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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 17:03

 

La Cour des Comptes a publié récemment son rapport public thématique intitulé : "L’Éducation nationale face à l‘objectif de la réussite de tous les élèves".

 

Le rapport dresse un constat sans appel de l’échec du système scolaire à réduire les inégalités entre élèves. L’école a réussi le pari de la massification mais pas celui de la démocratisation, c’est-à-dire l’engagement à soutenir la réussite des élèves les plus en difficulté, assène Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, lors de la présentation publique du rapport mercredi 12 mai.

Au regard des moyens investis (3,9 % du PIB), comment le système éducatif français parvient-il à des résultats aussi médiocres ? A savoir : l’un des taux de retard scolaire les plus importants pour les élèves de 15 ans, un élève sur cinq ne maîtrisant pas la lecture au sortir de sa scolarité, un sur six qui quitte le système scolaire sans qualification aucune, ainsi qu’un taux de redoublement qui place la France en tête de peloton dans la catégorie !

 
En résumé, la France s’affiche comme le pays occidental le plus éloigné de l’objectif d’égalité des chances, estime Didier Migaud. Il existe, certes, des programmes de réussite éducative, d’accompagnement éducatif et d’aide personnalisée mais l’Etat a tendance à privilégier les effets d’affichage en multipliant les dispositifs de remédiation, de soutien ou d’accompagnement. Or, la réalité, c’est que l’on a deux fois moins de collégiens qui bénéficient de programmes de réussite éducative que de collégiens qui sortent du système éducatif sans aucune qualification, souligne le premier président de la Cour des comptes.

 

Le système scolaire n’en finit plus d’être remis en cause ! Les conclusions du rapport de la Cour des comptes ont en effet pour toile de fond les travaux en cours de la commission sur les rythmes scolaires, les annonces présidentielles autour de la lutte contre le décrochage scolaire, celles issues des Etats généraux de la sécurité à l’école concernant le choix de l’équipe pédagogique par les directions d’établissements en REP, ainsi que la récente nomination du référent illettrisme.

Les préconisations de la Cour des comptes font en outre écho au constat du récent rapport de l’Institut Montaigne, « Vaincre l’échec à l’école primaire », selon lequel l’école primaire accroît les inégalités sociales et qui insiste notamment sur la nécessité de revoir les rythmes scolaires, ainsi que l’octroi d’un statut et d’un pouvoir de pilotage au directeur d’école.

 

Parmi les nombreuses remises en cause : le manque de marge de manœuvre des établissements scolaires. La Cour des comptes préconise donc une réforme de l’organisation du système scolaire français, fondée, entre autres, sur l’autonomie des établissements scolaires dans la gestion de leurs moyens.

 

Fait inhabituel, le ministère de l’Education nationale a promptement réagi au rapport de la Cour des Comptes. Il a tenu à répondre sur de nombreux points soulevés par les magistrats.

« Les développements sur le manque d’autonomie des établissements et sur l’insuffisance de l’approche pluridisciplinaire ignorent largement les réformes structurelles en cours et l’évolution des pratiques au sein des Etablissements publics locaux d’enseignement.

Par ailleurs, l’autonomie renforcée des établissements publics locaux d’enseignement, notamment, en matière d’organisation des dispositifs d’accompagnement et d’utilisation des heures laissées à leur disposition, a conduit à renforcer le rôle du conseil pédagogique ».

 

L’enquête de la Cour met en avant « l'effet établissement » pour justifier d'augmenter l'autonomie administrative. D'autres travaux lui opposent « l'effet professeur » même s’ils estiment que « l’effet établissement » est bien réel. Ils s’interrogent également sur la question du rapport entre l'effet établissement et l'autonomie de gestion ?

 

Sur le terrain pédagogique, la question que pose l'autonomie c'est celle du pilotage. Et l'autonomie accrue ne peut réussir que si elle est accompagnée d'un pilotage renforcé et au plus proche. 

 

Plus audacieux, la Cour propose de faire déterminer par les équipes pédagogiques les modalités de répartition des moyens pédagogiques avec, en contrepartie, un nouveau système d’évaluation des établissements et plaide pour « un effort exceptionnel en faveur des établissements confrontés à la plus grande difficulté scolaire ».

 

Les auteurs du rapport souhaitent aussi une affectation « sur profil » des enseignants ou de directeurs des établissements les plus difficiles. « La Cour propose de repenser la gestion d’ensemble du système scolaire, de l’administration centrale aux équipes éducatives, en l’adaptant à l’hétérogénéité des élèves », résume Didier Migaud.

 

Pour le SNUipp, « le compte n’y est pas ! »

 

« Bien que ce rapport ne révèle que peu d’éléments réellement nouveaux, il confirme ce qu’expriment au quotidien les enseignants des écoles : inadaptation des rythmes depuis la réorganisation de l’école, sentiment d’abandon dans les zones prioritaires, moyens insuffisants, absence de bilan des dispositifs mis en œuvre...

Le SNUipp partage les préoccupations de la cour d’accroître les moyens alloués au primaire, de prendre en compte des besoins des élèves, de remettre à plat l’organisation du temps scolaire et d’engager un effort exceptionnel en faveur des établissements confrontés à la plus grande difficulté scolaire. Il déplore que ces préconisations s’effectuent à moyens constants.

En revanche, pour le SNUipp, la volonté d’accorder davantage d’autonomie aux établissements et la préconisation d’un pilotage en fonction d’objectifs à court terme ne peuvent constituer des propositions efficaces pour la réussite de tous.

En tout état de cause, il demande au Ministère de l’Education d’engager de véritables discussions, notamment en faveur d’une véritable relance des zones d’éducation prioritaire, et de remettre en cause le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux.
Ce sont également ces exigences que porteront les enseignants lors de la journée de grève du 27 mai.

Le SNUipp y voit « d’autres raisons plus profondes. Et notamment celle de transformer l’école en une entreprise gérée comme une autre. »

Pour ce syndicat, « cette tendance est lourde, massive, générale. Et les réformes multiples, successives, fragmentées sont comme les pièces d’un puzzle que l’analyse peut reconstituer. Comment ne pas voir, en effet, que l’affaiblissement programmé de la qualité professionnelle des enseignants est en lien étroit avec la nouvelle gestion des personnels axée sur la mobilité et la précarité ? Comment ne pas voir que la suppression des IUFM a les plus grands rapports avec l’autonomie des universités et la mise en marché de toutes les formations ? Comment ne pas voir que cette mise en cause de la formation des maîtres est le corrélat de la mise en place de tous les outils managériaux de contrôle des enseignants ?

 
Ce mode de contrôle par le management de la performance et par la pression concurrentielle est le principe qui donne aux réformes leur cohérence, du primaire jusqu’à l’université. Le choix néolibéral, c’est la gouvernance managériale plutôt que la formation humaine. D’où l’effort de constitution d’une hiérarchie intermédiaire disposée à faire fonctionner la nouvelle entreprise.
 »

 

Le débat n’est pas nouveau. Il est même récurrent. Il y a quelques années, dans un précédent rapport, la Cour des Comptes avait déjà souligné la nécessité d’une plus grande autonomie laissée aux établissements scolaires. Déjà aussi, le SNUipp avait formulé les mêmes critiques et le même refus de ce souhait d’autonomie.

Gageons que le prochain rapport de la Cour des Comptes rappellera cette nécessité et que le SNUipp lui répliquera par un copié-collé de ses précédentes réponses… « Je tourne en rond, je tourne en rond… » chante Zazie.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Simon 28/05/2010 13:11



On comprend mieux la "retenue" autour de la revendication d'un CMD, qui exclut de fait les non enseignants du fonctionnement de l'école. (corporatisme ?)


Mauvaise foi car je ne vois pas le rapport : le CMD pourrait gérer l'organisation et le fonctionnement général de l'école, ce qui n'empêcherait pas d'avoir un représentant pour les familles, le
dirlo. Les parents, que tu cites si souvent, peuvent s'exprimer sur l'orientation générale par le biais des divers élus(CE, municipaux, députés...). On est parent peu de temps, de plus en plus
mobile et ce n'est pas du corporatisme que de dire que la continuité c'est l'équipe



Pierrot Lombard 28/05/2010 08:23



l'UNAF publie le CR de son audition chez Reiss:


http://www.dirlo.org/GoogleTapSG_article_1186.html


Pas des libéraux ceux-là, pourtant:


"Pour l’UNAF, Rémy Guilleux a réaffirmé la volonté de l’Institution que l’établissement d’un véritable statut, pour le directeur d’école,
permette une relation plus étroite avec les familles, en positionnant clairement chacun dans leur rôle"


Pour le moins intéressant de constater combien TOUS les partenaires de l'école (élus, parents, agents territoriaux, assocs. ...) sont en demande d'un véritable interlocuteur dans
l'école.


On comprend mieux la "retenue" autour de la revendication d'un CMD, qui exclut de fait les non enseignants du fonctionnement de l'école. (corporatisme ?  ).



Denis 27/05/2010 19:17



Eh oui Pouk, le salaire des ministres ressemble au prix du pétrole, à la hausse ça marche sans problème sans dommages ou avantages collatéraux..., à la baisse ça n'est pas possible, ce serait une
cata pour tout le monde...



PouK 27/05/2010 17:03




Puisqu’on vous dit qu’il n’y a plus de sous… Enfin, ça dépend pour qui…



 


Le ministre de
l’Education nationale était l’invité de Jean-Jacques Bourdin ce matin sur RMC et BFM TV.


 


JJ
Bourdin :
"Est-ce qu’il faut baisser les salaires des ministres ?"


 


Luc Chatel : "Non ! non parce que les ministres ont les rémunérations les plus élevées, par rapport aux hauts-fonctionnaires. Si vous commencez à baissez le
salaire des ministres, immédiatement vous baissez le salaire des hauts-fonctionnaires, et si vous baissez le salaire des hauts-fonctionnaires il n’y a pas de raison de ne pas baisser le salaire
de tous les fonctionnaires. Nous ne voulons pas baisser le salaire de tous les fonctionnaires."
Et
on pourrait continuer la liste du ministre en ajoutant : Si vous baissez le salaire de tous les fonctionnaires, vous baissez le salaire des directeurs d’école. Nous ne voulons pas baisser le
salaire des directeurs d’école.
CQFD.



Grégoire 26/05/2010 11:33



Et je suis persuadé aujourd'hui que c'est parce qu'on ne veut pas nous reconnaître comme dirlo que l'on ne donne pas les moyens de l'être. Et ça arrange beaucoup de
monde...


 


C'est là tout notre malheur. Le gâchis humain provoqué par le rouleau compresseur imposé par le MEN ( qui a le beurre sans payer le prix du beurre ) ret le SNUIPP ( qui surfe sur le pougadisme
professionnel le plus vil ) est considérable. Je remplace à la rentrée un très bon directeur apprécié de tous qui jette l'éponge et ce n'est pas qu'une question d'argent ou de temps. Nous avons
entre nous le sentiment d'être mal aimés, mal reconnus, exploités par tous administration et adjoints, et en plus insultés par des propos syndicaux proférés par des non directeurs ou des
apparatchiks . L'être oui essentiel, et l'avoir c'est la suite logique.


J'essaie de rester mesuré, courtois, critique  mais la fatigue et la révolte devant notre condition et les larmes de crocodiles de certains me font envisager les propos de Pascal comme une
forme hygénique de survie mentale.



Pierrot Lombard 26/05/2010 09:38



Tu me diras, chacun son style...


En effet  .


Je ne peux reprendre à mon compte la phrase de Philjo:


"on est libre de trouver gonflant puis finalement comique de voir certains s'énerver puis finir par insulter les personnes qui ne pensent pas
comme eux"


Parce que ni Gégé, ni Dedel,ou autre Théo... n'expriment une pensée.


Je ne sais toujours pas ce que représente le CMD pour l'un d'entre eux, je ne connais pas leur réaction au sujet de l'enquête de la MGEN, du CSS, je ne sais pas pourquoi les États Généraux
n'ont débouché sur rien, je n'ai aucune démonstration sur l'axiome selon lequel un directeur reconnu briserait l'ambiance d'une école, serait contre productif, aucune explication qui pourrait me
faire comprendre comment des revendications qui ont échoué depuis 20 ans pourraient aboutir aujourd'hui, alors qu'aucune action spécifique n'est mise en oeuvre ... 


Du temps?


-les AP étaient l'occasion de nous en donner un peu sans que cela ne coûte rien.


De l'argent?


-Le point en plus pour la HC était un moyen d'améliorer notre carrière déjà utilisé, sans contestation, pour les ZEP,ou  passage automatique pour les dirlos écoleSpé... Cette promotion
pour les dirlos est combattue, surtout en CAPD, par, notamment, le SNUipp. Déjà des IA qui l'avaient qui l'avaient imposé l'an dernier, reculent.


Où a été l'engagement des syndicats qui prônent l'avoir, sur ces questions?


Au regard de ce vide qui sépare les paroles et les actes, on pourrait espérer l'humilité, l'écoute, la discussion.  Ben non, il n'y a que l'arrogance:


"Je suis le dominant, c'est moi qui pose les questions et dit ce qui est".


Je n'appelle pas cela "penser", mais "réciter" voire "dicter".


ÊTRE & AVOIR.


Je n'ai aucune raison d'en être fier (heureusement qu'il n'y a pas un droit d'auteur, sinon je n'aurais pas fini de casquer), par contre, c'est vrai que j'aime bien, parce que c'est un slogan
particulièrement porteur de sens pour les dirlos, et pas seulement parce que nous travaillons dans des écoles.


l'ëtre, c'est la reconnaissance. l'avoir les moyens de cette reconnaissance.


Dans les exemples que tu donnes, c'est l'un sans l'autre, l'un ou l'autre. Et tu as raison de
penser que l'on penchera plutôt du côté de l'avoir... Si on avait le choix.


Mais en ce qui nous concerne on ne l'a pas!


Ce n'est ni l'un ni l'autre. 


Et j'attends toujours que l'on me dise pourquoi nous avons besoin de plus de décharge pour faire notre boulot de dirlo et d'un salaire à la hauteur de nos responsabilités (la réponse est dans la
question).


Et que l'on m'explique pourquoi il n'y aurait pas une spécificité "directeur d'école" reconnue par un statut alors qu'il y a beaucoup de catégories d'enseignants qui le sont (profs de d'EPS) ou
qui le revendiquent (CP, Psysscos.)


Et je suis persuadé aujourd'hui que c'est parce qu'on ne veut pas nous reconnaître comme dirlo que l'on ne donne pas les moyens de l'être. Et ça arrange beaucoup de monde...


C'est peut-être gonflant pour certains, un peu comme un refrain dont on n'arrive pas à ce défaire... Mais ÊTRE & AVOIR (le & est essentiel!) est une
ritournelle qui résume bien l'essence de notre engagement.



Noé BABET 26/05/2010 04:37



Pas jolies ces prises-de-gueule entre nous sur GDID . Chacun a droit de dire ce qu'il pense , je crois .


Les différentes idées font avancer les choses .



patrice 25/05/2010 21:59



Pierrot, il y a longtemps que je te lis. Je suis d’accord avec
tes positions sur un grand nombre de points. Oui, il faut un statut. Oui il faut faire évoluer l’école. Oui il faut une certaine autonomie. Oui il faut créer un établissement public. Oui, tout
ça, oui, mille fois oui.
Mais, s’il te plaît, évite de répéter cette formule creuse : l’ETRE et l’AVOIR. Je sais, tu en es fier mais ça ne veut rien dire. Vois les jeunes étudiants qui sortent des dizaines d’écoles
d’ingénieurs qui ont pignon sur rue et qui n’ont que des titres ronflants. Dès son premier emploi, le jeune diplômé est embauché avec le titre d’INGENIEUR. Mais il est payé au SMIC. Voilà qui lui
fait une belle jambe, l’ETRE… Ne crois-tu pas qu’il préfèrerait gonfler son AVOIR même sans l’ETRE ? Et des exemples comme celui-ci, on t’en trouve des quantités, si tu veux.


Tu parlais des décharges complètes vacantes. Combien,
Pierrot ? Et surtout pourquoi ? Même avec l’ETRE, comme tu dis, elles resteraient vacantes parce que dans des écoles pourries. Seul le fric, l’AVOIR, permettrait peut-être de les
combler.



Maintenant un autre point sur lequel je ne te suis pas (rassure-toi, ça n’en fait que deux). Tu dis :


"moi c'est Pascal que j'apprécie, beaucoup, je ne crois pas
qu'il est dans le pétage de plomb, il dit simplement des vérités."


 


Moi, je reprends à mon compte la phrase de Philjo :


"on est libre de trouver gonflant puis finalement comique
de voir certains s'énerver puis finir par insulter les personnes qui ne pensent pas comme eux"


Parce que ton pote, vois-tu, il me fait penser à ce cher
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP. Droit dans ses bottes, cassant, toujours sûr de lui… La coqueluche des médias car il met de l’ambiance sur les plateaux. Sauf qu’à chacune de ses
saillies, c’est quelques voix de moins pour son camp. Comme Georges Marchais en son temps. Râleur, direct, amuseur mais qui n’a rien rapporté à son parti. Pire, il l’a déconsidéré aux yeux de
l’opinion et il a fini par être mis sur la touche.



Comme le dit Philjo, au début, on trouve ça gonflant. Très vite, on s’en amuse. Puis un beau jour on en a ras le bol de cette agressivité permanente, cette grossièreté exacerbée, ces insultes
violentes à l’égard de ceux qui ont le malheur de penser autrement.
Tu me diras, à chacun son style…



Pierrot Lombard 25/05/2010 08:36



Ok, Philjo, autant pour moi, mais la mauvaise interprétation fait partie du jeu de la discussion à travers des commentaires...


Revenons donc à la substantifique moelle. Les conditions de travail des directeurs ne supportent plus le statu quo.


Si l'on doit lier l'évolution du fonctionnement de l'école à l'amélioration des conditions de travail du dirlo, et si on est honnête, pourquoi pas,mais  cela signifie bien que le
fonctionnement de l'école DOIT changer. OK? Sinon pas d'avenir pour les dirlo. OK?


Or, quand les mêmes, Gégé et consorts, nous disent qu'il suffit de plus de temps et plus d'argent, il y a une double escroqueries:


> d'abord proposer une solution qui ne marche pas depuis 20 ans, pire, qui accentue le mal-être. Je te signale que le SE a signé SEUL un protocole qui a stoppé (dans les conditions que l'on
connaît) la SEULE action en faveur des dirlos: la grève administrative, sans RIEN régler de nos problèmes qui ont continué à s'accumuler... Le SE a signé au nom du "plus de...".


> Ensuite, le "plus de..." n'implique pas un changement de fonctionnement. Or, Le SNUipp, SEUL (puisque le SGEN et le SE ont entamer une réflexion sur la question de l'Autonomie des écoles),
continue à lier fonctionnement et direction, sans rien avancer, RIEN, sur le changement (Tartuffe!), malgré avoir organisé des États Généraux du fonctionnement de l'école et de la direction.


• il y aurait bien l'Institutionnalisation du Conseil des Maîtres... Concept qui reste désespérément vide. C'est normal pour les syndicat majoritaire? ça ne t'interpelle pas?


> On peut essayer de savoir ce qu'implique le CMD dans le fonctionnement de l'école et dans l'amélioration de nos conditions de travail:


- une démocratie confisquée aux partenaires de l'école. Il ne sont pas dans le CMD.


- une répartition des missions, une dilution des responsabilités sur le CM, une direction à la place d'un directeur... Donc, logiquement, "moins de..." pour les dirlos.


Voilà pourquoi je qualifie de Tartuffes les Gégés et autres Dédel, ils jouent sur tous les tableaux:


>changement du fonctionnement, ça fait réformiste et colle au SGEN et au SE


>statu quo, ça rassure et lorgne du côté de FO


> CMD là on rentre dans le révolutionnaire, dragage de SUD


Avec des revendications qui nous ont mené là où on est... installant le mal-être, rassurant par le conformisme. Le propre des conservateurs.


Que ça marche chez les aficonados, normal, eux broutent où on leur dit de brouter, mais on est en droit d'attendre mieux de ceux qui se présentent comme "indépendants".



merlin 24/05/2010 22:23



Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? C'est un peu le problème. Le problème de la direction est simple: manque de tout, impliqué dans tout, les dirlos veulent être reconnus. 


Le Snuipp ( surtout) et d'autres syndicats refusent l'idée qu'un dirlo puisse être différent dans son emploi qu'un adjoint. Au diable une possible évolution de carrière , pourtant bien absente de
notre monde, il faut que nous soyons en théorie tous " égaux".


Donc , on fait compliqué , on explique qu'un statut de dirlo entrainerait inévitablement l'implosion du " modèle" primaire, la fin de l'école républicaine et laïque, l'intrusion sauvage du
libéralisme et de la concurrence dans notre réserve protégée.


Un cataclysme que les apprentis sorciers du Gdid n'imagine même pas, pauvres fous inconscients.


Juste pour rigoler un peu ( si vous êtes d'humeur badine cependant) , allez jeter un oeil sur le site du snuipp rubrique " Kisaitou" : les circonvolutions de ceux qui ont écrit ces articles pour
dire le rôle du directeur ( gros mot) tout en le minimisant ou renvoyant même à l'IEN ( certainement meilleur supérieur que le dirlo) est un modèle de tartufferie. Un grand moment de lecture qui
éclaire bien des propos tenus ici.



philjo 24/05/2010 22:21



Si tu vois une menace dans mes commentaires sur les pétages de plomb de Pascal Oudot, c'est peut-être que mes propos sont maladroits mais crois-moi tu te trompes: je n'ai rien contre lui et je
n'ai nullement l'envie, ni l'intention, ni l'intérêt, ni le pouvoir de menacer quiconque sous prétexte qu'il n'est pas de mon avis. Chacun est libre de s'exprimer sur ce site, c'est ce que
j'apprécie tout comme on est libre de trouver gonflant puis finalement comique de voir certains s'énerver puis finir par insulter les personnes qui ne pensent pas comme eux.



Lionel 24/05/2010 22:19



Merci Gégé de nous apporter tes lumières. Que ferions-nous sans elles ?


Ainsi, pour créer un site internet dans uné cole et être propriétaire de son nom de domaine, hop, je crée une petite association loi 1901. Donc réunion pour créer ladite association, puis réunion
pour la faire fonctionner, puis AG annuelle, puis... etc, etc.


Ainsi, Gégé à trouver la solution miracle : à chaque problème, je crée une association. Et ben, on n'a pas fini de réunionner dans nos écoles.


Ce n'est plus Gégé que tu devrais pseudoter, mais MarvellousGégé, IncredibleGégé, voir AssociatingGégé.


Tiens, vite fait sur le gaz, une petite question : et quand le recteur (oui, oui, je tape haut) décide qu'il faut changer le protocole de tous les sites scolaires de l'académie, ce qui de facto
annihile le travail fait depuis deux ans par les EMALA TICE, les dirlos et les adjoints, tu dégaines une nouvelle assoc 1901 ?



Grégoire 24/05/2010 21:52



En réponse à gégé après un long WE familial, la question de la gestion de l'argent est un faux problème. Comment font les Conseils Municipaux , les proviseurs ? Ils ne voient jamais le moindre
centime et gèrent pourtant une enveloppe budgétaire sous couvert du percepteur ou de l'intendant. A problème technique réponse technique qui existe ailleurs. Il faut sortir du bocal des fois.


De tout façon, le constat est unanime : on ne paut plus continuer comme cela . Partout les feux s'allument . Bien sûr les fonctionnaires de l'éducation nationale fonctionnent avec ce qu'on leur
donne et ce qu'on exige d'eux mais il n'est pas interdit de vouloir évoluer, s'adapter à cette transformation brutale et historique de ce moment.
Il faut tirer toutes les leçons du passé : cogestion syndicale, indépendance des ceux-ci, collège unique, pédagogisme et transmission, calendrier et rythmes scolaires sociologie des enseignants
reproduction des élites  etc etc et surtout le faire sans tabous sans oeillères .


Je crois, arrivé à ce moment là de ma carrière, que l'autonomie encadrée par des objectifs nationaux en mettant les moyens ( pour de vrai humains et financiers ) peut servir la cause de l'école
et redynamiser le métier aujourd'hui à terre.


Je me rappelle de la sagesse de Staline autorisant les kolkoziens à cultiver un lopin de jardin et qui permit l'autosuffisance puis le boom de la production vivrière  alors que des années de
collectivisme avaient provoqué la pire famine en Russie.


De toute façon , l'histoire jugera comme d'habitude.



Pierrot Lombard 24/05/2010 21:07



Philjo, les tartuffes sont ceux qui connaissent la situation de l'école et qui nous mentent.


Et, ça marchent chez ceux que cela arrangent.


Un accord donc, la difficulté des dirlo... mais c'est plus que de la difficulté pour LES dirlos, même si pour toi c'est à ce niveau que ça joue.


> Au CSS, qui ne sont pas des libéraux, on pointe seulement 2 (pas plus, juste 2!) catégories d'enseignants particulièrement atteints en fin de carrière: 


• les profs des lycées professionnels et les ... oui, nous!


> la MGEN, pas des libéraux non plus, 


Interrogés sur le climat scolaire dans leur école, les signalements de violences dans le logiciel Signa, la vie scolaire, le stress, l'amélioration et/ou dégradation
des conditions de travail, les directeurs ont montré qu'ils "souffrent de la recherche d'une identité professionnelle". "Ils n'ont pas de budget, pas d'autorité ou de mission reconnue", a relevé
Georges Fotinos. (qui n'est pas un libéral!)


et il continue:


... S’il existe des « adjoints », c’est que le directeur n’est pas seulement un « collègue ». Responsable et devant rendre compte de son action, le
directeur d’école a évidemment besoin qu’on lui laisse une marge de manœuvre dans la conduite de l’école.


Alors, on peut en avoir marre que l'on tape sur l'école, ça je peux comprendre, mais dire que ce sont les libéraux qui tapent, c'est faux! confortable, mais
faux!


"...


 Nul
ne conteste cette réalité, le système éducatif est inégalitaire et même injuste." ça, c'est signé... SNUipp, il y a 15 jours.


Et qui veut lier à tout prix "fonctionnement" &
"direction"?


Donc qui réclame un changement de fonctionnement de
l'école pour voir notre situation s'améliorer...


Et quel changement de fonctionnement?


Même le CMD implique plus d'Autonomie!


Mais Tartuffe, celui que tu aimes bien, continue à surfer sur le confort de certains sans se soucier des contradictions (il ne faut que plus de... alors que notre situation ne cesse de se
dégradée, et le plus de... ne se situe qu'au niveau de nos tâches et responsabilités). Quelle action a engagée tartuffe pour les dirlos?


Une,Une seule... le conformisme n'aime pas l'action. 


Philjo, n'y a-t-il pas hypocrisie à revendiquer une formation particulière, plus de temps pour exercer nos missions, un salaire qui corresponde au niveau de nos responsabilités et affirmer qu'il
ne faut pas nous reconnaître comme des dirlos?


 


PS: moi c'est Pascal que j'apprécie, beaucoup, je ne crois pas qu'il est dans le pétage de plomb, il dit simplement des vérités. Et j'espère que l'allusion sur le pseudo n'est pas une menace
.


PS2: Dans le 06 un délégué, condamné au correctionnel, vient, après avoir dénoncé l'antisyndicalisme de la justice, de se pourvoir en appel...


Ce délégué n'est pas poursuivi pour dégradation de matériel ni de violence vis à vis des forces de l'ordre...


Non, pour harcèlement moral envers une "collègue" directrice...



philjo 24/05/2010 19:15



Pierrot Lombard, je te réaffirme que je déplore comme toi la difficulté du boulot de directeur. Je regrette également le désintérêt de certains syndicats pour la direction d'école.


Mais pour autant, taper sur l'école en évoquant les nombreux rapports et propos de ceux qui nous préparent une école libérale et marchande pour justifier un statut et une autonomie des
établissements scolaires cela se fera sans moi. Laisser croire, pour justifier encore la nécessité de l'autonomie des établissements, que l'école est responsable de la panne de l'ascenseur social
est une approche trop simpliste et dangereuse. Nous seriner sans cesse que l'école publique est en faillite. Evoquer la fainéantise des adjoints, de certains ronds de cuir pour justifier une
autorité hiérachique du dirlo et l'autonomie des établissement me met en colère. Je veux bien, pour cela, passer pour un Tartuffe.


J'ajoute, pour finir, que j'aime bien les interventions de Gégé.... parce que tout le monde lui tombe dessus et surtout quand elles sont suivies par les pétages de plomb fantastiques de Pascal
Oudot qui, assume ses propos certes, mais, si ça continue, devrait adopter un pseudo...


 



Pascal Oudot 24/05/2010 15:07



Je précise pour les mauvais coucheurs que je n'ai aucune raison de respecter un anonyme quelconque. Quand on se planque derrière un pseudo à la noix pour écrire des âneries, on ne mérite rien. Je
respecte les personnes, pas ce qui n'existe pas.



Pascal Oudot 24/05/2010 14:05



Merde, Gégé, tu es vraiment comme une mouche à merde, et j'assume mes propos -ceci pour les abrutis qui n'auraient pas compris la façon de procéder de ce triste individu. Comme une mouche à merde
qui colle à la moindre déjection que tu pourrais retourner à ton avantage.


 


Deux exemples, en cinq lignes tu fais fort:


 


Quelles directions sont très demandées? Il me semble que ce sont celles qui ont le plus de décharge et sont le mieux payées." C'est ce veulent les collègues et ils le montrent par leur choix
au mouvement année après année. Mieux qu'un sondage.


 


Faute de grive, mon p'tit pote, on mange des merles. Et je soutiens les collègues qui à cause de toi et de tes merdeux de semblables sont condamnés à chercher des directions mieux déchargées. Ton
mieux qu'un sondage est minable, nauséeux, vomitif. Tu m'avais pas mal écoeuré jusque là, mais tu fais dans le top niveau, chapeau!


 


Tu dis que l'avenir de l'école publique te préoccupe. Mille fois raisons d'élargir le problème. C'est aussi ce qui explique l'attitude intransigeante du SNUipp à l'égard du pouvoir. Hélas,
tout le monde ne le comprend pas. Dommage.


 


Un excellent exemple de ton niveau de réflexion. Quand j'étais petit on me disaitr de ne pas additionner des chèvres et des choux. Toi tu fais mieux en tirant les conclusions qui t'intéressent de
n'importe quoi. Les bonbons coûtent cher? C'est la faute du pouvoir! Pauvre type, pauvre taré, et j'irai jusqu'à sale con parce que je ne supporte plus tes clowneries. Ton final Hélas, tout
le monde ne le comprend pas. Dommage. est bien digne de ta totale impossibilité de concevoir qu'on puisse avoir une opinion autre que la tienne. Je te retourne tes mots d'une hypocrisie sans
nom d'un précédent commentaire: On accepte de ne pas avoir toujours raison. C'est aussi simple que ça. On se grandit à le reconnaître. Mais on peut aussi se dire qu'on accepte le
dialogue même avec des gens qui ne pensent pas comme nous. On se grandit aussi à le faire. A chacun de réagir comme il l'entend.


 


Définitivement nous ne sommes pas sur la même planète, débectant individu. Garde ta propagande de rigolo pour ceux qui sont encore suffisamment bouchés pour l'entendre, compte tes derniers
aficionados, et pleure sur ton avenir qui ne sera pas ce que manifestement tu souhaiterais. Tant mieux. Toi et tes semblables avez fait suffisamment de mal depuis cinq décennies.



Pierrot Lombard 24/05/2010 12:52



C'était peut-être la semaine chargé... Mais pas grand chose à changer après une journée de vrai repos... Surtout à propos des valeurs que nous nous devons de véhiculer.


Je n'ai pas affirmé que TU avais su profiter de ta connaissance des filières (compliquées) scolaires, mais que les enseignants savaient bien le faire, sans avoir lu LE BOUCHER (je ne lis pas "les
Échos"). Si les chiffres qu'il avance sont justes( ?), ben ça me donne raison sur l'incapacité actuelle de l'école à garantir l'égalité des chances d'accéder aux savoir et aux positions
sociales les plus élevés. Et même si on doit absolument s'occuper de l'autre moitié, celle qui concerne les enfants d'enseignants n'est non seulement pas une
excuse pour accepter la panne de l'ascenseur social mais peut laisser penser que l'on y trouve notre compte.


Ce qui t'inquiète c'est ce que VA devenir l'école publique?


Moi c'est ce qu'elle est devenue! Et Gégé devrait choisir entre le fait que son syndicat pèse, influe, ou ne sert pas à grand chose.


De la formation Philjo? pour apprendre quoi?


à être un enseignant comme les autres?


Du temps? pourquoi? pour faire classe?


Un salaire reconnaissant quoi?


et pourquoi n'avons nous rien de tout ça?


Parce qu'on met la charrue avant les boeufs. C'est parce que l'on est dirlo que nous avons beson de .... Il faut commencer par le reconnaître.


 


Sur la vacance des postes, je te renvoie à notre enquête. Proportionnellement la vacance des postes totalement déchargés est significative. Elle est aussi à
pondérer avec l'âge de ceux qui les demandent... Où je te rejoins, ce n'est pas sur les grosses écoles, mais sur l'exemple de Paris.


Mais là encore, l'hypocrisie règne chez les tartuffes, cachez ce sein...






Gégé 24/05/2010 11:40



Tout à fait d'accord philjo. Tu mets les bonnes questions sur la table.
"Quelles sont les directions qui restent vacantes ? et pourquoi le sont elles? Quelles directions sont très demandées? Il me semble que ce sont celles qui ont le plus de décharge et sont le mieux
payées." C'est ce veulent les collègues et ils le montrent par leur choix au louvelent année après année. Mieux qu'un sondage.

Tu dis que l'avenir de l'école publique te préoccupe. Mille fois raisons d'élargir le problème. C'est aussi ce qui explique l'attitude intransigeante du SNUipp à l'égard du pouvoir. Hélas, tout
le monde ne le comprend pas. Dommage.



Noé BABET 24/05/2010 09:21



Je ne comprends pas pourquoi le "statut" de directeur fait couler autant d'encre , fait suer autant d'énergie . Ce n'est qu'un droit ....


On nous donne énormément de boulot , et on doit les faire seul , sans secrétaire... Le monde a changé . Une reconnaissance est nécessaire .


Il y a confusion entre statut et "petit chef = caporal"


Réveillons - nous uu peu , SVP


Que de baratins sur ce ... Et c'est tj les mêmes .


Bon entendeur , salut !!!



philjo 24/05/2010 00:57



Est-ce ta semaine chargée qui te fait carricaturer mes propos ?


Je ne prétends pas que tout va bien pour les directeurs. Relis mes propos et réponds toi aussi à mes questions:


Quelles sont les directions qui restent vacantes ? et pourquoi le sont elles? Quelles directions sont très demandées? Il me semble que ce sont celles qui ont le plus de décharge et sont le mieux
payées.


Je me suis intéressé au gdid et à ce site car je pense que la situation des directeurs doit être améliorée et à mon avis principalement en donnant une formation, du temps de décharge et un
salaire plus conscéquent. Si cela doit passer par un statut pourquoi pas. Ce n'est pas pour autant que j'ai envie de suivre les délires de certains sur l'effondrement de l'école qui n'a plus de
pilote, la nécessaire autonomie des établissements,... Je ne suis pas pour autant membre du SNUIPP...


Pierrot, pour essayer de te convaincre, je ne te dirai pas pourquoi je suis enseignant, je ne te parlerai pas de mon père ni de mon grand père et je te dispenserai d'une leçon de morale simpliste
sur le rôle du fonctionnaire...


J'ajoute juste que....mes minots à moi ont très bien réussi scolairement... Pourtant, je n'ai pas pratiqué la dérogation scolaire. Je ne les ai pas aidé à s'y retrouver dans la filière des
orientations comme tu l'affirmes et le dit, à l'identique, un certain LE BOUCHER dans son éditorial dans "Les
échos" dans lequel il déplore que la moitié des élèves de Polytechnique sont des enfants de profs tout en évitant de s'interroger sur l'origine sociale de l'autre moitié des élèves.


Peut-être tout simplement que j'ai eu le privilège (comme toi...) d'avoir eu du temps pour les accompagner.


Tu sais ce qu'ajoute ce Monsieur LE BOUCHER dans son éditorial ? "L'Education nationale française, celle de l'égalité républicaine, la sélection par le mérite, est devenue pire que la
Chine : elle ne sert plus qu'à promouvoir les fils du Parti, le parti scolaire."  après de tels propos, après les différents rapports sur l'école (dont je partage en
grande partie les constats mais beaucoup moins les conclusions...) je crois que nous les aurons bientôt nos établissements autonomes... et ce qui m'inquiète, ce n'est pas ce que pense le SNUIPP
sur les directeurs mais surtout ce que va devenir l'école publique...





 




Gégé 23/05/2010 23:48



Il ne faut pas se culpabiliser ni chercher à donner mauvaise conscience aux amis. "pourquoi diable réponds-tu à Gégé?" Parfois on est à sec face à des arguments irréfutables. On
accepte de ne pas avoir toujours raison. C'est aussi simple que ça. On se grandit à le reconnaître. Mais on peut aussi se dire qu'on accepte le dialogue même avec des gens qui ne pensent pas
comme nous. On se grandit aussi à le faire. A chacun de réagir comme il l'entend.



JeanRoger 23/05/2010 17:10



Pour le SNUipp, le travail en équipe ne serait-il pas inné ?



Pascal Oudot 23/05/2010 14:29



Autonomie, oui oui! Liberté, yeah yeah! Syndicats... euh...



Pascal Oudot 23/05/2010 14:20



Sans Google: http://pascal.oudot1.free.fr/pdf/capdevielle_desert.pdf


 


Ceci écrit, pourquoi diable réponds-tu à Gégé? Moi j'arrête, on n'essaye pas de parler à un masturbateur intellectuel compulsif sourd par définition.



Pierrot Lombard 23/05/2010 12:57



J'espère que tu feins ton incompréhension Gégé?


Comment se plaindre de la rigidité du système, et refuser plus d'Autonomie aux école?


Comment venir nous dire que cette Autonomie sera source de responsabilités nouvelles alors qu'elles s'accumulent de la pire des manières, c'est-à-dire sans reconnaissance ni moyen?


Où as-tu pu pêcher que l'effet dirlo pouvait être un frein, une bride, à l'effet prof?


Tu vois bien que tu es dans l'opposition et pas dans la synergie. On voit autour de nous, plein, de groupes sociaux, d'entreprises, dont le travail en équipe est essentiel. Peux-tu m'en citer une
dépourvue de chef d'équipe, de meneur de projet?


UNE seule?


L'école... Et on voit le résultat. Et Tartuffe, planqué, vient me dire tout et son contraire, parce qu'il est Tartuffe.


Les fantômes du syndicat des marchands de certitudes


se sont glissés jusqu'à ma lune, reprochant mon attitude (? plus facile, mais, pour les joueurs, sans google  )






Pascal Oudot 23/05/2010 12:06



Je complète, Denis...


Sur les bords de la Moselle (Yves Simon)


Sur les bords de la Moselle,
j'avais un amour,
qui m'faisait des quenelles,
des patates au four.
Elle me cuisait des tartes aux myrtilles,
me glissait dans ses lettres des jonquilles.

Sur les bords de la Moselle,
je prenais le train,
j'allais voir Mirabelle les jeudi matins.
Dans les squares d'Epinal,
on s'envoyait des baisers que l'hiver nous givrait.

Sur les bords de la Moselle,
sur la voie ferrée, de Nancy à Vittel,
mon père travaillait, il rêvait de l'Orient,
de la Perse en serrant les éclisses des traverses.

Sur les bords de la Moselle,
j'avais un amour,
elle m'faisait des quenelles,
des patates au four,
j'avais quinze ans à peine et je brûlais
les vieux navires de guerre qui coulaient.



Gégé 23/05/2010 11:45



Excuse-moi, Pierrot, mais je tiens à mes droits d'auteur...  C'est moi qui ai parlé de "ça va nous amener des
responsabilités en plus! "...
Qui pourrait le contester ?

Maintenant pour revenir à la critique de l'effet prof dont palait Dedel. C'est bien connu et c'est pas incompatible avec le travail en équipe. Pas du tout, ça veut dire qu'il faut laisser
s'exprimer les qualiter de chacun au profit de l'équipe. Faut surtout pas brider l'esprit d'initiative en voulant comme le dit Noé, faire travailler mieux les collègues. Sinon, on arrive au
contraire de l'effet souhaité et là, pour le coup, c'est l'inefficacité assurée et du boulot en plus pour le dirlo qui doit tout se taper sans aide de ses collègues. Ben oui, leur réaction se
comprend si on décide pour eux. 



Denis 23/05/2010 11:28



Zut ! pris de court par Pierrot! Mêmes réactions à la lecture des posts précédents.


Ne voulant pas être venu pour rien : Yves Simon.



Pierrot Lombard 23/05/2010 11:11



Et vlà Dédel qui parle de bon sens... Je l'avais raté.


-Ne changeons rien, ça va nous amener des responsabilités en plus!


En effet, le "staut quo" nous a préservé de toutes responsabilités nouvelles. Ouf, merci, bêtement j'avais cru le rapport de la DEGESCO (approuvé par les syndicats, grande première!) qui pointait
l'explosion de nos charges et a abouti au Proutocole et à l'abandon de la seule action en notre faveur la grève administrative. Encore MERCI! ça va beaucoup mieux aujourd'hui.


Parce que ce qui est à la source de nos misères c'est la "rigidité" de l'Administration!


- donc, pour compenser cette rigidité, il faut plus d'Autonomie au terrain. Répond l'insupportabe Andouille 


- Mais tu n'as rien compris! rétorque Tartuffe.


Là, l'Andouille attend l'explication de Tartuffe... qui sort son CMD! TATATAAANNNN!


Illuminé par tant de sagesse,L'Andouille, béat, ose:


- Mais le CMD, c'est de l'autonomie, non?. Et à quoi servirait-il s'il n'avait pas de moyens à répartir?


- Tu ne comprendras JAMAIS rien Andouille, se résigne, Tartuffe, ne cherche pas! Le bon sens c'est de bien voter aux élections professionnelles, on se charge de ton bonheur.


À voir le taux de participation... Il y a de moins en moins d'Andouilles.


 



Pierrot Lombard 23/05/2010 10:37



Semaine chargé, enfin le week-end... Décompression?


• Lire Dédel qualifier de simpliste le rapport de la cour des comptes .


• Lire Dédel, celui qui prône le CMD, le travail en équipe, vanter l'effet prof... Qu'il oppose à l'effet Directeur. l'individu VS l'équipe


• Enfin lire que donner de l'Autonomie aux écoles c'est favoriser le clivage social, alors que le statu quo en a détruit l'ascenseur...


 


Pui, arrive le commentaire de Philjo...


Oui, la direction c'est difficile, mais on a des compensations, non?


Les vacances, voir ses enfants grandir... Tu peux ajouter que de l'ascenseur social on s'en tappe, les enfants d'enseignants sont ceux qui pratiquent le plus la dérogation scolaire et qui s'en
sortent le mieux dans la complexité des filières et orientations...


Puis, les dirlos exagèrent un peu en prétendant travailler 70h/semaine (?). Les dirlos n'ont besoin que de temps et d'argent...


...Nous dit Philjo, totalement déchargé et au plus haut de la grille salariale. Philjo qui n'est en fait que directeur, mais qui refuse aux autres le droit de l'ÊTRE.


Au lieu de se plaindre et revendiquer, nous devrions changer de boulot. Étrange que cet adage ne s'applique qu'à nous, parce que pour tous les autres, revendiquer, râler, se plaindre,
manifester... c'est normal.


Montaigne et la Cour des comptes = droite et simpliste? et la MGEN? et CSS?


-Cachez ces seins que l'on ne saurait voir, nous répondent les Tartuffes.


Je ne suis pas enseignants pour les vacances ou le confort de mes minots. Mon gand-père et mon père cheminots (il rêvait de l'Orient, de la Perse, en serrant les éclisses des
traverses... Thierry, Pascal?) m'ont appris les valeurs que véhicule un fonctionnaire, celles pour lesquelles on leur a construit un parcours sécurisé... Qui se dégrade avec la perte des
valeurs et le triomphe de l'individualisme.


Du temps et des ronds? Pourquoi Philjo? répond à cette question:


Pourquoi doit-on nous donner plus de temps et un meilleur salaire?


Ne cherche pas, c'est parce que nous sommes des directeurs d'école! 


Point barre, et tant qu'on ne le reconnaîtra pas, par pure hypocrisie, on n'aura pas les moyens d'assumer nos missions, pourtant essentielles pour la communauté.


LA PREUVE !!!!!!!!!!!!!


 



Gégé 23/05/2010 10:10



Extraordinaire, ce Noé ! Toujours à souffler le chaud et le froid... A répéter sans arrêt qu'il faut un vrai chef pour faire boser les adjoints pour terminer peu après en disant que son équipe
est formidable, qu'elle n'a pas besoin de patron derrrière son dos... C'est incohérent. Et tu dis être membre du GIDD ?

Grégoire tu réclames l'autonomie financière. Tu ne crois tout de même pas que tu vas pouvoir gérer des fonds, comme ça, alors même que dans les collèges ou lycées, il y a un intendant formé qui
peut mettre son vto aux dépenses voulues par le principal ou le proviseur.
Tu cites un exemple "site internet : impossible d'être propriétaire de mon nom de domaine, le FAI ne comprend pas que je n'existe pas administrativement parlant."
Si t'es en association loi 1901, rien ne t'en empêche. Où est le problème ?
Philjo a parfaitement répondu. Que veux-tu ajouter de plus à ce qu'il a écrit ? C'est plein de bon sens.
Il y a bien d'autres problèmes plus urgents à régler dans l'école. Ce que dénoncent Grégoire et merlin, c'est pas tant le problème de l'autonomie que celui de la rigidité de l'administration
française en général. Autonomie ou pas, cette façon de procéder durera car elle est bien installée dans la tradition administrative française qui veut tout contrôler.
Et puis autonomie, ça veut dire "dbrouille-toi" pour avoir des fonds ou faire tourner ta boutique avec les restrictions qu'on t'impose. La différence, c'est que tu en portes la responsabilité.
Alors, là, je ne vous comprends plus car ça nous ferait une responsabilité en plus ! Et quelle responsabilité ! On n'en a pas assez comme ça ?


 



Noé BABET 22/05/2010 19:09



Quand je parle de "pilote" , je pense reconnaissance de la fonction = plus grand respect de la personne , car il y a reconnaissance de la Nation .


Les fonctionnaire que nous sommes n'ont pas besoin d'être espionnés par qui que ce soit .Nous faisons notre boulot , c'est tout . Il faut que notre fonction soit clarifiée , et qu'on nous donne
des moyens pour faire fonctionner mieux notre école .


Statut = reconnaissance


La notation c'est pour les gamins ....


Dans mon école , il n'y a pas de conflits mais des échanges d'idées .Tous les collègues apportent quelque chose ...Et que cela continue dans la bonne ambiance !



Pascal Oudot 22/05/2010 16:36



les témoignages de conflits adjoints / directeurs que j'ai lus me donnaient parfois l'envie de conseiller au directeur concerné de changer de job...


 


J'avoue avoir parfois eu la même idée.



philjo 22/05/2010 16:11



Sans un animateur digne de ce nom, donc un directeur dynamique, le CM est mort. Entièrement d'accord avec ce que tu dis là. Beaucoup de CM ne fonctionnent pas car des adjoints ne sont
pas impliqués c'est évident mais beaucoup de CM ne fonctionnent pas non plus car le directeur n'est pas un bon animateur ou veut tout simplement imposer gauchement ses idées. D'où la nécessité
d'une formation. Quant aux forums du GDID on y lit souvent les témoignages de dirlos qui galèrent face à des équipes difficiles c'est vrai, mais notre situation de directeur ne doit peut-être pas
impliquer une solidarité systématique et les témoignages de conflits adjoints / directeurs que j'ai lus me donnaient parfois l'envie de conseiller au directeur concerné de changer de job...



philjo 22/05/2010 15:40



Vouloir toujours imaginer que souhaiter l'autonomie et un statut  c'est le moyen pour certains d'assouvir leurs passions dictatoriales  me lasse aussi considérablement.


Ne carricature pas; je ne dis pas cela.  La situation des directeurs est à régler c'est évident et cela peut passer par un statut pourquoi pas.


Je crois simplement que la création d'établissements autonomes tels que tu les décris ne règlera pas le problème de l'école et des directeurs comme tu sembles l'espérer. Bien au contraire...



Pascal Oudot 22/05/2010 15:25



la majorité des directeurs sait bien que ce sont les enquêtes multiples, base élèves, organisation de l’APE, stages de remise à niveau, évaluations, PPMS, équipes éducatives, PPS, multitude
de courriels à trier, sollicitations fréquentes qui nous minent.


 


Toi, tu n'as pas dû lire correctement les résultats du sondage du GDID.


 


je ne sous-estime pas le rôle du conseil des maîtres qui pour les problèmes pédagogiques, doit être décisionnaire


 


Et pas pour le reste? Cela devient intéressant... mais illusoire. Quand on lit sur les forums fréquentés par les directeurs la façon dont se comporte certains adjoints, qui bloquent tout, au
point que ce sont les directeurs qui préfèrent foutre le camp, on peut légitimement se dire que ce genre de propos est une vaste fumisterie. Je le dis d'autant plus volontiers que j'ai trente ans
de bouteille, quinze années de remplacement, et que des CM réellement vecteurs d'idées et d'avancées péda je n'en ai quasiment pas rencontré. Sans un animateur digne de ce nom, donc un directeur
dynamique, le CM est mort.


 


les directeurs ont avant tout besoin de deux choses: du temps de décharge et des sous…


 


Même remarque que pour le premier point. Va donc lire le sondage frappant du GDID, ta naïveté s'en trouvera normalement ébranlée. Si ce n'est pas le cas, alors effectivement peut-être es-tu un
fossile.



Gregoire 22/05/2010 15:01



Noé, je pense que les IEN ne sont pas assez présents dans les écoles et que c’est à eux d’évaluer les équipes et les enseignants (et non aux directeurs)


Personne n'a jamais dit autre chose. Je sais bien que c'est l'épouvantail de service mais faut pas en abuser.


Quant aux enquêtes multiples et variées ; la gestion directe par le directeur ( stage RAN, aide personnalisée, livret de compétences, etc etc ... )  avec une évaluation en fin d'année
d'équipe pédagogique par l'IEN pourrait peut être remettre le curseur sur l'école et non la circo et donner enfin aux équipes le sentiment d' autre chose que la gestion infantile au sein de l'EN
des ressources humaines. On ( les enseignants ) est des grands garçons professionnels en diable et tout autant capable que les CPC, IEN, et compagnie de faire le job.


Pour le conseil des maîtres décisionnaire en matière de pédagogie ; qui peut imaginer une seconde un directeur imposant un projet à des enseignants chargés de le mettre en musique ? Bien sûr que
l'adhésion du groupe est indispensable, c'est en ce sens qu'il est décisionnaire : il a le pouvoir de ne pas le faire ! Il faudrait être tordu pour imaginer autre chose. Par contre il exise
beaucoup de domaine ( sécurité, relations extérieures, etc ) qui sont du domaine régalien du directeur car en cas de problème la responsabilité, elle, ne se délègue pas et tu sais comme moi que
cela ne se bouscule pas au portillon pour prendre ta place au tribunal.


Vouloir toujours imaginer que souhaiter l'autonomie et un statut  c'est le moyen pour certains d'assouvir leurs passions dictatoriales  me lasse aussi considérablement.


A chacun ses lassitudes.



philjo 22/05/2010 14:44



.... je ne suis pour rien dans la taille excessive de la police des 3 dernières lignes.



philjo 22/05/2010 14:20



Croire que l’autonomie des établissements va simplifier beaucoup de choses est à mon avis une preuve de naïveté. Et ceux qui se voient déjà gérer eux mêmes leurs petites boutiques en bon père de
famille me font sourire…


En parcourant la liste que tu dresses Grégoire, je me réjouis que tu sois un directeur performant mais, les taches que tu décris ne sont pas les plus compliquées dans la vie du directeur :
la majorité des directeurs sait bien que ce sont les enquêtes multiples, base élèves, organisation de l’APE, stages de remise à niveau, évaluations, PPMS, équipes éducatives, PPS, multitude de
courriels à trier, sollicitations fréquentes qui nous minent.


En quoi l’autonomie des établissements diminuera cette liste ?


Merlin, es-tu sûr de toi quand tu affirmes que les enseignants sont favorables à l’autonomie financière des établissements ?..et en quoi l’autonomie des établissements te permettra d’acheter
plus  facilement tes deux ramettes de papier ?


Noé BABET, tu répètes sans cesse que les profs d’école ne sont que des feignasses qui ne bossent que quand un chef leur fait peur. Que l’école n’a pas de pilote. Mais dis-moi ? au collège,
les enseignants sont ils moins absents ? travaillent-ils mieux que ceux du premier degré ? Le travail d’équipe est-il plus présent ? Pourtant le collège bénéficie de plus de moyen
que l’école primaire et a un chef d’établissement à sa tête…


Je sais que nos responsabilités de directeurs sont grandes, mais celle des collègues l’est aussi. Le travail d’équipe est nécessaire et  je ne sous-estime pas le rôle du conseil
des maîtres qui pour les problèmes pédagogiques, doit être décisionnaire (même si ce mot fait bondir certains…). Je crois également que c’est à l’ensemble des enseignants du premier degré de
donner son avis sur la création des établissements autonomes et l’évolution du statut du directeur… Noé, je pense que les IEN ne sont pas assez présents dans les écoles et que c’est à eux
d’évaluer les équipes et les enseignants (et non aux directeurs)


Je suis conscient des difficultés du boulot de directeur, j’en ai parfois marre de l’administration, des parents, des collègues, des élèves…. Mais néanmoins, j’aime ce travail 
et j’en mesure les avantages (vacances, rythme de vie avec mes enfants) pour ne pas considérer que les seules personnes au monde qui travaillent dans notre pays sont les directeurs d’école. Je ne
fais pas croire que je travaille 70 heures par semaine, la plupart de mes collègues bosse (certains plus que moi) et au moment du mouvement, je constate que mon poste de direction d’école de 17
classes (décharge totale et indemnités dirlo groupe 4) intéresse bien du monde contrairement aux petites écoles...


J’en conclue, naïvement peut-être, que les directeurs ont avant tout besoin de deux choses: du temps de décharge et des sous…
Je suis sûrement un stalinien, un partisan de l’immobilisme, mais cette agitation croissante et persistante faite de
réformes successives, de pseudo rapports sur l’école qui font dire n’importe quoi à n’importe qui me fatiguent…



grégoire 22/05/2010 12:37



D'ailleurs si on se replonge dans l'histoire , les grandes nouveautés, les avancées pédagogiques se sont toujours faites en dehors du système pour exister. C'est après , suite à un long
cheminement politique et militant que les principes des novateurs ( pour l'époque ) comme Freinet, Decroly, Piaget Montessori et j'en passe  ont été avalisés et digérés par le système
administratif français. Dans de très nombreux cas, il leur a fallu sortir de l'hydre pour pouvoir mettre en place leurs innovations.


Les philosphes de l'éducation auquels se réfèrent les syndicats et mouvements pédagogiques  ont tous fini dans le privé ou viennent du privé. Je ne fais pas l'apologie du privé, je remarque
simplement qu'une institution constituée au départ autour d'une mission, d'un objectif louable finit par ne vouloir que se reproduire et se pérenniser.


Il faut nettoyer les écuries de l'EN, et revenir aux fondamentaux en s'appuyant sur l'énergie, la motivation, le savoir faire de ceux qui constitue le fer de lance. Allez après tout n'est-ce pas
là le concept d'avant garde révolutionnaire si chère à Ecole Emancipée.


Osons : yes we can !



Pascal Oudot 22/05/2010 12:06



Je crois en l'initiative individuelle autour du concept de projet d'établissement et d'équipe au service du public.


 


Moi aussi. Le souci? Nous n'avons pas les armes pour le faire. Alors, vive la liberté! Liberté d'avancer et de faire grandir nos élèves à leur rythme; liberté de tenter des expériences
pédagogiques nouvelles; liberté de lancer des projets novateurs, fédérateurs, formateurs; liberté d'organiser un travail en cycles; liberté de... de... de! Cette liberté doit être donnée à des
directeurs d'établissement légalement reconnus, payés à leur juste valeur, et qui ont la possibilité de passer outre les réticences des glandeurs et autres fonctionnaires embourgeoisés dans leur
fonctionnement routinier et leur suffisance.



merlin 22/05/2010 10:07



Même vécu que Grégoire: la liste serait très , très longue effectivement de toutes ces petites choses du quotidien, parfois ( et même souvent )facteurs de tension lorsqu'on n'a pas la bonne
réponse au bon moment.


Mais jouons le jeu, nous aussi dirlos: envoyons mails sur mails ou courriers même,  pour les plus petites autorisations : il faut que collègues, secrétariats d'IEN et IEN prennent conscience
de l'absurdité de la situation. Cessons de tout prendre sur nos épaules, de s'arranger, de faire des heures sup, soyons fonctionnaires qui fonctionnent sans penser, tâtillons sur les
autorisations, accords que l'on ne signe que les jours de décharge et non sur notre temps de classe !.... les temps ne seront pas loin où tous ceux qui se reposent sur nous pour leur travail
diront " stop!" ... et il ne restera plus que les syndicats pour penser que l'école d'aujourd'hui est la meilleure structure qui soit et qu'il ne faut surtout rien changer!



Grégoire 22/05/2010 10:00



Et pour conclure : je suis favorable à une autonomie encadrée par des objectifs nationaux dans le cadre des programmes. Je suis favorable à des recrutements à profil c'est à dire sur l'engagement
et la motivation des personnes ( autre que géographique ) autour du désir d'aider les établissements les plus difficiles à relever le défi de la démocratisation et de l'ascenseur social si et
seulement si ces équipes ont une large autonomie des moyens conséquents supérieurs à la moyenne et des éléments d'évaluation particuliers à chaque situation  qui viennent pondérer les
résultats finaux.


Libérer l'intelligence la créativité l'engegement professionnel le tout dans le cadre d'une mission de service public et en utilisant la discrimination positive financière et de gestion du
personnel.
Je ne crois plus à la massification qui conduit à l'uniformité et permet aux ronds de cuir de se planquer pendant que d'autres font 70 h par semaine. Je crois en l'initiative individuelle autour
du concept de projet d'établissement et d'équipe au service du public.


Je sais c'est pas syndicalement correct mais j'assume.



Grégoire 22/05/2010 09:30



 quoi l'autonomie serait facteur d'efficacité ?


Bien quelques exemples :


En stage RAN cet année : 3 communes semi rurales le gros bourg lieu de stage. Propositions aux familles de 2 dates sur 2 semaines. 1aller retour ien direction parents direction  IEN puis
confirmation des familles 2ème aller retour IEN directeur parents directeur IEN. Au final 1 stage annulé au dernier moment sur une des 2 semaines car une famille s'est désistée et le nombre de
stagiaire est passé en dessous de 3. Donc 3 ème aller retour ...
Si on m'avait laissé faire en 1 coup de fil avec les collègues directeurs l'affaire était réglée.


embauche EVS : Je trouve la candidate dans ma commune. Elle fait le nécessaire auprès de pôle emploi qui envoie le dossier à l'IA. Le dossier se perd ( 1 mois ) finalement le pôle emploi fait
transmettre à nouveau le dossier qui redescend au bout de 15 jours à à mon IEN qui délègue l'entetien au CPC EPS qui me téléphone pour me dire que tout est OK et que ce n'est qu'une formalité
mais compte tenu des dates de l'entretien et que l'EN ne sait pas embaucher en cours de mois il me faudra attendre le début du mois suivant : résultat 3 mois au total de perdu pour tpout le monde
et le dirlo rame. Si on m'avait laissé faire : 10 minutes et l'affaire était réglée.


site internet : impossible d'être propriétaire de mon nom de domaine, le FAI ne comprend pas que je n'existe pas administrativement parlant. Je n'entre pas dans ses cases Finalement je demande à
la mairie d'être propriétaire de mon nom de domaine ( écoleXXX .fr )et fait passer la facturation du FAI au nom de l'USEP qui elle peut avoir un numéro SIREN .J'ai un statut d'établissement ? 5
minutes.


agrément bénévole 2 : 5 minutes avec le CPC EPS et les parents pour lire les IO, 1 semaine de pataquès pour organiser la venue des parents et du CPCEPS. Si j'avais l'habilitation à faire les
agréments bénévole 2 : 1/2h. Idem pour les intervenants musiques : un CPC musique qui doit valider des professionnels enseignants reconnus depuis des années. risible


Bulletins de compétences :2 ans de préparation réunions palabres et attente du livret départemental.Pour moi : un après midi de recherche : site IEN Bolène qui on déjà fait le boulot depuis 3
ans. Logiciel d'un atice  Haut Rhin très opérationnel et même serveur d'hébergement  et gestion numérique totale par le CRDP Poitiers avec il est vrai accès payant ( logiciel cerise).Si
on me disait : voilà l'objectif à vous! rendez-vous dans 1 an. On gagnerait du temps.


La liste est interminable et tout ce que je raconte participe concrétement à la réussite des élèves directemet ou indirectement. Les collègues pourront j'en suis sur compléter à volonté cette
liste car c'est tous les jours que nous nous heurtons à notre statut d'incapable majeur professionnel.



merlin 22/05/2010 09:18



Dedel,


Si ton syndicat voulait mener une " vraie" réflexion sur le fonctionnement des écoles, il faudrait qu'il commence par établir un vrai constat, en interrogeant les vrais enseignants dans les
vraies écoles. 


L'autonomie financière est souhaitée par les "équipes" ( pour parler la langue du Snuipp) afin de ne pas avoir à lever le doigt pour acheter 2 ramettes de papier.


L'organisation en interne des stages Ran et autre APE serait aussi bien simplifiée en évitant les demandes d'autorisation et attente des conclusions de l'IEN ; bien d'autres exemples existent de
petites choses de la vie quotidienne existent qui simplifieraient la vie des établissements et collègues si on pouvait organiser et décider en interne. Mais bien entendu, sans nier le rôle de
l'équipe et sa nécessaire concertation pour nombre de sujets de décision, il faut bien alors qu'il existe dans l'école, une personne qui ait le temps et l'autorité pour organiser, planifier,
contrôler, trancher. La présence d'un directeur déchargé et reconnu est donc un préalable mais je pense sincèrement que tous y trouvent leur compte ( même l'IEN déchargé lui aussi de petits
tracas qui lui prennent du temps).


  Bien entendu , on peut aussi penser que seule la décision quotidienne et collègiale d'une équipe motivée et disponible peut sauver l'école dans le beau pays de Oui-oui et des petits
lapins roses...; mais il faut bien reconnaître que l'on ne parle plus des vraies écoles.



Dedel 22/05/2010 08:28



Je crois qu’il faut savoir raison garder et ne pas adopter une position caricaturale à partir d’un rapport forcément réducteur.
Les exemples seraient nombreux. Prenons celui de l’autonomie des établissements prônée par la Cour des comptes. Le ministère aimerait bien lui aussi augmenter le degré d'autonomie …

Mais "l’effet établissement" qu’ils mettent en avant, ce sont surtout les parents les mieux informés qui y trouvent leur intérêt. Notamment quand ils consultent les indicateurs des
lycées avant d'inscrire leur enfant. Avec tous les problèmes liés à une analyse superficielle. Ils se contentent souvent de lire le taux de réussite alors que l’effet établissement doit prendre
en compte d’autres critères que sont, entre autres, les résultats attendus.


Mais ce n’est pas si simple que veut bien le dire le rapport. On sait qu’il y a des travaux tout aussi sérieux. Vous avez des
gens tels Bressoux, Kramars et Prost qui mettent en évidence la formation personnelle de l’enseignant. Ce qu’ils appellent "l’effet prof". Tout cela est très complexe. Beaucoup moins
simpliste que ne le dit la Cour des Comptes.



Il faut aussi se poser une autre question et non asséner des vérités toutes faites : l’autonomie de gestion est-elle
en mesure d’améliorer l’efficacité des établissements ? Vaste problème qui mérite une vraie réflexion.
On sait bien que le gouvernement a fortement envie de se décharger de certaines responsabilités très pesantes. Il verrait d’un bon œil, par exemple, que l’autonomie soit telle que les
établissements se trouvent dans l’obligation de se débrouiller pour réaliser les économies imposées d’en haut. Aux établissements de mettre en place des stratégies pédagogiques nécessaires y
parvenir…
On voit tout de suite que ça profiterait d’abord à une partie de la société. Celle, naturellement, qui est déjà la plus
favorisée… Est-ce vraiment ce que nous voulons 



merlin 22/05/2010 00:00



Les propositions? La position du snuipp est claire: non à toute évolution, tout doit rester en l'état et on sacrifie sans remord d'ailleurs les dirlos.


Les autres ? Le SE danse d'un pied sur l'autre mais sa position est quand même anti statut et favorable aux miettes destinées à satisfaire pendant quelques mois quelques uns ( il n'y a pas de
petits profits).


Les syndicats favorables au statut ont, il faut bien le reconnaître un poids négligeable pour l'instant, même si leur avis n'est pas à négliger pour l'avenir.


Alors l'évolution viendra, comme souvent actuellement ( voir les mouvements étudiants) de la base: une lame de fond de protestation des dirlos qui questionnera vigoureusement celles et ceux qui
veulent que ça bouge. 



Grégoire 21/05/2010 23:27



Bon pour éviter le syndrome derviche tourneur de l'article , je dirai rien de neuf : le constat est unanimement partagé, même par le snoopy c'est dire!


Le vrai débat est dans les propositions pour en sortir.



Noé BABET 21/05/2010 19:41



Le Système scolaire actuel n'est pas bon .


Il faut le reconnaître : trop d'enfants sortent du système sans qualification . Est-ce normal ?


Dort-on dormir sur ses oreilles quand on voit cet échec ? (tous pédagogues que nous sommes ?