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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 16:22

Avec une année de retard sur le calendrier établi par le ministre, les groupes de travail sur les directeurs d’école ont enfin vu le jour. En toute bonne logique, le ministère devrait prendre appui sur les nombreux rapports qui s’entassent depuis des années sur les étagères de la rue de Grenelle. Tout a été dit et écrit sur le sujet. L’école primaire souffre d’une absence de gouvernance. Chacun le reconnaît et multiplie les exemples de dysfonctionnements de l’école liés à cette absence de pilotage. De la mise en place des cycles qui n’a jamais été effective au projet d’école assimilé à une coquille vide, les causes sont parfaitement connues. L’école primaire n’a pas de statut légal, elle n’a pas de leader pédagogique, elle n’est pas dirigée par un responsable dûment reconnu…etc.

Les causes étant bien identifiées, le malaise correctement décrit, le cap du groupe de travail devrait être clair : doter l’école d’un statut d’établissement et reconnaître le métier de directeur d’école. Les discussions ne devraient porter que sur les moyens d’exercer ce métier au mieux dans l’intérêt des élèves. Quant aux négociations, elles auraient pour objet de déterminer un calendrier compatible avec les finances publiques.  

Dans les faits, rien ne se passe ainsi. Le postulat de départ consistant à doter l’école d’un statut et d’une gouvernance n’a jamais été accepté par les syndicats enseignants. Il a également été repoussé par Vincent Peillon dès sa nomination dans le gouvernement.

Dès lors, il devient difficile de changer en profondeur le fonctionnement de l’école. Les discussions ne portent que sur une reconnaissance étriquée et quelques moyens pour rendre supportables le travail et la fonction de directeur d’école.

A la différence des négociations de 2006 (signature d’un protocole), le ministre actuel envisage de redéfinir les missions du directeur d’école :

 

.....................................................................................................................................................................................

 

Redéfinition des missions actuelles en trois rubriques

1. Animation/pilotage/impulsion pédagogique

2. Organisation du fonctionnement de l’école

3. Relation avec les parents et les partenaires/l’environnement de l’école

 

Un référentielmétier sera rédigé, déclinant, pour chacune des rubriques cidessus, les activités propres au directeur d’école, les connaissances spécifiques requises et les capacités et compétences à développer par la formation.

Ce référentielmétier sera un outil pour le recrutement et la formation, ce qui amènera à réécrire la note de service du 17 mars 1997 qui sert de référence pour la formation des directeurs d’école.  

Le recrutement : le fonctionnement des commissions départementales qui préparent les listes d’aptitude ainsi que les critères pris en compte seront précisés et harmonisés entre les départements.

 

- L’affectation : pour mieux prendre en compte l’expérience et les compétences, il s’agira :

 

o D’intégrer dans le barème du mouvement des directeurs d’école l’ancienneté dans la fonction de directeur.

o D’affecter les directeurs d’école sur la base de postes spécifiques pour les écoles les plus complexes (notamment les écoles situées dans les zones les plus difficiles), après consultation des commissions administratives paritaires départementales (CAPD).

 

- L’accompagnement de la carrière sera abordé sous plusieurs angles :

 

o Prendre en compte la mission de directeur d’école dans la carrière, ce qui passera par la définition d’un protocole d’inspection spécifique. Ainsi, une partie de l’évaluation des directeurs reposera sur l’accomplissement des activités liées à la direction. Un cadrage national sera établi.

o Valoriser l’expérience professionnelle en étudiant avec les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) la possibilité d’une validation des formations et des acquis de l’expérience de directeur d’école. Cette validation permettra d’ouvrir aux directeurs d’école des possibilités d’évolution de carrière et de mobilité.

 

Simplification des tâches

 

a – L’aide à la direction d’école

Des contrats aidés peuvent être recrutés pour l’aide administrative aux directeurs d’école et l’appui éducatif dans les écoles. (15 202 contrats aidés affectés au 18 novembre 2013)

Les tâches de ces contractuels ont été définies de la façon suivante :

 

Aide administrative

Accueil (permanence téléphonique dans l’école, accueil des parents d’élèves et des personnels communaux pendant les heures d’enseignement, prise de contact avec les familles des élèves absents).

Communication interne (aide à la gestion des courriers administratifs, saisie de documents non confidentiels, réception du courrier électronique, classement des documents, photocopies et diffusion des courriers administratifs aux enseignants).

 

Aide éducative

Aide à la surveillance de la cour, sous la responsabilité et en présence des enseignants.

Accompagnement lors de sorties scolaires.

Aide aux enseignants dans les activités pédagogiques.


b – La mise en place de protocoles de simplification

De nombreuses tâches administratives, notamment la multiplication des enquêtes, viennent alourdir le travail des directeurs d’école et les détournent ainsi de leur mission première d’animation pédagogique et d’organisation de l’école.

Le premier objectif est d’alléger ces tâches, soit en les simplifiant, soit en les supprimant. Pour cela, un travail associant les directeurs d’école doit être effectué pour permettre une mise en œuvre effective à la rentrée scolaire 2014 :

Au niveau national : des groupes de travail associant l’administration centrale et l’administration territoriale de l’éducation nationale ainsi que les organisations syndicales (comportant, dans leurs délégations, des directeurs d’école) seront mis en place pour examiner les pistes de simplification (envisager, par exemple, la suppression du registre matricule). Les préconisations retenues dans le cadre de ces groupes de travail s’imposeront ensuite sur l’ensemble du territoire.

Au niveau départemental : des groupes de travail, respectant la représentativité des comités techniques spéciaux départementaux (CTSD), seront mis en place pour élaborer un protocole visant à organiser les différentes procédures administratives. Ce protocole veillera notamment à limiter le nombre des enquêtes demandées aux directeurs d’école sur les dispositifs existants et à venir (principe d’une charte de simplification).

 

  

c – Une recherche simplifiée des textes grâce à l’élaboration d’un guide juridique

La fonction de directeur d’école est définie par le chapitre 1er du décret n°89122 du 24 février 1989. Aucun texte règlementaire n’a actualisé cette définition, en dépit des évolutions que l’école primaire a connues depuis lors.

Les missions des directeurs ont fortement évolué au fil du temps en leur donnant des responsabilités dans tous les domaines. C’est pourquoi l’élaboration d’un guide juridique constituerait un outil particulièrement utile.

Le « vademecum » issu du protocole de mesures pour les directeurs d’école du 10 mai 2006 s’avère aujourd’hui insuffisant, incomplet et, sur certains aspects, dépassé.

Pour répondre à la demande de clarification des responsabilités juridiques et pour intégrer les évolutions récentes, le « vademecum » mentionné cidessus sera actualisé et fortement enrichi. En particulier, l’importance prise par la fonction de pilotage impose de fournir aux directeurs d’écoles des références sur les principes et finalités du service public d’éducation et sur la notion de responsabilité. En outre, les directeurs d’école ont besoin de références précises sur le droit des familles et les obligations en matière de sécurité.

Un guide juridique du directeur d’école sera donc élaboré, à l’image du guide juridique du chef d'établissement, en tenant compte du fait que le directeur d'école n’a pas le statut de chef d'établissement. Il faudra, bien sûr, ajouter les thématiques spécifiques au premier degré (par exemple : les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI), le droit d'accueil…) et supprimer les rubriques qui ne sont pas pertinentes pour l’école primaire (exemple : les organes de l’établissement, la gestion…).

Une personne référente sera identifiée par le directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) au sein du département afin d’apporter une assistance juridique de premier niveau aux directeurs d’école.

 


Amélioration des conditions d’exercice

Cette amélioration passe par l’attribution d’un temps spécifique pour exercer la mission de directeur, notamment dans les plus petites écoles qui ne bénéficient que de peu, voire pas du tout, de temps de décharge.

Il s’agit donc de concentrer l’effort sur les directeurs des plus petites écoles. Pour cela, trois axes sont retenus :

 

I. Redéfinition du volume et du périmètre de la décharge de rentrée scolaire

 

Une décharge dite de rentrée scolaire de 2 jours fractionnables est attribuée1 aux directeurs d’école ne bénéficiant pas de décharge d’enseignement, c’estàdire assurant la direction d’écoles maternelles ou élémentaires de moins de quatre classes. Elle doit être utilisée dans les quinze jours qui suivent la date de rentrée des élèves.

Afin de tenir compte de la charge que représente la rentrée mais également la fin de l’année scolaire, il est décidé :

- de porter, en 2014, le volume de la décharge de 2 à 4 jours pour tous les directeurs d’écoles de 1 à 3 classes

- d’étendre la période en début d’année scolaire pendant laquelle cette décharge est mobilisable (jusqu’aux vacances de Toussaint)

- de permettre sa mobilisation, pour partie, en fin d’année scolaire (mai à juin).

  

II. Renforcement de la décharge sur le service des activités pédagogiques complémentaires (APC)

 

Les directeurs d’école bénéficient actuellement d’un allègement ou d’une décharge sur le service de trentesix heures annuelles consacrées aux APC (conformément à la circulaire du 13 mars 2013), définis comme suit :

les directeurs d'école ne bénéficiant pas de décharge d'enseignement bénéficient d'un allègement de service de 6 heures ;

les directeurs d'école bénéficiant d'un quart de décharge d'enseignement bénéficient d’une décharge de 9 heures de service ;

les directeurs d'école bénéficiant d'une demidécharge d'enseignement bénéficient d’une décharge de 18 heures de service ;

les directeurs d'école bénéficiant d'une décharge totale d'enseignement bénéficient d’une décharge de 36 heures de service.

L’amélioration de ces décharges permettra de dégager aux directeurs d’école un temps supplémentaire pour l’exercice de leur fonction. Les APC dont le directeur est déchargé seront assurées par les autres enseignants de l’école.

 

III. Revalorisation de la part complémentaire de l’indemnité de sujétions spéciales (ISS)

 

Pour les plus petites écoles, la mesure d’allégement des APC ne peut être totale, le nombre d’enseignants restants pour effectuer ces APC étant trop faible.

C’est pourquoi, pour compenser cette impossibilité de dégager toutes les APC, une revalorisation de la part complémentaire de l’indemnité de sujétions spéciales est décidée pour les directeurs d’écoles de 1 à 3 classes (passage de 300 à 500€) et les directeurs d’écoles de 4 classes (passage de 300 à 700€). Par ailleurs, la part complémentaire de l’ISS des directeurs d’écoles de 5 à 9 classes est revalorisée de 600 à 700€.

Ainsi, les écarts entre les trois taux de la part complémentaire de l’ISS sont réduits (passage de 300, 600 et 900 à 500, 700 et 900€).

 

IV. Les perspectives 2015 et 2016 d’amélioration du régime des décharges

 

Pour prendre en compte la charge de travail des directeurs d’école et leur libérer du temps pour réaliser leurs missions de direction, plusieurs mesures, réparties dans le cadre d’un plan pluriannuel 2015 et 2016, sont retenues :

- En 2015 :

Le volume de la décharge dite de rentrée scolaire est augmenté de 4 à 10 journées fractionnables, soit une journée par mois, pour les directeurs des écoles maternelles et élémentaires de 3 classes.

Un tiers de décharge d’enseignement (cf. régime de décharge d’enseignement défini par la note de service ministérielle n°2006104 du 21 juin 20063) sera accordé aux directeurs des écoles élémentaires de 9 classes, contre un quart de décharge actuellement.

 

- En 2016 :

Le volume de la décharge dite de rentrée scolaire est augmenté de 4 à 10 journées fractionnables, soit une journée par mois, pour les directeurs des écoles maternelles et élémentaires de 2 classes.

Un tiers de décharge d’enseignement sera accordé aux directeurs des écoles maternelles et élémentaires de 8 classes, contre un quart de décharge actuellement.

 

 

Amélioration des perspectives de carrière

 

L’exercice des fonctions de directeur d’école doit faire l’objet d’une meilleure reconnaissance en termes de carrière par un accès accru aux grades d’avancement.

 

I. Accès à la hors classe

L’accès à la hors classe doit prendre en compte les parcours professionnels des promouvables, en valorisant prioritairement la direction d’école. La redéfinition des critères retenus pour établir le tableau d’avancement, qui favorisent actuellement prioritairement l’ancienneté des personnels, peut accompagner l’élévation progressive du taux des promus/promouvables (passé de 2 à 3 % au 1er septembre 2013, il atteindra 4, 5 % en 2015).

Ces critères, fixés par la note de service n° 2006078 du 11 mai 2006, sont :

- l’échelon détenu (2 points),

- la notation (coef. 1),

- l’exercice des fonctions dans une école ou un établissement relevant de l’éducation prioritaire (1 point),

- et, depuis 2008, la fonction de direction d’école (1 point).

 

Afin que la mission de directeur d’école soit partout également reconnue, le barème supplémentaire de 1 point sera effectivement appliqué dans tous les départements.

Il est rappelé que, parmi les professeurs des écoles promouvables en 2012 au 10ème et 11ème échelon, les directeurs d’école représentent 22,9 % des promouvables mais 35 % des promus. Ils représentent par ailleurs en 2013 37,3 % des professeurs des écoles hors classe.

 

 

II. Accès au grade à accès fonctionnel (GRAF)

 

Dans le cadre de la création du GRAF dans le corps des professeurs des écoles, les fonctions de directeur d’école figureront parmi celles permettant l’accès à ce nouveau grade.

Les modalités d’accès à ce nouveau grade seront précisées dans le cadre d’un groupe de travail commun aux premier et second degrés.

 .................................................................................................................................................................

 

Il s’agit, bien évidemment, de premières mesures déterminantes qui vont, enfin, dans le sens d’une reconnaissance du métier de directeur d’école. Mais cette reconnaissance reste timide. Timide parce que sans création d’un statut spécifique. Ni pour l’école, ni pour son directeur. D’ailleurs, le texte ministériel le rappelle : « le directeur d'école n’a pas le statut de chef d'établissement ».

 

Hormis des modalités de recrutement, de la formation initiale et continue, de la validation des acquis de l’expérience (VAE)…certaines avancées ont été actées comme l’indispensable simplification des tâches. Sur ce dernier point, il conviendra d’être particulièrement vigilant quand on sait que les « chocs de simplification » annoncés par les gouvernements successifs sont régulièrement remis à l’ordre du jour… Signe que les précédents se sont révélés inefficaces. L’on voit mal l’administration se priver de telle ou telle enquête et l’IEN renoncer à tel ou tel tableau jugé indispensable pour l’efficience de son travail…

 

Les quelques moyens alloués aux directeurs d’écoles petites ou moyennes pour améliorer les conditions d’exercice de leur fonction ne sont pas négligeables mais restent très largement insuffisants. Le relèvement de l’ISS est dérisoire puisque l’augmentation variera de 8,33 € à 33,33 € par mois dans le meilleur des cas et sera nulle pour les écoles de 10 classes et plus.  

 

Parmi les avancées les plus notoires, la création d’un grade à accès fonctionnel (GRAF) dans le corps des PE réservé à certaines fonctions (directeur d’école et conseiller pédagogique). Le grade correspond théoriquement à l'exercice de fonctions ou de responsabilités de niveau différent. Les grades de chaque corps sont contingentés et ne peuvent représenter qu'une certaine proportion maximum du corps. Il s’apparente à une sorte de « super échelon » supplémentaire réservé notamment aux directeurs d’école mais auquel n’auront accès qu’un nombre restreint d’entre eux. Ainsi, par exemple, dans le corps des administrateurs civils, le pourcentage actuellement fixé à 15% passera à 20% en 2019. C’est dire que, comme pour la hors classe, la plupart des directeurs d’école partiront en retraite sans avoir accès à ce grade.

 

Néanmoins, toutes ces propositions, pour modestes qu’elles soient, vont dans le sens d’une volonté de reconnaissance du métier de directeur d’école. Elles sont le résultat du travail acharné et continu mené depuis des années par les responsables du GDID.

C’est parce qu’elle a réussi à se faire entendre des divers ministres de l’Education nationale, des partenaires syndicaux et des différents acteurs politiques ou professionnels que l’association des directeurs est devenue incontournable. Sans son influence, ce groupe de travail n’aurait jamais vu le jour.

 

Mais, parce que certains syndicats freinent des deux pieds et que d’autres ne manifestent pas un enthousiasme débordant, parce que le ministre n’a ni la volonté ni le courage d’affronter les partenaires sociaux et parce que les finances du pays sont délabrées, la reconnaissance du métier demeure très nettement Insuffisante car aucune place n’est laissée à l’autonomie indispensable pour animer et piloter efficacement un établissement.

Certes, ces mesures amélioreront sensiblement les conditions d’exercice de certains directeurs d’école. Changeront-elles globalement et fondamentalement l’idée que se font les directeurs de leur métier ? Probablement pas.

 

A la question « les mesures prises en faveur des directeurs d’école peuvent-elles contribuer à améliorer le fonctionnement des écoles et la réussite scolaire des élèves ? », à l’évidence la réponse est NON !

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

Moira377 01/01/2014 15:03


L'ancien chef de Gégé, le brave Gérard Aschieri, ancien patron de la FSU, placé au Conseil économique, social et environnemental en 2010 quand il a quitté ses fonctions de syndicaliste pépère,
vient d'être nommé chevalier de la Légion d'Honneur.... pour services rendus aux prfs, sans doute...  


Avec un peu plus de bouteille, Gégé suivra peut-être le même chemin....

Merlin 25/12/2013 20:15


" Pan sur le bec" comme dirait Gégé et joyeux noël à tous et toutes, certes l'heure n'est pas à un optimisme démesuré mais avec l'opposition syndicale à toute évolution du métier de directeur,
pouvait on raisonnablement espérer plus?

Pierre Lombard 25/12/2013 09:53


Joyeux Noël à toutes et à tous.


Zézette-l'imposteur, on peut me reprocher mon « optimisme », mon "enthousiame", mais certainement pas mon « cynisme », et le jour où les enseignants solderont les comptes, ce n’est pas le GDiD
qui paiera l’addition...


Le « i » de GDiD = idées… Nous avons défendu une certaine idée de la direction, et nous avons réussi à l’imposer. Directeur= métier (≠ fonction) => statut.


- Les syndicats (tous) voulaient entrer dans le dossier par « la direction et le fonctionnement » (donc par la « fonction »), notre entrée c’était le directeur (le
métier).


- Le GDiD voulait que le dossier des directeurs soit traité dans la Refondation (pas de Refontation sans les directeurs…) d’abord Julliard, puis Peillon ne voulaient pas.


- Le GDiD a obtenu une préconisation claire du rapport issu de la grande concertation pour la Refondation (doter enfin les directeur d’un statut…).


- Le GDiD a interpellé tous les parlementaires, a multiplié les audiences et a pu participer à l’élaboration de la plateforme proposée par le MEN à la négociation avec les syndicats.


À la sortie:


- La reconnaissance du métier de directeur d’école par un statut, certes « ligth » mais suffisant pour tuer le statu quo.


C’est vrai que, sans négliger la disette des moyens, pour le GDiD l’essentiel, ce qui fera lnotre « émancipation », le changement, se trouve dans
le « référentiel-métier » le « guide juridique » la formation qualifiante, l’ancienneté dans le poste et le Graf. C’est par eux que nous évoluerons rapidement vers le métier de directeur, donc
vers la simplification des tâches par plus d’autonomie pour l’école.


Oui, je suis particulièrement optimiste (en plus c'est Noêl!) parce qu’on a quitté l’impasse du statu quo dans laquelle veulent encore nous maintenir  le SNUipp, FO, SUD et CGT-Éduc pour
prendre la bonne direction. 


 


Jamais nous n’avons cherché à abuser, nous défendons même des positions peu « populaires », comme notre réticence à considérer l’aide administrative (à la direction) comme une aide au
directeur, par exemple.


 


Maintenant, on pourrait demander au SNUipp ce qu’est devenu la « certification » pour les directeurs, ou comment FO peut justifier le fait que le décret de 89 suffit à la « protection » des
directeurs… 

hreip 23/12/2013 19:44


Zézette a écrit :


"Car dans quelques mois, les collègues que tu auras abusés vont te demander des comptes. Conseil d'ami, Pierre... "


Espèce de gland ! On pourrait bien te retourner cette remarque lors des prochaines élections professionnelles...

Guillaume 23/12/2013 09:07


"C'est le propre des gens qui veulent avant tout se persuader qu'ils ont gagné alors qu'ils savent qu'ils n'ont pas obtenu grand chose."


Ben Gégé, là tu sais vraiment de quoi tu parles. C'est exactement le propre des syndicats en général et du tiens en particulier.

montagny 22/12/2013 21:51


Gégé, là tu exagères, sur 7 lignes aucun argument à part la citation du début...C'est marée basse d'idée chez Snoopy?


Tu comptes uniquement sur la réaction des collègues pour contredire Pierrot...je crois qu'on voit bien à présent les idées de ton syndicat sur la question !

Gégé 22/12/2013 19:03


Tu as raison Densi. "Je trouve juste Pierre Lombard un peu dithyrambique sur
le reférentiel, le guide, VAE (lorsque l'on sait ce qu'il faut pour une VAE en général...) et surtout  la diminution del'administratif."


Je suis d'accord. C'est le propre des gens qui veulent avant tout se persuader qu'ils ont gagné alors qu'ils savent qu'ils n'ont pas obtenu grand chose. Les dirlos, eux dans leur grande majorité,
ne sont pas dupes. Ils voient bien que les avancées ne sont pas à la hauteur de l'enjeu. Ils nous le disent. Pierre Lombard est aveuglé. Il veut jouer dans la cour des grands avec son assoc alors
il essaie de raconter à ses potes qu'ils ont décroché le pompon. Faut être sérieux, l'ami, si tu veux rester crédible. Car dans quelques mois, les collègues que tu auras abusés vont te demander
des comptes. Conseil d'ami, Pierre... 

Pierre Lombard 22/12/2013 11:04


des avancées existent, le potentiel est là. Mais tout reste
apparemment à faire pour que le métier de dirlo existe vraiment dans les faits.


Tout à fait. Elles seront effectives avec l'écriture des textes.


Comme nous ne seront pas dans une "instance" cadrée par les exigences du
paritarisme, nous avons eu l'assurance qu'elle se fera AVEC les directeurs d'école, et ce n'est pas qu'une demande du GDiD, mais une volonté du ministère. Et jusqu'à maintenant
ils ont toujours tenu parole...


Reste que ça sera un lieu d'afforntement d'abord de "pouvoirs", les syndicats dits
contestataires refuseront  notre légitimité à participer à cette phase, puis de "tranchées" pour ne pas avancer dans l'autonomie... Le revirement du SNUipp qui a beaucoup communiqué sur le
métier de directeur l'an dernier (la certification, un texte signé avec le GDiD) est qui a tout effacé en entrant dans la négociation est révélateur. La lutte intérieure entre UA et ÉÉ tourne à
l'avantage des minoritaires de l'ÉÉ et entraine le SNUipp dans un front du refus mené par FO et composé de la cgt, SUD ... 


C'est pourquoi la réaction des directrices et des directeurs "du terrain" est
essentielle, puisque c'est sur eux que le MEN compte "contourner FO & Co... 

Merlin 22/12/2013 10:28


Au risque de me répéter: le partage clair des responsabilités entre IEN et directeur, c'est quoi? Projet déjà ficelé? ....ou encore à discuter? et avec qui? Si les syndicats sont à la manoeuvre,
on peut redouter le pire, nos responsabilités seront de veiller à bien rendre compte à l'IEN de façon systématique et alors le quotidien des dirlos et de l'école ne s'en trouveront pas améliorés.


S'il y a un transfert de certaines responsabilités de l'IEN vers le dirlo, alors oui, on peut penser bosser plus efficacement.


Pierrot, je te suis sur un point: des avancées existent, le potentiel est là. Mais tout reste apparemment à faire pour que le métier de dirlo existe vraiment dans les faits.

Pierre Lombard 22/12/2013 09:57


Moi non plus je n’attends aucun miracle. Les changements qui s’opèrent sont le fruit d’un long travail et il n’est pas fini…


"Dithyrambique", sans doute, mais plus par réaction que par conviction. 


D’un côté je trouve que les moyens « qualitatifs » sont très conséquents et correspondent à ceux que le GDiD réclame. De l’autre, la faiblesse des moyens quantitatifs est évidente. D’où une
possible tentation de rejet « global ». Or, je crois fermement que les moyens mis sur la table sont une « amorce », le papier d’emballage. L’essentiel réside dans le choix fait par le ministère
de faire évoluer le métier de directeur et pas d’en améliorer l’existant.


Et ce qui va faire évoluer le métier c’est le référentiel-métier et le guide juridique, qui
seront les véritables outils du pilotage de terrain et du partage clair des responsabilités entre IEN et directeur (Circo & école). Cela induira une simplification des tâches. Le Graf et
l’ancienneté (la VAE est importante pour les plus jeunes d’entre nous) complète le dispositif qui fait de directeur d’école un métier spécifique… À partir duquel on devra mettre les moyens.


D’où une certaine insistance de ma part… On peut revenir sur ce que déclarait V.Peillon il n’y a pas si longtemps pour mesurer mon « optimisme » sur la possibilité de faire évoluer les choses.


 


juillet 2012:   


« …Parmi les questions qui sont plus particulières, la question des directeurs d’école reviendra sans cesse. Il y a beaucoup d’écoles en France. Nous n’avons pas
aujourd’hui la possibilité de donner ce statut. Nous allons déjà, puisque la question n’a pas été posée, il y a des réponses du gouvernement, faire en sorte que ceux qui les aident, en
particulier ces fameux contrats aidés, soient renouvelés. » 


Novembre 2012


« On va devoir en reparler…ce sujet est devant nous. Mais ce dossier n’est pas ouvert dans le cadre de la refondation ».


Nous avons obtenu que les discussions sur les directeurs s'ouvrent (et pas sur la direction et le fonctionnment de l'école), dans le cadre de la Refondation et dans le premier Groupe de
Travail des négociations pour le primaire:


à la sortie, le 19 décembre, V.Peillon déclarait:


La mise en œuvre de la prio­rité au pri­maire repose en grande par­tie sur l'engagement des direc­teurs d'école qui accomplissent des mis­sions nom­breuses et
essen­tielles. 





Je veux les remer­cier très cha­leu­reu­se­ment pour les efforts qu'ils ont déployés depuis plus d'un an.


On en est là. Et le « RIEN » sur les 10/14 classes m’interroge, c’est ce qui me fait penser que ce n’est pas fini… Une fois le directeur installé comme tel dans les écoles  (reste à faire en
sorte que l'écriture des textes conforte cette posture), on doit pouvoir avancer sur le "fonctionnement de l'école".

Densi 21/12/2013 23:05


Et, je veux bien le répéter, si à la place du paquet: "référentiel, guide juridique, ancienneté, VAE, formation et Graf, on aurez eu la création d'un corps, on aurait les mêmes
interrogations. Exactement les mêmes. Que nenni, s'il y avait eu création de corps il y aurait non des interrogations mais des certitudes: tous les dirlos n'y auraient pas eu acces, il
aurait fallu exams...Donc cette solution est globalement positive surtout sur l'ancienneté et le GRAF (même si je n'en attends pas de miracle pour moi). Je trouve juste Pierre Lombard un peu
dithyrambique sur le reférentiel, le guide, VAE (lorsque l'on sait ce qu'il faut pour une VAE en général...) et surtout  la diminution de l'administratif. Mais c'est vrai
que la porte est ouverte! Enfin même s'il y a des priorités(de 5 à 9 classes) on aurait pu imaginer aussi  3/4 de décharge pour les 10/14 classes et plus car 250 à 300 élèves et autant de
parents justifiaient bien cette mesure...

Pierre Lombard 21/12/2013 19:25


Optimiste, oui, délirant, j'sais pas trop. Remarque, tu dois t'y connaître parce que ton commentaire 


Je suis optimiste sur le "qualitatif", pas sur le "quantitatif", et il faudra bien que le quantitatif soit à la hauteur.


Les syndicats, et c'est leur credo, regarde le quantitatif... et oui c'est peu.


Même si le Graf est un "grade", il ne donne pas à lui seul le statut du directeur, il en définit sa carrière. D'ailleurs le SNUipp (Aude) met bien le Graf dans les statuts possibles.


Ce qui est déterminent pour les directrices et les directeurs ce sont les 2 textes "opposables" le référentiel-métier et le guide juridique.


Et, je veux bien le répéter, si à la place du paquet: "référentiel, guide juridique, ancienneté, VAE, formation et Graf, on aurez eu la création d'un corps, on aurait les mêmes interrogations.
Exactement les mêmes.

Yannick 21/12/2013 18:40


Optimisme délirant de Pierre Lombard !!!!!!!! Tous les syndicats, sans exception, disent que ça ne va pas bien loin. Excepté, peut-être le SE-UNSA qui se contente de peu. Tous les dirlos que j'ai
pu rencontrer depuis disent que rien ne va changer dans leur quotidien. Mais il a Monsieur Pierre Lombard et son acolyte du GDID qui se congratulent mutuellement. A toi, à moi. "Tu as été bon"
"Je pense comme toi"...etc...etc. Qu'est-ce que vous cherchez à prouver les gars ? Que vous avez permis une grande victoire ? Que cette fois, on l'a le fameux statut qu'on attend depuis si
longtemps ? Eh ben non ! on ne l'a pas. Le graf pour une minorité, ça ne vaut pas un statut. Et même si tous les dirlos passaient dans le graf, ça n'en ferait pas un statut. Comme le dit Peillon,
c'est une sorte de super échelon. C'est tout.

Merlin 21/12/2013 18:32


Etre leader est une chose... mais nous le sommes déjà. etre décideur en est une autre et pour l'instant , il faut en référer pour tout à l'IEN . Ces fameux référentiels prévoient ils de donner au
directeur pour son école une part de libre arbitre? Ce serait pour le coup un grand pas mais j'ai de gros doutes.


Note: l'article du Snuipp sur les forums de dirlo.fr est très bien argumenté et autorise le débat.... ça nous change de certains... j'engage ceux qui ne l'ont pas fait de le lire.

Pierre Lombard 21/12/2013 17:52


Peut-on espérer un petit plus en matière d'autonomie des écoles? ( par rapport à l'IEN ou au principal).


C'est bien cela qui vient d'être acté. Le référentiel-métier & le guide juridique sont bien des outils d'émancipation puisqu'ils ont pour but d'installer le directeur comme leader
pédagogique, responsable organisationnel (fonctionnement) et interlocuteur des partenaire locaux… ET induisent, de fait, la simplification des tâches administratives.


la classe excep­tion­nelle qui sera créée et à laquelle ils (les directeurs) auront un accès prio­ri­taire = le GRAF 

Merlin 21/12/2013 16:02


On peut se poser la question; la classe exceptionnelle connait pas, c'est quoi? Quelles incidences sur la gouvernance des écoles qui au delà de l'amélioration nécessaire de notre métier
remettrait l'école sur de bons rails en permettant de piloter au plus près du terrain et donc d'être efficace?


On devine les manoeuvres Snuippiennes pour écarter de toute reconnaissance institutionnelle les dirlos au profit des CPC et psychos.... Nous laisserons nous écarter une fois de plus sans rien
dire? Quid de la position des autres syndicats réputés nous être un tout petit peu plus favorables?


 

snark 21/12/2013 14:03


Dixit notre ministre :L'accès de tous les
direc­teurs d'école à la hors-classe sera faci­lité, et une « classe excep­tion­nelle » sera créée, à laquelle ils auront un accès prio­ri­taire.


Quid du GRAF ?


 



Merlin 20/12/2013 20:30


Peut=on espérer un petit plus en matière d'autonomie des écoles? ( par rapport à l'IEN ou au principal)

Pascal Oudot 20/12/2013 12:43


Bravo! Tout ce que je pense!

Pierre Lombard 20/12/2013 07:59


Jésuite !


Non, juste qu'on me reproche souvent de faire "long"...


Je suis contre "l'aide administrative" parce que notre coeur de métier n'est pas la "paperasse". De plus j'en ai marre qu'on place dans les écoles des emplois aidés
(AVS, EVS...) pour remplir des missions de professionnels.


L'aide administrative ne sert que la surenchère de l'Administration sans apporter du sens à notre métier de directeur, au contraire puisque c'est un ersatz qui nous
maintient dans la "fonction" (directeur = enseignant comme les autres qui occupe la fonction de directeur mais n'est pas directeur...).


Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas un besoin en personnel non-enseignant dans les écoles. Dans la recherche d'un emploi pérenne, un personnel polyvalent est
beaucoup plus pertinent qu'un secrétariat.


Et c'est tout l'enjeu. Les mesures qui sont prises, si elles se traduisent dans l'écriture des textes, installent le  directeur d'école comme un personnel
spécifique et non plus comme un enseignant occupant une fonction particulière une fois sa classe terminée... Et ça change tout.

Merlin 19/12/2013 23:15


Supprimer " entre autres"...... je ne sais pas, peut être... mais je suis un peu étonné par le peu de communication des syndicats sur ce sujet. quelques lignes dans lesquelles les dirlos sont
noyés au milieu des CPC , cela ne présage rien de bon.


Ensuite, je ne me fais pas un film sur le Graf mais avec le peu d'informations concernant cette mesure qui pourrait être importante pour nous, j'eesaie de comprendre quelles pourraient en être
les dérives. certes, si les dirlos ayant le plus d'années de direction passaient en premier, cela pourrait devenir une avancée réelle, écartant de fait les opportunistes de tous poils..... mais
même en cette période de Noël , j'ai du mal à croire au  ....enfin, on verra bien.

snark 19/12/2013 21:45


Donc, pour le coup, un VRAI plus pour les écoles, puisque dans leur contrat de travil permettront une palette plus polyvalente de tâches.


De toutes les manières ce n'est pas par le biais d'une "aide administrative" (pour les IEN en fait) que l'on règlera nos problèmes...


 


Jésuite !

Pierre Lombard 19/12/2013 18:26


En réalité un recul pour les directeurs !!!


Pour "des" directeurs... pour ceux, peu, qui ont une "aide administrative" .


Moins d'aide administrative au directeur d'école en réalité puisque les postes d'EVS /AADE seront aussi
consacrés à l'aide éducative.


Non, non, ils "pourront" effectuer ses tâches éducatives...


 


le travail d'AADE sera forcément beaucoup réduit si elle doit assurer également de l'aide éducative.


Pas "doit" , peut… 


 


 


Donc, pour le coup, un VRAI plus pour les écoles, puisque dans leur contrat de travil permettront une palette plus polyvalente de tâches.


De toutes les manières ce n'est pas par le biais d'une "aide administrative" (pour les IEN en fait) que l'on règlera nos problèmes...

Sylvie Bonneaud 19/12/2013 15:45


En réalité un recul pour les directeurs !!!
Moins d'aide administrative au directeur d'école en réalité puisque les postes d'EVS /AADE seront aussi consacrés à l'aide éducative.


Qui assurera l'accueil pendant que l'EVS accompagnera des classes par exemple ?
Le directeur bien-sûr !!! En même temps qu'il fera lui-même classe !!!
Finie cette petite sérénité que nous apportait l'EVS lorsqu'elle était présente.... Le directeur pouvait alors être avec sa classe sans être dérangé XXX fois.
De plus, une EVS à mi-temps pour une école de 7 classes est présente 10h par semaine, le travail d'AADE sera forcément beaucoup réduit si elle doit assurer également de l'aide éducative.

Pierre Lombard 19/12/2013 12:24


Relevé dans le dernier billet du "confort intellectuel", deux liens
interressants:


la position du SGEN sur le Refondation.


http://www.cfdt.fr/portail/themes/education/premier-degre-lettre-ouverte-de-frederic-seve-a-vincent-peillon-prod_182892


Et un article du SNUipp qui révèle toutes les contradictions (et la difficulté d'en sortir) de ce syndicat sur le dossier des directeurs d'école:


http://11.snuipp.fr/spip.php?article460

françou 18/12/2013 22:36


Merlin, tu parles d'or! C'est un enchantement . Tu peux juste enlever (entre autres) à ton commentaire......

hreip 18/12/2013 21:02


@ Zézette


Bonne fêtes de fin d'année, chère photocopieuse, qu'elle t'apporte discernement, un gramme d'intelligence (faut pas pousser, hein !), une franchise (hors de la langue de bois que tu affectes
tant) et un petit module "je lis, je comprends" pour t'apprendre à répondre aux questions des collistiers. Bon courage, KAMARAD !


PS : tu peux te faire aider par le "RASED DRH de ton syndicat", voir avec Dedel en tuteur.


Hreip, CC en "FAD", PhD de surcroît

christian 18/12/2013 19:28


je précise pour ma part:


"Que les syndicats agiraient en sous-main contre les dirlos ?"


Ben oui, le tien de syndicat, mais je te le concède, en effet, pas tous.D'ailleurs, le mot directeur n'existe pas pour vous, on parle de direction. C'est pas haineux, c'est la réalité et il
faudrait pas le dire, pourquoi?


 


 

Gégé 18/12/2013 19:01


@Merlin "soit notre pourcentage d'accession est confondu avec les CPC et le Snuipp ( entre autres)
veillera à ce que les dirlos soient la portion congrue.soit le critère est le bon vouloir des IEN
et syndicats , chacun casant ses poulains."


Qu'est-ce que tu veux dire ? Que les syndicats agiraient en sous-main contre les dirlos ? Tu plaisantes ou quoi ? Tu te rends compte des propos que tu tiens ? Une honte !!!!


Tu as déjà pris la peine de lire les articles du SNUipp concernant les dirlos ? Non ? Ben, fais-le. Tu seras bien surpris et ça t'empêchera de dire des c...ries. Je vais te dire une petite chose
: tu présentes des excuses et tu t'abstiens de venir écrire tes commentaires haineux.

merlin 17/12/2013 22:39


 Pour le Graf:


soit notre pourcentage d'accession est confondu avec les CPC et le Snuipp ( entre autres) veillera à ce que les dirlos soient la portion congrue.


soit le critère est le bon vouloir des IEN et syndicats , chacun casant ses poulains.


soit c'est la HC ( récompense de fin de carrière).


soit, et ce serait mon choix afin d'écarter les renards, on prend en compte l'ancienneté en années de direction. Critère qui récompense l'investissement dans un métier que beaucoup fuient.


En conclusion, le Gdid a encore du boulot..............

Pascal Oudot 17/12/2013 12:44


Merci Pierre pour ce sourire que j'apprécie après ta petite phrase pour rappeler que le GDiD a toujours fait la course en tête!

Pierre Lombard 17/12/2013 12:08


En bon Français, et en langage clair, ça veut dire que le ministre aurait peur des réactions syndicales. Et tu crois que les syndicats ne sont pas assez malins pour décrypter la langue de
bois et débusquer les manipulations du ministre ?


Ce n'est pas du tout ce que je veux dire. Il n'était pas dans les intentions du ministère de créer un corps spécifique. D'autant plus que le projet c'est d'avoir un grand corps unique des
enseignants... 


Ce que j'essaie de dire (maladroitement), c'est que sans aller jusqu'au corps (rigide) des directeurs d'école, le MEN met en place ce qui fait un corps: missions+formation = compétence +
carrière.


C'est la "coquille" qui change. Si, là, le MEN avait annoncé la création d'un corps de dirlos, on aurait les mêmes interrogations. Les mêmes sur les contenus et sur la grille des salaires…


On rangera le nouveau vademecum dans un coin du bureau et on le couvercle sera remis pour 5 ans.


Un texte opposable (je te laisse chercher) n'est pas un vade mecum et ce qui se passe n'a rien à voir avec le protocole. Le protocole n'a rien apporté en termes de clarification des missions, de
fait elles se sont multipliés et en plus sans cohérence.


Maintenant, David, je comprends qu'on puisse se foutre de la reconnaissance du métier et tu en penses ce que tu veux. Mais je trouve simplement dommage de "rabaisser" les choses alors qu'elles
sont pour le moins inédites et de nature à faire évoluer les choses.


Sur les syndicats, il n'est pas question de "peur" non plus. C'est un rapport de force. Et Peillon est entré dans ces négociations affaibli et par l'opposition aux rythmes scolaires et par
l'annonce de sa candidature pour les européennes… 


Au MEN ils ont trouvé une solution, un chemin, qui avance sur le fond et qui "musèle" (en tous les cas pour le moment) les "contestataires (affaiblis eux par la grève du 5 décembre…). Pour ceux
qui, comme au GDiD revendiquent un satut spécifique le MEN leur fait faire un grand pas en avant, et pour ceux ceux qui sont opposés au corps, le MEN n'en crée pas un…


Reste qu'avec un "référentiel-métier", un "guide juridique", tous deux opposables et un GRAF… On a bien un "statut" particulier pour les directeurs d'école.

David 17/12/2013 08:45


@Pierre
"Le MEN dessine bel et bien les contours d'un statut du directeur en en faisant un métier à part entière. Et il le fait en évitant les écueils habituels ..."


En bon Français, et en langage clair, ça veut dire que le ministre aurait peur des réactions syndicales. Et tu crois que les syndicats ne sont pas assez malins pour décrypter la langue de bois et
débusquer les manipulations du ministre ?


S'ils ne réagissent pas sur ce sujet, c'est qu'à leurs yeux, comme à ceux de la plupart des dirlos, ce n'est pas un statut. Je rejoins tous les collègues qui se sont exprimés avant moi. On se
fait berner. Ce n'est même pas un statut "light" ou "canada-dry", c'est un petit supplément pour calmer à la fois les dirlos et ne pas mettre en pétard les syndicats. Dans deux mois, on n'en
parlera plus. Chacun se contentera des clopinettes. On rangera le nouveau vademecum dans un coin du bureau et on le couvercle sera remis pour 5 ans.

Pierre Lombard 17/12/2013 08:03


Le terme de "coquille vide" convient assez-bien. D'ailleurs le "référentiel-métier" & "le guide juridique" sont aussi des "coquilles vides". 


Les contenus dépendront essentiellement de nous. Où je rejoins le C.I, c'est sur la signification de ces "coquilles", parce ce que dans ce cas il n'y a rien de
péjoratif. Le MEN dessine bel et bien les contours d'un statut du directeur en en faisant un métier à part entière. Et il le fait en évitant les écueils habituels ...


Lionel le qualifie de "Canada-Dry", je dirais pour ma part un "statut ligth", qui tourne résolument le dos au statu quo et nous fait faire un pas décisif vers une reconnaissance plus globale.
Tous ceux qui se sont inscrits dans la discussion avec la volonté de faire évoluer la situation des directeurs peuvent être
satisfaits. Il ne faut pas oublier que Peillon en 2012, par 2 fois avait rejeté l'idée de traiter le dosser des directeurs dans le cadre de la Refondation (voir articles sur DeL)


Et c'est le dossier des directeurs (et pas de la direction & du fonctionnement de l'école) qui a été ouvert par le premier GT ministériel dans le cadre de la Refondation... Le GDiD
n'y serait certainement pas arrivé seul (merci au SE & au SGEN), mais c'est le GDiD qui a toujours mené le bal.


Reste qu'il faut aussi améliorer les conditions de travail. Mais on a mis les choses à l'endroit, on va dire ce qu'on attend
clairement de nous, on nous positionne dans l'école et on devra donner les moyens d'assumer...

Laporte Jean-Paul 17/12/2013 07:23


Ayant téléchargé la barre outils du GDID sur la navigateur, cela faisait un moment que je me demandais ce que signifiait ce RSS avec un nombre qui augmentait sans cesse. Du coup, hier, comme
j'avais un petit moment, j'ai regardé, j'ai lu et j'ai même participé au débat!


Ce qui me gêne terriblement dans les commentaires que je lis, ce sont les attaques personnelles souvent au bas de la ceinture. Autre chose aussi, les commentaires suffisants de ceux qui savent
(ou qui pensent savoir).


 


Diviser pour mieux régner, il y en a qui doivent bien rire en nous voyant nous écharper ainsi!


Perso, je me fous de savoir si c'est plus à un tel qu'à un tel qu'on doit les avancées, d'autant qu'il reste à faire. Je suis d'accord avec Françou, au lieu de balancer des vacheries, on ferait
mieux d'essayer de réfléchir et de voir comment transformer l'essai.


Maintenant pour rajouter mon grain de vacherie aussi, je persiste à penser que si on avait fait confiance qu'aux syndicats pour avoir quelque chose, on attendrait encore. Perso, je continue à
faire confiance au GDID et à ses représentants, même si on n'est pas tous d'accord.


 

Le Confort Intellectuel 17/12/2013 07:15


Aurais-je écrit le contraire? J'en serais fort marri. Être conchié m'indiffère, surtout quand c'est par erreur. Mon analyse vaut ce qu'elle vaut, certainement mieux que la plus grande partie de
ce que je lis partout, entre dénis de réalité et supputations ahurissantes. Bien entendu faudra-t-il emplir la coupe qui nous est servie. Mais encore faut-il se rappeler que le GDiD n'est pas
partie de négociations qui légalement ne concernent que les représentations syndicales.

françou 17/12/2013 03:21


Concernant le graf:


Merci à Pierre pour ton éclaircissement. Quant à confort intellectuel, je t'emmerde. Tu prétends imposer ton analyse comme seul catéchisme et intenter procès en sorcellerie contre ceux qui
essaient de comprendre; tu as un niveau de confort intellectuel proche de celui du grand inquisiteur. Le mien n'est atteint que lorsque je comprends quelque chose. Et j'ai besoin pour ça d'infos
non prédigérées: loi, décrets, circulaires puis d'explications quand je ne comprends pas.


Je crois avoir compris la notion de grade au sein d'un corps.Lorsque des grades existent dans un corps, on peut être en principe recrutés dans un 2° ou 3° grade soit par concours d'entrée soit
par ancienneté (HC). Il s'agirait de créer chez nous (corps des PE) un nouveau grade mais "d'accès fonctionnel" c'est à dire lié à notre fonction de directeur (ou de CPC puisqu'on en parle aussi
pour eux...). La question reste comment y accède-t-on? Concours? Ancienneté (donc HC qu'on le veuille ou non...)?


Il me semble suicidaire de dire: on ne sait rien, attendons le trimestre prochain pour comprendre. Si le graf est pour l'instant une coquille vide, moi je compte bien sur GDID pour la remplir.Et
maintenant.


Si dans la liste des avancées proposées par Peillon il y a la direction d'école on le doit uniquement au GDID; on doit aux syndicats de figurer à côté des psychologues et des CPC...

hreip 16/12/2013 23:32


@dedel


 Zezette a écrit: "Pas d'accord avec l'article pour dire que ce serait l'assoc marseillaise qui aurait quasiment contraint le ministère à ouvrir des discussions sur les dirlos.. Faudrait
peut-être prendre connaissance des revendications portées par les syndicats et notamment par le SNUipp-Fsu pour la défense des dirlos. Un peu de modestie, chers camarades et aussi d'humilité.
Quand je lis les notes qu'on me donne sur cette assoc, qu'est-ce que je vois ?
1- que l'assoc est squattée par un seul dirlo qui parle de tout, a réponse à tout, a des solutions sur tout, qui engueule tous les autres quand ils s'opposent à lui. Bref, un gars avec un
ego démesuré.
2- que ce même gars a fait fuir tous les anciens. On me dit que les Rando, Swing & Co ont quitté le navire, eux aussi. Le pauvre Thierry Favre ne doit plus reconnaître son bébé.


Ce qui est terrifiant c'est que Pierre Lombard continue de faire croire que les mesures annoncées, c'est formidable. Il a gagné, les dirlos ont obtenu satisfaction, les moyens vont venir,
c'est certain... Alors que tous les observateurs sérieux disent que c'est très insuffisant. Ce que peuvent constater les dirlos eux-mêmes.  Bien sûr qu'il ya des avancées. Qui dit le
contraire ? On a assez bataillé pour arracher quelques petites choses. Mais globalement le compte n'est pas bon. Que les dirlos nous fassent confiance pour aller plus loin dans les gains en
temps et en argent. C'est quand même ce qui intéresse d'abord tous ceux qui connaissent le boulot. 


Quand je lis les énormités de Pierre Lombard, je me dis qu'il ne reflète pas du tout les dirlos et qu'il ne peut pas les représenter.


"Demander plus de temps et d'argent pour n'être que le valet de tout le monde… Aucun intérêt et on ne satisfera jamais tout le monde." (commentaire n° 8). C'est dingue
d'écrire ça et encore plus dingue de le penser !!!


Et quand ce même Pierre Lombard dit tout le bien qu'il pense des avancées obtenues (grâce à lui, bien sûr...), on se dit que le ministère n'a pas besoin de lancer une campagne de pub pour vanter
son action. le chef de l'assoc marseillaise s'en charge pour lui. Les dirlos apprécieront... "


Quand le syndicat majoritaire continuera-t-il dans ce débat à laisser un pov' glandu pourrir ces débats ?


Dedel, fais quelque chose au sein de ton syndicat !


Ou alors faut-il croire que vous laissez dire n'importe quoi au nom du Snuipp-FSU ?


Il s'agirait de faire le ménage......

Laporte Jean-Paul 16/12/2013 19:33


Merci pour tes précisions, je vais les lire. Par contre, je te rassure (ou pas) je n'ai aucune crainte et surtout, je ne suis affilié à aucun syndicat (sauf le GDID). Par contre, je lis tout.


Attendons donc.

Le Confort Intellectuel 16/12/2013 19:11


Jean-Paul, un tiers de ce que tu lis provient de syndicats véreux qui veulent faire croire n'importe quoi aux directeurs d'école pour leur faire peur. J'ai une de ces trouilles, dis donc! Un
autre tiers relève du fantasme de dirlos qui ne pannent que couic et colportent les rumeurs les plus idiotes.


 


Je vais l'écrire en gros: ON NE SAIT RIEN DE CE GRAF! Les discussions auront lieu au trimestre prochain. Inutile d'ici là de raconter n'importe quoi, comme par exemple que seuls les HC auraient
accès au GRAF. C'est une pure imbécillité! (dont tu n'es pas responsable, je ne veux pas t"insulter) La HC est une classe, le GRAF un grade, ce qui n'a rien à voir. Colporter les rumeurs de ce
genre, c'est faire le jeu des syndicats qui ne veulent qu'une chose, foutre la m[...]. Va lire ceci: http://leconfortintellectuel.blogspot.fr/2013/11/quest-ce-quun-graf.html

Laporte Jean-Paul 16/12/2013 18:12


J'avoue ne pas trop comprendre, si ce n'est que pour mon cas (direction de 17 classes) cela ne changera pas grand chose. mais c'est normal, c'est pour ça que je me suis battu, que j'ai fait toute
les grèves administratives. Pour que les collègues directeurs qui bataillaient entre bureau et classe puissent avoir plus.


Ceci dit, je ne comprends pas ce qu'est le graf.


Ou c'est un grade de fonction et dans ce cas là, pourquoi un accès contingenté? Ou on est dans la fonction et on y a droit ou on n'est pas dans la fonction et basta.


Je lis que Graf et HC ce n'est pas lié, mais plus loin, je lis que seuls les HC pourront prétendre à l'accès au Graf. Alors comment seront choisis les collègues: ceux qui couchent? Ceux qui
disent toujours Amen? Ceux qui sont toujours la main sur la couture du pantalon?


En tout cas, je dis merci au GDID et aux syndicats qui se sont associés à lui. J'ai plus de vingt ans de direction et je vois enfin une avancée.


Même si je ne suis pas d'accord avec le statut de chef d'établisement, il faut que l'on ait une reconnaissance et un statut spécifique.

Pascal Oudot 16/12/2013 18:06


Je comprends, nous comprenons tous parfaitement les interrogations de Lionel, parce qu'elles sont un peu les nôtres. Tous nous voyons bien que quelque chose change, mais nous n'arrivons pas à
percevoir dans quelle proportion, ni ce que ça présage pour la suite. Ce GRAF n'est qu'un début, c'est ça qui fait peur à certains syndicats dont je m'abstiendrai de citer les noms par charité
chrétienne -on n'accabel pas les moribonds-. Il est clair, comme l'explique fort bien l'article du Confort Intellectuel cité plus haut, que la porte est désormais ouverte.


 


Soyons objectifs: c'est la première fois depuis l'existence des directeurs d'école que quelque chose va changer dans notre position. Je me rappelle les maîtres-directeurs -combien d'entre nous
s'en sont mordu les doigts?-... et d'autres tentatives qui se sont soldées par des échecs par la couardise de nos gouvernants ou l'éjection des ministres. Aujourd'hui on nous tend la main,
prenons-la, et sachons expliquer qu'il nous faut aller plus loin, bien plus loin.


 


Cette porte ouverte déplait aux syndicats adeptes plus ou moins affirmés du "grand soir". Comme la profession entière admet aujourd'hui que la position des directeurs d'école n'est pas tenable,
ils préfèrent s'abstenir d'en parler, et n'évoquent que les "moyens". Quel discours ressassé! Je n'entends que ça depuis trente-cinq ans: des sous! Des sous! Et il y en a eu, des sous, qui sont
allés nourrir toute une frange de profiteurs infâmes aux charentaises confortables qui se gobergent loin de nos classes et de nos écoles en nous prêchant la bonne parole.


 


Mais évidemment que nous n'avons pas obtenu ce que nous désirons tant: un statut et les moyens de remplir notre mission! Il aurait fallu être idiot pour croire que dans les circonstances
budgétaires présentes on allait nous donner le beurre, l'argent du beurre, et... je ne l'ai pas écrit! Mais justement, la reconnaissance qui nous distingue aujourd'hui des autres professeurs des
écoles est d'autant plus méritoire. C'est un début, un vrai début, un beau début. L'essai peut-être transformé, avec de l'élan. Mais à condition d'y croire... et de ne pas arrêter de le dire!


 


Maintenant, j'en viens aux attaques personnelles que je lis sous la plume erraillée du glandeur invétéré et sournois que nous connaissons tous. Si vous voulez, je peux me remettre à dire ici
leurs qutre vérités aux pourritures qui vivent sur le dos de la bête sans jamais bouger un orteil. Je l'ai fait, largement, longuement, avec vigueur, il y a quelques années. Mais franchement ça
me gonfle. Discutons, d'accord. Mais attaquer le GDiD à travers la personne de son secrétaire général, c'est tellement minable que ça ne mérite rien d'autre que de pisser dessus en détournant les
yeux. Vaï!

Sammy 16/12/2013 17:05


Tiens, celui qui se fait nommer Gégé tape en dessous de la ceinture avec des arguments de cour de récré de maternelle ?


Toujours plus d'adhérents, de nombreux partenariats, des réunions de travail au ministère qui débouchent sur des avancées pour la reconnaissance du métier.... le GDiD va très bien merci !


De la jalousie de maternelle ?

Pierre Lombard 16/12/2013 13:34


Juste rajouter que si le "fond" du problème c'était de donner plus de temps aux directeurs d'école, il n'y aurait aucune raison
objective pour que TOUS les syndicats s'accordent sur un canevas, ou s'alignent sur le mieux disant. Et ensemble ils pourraient peser sur les MEN.


Ce n'est pas ce qui se passe depuis plus de 15 ans. Chacun fait sa liste et joue perso... Pourquoi?


Le GDiD n'est pas un syndicat, ce que l'on revendique c'est la reconnaissance du métier de directeur d'école. Ce n'est pas parce qu'on des des "instits comme les autres" qu'on doit revoir nos
salaires et diminuer notre charge d'enseignement, c'est parce qu'on est directeur.


Or, depuis les années 90, plus personne ne sait ce qu'est "être" directeur. Chacun fait ce qu'il peut (de moins en moins) et les IEN font comme ils veulent.


Le fond de notre problème, c'est bien de donner un statut au directeur d'école, de l'installer comme tel ET lui donner les moyens de fonctionner. Parce que tant qu'on restera dans le statu quo ça
ne peut pas fonctionner même avec plus de moyens (c'est comme cela que l'on traite le problème depuis 20 ans, plus de temps + plus d'argent...)


n'en déplaise à certains le GDiD à des raisons objectives d'être satisfait parce qu'on a obtenu une vrai évolution sur la reconnaissance du métier.


Reste que les moyens sont et seront insuffisant si l'on va jusqu'au bout de la logique.

Pierre Lombard 16/12/2013 12:24


Effectivement j'ai plus d'infos, mais ça ne veut pas dire que j'ai raison. Ça veut juste dire que je "juge" avec plus de nuances et surtout de "contraintes".


1: le GRAf = statut canada-dry.


Oui… et non, oui si on considère que la condition sine qua non d'un statut c'est la création d'un corps. Non si on considère qu'un statut c'est un ensemble de texte "juridique" qui positionne un
personnel par rapport à au groupe, un système.


> le GDiD est pour la création d'un corps, ça ne fait pas consensus, le Graf nous fait faire un pas de géant vers ce corps. Le statu quo nous en éloigne et prépare la place à d'autre
"personnel" qui sont sur les rangs.


Quant aux % d'accès, on peut spéculer, on n'en sait rien.


Si le MEN avait créer un corps particulier, tu pourrais faire les mêmes remarques...


@ françou, non, le Graf ne se situe pas après la HC. c'est une échelle // ouverte et mieux rémunérée.


2: la VAE permettra "d'étoffer" un CV pour un changement de corps ou de carrière. Demandé par beaucoup jeunes direlettes et dirlos.


 


3: Si le référentiel-métier & le guide juridique n'étaient que le prolongement du vade mecum, je le dénoncerais. Ce seront des textes "opposables" (arrêtés ou circulaires) c'est-à-dire que
l'Administration donne son interprétation des lois et ne peux en faire d'autres (opposables) par exemple AFELNET, ou la responsabilité pendant les temps concomitants. Et si ce n'et pas un
collègue qui saisit le TA, il existe des syndicats et une association…


 


4: sur les moyens, on est d'accord.


5: sur les syndicats, je ne suis pas syndiqué, ce qui me permet une grand liberté d'appréciation. 


6: Optimisme?


Très sur tout ce qui concerne la définition et la reconnaissance du métier. Là on a les outils d'une plus grande autonomie et une émancipation vis-à-vis des circos.


plutôt optimiste sur la suite. Je pense qui si on va vers un pilotage de terrain, le MEN devra débloquer des moyens (surtout si les textes sont opposables). 


 


moins sur les "moyens", c'est très faiblard. Le seul levier pour agir, j'en reste persuadé, c'est de prendre conscience du métier particulier qu'on nous demande d'exercer (qui
n'est plus de répondre "oui-oui" à l'IEN, mais bien de piloter le local) et à partir d'une "culture commune" on pourra peser un peu comme le font  les chefs d'établissement.


Quand je lis les notes qu'on me donne sur cette assoc, qu'est-ce que je vois ?


...

Gégé 16/12/2013 09:45


Pas d'accord avec l'article pour dire que ce serait l'assoc marseillaise qui aurait quasiment contraint le ministère à ouvrir des discussions sur les dirlos.. Faudrait peut-être prendre
connaissance des revendications portées par les syndicats et notamment par le SNUipp-Fsu pour la défense des dirlos. Un peu de modestie, chers camarades et aussi d'humilité. Quand je lis les
notes qu'on me donne sur cette assoc, qu'est-ce que je vois ?
1- que l'assoc est squattée par un seul dirlo qui parle de tout, a réponse à tout, a des solutions sur tout, qui engueule tous les autres quand ils s'opposent à lui. Bref, un gars avec un
ego démesuré.
2- que ce même gars a fait fuir tous les anciens. On me dit que les Rando, Swing & Co ont quitté le navire, eux aussi. Le pauvre Thierry Favre ne doit plus reconnaître son bébé.


Ce qui est terrifiant c'est que Pierre Lombard continue de faire croire que les mesures annoncées, c'est formidable. Il a gagné, les dirlos ont obtenu satisfaction, les moyens vont venir,
c'est certain... Alors que tous les observateurs sérieux disent que c'est très insuffisant. Ce que peuvent constater les dirlos eux-mêmes.  Bien sûr qu'il ya des avancées. Qui dit le
contraire ? On a assez bataillé pour arracher quelques petites choses. Mais globalement le compte n'est pas bon. Que les dirlos nous fassent confiance pour aller plus loin dans les gains en
temps et en argent. C'est quand même ce qui intéresse d'abord tous ceux qui connaissent le boulot. 


Quand je lis les énormités de Pierre Lombard, je me dis qu'il ne reflète pas du tout les dirlos et qu'il ne peut pas les représenter.


"Demander plus de temps et d'argent pour n'être que le valet de tout le monde… Aucun intérêt et on ne satisfera jamais tout le monde." (commentaire n° 8). C'est dingue
d'écrire ça et encore plus dingue de le penser !!!


Et quand ce même Pierre Lombard dit tout le bien qu'il pense des avancées obtenues (grâce à lui, bien sûr...), on se dit que le ministère n'a pas besoin de lancer une campagne de pub pour vanter
son action. le chef de l'assoc marseillaise s'en charge pour lui. Les dirlos apprécieront...

merlin 15/12/2013 16:59


" Le Graf commence à faire baver quelques renards"... une de mes craintes est là: en raison d'un nombre de places limites, on peut raisonnablement craindre que ceux qui oeuvrent depuis des années
soient " dispensés" de tout avancement au profit des renards et autres chacals bien placés dans les circos ou même syndicats dont certains anti statut... mais il n'y a que les Gégés qui ne
changent pas d'avis.


  Ceci dit, la critique est trop facile et en toute sincérité , merci à vous tous d'avoir déjà réussi à arracher ça dans un contexte plus qu'hostile.  Chapeau bas.

françou 15/12/2013 12:40


Si j'ai bien lu, le graf n'est accessible qu'après accession à la hors classe. Qui sera éligible? Ne faut-il pas également obtenir un véritable accès à la hors classe pour nous? Il nous faut un
système d'avancement différent.

Lionel 15/12/2013 10:46


Pierrot.


 


Je me permets de répondre à tes longs posts détaillés. Tu es de toute évidence beaucoup plus aux faits que moi sur les subtilités qui se cachent derrière les propositions du MEN. Et ce en toute
logique au regard de ton investissement et de ta position dans le GDID.


 


Mais pour moi, simple petit dirlo de base, crois bien que les grandes avancées que tu présentes et semble appeler de tes voeux sont quelque peu absconses. Je me permets ainsi de te poser quelques
questions.


1) Le GRAF : en farfouillant sur le Net, j'ai à peu près saisi en quoi cela consistait : c'est un statut canada-dry si je ne m'abuse, ça a la couleur du statut, ça a le goût du statut mais ce
n'est pas un statut... Cela doit permettre au MEN d'éviter les cris de vierges effarouchées de syndicats sur le "petit chef", la "caporalisation" et tutti quanti. OK. Mais, ce GRAF, pour qui
sera-t-il ? Quels heureux dirlos élus l'obtiendront ? Que faura-t-il faire pour y accéder ? Bref, pour parler un peu crûment, avec qui faudra-t-il se tenir bien pour être désigné ? Car si les
pourcentages affichés par montagny sont réels, et bien 7% d'accès en 2014 ça va pas concerner grand monde, et je ne parle pas des 20% en... 2019 (nouveau président, nouvelles
assemblées et peut être nouvelle grande réforme) ! 2019, soit une calende grecque. A côté, la promesse d'une demi-journée de décharge de plus en septembre 2016 me paraît presque une bonne
nouvelle. Que donnera le GRAF sur un département rural comme le mien avec trois villes importantes et une masse de petites communes ? à la louche environ 200 écoles publiques, soit 200
directeurs, et une majorité d'écoles entre 3 et 5 classes. 7 % d'accès au GRAF : 14 dirlos !!! Peu de chance que je sois concernés. 20% en 2019 : 40 dirlos ! L'Amérique quoi !


 


2) La VAE ? Je n'ai pas compris ce que c'était exactement pour nous, ni ce que cela nous apporterait. Si tu as des infos, je suis preneur.


 


3) Les textes opposables. Certes, ce serait enfin une bonne nouvelle, si seulement cela ne s'arrête pas au ridicule vade-mecum du protocole. Mais, chat échaudé craignant l'eau froide, je repose
la question du bornage de ces textes. Sera-t-il impossible au MEN de nous alourdir continuellement nos tâches en ajoutant simplement de nouveaux textes aux précédents ? Un tome, puis deux, puis
trois, puis... Quand au TA auquel tu fait référence, combien de collègues y recourront ?


 


4) Je maintiens que 8,33 € bruits mensuels constituent une aumône, voire une insulte et qu'à titre personnel, je préférerai ne rien avoir du tout plutôt que d'être pris pour un miséreux. Je
maintiens, qu'avec 8 classes et 205 élèves, j'ai besoin de plus de temps tout de suite et pas en septembre 2016. Je maintiens que pour rendre attractive le métier de directeur, il faut jouer sur
l'ETRE certs, mais aussi sur l'AVOIR car c'est quand même ce que regarde un collègue avant de postuler : le ratio contraintes/gain.


 


4) Les syndicats. Je maintiens, ils ne nous sont d'aucune utilité à nous autres les dirlos. Pour l'instant, ils font tous un peu de retape pour préparer les élections de l'automne prochain car
ils ont peur que beaucoup d'entre nous envoient directement à la poubelle virtuelle leurs courriels de propagande qui vont venir pourrir nos boîtes électroniques. Le SE ? Bof, ils ont l'air aussi
dithyrambique que toi sur ces propositions, en se disant que les comptes seront ainsi soldés pour les 10 ou 15 ans qui viennent. Le SNU ? Des guignols qui ne savent même pas s'ils sont pour être
contre ou contre être pour Peillon (alors les dirlos...). FO ? Contre tout par principe, vise la collectivisation des écoles où tout le monde est responsable de rien. Les autres (SGEN, CGT, SUD)
? Attendent les élections et prônent tout et son contraire, de toute façon personne ne vote pour eux alors ce qu'ils demandent... Donc quand tu me dis qu'ils m'ont entendu sur l'AVOIR et qu'il le
revendique, laisse-moi me gausser...


 


Bref, contrairement à toi, je ne suis pas optimiste, je pense que ces annonces changeront la vie de certains qui sauront bien se placer auprès des IEN ou consort (concernant le GRAF par exemple)
mais que la grande majorité d'entre nous n'aura rien. Mais c'est bien le discours sous-jacent depuis des années : beaucoup d'appelés (les dirlos) et peu d'élus (ceux des grosses écoles, des
grandes villes ou grosses agglo, ceux qui seront bien avec l'administration ?).

Sammy 14/12/2013 18:00


Pour moi aussi nous allons enfin dans une nouvelle direction. Je me fiche de savoir si je vais gagner 100, 200, 400 euros de plus de l'année (tant mieux s'ils sont dans ma poche plutôt
qu'ailleurs), je suis heureux d'être officiellement exonéré d'APC et de voir des collègues dans les situations les plus difficiles avec un peu moins de temps d'enseignement, merci pour la
généralisation du point H.C. et la possibilité d'accéder au GRAF.


Mais là n'est pas le changement, c'est la reconnaissance du directeur comme un personnel différent dans l'école, c'est enfin l'écriture d'un cadre qui nous permettra de travailler avec plus de
sérénité, avec un place, des missions, des responsabilités, des prérogatives mieux définies.


Et personnellement, je pense que la mesure de l'intégration des points de direction dans le mouvement va créer de facto un mouvement des directeurs avec une évolution de carrière des plus petites
écoles vers les plus grosses pour ceux qui le veulent. A 45 ans, avec 22 ans d'ancienneté et 18 années de direction, je serai prioritaire par rapport à un collègue de 40 ans d'ancienneté mais qui
n'aura jamais fait de direction.