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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 12:13

 

 

Certes, l’heure est à la lutte contre la réforme des retraites plutôt qu’aux réflexions sur l’Education. Néanmoins, il nous semble important de faire le point sur les attentes des enseignants, et parmi eux, des directeurs d’école, et les suppressions de postes qui se poursuivent à un rythme accéléré. Même si les médias ne s’en font plus l’écho, la politique budgétaire continue son travail de coupes sombres dans l’Education nationale.

Nous avons décidé de mettre l’accent sur trois points importants qui concernent particulièrement les directeurs d’école.  

 

 

Rapport Reiss

 

Commandé au printemps par le Premier ministre, ce rapport de Frédéric Reiss (UMP, Bas-Rhin) est intitulé "Quelle direction pour l'école du XXIe siècle ?". Il avait notamment pour objectif d'"examiner la fonction et le statut d'un directeur d'école, le statut des écoles de grandes tailles et des regroupements d'écoles".

Le rapport souligne qu'être directeur d'école est "un métier à part entière", et pas seulement une fonction, ce qui implique "un plan de carrière" et une "nette revalorisation de la rémunération indemnitaire".

M. Reiss propose également de créer ou expérimenter plusieurs regroupements, en fonction de la taille de l'école.

Dans un communiqué, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a affirmé que "certaines" des propositions allaient "pouvoir être mises à l’étude, en écho avec la préparation d’un plan numérique pour l’école, en relation avec la réflexion sur les rythmes scolaires ou en complément du plan de lutte contre l’illettrisme", sans autre précision.

Parmi les recommandations : le rapprochement de "petits collèges et des écoles de leurs secteurs de recrutement" afin de créer des "écoles du socle commun". Mais cette disposition du rapport ne devrait pas être reprise avant plusieurs années par le ministre qui, suite au rapport du HCE sur le collège, a déclaré : "Nous n'allons pas faire une grande réforme du collège d'ici à 2012 (...), mais nous pouvons avancer sur certains sujets", a affirmé Luc Chatel. "Dès la prochaine rentrée, nous pouvons avancer dans deux directions : une plus grande personnalisation des enseignements et une action sur l'orientation".

Trois semaines se sont écoulées depuis la publication du rapport du député Frédéric Reiss. Nous avons longuement rendu compte du constat fait par le député et des principales propositions et suggestions que contient son rapport. Un rapport qui a suscité de nombreux commentaires, notamment de la part des directeurs d’école, principaux intéressés par le compte rendu de la mission.

Le soufflet semble retombé. Les syndicats sont absorbés par la réforme des retraites. Le ministre ne semble pas décidé à entreprendre une quelconque réforme de l’Education nationale à quelques mois du début de la campagne présidentielle. Le Président de la République, futur candidat à sa propre succession, n’a aucun intérêt à ouvrir de nouvelles discussions sur un sujet brûlant.

 

 

Nouvelles menaces sur les EVS

 

Ainsi que nous l’écrivions le 9 septembre dernier dans un article intitulé « l’aide administrative aux directeurs d’école remise en cause », les recteurs ont reçu pour consigne de réduire les contrats aidés. Malgré les protestations des syndicats, rien n’y fait : de nouvelles menaces se précisent sur les contrats aidés.

Discrètement mais inexorablement, les postes sont supprimés par centaines, voire par milliers, au fur et à mesure que les contrats viennent à échéance. Les syndicats évoquent entre 600 et 700 contrats qui doivent disparaître dans les semaines qui viennent dans les seules Bouches-du-Rhône (soit un tiers des EVS), 130 dans le Tarn, 420 dans le Val d'Oise, 200 en Haute Garonne, 90 dans la Drôme, 300 en Haute Loire... Selon l'Unsa, un tiers des départements est actuellement touché par les suppressions, mais tous devraient l'être dès janvier prochain. Les missions n’ont pas disparu pour autant, que ce soit en école, collège ou lycée : assistance administrative, assistance handicap, surveillance...

A l’origine des emplois administratifs d’aide aux directeurs d’école, le SE-Unsa considère que sa signature apposée au bas du protocole d’accord en 2006 est reniée par l’actuel ministre. Le SNUipp, le SNE, FO et le GDID ont également protesté. Dans un courrier adressé au ministre, le SE-Unsa a menacé le ministère d’un "conflit sérieux".

« Nous vous demandons, Monsieur le Ministre, de revoir de toute urgence ces situations et les consignes que vous avez données. Si les notifications de suppression ou de diminution de ces emplois devaient être maintenues, vous ouvririez la voie à un nouveau conflit sérieux dans les semaines à venir. Depuis 2006, la charge et les responsabilités des directeurs d’école ne se sont pas amoindries. Sachez que le SE-UNSA et les directeurs sont déterminés à voir rapidement rétablie l’aide administrative dont ils ont besoin. »

Rien n’y fait. Le gouvernement reste sourd aux injonctions syndicales et poursuit sa politique de réduction des effectifs aussi bien en termes d’enseignants qu’en emplois aidés. Les budgets 2011-2013 le prévoient.

 

 

Projet éducatif du PS

 

Dans son édition du 18 novembre, le journal Le Monde titrait : "Education : le PS propose une rupture dans sa vision de l'école".

Le quotidien du soir Le Monde révèle le programme éducation que le Parti socialiste va présenter à ses militants. Intitulé "Education et formation pour l'égalité". Il constituera le socle du programme éducatif du candidat à la présidentielle de 2012.

Commentant le projet, Bruno Julliard, Secrétaire national à l’éducation, annonce une priorité absolue à l'école primaire et à la petite enfance.

 

Trois priorités sont proposées par le Parti socialiste :

- le primaire, où le PS estime nécessaire de concentrer des moyens pour prévenir l'échec lourd ;

- les établissements difficiles, où les moyens ne doivent plus être uniformes mais distribués en fonction des besoins des établissements et des projets qu'ils mettent en œuvre la transformation du métier d'enseignant

- la transformation du métier d'enseignant

 

 

Parmi les principales mesures de ce projet :

 

Cinq jours d'école.

Le texte propose de mieux répartir les heures de cours sur l'année et la journée en raccourcissant les vacances d'été, en organisant une semaine de cinq jours éducatifs comprenant un temps de loisir culturel et incluant les devoirs du soir.

Bruno Julliard apporte certaines précisions :

"Il n'y aura pas d'efforts supplémentaires demandés aux enseignants, qui ne seront pas reconnus, notamment financièrement. Cependant, beaucoup de professeurs des écoles voient les conséquences de la semaine des quatre jours comme des difficultés supplémentaires dans l'exercice de leur métier. Les enfants sont plus stressés et plus fatigués par des horaires incohérents et beaucoup trop chargés.

Je rappelle cependant que nous proposerons cinq jours éducatifs où la totalité de ces cinq jours ne nécessitera pas la présence des professeurs des écoles. Bien évidemment, rien ne se fera sans consultation des enseignants et de leurs organisations syndicales. Nous y ajouterons également les collectivités locales, les associations d'éducation populaire, mais aussi et surtout les parents.

Nous ne proposons pas le retour de l'école le samedi matin. En revanche, nous considérons que la suppression du samedi matin et la mise en place autoritaire des quatre jours d'école par le gouvernement actuel sont une erreur.

Nous proposerons donc que la semaine s'organise autour de cinq jours éducatifs pour tous. Il y a nécessité d'augmenter le nombre d'heures et de jours scolarisés pour les élèves, particulièrement pour les élèves fragiles scolairement.

C'est pourquoi nous proposons d'allonger l'année scolaire en diminuant les vacances d'été et en passant la semaine de quatre à cinq jours. Le cinquième jour sera probablement le mercredi, même si nous souhaitons que les projets éducatifs locaux permettent d'organiser ces cinq jours éducatifs.

Il ne s'agit pas forcément de cinq jours pleins devant un professeur des écoles pour les élèves, mais nous devons y intégrer des activités scolaires ou périscolaires qui, pour beaucoup, auront lieu dans les murs de l'école, mais qui ne seront pas forcément sous la responsabilité directe des enseignants.

Nous voulons faciliter les transitions entre les temps scolaires, les temps périscolaires et les temps privés."

 

Un collège sans redoublement.

Dans le collège rénové, on ne redoublera plus, les enseignements seront plus transversaux, les parcours individualisés et des métiers nouveaux créés pour aider les plus en difficulté, au côté d'enseignants surnuméraires. "Nous proposons la participation d'enseignants du primaire au collège et réciproquement dans le cadre de projets communs", précise aussi le texte.

 

Des enseignants revalorisés avec contrepartie.

Les enseignants se voient proposer une nouvelle définition de leur métier. Il s'agit de prendre en compte l'ensemble des tâches qu'ils réalisent et non plus seulement leur nombre d'heures de cours. La possibilité d'enseigner deux disciplines en collège est évoquée. Les enseignants pourraient choisir au cours d'une formation initiale reconstruite, de s'initier à l'enseignement d'une seconde discipline. Et à la clé de tout cela, il y aurait une revalorisation.

 

Des établissements plus autonomes astreints à plus de mixité.

La nouvelle architecture proposée passe par l'octroi de plus d'autonomie pour les établissements, la dotation horaire devant laisser une marge de manœuvre aux équipes éducatives pour renforcer leur projet. En revanche, les établissements devront panacher le recrutement de leurs élèves. "Il faut dépasser la logique strictement territoriale et introduire des critères sociaux et scolaire dans le nouveau dispositif de sectorisation, notamment en créant un indice de mixité sociale", précise le document.

 

Astreindre l'enseignement privé à des contraintes.

"Une juste contrepartie du financement public dans les établissements privés sous contrat impose qu'ils soient soumis aux mêmes objectifs de mixité, et donc qu'ils entrent dans la sectorisation", précise Bruno Julliard. Aujourd'hui, les enseignants du privé sous contrat sont payés par l'Etat, mais les établissements choisissent librement leurs élèves. Tous les établissements scolaires, y compris l'école privée, devront se conformer à des objectifs de mixité sociale et scolaire.

 

Une seconde chance.

Chaque sortant du système éducatif doit partir avec en poche un compte formation individuel à deux étages. Le premier étage étant un complément à sa formation initiale utilisable dans les deux ans après la sortie de la formation, le second serait utilisable tout au long de la vie.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pascal Oudot 04/11/2010 20:44



Les directeurs et directrices d'école savent qu'ils peuvent compter sur le SNUipp pour défendre leurs intérêts et ceux de l'école publique.


 


Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire! Ah les sombres tartuffes! Vous ne croyez quand pas qu'une déclaration de ce genre va passer? Si ? Oh putaing les congs!



Denis 04/11/2010 20:09



"Le SNUipp se saisit du dossier de la direction d'école"


On va voir ce qu'on va voir, non mais des fois...


Euh, sinon, il serait peut-être temps non..?



Denis 04/11/2010 20:06



"Les directeurs et directrices d'école savent qu'ils peuvent compter sur le SNUipp pour défendre leurs intérêts "






henri 04/11/2010 19:00



Arrête de sniffer Dédel ! tu finirais par nous faire croire que tu dis la vérité !


Toi et tes proches nous avez tellement habitués au mensonge, aux fausses nouvelles et autres balivernes que ta belle déclaration et le beau numéro de "F. C" ne trompera personne !...et surtout
pas les directeurs lucides !


Un exemple ?


Voici le beau stage que va mettre sur pied le SNUipp dans la région nantaise :


http://44.snuipp.fr/spip.php?article2061


On peut y lire : "Non au statut hiérarchique" (évidemment il n'y a que toi et les tiens qui croient ou font semblant de croire à ce genre de foutaise !) Même le rapport Reiss s'en éloigne
totalement...


Or, la livraison-papier livrée dans les écoles de ce département porte : "Non au statut !"...cela fait quand même à côté d'un gros mensonge une belle tartufferie !


Il fallait bien après quelques jours de vacances que tu viennes faire un peu de publicité pour ton organisation ! Même ça, on finit par ne même pas t'en vouloir, tellement c'est puéril,
infantile, bref, insignifiant !



françou 04/11/2010 17:21



C'est-y qu'on aurait besoin des collègues directeurs maintenant? Déclancher des grèves d'envergure sans pouvoir appuyer sur le bouton directeur, on aurait fini par s'apercevoir que ça marchait
plus trop? Allez y les syndicats courtisez nous , c'est trop bon! Lequel proposera au GDID d'animer des RIS-spéciales directeurs. Moi je retournerais même dans les RIS comme ça.



Dedel 04/11/2010 15:45



Le SNUipp publie un supplément au "fenêtres sur cours" n° 346 (daté du 4 novembre) qui ne manquera pas d'intéresser les collègues directeurs d'école.

Il est entièrement consacré à la direction et au fonctionnement de l'école. Le SNUipp prend la défense des directeurs en disant "halte à la surcharge" et les invite à utiliser le bandeau "je
réponds quand j'ai le temps".

Page 2 : explications de la campagne du SNUipp et article sur Base élèves
Page 3 : EVS l'aide administrative sacrifiée et l'application Mosart 2
Pages 4 et 5 : dossier sur le rapport REISS, quel avenir ?
pages centrales : une affichette "halte à la surcharge !", Pour l'école, on ne doit pas se priver.
Pages 6 et 7 : tout ce qu'il faut savoir sur les décharges de direction, l'aide personnalisée, la rémunération des directeurs...
Page 8 : enquête du SNUipp sur l'argent de l'école, questionnaire adressé aux écoles et mairies.

Le SNUipp se saisit du dossier de la direction d'école. Il pèsera de toutes ses forces dans les négociations que le ministère a promis d'ouvrir suite à la publication du rapport REISS.
Les directeurs et directrices d'école savent qu'ils peuvent compter sur le SNUipp pour défendre leurs intérêts et ceux de l'école publique.



Simon 04/11/2010 11:31



Ca vient de sortir : le projet ump ou il est beaucoup question des directeurs d'école (encore que ce terme n'est plus très approprié au regard de leur vision).


http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/11/UMPLeprojetpour2012.aspx



JeanRoger 27/10/2010 11:37



J'oubliais: et en plus sur dirlo.org... Il y a plein de choses intéressantes pour les directrices et les directeurs.


Je rappelle l'adresse: http://www.dirlo.org


Et le nouveau site qui se met en place, grâce au travail d'une grosse équipe de directeurs bénévoles : http://www.dirlo.fr


Elle n'est pas belle cette pub Gégé?


 



JeanRoger 27/10/2010 11:30



Babazouk,


Vient sur dirlo.org. Tout le monde me connait. Il y a même ma photo. Et toi, Babazouk, c'est ton vrai nom? Non, moi je le connais. Mais je te laisse le soin de te présenter.



nissardeta babazouc 27/10/2010 00:02



Y l'est marrant le JeanRoger quand y reproche à Gégé son "pseudo à la con" alors que lui y l'utilise un pseudo à la noix.
Mais y dit JeanRoger que lui y l'a le droit d'avoir un pseudo parce que tout le monde y le connait au gdid. Y croit que tous ceux qui vont sur le gdid y savent qu y l'est. Foutaise ! Bientôt y va
nous dire que tous les dirlos de France et de Navarre y le connaissent.  Moi je sais qui y l'est parce qu'y bosse dans la circo voisine. Mais les autres, y savent pas qui y l'est et y
s'en foutent du JeanRoger.
Oui, y l'est vraiment marrant le JeanRoger...

Longui parlota fan li journada courti.

nissardeta babouzouc



Lionel 25/10/2010 09:15



Mon pauvre Gégé,


 


Tu oses tenir ces propos, toi la photocopieuse officielle du GROS SNUIpp, toi le syndicaliste engagé dans l'action et dégagé depuis des lustres de la vie d'une quelconque école, toi dont la
fonction snuippienne officielle et importante est de scanner des pages entières de votre sacro-sainte bible FSC pour nous les apporter ici à nous autres pauvres dirlos komlézotres qui n'avons
toujours pas compris que ton syndicat ne nous veut que du bien contre notre propre gré ?


 


Mais pauvre clown, tu n'as toujours pas compris que sur un blog, tout le mon de peut s'exprimer. Je ne suis pas syndiqué à la CFTC, mais je lui reconnaîs et le droit (ça, c'est la moindre des
choses) et le courage de venir s'exprimer ici OFFICIELLEMENT par la voix de son secrétaire général. Je n'attends que que ton propre maître à penser vienne ici en faire de même : il pourra ainsi
répondre très OFFICIELLEMENT aux questions que nous posons à toi et aux autre photocopieuses : quid du CMD et des responsabilités afférentes aux prises de décisions ; à quand vos dernières
propositions sur la direction ; etc, etc.


 


Le jour où tu auras compris que ce sont tes propos qui font monter l'hostilité des dirlos vis à vis du SNUIpp, tu auras fait un grand pas.



Alain REI 25/10/2010 08:06



Pour info toujours chez les petits le GDID est


Pour info, toujours chez les "petits" le GDID est en train de travailler durant ses « Cassinades » sur le rapport
REISS,


Une communication sera faite des travaux dés validation par nos adhérents.


Ce sera sans doute l’occasion d’apprécier une nouvelle fois les commentaires pertinents de ceux qui avance cachés et ne font
rien.


Leur critique est aisée, mais leur bile nous encourage elle n’est que le reflet de leur impuissance.


 Alain REI  Président du petit
et modeste GDID.


 



françou 24/10/2010 18:00



Qu'est-ce encore que cette pub sans retenue pour la CFTC ? Imaginez les critiques si le SNUipp se permettait d'en faire autant !!!


Chiche! Trouve nous le lien de ton syndicat vers la proposition d'un statut our les dirlo!



Michel Trudel 24/10/2010 10:44



@ Monsieur ou Madame Gégé


La CFTC qui est une confédération et qui compte 142 000 adhérents, n'est pas à proprement parlé un "petit" syndicat.


Ensuite pour nous il ne s'agit pas de pub mais d'infos que nous ouvrons au débat dans le respect des idées et des personnes (nous préférons philosophiquement ce terme à celui d'individu)... mais
bon, c'est une autre culture.



Pascal Oudot 24/10/2010 09:44



Je te ferai remarquer, andouille de "Gégé" trouillard et planqué au pseudo lamentable, que M. Trudel signe de son vrai nom et nous apporte des infos intéressantes sur son syndicat, contrairement
à toi qui persistes à te cacher et à faire des copier/coller sans rapport avec la discussion. Et tu trouves ça insupportable? Tant mieux, continue.



JeanRoger 24/10/2010 08:42



Plus on est "grand" (quand on connait le taux de syndicatlisation des "grands" on se demande ce que veut dire grand aujourd'hui pour un syndicat) et plus on avance caché avec des pseudos à la con
? Pourquoi ?



Alain 24/10/2010 07:57



Peut être qu'aujourd'hui seuls les petits osent penser en grand!!


Alain



Gégé 24/10/2010 00:35



Qu'est-ce encore que cette pub sans retenue pour la CFTC ? Imaginez les critiques si le SNUipp se permettait d'en faire autant !!! C'est vraiment insupportable !!! C'est devenu une tribune pour
les petits syndicats en mal d'audience ? Pas normal !



MIchel Trudel 23/10/2010 11:31



Petite erreur de manip. Pardon.


http://www.cftc-educ.com



Michel TRUDEL 23/10/2010 11:28



Aux concepteurs du site de directeurs en lutte:


Vous serait-il possible de changer sur votre page d'accueil le lien de la CFTC Education Nationale (SCENRAC) vers notre nouveau site? L'ancien va disparaitre très prochainement.


http://www.cftc-educ.com


Merci


Et pour ceux que cela intéresse, notre projet de statut ce trouve à cette adresse:


http://www.cftc-educ.com/modules.php?name=aastatut



Michel TRUDEL 23/10/2010 10:48



La CFTC EDUCATION NATIONALE réclame depuis plus de 20 ans la reconnaissance du métier de directeur d'ECOLE MATERNELLE ET ELEMENTAIRE. Elle a un projet de statut pour ces
personnels. Depuis 20 ans, beaucoup de choses ont changé dans la fonction publique des types d'emplois sont apparus tel les emplois fonctionnels. Le congrès de la CFTC EDUCATION
NATIONALE se tient du 26 au 28 octobre, à cette occasion les militants réfléchiront aux étapes acceptables vers le statut et sur les nécessaires accompagnements de ces étapes : texte clair et
précis définissant le métier de directeur, la nomination de SASU (secrétaire d'Administration Scolaire et Universitaire, une nette amélioration de la carrière, des temps de décharge décents,
l'intégration de tous les directeurs en poste dans cette éventuelle structure, le maintien d'école à taille humaine (moins de 15 classes si elle n'existe pas actuellement).
Je ne sais qui a dit "si tu veux arriver en haut de la montagne découpe la en palier".
Michel TRUDEL
Président de la CFTC Education Nationale



françou 22/10/2010 21:22



dans le cadre de la reconnaissance du directeur d’école


Quel est-il donc ce "cadre de la reconnaissance"? un statut?



Michel TRUDEL 22/10/2010 18:04



La CFTC EDUCATION NATIONALE lorsqu’elle réclame la reconnaissance du métier de directeur d’école, associe la nécessaire autonomie des écoles  dans l’élaboration du projet d’ECOLE (en
respectant bien sur les programmes et instructions nationales).
Le directeur d’Ecole est le plus à même de faire le diagnostic de son école et de proposer un projet d’Ecole visant à améliorer les résultats des élèves.
Mais pour  la CFTC EDUCATION NATIONALE, l’ECOLE ne peut plus vivre refermée sur elle-même. Les enfants ne sont élèves que 24h par semaine et 35 semaines par an.
Les collectivités locales, les associations ont  une action éducative que l’on nomme le « HORS TEMPS SCOLAIRE ». Ces activités ont des conséquences sur le devenir des enfants
et donc de nos élèves lorsqu’ils reviennent à l’Ecole. On ne peut plus détricoter le temps entre l’élève et l’enfant.
Si nous voulons faire progresser notre souhait de la reconnaissance du métier de directeur, il nous faut accepter de travailler en harmonie avec  ces collectivités territoriales, ces
associations.
Le directeur d’école, tel que le conçoit la CFTC EDUCATION NATIONALE doit s’impliquer dans toutes les actions éducatives, dans le respect des compétences et obligations de chacun. Le
projet d’école dont il est porteur doit tenir compte du contexte extérieur à l’institution  mais les actions mises en place par d’autres doivent aussi tenir compte des objectifs de
l’école.
C’est certes une tâche qui s’ajoute aux nombreuses occupations de directeur, mais elle nous semble indispensable dans le cadre de la reconnaissance du directeur d’école.


Michel TRUDEL


Président de la CFTC Education Nationale



françou 22/10/2010 12:56



D'ABORD un statut APRES les discussions sur l'extension de nos attributions.Sinon le MEN va faire sienne vos reflexions.....et nous devrons faire tout "ça" en plus du reste; toujours sans statut
(et toujours sans moyens ).



Pierrot Lombard 22/10/2010 07:43



Je ne suis pas en désaccord avec ce qu'à écrit Densi. Comme lui, et d'autres, je pense qu'il y a une "cohérence" du temps de l'enfant à trouver, et comme lui, et d'autres, je crois qu'il faut
qu'on y trouve notre place. 


Pourquoi, tout simplement parce que nous avons une vision 'conditionnée' (enseignement, ordre, manière
d'être et de faire...etc). Qu'il participe  à le  cohérence du temps, logique mais pas plus.


Mais à quelle place? et
sous quelle autorité (ou coordinnation... puisqu'on cherche une cohérence)? C'est la question qui est posée.



laurent 22/10/2010 06:35



Entièrement d'accord avec Densi, et contrairement à ce que pensent certains, on est au coeur du métier,fonction,missions...



Densi 21/10/2010 21:58



Pour avoir dans une autre vie exercé d'autres activités, je crois que le dirlo en charge  de tout l'éducatif  de l'enfant n'est pas une bonne idée en soi . Pourquoi, tout simplement
parce que nous avons une vision 'conditionnée' (enseignement, ordre, manière d'être et de faire...etc). Qu'il participe  à le  cohérence du temps, logique mais pas plus. Pour se
construire l'enfant doit fréquenter des personnes  ayant une autre culture de l'approche de l'enfant ou de  pratique d'activités. Et pour que ces intervenants soient 'vrais', ils ne
doivent pas dépendre du dirlo.
Pour revenir à aujourd'hui, comme dirait T.Fabre, ce qui me pose problème (le mot est faible) comme dirlo c'est la(les) questions de responsabilité  : elco, acc.éducatif, sran ...etc. Et là,
j'aimerai que les syndicats ou partis se penchent sur la question du statut du dirlo (et je n'ai pas envie d'avoir en plus la garderie, l'accueil, le cel...) car ce sera comme pour les sorties
avec le Drac. C'est lorsqu'il y aura accident que...


 



Grégoire 21/10/2010 17:27



DEL je crois que les trolls attaquent. C'est pollué en ce moment.



vIEILLE dIRECTRICE 21/10/2010 13:09



Qui c'est encore celui-là qui cherche? Allez- y les blagueurs lancez-nous sur des pistes de merde!



jeuneprof 21/10/2010 11:12



je viens de lire le programme du PS sur l'Education. Plus affligeant, j'ai pas trouvé. Je préfère encore l'agressivité anti-profs de Sarkozy, les déclarations bidons de Luc Chatel et les coups de
semonce des recteurs de tout bord, dont la docilité n'a d'équivalent que chez certains préfets consciencieux.



henri 20/10/2010 17:26



Ben, c'est dur de se faire comprendre...Non, je ne crois pas Thierry ! La preuve :


ce genre de débats concerne uniquement les collègues des écoles en métropole, grandes villes et villes moyennes ayant une politique éducative réelle, soit un tiers des dirlos à tout
casser...C'est aussi ce que j'écrivais ; et je sais aussi combien le GDID s'est impliqué dans les contacts avec l'ANDEV notamment ! Plus un
malentendu sur la forme qu'une incompréhension...



Grégoire 20/10/2010 16:32



J'ai écrit métier de directeur d'école  en remplacement de fonction ; ceci implique nécessairement un statut. On est bien d'accord Pierrot.



Grégoire 20/10/2010 16:10



Il n'y a pas de problème Thierry, je répondais surtout à Françou. Nous partageons tous le même désir d'être sujet et non objet de notre destin de directeur même si il faut bien reconnaître que la
plupart du temps on se fout royalement de nos avis.Question de survie mentale.


Je partage l'idée que tout est affaire de volonté politique et que les raisonnements type RGPP et autres crise économique ne sont pas justifiés par rapport au besoin de réforme du pilotage de
l'école. On n'a pas à s'excuser de vouloir exister et de demander notre droit de reconnaissance financière et juridique . Mais il faut sauter sur chaque occasion qui passe y compris politique et
garder le cap : un statut pour exister.


Maintenant le débat sur le temps de l'enfant à l'école et son pilotage institutionnel  est au coeur de notre métier. Il accompagnera la redéfinition de notre fonction en métier j'en suis
sûr.



thierry fabre 20/10/2010 15:57



Ben, c'est dur de se faire comprendre...



Je n'ai jamais dit que l'implication et/ou la reconnaissance du travail du dirlo dans l'élaboration des politiques éducatives locales était hors-sujet


Bien au contraire, le GDID, en un an et demi, a participé à 5 réunions avec l'ANDEV. C'est dire toute l'importance que l'on y attache...


Ce qui n'empêche pas de constater que ce genre de débats concerne uniquement les collègues des écoles en métropole, grandes villes et villes moyennes ayant une politique éducative réelle, soit un
tiers des dirlos à tout casser...


De la même manière, il est évident que notre association va avoir à s'impliquer sur l'horizon 2012, et tenter d'influer sur les programmes éducatifs des principaux partis en lice...


Ce qui n'empêche pas de réaliser qu'entre 2010 et 2012, on ne va pas arrêter d'exister...


D'où mon appui aux propos de Francou: l'essentiel du rapport Reiss, à mes yeux, tient dans cette reconnaisance de la validité, du bien-fondé de notre revendication principale, la création d'un
corps de dirlos du premier degré.


 


Que Mr Reiss, député de la majorité, inscrive cela comme une possibilité pour mieux la réfuter au nom des dogmes de la RGPP me semble contestable, mais logique...


Que des syndicats en pleine lutte sur les retraites n'en parlent pas trop me semble compréhensible...


Que DEL prenne ceci comme une loi d'airain me paraît plus bizarre...


 


Désolé, n'ayant pas eu de réponse à ce sujet, d'enfoncer le clou.


 


Thierry fabre


 


 



Henri 20/10/2010 15:33



Moi, mon quotidien, c'est 2010...


Exact, Thierry ! et c'est aussi le mien et depuis quelques années ! Comme dit précédemment, je me fous que le PartiTrucmuche ait pondu son Xième programme à la noix et je n'attends pas comme toi,
Grégoire, Pierrot ou d'autres 2 012, 2 017 (tiens là, je devrais peut-être être rangé dans le magasin des accessoires)
un bouleversement cataclysmique dans mon métier grâce à l'intercession divine d'un candidat quelconque !


Comme Pierrot, cette position du directeur "entre deux" ne me paraît pas un débat "hors sujet" ; qu'il en ait les apparences pour un directeur d'école de classe unique, je le conçois ; pour un
dirlo de ville, grosse de plus, avec une grosse école en revanche, non...


Mais ce n'est peut-être pas important...Dont acte !



Pierrot Lombard 20/10/2010 14:57



Mouais....


Sauf que ce n'est pas tout à fait ce que dit Françou. 


Cette discussion qui concerne en fait le pilotage du temps de l'enfant passe dans l'école, fait bien partie des interrogations actuelles, que ce soit en audience, quand on rencontre d'autres
organisations (ANDEV, FCPE, SGEN, SE...), ou quand nous nous retrouvons entre membres du GDiD (Cassinades).


Et ça n'a strictement rien à voir avec "servir la soupe" au PS. D'ailleurs pour parler véritablement d'un programme faudra commencer par connaître son candidat. Si c'est celle-là ça ne sera pas
pareil que si c'est l'autre.


Enfin, on commente des articles dont nous avons pas la maîtrise... Maintenant, si ça gonfle  on peut passer à
autre chose.


 



thierry fabre 20/10/2010 14:27



Tu as mal compris ce que je disais:


- la question n'est pas de dire que la politique ce n'est pas bien... J'en ai assez fait pour ne pas asséner ce genre de couennerie


- Pas plus que d’assumer l’argumentation de servir la soupe à X et Y. On a l’habitude de ces fariboles et ce n’est pas ça qui va nous démonter…


Par contre, je rejoins Francou sur l’analyse qu’elle fait, et qui me semble bonne. 2012, on peut/doit s’en occuper, mais 2010, c’est maintenant et ici


Et ici, comme maintenant, je me refuse à accepter comme argent comptant toutes les foutaises du style :


- la RGPP a décidé…


- on a aucune chance, c’est foutu…


- Reiss, c’est qu’un rapport-kom-les-zotres


ni à cantonner notre action à un piètre lobbying. Comme tu le dis toi-même, un match n’a jamais été gagné par les spectateurs. Et, sur ce blog, tout comme Francou, je trouve que les dirlos sont
les grands absents d’un débat où l’on aimerait bien qu’ils se cantonnent au rang de supporters de tel ou tel camp, et non d’acteurs de leur propre devenir


 


Thierry fabre


 



Grégoire 20/10/2010 14:15



Donc inutile d'essayer de faire infléchir le contenu d'un projet éducatif  où les dirlos sont absents d'un parti quelconque car 2012 c'est loin et la politique c'est pas bien , inutile de
s'en mêler aujourd'hui. Pas d'accord mais c'est pas grave.


Mais sur qui doit t-on agir pour faire du lobbying ? Sur Reiss ? sur les syndicats ? sur nous même ?On laisse passer cette caravane donc.


Une orientation de programme une fois lancée c'est difficile ensuite à infléchir. 2 ans c'est beaucoup et très peu à l'échelle politique. C'est maintenant qu'il faut leur tirer la manche et dire
et nous ,? et nous ?



Quant à servir la soupe à un parti plutôt qu'à un autre. Ici même on me disait que j'allais manger avec le diable ( UMP ) aujourd'hui les socialos et demain qui sais-je avec le Pape? Ce genre
d'anathème, je m'en bats le coquillard, je roule pour celui qui me donnera un statut et des conditions de travail décentes dans le cadre d'un service d'éducation nationale.



thierry fabre 20/10/2010 13:28



Pas évident, Henri, et je pense que Francou est dans le vrai...


 


Bien entendu la notion d'un dirlo responsable de la multiplicité des temps de l'enfant n'est pas en soi nouvelle: allez en parler aux collègues parisiens, dont les 3/4 des écoles servent de
centre aéré le mercredi, faute d'autres locaux dans la capitale. Phénomène qui touchent surtout les métropoles, mais qui devient assez conséquent. Je me doute bien qu'à Flavin (Aveyron) dont je
suis originaire, la question se pose bien moins... Voire... ce sont quand même des communes où le dirlo passe une bonne partie de son temps en relations avec la municipalité
Tous champs d'interconnection que l'on discute avec l'ANDEV depuis pas mal de temps et que l'on va approfondir.


 


Pour autant, Francou marque un point essentiel:


- en 2001, quinze ahuris marseillais, dont 10 d'une seule des 30 circos des Bouches-du-Rhône, assurent tranquillement qu'il faut, à l'échelon national, un corps spécifique des dirlos...


- En 2010, un député, chargé de mission par le ministère, constate que cela se tient, que ce serait normal, et se replie derrrière la RGP pour dire que ça ne se ferait pas...


 


Et c'est bien là l'essentiel du rapport Reiss ! Et toules les palinodies destinées à mieux nous faire occulter cet essentiel ne le masquent guère. Essentiel qui doit nous occuper ici et
maintenant. Les campagnes électorales auront lieu en leur temps, la plate-forme du PS, du Front de Gauche, de l'UMP, etc... c'est 2012
Moi, mon quotidien, c'est 2010...


 


Thierry fabre



henri 20/10/2010 12:40



@Françou ! On se calme !


Et tout "blague" mise à part, je ne suis pas sûr que l'on s'éloigne tant que ça du Rapport Reiss en évoquant cette "double casquette" que possède, qu'on le veuille ou pas, qu'on l'assume ou pas,
le directeur d'école : il n'est que d'entendre et d'être en contact avec les représentants des services des communes (des grosses communes ?) pour les voir souhaiter eux aussi, un statut (ils
prononcent le mot !) pour les directeurs d'école qui identifie une fois pour toutes leur interlocuteur et leur permette de travailler dans les conditions optimales !


Que ceci ne soit qu'un souhait de grosses communes, à l'égard de grosses écoles (11 classes pour ce qui me concerne), c'est possible ! en quoi nous rejoindrions certaines parties du Rapport
Reiss.


Encore une fois, on peut se masquer les choses en poussant des cris effrayés...


(P. S. -- sans jeu de mots !-- Françou ! je ne suis (personnellement) en rien, mais absolument en RIEN, un "aimable blagueur" à la solde du P. S. ni d'ailleurs d'un quelconque appareil politique
ni syndical, dont je me f... complètement ! Merci de bien vouloir en prendre note !)



françou 20/10/2010 12:01



Il me semble à moi que tout n'a pas été dit. Encore une fois nos aimables blogueurs ont interrompu le fil du dernier article quand T.Fabre approfondissait la question de la création d'un corps
des directeurs(commentaire 253),question soit disant rejetée par REISS...Qui sont ces aimables blagueurs qui ont intérêt maintenant à nous faire acter le projet de campagne socialiste pour 2012 ?



Grégoire 20/10/2010 11:46



Il me semble que cet article traite bien des propositions du PS, d'où mon commentaire. Pour les EVS et le rapport Reiss que rajouter de plus que ce qui a été dit longuement ici et sur les forums
du GDID.


 



laurent 20/10/2010 11:29



Précisions et réponse, je suis directeur d'une école rurale à 4classes, j'ai fait du périscolaire bénévole pendant longtemps. Qu'il y ait collaboration entre les différents acteurs autour de
l'enfant, c'est non seulement souhaitable mais indispensable, j'en suis bien d'accord. Mais on est plus au 19è, les  hussards comblaient un vide culturel, sportif, en cela j'ai un profond
respect pour eux ; mais maintenant, à chacun son métier.Le mien me suffit largement.



Pascal Oudot 20/10/2010 11:03



D'accord avec Françou sur ce coup-là. Même si le rôle et le fonctionnement global de l'école est intéressant à discuter, le fond de notre problème pour l'instant c'est bien encore et toujours
celui du directeur d'école.



françou 20/10/2010 10:47



D'où sort ce nouveau débat? Recentrons nous sur notre actualité. Ne faîtes pas le jeu de ceux qui veulent enterrer REISS. Ne pensez pas qu'étendre le champ de vos occupations donnera un statut
aux directeurs: ils resteront les larbins de la société avec encore plus d'obligations.



henri 20/10/2010 10:08



Bien entendu, Pierrot, lorsque je parlais de "pédagogie" j'entendais ce qui est de l'ordre du "scolaire" (globalement "les savoirs") ; et je suis bien d'accord sur le fait que dans bien d'autres
domaines, il y a du "pédagogique", de "l'éducatif" si je puis dire !


Mêmes enfants, mêmes locaux et parfois même , personnels identiques lorsque des enseignants en viennent à assurer des heures péri-scolaires (surveillance de la restauration, études surveillées,
garderies) ; lorsque le milieu associatif avec animateurs prend en charge les "enfants" sur le temps médian, puis sur les heures post-scolaires...


Et lorsque le "centre de loisirs" dont parle Merlin est à l'intérieur des locaux scolaires, dites-moi où passe la frontière entre enfants et élèves.


mais que le dirlo soit le grand organisateur de ce temps péri scolaire ne me semble pas une obligation.


Pas d'obligation, Merlin, d'aucune sorte ; mais étroite collaboration, oui, car les personnes que les uns et les autres
ont en charge sont les mêmes mais positionnés sur des temps distincts...



merlin 20/10/2010 08:39



N'oublions pas les personnels: un centre de loisirs dont le site est à proximité de l'école a un directeur ou une directrice, un service de restauration a un responsable, une garderie aussi ( à
noter que tous ces personnels ont un statut correspondant à leur fonction ce que nous n'avons pas). En quoi viendrions-nous interférer dans leur pratique? 


Qu'il y ait des réunions , une cohérence entre le travail mené à l'école et dans ces structures parait logique et même indispensable mais que le dirlo soit le grand organisateur de ce temps péri
scolaire ne me semble pas une obligation. Cependant il est évident qu'indirectement la mise en place de ce temps ajouterait du travail à nos modestes personnes.... mais ceux qui pensent pour nous
ne sont pas concernés,  donc comme un président bien connu, il nous diront:


" dirlos, dites-nous ce dont vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer".



Pierrot Lombard 20/10/2010 08:24



j'ajoute Henri qu'il y a de la "pédagogie" dans le temps municipal, dans les projets éducatifs, les animations, mais aussi des consignes de sécurité, des PAI, un PPMS... Qui concernent les mêmes
enfants et les mêmes locaux.


La seule frontière entre ces temps, c'est l'enseignement... et pas l'éducation. Il vaut mieux y réfléchir, plutôt que d'être dans le réflexe.


 



Gregoire 20/10/2010 08:22



Merci Henri tu as mieux résumé ma pensée.L'idée d'un espace /temps encadré par une réflexion globalisée avec un interlocuteur que pourrait être le directeur n'est ni dangereuse ni stupide.
D'ailleurs si on prolonge la proposition du PS pour le mercredi cela va se poser comme possibilité. Si l'école est ouverte 5 jours et qu'une partie du temps est consacré à autre chose que la
pédagogie "classique", quel sera alors le rôle du directeur ? Voilà une piste de réflexion. Maintenant dire qu'elle aboutit sur du tout bon c'est autre chose  ,  à suivre mais pas à
dédaigner.


Après tout c'est le prolongement du combat de nos vieux maîtres pour une éducatin populaire et globale. Les anarcho syndicalistes devraient s'en emparer . N'est-ce pas l'idée de la scolarisation
des 2 ans dans les quartiers défavorisés? Faut être cohérent des fois.



henri 20/10/2010 08:04



"Caricature" ou "bêtise" ? Préférons pour l'instant le premier cas !


Lorsqu'on est directeur d'école (je ne sais si tu l'es Laurent et dans quelles conditions), que l'on travaille en étroite collaboration avec sa commune, ses services "Enfance" (péri-scolaire,
intervenant municipaux, mise en place des heures hors temps scolaire, gestion du temps médian...même si on me répliquera que ce n'est pas au dirlo à s'en occuper), la coupure entre temps de
l'enfant et temps de l'élève est soit dépassée soit stupide !


Quand un individu entre 6 et 10 ans franchit les portes de l'école dès 7 h 30 le matin et  en resort à 18 h le soir, il est bon quand même de s'interroger sur ce que c'est que cet individu ;
sur la responsabilité que le "chef d'établissement" a à son égard sous de multiples aspects (et pas uniquement "pédagogique) ; sur sa relation avec les familles, etc.


Faire l'économie d'une telle réflexion ou la refuser à coups de "waouh !" horrifiés ou ironiques n'augure rien de bon...