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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 11:19

 

 

Nous poursuivons la publicartion d'extraits du Rapport Reiss que le Député chargé de mission remettra cet après-midi au Premier Ministre.

Cette quatrième partie est plus spécifiquement consacrée aux propositions suggérées par le Député Frédéric Reiss pour reconnaître statutairement la fonction de directeur d'école.

 

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Le statut juridique des directeurs d’école pourrait être celui d’un détachement dans le corps des personnels de direction ou dans un emploi fonctionnel

 

Bien que le statut des directeurs d'école soit le centre des préoccupations, voire des appréhensions, il ne vient qu’en avant-dernière partie de la présente recommandation. Il ne faut pas s’en étonner : ce n’est qu’une fois le programme des travaux connu qu’on choisit les outils nécessaires pour le réaliser.

Les organisations syndicales ou associations regroupant des directeurs d'école ont récemment passé commande de sondages sur ce sujet. Sans s’arrêter ici sur la valeur scientifique de ces consultations, en particulier les biais qu’elles peuvent comporter, l’on note néanmoins que, parmi les directeurs interrogés, se manifeste une certaine corrélation entre la taille de l’école où l’on exerce ses fonctions et la propension à réclamer un statut pour son directeur.

 

Le champ des possibles va de l’ajustement de l’existant à la création d’un corps nouveau de fonctionnaires

 

Hormis celle de ne rien changer, évidemment exclue au regard de l’analyse ci-dessus, cinq hypothèses s’offraient à la réflexion pour envisager l’avenir réglementaire du métier de directeur.

Toutes ont été examinées à l’aune des deux critères suivants :

- permettre de plus faciles allers et retours entre le métier de directeur et celui d’enseignant de plein exercice, tout en permettant l’établissement d’un plan de carrière dans la première situation ;

- être le moins onéreux possible pour les finances publiques.

 

Des cinq hypothèses envisagées, trois apparaissent comme devant être écartées, alors que les deux dernières présentent des intérêts très comparables.

 

Première hypothèse : aménagement de l’existant, qui est déjà un statut d’emploi, en procédant à des retouches du décret de 1989 relatif aux directeurs d'école. On a vu plus haut que le décret réclamait de nombreuses modifications, afin de rendre le métier plus conforme aux besoins du service public. Ces aménagements auraient pourtant été insuffisants, en l’absence de mesures facilitatrices des « allers-retours » évoqués ci-dessus.

 

Deuxième hypothèse : création d’un corps spécifique de la fonction publique. Concernant un ensemble de tâches clairement identifié et très homogène, pouvant s’appliquer à des dizaines de milliers de fonctionnaires, le métier de directeur d'école aurait pu justifier la création d’un corps.

Beaucoup de corps de la fonction publique d’État comptent moins de fonctionnaires que la France ne compte ne directeurs d'école. Cette hypothèse aurait présenté deux grandes faiblesses, qui conduisent à devoir l’écarter. D’une part, elle irait à l’encontre de la possibilité des allers et retours souhaités plus haut et qui constituent l’une des conditions majeures d’attractivité de la charge. D’autre part, elle irait à rebours de la politique actuelle de réduction du nombre de corps de la fonction publique, motivée par le désir d’avoir des corps plus peuplés, pour à la fois faciliter la mobilité des fonctionnaires et la gestion du service public.

 

Troisième hypothèse : intégration dans le corps des personnels de direction. Le directeur d'école ferait ainsi partie d’un corps de fonctionnaire spécifique, où il côtoierait notamment les proviseurs et les principaux. Outre qu’elle marquerait mal la nette différence à faire entre les deux degrés d’enseignement pour ce qui concerne les conditions d’exercice de la direction, cette hypothèse ne répondrait pas à l’exigence de réversibilité. Par rapport à la deuxième hypothèse, elle ne présente guère que l’avantage de ne pas augmenter le nombre de corps et de donner une perspective de carrière mieux assurée au fonctionnaire.

 

Quatrième hypothèse : création d’un emploi fonctionnel. On peut définir un emploi fonctionnel comme un emploi correspondant à des fonctions particulières, qui bénéficie d’une grille de rémunération et d’un régime indemnitaire spécifiques. Ces postes sont pourvus par la voie du détachement, en général pour une durée limitée éventuellement renouvelable. Le premier de ses avantages est lié au régime juridique du détachement, position réversible entre toutes car il peut y être mis fin par l’administration comme par l’agent. Ce dernier retourne alors dans son corps d’origine, où il a conservé durant toute la période son droit à l’avancement et à la retraite. La facilitation des allers-retours est pleinement assurée. Cette hypothèse serait donc tout à fait possible. De plus, elle faciliterait un recrutement plus personnalisé.

Cette hypothèse était préconisée dans le Livre vert sur l’évolution du métier d’enseignant, en 2008. Mais l’on note que les principaux et proviseurs étaient eux aussi recrutés sur un emploi fonctionnel, qui avec le temps est devenu un corps. Si les directeurs d'école empruntaient le même itinéraire, cela reviendrait à redescendre à la deuxième hypothèse ci-dessus.

 

Cinquième hypothèse : détachement dans le corps des personnels de direction. Cette solution présente les mêmes avantages que la quatrième, avec cet intérêt supplémentaire pour le fonctionnaire de se voir proposer au bout de cinq ans, comme la loi désormais l’exige, une intégration dans le corps où il est détaché ; proposition qu’il peut évidemment refuser. Qui plus est, par rapport à l’hypothèse précédente, le risque de créer à terme un corps n’existerait évidemment plus. En somme, les directeurs bénéficieraient à la fois de la réversibilité et de la perspective de carrière, le métier devenant alors plus attractif. En revanche, l’employeur qu’est le ministère pourrait éprouver quelques difficultés dans le cas d’une intégration dans le corps. Il faudrait en effet, soit affecter l’agent intéressé dans un EPLE, où il aurait de nouveau à affronter une rupture dans sa carrière ; soit laisser cohabiter à la direction des écoles des fonctionnaires placés en situation de détachement dans le corps des personnels de direction et d’autres qui y sont titularisés. La seconde branche de l’alternative apparaît comme tout sauf souhaitable. En tout état de cause, le décret régissant le corps des personnels de direction serait modifié.

Le professeur des écoles qui a cinq ans d’ancienneté pourrait être reclassé au quatrième échelon dans le corps et le grade de personnel de direction de deuxième classe (voir grilles indiciaires de ces deux corps en annexe).

L’hypothèse 4 présente les avantages attachés à la souplesse de l’emploi fonctionnel.

L’hypothèse 5 privilégie le plan de carrière du directeur.

 

Autres suggestions pour le contenu des textes réglementaires concernant le statut du directeur et les conditions d’exercice de son métier

 

Il n’est pas du ressort du présent rapport de développer tous les points devant figurer dans ces textes, ni de les ventiler entre le code et le décret sur les directeurs. Beaucoup de suggestions ont été faites à ce sujet dans les pages précédentes. C’est pourquoi on se limitera à évoquer quelques principes.

Avant tout chose et après mûre réflexion, il est suggéré de maintenir dans les textes la dénomination de « directeur d'école ». Les auditions et la recherche documentaire menées dans le cadre de cette étude ont pourtant permis de réunir tout un catalogue de termes visant à définir ce métier. On le nomme ainsi, par ordre alphabétique, « chef d'établissement », « directeur de site », « directeur de structure primaire », « directeur d’établissement », « directeur pédagogique », « leader pédagogique », « maître-directeur », « manager ». Une telle variété de dénominations n’est pas un apanage de l’Hexagone : un tour du monde engendrerait des constatations comparables.

Le décret pourrait s’ouvrir en mentionnant que le directeur d'école exerce quatre types de fonctions : pédagogiques, relationnelles, administratives et managériales.

L’on note que l’article 2 du décret portant statut des personnels de direction prévoit que les « personnels de direction participent à l'encadrement du système éducatif et aux actions d'éducation ».

Une telle disposition est fort opportune pour les directeurs d'école.

Il n’est en revanche pas suggéré que le décret comporte une mention d’ordre général sur la philosophie de la direction d’école : « le directeur facilite les conditions d’enseignement en rendant propices… ». Elle serait en effet et fort probablement dénuée de portée normative.

Le renforcement de la situation institutionnelle du directeur passe par les voies explorées ci-dessus (prérogatives es qualité) mais aussi en faisant de lui l’exécutif du conseil d’école (conseil d’administration en établissement public). Il en irait de même en rendant ses décisions publiques et exécutoires, ce qui sera le cas dans un établissement public ; dans celui d’une école sans personnalité morale, il conviendrait d’étudier des modalités de délégation de signature ès qualité au directeur, à l’instar de ce qui se fait pour les cadres des ministères.

Afin de donner plus de souplesse à l’organisation du temps scolaire, afin d’assurer le cas échéant des remplacements de courte durée, afin surtout de faire garder à l’intéressé le contact avec l’enseignement, il est suggéré que le directeur d'école soit tenu à une obligation d’enseignement.

Il s’ensuit que, quelle que soit la taille de l’école, la quotité de décharge serait à l’avenir plafonnée à, par exemple, 75 %. Cette mesure apparaît comme devant faire l’objet d’une expérimentation spécifique dans quelques écoles. Comptant parmi ses finalités celle de rendre plus souple le fonctionnement pédagogique de l’école, il est suggéré que le mode de calcul pour le respect de l’obligation d’enseignement se fasse sur la base de l’année scolaire et non plus de la semaine, éventuellement sur la base du trimestre.

Dans le cas des écoles dont la taille justifie une décharge à temps complet, celle-ci serait donc désormais partagée entre le directeur (les 75 % ci-dessus) et un autre enseignant (le complément de décharge), sauf dans les 2EP.

De même qu’un plafonnement de décharge, un abaissement du seuil des différentes quotités de décharges aiderait à libérer du temps aux directeurs pour effectuer les tâches qui relèvent de leur métier spécifique.

Aujourd'hui, les seuils de décharges s’établissent à 4 classes pour 25 %, 10 classes pour 50 % et 14 classes pour 100 %.

Les seuils suivants sembleraient plus raisonnables : 4 classes pour 25 %, 7 classes pour 50 %, 10 classes pour une décharge de 50 % pour le directeur conjuguée à un complément de décharge pour un autre enseignant de l’école (posé à 25 %), 14 classes pour la décharge maximale du directeur, avec un complément de décharge pour un autre enseignant de l’école (posés à 75 % pour le directeur et 25 % pour l’autre enseignant). Or, la simple mise en œuvre de ces dispositions représenterait un coût estimé entre 2 300 et 2 700 emplois de plus que la situation actuelle, soit une augmentation de l’ordre d’un quart. On voit qu’une telle mesure ne serait pas conséquence sur les finances publiques.

La délégation de signature aurait une importance particulière en matière financière. La question est de savoir si le directeur d'école peut en être dépositaire, jusqu’à un certain plafond de recettes ou de dépenses, au nom de la commune ou du groupement. En cas de réponse positive, il importe néanmoins de mesurer les conséquences éventuelles de cette situation dans les domaines autres que financiers, avant de conclure à l’opportunité ou non de son application. Le but recherché ici est avant tout d’éviter les risques de gestion de fait. En tout état de cause, le directeur exerçant ses fonctions dans un établissement public aurait la qualité d’ordonnateur. Des questions similaires se posent pour l’éventualité de recettes et de dépenses.

Beaucoup des personnes rencontrées en vue de ce rapport ont fait connaître leur regret que les directeurs d'école ne soient pas plus intégrés dans la vie sociale de leur commune, en comparaison de l’époque pas si lointaine où l’instituteur était logé. Après réflexion, il est suggéré de ne pas assortir la charge de directeur d'école d’une obligation de résidence. Une telle contrainte nuirait peut-être à l’attractivité du métier. Par contre, rien n’empêche, bien au contraire, les communes et intercommunalités de proposer des logements de fonction, ce qu’il convient donc que le droit facilite.

Enfin, dans le cas d’un établissement public, le directeur serait revêtu de prérogatives et responsabilités supplémentaires liées à cet état de fait, comme par exemple ester en justice au nom de l’école.

 

Un directeur par école (ou regroupement), un référent par site

 

L’une des pistes de l’amélioration du fonctionnement des écoles au service de la réussite des élèves est la recherche d’écoles de plus grande taille. Cela concerne particulièrement le directeur, qui a besoin de marges de manœuvre pour apporter un meilleur concours à la performance de l’école. Il s’ensuit que le métier de directeur n’en est véritablement un qu’à partir d’un certain volume d’activité.

En-deçà, il s‘agit plus de fonctions de coordination, voire d’exécution, que de direction au sens où ce concept est entendu dans le présent rapport.

C’est pourquoi celui-ci aurait pu suggérer que le titre de « directeur d’école » soit réservé à des entités atteignant une taille critique, déterminée par arrêté du ministre. La pratique actuelle du « une école – un directeur ; un directeur – une école » n’est pas forcément, en effet, de bonne administration. Les écoles situées en-deçà du seuil auraient été rattachées à la direction, au sens entendu désormais, d’une autre école. Toutefois, cette idée pêche par trop de normativisme. Ce n’est pas d’avance, d’un trait de plume, qu’un décideur, quel qu’il soit, peut déterminer, pour la France entière, à partir de quel seuil la direction n’en est plus une. De surcroît, une application indéterminée à l’ensemble du territoire national serait orthogonale au principe d’adaptation aux situations locales évoqué en introduction de ces recommandations. Les regroupements d’écoles doivent rester incitatifs, et non contraints.

En cohérence avec ce qui a été décrit ci-dessus pour la mesure de la valeur professionnelle du directeur, pour laquelle un affinement de l’évaluation de la charge semblait opportun, il est suggéré que, dans un proche avenir, le calcul aboutissant à la détermination des différentes quotités de décharges prenne plus de facteurs en compte qu’aujourd'hui.

Le besoin d’améliorer l’efficience de la gestion de l’école conduit par ailleurs à suggérer que la règle de droit commun soit qu’un regroupement d’écoles ne comporte qu’un directeur, assorti selon les cas d’un ou plusieurs référents de site.

Dans les autres sites d’enseignement du regroupement, il n’y aurait pas de directeur mais un « référent de site », principalement chargé de l’accueil des élèves et des parents au début et à la fin de la journée de classe. Cette activité ne serait pas accompagnée d’une décharge d’enseignement, mais ne serait pas incompatible avec le système de partage de décharge suggéré plus haut. Elle serait exercée de préférence sur la base du volontariat et donnerait lieu à une gratification financière.

Il est suggéré enfin que l’application de ces nouvelles dispositions concernant la direction d'école s’accompagne de mesures particulières pour les enseignants qui dès lors n’occuperaient plus la fonction de directeur. Ils seraient nommés « référents de site ». Le maintien de leur régime indemnitaire pourrait leur être assuré tant qu’ils demeurent sur le même poste.

 

L’affirmation du leadership pédagogique des directeurs est inséparable d’une amélioration de l’efficacité générale du fonctionnement des écoles primaires

 

A l’occasion des entretiens et visites effectués en vue de la rédaction de ce rapport, deux choses concernant la dimension organisationnelle des écoles sont à retenir. L’une, déjà évoquée, est le rejet très répandu de l’administratif. L’autre est le caractère bien souvent rudimentaire des matériels et procédures qui font le travail quotidien des écoles. Or, dans ce domaine comme dans les autres, l’inefficacité conduit aux pertes de temps et aux coûts induits, elle éloigne d’autant des ambitions supérieures liées aux résultats des élèves.

Le problème posé aux directeurs dans leur activité quotidienne peut se transcrire sous la forme d’une opération mathématique simple :

 

n * t = T où « n » est le nombre de tâches à effectuer, « t » le temps moyen pour effectuer une tâche, en minutes par exemple, « T » le temps de travail total disponible.

Par convention, on suppose l’absence de déséquilibre initial, que le « T » de départ est exactement égal au temps de travail légal d’un directeur d'école.

On comprend bien, dès lors, les conséquences de l’augmentation du nombre de tâches confiées au directeur. Soit s le nombre de tâches supplémentaires : (n + s) * t = T + s*t

Le directeur n’a plus le temps d’accomplir tout son travail. Il lui manque un temps égal à s * t.

 

1 Le retour à l’équilibre est possible dans chacune des deux hypothèses suivantes : En compensation de la hausse du nombre de tâches, leur réduction équivalente par ailleurs : (n + s - s) * t = T

 

2 Réduction du temps moyen par tâche : (n + s) * t * [n / (n + s)] = T ou à défaut, en accordant du temps de travail supplémentaire (renforcement en personnel).

 

Ces équations modélisent les pistes possibles pour l’amélioration de l’efficacité du travail du directeur, respectivement contenir ou diminuer le nombre de tâches qui lui sont confiées, améliorer l’efficience de son travail et accroître les ressources disponibles pour l’effectuer. On peut élargir la problématique à l’activité de l’école dans son ensemble.

 

Réduction du nombre de tâches

 

Il en va à l’école comme ailleurs : on ne fait pas toujours ce qu’on veut. Parfois, le personnel de l’école est contraint de faire un travail qui n’entre pas dans le cadre ordinaire de ses attributions mais qui est imposé par une circonstance extérieure. Sur ce point, une école souffre d’un handicap particulier : elle est en effet le lieu où, les jours de classe, convergent tous les enfants ou presque de la commune (du quartier, du hameau…). Ce n’est pas un hasard s’il fut fortement envisagé, au moment de l’épidémie de grippe A en 2009, de faire vacciner les enfants dans leurs établissements scolaires, ce qui devint une réalité dans les lycées et collèges, accroissant à cette occasion la charge de travail de leurs responsables.

Réduire ou contenir le nombre de tâches que l’on effectue au travail, raccourcir la liste des « à faire », passe par la capacité, associée à la volonté, de dire non, quand il le faut. Soulager la charge des écoles, c’est aussi leur donner plus de marge de manœuvre. On note à ce sujet qu’adresser des demandes à l’autorité supérieure peut prendre un temps pas toujours inférieur à celui requis pour agir soi-même.

Une tendance est irréversible : le corollaire de l’autonomie et de l’obligation de résultats, c’est l’accroissement de l’obligation de rendre compte. Or, celle-ci peut s’avérer une source de tensions au sein des écoles. Une organisation syndicale reçue lors des auditions s’est avérée aussi ordinaire dans le message que tranchante dans sa formulation :

« Quelque chose qui est très agaçant, c’est les enquêtes : une, deux, trois enquêtes par semaine. Tout le monde y va de son bilan. C’est une perversion de la notion de pilotage. »

Ces demandes des autorités centrales ou académiques, qui apparaissent trop nombreuses, sont très largement vilipendées. Le terme « enquête » provoque à lui seul l’irritation, à tel point que l’on songe à ces chefs d’entreprises se plaignant de payer l’ « impôt-paperasse ». Dans l’administration, l’on évoque plutôt le « harcèlement textuel ». Une telle tension, au sein pourtant d’une même institution, est préoccupante.

Pourtant, les « enquêtes » sont bien souvent indispensables. Les bases de données informatiques ne recensent pas tout, et pas tout de suite. Or, les administrations centrales ont un important besoin de données de pilotage : pour former des diagnostics, préparer des réformes, suivre leur mise en œuvre, en mesurer les effets, informer les décideurs, auditeurs, acteurs internes ou externes au système éducatif. Du reste, le Gouvernement disposant de l’administration1, il est à la fois légal et sain que cette dernière apporte des réponses aux questions que le ministre pose et ne puisse pas s’en dispenser quand les chiffres ne se trouvent pas dans l’ordinateur. De fait, les enquêtes ne sont qu’un aspect de la problématique beaucoup plus générale des systèmes d’information.

Cela étant posé, des améliorations sont nécessaires, en sus de la modération des responsables au moment de solliciter les services de terrain. Dans ce but, et se souvenant que Keynes signalait qu’une statistique ne devait pas coûter plus cher qu’elle ne rapporte, la DGESCO a mis en place un « outil enquêtes », qui vise à réduire l’impact de ce mode de fonctionnement sur l’activité des acteurs de terrain et s’accompagne d’une campagne de formation de son personnel.

Comment sortir par le haut de ce casse-tête ? Une inspectrice de circonscription a su faire remarquer que de la contrainte pouvait parfois naître l’occasion. « Les enquêtes ministérielles : nombreuses et chronophages (…) deviennent une aide au pilotage des écoles si une synthèse de circonscription permet des comparaisons ».

L’évolution du pilotage est indispensable pour desserrer l’étreinte qui pèse sur les écoles en général et leurs directeurs en particulier. Dans cette perspective, le ministère a conclu en 2007 une « Charte des pratiques de pilotage » des EPLE, fondée sur quatre principes : recentrer l’EPLE sur ses missions d’enseignement et d’éducation, simplifier et sécuriser le fonctionnement administratif de l’EPLE, constituer progressivement de véritables pôles administratifs opérationnels dans les EPLE, contribuer à la qualité des relations de l’EPLE avec la collectivité de rattachement et avec son environnement. Tous les quatre sont pertinents pour le fonctionnement des écoles. La Charte des pratiques de pilotage des EPLE pourrait donc inspirer une démarche similaire en faveur des écoles.

 

Amélioration de l’efficience

 

Les différences de dotation entre les écoles conduisent à ce que les moins bien loties travaillent dans des conditions matérielles rudimentaires, ce qui les rend peu à même d’exécuter leurs missions, ce qui les handicape dans leur mission d’améliorer leurs performances. En sus des mesures suggérées dans la septième recommandation de ce rapport, ces écoles ont besoin d’être particulièrement soutenues.

C’est pourquoi il est suggéré de faire des écoles primaires un lieu prioritaire de la modernisation de la gestion publique. Il conviendrait de s’efforcer de mettre les moyens d’administration les plus efficaces au service de la gestion des écoles. On se souviendra que ces moyens peuvent être du matériel, certes, mais aussi des procédés. L’on songe avant toute chose à l’administration électronique, dont les écoles ont vocation à être les bénéficiaires prioritaires, particulièrement en zones rurales, à l’instar de ce qui est en cours de développement avec les écoles numériques rurales.

 

Des efforts doivent aussi être faits en matière de mise en commun de ressources, et ce indépendamment des efforts plus généraux sur l’accroissement de la taille moyenne des écoles. Par exemple, pourraient être envisagés des secrétariats téléphoniques communs à plusieurs écoles et pouvant répondre à des questions de détail des usagers. Cette mise en commun de ressources ne serait pas non plus sans intérêt du strict point de vue des amortissements comptables.

L’accroissement des compétences individuelles est elle aussi source de gains d’efficience, ce qui renforce d’autant les enjeux liés à la formation des directeurs dans tous les aspects de leur métier.

De plus, les soutiens mis à la disposition des écoles doivent être accessibles sans coût excessif (temps d’attente rédhibitoire par exemple). Si, comme cela a été dit lors des auditions, les experts chargés de conseiller les équipes pédagogiques ne sont pas suffisamment accessibles, celles-ci risquent d’avoir à se débrouiller par leurs propres moyens.

Le directeur d'école est d’autant plus exposé à ce danger qu’il doit jongler entre des attributions variées et qu’il n’a pas toujours des experts pour l’assister ou le seconder. Cet argument rend d’autant plus opportun de renforcer le rôle de conseil des services académiques envers les équipes des écoles.

 

Temps de travail disponible

 

Une première piste est évidemment de renforcer les écoles en personnel : un AVS soulage grandement l’équipe éducative en cas de scolarisation d’enfant handicapé, tout comme un EVS peut apporter un réel soutien en matière, par exemple, de secrétariat et de comptabilité.

La comparaison entre le personnel non enseignant dont dispose un collège, fût-il de très petite taille, et une école, fût-elle de grande taille, est édifiante : quand le principal de collège dispose d’un principal adjoint et/ou d’un conseiller principal d’éducation, d’assistants d’éducation, le directeur d'école a éventuellement un EVS qui vient le soulager. C’est là une illustration de la préférence marquée de la société française pour le second degré par rapport au premier, qui n’existe pas dans les discours mais saute aux yeux à la lecture des comptes.

Cela étant, ajouter du personnel ne suffit pas en soi : le droit de tirage sur les ressources publiques n’est concevable que s’il s’accompagne d’une amélioration de l’efficience.

« Les obligations administratives entrent clairement en conflit avec les attributions pédagogiques sur la liste des priorités des chefs d'établissement et occupent 34 % de leur temps »

Cet exemple néo-zélandais, s’il manie des concepts très imprécis (« obligations administratives ») et si l’absence d’une norme idéale à laquelle comparer ces 34 % empêche de lui daigner valeur probante, confirme que l’impression de consacrer trop peu de son temps à son cœur de métier est un sentiment largement répandu.

Plus peut-être qu’à l’augmenter, l’enjeu consiste à mieux ajuster la répartition du temps de travail entre le temps « utile » et le temps « moins utile », à s’efforcer d’identifier ce que les économistes appelleraient l’utilité marginale du temps de travail consacré à une tâche donnée. Est-il plus utile que je précise les formulations contenues dans ce projet de courrier ou que je téléphone aux parents de cet élève dont le maître constate qu’il éprouve de soudaines difficultés dans ses études ?

Est-il plus utile que je débatte plus longuement de l’emplacement de la signalétique dans les couloirs ou que je prenne l’attache de l’IEN pour lui indiquer que l’équipe pédagogique suggère l’ajout au catalogue des formations académiques d’un module consacré par exemple (fictif) à l’utilisation des tableaux blancs interactifs dans le cadre de l’apprentissage de la lecture ?

En tout cas, les arbitrages que le directeur doit rendre sans cesse sur l’organisation de son temps de travail ne doivent pas se faire au détriment de son action de leader pédagogique, ni du rôle qui est le sien pour aller à la rencontre des parents les plus éloignés de l’école. Ce sont des parents dont il est possible de dire qu’il ne faut pas seulement les attendre et les accueillir, mais bien aller les chercher. Tel pourrait être un des apports les plus visibles des directeurs à la réussite de tous les élèves.

 

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Parmi les hypothèses qu'il suggère, le Député écarte la création d'un corps spécifique de directeurs d'école. Ainsi que nous l'avons toujours écrit dans nos articles, cette mesure ne serait pas compatible avec la politique de RGPP initiée par le gouvernement.

Ainsi, déclare Frédéric Reiss, "elle irait à rebours de la politique actuelle de réduction du nombre de corps de la fonction publique, motivée par le désir d’avoir des corps plus peuplés, pour à la fois faciliter la mobilité des fonctionnaires et la gestion du service public".

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des élus
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commentaires

thierry fabre 17/10/2010 13:00



Le Député écarte la création d'un corps spécifique de directeurs d'école. Ainsi que nous l'avons toujours écrit dans nos articles, cette mesure ne serait pas compatible avec la politique de RGPP initiée par le
gouvernement.


Mr Reiss le dit dans son rapport. Dont acte...


Le rédacteur de Directeur en Lutte l'a toujours dit dans ses articles. Dont
acte également...


Mais acter cela n'est qu'un simple constat, et ne signifie en rien que ce qui
est dit est vrai !


Qu'il y ait un machin nommé RGPP, je suis vaguement au courant, que cela
passe par une volonté politique de réduire le nombre de corps de l'état, je pense avoir compris. Mais...


 


Mais rien ne prouve que ce choix de réduire le nombre de corps de la fonction
publique soit un choix réellement utile pour notre pays.


Mais rien ne prouve que ce choix de réduire le nombre de corps empêche d'en
créer un nouveau. Là aussi, question de volonté politique


Et rien ne justifie, au nom de la RGPP, le refus de créer un corps de dirlos
du premier degré. Ou alors il faudra m'expliquer en quoi ce serait nocif de créer un corps pour 50 000 directrices et directeurs d'école, alors que le corps des inspecteurs du travail compte 2000
personnes et qu'il n'est aucunement envisagé de le dissoudre...


Thierry fabre



françou 17/10/2010 11:12



Ok... je viens de comprendre... site du snu....ça a déjà 3 ans...Et Reiss ne l'a même pas repris



Pascal Oudot 17/10/2010 11:05



Qu'est-ce que ce serait bien si le SNU arrêtait de nous balancer n'importe quoi et admettait que nous ne sommes plus des "enseignants comme les autres" depuis belle lurette... A quoi servent ces
oeillères? A consolider les confortables dogmes issus d'un passé SNI-PEGC, auxquels s'accrochent une de bande vieux staliniens droits dans leurs bottes? Je sens comme un frémissement, et je l'ai
écrit plus haut comme un début de tentative de raccrocher les wagons des directeurs. Tant mieux. Mais il vous faut aller plus loin, reconnaître que le GDID n'a pas tort, qu'il est un
interlocuteur valable parce que représentatif, que les choses ne peuvent plus rester en l'état voire empirer comme nous le constatons quotidiennement. Accepter n'importe quoi? Certainement pas.
Ne rien dire et ne rien faire? Non. Être directeur d'école aujourd'hui n'a plus rien à voir avec cette fausse époque bénie des hussards noirs républicains et anticléricaux. Stop à
l'imagerie d'Epinal, gens du SNU et de la FSU, passez au 21ème siècle. Et arrêtez de nous prendre pour des cons, à nous parler comme à des attardés incapables de réflexion, à vous planquer
derrière des pseudonymes lamentables qui ne font que souligner le mépris que vous avez à notre égard. Cessez de balancer ici votre propagande syndicale qui n'a rien à voir avec le sujet de ce
site, cela nous exaspère et encore une fois exacerbe notre ressentiment à votre égard tellement vous semblez vous railler de nous. Soyez adultes!



françou 17/10/2010 11:00



Ouhhhhh comment qu'ça fait du bien! Merci JR. Ce Frédéric Saujat moi je vote pour!!! Enfin du construit après de l'écoute! nous sommes loin des revendicationnettes des gégéraldines et consorts du
06. Bon maintenant je cherche quand il l'a dit , où, devant qui...



JeanRoger lou Nissart 16/10/2010 22:49



Ca vous rappelle quelque chose:


Entretien avec Frédéric Saujat, Maître de conférence en psychologie.
Alors que se tiennent les Etats généraux de la direction d’école, Frédéric Saujat ouvre la discussion.
 D’après vos observations du fonctionnement de l’école parleriez-vous d’un « métier » en ce qui concerne la fonction de directrice ou directeur ?

Si je reprends la définition que j’utilise dans mes travaux, le terme « métier » relève à la fois du sentiment d’appartenir à une histoire commune, à une culture commune, ce qui conduit à la
construction de compétences partagées. Il y a quelque chose de cet ordre là dans ce qui caractérise l’activité du directeur. Il ressort des travaux conduits auprès d’eux qu’il y a une résistance
à parler de « métier ». La volonté de garder la continuité avec l’activité de l’enseignant est assez marquée. Beaucoup d’entre eux tiennent à conserver une part d’activité d’enseignement.
Parallèlement, la fonction a beaucoup évolué ces dernières années avec une charge de travail qui s’est accrue à la fois sur le plan qualitatif et quantitatif. Les tâches se sont démultipliées
sous une forme de prescriptions qui évolue vers une « sur-prescription » des objectifs et une « sous-prescription » des moyens pour les atteindre. Ces prescriptions leur demandent d’engager
beaucoup d’eux-mêmes, de construire des compétences nouvelles. Cela rapproche cette activité d’un métier à part entière qui mobilise des compétences spécifiques différentes de celles que mobilise
l’enseignant. Les directeurs évoquent souvent le défaut de reconnaissance de leur activité y compris chez leurs collègues pour tout ce qui relève du travail non visible. Le fait de reconnaître
que c’est un métier pourrait être un opérateur de reconnaisance de cette activité. C’est un point névralgique qui mériterait d’être travaillé avec les directeurs.
 Quels types de compétences demandent cette fonction ?

Quand on regarde une journée de travail d’un directeur, ce qui frappe c’est la multiplicité des tâches, sur des domaines très différents. Avec des sollicitations qui viennent à la fois de
prescriptions descendantes (la hiérarchie, l’institution, avec tous les relais que l’on peut imaginer jusqu’à l’IEN de circonscription) mais aussi des prescriptions ascendantes qui viennent soit
des usagers de l’école (les parents, les élèves), soit des collègues, soit des problèmes survenus dans l’école. Les compétences qu’il doit mettre en oeuvre sont de plusieurs ordres : des
compétences organisationnelles, des compétences d’animation de l’équipe pédagogique, des compétences de contrôle. Compétences classiques du manager mais auxquelles s’ajouterait la spécificité de
l’activité de directeur. A ce titre là, cette activité à un caractère inédit qui appelle une formation de bien plus grande ampleur que celle qui est proposée actuellement.
 Justement comment décliner ces compétences en terme de formation ?

La formation des directeurs est plus une information sur le travail prescrit, les missions du directeur, sur le fonctionnement de l’école qu’une formation à partir de l’activité réelle que le
travail de direction requiert. Elle est très courte. Au Québec, ils sont formés sur 3 ou 4 ans avec une formation universitaire de haut niveau. Cette formation se fait en alternance et à partir
de l’activité et des préoccupations issues de l’activité. C’est loin d’être le cas en France où la formation laisse de côté tout un pan de leurs préoccupations. Les tâches sont relativement
cadrées pour tout ce qui touche à l’aspect administratif. En revanche pour tout ce qui relève de la dimension pédagogique, conduite de réunion, impulsion du travail d’équipe, élaboration du
projet d’école… il n’y a quasiment aucune formation ni même aucune prescription en terme opératoire qui les aide. Les directeurs sont obligés de se débrouiller avec ce qu’ils savent faire en
puisant dans leur propre expérience d’enseignants mais ils n’ont absolument pas d’outils professionnels mis à leur disposition pour mener à bien ces tâches-là. Ils essaient d’être efficaces
malgré tout mais avec un sentiment de travail à moitié fait. Le souci de bien faire les tenaille mais l’urgence, les activités interrompues ne leur donnent pas la sérénité qui leur permettrait de
mener à bien tous les dossiers… Certains se retrouvent à terminer le travail après la fin de leur journée voire le weekend. La charge de travail est considérable y compris sur le plan
psychologique, ils restent préoccupés.


Una baietta à Babazouc et à Gégé



Pierrot Lombard 16/10/2010 17:01



le problème, ThéoGégéDédelBabazouc, c'est que tu es que dans la déclamaton d'axiomes complètement abscons.


Et sois certain qu'il n'y aura pas de négociation,
contrairement à ce que pense et dit Pierrot. C'est un mot que ce gouvernement ne connait pas. Vois ce qui se passe avec les retraites. Alors, que reste-t-il ? Les manifs et la grève, hélas !


Phrase terrible, qui révèle:


> un mauvais positionnement "syndical" (qui n'a pas à s'opposer à un gvt en particulier, Chérèque sait le
rappeler, il n'a pas à choisir son interlocuteur)


> et un aveu d'impuissance (il ne reste plus que la manif et la grève...) Tu devrais ajouter qui ne sont
pas efficaces sauf à faire entrer les lycéens dans la ronde, ce qui est un autre aveu d'impuissance).


Tu as raison quand même sur un point, ce gvt, mais comme tous les autres avant, ne négocie pas.
C'est pas dans la culture, soit ils sont dans la compromission soit dans l'autisme. ça c'est leur faute et ça vient du fait que depuis 89 il n'y a plus de véritable politique éducative, pas de
vrai projet ni d'orientation, pas de choix budgétaire juste du saupoudrage pour "acheter" la paix syndicale. Aujourd'hui, et quand il n'y a plus de graines, plus de paix.


Mais négocier, c'est savoir balayer devant sa porte. Nous avons des syndicats majoritaires qui
ne "savent" pas négocier.


Pourquoi? Ben parce que les mandats du SNUipp (pareil pur la cgt, et c'était vrai pour la
CFDT...) sont flous, alambiqués (on revendique du temps pour la direction, on demande la suppression de l'AP pour TOUS les enseignants..)


Alambiqués parce que ces mandats s'appuient sur une base divisée (Unité Action & école
émancipée  +  Ensemble) et une majorité fragile avec la menace permanente de voir partir 30% de leurs délégués partir vers SUD ou FO en embuscade(ce qui est arrivé à la
CFDT)...


Donc ils sont prêts à discuter (comment refuser), mais pas à négocier et encore moins à signer
quoi que ce soit avec quiconque...



henri 16/10/2010 15:29



casser l'école républicaine au profit du privé. D'ailleurs, ça porte ses fruits. Le public n'a plus les moyens de fonctionner correctement. Les familles s'en aperçoivent et vont taper à la
porte des écoles privées


Et Théo énonça deux âneries supplémentaires :


- si un GVT quelconque avait voulu casser l'école républicaine, en tout cas le service publc d'éducation,  il l'aurait fait depuis fort longtemps...et il est bon d'avoir aussi en mémoire le
versement de plusieurs milliards (de francs à l'époque du J. Lang à l'enseignement catholique : merci de me rappeler l'année, j'ai oublié...) L'inscription des élèves dans le secteur privé relève
malgré de chiffres qui restent contenus et je ne vois guère (ayant un CM 2 depuis des années) une hémorragie complète en faveur de l'enseignement privé (à rappeler aussi, ce qui n'est nullement
une critique, que des membres de l'enseignement public mettent aussi leurs propres enfants dans le secteur privé dès lors qu'ils peuvent échapper à des collèges "en difficulté")


- le public n'a plus les moyens de fonctionner correctement. C'est oublier (volontairement aussi) que le fonctionnement des écoles est pour une grande part l'affaire des communes dont
certaines sur ce plan-là sont plutôt très favorables à l'existence d'écoles bien dotées en matériel, en locaux, etc. Dire que les écoles ne fonctionnent pas correctement est une foutaise, pire un
mensonge !


Sur les directeurs, qu'as-tu à nous dire d'une peu censé, Théo ?



Noé BABET 16/10/2010 12:36



Je veux un statut


Cessons de nous quereller sur n'importe quoi .


Pour des éducateurs que nous sommes , c'est d'une bassesse , au vue des différents commentaires sans queue , ni tête


 .



Pascal Oudot 16/10/2010 12:20



Les manifs et la grève, hélas !


 


Ah ah ah! Depuis plus de trente que je rame dans le métier, je ne compte plus le nombre de grèves et de manifs inutiles. C'est votre seul moyen d'action? Putain, ça c'est ce que j'appelle une
belle prise de conscience de votre incapacité à trouver d'autres idées comme de faire un bilan de votre action. Minable.



RAMEY 16/10/2010 11:40



@ Théo62 Commentaire n°242 posté aujourd'hui à 10h07

« Alors, que reste-t-il ? Les manifs et la grève, hélas ! »

Si les « manifs et la grève » en particulier, et les actions syndicales dispersées et coupées de la base en général étaient efficaces, ça se saurait et nous n’en serions pas où
nous en sommes (dégradation de nos salaires depuis des dizaines d’année, retraite, …).

En ce qui concerne l’école, l’absence d’interlocuteur reconnu par un statut contribue à la rendre un peu plus vulnérable. Proviseurs et principaux discutent sur un pied d’égalité avec les IEN par
exemple. Les directeurs n’ont qu’à obéir aux injonctions de l’IEN.

Tant que les dirigeants syndicaux n’auront pas compris que les directeurs qui demandent un statut ne souhaitent pas devenir de « petits chefs », tant qu’ils invoqueront un
« CMD » dont les adjoints ne veulent pas et inapplicable (les responsabilités ne se partagent pas), ils se mettront à dos une partie de leur base, se priveront de relais précieux dans
les écoles et ils contribueront à dégrader un peu plus la situation de l’éducation nationale, se faisant ainsi les « alliés objectifs du
gouvernement » selon la formule consacrée.

J’aimerais me tromper, mais autant je crois en la sincérité du militant de base, autant je m’interroge sur celle des dirigeants syndicaux : il est parfois bien difficile de renoncer au pouvoir
obtenu et le maintien de ce pouvoir peut devenir l’objectif principal, au détriment des aspirations de la base.

Quand les syndicats et notamment celui qui se dit le premier reviendront-ils à des pratiques intelligentes et DÉMOCRATIQUES ?

JC-RAMEY-directeur-d’école-en-ZEP-non-RAR-donc-sans-moyen-et-qui-veut-un-statut

PS : je continue quand même à manifester, mais plus pour exprimer une solidarité que dans l’espoir de gagner.

PPS : Méfi! sans espoir, la voie est ouverte à toutes les dérives.

JC-RAMEY-directeur-désabusé



JeanRoger 16/10/2010 11:19



On peut  Theo partager ce que dit JC Ramey et ce que tu dis et en grande partie je partage. Sauf que deux choses:


1. On est ici sur un forum de directeurs qui revendiquent un statut. Ce dont tu ne veux pas et c'est pour ça que tu t'évertues tout le temps à essayer de noyer le poisson dans ton océan de
revendications syndicalo-politique


2. Tu n'as pas les c. de dire qui tu es et donc tu restes un simple troll anonyme, un pauvre type sans envergure, dont le seul but, poussé par une idéologie rétrograde, est de détruire la
revendication légitime des directeurs. Tu n'es rien Theo.



Théo62 16/10/2010 10:07



@JC RAMEY
Excellente annalyse. C'est ce que n'arrêtons pas de dénoncer au grand dam de certains, ici. On pourrait même allonger ta liste en multipliant les exemples.

Là où je diffère un peu, c'est dans ta conclusion sous forme d'interrogation :
"Reste à savoir si c’est l’incompétence qui l’emporte sur la mauvaise foi et le mensonge ou le contraire"

En fait, je pense qu'il ne s'agit ni d'incompétence, ni de mauvaise foi ou mensonge. Non, c'est pire. C'est du cynisme et ça n'a qu'un but : casser l'école républicaine au profit du privé.
D'ailleurs, ça porte ses fruits. Le public n'a plus les moyens de fonctionner correctement. Les familles s'en aperçoivent et vont taper à la porte des écoles privées.
Et c'est loin d'être fini. Les travaux de démolition vont se poursuivre. Et tu verras ce qui adviendra du rapport REISS. Ne seront prises que les mesures qui permettent de faire encore et
toujours des économies. Le reste, l'amélioration du fonctionnement des écoles, ça sera oublié. Comme d'habitude. Et sois certain qu'il n'y aura pas de négociation, contrairement à ce que pense et
dit Pierrot. C'est un mot que ce gouvernement ne connait pas. Vois ce qui se passe avec les retraites. Alors, que reste-t-il ? Les manifs et la grève, hélas !



RAMEY 16/10/2010 08:03



Du discours à la méthode

DISCOURS : Le petit Nicolas nous proposait de travailler plus pour gagner plus
MÉTHODE : 2 ans de travail en plus, augmentation des effectifs des classes pour satisfaire la RGPP, etc… et simultanément un ralentissement voire un gel de la progression du
point d’indice avec augmentation de la cotisation SS, soit une baisse bien réelle de notre salaire.

DISCOURS : respect de la personne handicapée en accueillant et intégrant les élèves en situation de handicap en en classe ordinaire
MÉTHODE : classe surchargée, AVS sans statut donc sans réelle formation et mal payés, nommés au compte goutte avec des mois de retard, disparition des RASED

DISCOURS : Le socle commun de connaissances et de compétences qui est à acquérir tout au long et à l'issue de la scolarité obligatoire.
MÉTHODE : semaine de l’écolier réduite à 24 heures, professeurs non remplacés, suppression des assistants pédagogiques, etc… pour aboutir à 40% d’élèves entrant au collège sans
avoir les moyens d’en suivre les enseignements et 150 000 élèves qui en sortent sans qualification chaque année, ne parlons même pas pas de la maîtrise d’une langue étrangère ou de la culture
humaniste.

DISCOURS : passage de « l’obligation de moyens » à « l’obligation de résultats vérifiée par évaluation»
MÉTHODE : les évaluations CM2 passées en janvier avant que les notions aient été abordées en classe, évaluation sommaire en réussi / échoué, conditions de passation extrêmement
variables d’une classe à l’autre.

Comme on le voit, si le DISCOURS est noble et généreux, les mesures qui l’accompagnent, la MÉTHODE employée montre que les actes sont à l’opposé des paroles.
Reste à savoir si c’est l’incompétence qui l’emporte sur la mauvaise foi et le mensonge ou le contraire.


JC RAMEY



Hervé 15/10/2010 22:47



C'est la folie dans le sud-est. Après le 06, voilà que le 83 veut rejoindre le collectif. Impressionnant, nous sommes déjà plus de 100.


Espérons que nos amis syndicalistes de tout bord se fassent les portes paroles des revendications légitimes des directeurs/trices. On compte vraiment sur eux. Pour les plus réticents, gardons
espoir. Il ne peut pas quand même tout leur manquer. La nature serait vraiment trop injuste si elle les abandonnait dans ce manque chronique de lucidité.



Denis 15/10/2010 22:37



Un collectif de directeurs obtient une avancée pour les directeurs...?


Gaffe Gégé, gaffe... ils arrivent les noeuds au cerveau...



denis08 15/10/2010 21:51



@  Gégé


"Nous n'allons pas faire une grande réforme du collège d'ici à 2012". Il a simplement parlé de
"menus aménagements".


Oui mais, quand il reste, comme c'est mon cas, 10 ans à faire avant d'atteindre cette fichue retraite qui s'éloigne réforme
après réforme, tu penses bien que mon horizon, ça ne peut pas être 2012... Tout juste une étape, 2012. Importante, mais une étape seulement.


Mais surtout, avec des raisonnements comme le tien sur le (très) court terme, Gégé, on n'arrive nulle part.
(Une explication à l'incurie syndicale sur le dossier des directeurs/trices d'école ?)


Je pense et dis qu'il faut "essayer de voir loin", "anticiper". Tu réponds "noeuds au cerveau"...


Consternant, non ?



françou 15/10/2010 20:22



des délégués syndicaux nous apprenaient dans un mail envoyé aux écoles qu'en CAPD.......etc...etc...


Et la voilà ta culture du primaire forte!!!



Yves de Nice 15/10/2010 20:12



Concernant l'action du collectif des directeurs du 06


Et aujourd'hui des délégués syndicaux nous apprenaient dans un mail envoyé aux écoles qu'en CAPD l'inspecteur d'académie, avant même de recevoir les directeurs du collectif, répondait
favorablement à la demande du groupement indépendant en les dispensant (c'est le mot même employé par nos amis syndicaux) des heures d'aide personnalisée.


Ca ne peut que nous conforter et nous encourager à continuer ce genre d'initiative. Qui peut bien s'occuper des problèmes des directeurs, si ce n'est les directeurs eux-mêmes.



françou 15/10/2010 19:55



Je crains que la "culture du primaire forte", qui se base nécessairement sur notre tradition, n'aille à l'encontre de nos revendications d'un statut pour les directeurs. N'oublions pas de nous
recentrer sur la 4° recommandation du rapport reiss.



Géraldine 15/10/2010 19:48



Bonsoir,


Une info: ça se passe dans le 06...


Voir l'info



denis08 15/10/2010 18:41



Simple petite précision, Laurent : quand j'utilise le mot "primaire", c'est bien dans le sens "maternelle + élémentaire", pas "élémentaire" seulement (mon cher Watson... Oui, je sais, un peu
nulle, celle-là... )



laurent robart 15/10/2010 18:20



Beaucoup de pistes de reflexion intéressantes dans les derniers commentaires.


Une modeste rétribution ; conserver une culture primaire forte, OK, j'applaudis ; quant à la maternelle, avec la création des jardins d'éveil et la disparition des postes, je me demande si la GS
ne va pas être intégrée à la primaire et les 2 ( le peu qui reste ),3 et 4 ans orientés vers des structures territoriales.



henri 15/10/2010 17:41



Pensons à nos retraites mais surtout à celle de nos enfants.


Et nos petits-enfants qu'en fais-tu ? Un tel oubli est une véritable honte ! L'essentiel est de ne pas répondre aux questions et de botter en touche ! Sacré Gégé ! toujours le même...



Gégé 15/10/2010 16:51



Je pense qu’il faut pas trop se faire de nœuds au cerveau avec cette histoire de collège. Vous savez, dès que le HCE a rendu
sa copie sur le collège, Chatel a répondu à une interview dans Le Monde pour dire : "Nous n'allons pas faire une grande réforme du collège d'ici à 2012". Il a
simplement parlé de "menus aménagements".
"Dès la prochaine rentrée…, dans une partie des collèges (ceux des RAR, RRS et CLAIR), nous pouvons mettre en place dès la rentrée 2011, un accompagnement personnalisé, financé par les heures
non affectées…En troisième, une initiation plus poussée à la formation professionnelle pourrait toucher, une journée par semaine ou tous les quinze jours, les élèves se destinant à ces
filières".
On voit tout de suite ce qu’il va en faire en faire du rapport… puisque il pense déjà à la reconstitution des filières bannies par le rapport… Autrement dit, le rapport…
Non, pour l’instant, la priorité du moment, c’est la réforme des retraites. Demain, grande manif et nouvelle grève mardi 19/10. Pensons à nos retraites mais surtout à celle de nos enfants.



denis08 15/10/2010 12:27



Pierrot, ce que tu as écrit dans ton dernier post me convient tout-à-fait.


La question de l'école du socle pose, re-pose, la question du collège, de sa place, de ses
missions dans le système éducatif français et, pour nous directeurs d'école, nous devons nous y intéresser, ne serait-ce que pour avoir quelques longueurs d'avance le jour où des propositions
concernant le collège (qui est également en débat d'actualité, si j'en crois par exemple le site du SE) arriveront sur la table, impactant, par ricochet nos demandes ou revendications de
directeurs premier degré (notamment la revendication d'un statut).


Je crois que, hélas pour la complexification que cela entraîne, tout se tient.



Grégoire 15/10/2010 12:17



D'où l'impérieuse nécessité d'un statut !



Zellof 15/10/2010 09:35



"la tendance d'absorption quand il y a "regroupement" est toujours en faveur de celui qui est au-dessus"


Peut-être avez-vous vu cette info.



Des professeurs des écoles au collège


Le rec­to­rat de Paris pro­pose à des pro­fes­seurs des écoles d'assurer des rem­pla­ce­ments dans le secondaire.



Le rec­to­rat de Paris a pro­posé à des pro­fes­seurs des écoles « sans affec­ta­tion sta­bi­li­sée » d'effectuer des «
mis­sions de sup­pléance » dans le second degré. Selon une lettre datée du 13 sep­tembre, « un entre­tien péda­go­gique sera pro­posé aux ensei­gnants qui se por­te­ront can­di­dats ».
Ces ensei­gnants conser­ve­ront leur sta­tut de pro­fes­seur des écoles.


Pour la sec­tion pari­sienne du Snes, le prin­ci­pal syn­di­cat du second degré, l'offre est « inac­cep­table du point de
vue du res­pect des qua­li­fi­ca­tions et des métiers ». Aux yeux de Thierry Ananou, « ensei­gner dans le secon­daire et dans le pri­maire, ce n'est pas le même métier ». Le
secré­taire aca­dé­mique du Snes voit dans cette mesure « le résul­tat d'une baisse du nombre de pro­fes­seurs titu­laires rem­pla­çants dans le second degré » qui serait, selon lui,
passé de 915 à 610 en deux ans.


L'analyse minis­té­rielle est sen­si­ble­ment dif­fé­rente. Pour Luc Chatel, « cela a tou­jours existé, même si c'était
mar­gi­nal ». Le ministre de l'Éducation trouve par ailleurs une cohé­rence péda­go­gique à la démarche qui « s'inscrit dans la logique par­faite du socle et du néces­saire
ren­for­ce­ment entre pre­mier degré et col­lège », d'autant que les pro­fes­seurs des écoles « ont [...] la plu­part du temps des diplômes équi­va­lents à ceux des pro­fes­seurs du
second degré ».


Evoquant des « sur­nombres » dans le pri­maire et « des ten­sions dans les capa­ci­tés de
rem­pla­ce­ment à certaines périodes de l'année dans le second degré », Luc Chatel estime donc « nor­mal » que les aca­dé­mies gèrent « de la manière la plus intel­li­gente
pos­sible ce genre de situation ».


L’inverse serait-il envisageable même si comme le dit Chatel, les
PE ont des diplômes pour la plupart équivalents à ceux des profs du secondaire ? Qui peut croire qu’on demanderait à un prof de 6ème d’assurer un remplacement en CM2 ? Même
si n’a rien à voir avec le problème des dirlos, ça traduit un état d’esprit qui en dit long sur ce qu’on pense de nous en haut lieu.


Qu’on y prenne garde si on ne veut pas se faire bouffer. Il est certain que beaucoup de petits collèges sont appelés à
disparaitre. Et même si le collège n’est pas de leur compétence, les maires verraient d’un mauvais œil la fermeture du collège de leur commune. Dans pareil cas, si on leur propose la fusion
école-collège, ils signeront des deux mains pour conserver un collège dans leur ville et donc ne pas voir partir une partie de leur population. Le danger est réel et comme l’ont dit d’autres
collègues, le dirlo risquerait de devenir un sous-fifre du principal de collège. N’oublions pas qu’ils sont chef d’établissement et que nous ne sommes qu’enseignants chargés de direction. La
distinction n’est pas que subtile. Elle a un sens qui ne plaide pas en notre faveur.




Pierrot Lombard 15/10/2010 08:00



Beaucoup moins acerbe sur ce point du rapport..  et je n'ai pas d'idée à priori préconçue..


T'as un coup de blues Che? (c'est pour rire).


J'apprécie la façon dont denis08, braque le projecteur sur cet aspect du rapport, car, pour ma
part, c'est sa véritable conclusion, vers quoi il veut tendre en employant la "politique des petits pas".


La cohérence est indiscutable et rien à ajouter à ton analyse.


Mes craintes, ou plutôt les blancs à combler:


> d'abord la tendance d'absorption quand il y a "regroupement" est toujours en faveur de
celui qui est au-dessus. Le collège est devenu un petit lycée (sans les regrettés PEGC), mais même chez nous, la GS ressemble trop souvent à un petit CP, et ce malgré l'insistance des programmes
qui demandent plutôt le contraire... juste pour faire plus "prof", plus sérieux (faut voir les réunions de cycle II). Cette tendance, avec la mastérisation risque de s'accentuer.


Donc 1: réaffirmer (retrouver) une culture du PRIMAIRE forte.


> Ensuite, au niveau de la "gouvernance", c'est le pot de terre contre le pot de fer.
Juridiquement et administrativement les collèges sont prêts à satelliser les écoles de leur secteur. Cela sauverait pas mal de petits collèges, consoliderait les gros... Mais, dans ce cas on
n'est plus dans la cohérence éducative républicaine, mais dans une lutte de "pouvoir".


Donc 2: réaffirmer (retrouver) une culture du PRIMAIRE forte.


> Enfin, pour le moment, l'école du socle ne concerne pas la maternelle. Un peu par les
programmes mais pas du tout par l'âge.


La tentation peut-être forte d'isoler les écoles maternelles, récupérer les profs et, pourquoi
pas, les livrer au communes, l'école du socle étant prise budgétairement en charge par l'intercommunalité...


Et sans l'école maternelle, l'élémentaire sera très vite collégialisé.


C'est pourquoi, je peux considérer l'école du socle commun (pour toutes les bonnes raisons
avancées par denis08) comme un objectif, mais au préalable il faut:réaffirmer (retrouver) une
culture du PRIMAIRE forte.






Grégoire 15/10/2010 07:35



Beaucoup d'interrogatins donc mais pas d'apriori.


Intéressant Che ton propos sur la continuité/discontinuité des apprentissages chez l'enfant. As-tu une source pour ma culture perso?


Voilà un débat : on cerne le sujet on pose la problèmatique et le tout sans prêt à penser ni  oukases. D'où le ton.



Pascal Oudot 15/10/2010 07:34



Pas venu depuis cinq jours, pas eu le temps. Mais je vois que pendant mon absence le nombre de commentaires sans queue ni tête a franchement augmenté, le nombre des courageux trolls anonymes
aussi. Curieux, mais je ne suis pas vraiment surpris.



henri 15/10/2010 06:38



Suite au commentaire de denis08.


Rien n'est ni tout blanc ni tout noir et décrier les RAR (ou tout autre dispositif école-colège) ou les glorifier n'amène rien. Cependant, on peut se poser quelques questions et notamment
(puisqu'elle nous concerne, nous dirlos, en premier lieu) sur la place et le rôle des directeurs d'école dans une rapprochement qui engloberait les écoles dans le réseau dont le colège serait le
pivot.


Simple courroie de transmission du principal du collège ? Que deviendrait le Projet d'école s'il ne devait être qu'un prolongement (une copie ?) du Projet d'établissement ? (et dans ce cas, le
directeur "secrétaire" du principal ?) Les écoles seraient-elles soumises à une évaluation au regard des attentes en terme de "réussite" du collège ?


Si effectivement, un tel rapprochement complet (même s'il s'amorce ou fonctionne quelque peu ici ou là) semble lointain, car le rapport entre Municipalités (qui tiennent à "leurs" écoles) et
Conseils Généraux (bâilleurs de fonds des colèges) ne va pas forcément de soi, il semble qu'il faille être vigilants quant au devenir des directeurs si la "fusion" venait à entrer dans la
pratique...



che 14/10/2010 23:24



Beaucoup moins acerbe sur ce point du rapport.. C'est pour moi assez nouveau même si il y a une logique globale au regard des différentes 'inovations" récentes (livret de
compétence, évaluations, outils passerelles plus ou moins fortement conseillés, tendance de certaines conférences pédagogiques, B2I, APER, APS etc) et je n'ai pas d'idée à priori
préconçue.. Ce point demande relecture approfondie pour ma part car je n'ai pas complètement compris ce que recouvrait "le grand titre".. Plus encore cela demande a être étudié.. tenants,
aboutissants, risques, En deux mots qu'est ce que cela recouvre.. A réfléchir aussi au plan pédagogique.. Il faut quelquefois se méfier des fausses bonnes idées et sur la sujet de la fameuse
"continuité" pédagogique, il y a à réfléchir par rapport à l'évolution de l'enfant et à son mode d'apprentissage qui lui n'est pas forcément aussi "continu" qu'on veut le croire.


à lier au livret de compétences pas si neutre que cela et qui repose sur un concept pédagogique particulier au plan de l'étagement présumé des savoirs.


J'ai pas trop d'avis pour l'heure et le point demande a être éclairci au niveau du concepteur du rapport..


che



Grégoire 14/10/2010 22:46



Voilà qui est intéressant.


Outre l'aspect républicain , il y a également la nécessité d'harmoniser les objectifs de lformation à l'échelle européenne ( dans la suite des masters licences ). L'idée en soit ne m'effraye pas
bien au contraire.
Je crois que les inquiétudes ou plutôt interrogations portent sur la place des directeurs trices du primaire dans ce dispositif qui demande à être explicité davantage. Reprendra-t-on le concept
tant récrié des référents ? Je n'y crois pas . Ton expérience dans ce domaine est la bienvenue car éclaire un peu les autres.


D'autant que le rapport marque bien que les mentalités sont encore à former et que l'école du socle commun apparait comme un but à atteindre encore très lointain.


Imaginez un peu, on continue à ne pas travailler en cycle 21 après la réforme... et que dire du projet d'école alors qu'on nous parle d'un projet d'établissement pierre angulaire des E2P ou des
réseaux  du socle commun. Vous entendez comme moi en ce moment en Conseil des Maîtres les qualificatifs que succite l'annonce des futures réunions sur ce sujet.



denis08 14/10/2010 21:10



Laissons les pâles soubresauts des Théo, Gégé et consorts pour ce qu'ils sont : de pathétiques moulinets pour faire croire que le SNUipp respire encore...


Bien plus intéressant , en effet, est cette idée d'école du socle commun.


Je ne sais pas s'il faut y voir le bien ou le mal dans cette affaire. Thierry y voit du danger. Je n'arrive pas à m'en convaincre totalement. Mais après tout, tout n'est que question d'intention
de la part des décideurs...


L'école du socle a une certaine cohérence : elle est la suite logique de ce socle commun de connaissances et de compétences qui est à acquérir tout au long et à l'issue de la scolarité
obligatoire. Imaginer une école qui évite les ruptures et dont l'identité forte serait celle-ci : l'école qui assure à tous les jeunes ce socle commun, voilà qui ne me choque pas, au contraire.
Et voilà même, je trouve, une grande idée républicaine. Je trouve d'ailleurs assez amusant, finalement, qu'après tant d'années de débat sur la question du collège (primaire supérieur vs petit
lycée), avec la victoire apparente des tenants de la deuxième thèse,  à travers un collège, unique certes mais "nettoyé " de ses PEGC (que je regretterai toujours pour ma part), nous en
arrivions finalement à une idée d'école continue de la maternelle à la 3e.


Pour travailler en RRS depuis plus de 10 ans maintenant, pour en être secrétaire (en plus de ma direction 13 classes) après avoir été coordo, je suis plutôt pour un rapprochement fort entre
primaire et collège. Nous y travaillons au quotidien dans nos RAR ou RRS et nous ne nous sommes jamais sentis, dans les écoles, en danger de cette mise à proximité du collège. Alors l'école du
socle commun, c'est comme le rapport Reiss dans son ensemble : ça mérite d'être discuté.


En revanche, une absorption des écoles par le collège (c'est une crainte de certains, si j'ai bien suivi) ne me paraît pas très plausible pour une raison assez simple à mon sens : je ne vois pas
les maires accepter facilement de perdre la compétence qui est la leur sur le premier degré, au bénéfice des départements dont on sait, réforme territoriale oblige, qu'ils seront sans doute la
première collectivité territoriale à disparaître, à terme, du paysage français.


Mais je peux me tromper...



Simon 14/10/2010 14:43



"écoles de "socle commun": personnellement je ne vois pas trop le montage que regroupe ce terme :
-  réseau (satellisation) autour du collège (type RAR) avec en plus le principal officiellement supérieur (variable : dirlo ou référents de site-quels "pouvoirs")
- élèves dans les murs du collège (c3 par ex) facilitant la liaison et donc regroupements C1, C2 dans les murs de l'école (facilitant la liaison aussi)
-autres
Dans tous les cas on peut imaginer une perte d'autonomie et d'identité de l'école mais on peut espérer un gain dans la cohérence
NB dans un rapport récent sur les RAR, il est dit que les projets sont généralement sur le collège et qu'il serait bon de 'redescende' vers le primaire



Samuel 14/10/2010 13:26



le SNUipp insiste sur sa volonté de construire sur le sujet des actions communes.


Mais sans les directeurs !




Pierrot Lombard 14/10/2010 09:50



Théo, relis bien mon commentaire.


J'y dis que personne du SE ne vient  ICI nous dire ce que l'on doit dire ou faire en nous copiant/collant leur prose syndicale, à la différence de toi, Gégé, dédel...


Et j'y dis aussi une critique de ces 2 actions qui en fait n'en font qu'une.


Et que quitte à avoir un logo d'un syndicat (je n'ai jamais écrit  qu'il n'y avait celui du SE, je ne suis pas aveugle), ça aurait plus de gueule et de poids s'il y en avait plusieurs.


Et, tu peux me reprocher de ne pas être d'accord ni avec toi ni avec la ligne que défend le SNUipp,mon impatience quelquefois, mais certainement pas la mauvaise foi.


Elle n'est pas de mon côté théo, mais du côté du SNuipp. Tu me fais penser à ce client dans "ça c'est Palace" qui cherche à coincer le directeur, et qui repart en marmonnant:


"je l'aurai un jour, je l'aurai" 


Pour terminer, si le SNUipp voulait vraiment(dans le réel ) construire une action unitaire au sujet des dirlos, elle en a eu maintes fois l'occasion et la dernière c'est la siganture du texte
commun.


À croire que l'unité intéresse le SNUipp seulement quand il l'a réclame.


De fait il se coupe des directeurs. Demande à tes collègues du 06 de te raconter la réunion du collectif des directeurs 06 qui s'est créee hier...



Théo62 14/10/2010 09:00



Mauvaise foi caractérisée, Pierrot, quand tu dis :


"La différence c'est que personne du SE vient nous faire la morale et vient nous dire ce que l'on doit dire."


 


Désolé, mais tu n’as pas lu les consignes du SE. Tu aurais vu qu’ils ont aussi un slogan qui ressemble beaucoup à celui du SNUipp.


"Je fais ce que je peux. Rendez-nous notre aide administrative"


 


Et si tu t’étais donné la peine de le regarder, tu n’aurais pas fait ce reproche au SNUipp :


"ce qui est en gros est visible au premier coup d'œil ce sont le sigle et le logo du syndicat."


 


Parce que dans le visuel de réponse aux demandes administratives
électroniques ou courriers fourni par le SE, il y a aussi leur logo… Eh oui, Pierrot, c’est plus rassurant pour un dirlo qui rame et qui manifeste sa colère d’être épaulé par une organisation
syndicale. Crois-moi, ça calme souvent les ardeurs velléitaires de certains IEN.

Quant à ta dernière affirmation  "c'est malheureux, pour une action similaire, pourquoi ne pas s'être concertés entre SE et SNUipp et d'autres" je ne la mettrai pas
sur le compte de la mauvaise foi mais plutôt sur celui de l’ignorance. Simplement, je te dirai que le SNUipp avait proposé une action
commune au SE et au SGEN qui l’ont déclinée. Du coup, le SNUipp a sollicité une rencontre pour envisager une expression unitaire. Pour l’heure, le SNUipp insiste sur sa volonté de
construire sur le sujet des actions communes.



Pierrot Lombard 14/10/2010 07:51



Est-il nécessaire de critiquer le SNUipp sur son slogan


La question ne se pose pas, Théo. Bien sûr que oui. La différence c'est que personne du SE vient nous faire
la morale et vient nous dire ce que l'on doit dire.


Sur l'action elle-même, c'est pas très bien pensé. 


>D'abord parce que cela aboutira à faire 2 catégories de Dirlos: Ceux qui n'envoient pas un
des mails et donc qui seront considérés comme ayant le temps de faire le boulot.


et quelques autres qui enverront le mail de leur syndicat et seront pointer comme incapable de
s'organiser.


> Ensuite, parce que dans la construction des images à renvoyer, ce qui est en gros est
visible au premier coup d'oeil ce sont le sigle et le logo du syndicat. Comme si c'étatit ça l'important pour les dirlos.


> Enfin, est c'est malheureux, pour une action similaire, pourquoi ne pas s'être concertés
entre SE et SNUipp et d'autres.... Alors là oui, les logos auraient eu une autre allure et certainement une autre portée.



thierry fabre 14/10/2010 07:47



Théo ?


Je réponds aux troll quand j'ai le temps...


 


Et pour revenir à des choses plus sérieuses:


on prle beaucoup de ces référents de site pour les petites écoles, moins des E2P, bien moins encore de ce projet d'écoles du "socle commun".


 


Pourtant, ce dernier point me semble bien plus dangereux en soi pour l'avenir d'une école qui se verrait "collégialisée"... Non ?


 


Thierry Fabre






Théo62 13/10/2010 23:40



Vous ne croyez pas que vous exagérez collègues ? Vous ne croyez pas que c'est surtout de l'anti-SNUipp qui vous anime ? Vous n'avez pas l'impression d'être injuste ? 
Est-il nécessaire de critiquer le SNUipp sur son slogan, genre Françou qui écrit "Faut pas s'moquer. Faire un autocollant "halte à la surcharge" ça a dû demander plusieurs
réunions". Ou alors, faut le faire aussi pour le SE qui a un slogan quasi similaire "Tant
que ces emplois ne seront pas rétablis, le SE-Unsa engage tous les directeurs concernés à prioriser leurs tâches et à les exécuter au rythme que leur impose cette situation."
Curieux ce silence concernant le SE... Pourquoi  ce "deux poids deux mesures" ? Comment le justifier ? Par une action qui serait décisive en faveur des dirlos ? Laquelle ?



merlin 13/10/2010 23:13



Le Snuipp s'occupe des enseignants chargés de direction! You know what ? I'm happy.


Dis, Dedel, ça remonte à quand la dernière fois où tu as rencontré un enseignant chargé de direction? si tu veux , on peut t'inviter et te faire visiter une vraie école , avec des vrais gamins,
de vrais enseignants pas chargés de direction et aussi une personne que tout le monde appelle " le directeur" ( si, si , ça existe!) et même  "Monsieur le directeur" pour certains parents ,
où " il est où le chef?" pour certains collègues préssés et tu vois personne ne s'en offusque... enseignant chargé de direction par contre , je n'ai jamais entendu...; trop long
peut-être............


   Finalement, tout bien réfléchi, toi et ton syndicat, oubliez-nous, vous avez tellement de causes plus nobles à vos yeux à défendre et je ne sais pas pourquoi, il me semble qu'on s'en
sortirai même mieux sans votre " aide"...... comme disait l'autre " garde-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge!"



Lionel 13/10/2010 22:55



Un (timide) pas en avant, dix pas en arrière, c'est la politique du SNUIpp.


 


Et je signe : un directeur chargé d'enseignement qui en a marre d'être pris pour ce qu'il n'est pas par les photocopieuses snuippiennes qui sévissent sur ce site.



henri 13/10/2010 18:47



Le SNUipp a sollicité le Se-UNSA et le Sgen-CFDT dans la perspective d’expression
et d’action unitaires.


"Sollicité" ? Je ne comprends pas : le syndicat "majoritaire" aurait-il
besoin de l'appui, de l'aide, je n'ose dire des conseils, de ses concurrents ?


"Perspectives" ? Ouf ! Je suis rassuré : je pensais que le syndicat
majoritaire allait rapidement mettre sur pied une action ou avait depuis tant d'années que nous l'attendons une idée franche et nette pour soutenir les directeurs d'école (pardon, les
"enseignants en charge de la direction")


"Expression" ? Avec des logos collés ?


"Action" ? (au singulier) : je suis impatient, je l'avoue...Mais ce
n'est qu'une "perspective"...


Va falloir encore attendre...



Grégoire 13/10/2010 17:55



le "  ras-le-bol " des enseignants en charge de la direction.


Ecoute
t'évite ça, ça énerve plutôt qu'autre chose.T'es plein de bonne volonté pour nous aider, on le sait, on le lit tous les jours  mais je suis pas sûr que c'est de ça dont on ait besoin
vois-tu.



françou 13/10/2010 15:10



Faut pas s'moquer. Faire un autocollant "halte à la surcharge" ça a dû demander plusieurs réunions,la commande d'un sondage, des votes (?) des demandes de devis , une commande à l'imprimeur après
le rendu du bureau d'étude du designer... ouuuuufffff! heureusement zont une décharge complète à plusieurs pour ça



thierry fabre 13/10/2010 14:45



Dis, Dedel, c'est quoi le CMD ?


Je réponds quand j'ai le temps...


Dis, Dedel, t'es vraiment dirlo ou militant profesionnel ?


Je réponds quand j'ai le temps...


Dis, Dedel, de quand elle date, la dernière action sérieuse de ton syndicat, sur la direction d'école
?


Je réponds quand j'ai le temps...


Dis, Dedel, une signature électronique à la noix, un vague auto-collant, ça va faire plier le ministère
?


Je réponds quand j'ai le temps...


Dis, Dedel, pourquoi ton syndicat propose des actions unitaires à X ou Y, mais ne répond jamais à nos
propositions d'action ?


Je réponds quand j'ai le temps...


Dis, Dedel, ça t'arrive de penser de manière autonome, de parler sans te croire obligé de copier/coller la parole
du chef ?


Je réponds quand j'ai le temps...


Dis, Dedel, tu penses arriver un beau jour à participer vraiment aux débats de ce forum au lieu de le pourrir
systématiquement, de répondre ainsi aux questions que l'on te pose au lieu de les fuir ?


Je réponds quand...


C'est tout le drame des dedel et autres apparatchiks. Y z'ont jamais le temps...


 


Thierry Fabre


 



Samuel 13/10/2010 14:15



" Je réponds quand j’ai le temps "


C'est en effet exactement la réponse du Snuipp aux directeurs !


On dirait d'ailleurs qu'ils n'ont vraiment pas le temps



Dedel 13/10/2010 13:55



Certains collègues directeurs interrogent le SNUipp pour connaître sa position sur le problème rencontré dans l'accomplissement de leur mission.

Le SNUipp a publié un communiqué que je reproduis ici à l'attention des collègues qui n'en auraient pas eu connaissance. Chacun pourra ainsi constater que le SNUipp continue de se préoccuper de
la situation des directeurs et qu'il agit pour améliorer leurs conditions de travail.



Direction


Le SNUipp s’adresse aux directrices et directeurs


 


" Je réponds quand j’ai le temps " et " halte à la
surcharge ! " sont les deux mots d’ordre que le SNUipp propose aux directeurs d’utiliser, en particulier comme bandeau électronique, dans les courriers en direction de
l’administration.


 


Parce qu’en cette rentrée les tâches administratives sont toujours plus nombreuses, le SNUipp propose aux
directrices et aux directeurs d’utiliser un logo électronique dans les mails à destination de l’administration. " Je réponds quand j’ai le temps " est un slogan
qui traduit la surcharge accentuée notamment par la suppression de l’aide administrative et qui permet aux directrices et aux directeurs de manifester les difficultés professionnelles auxquelles
ils sont confrontés. Un autocollant "  halte à la surcharge  " sera l’occasion de signaler le "  ras-le-bol " des
enseignants en charge de la direction. Alors que le rapport Reiss qui vient d’être publié évoque lui aussi les difficultés d’exercer les missions de directrice et directeur, il est temps d’ouvrir
de réelles discussions qui débouchent sur des progrès en matière de fonctionnement de l’école et de sa direction.



Le SNUipp a sollicité le Se-UNSA et le Sgen-CFDT dans la perspective d’expression et d’action unitaires.



JeanRoger 12/10/2010 23:39



Je sais que ça peut ne pas être facile. Et oui, heureusement, il n'y a pas que ça dans la vie... mais essaye donc de partager le peu de temps dont tu disposes entre directeurs en lutte et ton
association. Ca vaut vraiment le coup je pense.