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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 23:50

 

Pisa : Programme international pour le suivi des élèves 

 

Derrière cet acronyme se cache le Programme international pour le suivi des acquis des élèves. Il s’agit d’une vaste enquête menée depuis l’an 2000 par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), tous les trois ans, qui compare les compétences des élèves de 15 ans (en fin de scolarité obligatoire) dans trois domaines : compréhension de l’écrit, culture mathématique, culture scientifique. Une trentaine de pays avaient participé à la première enquête en 2000. En 2012, 65 pays (des pays membres de l’OCDE et des « entités économiques » comme Shanghai, Macao, Hongkong…) ont mis en œuvre cette enquête. 510 000 élèves — soit un échantillon représentatif de quelque 28 millions de jeunes de 15 ans scolarisés — ont planché sur les épreuves Pisa. 

 

Bien avant la parution officielle de cette dernière fournée de Pisa, Vincent Peillon avait annoncé la chute des résultats de la France. Une façon de préparer les esprits des Français du bienfondé de sa réforme sur la refondation de l’école… Depuis ce matin 11 heures, tout a été dit. Les commentaires se multiplient. Les politiques de droite comme de gauche se rejettent la paternité de la catastrophe.

Plutôt que de poursuivre dans cette cacophonie, nous avons choisi de retranscrire fidèlement et intégralement le débat qui a opposé l’ancien ministre de l’Education Luc Ferry (2002-2004) à son ami le publicitaire Jacques Séguéla. Ces deux compères et complices ont l’habitude de se retrouver dans le "face à face" de Ruth Elkkrief sur BFM. Ce lundi 2 décembre, ils débattaient gentiment des résultats annoncés de l’enquête Pisa…

 

………………………………………………………………………………

 

L. Ferry : « Ce que je dis, je le répète et je le maintiens... Moi, je dis simplement, dans l’état actuel de la France, quand les familles ne font pas le boulot, quand l’éducation n’est pas là avant l’enseignement… les mots ont un sens : l’éducation c’est les parents et les enfants, l’enseignement c’est les élèves et les professeurs… ça n’est pas la même chose. Et je dis simplement, quand l’éducation n’est pas là avant l’enseignement, l’enseignement est devenu impossible.

J’ai visité des centaines d’établissements scolaires et moi je peux vous assurer aujourd’hui que dans 15% des établissements scolaires, l’enseignement ça ressemble à du domptage et pas à de l’enseignement. Un spécialiste de l’évaluation, quelqu’un qui travaillait, je ne vais pas citer son nom, un chercheur qui travaillait à la direction de l’évaluation et de la prospective me disait que si on faisait abstraction, alors je vais dire un truc pas politiquement correct, c’est pas facile, c’est compliqué à dire mais c’est vrai, si on faisait abstraction des 15% d’établissements qui sont en perdition dans des quartiers en perdition, la France serait numéro 1 dans l’enquête Pisa. Voilà. Je pense que c’est globalement vrai. Ça demande à être vérifié mais c’est globalement vrai. Je pense qu’il y a une telle disparité entre les quartiers, entre les établissements, entre les familles, la sociologie de la France est telle aujourd’hui que les résultats ne m’étonnent pas. Et moi, je maintiens, quand je vois les maîtresses d’école de mes filles, ce sont des saintes laïques. Elles font mille fois moins de fautes de Français que les politiques. Elles sont cultivées, elles sont intelligentes. Elles n’ont qu’une envie, c’est de faire réussir les enfants. Aucun programme, aussi mauvais soit-il, n’a jamais empêché un bon prof de faire un bon cours.

 

J. Séguéla – Il faut reconnaître, c’est une catastrophe. (…) Qu’est-ce qui se passe ? C’est quand même le déclin scolaire d’abord de l’Europe. Parce qu’il y a quand même 10 ans, qui était n°1 ? La Finlande. Et puis on retrouvait la France, l ‘Allemagne, l’Angleterre… Aujourd’hui, qui est le n°1 ? La Chine. Qui est le n°2 ? La Corée. Qui est le n°3 ? Taïwan. Qui est le n°4 ? Hong Kong. N°5 ? Le Japon… Et vous pensez qu’il n’y a pas un déclin ? Vous croyez qu’on peut toujours avoir la tête haute ? Non ! ça ne va pas ! Et pourquoi ça ne va pas ? Parce que le système scolaire, il est compétitif et il est rébarbatif. Moi je le vois bien avec mes deux petites jumelles qui ont 14 ans. Moi, j’ai honte. A 11 h du soir, je plis mon crayon et mon papier, je vais me coucher. Elles vont travailler jusqu’à 1 h. C’est pas possible ! J’ai une proposition à faire au ministre : que les enfants travaillent moins et que les professeurs travaillent plus. A la condition qu’ils aient le respect, qu’ils aient la reconnaissance, qu’ils aient la sécurité…

 

L. Ferry – …qu’ils soient mieux payés…

 

J. Séguéla - …et qu’ils aient la rémunération.

 

L. Ferry – Au secours… D’abord, j’ai regardé évidemment toutes les enquêtes de Pisa avant de venir. Et puis je les connais, je les connaissais par cœur. Il y en a tous les 3 ans. 2003, 2006, 2009. C’est totalement faux qu’on était bien classés avant. J’ai regardé 2003. C’est très intéressant : il n’y avait que 40 pays à l’époque et on était exactement au milieu de la classe. On était, en gros, 20ème sur 40. On n’était pas très bien classés. On était derrière la Belgique et la Suisse. Et l’Allemagne était très mal classée…

Simplement, ce que je veux dire, c’est que, quand vous regardez les pays qui sont très bien classés, c’est très étonnant en effet (…) tous les pays, mais c’est pas un hasard, c’est quoi ? C’est Hong Kong, c’est la Corée, c’est la Chine, c’est le Japon, etc. C’est-à-dire des pays dans lesquels l’éducation traditionnelle, ils n’ont pas les 35 h là-bas, l’éducation traditionnelle, le goût du travail… et la force de la famille est là. Quand vous regardez, par exemple en Suisse, plus un canton est archaïque, plus vous allez vers le Valais… meilleurs sont les résultats. C’est-à-dire quand l’éducation précède l’enseignement, ça marche. Quand l’enseignement n’est pas précédé… encore une fois… Moi, je te mets dans une classe préprofessionnelle dans le 9 cube un peu délicate, tu ressors en tutu au bout d’un quart d’heure… C’est ça la réalité des choses…

 

J. Séguéla – Moi j’ai mis 8 ans à passer mes bacs… Mais moi, je veux tacler le ministre… Quel est le problème ? C’est qu’on a besoin d’une stabilité dans l’Education. Or, chaque ministre de l’enseignement a voulu faire sa loi pour avoir son dans le dictionnaire. Ça peut pas marcher comme ça. Moi, je propose de faire un Pisa pour les ministres…

 

L. Ferry - …et moi, je propose un Pisa pour les familles. Voilà, je propose un Pisa pour les parents. Je prétends que les parents ne font plus leur boulot et que quand les parents ne font plus le boulot, les profs ne peuvent plus faire le leur. Voilà…

 

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Prochain article : les discussions sur le métier de directeur d’école

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pierre Lombard 12/12/2013 11:25


Les arbitrages sont tombés pour les directeurs.


la reconnaissance du métier confirmée (textes juridiques + carrière = statut) 


et une amorce sur les moyens.

merlin 08/12/2013 19:01


Il semble quand même de plus en plus évident qu'une autonomie accrue des établissements serait UNE des solutions pour résoudre un certain nombre de problèmes.


Donc oui, il serait nécessaire que les écoles aient à leur tête un directeur qui ait le temps et les moyens de faire son boulot . Comment peut-on encore défendr el'idée qu'un établissement de 200
élèves ou plus puisse fonctionner efficacement sans personne à sa tête? On gère le quotidien à la grande limite avec un jour de décharge, alors circulez et puis pour revenir à Pisa, un peu trop
facile de nous mettre tout sur le dos: je le répète, la gouvernance des écoles n'est qu'un aspect du problème ( mais sur ce site , c'est celui qui nous interesse au premier ... chef....lol.)

Pascal Oudot 08/12/2013 09:05


Non mais franchement, ces résultats vous étonnent, vous? Ils correspondent bien à ce que nous voyons sur le terrain. Depuis combien d'années nous acharnons tous pour sortir certains de nos élèves
de la mouise, avec de plus en plus de mal? Ce sont hélas les interprétations qu'en fait la presse -surtout l'AFP- que nous commentons, car il faut admettre que le dossier d'enquête est une somme
illisible tant elle est dense. Reconnaissons que pour une fois on ne nous tombe pas dessus à bras raccourcis, alors qu'en toute sincérité je ne vois partout que des enseignants qui s'acharnent
avec courage et ténacité.

hreip 07/12/2013 20:00


"Oui au débat courtois, non à la caricature ! "


Et bien je te propose de dénoncer les interventions intempestives de Zézette à la direction du Snuipp.


Dois-je te rappeler ces différentes prises de position AU NOM DU SNUIPP ?


Donc OK pour un débat, mais je t'en prie, fais le ménage d'un DRH devant la porte de ton syndicat... Après on pourra reprendre ce fil de discussion.


 

Pierre Lombard 07/12/2013 17:58


Peut-on aborder sérieusement un sujet important sans immédiatement voir les
antisyndicalistes primaires montrer les dents et cogner sur le SNUipp-Fsu ?


Tu n'as pas tort, mais il faut t'en prendre à Gégé et à lui seul. C'est lui, au
nom du SNUipp qui pourrit chaque fois et le plus tôt possible les discussions.

christian 07/12/2013 15:07


Et qu'apportent les contributions de votre niaiseux de service, le susdit gege?

Théo62 07/12/2013 14:32


Peut-on aborder sérieusement un sujet important sans immédiatement voir les antisyndicalistes primaires montrer les dents et cogner sur le SNUipp-Fsu ? Nous avons ici un débat qui devrait porter
exclusivement sur les résultats scolaires analysés par l'enquête Pisa. Partant de là, on doit pouvoir se poser la question de la gouvernance de l'école qui est mise en avant par certains pour
dire que d'elle dépend l'amélioration des dits-résultats. Nous n'avons pas les mêmes points de vue sur le sujet. Soit. Echangeons mais ne nous faisons pas insulter en permanence par des
commentateurs qui n'interviennent que pour régler leurs différends avec les syndicats. Qu'apporte la contribution de Christian ? Est-elle en lien avec l'article ? Apporte-t-elle une once de
solution au grave problème soulevé par Pisa ? Oui au débat courtois, non à la caricature ! 

christian 07/12/2013 10:38


Un conseil au SNUIPP déjà bien coincé avec ses luttes de tendances entre cocos et gauchos (c'est à peine caricatural):


Ce site étant fréquenté par des personnes qui réfléchissent et essaient de penser par eux-mêmes, vous devriez nous déléguer un personnage d'un niveau supérieur parce que lire les crêtineries
qu'il nous sort à chaque intervention ça ne donne pas une bonne image de la qualité de votre réflexion. A moins que l'image soit fidèle et ce n'est pas exclu.


 

Gregoire 06/12/2013 15:59


En quoi un statut serait source d'amélioration des résultats ?


Ben moi cela me rappelle un truc que même Gégé peut comprendre.


En 1921 l'URSS crève de faim suite à la collectivisation forcée des campagnes. On décide d'autoriser un jardin privatif pour chaque moujik en complément du travail au kolkoses. Résultat : fin de
la famine et explosion de la production maraîchère.


C'est juste pour dire que quand on libère les énergies et que l'on fait confiance au terrain cela marche. Un dirlo leader pédagogique bénéficiant d'une certaine autonomie de gestion et
d'objectifs clairs évalués peut créér avec l'aide de ses collègues les conditions de la réussite.


Condition nécessaire mais non suffisante : je rejoins Ferry l'instruction se fait sur des esprits éduqués . A chacun son boulot. Mais voilà on a dit partout depuis 30 ans ( moi le premier) que
l'école pouvait tout y compris transformer la société et les gens nous ont pris au mot. A nous faire le job maintenant.


 


 

Pierre Lombard 06/12/2013 09:52


@ Densi


à lire ton expérience on se rend bien compte que l'on peut changer les "pratiques" en agissant sur la "structure". C'est quand même l'objet de la Refondation.


La reconnaissance du métier de directeur est acquise.


Un référentiel-métier, un guide juridique, tous 2 "textes opposables", des points d'ancienneté "direction", une validation des acquis et un "GRAF" pour le déroulement de la
carrière des directeurs desinent bel et bien les contour d'un staut spécifique du directeur. On sort du statu quo et de l'amélioration de l'existant pour nous installer en leader pédagogique,
responsable fonctionnel et interlocuteur des partenaires locaux reconnus comme tels.


 missions + prérogatives propres + "carrière" spécifique = métier.


2 petites choses encore:


- l'entrée du dossier est celle que nous souhaitions: le directeur d'école (et pas "la direction"...)


- nous avons toujours prétendu que c'est la définition de l'ÊTRE qui induisait les moyens. N'agir que sur les moyens était une impasse dans laquelle on nous a engouffrés depuis plus de 15 ans.


La définition du directeur nouveau sera effective après l'écriture des textes... donc très vite. À partir de là (même avant), il faudra  être ambitieux sur les moyens à mettre à notre
disposition pour que le "changement" diffuse dans nos écoles, jusqu'au plus prêt des élèves.


 

Gégé 05/12/2013 23:10


Restons sur Pisa. On voit bien que le problème est d'une complexité folle. Tout le monde le dit. Bien malin qui aurait la solution...


Faut donc qu'on m'explique en quoi le statut de dirlo serait une clé à ces mauvais résultats. On m'a montré un papier du gidd dans lequel il est dit qu'il fallait que le dirlo ait un statut pour
"faire passer les réformes". C'est inouï d'écrire de telles choses. Après ça, on aura du mal à m'expliquer qu'on ne réclame pas un statut pour être p'tit chef. Il faut décrypter le non-dit. C'est
ce que j'ai fait dans le texte qu'on m'a fourni. Tout ça n'est pas sérieux et je le dis sans animosité aucune.

Densi 05/12/2013 22:18


 Quels moyens pour les atteindre?Divers : nous avons bénéficié cette année de la création d'un poste d' enseignant supplémentaire et nous avons eu la chance de
bénéficier d'un peu de temps pour préparer son arrivée (je sais çà fait beaucoup) pour un vrai travail de co-intervention. Résultat un vrai travail d'équipe avec remise en question des pratiques,
des priorités, des progressions,etc...Objectivement, au niveau des CE1 et des CP un vrai plus vu le niveau de départ, des situations de recherche en maths et un travail plus
individualisé en ex.écrite pour les CM. MAIS, n'en déplaise à gégé et au snu, celà nécessite un pilotage (local) colossal où l'autorité est parfois
nécessaire. Donc le statut,en ajoutant d'un côté une solide formation pour la gestion de l'équipe et de l'autre une formation pour travailler en équipe, s'il n'est pas une fin en
soi est un moyen. J'ajoute malgré tout, que dans les limites actuelles des décharges ce n'est guère envisageable de reproduire ce type d'investissemen car, eh!
oui gégé il faut aussi faire le reste (la classe, la paperasse, recevoir les parents, s'occuper des APC et TAP...), tout ce que l'on oublie vite lorsque l'on est pas sur le
terrain.

Denis 05/12/2013 20:06


Tu n'as pas suivi jmih ! Gégé a dit qu'on lui avait donné à lire, pas qu'on lui avait donné à comprendre ! Heureusement qu'il n'entre pas dans le panel Pizza.

jmih 05/12/2013 18:14


Concernant la fine analyse du Gégé national, Sébastien Sihr en courroie de transmission ce n'est pas mal non plus.


Source le monde;


« Le 18 novembre, a eu lieu au cabinet une réunion sur le métier avec le ministre. A la fin, Sébastien Sihr a fait une intervention qui restera dans toutes les mémoires syndicales. C’était
comme un SOS lancé au ministre », racontent des représentants d’autres syndicats présents.


Le snuipp comme force d'opposition  et de propositions qui en vient à demander l'aide du ministre pour calmer ses troupes. Ouaf, ouaf.


« Nous traversons aujourd’hui des heures difficiles, sans doute sans précédent dans l’histoire du SNUipp-FSU et je pèse mes mots. Nous n’avons pas été capables d’analyser et d’anticiper une
situation. Nous n’avons pas été en situation de l’organiser et pour la première fois de notre existence, une partie des événements nous a échappé, laissant le champ libre à d’autres qui s’en sont
largement emparé [FO et SUD] ».


C'est de qui ??



A un an des élections professionnelles, l’attaque est d’autant plus violente que ces mots ont été prononcés lors du dernier conseil national, les 19 et 20 novembre, par le secrétaire général
adjoint de l’organisation, Christian Navarro, le numéro deux derrière le secrétaire général, Sébastien Sihr.


Source le monde encore


ALors le Gégé avec ses accusations de soumission du GDID ... Faut peut être qu'il balaie devant sa porte.


allez Gégé quand le snuipp explosera, on pensera à toi, et à ta solitude.

Pierre Lombard 05/12/2013 17:35


La comparaison avec les autres pays (le classement) n'a que très peu de sens. Par contre on peut mesurer et tirer des enseignements sur les performances de notre système en comparant  PISA
2008 et PISA 2012.


Après que veut-on au final et quels moyens pour les atteindre?


Je souscris à 100% Densi


D'abord dire ce que l'on veut et bien le dire clairement


puis mettre les moyens pour obtenir ce que l'on a décidé.


Or, ce n'est pas du tout ce qui se passe, on veut des moyens, et en termes de % du PIB consacré à l'enseignement on est bien classé,  mais on ne veut pas entendre qu'il faut "changer".

Pascal Oudot 05/12/2013 13:00


Oui, Densi, nous sommes tous aux taquets. La pire rentrée de ma carrière -pourtant longue- moi aussi. J'aimerais bien qu'on nous lâche.

Gégé 05/12/2013 09:45


Luc Ferry a trouvé le bouc-émissaire... Qu'est-ce qu'il a laissé comme trace de son passage au ministère ce brave philosophe ? On cherche encore... Et maintenant il vient parader sur les
palateaux de télé...!!! Un peu de décence, cher monsieur.


Tout ça montre que la situation est bien plus complexe que ne veulent bien le dire certains beaux esprits. Du même coup, ça enfonce un coin dans le raisonnement de ceux qui affirment qu'avec un
statut les dirlos seraient en mesure d'améliorer les résultats de nos gamins.


A ce propos, je suis ulcéré par ce qu'on m'a donné à lire : des "responsables" de l'assoc marseillaise qui disent ouvertement qu'il leur faut un statut pour faire appliquer les réformes du
ministère !!! Ils veulent transformer les dirlos en gentils petits valets du pouvoir ? Ils se discréditent auprès de tous nos collègues dirlos ces pseudo représentants... Qu'ils arrêtent !

Densi 04/12/2013 22:03


Sans vouloir s'exonerer de toutes les responsabilités (je/nous sommes peut-être moins exigeants, je/nous dispersons peut-être plus à vouloir faire trop de choses, etc...) toujours est-il qu'après
quasi  20 ans de direction, je n'ai jamais vécu une année comme la présente: j'enchaine les signalements(incidents majeurs, maltraitance, absenteisme...), les équipes éducatices, les
conseils d'autorité(innvention type conseils de discipline du pauvre)...etc. je ne peux faire une remarque, une 'punition' sans que le parent me disent: 'oui mais si mon enfant a fait cela c'est
parce que...' Mais n'est ce pas que  le reflet de la société actuelle, des politiques, des médias? les parents ne font que reproduire ce qu'ils entendent, ce qu'ils voient. est-ce un hasard
si les résultats Pisa reflètent un type de société? Après que veut-on au final et quels moyens pour les atteindre?