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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 17:16

 

Le SNUipp remue le couteau dans la plaie… lorsqu’il plaide, le 18 janvier 2011, pour une véritable reconnaissance des psychologues scolaires et qu’il passe sous silence le rôle et les difficultés des directeurs d’école.
Certes, il ne viendrait à l’idée de personne de nier la place et le rôle éminents qu’occupe le psychologue scolaire au sein de l’institution. Comme le souligne le SNUipp, « les missions d’aide et de suivi ou d’accompagnement psychologiques sont très importantes et ne doivent pas être réduites ou s’effacer devant des missions d’expertise ou d’orientation pour l’institution ou la MDPH. L’intervention du psychologue des écoles est gratuite et doit être proposée sur tout le territoire, par principe d’équité et de justice sociale. L’aide aux enfants prend des formes très diverses selon les situations ». Et le SNUipp de poursuivre : « il apporte aussi une aide, un conseil, un relais aux parents et aux enseignants. » Mais le directeur n’assume-t-il pas, lui aussi, ce rôle de « conseil, de relais auprès des maîtres et des parents de son école » ? N’est-ce pas là l’un des nombreux aspects de sa fonction ?

 

Le SNUipp s’inquiète de l’avenir des psychologues scolaires. A juste titre, probablement, et c’est tant mieux. Mais que ne se préoccupe-t-il pas de la même façon de celui des directeurs d’école dont on mesure, année après année, la désaffection qui entoure la fonction et par voie de conséquences, les difficultés de recrutement ?

Ce même syndicat nous annonce qu’il a été reçu par deux conseillers du cabinet de Luc Chatel « pour faire le point sur la situation des psychologues scolaires ». Certes, il lui arrive d’entreprendre, nous dit-il, les mêmes démarches concernant « la direction et le fonctionnement de l’école ». A la différence près que s’il réclame du temps (en décharge) et de l’argent (revalorisation de l’ISS) pour les uns (directeurs), il va beaucoup plus loin pour les autres puisqu’il revendique « la création d’un statut de psychologues de la maternelle à l’université ».

 

La revendication du SNUipp ne s’arrête pas à la demande d’un statut puisqu’il souhaite « la création d’un corps de psychologues des écoles ». Evidemment, on sait qu’il n’obtiendra pas satisfaction sur ce dernier point puisque la tendance actuelle est à la diminution du nombre de corps par le regroupement des métiers (cf nos articles sur la RGPP).

D’ailleurs, il est à remarquer que, sur ce point, la position du SNUipp a évolué si l’on se réfère à ce qu’il écrivait en janvier 2007 :

« C’est un peu à contre-courant de la tendance actuelle qui, dans le cadre de la modernisation de l’Etat, tend à fusionner des corps, surtout si on ajoute à cela qu’une des particularités du premier degré est précisément son homogénéité. Que l’on soit adjoint, directeur, conseiller pédagogique, psychologue scolaire... bien qu’exerçant des fonctions différentes et dans des domaines différents, on appartient toujours à un corps d’enseignants du 1er degré, celui des professeurs des écoles ».

 

Pourquoi, aux yeux du SNUipp, un corps de psychologues serait-il nécessaire, voire indispensable alors qu’un corps de directeurs lui apparaîtrait comme un mauvais coup porté à « la profession » ?

Comment le SNUipp explique-t-il que la reconnaissance des psychologues scolaires passe par l’obtention d’un statut quand, dans le même temps, il considère qu’un statut de directeur serait « un piège ». Ce qu’il appelle « la tentation du corporatisme ».

 

Il n’est d’ailleurs pas inutile de relire ce qu’écrivait le SNUipp en janvier 2009 pour s’opposer au statut de directeur d’école :

« Sur une question essentielle au moins, le statut n’apporte aucun élément de réponse : le problème du temps pour la direction et le fonctionnement de l’école. Le régime des décharges de service est actuellement défini par voie de circulaire : c’est une mesure d’organisation du service qui n’a pas besoin d’être réglementée par un statut particulier. »

 

En réclamant avec force « un statut de psychologues de la maternelle à l’université » et même « la création d’un corps de psychologues des écoles », le SNUipp ne craint-il pas de casser l’une « des particularités du premier degré : son homogénéité » ? Cet argument ne vaudrait-il que pour mieux refuser la reconnaissance du métier de directeur d’école ? Alors, deux poids, deux mesures ?

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

thierry fabre 26/01/2011 12:17



Gotlib....


Un maître, quoique un brin en-dessous de Jacques Risso, qui, lui, est un génie


 


Thierry fabre



henri 26/01/2011 06:23



A moins que ce ne soit "sale affaire, patron, les indices sont minces..."


ARISTIDE OTHON FREDERIC WILFRID ou BLONDEAUX GEORGES JACQUES BABILAS ?



denis08 25/01/2011 20:41



Bon dieu, mais c'est bien sûr !


A moins que ce ne soit "sale affaire, patron, les indices sont minces..."






merlin 25/01/2011 20:29



Mais alors, si tous les militants du Sniip revêtent plusieurs identités...le puissant syndicat majoritaire n'est peut-être qu'un groupuscule de cabine téléphonique!


     On ne nous dit pas tout!  Gégé , théo, Dedel, sortez de ce corps!



Thierry fabre 25/01/2011 19:55



J'aurais bien une explication logique, Captain Kirk, uniquement basée sur la logique...



1/ On a le(s) même(s) crétins des Alpes, intervenant rigoureusement à tour de rôle dans un ballet bien réglé...


2/ Quel qu'en soit l'avatar, on retrouve les mêmes formulations, les mêmes absences de réponses, les mêmes capacités curetonnes à tout ramener à leur Saint Dycat, et, à l'envi, démago identique,
provo semblable et pareille capacité à fuir rapidement tout débat qui les gratouillerait d'un peu trop près


3/ Autre point commun, leur(s) absolue(s) incapacité(s) à dire qui ils sont et d'où ils parlent. On le(s) devine militant(s) professionnel(s), sans plus...


Autant dire que l'on peut en déduire, mon cher Watson:


- qu'il n'y a qu'un tristounet individu planqué sous divers pseudonymes


- et qu'il a égaré son planning d'interventions et ne sait plus, c'est rageant, s'il doit se baptiser Dedel, Théo ou Gégé...


Thierry Sherlock Fabre


"Eliminez l'impossible, ce qui reste, même improbable, doit être la vérité"


Conan Doyle


 


 



Denis 25/01/2011 18:17



Moi aussi je m'inquiète Pierrot. Pourquoi n'avons-nous pas une belle envolée lyrique des pourfendeurs de statuts, des gardiens de l'unité d'un seul corps, des chevaliers du tous comme les autres?


Probablement la grippe, ou la gastro. Quoique, ce risque concerne surtout ceux qui passent beaucoup de temps dans les classes...



Pascal Oudot 25/01/2011 12:23



je m'étonne du silence de Gégé, Dedel, Théo


 


Hi hi hi, plaisantin Pierrot! :-) Soit ils le dénoncent, soit ils l'approuvent, et dans les deux cas ils se feront ramoner, mais pas au même endroit... De toute façon, nous connaissons leurs
pseudo-arguments sur le bout de nos petits doigts gourds de travail.



Pierrot Lombard 25/01/2011 07:57



Pour le moment, il n'y a pas de "syndicat majoritaire", puisque aucun de dépasse les 50% aux élections professionnelles. Mais ça peut arriver...


En tous les cas, les prochaines élections seront vécues comme un véritable test puisque je crois que les nouvelles règles de représentativité vont commencer à s'appliquer.


D'ailleurs,les bruits des couloirs des permanences arrivent dans les écoles et on parle d'un rapprochement FSU / CGT ...


Par contre je m'étonne du silence de Gégé, Dedel, Théo... Sur la reconnaissance statutaire des psyscos.


 



denis08 24/01/2011 21:41



"Méfiance Denis08... Ne sois pas imprudemment optimiste..."


Ne t'inquiète pas pour moi, Christian, je ne suis optimiste en aucune manière, surtout quand il s'agit de syndicalisme enseignant. C'est d'ailleurs un problème. Les syndicats, et le soit-disant
"majoritaire" particulièrement, ne devraient-ils pas être les porteurs des espoirs de "la profession" selon leur propre jargon ?


A travers un propos que je reconnais bien volontiers un brin provocateur, je voulais simplement souligner le sens tactique archi-nul du SNipp (j'ai décidé de le priver de son "U" qui m'a toujours
paru usurpé) : défendre des psys scolaires dont le nombre est inversement proportionnel à celui des directeurs/trices d'école. En matière électorale, c'est d'une connerie assez monumentale, non ?


Ceci étant dit, quand le SNipp progresse de quelques maigres pourcents à une élection pro, il crie que c'est une grande victoire. S'il pouvait baisser, ne serait-ce que de quelques pourcents,
cela me ravirait complètement. Je considérerait cela comme... une grande défaite du SNipp.


Enfin, je n'oublie pas que si les psychologues scolaires sont nettement moins nombreux que les directeurs, les directeurs eux-mêmes sont moins nombreux que les adjoints. Je crois d'ailleurs que
c'est le calcul du SNipp : jouer les adjoints contre les directeurs, d'où la diabolisation de ces derniers par le SNipp. Néanmoins, ce qui est jouable, c'est la mobilisation des abstentionnistes
car si les adjoints sont nombreux ils sont loin de voter tous. Et quand une participation est faible (ce qui est le cas chez les enseignants quoi qu'en disent les syndicats), elle avantage les
groupes qui sont plutôt minoritaires : il y a une opportunité pour les directeurs/trices de montrer au syndicat "majoritaire" quel est leur poids véritable. Comme une bonne mobilisation des
collègues-électeurs contre le SNipp me paraît être la suite logique de tout ce que l'on a enduré jusqu'ici de ce syndicat, sur le terrain comme sur ce blog... je vous fais grâce de ma conclusion.


Mais ces propos, bien évidemment, n'engage que moi



Denis 24/01/2011 19:59



" Ils n'ont pas forcément besoin qu'on leur tienne la main dans le bureau de vote ou qu'on leur fasse un lavage de cerveau avant les élections. "


Tout à fait d'accord avec toi, mais ils doivent aussi être informés du mépris affiché par "le principal syndicat" envers les dirlos. Et j'ai la chance de bosser avec des collègues pour qui ça
compte.



laurent robart 24/01/2011 19:28



Petite précision : le laurent du post 23 n'est pas le Laurent Robart des posts précédents. n'aimant pas l'anonymat, j'utilise toujours la même IP personnelle ( au nom de mon amie), vous pouvez
vérifier.C'est vrai que pour aller plus vite, ces derniers temps, je signais laurent simplement. Désolé.


Merci



JeanRoger 24/01/2011 16:13



Pardon, je reviens sur l'argument de Laurent.


Laurent, dans quelle catégorie tu classes les presques 50% de collègues qui ne votent pas: les ignares?



jeanroger 24/01/2011 10:37



Tout à fait d'accord, les enseignants ne sont pas des ignares. Et sans doute, qu'ils se rendent compte que ces dernières années, ils ont été très mal défendu par les "grands syndicats" et
pourront l'exprimer dans les urnes (électroniques j'espère) en demandant le changement.


Surtour les directrices et les directeurs. Je les vois mal voter pour un syndicat qui les nie alors que d'autres réclament et défendent un statut pour leur profession, à l'instar du GDID.



laurent 24/01/2011 08:50



"Modifier la hiérarchie" ? Il y a peut-être des raisons au fait qu'elle est ainsi établie. Les enseignants ne sont pas forcément des ignares. Ils ont peut-être encore le sens du jugement
qui leur fait reconnaître qui sont leurs meilleurs défenseurs. Ils n'ont pas forcément besoin qu'on leur tienne la main dans le bureau de vote ou qu'on leur fasse un lavage de cerveau avant les
élections.



JeanRoger 24/01/2011 08:14



Je pose la question: c'est quoi un grand syndicat?


Je réponds: c'est un syndicat qui a obtenu plus de voix que les autres.


Il ne tient qu'à nous de modifier la hiérarchie. Pour cela, c'est simple; il y a le bulletin de vote.



Pascal Oudot 24/01/2011 06:47



le SE en 2006. Tout est oublié


 


Pas par moi. Mais tu as raison. La question est: peut-on se passer des grands syndicats?



Christian 23/01/2011 21:23



Méfiance Denis08... Ne sois pas imprudemment optimiste...
"invitons tous les directeurs, toutes les directrices de France et de Navarre à voter pour qui ils voudront à l'exception du
SNipp.
Et puis on (se) comptera.
Et devinez qui rigolera ? "

Je me rappelle tout ce qui a été écrit (vomi ?) sur le SE en 2006. Tout est oublié et il est même de bon ton d'en dire du bien...
N'oublions pas que le SNUipp est perçu comme un syndicat offensif, présent sur tous les fronts et qu'en ces temps d'anti-sarkozyme, beaucoup de collègues pourraient lui être reconnaissants de
s'opposer sans compromis.
Wait and see...



Pascal Oudot 23/01/2011 13:58



ce sont toujours les mêmes militants, souvent vieillissants


 


C'est le moins que l'on puisse dire! La composition du Conseil syndical de mon département est très parlante. Je ne saurais en dire la moyenne d'âge, mais il y a de quoi se poser des questions
quant à sa représentativité.



Denis 23/01/2011 13:22



On peut faire encore mieux Denis, transmettre à nos collègues un pot-pourri des positions et déclarations snuipiennes avec nos commentaires. J'essaie de le faire régulièrement avec les miens et
je suis certain du résultat...



denis08 23/01/2011 12:05



"Le Snuipp repose sur une base composée à un très fort pourcentage de membres des Rased'


Je ne savais pas qu'il y avait tant de membres de rased en France (...)"


Mais ce que nous savons bien, Densi,  c'est que l'état du militantisme syndical enseignant en France et au SNipp est tel que les membres des RASED sont souvent sur-représentés dans les
instances du-dit SNipp... (ce sont toujours les mêmes militants, souvent vieillissants que l'on voit partout, sans renouvellement véritable. Sans parler, dans les adhérents, de la proportion
relative importante de retraités, dont il faut bien reconnaître qu'ils sont déconnectés, peu ou prou, de l'évolution des réalités vécues par ceux qui sont encore sur le terrain).  Et quand
on sait que tous les RASED sont loin d'être complets, ça en dit long sur votre état de santé !... 


Pour en revenir au sujet, je dénonçais une fois de plus la duplicité du SNipp et de ses discours dans le sujet précédent. Eh bien, bis repetita.


Une réponse possible au SNipp qui nous prend pour des billes : laissons aux psychologues le soin de voter pour le SNipp aux prochaines élections professionnelles, et invitons tous les
directeurs, toutes les directrices de France et de Navarre à voter pour qui ils voudront à l'exception du SNipp.


Et puis on (se) comptera.


Et devinez qui rigolera ?


 



merlin 21/01/2011 23:38



Densi: le passé permet de comprendre le présent ( donc les positions anti-dirlo viscérales du Snipp) et de construire l'avenir ( effectivement comme c'est dit plus haut, rien à attendre du Snipp,
cela reviendrait pour eux  à se faire hara-kiri, Gégé et ses copains n'en ont ni le cran ni la vocation)...


Quand aux Rased, ils ne sont peut-être plus très nombreux mais combien sont syndiqués au Snipp? ... d'ailleurs du temps où ils étaient plus nombreux, ils étaient des relais fidèles de ce syndicat
dans les écoles; jamais le Snipp n'aurait lutté avec la même énergie pour défendre l'amélioration des conditions de travail des dirlos!



Zellof 21/01/2011 22:30



"Que l’on soit adjoint, directeur, conseiller pédagogique, psychologue scolaire... bien qu’exerçant des fonctions différentes et dans des
domaines différents, on appartient toujours à un corps d’enseignants du 1er degré"

Mais, comme dirait Coluche, "certains sont plus égaux que d'autres..." et ceux-là ont droit à un traitement de faveur... Sans doute plus méritants...



Pascal Oudot 21/01/2011 17:56



C'est bien, quand je vous lis j'ai l'impression de m'entendre. Merci à vous.



Pierrot Lombard 21/01/2011 15:34



Par contre je crois comprendre que le Snipp défend une politique globale des écoles et non individuelle
(autonomie, chef d'établissement...etc). Mais là pour le coup des statuts particuliers des psy, mauvaise poche.


Et... Pourquoi tu t'arrêtes
là Densi?


Je
t'aide:


Soit le SNUipp est dans la
posture quand il dit défendre une politique globale des écoles, soit le SNUipp fait dans le clientélisme, soit il est inconséquent et navigue à vue.


Parce ce que c'est quand même
gros cette histoire. 


Là pour le coup, il y aurait bien une division du corps des PE. Combien de temps faudra-t-il pour que les pyscos soit recruté à la manière des médecins
scolaires?


Remarque, personnellement... .






densi 21/01/2011 13:31



'Le Snuipp repose sur une base composée à un très fort pourcentage de membres des Rased'


Je ne savais pas qu'il y avait tant de membres de rased en France... Quant à ton historique, c'est de .... l'Histoire
(il reste combien d'écoles Freinet?). Par contre je crois comprendre que le Snipp défend une politique globale des écoles et non individuelle (autonomie, chef d'établissement...etc). Mais là pour
le coup des statuts particuliers des psy, mauvaise poche



Grégoire 21/01/2011 13:21



Et pour compléter ton propos, la tendance Ecole Emancipée anarchosyndicaliste ( troskystes ) allergique à toute référence hiérarchique pose comme ligne rouge au Conseil National du SNUIPP cette
question des directeurs avec menace de passer à SUD.


Donc les UA ( unité action tendance coco de l'époque aujourd 'hui front de gauche ?  j'ai perdu le fil )  ) restant de la scission du SNI ( dont l'actuel SE est responsable il faut le
dire ) doivent composer avec cela.


En l'état des forces actuelles et de l'histoire de ce syndicat il n'y a aucune chance de le voir évoluer sur cette question ; il ne le peut structurellement pas !


Donc c'est pourquoi je dis que le SNUIPP est un élément du problème des directeurs et malheureusement notre objectif d'un statut passe par l'affaiblissement de son audience pour les raisons
évoquées plus haut.


Désolé Gégé et consorts, on est pas dans la même barque et cela ne va pas s'arranger avec le temps.



merlin 21/01/2011 12:33



Un peu d'Histoire: le Snuipp s'est crée sur les ruines du défunt Sni-Pegc, lequel avait un fort affect avec les dirlos; le SE , au moins à un certain moment, a essayé de recréer ce lien en
lançant la grève administrative, bien sûr par la suite....


  Le Snuipp repose sur une base composée à un très fort pourcentage de membres des Rased ( free lance de l'EN comme l'a détaillé Henri, tendance école émancipée, pédagogie Freinet pour
beaucoup); ceci n'est pas péjoratif pour moi, je le précise.


Mais cela explique le combat systématiquement " anti-hiérarchie" du Snuipp... lequel trouve vite ses limites car ils savent bien qu'il faut un responsable à un moment donné, ce sera l'IEN aux
dépends du dirlo, pourtant collègue de proximité et plus favorable à arranger les collègues au quotidien qu'à les enfoncer....


Pour les psys, on flatte ainisi une base syndicale fidèle et dévouée en lui préparant probablement par ce statut une reconversion possible au cas où les Rased disparaîtraient. Un peu comme Sarko
qui case ses anciens ministres remerciés ( toutes proportions gardées CQFD).


Comme cela a été écrit dans le fil précédent, au Snuipp on est tout blanc ou tout noir, c'est simple et facile à expliquer même à Gégé ( d'ailleurs il a compris).



Pierrot Lombard 21/01/2011 08:48



Il y a des choses qui se pratiquent depuis si longtemps qu'on les trouve naturelles...


En lisant les commentaires, je me suis dis:


"-Tiens, c'est vrai ça! Et pourquoi?"


Oui, pourquoi les décharges syndicales sont toujours prises sur du temps en face à face avec les élèves, alors que ceux qui en bénéficient nous
disent doctement qu'il faut garder le contact avec la classe?





Sur l'article lui-même, là aussi il y a matière à s'interroger.


Soit, on affirme que c'est à l'intérieur du corps de PE que se trouve les solutions en terme de protection et de moyens et créer un nouveau corps divise la profession en instaurant de facto un
échelon hiérarchique supplémentaire.


Soit on pense qu'un statut particulier est non seulement protecteur mais aussi, en venant institutionnellement reconnaître une spécialité, il acte les moyens nécessaires et protège les salariés
qui pratique ce nouveau métier. 


Mais dire les 2, en se servant des arguments développés par les dirlos pour revendiquer un statut des psyscos. et renvoyer les dirlos dans les cordes quand il demandent a être reconnu par un
statut en les stigmatisant (fachos, corporatistes,  sarkozistes...), c'est prendre toute une profession pour des truffes!



henri 21/01/2011 07:59



Avançons une hypothèse - entre autres - sur cette double démarche (oui pour les uns, non pour les autres)


Avec les psys, pas de crainte de voir des "chefs", de DRH, de sergent-recruteur arriver dans les écoles ! Les psys sont leurs propres chefs (peu de compte à rendre aux autres et dans certaines
écoles aux directeurs notamment), souhait de conserver sa propre autonomie dans les équipes (pas de compte à rendre là aussi). Une manière d'être "en parallèle" dans les écoles par rapport aux
équipes en place, se maintenir "à part"...


Etre chef des autres ? Trop peu pour eux ! pas de peur donc de les voir un jour revendiquer une position "hiérarchique" selon la terreur de certains, bien au contraire ! "Foutez-nous la paix",
semble bien être leur slogan premier !


On peut donc se mobiliser à peu de frais pour cette catégorie très à part (et qui se veut telle), qui ne fait guère de vagues dans les écoles (on essaie de passer le plus inaperçu possible)...


Constitution dans les écoles de groupes "libres", comme dans les circonscriptions les équipes se sont installées en parallèle des écoles.


Tandis que les directeurs, n'est-ce pas...


(P. S. : ce point de vue sur les RASED est fondée sur plusieurs années de côtoiement avec ces personnels, de tentatives de "travailler" communément dans le souci des élèves : pas vraiment réussi,
mais ça doit être ma faute !


Mais il ya probablement, tout au moins je l'espère, des RASED qui fonctionnent autrement)



merlin 20/01/2011 23:02



Parabole ( de riz):


Un jour, le petit scarabée du Snuipp, avide de réponses, alla voir le sage en haut de la montagne.


Il lui demanda: " Sage, comment être fort? et le sage lui répondit: " pense que tu es fort et tu le seras"


Le sarabée redescendit dans la plaine tout ragaillardi.


Il retourna souvent voir le Sage pour savoir comment gagner les élections, défendre les Rased, supprimer BE, faire adhérer les EVS, séduire les jeunes, enfumer les anciens.... et le scarabée
redescendait dans la plaine avec un conseil du Sage.


Et un jour , il demanda au Sage: " comment faire pour améliorer l'école? et le Sage répondit: " donne un statut aux dirlos"


Petit scarabée du Snuipp redescendit dans la plaine en pensant: " Ca y est,  le vieux est devenu fou.... il n'est jamais remonté sur la montagne.


Chacun croit ce qu'il veut, même si la raison est ailleurs.



jean PEUPLU 20/01/2011 21:57



Salut à tous collègues directeurs, non syndiqués au Snuipp. Un délégué est un imposteur qui peut bénéficier d'un peu plus de temps de décharge pour soit disant représenter la profession. Rajouter
lui sa décharge (celle ci justifiée de directeur), son 1/4 de temps soutien aux élèves en difficultés dans son école et vous avez là un beau délégué syndical, qui n'enseigne plus, mais qui se
juge supérieur aux autres, et qui pense avoir le monopole des grandes idées. Farouchement opposé à toute réforme (surtout celle émanant des gouvernements dits de doite ou "facho") il consacrera
sa vie à embringuer  de jeunes collègues débutants (encore naifs) ou de vieux briscards blasés qui se complaisent dans leur médiocrité. Les embringuer dans quoi me direz vous? Dans des
combats sans intérêt : base élève, anti evs avs puis pro evs avs ... A quand un syndicat qui représentera les vrais directeurs et tous les collègues qui ont envie que les choses bougent!



Denis 20/01/2011 20:32



S'il te plaît Lionel, dessine-moi un délégué du snuipp. Pas vu la queue d'un depuis au moins 20 ans dans mon école...



Lionel 20/01/2011 19:46



Bof, bof, et rebof. Vivement les avis de nos amis Gégé, Dédel et consort (en un mot comme en deux) qui vont se relayer pour justifier la position du Grand Syndicat Ultramajoritaire sur un point
sur lequel il n'y a rien à discuter (un statut pour les psysco, pourquoi pas, perso je n'ai pas d'avis là desus) en défendant l'indéfendable c'est à dire le refus d'un statut pour les directeurs,
parce que là bonnes gens, ce serait le début de la fin, la porte ouverte à la dictature, le retour du fascisme au bas mot, l'entrée de la bête immonde chargée de venir dévorer ce qui reste de la
République.


 


Sinon, pour ceux qui ne seraient pas au courant, il y a des élections pro cette année. La preuve aujourd'hui dans mon école : deux gars du SNUIpp sont passés (du temps de midi, c'est déjà ça de
bien, on n'a pas perdu de temps) pour savoir ce qu'il en était sur la carte scolaire chez nous et pour donner quelques autocollants. A la réflexion, on aurait dit 2 missionnaires distribuant
force verroteries et quolifichets à de gentils sauvages à évangéliser. En même temps, c'était tout à fait ça : évangélisez, évangélisez, il en restera bien quelque chose au moment du fameux
scrutin. Bon, de toute façon, on ne les reverra plus avant... 3 ans, en 2014 année élective dans l'EN



Denis 20/01/2011 19:22



D'accord avec vous, c'est à gerber !


J'attends avec gourmandise les commentaires de Gégé, Dédel, Théo et autres pourfendeurs de statuts ou intégristes d'un corps unique.


Au fait : y aurait-il un plus gros pourcentage de psychos syndiqués au snuipp que de dirlos?



Pierrot Lombard 20/01/2011 18:32



Tu as la réponse à ta question dans ton commentaire même Simon, entre les parenthèses... 



Simon 20/01/2011 17:34



Franchement quel interet à cet article hormis de faire vomir sur le Snuipp (même si en l'occurence sur cette action, le snuipp n'est pas très habile et mérite sa volée de bois
vert)...