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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 12:06

 

      

« Le changement, c’est maintenant ! ». Tel était et demeure le slogan du candidat François Hollande devenu Président de la République.

Ce slogan prend toute sa valeur dans le domaine de l’Education nationale. Le nouveau ministre, Vincent Peillon, utilise les mêmes mots que le Président : « refonder l’école de la République ».

Ainsi que nous l’avons souvent écrit sur ce blog, les années Sarkozy ont été une véritable catastrophe pour l’école. La RGPP que nous n’avons eu de cesse de dénoncer a produit des ravages considérables qui exigeront des efforts longs et coûteux pour qui s’attellera à les effacer. La tâche est immense.
 

Le projet de François Hollande comporte diverses mesures : 
 

 -         la création de 60 000 emplois dont 1 000 postes d’enseignants dans le primaire dès cette rentrée 2012

-         le retour de la formation des maîtres anéantie par la réforme de la mastérisation alliée à la RGPP 

-     la définition du métier d’enseignant dont on peut craindre qu’il ne s’agisse d’une mesure visant à allonger le temps de présence des professeurs dans les établissements. Si l’Unsa et quelques syndicats réformistes se disent prêts à en discuter, d’autres centrales syndicales se montrent plus réticentes. 

-        la réaffirmation du socle commun et du collège unique. Vaste débat loin de faire l’unanimité… 

-        le retour à la « semaine de cinq jours ».
 

La semaine de cinq jours... Une mesure symbolique qui a déjà fait couler beaucoup d’encre… Une réforme nécessaire mais complexe… Un réforme à tiroirs qui touche de nombreux aspects scolaires ou péri-scolaires : l’horaire journalier (5 ou 6 heures), l’horaire hebdomadaire (24, 26 ou 27 heures de cours), le temps de présence des enseignants, le raccourcissement ou non des vacances d’été, le rétablissement des RASED et la suppression de l’aide personnalisée, la redéfinition des programmes scolaires, la prise en charge par les collectivités territoriales des frais afférents à cette modification (transports scolaires, présence de personnels municipaux, ATSEM ou entretien, chauffage, électricité…), fonctionnement des clubs sportifs et des associations culturelles…etc.
 

D’autres mesures ont également été annoncées. Elles feront l’objet de négociations avec les syndicats. Cependant, si Vincent Peillon a insisté sur la nécessité de « renouer le dialogue social, il a prévenu qu'il n'y aurait pas de cogestion. »

Une "grande loi d'orientation et de programmation" est prévue pour l'automne. Le gouvernement veut aller vite. Trop vite, peut-être, pour les syndicats qui n’aiment pas être « bousculés » dans les discussions ministérielles. Ils n’apprécient pas d’être mis devant le fait accompli. La FSU a pris les devants et publié un communiqué qui laisse augurer un état de grâce des plus réduits pour le ministre : « Il faut maintenant une réelle rupture avec les politiques menées ces dernières années et les mesures d'austérité, qui ne sont pas les réponses pour relancer notamment l'emploi et le pouvoir d'achat ». Voilà Vincent Peillon prévenu. En spécialiste de l’éducation, il n’ignore pas que sa marge de manœuvre sera étroite et que les principaux syndicats sont divisés et toujours prompts à la surenchère… 
 

Et c’est justement sur le plan du pouvoir d’achat que les premières difficultés risquent de se faire jour très rapidement. Si Vincent Peillon reconnaît volontiers que « nos professeurs sont payés en moyenne 20% de moins que dans les autres pays comparables », il sait aussi que les caisses de Bercy sont vides. Et il prend soin d’ajouter quelques phrases qui ne seront certainement pas du goût des syndicats et des enseignants eux-mêmes :

« François Hollande a fait un choix qui a été très bien compris par les professeurs, c’est d’abord les élèves. Car tout le monde n’est pas toujours à se préoccuper d’abord de son intérêt particulier. Ceux qui ont la mission d’enseigner veulent la réussite des élèves. Et la question du métier lui-même et du traitement du métier sera importante. Mais vous savez, derrière ce que veulent les enseignants et y compris les très jeunes, François Hollande les a rencontrés, il en a été très surpris, il me l’a dit à plusieurs reprises, et les professeurs des lycées… jamais dans les réunions privées, ils ne lui ont parlé d’argent. Jamais. Ils lui ont parlé des conditions matérielles et morales pour faire réussir leurs élèves. Il y a encore une France du dévouement. Il y a une France qui porte des valeurs… »
 

Lorsqu’il évoquait « la France du dévouement », Vincent Peillon pensait-il aussi aux directeurs d’école ? Il faut hélas souligner qu’à aucun moment, durant la campagne présidentielle, il n’aura été fait allusion aux difficultés rencontrées par ceux qui ne peuvent mieux correspondre à l’expression ministérielle « la France du dévouement ». Ni par le candidat, ni par le futur ministre, ni par les syndicats d’enseignants.

Le 17 février 2012, nous écrivions : « François Hollande a prononcé un grand discours sur l'Ecole et la Nation, à Orléans le 9 février. Dans un texte ne comprenant pas moins de 9162 mots, pas une seule fois l’on retrouve le mot « directeur » ni l’expression « statut du directeur d’école » ! Fallait-il d’ailleurs l’attendre du candidat socialiste ? Ses conseillers pour l’éducation avaient très clairement balayé le sujet. Bruno Julliard ne s’en cache pas :« Pour être très direct, je ne crois pas que la question du pouvoir ou de l’augmentation du pouvoir des directeurs d’école, encore moins la création d’un établissement public d’enseignement autonome soient une priorité. D’abord parce que c’est coûteux, ensuite parce qu’on a probablement d’autres chantiers prioritaires qui vont mobiliser et de l’engagement politique et de l’engagement économique. »
 

Est-ce à dire que pour les directeurs d’école ce quinquennat sera, de nouveau, un quinquennat pour rien ? Il y a fort à craindre que ce ne soit le cas. Pourtant, en paraphrasant le chercheur Bruno Suchaut qui s’exprimait dans le Café Pédagogique sur les leviers sur lesquels s’appuyer pour faire vraiment bouger l’école, nous pourrions dire : « le temps n’est plus à multiplier les expertises sur la direction d’école et l’effet chef d’établissement, de nombreux rapports récents ont pu dégager les problèmes essentiels et des pistes pour améliorer la situation. Il s’agit donc davantage à présent de mettre en œuvre les réformes suggérées par les analyses plutôt que de commenter encore les maux bien connus de notre système. C’est évidemment un travail de longue haleine mais l’impulsion à donner pour atteindre cet objectif doit être immédiate. »

« Le changement, c’est maintenant ! »… Pour les directeurs d’école, c’est quand ?

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

LAURENT ROBART 27/05/2012 22:09


Le commentaire 27 n'est pas de moi.Merci de le noter.

Pascal Oudot 24/05/2012 19:15


Je crois surtout aux dialogues de sourds... Qu'on puisse imaginer que j'ai changé d'avis quant au statut que j'estime nécessaire pour les directeurs d'école, c'est loufoque! Ce qui ne m'interdit
pas d'écrire que Théo a raison quand il estime que les situations des écoles sont dissemblables, entre ma petite maternelle semi-rurale réduite aujourd'hui à sa portion congrue et une grosse
école de ville avec 300 gosses... Ceci signifie-t-il que les directeurs doivent allègrement continuer à patauger dans leur merde actuelle? Nenni point. Car notre travail est le même, les
responsabilités et les devoirs également. C'est sur la quantité (et ce n'est pas rien... tiens ça me rappelle que nous sommes en période d'admissions) que repose la différence. Alors pour moi le
statut est indispensable, point barre. Et surtout... SURTOUT!... qu'on ne vienne pas ici me bassiner avec des "aides à la direction" et autres âneries: tant qu'à être aidé, j'aime autant que ce
soit par moi-même, au moins je sais qui engueuler.


 


C'est quand même des fois à la limite du comique, ces pseudo-échanges.

henri 24/05/2012 15:57


Oh ! Pascal ! déjà le premier convaincu !

Pierre Lombard 24/05/2012 15:54


Mais non, Théo à tort.


Mais plus que le vécu différent, c'est la différence entre établissements qui me semble à prendre en considération quand on étudie le fonctionnement d'une école.
C'est la raison pour laquelle on ne peut dire qu'un statut réglerait les problèmes que connaissent les directeurs. Comment aligner une école de 3 classes sur un établissement de plus de 15
classes ? Chacun peut comprendre que les situations sont trop différentes pour calquer le fonctionnement des uns sur les autres. C'est tout simplement impossible. et pas souhaitable.


Que je sache, un instit/PE qui exerce dans une petite école ou celui qui l'est dans une plus grande, qu'il soit à la campagne ou à la ville, ils font toujours le même métier. L'adaptation de son
savoir-faire à la situation locale fait partie de leurs compétences, la reconnaissance institutionnelle des particularités ouvre l'octroi de compensation (prime ZEP…).


Un principal d'un petit collège "100" fait le même métier que celui d'un gros collège "1000". Ce sont les conditions dans lesquelles ils l'exercent qui sont  différentes et donc les moyens
mis à leur disposition. 


Un dirlo d'une petite comme d'une grande école est un dirlo qu'il faut reconnaître en tant que tel. Après on voit comment distribuer les moyens et les temps d'enseignement selon
la taille de l'école.


 


Théo & Gégé c'est vous qui résumez le mot "statut" jusqu'à la caricature.


En quoi un statut pour les psyscos réglera tous leurs problèmes?


En quoi un statut pour les directeurs des écoles d'applications réglera tout leurs problèmes (dernière fenêtres sur cours)?

Gégé 24/05/2012 13:11


Je suis content de voir P. Oudot revenir à de meilleurs sentiments. Bien sûr, il reste fidèle à lui-même en restant très sincère. C'est vrai que Merlin n'est pas clair dans sa tentative de
démo...


"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément." 


Je reviens donc à ce que je disais de P. Oudot : Il a fini par entendre raison et considérer que notre collègue Théo62 a raison. Ah... si tous les autres collègues qui postent ici pouvaient
faire le même cheminement de pensée... A Théo et à moi de les convaincre... 

Pascal Oudot 24/05/2012 12:54


Hreip (quel pseudo!), c'est un peu n'importe quoi, ton billet. Tu conditionnes ton vote de juin à l'obtention d'un statut pour les dirlos? Ce pays est mal barré... Vote ce que tu veux, mais ne le
conditionne pas à une revendication catégorielle.


 


Théo... je pense que Merlin est fatigué (comme nous tous) et n'arrive pas à se faire comprendre (nous l'avons connu plus clair ). Ceci écrit, Théo, comment ne pas être d'accord avec toi: il est évident que les situations sont différentes; moi je crois qu'un statut résoudrait moult problèmes, mais bon... je
peux admettre qu'on ne pense pas la même chose. Néanmoins, je ne lâche rien, hein!


 


UN STATUT POUR LES DIRECTEURS D'ECOLE EST UNE NECESSITE EVIDENTE.

henri 24/05/2012 10:53


Avant de s'interroger sur ce que "règlerait" un statut pour les directeurs d'école, il s'agit d'abord de reconnaître :


une spécificité : s'il y a bien un directeur, c'est pour le différencier des adjoints ;

que le directeur exerce un métier distinct de celui des adjoints ;

que ce mérier implique des responsabilités propres au directeur et que lui seul les assume et en endosse la responsabilité finale ;

que sa position dans une certaine hiérarchie (à entendre comme une échelle de responsabilités distinctes) n'est pas celle des adjoints...



"Statut" = reconnaître, distinguer, spécifier. C'est basique, mais c'est essentiel.


On voit bien, à rebours, que si le seul mot de "statut" évoque pour certains "lechefquidonnedesordresetsanctionne", le"caporalauxordresdelahiérarchiedontilfaitpasserlesdirectives",
"leconseildesmaîtresqui...", etc. la défiance à l'égard du règlement du fonctionnement des écoles est bien loin et surtout est un bel épouvantail.


Directeurs d'école, c'est bien le moins de dire que exercer notre métier est bien autre chose.

Pierre Lombard 24/05/2012 10:16


Pourquoi un statut? La réponse la plus pressante c'est la protection. On peut nous retirer notre fonction sans besoin d'aucune justification…. Et cela arrive de plus en plus souvent!


De plus cette question est absurde dans la bouche de ceux qui en revendiquent un pour d'autres catégories d'enseignants.


 


Merlin, si tu fais allusion à une quelconque connivence entre Peillon et le SNUipp, il faut vite te détromper. Aucune, bien au contraire!


La méthode choisie, celle de la concertation la plus large, rapide (cet été) pour une loi à l'automne montre la volonté de ne pas être prisonnier du syndicat arrivé premier aux
dernières élections pro (marquées par une très faible participation). De plus la nouvelle loi sur la représentativité donne au SE+SGEN la possibilité de signer des accords.


Pour dire que le ministère n'est pas, à priori, l'otage du SNUipp qui, de plus, a soutenu Mélanchon aux dernières élections.... Mais, oui, in fine cela se jouera sur un rapport de force.


 


@ Laurent:


"La présence d'un directeur avec statut dans une école peut fédérer, favoriser la réalisation de projets de cycle ou d'école, développer le dialogue avec les partenaires"
Peut-être, merlin.
Ou peut-être pas.
Qu'est-ce qui te permet d'être aussi catégorique dans ton affirmation ?


Toutes, mais absolument TOUTES les études et les enquêtes produites dans ce domaine.


Il y a un effet positif de l'action du chef d'établissement sur la réussite des élèves. Nous avons indiqué le lien de la dernière étude en date
effectuée par l'ifé.


Aucune définition, AUCUNE, du travail en "équipe" n'exclut la notion de "pilote", de leadership" de "chef d'équipe"… Sans responsable il n'y a pas d'équipe, on parle de groupe. Les enseignants
dans les écoles ne constituent pas des équipes, mais des groupes. 


 


Tu vois, comme toi, je n'ai pas de statut et pourtant, je crois pouvoir dire que je fédère, que favorise la réalisation de projets et que je développe le dialogue avec les parents. Et ne me
juge pas prétentieux, c'est aussi ce que font la plupart sinon tous les directeurs d'école de France et de Navarre.


Et alors? l'école va bien? elle est efficace? elle remplit sa mission dans la société? 


Qui juge que ta capacité à fédérer, qui évalue la réalisation des objectifs fixés dans les projets que tu développes?


Allons, ce n'est pas la prétention du propos qui est en cause, mais son infantilisme:


puisque ça marche bien chez toi sans statut, c'est-à-dire sans la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur,  définition et protection, alors on n'en a pas besoin dans le
système scolaire français!


Qui peut encore tranquillement affirmer que fédérer, développer des projets, les piloter, les réguler, avoir la charge et la responsabilité d'une école et des personnes qui la fréquentent ne
constituent pas en soi les contours d'un véritable métier dont l'école a besoin?


Tous les pays qui ont réformé leur école pour la rendre plus efficace (Canada, Belgique,Finlande…) l'on fait à partir de plus d'autonomie donnée aux établissements scolaires et la mise en place
d'un responsable "leader pédagogique". Aucun n'a miser sur la démagogie qui consiste à parler de travail d'équipe enseigante en refusant d'y désigner clairement un directeur aux prérogatives
propres.


Merlin à raison, et cela rejoint sans doute les préoccupations de Hrelp. Même si la volonté de refonder l'école est indéniable, ils y travaillent depuis au moins 2 ans, même si la méthode (2e
gauche) est déroutante pour ceux qui croient que l'on a LA gauche face à LA droite, et qui ne correspond pas vraiment à notre culture politique basée uniquement
sur l'affrontement et la défense d'acquis, une réforme ne s'arrête pas à une liste de mesures si bonnes soient elles. Il faut que le changement rayonne jusque dans les classes (ils ont tiré des
leçons de la loi de 89 et de celle sur la revalorisation des inscrits). Pour cela, et ils le savent le rôle, du directeur est central. Il y aura un responsable désigné.


Par contre, et ce sera l'enjeu des discussions et la source de nos inquiétudes, la question qui reste posée c'est qui sera ce responsable?


- les dirlos actuels avec des missions clarifiées et redéfinies?


- les principaux des collèges, le dirlo actuel deviendrait un "référent" de site, présidant les conseils des cycles?


- les directeurs des services éducations des villes?


...


Et le GVT, en toute bonne foi, pourrait choisir une des 2 dernières solutions en se basant sur ceux qui veulent faire croire que la "profession" ne veut pas d'un "petit-chef" dans les écoles,
malgré les conclusions de toutes les enquêtes, de tous les sondages…


Ce n'est donc pas le moment de baisser les bras, mais au contraire de tout faire pour que le GDiD puisse participer aux discussions estivales. et vienne renforcer les organisations qui sont
prêtes à reconnaître le métier de directeur d'école.

Théo62 24/05/2012 09:31


C'est vrai ce que tu dis, merlin.
"Nous avons tous un vécu différent: peut-être es-tu jeune dirlo d'une "petite" école qui tourne bien. Tant mieux."
Mais plus que le vécu différent, c'est la différence entre établissements qui me semble à prendre en considération quand on étudie le fonctionnement d'une école. C'est la raison pour
laquelle on ne peut dire qu'un statut réglerait les problèmes que connaissent les directeurs. Comment aligner une école de 3 classes sur un établissement de plus de 15 classes ? Chacun peut
comprendre que les situations sont trop différentes pour calquer le fonctionnement des uns sur les autres. C'est tout simplement impossible. et pas souhaitable, d'ailleurs. Or, les écoles de 4
classes et moins sont l'immense majorité des établissements du 1er degré. C'est tout cela qu'il faut prendre en compte dans la réflexion qui ne peut se résumer à un mot : "statut" en pensant
qu'il réglera tout. C'est beaucoup plus complexe, merlin. 

merlin 23/05/2012 22:57


Nous avons tous un vécu différent: peut-être es-tu jeune dirlo d'une "petite" école qui tourne bien. Tant mieux.


 J'ai connu et je connais aussi l'école de plus de 200 gamins, une dizaine d'instits, des AVS etc... alors plus beaucoup de temps pour fédérer, faire évoluer les projets, on gère le
quotidien et le travail n'est jamais fini. Je n'ai pas prononcé non plus mes voeux et j'ai une vie bien remplie en dehors de l'EN; donc, je cloisonne.


Mais je rêve souvent d'avoir plus de temps pour animer l'équipe, d'avoir les leviers de décision qui permettent de faire des vrais choix et de ne plus recopier le PE de l'IEN, de traiter d'égal à
égal avec le principal du collège et pas d' appliquer des " souhaits" qui n'en sont pas... bref d'être le directeur d'une école autonome et responsable.


Soit l'école devient un établissement public autonome ( avec à sa tête un " vrai" dirlo) , soit nous serons bientôt les satellites d'un collège bien fédérateur lui.

hreip 23/05/2012 21:30


A Laurent,


 


Le 10/06, tous les français inscrits sur les listes électorales vont devoir voter.


Vu les positions de notre ministre, il est urgent pour lui de préciser ses pistes de travail.


Ce n'est malheureusement pas le cas à ce jour. Par contre sur un fil ancien de DEL, il avait réagi concernant le statut des dirlos et dirlettes, position consternante !


Je ne délivrai pas un blanc-seing pendant 5 ans sans connaître les tenants et les aboutissants. Cependant je continuerai à me battre pour que le métier de directeur soit reconnu par les communes,
par la hiérarchie et par nos gouvernants.

Laurent 23/05/2012 18:05


"La présence d'un directeur avec statut dans une école peut fédérer, favoriser la réalisation de projets
de cycle ou d'école, développer le dialogue avec les partenaires"
Peut-être, merlin. Ou peut-être pas.
Qu'est-ce qui te permet d'être aussi catégorique dans ton affirmation ? Tu vois, comme toi, je n'ai pas de statut et pourtant, je crois pouvoir dire que je fédère, que favorise la réalisation de
projets et que je développe le dialogue avec les parents. Et ne me juge pas prétentieux, c'est aussi ce que font la plupart sinon tous les directeurs d'école de France et de Navarre.

Question à "hreip" : j'ai bien compris que le 10 juin c'est le 1er tour des législatives... Mais que veux-tu dire par "date butoir" que tu te fixes ? Pour sanctionner le PS ?
Qu'attends-tu d'ici le 10 juin ? Un statut ? J'avoue être peplexe devant cette ultimatum.... 

merlin 23/05/2012 17:10


Déçu ? on peut l'être certainement, mais pas surpris. Il suffit de lire les diverses déclarations de V. Peillon d'avant l'élection pour comprendre auprès de quelle centrale syndicale il puise la
majorité de son inspiration... ce qui explique d'ailleurs sa déclaration malheureuse sur les rythmes scolaires car pour lui la phase de concertation avait déjà eu lieu... et le même syndicat de
déclarer que le ministre devait consulter la profession dans son ensemble... ben voyons..; jeu de dupes.


Alors faut-il être résignés et baisser les bras? Certes pas, et je dirai même au contraire, continuons à défendre nos idées , il faudra bien nous répondre...le précédent gouvernement a montré à
quel point il pouvait faire des effets de manche sans rien traduire dans les faits, laissons le nouveau faire ses preuves, nous verrons bien si sur le problème de la direction d'école ils
prennent en compte les difficultés qui sont les nôtres et qu'ils ont reconnu avant d'être élus.

hreip 23/05/2012 14:15


Et bien pour ma part, la date butoire que je me suis fixé est le dimanche 10 juin.


Nous n'avons aucune piste pour la refondation, cela va encore se décider entre huiles ministérielles et un syndicat corporatiste. Lancer un débat où tous les membres de l'école aurait son mot à
dire est utopique pour ma part, et beaucoup trop long pour une consultation nationale. Je suis déçu, vraiment très déçu. C. Allègre parlait de Mamouth, il n'avait pas si tort ...


"les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent".

merlin 23/05/2012 13:45


Pourquoi un statut?


  Gégé et les siens vont nous dire: pour favoriser une catégorie d'enseignants , c'est du corporatisme.


On peut se dire aussi: un statut, c'est la reconnaissance du dirlo et donc aussi la reconnaissance de son établissement. L'école devient un établissement public qui peut éventuellement recruter (
EVS), , décider ( politique éducative), gérer ( budget)....


Nous connaissons aujourd'hui la tutelle de plus en plus prégnante ( voir posts ci-dessus) de l'IEN et de son équipe de CPIEN, demain nous goûterons probablement aux injonctions plus ou moins
directes du principal de secteur... est-ce cela que nous voulons?


  Qui peut imaginer qu'un dirlo déciderait de tout et pour tous tout le temps sans réunir l'équipe du CDM ou les Conseils de cycle?


Epouvantail à la Gégé auquel aucun enseignant en poste dans une école ne peut croire.


La présence d'un directeur avec statut dans une école peut fédérer, favoriser la réalisation de projets de cycle ou d'école, développer le dialogue avec les partenaires, mais je ne pense pas que
ce soit l'intérêt du dirlo de se conduire en potentat ou dictateur....


Il reste pour justifier le refus de reconnaissance du Snuipp la posture idéologique et déconnectée des réalités du terrain, laquelle peut rapidement se révéler néfaste pour les acteurs de terrain
que nous sommes mais l'avenir proche nous le dira.

Denis 22/05/2012 22:45


Bonsoir hreip,


Pas de circulaire ici non plus mais ce lien envoyé par ma circo :



http://www.education.gouv.fr/cid60346/evaluations-des-acquis-scolaires-des-eleves-en-ce1-et-cm2-maintien-pour-une-utilisation-pedagogique-locale-mais-suspension-de-la-remontee-nationale-des-donnees-statistiques.html


Pour le reste, mêmes interrogations.

hreip 22/05/2012 21:47


Bonsoir à tous,


Le changement c'est maintenant !


Ben, moi j'attends, pas de circulaire concernant les évaluations nationales ...


La situation sur les dirlos et dirlettes, pas d'engagement, faut pas faire de vagues ?


Renforcer la cohésion d'équipe pédagogique, super, mais là où cela ne fonctionne pas ou peu, que faire ?


Donner la REFONDATION DU SYSTEME SCOLAIRE aux seuls syndicats me paraît dangereux vu la représentativité en terme de pourcentage.


Voilà, beaucoup d'interrogations et peu de réponses .....

Denis 22/05/2012 19:33


Mais Gégé, les collègues qui sont encore sur le terrain connaissent tous ces mini républiques bananières. Ce sont des domaines appelés circonscriptions dans lesquels sévissent parfois des
potentats locaux nommés IEN.  Leur pouvoir de nuisance est très varié : multiplication des réunions visant à sodomiser des insectes diptères, foultitude de tableaux excel aussi
compliqués à remplir qu'inutiles, imposition d'évaluations de circos dans des domaines divers et variés... Et les copains qui subissent ces pratiques pourront hélas allonger la liste. Le plus
triste dans cette histoire, c'est que les rares oppositions à ces fonctionnements viennent le plus souvent de vieux dirlos qui n'ont plus grand chose à perdre.

Pierre Lombard 22/05/2012 19:27


Voilà Pierrot qui fait référence à la CGT... On aura tout vu !


pas encore!


Tu prends les références là où elles t'arrangent parce qu'il me semble bien que la CGT ça n'est pas la tasse de thé des collègues du GIDD.


J'ai écrit que je n'avais rien à rajouter à une déclaration de la cgt-Éduc, pas que c'était une référence pour moi. Mais 2 petites choses en passant.


1- les déclarations des petits syndicats, quand elles sortent des sentiers rabattus, sont très intéressantes car ayant peu de moyens, donc peu de
déchargés, elles émanent du terrain...


2- La cgt-Éduc ne nous a jamais snobé, elle, au contraire. On peu ne pas être d'accord et se respecter. 


 


Franchement, tu te rends compte de ce que tu écris, Pierrot ?


Franchement? ... Oui, et toi tu n'es pas gêné quand tu écris que tous les cas existent et donc qu'il ne faut pas en tirer des conclusions  ou quand tu assimiles un statut pour les dirlo avec la rigidité et l'autoritarisme ?


 


Quand à l'allusion aux "mini républiques bananières" d'une part ça vient de tes copains cgtistes (tentatives de rapprochement lors des élections pros.) et d'autres part les collègues apprécient
déjà.

Gégé 22/05/2012 16:59


Voilà Pierrot qui fait référence à la CGT... On aura tout vu !
Tu prends les références là où elles t'arrangent parce qu'il me semble bien que la CGT ça n'est pas la tasse de thé des collègues du GIDD.
Franchement, tu te rends compte de ce que tu écris, Pierrot ?
"Le maitre-sup sans redéfinition des missions et des objectif, sans donner à l'école l'autonomie et aux enseignants la première des conditions du travail d'équipe, c'est-à-dire y désigner son
responsable, il n'y aura aucun changement dans la dégringolade des résultats de notre école et on continuera à y installer des mini républiques bananières créées et le dévoiement des missions
(cgt)."


On peut te donner des exemples d'équipes qui fonctionnent très bien sans l'autonomie dont tu parles. Vois les écoles Freinet. Mais tu en trouveras plein d'autres aussi. Comme tu trouveras des
équipes qui sont autonomes par rapport à leur IEN qui leur fiche une paix royale et qui peuvent mal fonctionner avec un dirlo trop directif, trop rigide... Tous les cas existent et il ne faut pas
en tirer des conclusions définitives comme tu le fais.
Qu'est-ce que ça vient faire là ton allusion aux "mini républiques bananières" ? Les collègues apprécieront... 

Pierre Lombard 22/05/2012 08:24


Pourquoi "toujours" (?) remettre le doute sur l'efficacité des RASED?


Parce que ce doute est sérieux donc légitime. Je n'ai rien à rajouter la position de la cut-éduc'action sur ce sujet:


En dehors du problème des personnes il y a la conception que nous avons du rôle et des missions des Rased. La Cgt Educ'Action a combattu en son temps le fait que
les Rased soient rattachés aux circonscriptions d'IEN au lieu de rester rattachés aux écoles et groupes scolaires... Ce rattachement aux IEN, outre les dérives que nous connaissons (les mini
républiques bananières créées, le dévoiement des missions des réseaux) a amené à la situation que nous connaissons aujourd'hui, à savoir la facilité avec laquelle le Ministère a pu supprimer des
milliers de postes de réseaux cette année (après la saignée que nous avions déjà connue en 2009 et qui avait provoqué une forte mobilisation). 


> la pratique budgétaire c'est couper là où ça se voit le moins.


> la posture réactionnaire c'est de défendre l'existant en le sacralisant.


> la méthode réformiste consiste à regarder les choses telles quelles sont pour optimaliser les moyens et les savoir-faire afin de les adapter aux missions qui évoluent.


Pourquoi toujours mettre en parallèle les psychologues scolaires ("un statut particulier pour les psyscos") et les dirlos ?


Il n'est pas question de "parallèle", mais de convergence et tes explications sont stupéfiantes!


Il faut un statut pour les psyscos qui leur ouvrirait la possibilité d'ouvrir des cabinets privés:


1 pour les protéger d'une disparition annoncée (tien, un satut ça protège, ça n'implique pas des charges nouvelles?)


2 pour que les familles des "gamins en difficulté" puissent avoir des consultations moins chères, voire sur place.


Malgré le fait que la difficulté scolaire relevant du domaine "psy" soit ultra minoritaire. Faut-il rappeler encore que 75% des élèves qui sont en échec en fin de CP sont des élèves de la fin de
l'année.


Malgré le fait que la médicalisation de l'échec scolaire a montré ses limites et que tu refuses de jouer sur d'autres leviers reconnus pour leur efficacité dans la réussite des élèves comme
l'autonomie des établissements ou l'effet "chef d'établissement"…


Malgré les dérives évidentes: appelé par l'enseignant dans le cadre scolaire, le psy-plus-tout-à-fait-sco pourra proposer à l'enfant (plus l'élève) une consultation dans son cabinet en ville!


Tu te complais dans une revendication complètement catégorielle et pour le coup ultra corporatiste.


 Sur ta position sur les dirlos. Leur mal-être est notoire, le nombre de postes vacants ne cesse d'augmenter, cela fait 20 ans que vous réclameez plus de… Et cela fait 20 que notre situation
se dégrade! Il y a de moins en moins de dirlettes et de dirlos et la possibilité de leur disparition est annoncée par la satellisation des école autour du collège.


- plus de salaire


- plus de décharge


- une "aide administrative (pourquoi ne pas dire un secrétariat ?)


- un tri dans la demande institutionnelle


… Qu'est-ce que cela si ce n'est la demande d'une reconnaissance d'un métier particulier dans les écoles?


Le "statut" c'est justement la cohérence entre l'ÊTRE & l'AVOIR. C'est parce qu'il n'y a pas de revendication d'ÊTRE que l'AVOIR n'y est pas.


Tu peux te demander tant que tu veux ce qu'apporterait de plus un statut. Nous, sur le terrain on sait les dégâts que cause son absence. Tu peux essayer tant que tu veux de nous faire peur en
prétendant qu'un statut implique des charges nouvelles, nous sur le terrain  on subit l'accumulation de charges nouvelles parce qu'on nous refuse le fait d'être Directeur d'école.


 


Enfin, l'alpha & l'oméga, le "maître-supplémentaire".


Qui va organiser et être garant des services, selon quels critères, quels objectifs?


Posture réactionnaire encore (mais est-ce surprenant?). Le maitre-sup sans redéfinition des missions et des objectif, sans donner  à l'école l'autonomie et aux enseignants la première des
conditions du travail d'équipe, c'est-à-dire y désigner son responsable, il n'y aura aucun changement dans la dégringolade des résultats de notre école et on continuera à y installer des mini
républiques bananières créées et le dévoiement des missions (cgt).


Je te renvoies à la différence entre une équipe et un groupe.


Le clivage n'est pas gauche/droite. On ne peux pas dire aujourd'hui que LA gauche est au pouvoir, mais une certaine gauche.


La vraie ligne de fracture c'est celle qui existe entre les réformistes et les conservateurs.


PS: entièrement d'accord avec françou. La question du dirlo est centrale dans la refondation de l'école


 

merlin 21/05/2012 20:12


Ah! Gégé, lui, il sait : les RASED ? forcément efficaces, dévoués et compétents, Gégé le dit; Les psychos? pareil, une espèce à protéger.


Le maître sup? la panacée CQFD.


le dirlo? oui, il faut l'aider ...ou aider l'équipe, c'est selon....et puis la secrétaire, elle, il lui faut un statut ( important le statut).;. mais le dirlo? Il a une équipe dévouée,
compétente, etc.... mais Gégé, il les aime bien quand même les dirlos... si! si ! et puis, lui, il sait... au fait , il officie dans quelle classe Gégé? quel cycle? quelle école? avec quel dirlo?
dis nous Gégé....

LUCIEN 21/05/2012 19:17


Encore une fois Gégé ,


révise ou informe - toi de la différence entre fonction et statut , tu t'apercevras très vite que dans le monde professionnel , le statut est une garantie contre bien des abus et des dérives. Je
n' ai pas le temps de t'informer plus en détails, je suis directeur surbooké, écrasé , en attente de beaucoup de choses d'une gauche au pouvoir avec la mémoire du passé .


Le statut accorde des droits supplémentaires qui n' existe pas avec la fonction , or tu dois bien savoir que la direction d'école est devenue un " METIER" , et que le rôle d'un syndicat est de
défendre les droits de ses personnels , exiger un statut , une amélioration des conditions de travail d'une partie du personnel n' est en rien déshonorant pour un syndicat , à moins d'ignorer les
revendications de ladite partie du personnel .


Ignorer, écraser, ne rien obtenir au final pour une catégorie de personnel , tu appelles cela comment ?


Revendiquer pour une autre partie , tu appelles cela comment ?


Serais-tu pour une certaine forme de discrimination ? ( du personnel envers d'autres !)


Quant au reste de tes espérances diverses , j' en attends la réalisation concrète , à commencer par la revendication n° 1 ==> la revalorisation conséquente du métier d'enseignant , et tu vois,
je ne parle même pas de la direction ...Je pense à l' intérêt général !


 

Pascal Oudot 21/05/2012 17:56


Tiens, un billet à peu près sincère? C'est bien la première fois, Gégé, et j'apprécie. Même si je ne suis pas d'accord. Déjà sur l'efficacité des RASED. Jamais ils n'ont été évalués, et lorsqu'on
discute avec les collègues qui y ont fait appel, les résultats sont plus que mitigés. D'abord parce que l'aide apportée n'est pas ce que recherchent les enseignants, c'est à dire prioritairement
une aide dans le domaine scolaire... ce que les RASED pourraient utilement faire s'ils étaient déployés dans les écoles, s'ils avaient les mêmes responsabilités et contraintes que les autres
enseignants, et acceptaient de faire de la remédiation sur les notions et compétences que les enfants n'ont pas comprises ou ont du mal à assimiler, au lieu de faire de la pseudo-psychothérapie
alors que les maîtres E ou G n'en ont pas les compétences.


Ensuite évidemment sur l'intérêt et l'importance d'un statut pour les directeurs d'école. Mais cela fait des années que nous tentons de te l'expliquer, cela fait des années que le GDID a un
projet clair, structuré et complet, et je n'ai plus envie de faire ici un effort pédagogique.

Gégé 21/05/2012 15:49


Pourquoi toujours remettre le doute sur l'efficacité des RASED, Pierrot ? Pourquoi toujours mettre en parallèle les psychologues scolaires ("un statut particulier pour les psyscos") et
les dirlos ?
Tu sais bien que si on ne protège pas les psys, le risque est grand qu'un jour, ils passent à la trappe comme les RASED avec Chatel. Puis on enverra les gamins en difficulté chez les psys privés.
Ce qui veut dire que ceux qui n'ont pas de fric n'iront pas consulter. Tout bénef pour l'Etat et tous les problèmes pour le gamin en question, sa famille et les instits qui l'accueillent.
Je l'ai déjà dit je ne sais combien de fois ici : OUI, il faut mieux payer les dirlos ! OUI, il faut leur donner de meilleurs moyens de travailler correctement et ça passe par une amélioration du
régime de décharges. OUI, il faut leur donner une aide humaine (CUI). OUI, il faut arrêter de les ensevelir sous des tonnes de paperasses, de mails, d'enquêtes, de synthèses... OUI, OUI, OUI
!!! Tout ça, c'est indispensable et leur permettra de voir enfin le jour, d'y voir plus clair dans leur boulot et ça profitera par ricochet aux élèves. Là-dessus, on est tous d'accord.
Mais, si je peux comprendre tout ça, et je le défends, j'ai du mal à voir le lien entre statut et amélioration du fonctionnement de l'école. Je veux dire l'intérêt qu'y trouveront les élèves. Je
vois bien, en revanche, les inconvénients pour le dirlo (ah, vous avez un statut... eh bien, bossez les gars et taisez-vous.). Je vois bien les inconvénients pour le fonctionnement de l'école
(relations hiérarchiques avec les adjoints, perte de motivation des adjoints qui ne se sentiront plus impliqués dans les décisions prises en conseil des maîtres...).
Je préfèrerais 100 fois un maître supplémentaire dans chaque école. Là, on y gagnerait en efficacité, esprit d'équipe, motivation, implication... Le dirlo serait lui aussi gagnant car aidé dans
ses tâches quotidiennes. Oui, ce serait gagnant-gagnant pour tout le monde.

Pierre Lombard 21/05/2012 08:23


Il y a de quoi être effectivement inquiet…


F.Hollande veut baser le changement (indispensable) sur la concertation (tout autant indispensable). D'ailleurs que ce soit en Allemagne ou au USA, il a dit les présupposés à la recherche du
consensus… indispensable au changement: l'écoute, la considération de l'autre et la capacité à faire évoluer une position pour la rendre acceptable sans en dénaturer le fond.


PS- Au sujet des directeurs d'école, le GDiD a toujours dit que PERSONNE n'aura raison seul sur ce dossier.


Au changement l'école y est habituée, une réforme tous les 18 mois en moyenne, sans que JAMAIS on ne se préoccupe de sa diffusion jusque dans les classes.


Le vrai problème c'est bien notre capacité à ACCOMPAGNER le changement. Et là, à lire les premières interventions de Grosso & Modo, il y a de quoi s'inquiéter.


- Corporatisme: attitude de défense des intérêts de sa corporation ou/et doctrine qui recommande les regroupements en corporation.


Que l'on m'explique en quoi il est corporatiste de vouloir que le métier de directeur soit reconnu dans une corporation (les enseignants) qui a multiplié les spécificités?


Que l'on me dise, à partir de cette définition, et au regard de la "refondation de l'école", comment ne pas qualifier de "corporatiste" la posture du SNUipp qui demande le redéploiement des
"RASED" sans remettre en cause le dispositif (loin d'avoir démonter son efficacité), un SNUipp qui vient de revendiquer, avant toute discussion,
une augmentation de salaire pour tous les enseignants ( c'est une corporation) ou un statut particulier pour les psyscos… Quand il s'agit de refondation.


Deux choses encore:


- Ce site est dédié aux dirlettes et aux dirlos. Quoi de plus normal que d'y ramener les choses à notre dimension.


- Ensuite, et même Fenêtres sur Cours s'en est fait l'écho, une récente étude vient de réaffirmer le rôle prépondérant du "chef d'établissement" dans la réussite de tous les
élèves…. Bien loin du corporatisme dont on veut nous affubler.


 


Comment interpréter la lever de bouclier sur le manque de concertation de Peillon quand il réaffirme que l'on reviendra à la semaine de 5 jours, alors que tous les syndicats sont au jus depuis le
mois de janvier (rencontres bilatérales) que c'est une affirmation de la campagne et que la discussion doit s'ouvrir pendant l'été?


On le voit bien, "corporatisme" est un élément de langage (comme on dit maintenant) qui vise à bloquer les discussions. Et ça le SNUipp sait très bien le faire. Le changement espéré vaut
mieux que ça et les enjeux aujourd'hui vont au-delà de cet esprit étroit et boutiquier.


.

françou 20/05/2012 19:51


Même si ce que nous réclamons ne figure pas dans les propositions, la semaine de 5 jours devra passer par des contraintes d'organisation sur le terrain qui incomberont très certainement aux
directeurs. Sachant qu'on ne peut plus nous tirer dessus sauf à nous interner tous d'ici peu , la question va se poser... n'en déplaise au snu.

LUCIEN 20/05/2012 19:44


Pour ceux qui auraient la mémoire courte , ne recommençons pas 1981 et la suite ...un peuple de gauche déçu !


Les conséquences : un retour de la droite ...dure , très dure !

Pascal Oudot 20/05/2012 18:24


Ecrivant ici pour des aveugles, je précise que les "constats" que j'évoquais concernent l'école et non spécifiquement les directeurs d'école. Je précise également que les "grandes concertations"
m'indisposent pour la bonne et simple raison qu'à l'instar des commissions c'est le meilleur moyen d'enterrer les questions importantes. N'obtiendrons-nous pour l'école qu'un retour de cinq ans
en arrière? Sans préjuger de ce fera M. Peillon, ce serait trop peu pour me satisfaire. Mais cela conviendrait sans doute à certain syndicat pour lequel l'immobilisme est un acte de foi.

henri 20/05/2012 15:02


" (...) c'est sur ce point précis que nous attendons et peut-être même espérons des gestes, des actes qui soient mis en perspective avec une véritable réflexion sur l'École que l'on
souhaite voir advenir.(...)"

Gégé 20/05/2012 14:11


Dis-moi, Henri, ce n'est pas du corporatisme que de dire qu'on jugera la nouvelle équipe au pouvoir à l'aune de ce qu'elle
fera pour les dirlos ? Alors même que rien n'a été de ce que vous réclamez ne figure dans ses 60 propositions.

"s'il veut être crédible à nos
yeux d'une réelle prise en compte du dossier des directeurs d'école" (Henri)


" alors que tous les rapports et les constats nous concernant ont été faits et refaits depuis dix ans, c'est pour moi
un mauvais signe-, je ne donne pas cher de la gauche pour les deux prochaines décennies. " (P. Oudot)


 


Ne préjugeons pas de l'échec du nouveau pouvoir fraîchement élu. Et si, tout simplement, on le laissait
s'installer ? Et si on lui laissait le temps de mettre en oeuvre son projet ? Au lieu de lui prédire déjà qu'il sera balayé s'il ne s'occupe pas des dirlos... L'intérêt général doit compter un
peu plus que les intérêts corporatistes des uns ou des autres, non ?

henri 20/05/2012 12:18


Après une mise en sommeil de quelques semaines, voici un nouvel article qui nous promet le retour de joyeusetés :


- un intervenant qui saute sur l'occasion pour évoquer le "corporatisme" ;


- un autre qui voit dans un commentaire le souhait d'une mesure qui ME ferait plaisir : une lecture attentive de ce qui s'écrit serait quand même souhaitable, vous en conviendrez....


Je rappelle que nous sommes sur un site qui se penche sur les directeurs d'école et qu'il semble opportun que leur "souci" soit évoqué en premier...


Je ne sais ce qu'il y a à attendre du nouveau gouvernement, mais je sais qu'il n'y a comme d'habitude rien à attendre des procureurs...

Pascal Oudot 20/05/2012 10:26


Le souci, Théo, c'est qu'on ne gouverne pas avec des promesses. Une fois les élections passées, la réalité reprend le dessus, et heureusement. Moi c'est sur un projet de société et sur un projet
économique que j'attends. Si rien n'est fait -et les "grandes concertations", alors que tous les rapports et les constats nous concernant ont été faits et refaits depuis dix ans, c'est pour moi
un mauvais signe-, je ne donne pas cher de la gauche pour les deux prochaines décennies. Car cela fait combien d'années que nous voyons nos conditions de travail se dégrader? Cela fait combien
d'années que les enseignants se paupérisent? L'anti-Sarkozysme, c'est fini, c'était une bonne position pour se faire élire, mais ce serait trop court pour servir de point d'appui à une politique
réellement innovante. Personne ici n'est dupe, personne n'attend de miracle. Mais personne non plus ne veut que l'école en général, et nous les directeurs d'école en particulier, ne restions
qu'un enjeu électoral. Nous attendons tous une rénovation en profondeur. Et pas dans cinq ans. Le changement, c'est maintenant.

Théo62 20/05/2012 10:06


Non, Henri, on ne pourra pas juger un bilan uniquement sur une mesure qui te ferait plaisir mais qui n'est pas un engagement du président dans son projet pour l'école.
Nous l'attendrons tous sur ses promesses mais pas sur ce qu'il n'a pas promis. Je pense que tu en conviendras. 

henri 20/05/2012 08:41


Une fois la Présidentielle terminée, restent les Législatives : déclarations d'intentions, projets, etc. les discours qui n'ont pas manqué vont encore perdurer quelques semaines.


Puis viendra la Réalité ! après les mots, les actes et ce ne sera que sur ces derniers et à partir d'eux que l'on pourra porter un jugement attentif, critique, constructif.


Que les candidats se positionnent en faveur de l'École, ce serait la moindre des choses : on voit mal un candidat à la législature suprême vouer aux gémonies l'institution scolaire, déclarer
ouvertement sa volonté de la ruiner. En ce sens donc, nous attendrons des initiatives suivies par des actes sans jeter, maintenant et a priori, le discrédit sur qui que ce soit.


Vincent Peillon, alerté avant sa nomination sur le dossier des directeurs d'école, ne peut ignorer ce qu'il en est : pour nous, qui exerçons au quotidien ce métier, c'est sur ce point précis que
nous attendons et peut-être même espérons des gestes, des actes qui soient mis en perspective avec une véritable réflexion sur l'École que l'on souhaite voir advenir.


Loin des rustines, des replâtrages, le nouveau gouvernement en place ne pourra s'exonérer s'il veut être crédible à nos yeux d'une réelle prise en compte du dossier des directeurs d'école ; à
rater cette occasion qui se présente, il courrait le risque d'une immense déception...

denis 84 19/05/2012 21:11


Honnetement, je ne travaille pas pour la gloire.... J'aime mon métier, mais j'aimerais qu'il soit reconnu par des textes mais aussi FINANCIEREMENT...... Alors, non au dévouement.... Pas de
reconnaissance, pas d'investissement, juste le strict minimum...ceci en attendant le changement.....

Sellig 74 19/05/2012 18:32


M le Président est venu à Mayotte... S'il y a un endroit où le focntionnement des écoles est en corrélation totale avec le travail du directeur c'est bien ici ! Mais l'envie, la motivation,
l'engagement ont des limites ; l'essoufflement et la lassitude prennent progessivement le pas.... Il FAUT que les choses bougent, il faut que nous les fassions bouger, à travers les syndicats ou
alleurs ! La France du dévouement a des limites M le ministre.

Gégé 19/05/2012 14:16


Etait-il bien nécessaire de jouer les rabat-joie, les trouble-fête ? On doit d'abord se réjouir d'avoir montré la porte de sortie à Sarko et à son équipe de casseurs.
Puis, on doit ensuite se réjouir d'avoir porté à la tête du pays quelqu'un qui veut reconstruire l'école. Et chez lui, c'est pas un vain mot. Il a un programme précis : création de postes, retour
à la semaine de 5 jours, respect des enseignants...
Alors, on le sait bien qu'il ne pourra pas tout faire tout de suite. C'est évident. Les priorités sont annoncées. A nous d'être vigilants pour qu'elles soient respectées. Et de grâce, camarades,
ne vous lancez pas dans des querelles corporatistes ! Voyez ce qui est important pour le redressement de l'école et peut permettre d'être un vrai plus pour les élèves. Je suis persuadé que c'est
ce que pensent l'immense majorité des collègues. Allons à l'essentiel ! Il y a tant de choses à faire.