logés à la même enseigne même si les contrats qui les lient à
l’Administration sont d’essences différentes. C’est cette politique inhumaine d’un autre âge que dénonce la CFTC EDUCATION NATIONALE.


Michel Trudel


Président de la CFTC Education Nationale



Pascal Oudot 24/09/2010 12:53



Je vais encore me faire assassiner, mais...


 


1) les EVS , c'est un pis-aller. Je suis ravi d'en avoir une, qui est en plus une bosseuse acharné. Mais ce n'est pas ça que je veux. Je veux du temps, de la reconnaissance administrative, et de
l'argent.


 


2) je ne pardonnerai jamais au SE le coup de poignard dans le dos du protocole.


 


3) défendre le statut inexistant des EVS et autres précaires de l'EN, c'est défendre l'indéfendable. Je ne signerai aucune pétition et ne participerai à aucune des actions opportunistes de la FSU
ou autre organe pourrissant du syndicalisme français.


 


4) Je veux pour les directeurs un statut, point barre! Pas de cautère sur une jambe de bois bouffée par les vers. Je n'en serai pas? M'en fous. De toute façon, à mon âge... Mais je ne veux pas
que les suivants s'enlisent dans le nauséabond marécage du fonctionnement ridicule qui est le nôtre actuellement.



trudel 24/09/2010 11:18




Michel Trudel 24/09/2010 11:09



Dire qu'il n'y a pas de lutte globale pour l'ensemble des
personnels contractuels est méconnaître le positionnement des organisations syndicales en général et de la CFTC EDUCATION NATIONALE en particulier qui  a plusieurs fois attiré
l'Administration sur la situation des agents contractuels .De plus , une commission spécialisée fonctionne au sein de la CFTC EDUCATION NATIONALE et a déjà accompli un lourd travail pour la
défense des personnels contractuels .


Michel Trudel
Président de la CFTC Education Nationale



TRUDEL 24/09/2010 11:08



  



jeanroger 24/09/2010 07:56



"la position du se a le mérite d'exister"...


Mort de rire, j'ai failli m'étrangler avec mon café



Gégé 23/09/2010 23:08



"la position du SE a le mérite d’exister, je ne lui décerne pas un satisfecit ; je constate simplement que c’est le seul syndicat à agir sur ce sujet"
Agir ? Où est l'action ?
Attention de ne pas confondre action et agitation verbale  



Pierrot Lombard 23/09/2010 10:09



On est d’accord sur le fond, Pierrot…


ça je sais Thierry.


Et c'est bien parce que je l'ai trouvée équilibrée que j'ai signé la pétition du GDiD.


Je n'ai pas de problème avec la pétition. Juste bien faire gaffe de ne pas se laisser embarquer dans un
"combat" qui ne s'occuperait que d'un des quelques arbrisseaux derrière beaucoup se cachent pour ne pas voir la forêt.


Mais là aussi je sais que nous sommes d'accord.


Sur les heures AP, je veux juste souligner que tout n'est pas question de budget, comme on veut nous le faire
croire, et que les symboles sont importants.


La décharge de ces heures sont, dans le domaine de la reconnaissance,  plus symboliques que la
suppression des EVS, car si on nous en exempte, c'est bien en tant que directeur.


L'EVS "aide à la direction", reconnaissait quant à eux, la surcharge de travail, pas le directeur.


D'ailleurs ce personnel n'était pas placé sous notre autorité, comme le sont les ATSEM par exemple... Et le
SNUipp ne se gêne pas pour communiquer sur le thème des "équipes" qui se retrouvent démunies...


Maintenant, un coup de pied au cul, reste un coup de pied au cul... Et on a raison de le dénoncer en tant que
tel, sans démagogie au nom de l'humain, de l'étique, des principes.


Pour les dirlettes et les dirlos un statut bordel!



thierry fabre 23/09/2010 09:24



On est d’accord sur le fond, Pierrot…


L’essentiel passe bien par l’obtention d’un statut, fin qui détermine en soi les moyens.


 


Et c’est bien en ce sens que la pétition du GDID me paraît équilibrée, en ne se contentant pas de rester sur le seul plan humain du licenciement des EVS, mais, au contraire, en mettant l’accent
sur le direction d’école, en ne se limitant pas à la demande primaire « maintien des EVS », mais bien en exigeant leur transformation en des emplois pérennes et formés.


 


Ce qui, somme toute, ne fait que rester dans le droit fil de notre projet de statut d’établissement public des écoles, qui met l’accent, entre autres, sur la nécessité d’un secrétariat dans
chaque EPE… Secrétariat qui serait indispensable à tout dirlo, même complètement déchargé


 


Par contre, quelques différences d’appréciations :


- Si la suppression des EVS constitue pour nous un bon coup de pied au cul de notre bon ministère, je ne pense pas qu’il en soi de même de l’aide personnalisée. Dans ce second cas, si le mépris
est patent, il n’y a pas de perte, au sens où cela ne fait que maintenir, grosse maille, la quotité de décharge habituelle…


- Lorsque je dis que la position du SE a le mérite d’exister, je ne lui décerne pas un satisfecit ; je constate simplement que c’est le seul syndicat à agir sur ce sujet. Les autres se
contentent effectivement, comme tu le soulignes, de discours convenus, chacun dans son registre… Ni espoir ni désespoir à en tirer, un simple constat, qui est celui qui est à la base du
GDID : c’est à nous de régler nos problèmes…


 


C’es donc à nous de nous bagarrer pour ce statut, ce qui commence, entre autres, par ne pas accepter sans mot dire chaque mauvais coup du ministère


 


Thierry fabre


 



Pierrot Lombard 23/09/2010 08:52



Les restrictions budgétaires prennent une réalité bien inquiétante dans les écoles à cette rentrée. Une situation confirmée
par l'inspection générale et une raison supplémentaire pour les enseignants de se mobiliser le 23 septembre.


Sauf que le budget de l'EN a longtemps était très important (et qu'il reste le premier de l'État). Et c'est pendant ces périodes fastes que les enseignants ont perdu du pouvoir d'achat et que la
situation des dirlos s'est complètement dégradée (avec celle de l'école), malgré des alertes et des constats réguliers. On pourra tous le vérifier, même avec des budgets conséquents nous avions
droit à nos manifestations d'automne et de printemps...


Sur les EVS, je partage l'avis de Merlin.


Oui, le MEN nous fout un coup de pied dans le cul... Mais pas plus que d'hab. Ni moins d'ailleurs. Je rappelle encore les heures AP, qui ne sont pas une question de budget mais
de reconnaissance. Le MEN aurait pu penser à compenser le retrait des EVS par le retrait de nos obligations en matière d'AP. Non?


Oui, les syndicats (tous, GégéDédel ou vice versa) sont dans leur registre habituel.


Oui, la mauvaise pièce jouée par de mauvais acteurs continue au détriment de l'école (le lieu)


Mais reste que le problème des EVS est d'abord une question de principe. 


Comment peut-on accepter que du personnel recruté loin de l'école, dans des situations de précarité et de fragilité, importante (la preuve), sans véritable encadrement et dont la formation n'est
pas prise en compte alors que les compétences à acquérir pour travailler dans une école sont diverses et pointues, ne soit considéré que comme une aide à celui qui en a la charge?


Et ce n'est pas un hasard que le point de chute de ce personnel (à un moment où on a voulu faire baisser les chiffres du chomdu) soit l'école (le lieu), qu'elle autre "unité de service" aurait
accepter un tel marché de dupe?


Dans l'école (le lieu), c'est facile, puisque elle n'a pas de statut ni de véritable responsable. Celui qui y fait fonction est dans un tel dénuement qu'il accepte beaucoup de choses. Trop!


Je ne suis donc pas d'accord pour laisser penser que la solution de nos problèmes passe par l'attribution d'EVS, ni même par un secrétariat pérenne. 


D'abord, avant l'attribution des moyens, il faut dire clairement ce qu'est un directeur d'école: lui conférer un statut. Voilà la solution humaine et éthique au problème que pose le renvoi des
EVS au pôle emploi.


Parce que l'école, avec un statut juridique clair et un responsable désigné peut être un lieu de formation pour adulte en recherche d'emploi. Mais c'est comme cela que l'on doit nous le
présenter.


Dans ce contexte, la position des syndicats (TOUS DédelGégé ou vice versa), ceux qui sont censés nous défendre, prendre en cause nos problèmes, stopper la dégradation de nos conditions de
travail... reste dramatiquement convenue, chacun dans le même registre qui nous a fait percuter ce mur que l'on voyait se rapprocher de plus en plus vite.


Gédégédel nous parle du rabotage des EVS, et le nombre de postes de dirlos vacants cette année encore, n'est-ce pas du rabotage? Comme cette désaffection n'est pas de l'ordre budgétaire, mais
uniquement due à une surcharge de tâches et de responsabilités, ça n'a pas d'importance aux yeux des syndicats.


Thierry, au regard des conditions inacceptables dans lesquelles nous exerçons notre fonction, en arriver à dire que le seul mérite d'une action syndicale est celui d'exister est désespérant.


- Ceux à qui on enlève les EVS doivent "prioriser"?


• et si ce sont des dirlos complètement déchargés?


• et ceux qui ont demandé un EVS et ne l'on pas eu?


• et ceux, qui par principe, autant humain qu'éthique, on refusé les propositions des IEN (à qui l'on a demandé du chiffre pour l'implantation d'EVS)?


Ce mot d'ordre devrait être général et amener vers la seule solution viable: 


un statut spécifique pour les directrices et les directeurs d'école!


Ce n'est qu'à partir de là que l'on pourra envisager les moyens.


 



Lionel 22/09/2010 23:33



Oui Gégé, tu as raison. C'est bien mon petit, tu es content ? Tu frétilles ? T'es peut être même proche de l'orgasme syndical ? Ton premier depuis quand déjà ?


Oui tu as raison, c'est bien le SE qui a signé, et lui seul. Mais sa signature a au moins permis aux collègues dirlos d'école à 4 classes d'avoir une décharge ! Et même si le système était très
loin d'être parfait avec l'utilisation des PE2, même si certains ont eu des journées de décharge déplacées ou supprimées, et bien à mon humble avis de dirlo qui a connu 4 classes sans décharge,
c'était déjà mieux que rien. Je l'ai déjà dit et écrit par ailleurs, je persiste et je signe. Mais cela, seul les dirlos peuvent le comprendre, ainsi que les adjoints qui bossent avec eux dans
les écoles. Alors qu'à la permanence locale du syndicat, entre la machine à café et la préparation de la Révolution...


Oui tu as raison, c'est bien le SE qui a signé, et lui seul. Et les EVS dontvous ne vouliez pas pour éviter l'exploitation de l'homme par l'homme ? Maintenant, vous les défendez ? Incroyable,
tellement incroyable que j'ai posé une question à Théo il y a quelques jours sur DEL : le SNUIpp les défend maintenant (comme d'ailleurs les aide-éduc dans un passé pas si lointain), est-ce pour
faciliter la tâche des dirlos ou alors pour les défendre en tant que tels comme il le fait pour tous les personnels à l'exclusion notable... des dirlos ?


Oui tu as raison, c'est bien le SE qui a signé, et lui seul. Et c'est bien là le problème : nos syndicats sont trop nombreux et ne sont jamais d'accord sur rien. Y a qu'à voir dans mon
département où le SNUIpp local (désolé, c'est encore lui) fait passer des demandes aux collègues pour prolonger la grève de demain sans en référer à l'intersyndicale du coin ! Elle est belle et
bonne l'union sacrée ! Alors tu penses qu'en face, ils jouent sur du velours. Si c'est pas la CFDT qui joue le rôle du collabo de service, y en aura bien un autre qui signera et mettra fin au
conflit.


Que le SE se débrouille maintenant et prenne position s'il le souhaite vis à vis du non respect d'un accord signé. Mais que le SNUIpp nous foute la paix, les élections pro viendront bien assez
vite pour entendre le gros syndicat majoritaire venir nous sussurer que demain, on rasera enfin gratis. A ce moment, je remercierai le ciel de n'être que directeur d'une école à 7 classes et donc
de ne pas être obligé de metrte en place un bureau de vote avec de jolies affiches multicolores. Un boulot de moins.



Gégé 22/09/2010 22:30



C'est quand même extraordinaire cette volonté de charger le SNUipp et de trouver des circonstances atténuantes au SE. Mais, bon sang, c'est quand même bien le SE qui a planté les dirlos
en signant le proutocole comme on disait à l'époque. C'est quand même bien lui qui a mis fin à la grève administrative. C'est bien lui qui a parlé d'avancées. Tous les dirlos du GIDD
tiraient à boulets rouges sur le SE à ce moment-là. Mais malin, le SE a su retourner ces mêmes dirlos en signant (très fort pour ça...) un texte qui n'engage à rien finalement.
Maintenant on a un SE roulé dans la farine qui parle de conflit avec le ministère. Faut arrêter de croire à ses balivernes. Merlin a bien vu clair et il a raison.



merlin 22/09/2010 20:26



Thierry,


  Je sais ce que mon commentaire peut susciter auprès d'EVS et de collègues directeurs .


Je respecte profondément les EVS et je déplore la précarité de leur emploi. Je reconnais que certains collègues peuvent se sentir démunis avec le retrait de l'EVS.


Mais , là aussi , c'est une question de principe: les EVS précarisés nous ont été vendus comme " aide au directeur" puis face à certaines pressions " aide à la direction"  puis " aide au
fonctionnement de l'école".... le lien avec le dirlo devenait de plus en plus ténu non?


L'institution se sert abondamment de cet "aide " pour faire taire toute vélléité de réclamation. Mon IEN a bien su me dire: " ... si vous aviez une EVS vous n'auriez plus de problème de téléphone
et vous auriez du temps car elle vous seconderait..."  ben oui... mais elle ne peut avoir accès à BE ( réservé dirlo), je n'envisage pas de lui faire taper les CR d'équipes éducatives...
etc... mais, voilà... si j'avais une EVS , je serai un dirlo heureux; je ne le pense pas et c'est pourquoi je parle de marché de dupes.


Quand au SE, je guette toujours une prise de position claire et le lancement d'une action concrète en faveur des directeurs. Reconnais qu'ils ne se précipitent pas!


 


 



thierry fabre 22/09/2010 18:51



Merlin,


Il y a belle lurette que la question du protocole ne se pose plus en ce sens, surtout au niveau des EVS


Bien entendu, nous sommes du même avis sur le marché de dupes que ce protocole a constitué, sur les limites de ce dispositif, sur la précarité qu’il engendre, etc…


 


Mais l’essentiel n’est pas là, à mon avis.


L’essentiel est à mes yeux tout autant humain qu’éthique…


 


Humain pour ces personnels virés du jour au lendemain alors que la plupart étaient en droit d’espérer un renouvellement de leurs contrats.


 


Ethique pour des dirlos à qui notre gentille hiérarchie sait bien rappeler qu’ils sont des garants de l’institution, du respect des lois, de la bonne marche de l’école., etc…


Or notre institution, au travers de ces mesures envers les EVS :


- s’attaque directement à nous


- fait preuve d’un mépris arrogant pour notre travail


- rompt ses engagements


- ne possède plus aucune crédibilité aux yeux des collègues.


 


Quel que soit de gouvernement, de gôche ou de droâte, il est une pérennité première des pratiques du dialogue social : l’état respecte toujours ses engagements..


 


Là, nous sommes donc dans une situation de rupture grave devant laquelle on a du mal à saisir la mollesse, voire l’absence des réactions.


 


Celle du SE peut sembler bien peu à la hauteur des enjeux, mais elle a au moins, à observer les autres syndicats, le mérite d’exister.


Car, enfin, que dire d’un SNE qui « se réserve la possibilité de lancer une action. » ? Retenez-moi ou je fais un malheur ? Ce n’est pas très sérieux…


Que dire du SNUipp et du pesant/lourdingue copié/collé de Dédel ? A ranger au même rayon que la position de FO, celle d’un service minimum syndical, le petit courrier de protestation vite
fait, et dont on n’attend rien. Côté action, le vide…


Petite différence pour la CFTC, qui avance la nécessité d’une lutte globale pour l’ensemble des personnels contractuels. On pourrait souligner qu’en matière d’Education Nationale, ce ne sont
quasiment que les EVS d’assistance à la direction qui sont touchés, non les AVS-I, par exemple. Mais effectivement, l'argument serait recevable… s’il y avait par ailleurs cette lutte globale pour
l’ensemble des personnels contractuels… Ce qui n’est pas le cas…


 


Brèfle, le constat habituel : selon l’antienne, on n’est jamais si bien servi que par soi-même…


 


Thierry Fabre



merlin 22/09/2010 09:47



Les EVS pour soulager les directeurs ? pas vraiment. Le SE l'a présenté ainsi mais pour le MEN de l'époque la motivation était surtout de faire évoluer favorablement les chiffres du chômage ....
sans trop se lier, on le voit aujourd'hui. Nous ne sommes qu'un alibi dans cette affaire.


  De quoi avons-nous le plus besoin ? une EVS ou une journée de décharge de plus par dirlo? Mon choix est vite fait.


Et le statut? disparu ?


Le Snuipp raccroche les wagons? c'est sa spécialité, on ratisse large. Pour lui l'essentiel est que l'école n'ait pas de " chef"... tout en sachant que dans ce cas le chef c'est l'IEN qui va
commander de loin au mépris des désirs des équipes, c'est aussi le principal du collège de secteur ou de rattachement de la fameuse EVS qui envoie de temps en temps ses consignes ou rappel à
l'ordre urgent  ( par l'intermédiaire de son secrétariat)  au pauvre dirlo qui lui croule effectivement sous les demandes de tout le monde. Mais le Snuipp se contente très bien de ce
fonctionnement ... il y a peu (pas?) de responsables de ce syndicat dirlos d'écoles un peu importantes


Je suis directeur d'une école de 9 classes, je n'ai pas d'EVS, je n'en veux pas, j'ai eu des pressions pour en avoir ( là encore il y aurait à dire) et je n'ai toujours pas admis que l'on ait
bradé le combat des directeurs pour ces " moyens supplémentaires " et quelques sous.Marché de dupes.



Grégoire 22/09/2010 08:57



Je pense aussi que ce gouvernement assumera ses choix jusqu'au bout et que l'éducation nationale n'est qu'un détail pour lui. Ils n'ont rien à gagner électoralement avec nous. La chasse aux roms
et autres boucs émissaires contre feux est plus rentable.


Rien à espérer ni des syndicats englués dans leurs conformismes,  au moins sur le sujet des directeurs, ni du ministre fantôme.


Donc je passe et j'attends 2012.



Dedel 21/09/2010 22:34



Non il
n’est pas juste d’affirmer comme vous le faites dans l’article "Le SNUipp, quant à lui, en reste à sa déclaration initiale…"  ou comme le dit Denis08 "Le SNUipp est comme toujours à côté de la plaque". Non, ce n'est pas juste car le SNUipp ne peut se résoudre à voir disparaître
tant de moyens. Les mesures d'économie ont bon dos. En réalité elles cassent l'école publique.


Les restrictions budgétaires prennent une réalité bien inquiétante dans les
écoles à cette rentrée. Une situation confirmée par l'inspection générale et une raison supplémentaire pour les enseignants de se mobiliser le 23 septembre.


A cette rentrée, ce sont 16 000 postes supprimés et déjà autant en
prévision pour 2011.
3000 postes ouverts au concours l’an prochain contre 7000 cette année.
Baisse importante de la scolarisation des moins de 3 ans (environ 150 000 enfants non scolarisés chaque année).
Affaiblissement des RASED.


La situation n’a jamais été aussi tendue. Fait plutôt rare, l’Inspection
générale est venue le confirmer dans un rapport.


Cerise sur le gâteau : réduction drastique des contrats aidés.


Ces aides à la direction figuraient dans le protocole proposé par
le ministère et signé par le Se-Unsa. 50 000 EVS devaient être recrutés. Une décision qui compromet l’avenir de personnels qui comptaient sur une reconduction de contrat. Personnels, pour
nombre d’entre eux, à disposition des collègues directrices et directeurs. Et pourtant, une enquête du SNUipp menée à l’issue du premier mouvement montre que cette année encore les directions
attirent peu les enseignants. Sur 51 départements, 1013 directions n’avaient pas été demandées dont 718 pour des écoles de 5 classes.


Alors que le ministère a reconnu la nécessité d’améliorer le
fonctionnement des écoles et de fournir aux directrices et directeurs une aide pour leurs missions, cette annonce apparaît de très mauvais augure.
Le SNUipp s’est adressé à Luc Chatel pour demander l’annulation de ces suppressions et réaffirmer sa demande de reconnaissance de ces emplois par la création de postes pérennes et
statutaires.
Vous voyez que nous ne restons pas les bras croisés. Et ce bien que nous ne soyions absolument pas responsables de cet état de fait. Non Denis08, le SNUipp ne se réjouit pas de ce mauvais
coup porté aux collègues directeurs.



denis08 21/09/2010 21:20



En supprimant les EVS et en maintenant les AVSi, le gouvernement nous apporte une preuve supplémentaire (mais on s'en serait bien passé car inutile) de son cynisme en politique. Certes la RGPP,
la crise ou tout ce que vous voudrez, pourra toujours expliquer cette mesure d'économie budgétaire. Mais choisir les AVSi contre les EVS (car c'est ainsi que la situation se présente), c'est pour
Sarkozy et consorts, retirer des moyens à un électorat perdu d'avance (les directeurs assimilés aux "profs-barbus-chevelus-gauchos" si chers à l'imagerie d'Epinal de droite) et tenter de rallier
ou garder un électorat qui, sans doute pèse plus que nous, pôvres dirlos : les parents et familles d'enfants handicapés.


Maintenant, à lire les réactions syndicales, on peut craindre que la cause des aides administrative et donc des directeurs/trices d'école soit perdue d'avance...


Peu d'espoir semble-t-il de voir les organisations syndicales se mobiliser toutes contre cette mesure injuste et inacceptable, au contraire de la mobilisation qu'elles avaient su organiser pour
défendre, tiens, au hasard, les réseaux d'aide... Le SNUipp est comme toujours à côté de la plaque (même si tout cela doit le faire jubiler intérieurement, ce qui nous avance bien, n'est-ce pas),
la CFTC est, pour le coup, très jésuite et le SE ne semble pas en capacité de s'en sortir seul. Et ceux qui au final seront dans la m...ouise, vous les connaissez bien...


Dur, dur de rester motivés...