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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 22:59

 

Depuis le mois d’avril, Frédéric Reiss, chargé par le ministre de l’Éducation nationale d’une mission sur les directions d’écoles, recueille les points de vue d'associations, parents d’élèves, syndicats enseignants et représentants de l’Éducation nationale. Il s’est ainsi rendu dans différentes académies (Bordeaux, Nantes, Nice, Paris...).

 

Dans une interview à l’AEF, le député dresse le constat de ses premières auditions.

 

Statut du directeur d’école

 

« Quand on demande aux enseignants si le directeur doit avoir un statut, la réponse est “oui” à une grande majorité, rapporte-t-il dans une interview accordé à AEF. Mais tout le monde ne met pas la même chose derrière le terme « statut » ».

« Lorsqu’on les interroge sur le fait que le directeur doit être représentant de l’État, elle est déjà plus nuancée », ajoute le député.

Mais il ne peut que constater que les enseignants auditionnés se prononcent systématiquement « contre » un statut de directeur hiérarchique.

 

Création d’EPEP

 

La possibilité de mettre en place des établissements publics dans le premier degré est reçue « de manière mitigée » par la profession. Les enseignants rencontrés, sont globalement « assez défavorables aux Epep ».

 

Les cycles à l’école primaire

 

Cette politique de cycles, mise en place par la loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989, n’a jamais été vraiment mise en œuvre si l’on en croit de nombreux rapports ou audits réalisés ces dernières années. Certains rapports récents vont même jusqu’à attribuer cet échec de la mise en place des cycles à l’absence de pilotage des écoles primaires. Pourtant, « vingt ans après la loi Jospin, tous mes interlocuteurs me vantent le principe des cycles, si critiqués au début, et me disent combien ils jouent un rôle essentiel dans le continuum des apprentissages », déclare Frédéric Reiss…

 

Après avoir reçu, écouté (« sans entendre », selon le SNUipp), Frédéric Reiss vient d'exposer au directeur de cabinet du ministre de l'Education les premières pistes de son travail.

 

  • Un statut de directeur sur le modèle du chef d’établissement

 

Le directeur d’école doit pouvoir jouer le rôle d’un véritable pilote du projet d’école. « Le statut que je vais proposer, quel qu’il soit, devra permettre au directeur d’obtenir l’adhésion des enseignants au projet d’école. » Dans un souci de continuité des cycles, le député estime qu’ « il est important d’avoir un directeur unique pour la maternelle et l’élémentaire ». De même, il fera des propositions pour que le directeur assure le lien CM2/sixième, qui constitue aujourd’hui une « marche infranchissable pour certains élèves ».

 

  • Des établissements publics pour le premier degré (EPEP) pour les grandes écoles urbaines

 « ... car la situation le justifie pleinement, mais ce n’est qu’une solution parmi d’autres. », ce qui permettrait « notamment aux écoles de signer des contrats d’emplois vie scolaire (EVS). Aujourd’hui, cette charge revient aux EPLE ».

Le député se défend pourtant de vouloir imposer les EPEP « d’autant que je suis juste en train de me plonger dans le fonctionnement des regroupements, des réseaux, des RPI ».

 

Fédéric Reiss préconise également d'améliorer la prise en compte des années de direction d'école dans la retraite, de revoir les temps de décharge, de structurer l'intercommunalité, de favoriser l'émergence d'établissements du socle commun et de laisser davantage de place à l'expérimentation.

 

Il précise que son rapport ne se limitera pas à une proposition unique : « Je peux d’ores et déjà dire que je ne proposerai pas une solution au ministre [de l’Éducation nationale] mais différentes solutions qui dépendront de la taille et de la situation des écoles, selon qu’elles sont situées en zone rurale ou urbaine ».

 

Il devrait rendre son rapport définitif à Luc Chatel « la troisième semaine de septembre 2010 ».

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

thierry fabre 24/07/2010 19:08



Théo, chante beau merle, cela ne masquera jamais ton incapacité à répondre à une seule question. Merlin te l'a demandé: quelles sont les propositions de ton syndicat sur la direction d'école ?


 


Pour tout le reste politico-grotesque et catéchumène en diable sur lequel tu insistes, désolé, mais je ne nourris pas le troll...


 


Alors, ces propositions, tu nous en fais part ou tu en as honte ?


 


Thierry fabre



merlin 24/07/2010 18:58



Alors Théo, tu réponds aux questions que tu as toi-même fait naître? ...ou tu ne fais que sauter d'un fil à l'autre pour balancer des anathèmes et contre-vérités avant de disparaître?


...le tout emballé dans un discours démago en diable, je cite: " personne ne veut d'adjoints à la botte du dirlo..." soit, je veux bien , mais les adjoints ( dont je fais partie en qualité
d'instit-comme -les -autres) , ils sont à la botte de qui ? car vois-tu, on est tous et toutes  "à la botte" de quelqu'un dans notre belle administration et il est faux de vouloir faire
croire que les instits d'aujourd'hui sont indépendants et libres et que demain ils ne le seraient plus si un statut voyait le jour. Faux, ils auraient un directeur décisionnaire( hé, hé...) de
proximité, capable d'appliquer et de faire appliquer des choix d'école, d'équipe, dans le respect des programmes en vigueur et autres règlements, ça peut s'appeller un chef de service, un
responsable, un chef d'établissement pourquoi pas et où est le scandale?  ..; mais ton projet et tes vraies réformes répondent certainement à cela; à toi la balle!



Pierrot Lombard 24/07/2010 16:35



L'injure faite aux collègues, c'est toi Thé0.


Et je te le dis tout à fait tranquillement et sérieusement. Si les "collègues" vous faisaient confiance pour "combattre le pouvoir de droite" ça se saurait, et vous afficheriez
clairement et fièrement le nombre de vos adhérents.


Si vous étiez capable de combattre un quelconque pouvoir, ça se saurait itou... Je pourrais te rappeler 2003,les retraites et Fillon déjà et les lourdes retenues sur nos salaires (pas tous, les
détachés syndicaux eux ne sont pas retenus) mais plus modeste, à notre échelle, 2007 les sanctions pour service non fait des dirlos qui ont suivi le mot d'ordre du SNUipp: "bloquer et débatttre".
Bloquer et sanctionner, oui, parce que débattre...


Aujourd'hui ce qui fait craindre "le pouvoir de droite" ce ne sont pas les syndicats, mais les affaires... Triste démocratie.


Mais revenons  au rapport Reiss qui est notre sujet


Comme ça "tout le monde" serait pour le statut non-hiérarchique, et cela depuis longtemps?


C'est pourquoi vous avancez le CMD et nous traitez au mieux de rêveurs inconscients, mais ça peut aller jusqu'à fachos-poujadistes-corporatistes.


Nous avons rencontré Reiss le 6 Juillet, et il nous a résumé ses rencontres départementales avec les dirlos:


> du CMD, point question.


> de l'enseignant surnuméraire, point question.


2 éléments on été martelé par les dirlos, 2 propositions portées par le GDiD:


extrait du CR du SNUipp 06:


• Nombreux sont ceux qui ont martelé qu'il fallait un directeur par école, à la rigueur
un directeur par groupe scolaire...


• Beaucoup (mais pas tous) souhaitent que l'évolution passe par
un statut, qu'ils précisent "non hiérarchique"....





"bloquer et débattre" disiez-vous... 


Vous ne faîtes que (essayer de) bloquer, débattre vous ne l'avez jamais, jamais
fait.


Nous faire croire que... ça oui:


On a eu Les États Généraux, des enquêtes... dont une avec le SGEN.


Qu'en est-il sorti?


Le CMD et l'isolement... Qui vous suit sur vos propositions?


 


Alors tu peux venir tant que tu veux me jouer la musiques retraites ou celles des suppressions de
postes. Tu ne sais jouer que du pipeau!


Théo, t'es 0.



Théo62 24/07/2010 12:11



Pierrot, tu enfonces des portes ouvertes...

"l'idée fondatrice du GDiD: le statut non-hiérarchique, spécifique, du dirlo, est devenue largement majoritaire dans la profession"


L'idée d'un dirlo non hiérarchique devenue largement majoritaire ? Mais elle l'a toujours été...  A part une
poignée de dirlos qu'on retrouve dans un ou deux syndicats très minoritaires, personne n'a jamais voulu d'un dirlo maillon hiérarchique. Ils sont quantité négligeable dans la
profession. Et c'était déjà comme ça bien avant la création de ton asso, Pierrot.
Il n'y a que Reiss et le pouvoir de droite pour vouloir un dirlo aux ordres et des adjoints à ses ordres, pour faire passer les réformes dont personne ne veut.

"Hier isolé, en queue du peloton, le GDiD est aujourd'hui en tête et en équipe ". On appelle ça la méthode Coué. A la tête de quoi ? C'est comme ça que tu comptes faire plier le
gouvernement sur les retraites, sur les milliers de suppressions de postes, sur les moyens retirés à l'école publique ? Faut être sérieux, Pierrot. C'est une injure aux milliers de collègues qui
se battent jour après jour, qui perdent des journées de salaire à faire grève, qui mouillent leurs chemises dans les manifs. Faut arrêter !



merlin 23/07/2010 20:38



Théo: tu évoques les vraies réformes, je te demande " quelles sont-elles?" et .... j'attends toujours la réponse, en l'occurence je ne te parle ni des préfets, ni des gendarmes, ni des Roms... et
toi  non plus à l'origine ... à quand ta prochaine indignation sur les difficultés de reproduction des manchots en raison du réchauffement climatique?


 Plus sérieusement , ces  "vraies réformes" , tu nous en parles?


 


   L'école Freinet ? j'aime bien, j'ai un peu testé, aucune hostilité  de ma part,  mais le problème de la responsabilité ne peut pas être éludé et... qui est LE responsable
dans une école le jour où un gendarme, un juge, un IA a besoin de le définir?  .... ce n'est quand même pas un détail!



Pierrot Lombard 23/07/2010 19:42



Objectivement on peut noter 2 choses:


1- La première c'est que l'idée fondatrice du GDiD: le statut non-hiérarchique, spécifique, du dirlo, est devenue largement majoritaire dans la profession.


2- En cas de regroupement, privilégier mater+élémentaire (cohérence pédagogique, géographique, administrative...) est une proposition (originale) du GDiD qui donne du sens et consolide la culture
du Primaire.


Théo, en nous rappelant les positions de Reiss en 2008 et 2009, et aujourd'hui cette interview à l'AEF, démontrent à quel point le GDiD pèse et compte dans l'évolution des propositions.


Hier isolé, en queue du peloton, le GDiD est aujourd'hui en tête et en équipe (SE, SGEN, Avenir école, CFTC éducation, l'ANDEV...).


Théo, tu peux pédaler, tu restes sur place, dans ta semoule.(ton "tout est politique" est savoureux. Un syndicat doit se préoccuper des salariés, c'est sa fonction première. Et c'est à partir de
là que l'on peux (pas une obligation) s'opposer au pouvoir. Par contre rien n'empêche les propositions: la politique des cycles est l'oeuvre de la FEN).


 


PS: bémol au CR du SNUDI-FO qui en donne un  éclairage plus "stratégique" qu'idéologique.


> d'abord, dans ce compte rendu, FO rappelle l'épisode des maîtres directeurs en affirmant que c'était l'action syndicale qui avait fait reculer Monory.


FAUX, le décret était passé, les listes d'aptitudes promulguées (hein Théo...). Le décret à été annulé par le gouvernement Rocard (je crois, pas sûr de moi???).


> Ensuite, nous avons rencontré 2 fois FO en bi-latéral. J'étais présent au 2 rdv. (une fois avec Thierry, une autre avec une collègue du Var).


Les 2 Fois Norbert T. et ses collègues nous ont dit qu'au minimum il fallait revoir et réécrire, le décret de 89 qui défint (mal) nos missions.


Or, sur leur brochure, on peut lire qu'il n'y a rien à changer dans le fonctionnement de nos écoles et que le décret de 89 suffit largement...



thierry fabre 23/07/2010 17:31



Politico-grotesque...


Thierry fabre


PS Chante pas, beau merle... Merlin t'a demandé le projet du SNU en matière de direction d'école. Tu te gardes bien d'y répondre, et pour cause...


 



Théo62 23/07/2010 17:27



"tes interventions politico-grotesques"


Mais tout est politique !!! Toutes les décisions le sont. C'est faire le jeu du pouvoir que de croire ce qu'il raconte à propos des réformes qui seraient "purement économiques" ou "simplement de
bon sens".
Mais non, c'est avant tout un problème idéologique. Comme le prouve encore le communiqué de l'ICEM.
Je le cite puisqu'un collègue nous parle du mouvement Freinet.

"Selon un communiqué diffusé par l'Icem, le mouvement Freinet perdrait  les 3 emplois mis à
disposition à mi-temps dont il disposait et sa subvention est elle aussi diminuée.L'Icem
s'interroge sur les motifs de cette mesure d'économie "ridicule pour le budget de l'éducation nationale". "On peut se demander si la rigueur économique développée par l’Europe et le régime
drastique français sont liés aux seules économies budgétaires ou plutôt à une volonté politique de disparition des mouvements pédagogiques et des associations d’éducation populaire", interroge
l'Icem. Pour l'Icem c'est bien un combat de valeurs qui explique la décision ministérielle. "Le gouvernement, bon élève des objectifs économiques libéraux de désengagement de l’État, de
privatisation du service public, de mise en concurrence des différents organismes, recentre sa participation financière au strict minimum à savoir la transmission verticale qui lie l’enseignant à
l’enseigné avec des critères de performance et de rentabilité développés au maximum avec deux moteurs : l’individualisme et la concurrence."  Cette
mesure est prise après que le Gfen et le Crap aient annoncé la suppression de la moitié de leurs postes détachés."

On le voit bien, c'est idéologique car si on en est à râcler les fonds de tiroir pour gagner "3 emplois mis à disposition à 1/2 temps", où va-t-on ?
Il faut que chacun ouvre les yeux et cesse de voir un gentil gouvernement se dépatouiller dans des mesurettes seulement économiques. Sauf à le soutenir, mais là, c'est autre chose et chacun en a
le droit, bien sûr.


 



thierry fabre 23/07/2010 15:45



A Nouveau, sur tes trois points:


 


1) Peu d'écoles travaillent par cycles, mais certainement bien plus qu'il n'est d'écoles Freinet. Comparaison n'est pas ici raison, et le manque de travail par cycles ne fait que poser les
problèmes de l'absence total de pilotage des écoles, et de l'aberration d'inspections portant uniquement sur la pratique individuelle de l'enseignant en face de sa classe. Le travail en équipe
n'est qu'un mot ne reposant sur aucune volonté institutionnelle: il n'est ni enseigné dans les IUFM, ni promulgué dans les écoles, ni évalué sérieusement... A l'opposé, les écoles Freinet ne sont
plus dans la situation répressive du début du siècle. Elles ont pignon sur rue, bénéficient de postes mis à disposition, d'un mouvement particulier hors barême et de toutes les attentions de
l'administration. Or, elles restent marginales...


 


2) Pas d'acc sur le rôle des syndicats. Si certains, comme FO sont franchement opposés à ce genre de pratiques, d'autres, comme le SGEN, le SE, le SNUipp, ont approuvé d'autres démarches, comme
les inspections d'équipes dans les Hautes-Alpes, par exemple...


 


3) Dommage que tu n'y connaisses rien juridiquement, c'est quand même le point essentiel sur lequel pêchent toutes ces foutaises de direction collégiale. Dans une démocratie, le droit n'est pas
dicté par la force, mais émane de la loi. Loi qui, universellement, refuse toute notion de responsabilité collective. On peut partager le travail, on peut se répartir les tâches, le taf, le
boulot, mais certainement pas les responsabilités...


Il y a donc, dans ces écoles dont tu parles, des dirlos qui exercent un certain nombre de responsabilités, principalement en matière de sécurité. Lorsque tout va bien, qu'il n'y a pas le moindre
problème, on peut se la jouer gentille bande de chouettes potes tous frangins. Il n'y a pas de mal à se raconter des histoires, mais il est dangereux de les croire. En cas d'emmerde grave, tout
un chacun, juges, police, administration, parents et... collègues, saura se souvenir qu'il est un dirlo, et un seul, qui doit assumer seul la responsabilité....


Un que "l'on pourra désigner comme coupable lorsque cela ne marchera pas". Ce sont tes propres mots, Nouveau, et c'est aujourd'hui la réalité des 50 000 dirlos de ce doux pays...


 


Thierry fabre


PS A Théo: lâche-nous la grappe, même et surtout en vacances, avec tes interventions politico-grotesques. Merlin s'interroge sur le projet alternatif du SNU en matière de direction d'école. Soit
tu es capable () d'en parler et tu l'avances, soit, comme je le crains, les seules positions de ton syndicat sur ce
sujet serait de maintenir à tous crins l'existant, et tu serais bien gentil de ne pas nous infliger de sempiternels propos destinés uniquement à masquer le vide et/ou le conservatisme profond de
ton syndicat...



nouveau 23/07/2010 13:38



"On pourrait s'interroger d'ailleurs sur les raisons d'un si faible nombre..."
1) Tu connais 1 école qui fonctionne en cycles? Moi pas et pour les mêmes raisons à savoir que ce n'est pas une volonté de donner de l'autonomie  et de la responsabilité à une équipe
2)Les syndicats ne sont pas porteurs (projet d'école pour constituer une équipe = louche)
3) juridiquement je n'y connais rien mais les 'directoires' existent bien dans certaines entreprises, çà doit bien ressembler à cela non?



Théo62 23/07/2010 12:02



Attention aux confusions, Merlin...


"des " vraies" réformes du Snuipp"


Que je sache, les réformes sont le fait du pouvoir et non des organisations syndicales. Evidemment, les réformes dictées par le seul intérêt financier, dans le but de faire des économies à
tout-va, ce n'est pas ce que nous appelons des réformes qui améliorent le fonctionnement du système éducatif. Crois-tu qu'on réglera le problème des directeurs en supprimant des milliers de
postes, en créant des EPEP ou en donnant un statut hiérarchique comme le dit Reiss, tel que le rapporte FO (tu vois, il n'y a pas que le SNUipp qui le dit).


Même chose pour l'insécurité brandie par Sarko. De belles déclarations, des préfets virés mais silence radio sur les 10 000 postes de policiers et gendarmes supprimés ! Là aussi, on attend de
vraies réformes. Mais c'est le rôle de l'exécutif, pas celui des syndicats.



thierry fabre 23/07/2010 12:00



Il doit y avoir 25 à 30 écoles Freinet, parmi les 50 000 écoles de ce doux pays. On pourrait s'interroger d'ailleurs sur les raisons d'un si faible nombre... 0,05 % des écoles, ça ne fait pas
grand chose et cela reste bien marginal par rapport au bruit que l'on en fait.


Pourtant, dans chacune de ces écoles, il y a une directrice ou un directeur... Si tu pouvais donc, comme le demande Merlin, nous expliquer comment, juridiquement, ces collègues peuvent partager
leurs resposabilités ?


Merci d'avance et bonne chance...


 


Thierry fabre



merlin 23/07/2010 00:05



Juridiquement, en cas de problème ( défaut de surveillance, faute grave, non respect des règles de sécurité, stockage de produits combustibles ayant entrainé un sinistre....) , tu peux expliquer
le concept de " responsabilité partagée" et comment un juge appréhende cela?  



nouveau 22/07/2010 20:47



Tout çà c'est du flan. Vu la l'organisation des écoles françaises (petites structures en majorité) la seule évolution qui modifierait favorablement le fonctionnement serait une organisation de
type Freinet avec des responsabilités partagées et un investissement volontaire. Mais c'est bien loin des préoccupations actuelles qui préfèrent regrouper pour avoir un big manager que l'on
pourra désigner comme coupable lorsque celà ne marchera pas. C'est tellement plus facile de hiérarchiser  que de responsabiliser...



merlin 22/07/2010 18:06



Bon, quand au détail des " vraies" réformes du Snuipp, il faudra attendre encore un peu.....comme d'habitude!



Noé BABET 22/07/2010 05:38



Ce que propose le député REISS pour le 1er degré est ce qu'il y a de mieux pour le Pimaire . Les enseignants sont des fonctionnaires , ils exécutent les textes .S 'ils ne sont pas d'accord , ils
vont ailleurs .


Le 1er degré doit être réformé pour un mieux-être à l'école . Demander à des gens de mieux faire leur travail au service des enfants demande que le Directeur soit reconnu par la Nation
(statut , pouvoir de décision ...) .


Il serait malsain de se voiler la face : le 1er degré ne fonctionne pas bien .


Allez : Bonnes Vacances !


 



christian 21/07/2010 18:39



Difficile de savoir ce qui se dit réellement dans les entretiens avec le chargé de mission Reiss. Ou bien il
a un double langage selon ses interlocuteurs (comme quelqu’un l’a dit ici) ou bien les délégations ne relatent pas la réalité de la discussion. En tout cas, c’est contradictoire d’un compte rendu
à un autre.


Exemple : ce qu’en dit le SNUDI-FO suite à son entrevue de mai :


 


Le député Reiss a confirmé son attachement

 à la création d’un statut de l’école, à la mise en place des EPEP en vue de créer des structures autonomes afin de développer un enseignement différencié en fonction des problématiques
locales.

 à la création d’un statut de directeur


Il a précisé que l’un ne pouvait pas aller sans l’autre. Il a justifié cette démarche :

  par les résultats non satisfaisants d’après lui, des évaluations des élèves qui révèleraient les insuffisances du système scolaire français et seraient à la source des problèmes de
débouchés sur le marché du travail par la suite.

  les problèmes de reconnaissance du directeur vis-à-vis des pouvoirs publics, des parents et des municipalités et le malaise actuel lié à la direction conduisant à des vacances de
postes.

A ce sujet, il a précisé qu’il entendait que le nouveau directeur soit à la tête d’établissements scolaires de taille raisonnable (15 classes à peu près ), impliquant notamment la fusion
systématique des écoles élémentaires et maternelles.



Il a indiqué que le nouveau directeur devrait être le supérieur hiérarchique des adjoints, non seulement sur un plan administratif mais également sur le plan pédagogique, ce qui
impliquerait la disparition progressive du corps des I.E.N.



Bien que cela lui semble difficile à envisager en cette période de RGPP et de réduction des dépenses publiques, il a également indiqué qu’il était favorable à :


  une reconnaissance financière de ce nouveau statut, ce qui implique d’après M.REISS, une diminution
du nombre de directeurs, et donc le regroupement systématique des écoles à l’échelle des structures intercommunales,

  la création de postes de secrétariat auprès des directeurs, qui d’après M REISS, devraient être des postes de fonctionnaires d’Etat afin de ne pas rajouter de nouvelles charges aux
communes qui les verraient d’un mauvais œil.



merlin 19/07/2010 11:08



Une seule question: " quelles sont ces vraies réformes dont tu parles. quel est leur contenu, quelle serait leur mise en place, qui y ferait quoi et avec quels moyens? 


 


   Il ne t'a pas échappé qu'aujourd'hui, l'école, loin d'être indépendante est sous la double coupe de l'IEN et du Maire, que le Conseil d'école est une instance consultative ainsi que
le Conseil des Maîtres... vos vraies réformes résolvent-elles ces problèmes?



Théo62 19/07/2010 10:22



Merlin, plutôt que de parler de "mes vérités", je préfère parler de "LA réalité". Les faits sont têtus,
vois-tu. Reiss n'est pas si avare de propos que tu ne le penses. Même s'il sait manier les mots en fonction de ses interlocuteurs.


Il faut bien voir que derrrière tout ce remue-ménage, il y a toujours la même volonté exprimée plus ou moins
clairement : celle de doter l'école d'un maillon supplémentaire et surtout que ce maillon soit hiérarchique pour faire passer les réformes du ministère.


Des exemples ? En veux-tu ? En voilà.


En 2008, dans son avis de création des EPEP, REISS (oui, déjà lui) évoque "l’absence
de statut consacrant l’autorité hiérarchique du directeur d’école est l’une des explications de l’échec de la mise en place des cycles d’apprentissage au niveau de l’enseignement
primaire."


En 2009, dans un rapport, l'IGEN écrit "Les
IG notent également l’évolution du rôle du directeur d’école et sa difficulté à arbitrer les conflits et à jouer un rôle plus grand dans la "mise
en œuvre de la politique de l’Etat",
faute de statut hiérarchique".

Tout cela est bel et bien clair, non ? Alors faut-il faire semblant de ne rien voir uniquement pour obtenir LE statut ? Quitte à en dénoncer ensuite les dérives. Mais il serait trop tard, tu le
sais bien. Comme tu sais bien aussi que cela ne dérangerait pas trop certains qui n'osent avouer que c'est ce qu'ils souhaitent.
Nous, au SNUipp, on a choisi la clarté et refusé l'ambiguité. Nous disons clairement que ce projet est inacceptable et que la profession dans sa grande majorité (dirlos et adjoints compris) n'en
veut pas. Oui à de vraies réformes qui nécessitent des moyens pour l'école. Non à de pseudos réformes qui ne font que diviser la profession sans améliorer en quoi que ce soit le fonctionnement de
l'école. Seulement, vois-tu, Merlin, c'est maintenant qu'il faut en prendre conscience. Avant et pas après. 



merlin 18/07/2010 23:27



Pour discuter, il faut être au moins deux et Théo donne bien souvent l'exemple de disserter seul , assénant toujours ses mêmes " vérités" et se gardant bien de répondre aux questions de ceux qui
voudraient bien discuter...eux.


 Alors attendons de voir la suite des propositions, leurs délais de lise en application, leur contenu précis. Alors on pourra discuter.



Christian Fau 14/07/2010 11:57



"Bien sûr, c'est parfois long, difficile, mais au bout, au final il y a l'assurance que tout le monde s'impliquera dans le travail pour tendre au même objectif. C'est cela le travail
d'impulsion d'un dirlo, M. Reiss."


Théo, pour dire des conneries comme ça, c'est certain, tu n'as jamais été directeur d'école.


Christian fau



Noé BABET 14/07/2010 09:39



Voilà un député comme je les aime : très soucieux , très réaliste , qui veut aller de l'avant , qui veut progresser .


Bonne continuation , M. le Député !


Ses propositions sont bien . J'espère que le gouvernement en tiendra compte .



Théo62 14/07/2010 09:38



"Le statut que je vais proposer, quel qu’il soit, devra permettre au directeur d’obtenir l’adhésion des enseignants au projet
d’école"


Décidément, on n'a pas la même vision des choses... Mais non, M. Reiss, ce n'est pas en imposant les choses, comme par un diktat, qu'on arrive à des résultats. C'est une pure vue de l'esprit (de
droite, j'allais dire). C'est par la discussion, la persuasion, les échanges qu'on arrive à un consensus dans une équipe. Bien sûr, c'est parfois long, difficile, mais au bout, au final il y a
l'assurance que tout le monde s'impliquera dans le travail pour tendre au même objectif. C'est cela le travail d'impulsion d'un dirlo, M. Reiss.