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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 17:00

Le 12 mars dernier, dans un entretien au Figaro-Magazine, Nicolas Sarkozy annonçait une "pause" dans les réformes "au second semestre 2011". Ce qui avait été perçu comme une manœuvre électorale à la veille du premier tour des régionales.

Le poids du revers électoral est tel qu’il va peser sur l’ampleur et le rythme des réformes, s’accordent à dire tous les observateurs de la vie politique. Les députés de base rapportent que les citoyens sont « fatigués » des réformes tous azimuts dont les gains annoncés ne sont pas au rendez-vous. Le mini remaniement gouvernemental laisse à penser que la « pause dans les réformes » sera largement anticipée.

Les analystes politiques le savent bien : les grandes réformes structurelles ne peuvent se faire qu’en début de mandat. Le dernier grand projet de ce quinquennat concernera les retraites. Certains l’annoncent d’ailleurs « a minima ».

Pour le reste, Bercy s’emploiera à trouver des économies sans faire trop de vagues. Les marges de manœuvre existent : bouclier fiscal (578 millions d’euros), niches fiscales (73 milliards d’euros en 2008), correction de l‘erreur d’appréciation sur les plus-values à long terme des entreprises (20 milliards d’euros), impôt sur les sociétés (officiellement fixé à 33% mais qui ne dépasse pas 20% grâce aux exonérations…). Il faudra nécessairement agir sur ces leviers car se profilent deux écueils incontournables.

La conjoncture internationale est tout sauf stable. Nulle part la reprise n’est engagée. Comme le disait l’ancien Secrétaire général de FO, André Bergeron : « il n’y a pas de grain à moudre ».

Les agences de notation menacent la France, entre autres pays, sur la gestion de ses finances publiques, l’appelant « à prendre des mesures de réduction des déficits plus crédibles », au risque de voir les notes (AAA) remises en cause. Or, cette évaluation de la solvabilité des Etats a une incidence forte et immédiate sur le taux de rémunération des emprunts et donc sur la dette publique. Ainsi, fait rarissime, le milliardaire Warren Buffet emprunte de l’argent à des taux d’intérêt inférieurs à ceux concédés à l’Etat américain.

 

Pour ce qui concerne l’Education nationale, Luc Chatel va s’attacher à gérer les réformes lancées par ses prédécesseurs. Son cahier des charges n’est pas modifié et il changera peu. Il lui faut assumer les 16 000 suppressions de postes d’enseignants, conséquence de la décision dogmatique de ne pas renouveler un départ à la retraite sur deux. Il devra aussi défendre la « mastérisation » qui permet également d’économiser des postes.

Comme le souligne Emmanuel Davidenkoff, pour tenter de faire oublier les contestations, Luc Chatel met en avant quelques projets médiatiques :
 -   Les mesures sur le remplacement des professeurs absents, ce qui lui a valu un satisfecit de la FCP
 -   La convocation d’Etats Généraux sur les violences à l’école
 -   La lutte contre l’illettrisme, comme s’y étaient attaqués avant lui François Bayrou, Ségolène Royal ou Gilles de Robien
 -   Les rythmes scolaires avec la remise en question quasiment ouverte de la semaine de quatre jours
 -   La carrière des enseignants avec une revalorisation des plus modestes et une mobilité accrue

 

Bref, il s’agira pour Luc Chatel de solder les réformes Darcos sans trop heurter l’opinion d’ici 2012. Il y a donc peu de chances de voir d’autres réformes lancées dans les deux années qui précédent l’élection présidentielle.

Le risque de la création d’EPEP s’estompe. Il avait déjà pratiquement disparu avec le retrait de la proposition de loi déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale par les députés Apparu, Geoffroy et Reiss (relire nos articles dans la catégorie "EPEP") en octobre 2008 et les réserves apportées par l’AMF (Association des Maires de France) et l’ANDEV (Association Nationale des Directeurs de l’Education des Villes) dont nous avions rendu compte le 01/02/2009 dans un article intitulé « Les maires et l'école : budget, temps scolaire, EPEP… ».

 

A ce sujet, rappelons les analyses de ces deux associations telles que rapportées par « Localtis.info » le 09/11/2009 :

« Les établissements publics d'enseignement primaire (EPEP)

L'étude souligne une montée de l'opposition des élus, voire une "radicalisation", concernant le dossier des établissements publics d'enseignement primaire (Epep). En 2001, 32% des maires se déclaraient opposés à l'idée d'attribuer une personnalité morale à l'établissement d'enseignement du premier degré. Ce taux est passé à 43% en 2008.
Il faut dire qu'entretemps, le Parlement a donné un cadre législatif à l'Epep : l'article 86 de la loi du 13 août 2004 a ouvert la possibilité pour une commune, plusieurs communes, un ou plusieurs EPCI, de mettre en place une organisation et une gestion mutualisées des moyens, après avis des conseils des écoles concernés et accord de l'Etat. Or, en raison des oppositions des différents acteurs de l'éducation (syndicats d'enseignants, associations de parents d'élèves, associations d'élus locaux...), deux projets de décrets ont successivement dû être abandonnés. Résultat : aucun décret d'application n'a jusqu'ici vu le jour. "Nous travaillons sur un projet de rédaction avec l'AMF", annonce d'ailleurs à Localtis la présidente de l'Andev.
Selon l'enquête, les associations d'élus locaux redoutent principalement quatre choses. Tout d'abord, le risque d'affecter le lien entre les écoles et les communes : les élus craignent "qu'avec la mise en place systématique des Epep puisse exister un risque de regroupement contraint des écoles et un glissement de la compétence communale". Les maires sont également hostiles aux coûts supplémentaires que les Epep pourraient engendrer. Ils appréhendent en outre de nouvelles fermetures de classes et d'écoles, en raison de "la mutualisation des moyens entre écoles d'une même commune ou entre écoles de communes voisines". Enfin, selon eux, la mise en œuvre expérimentale "remet en cause les prérogatives des communes en matière de financement, de fonctionnement et d'entretien des écoles publiques, qui se trouveront alors transférées aux Epep". Sans compter que "le statut des directeurs d'école n'est toujours pas résolu", ajoute Anne-Sophie Benoit. »

 

Seuls, certains syndicats continuent d’agiter le chiffon rouge de la création d’EPEP dans le but de maintenir la mobilisation de leurs maigres troupes. Mais y croient-ils vraiment encore ?

Coûts supplémentaires, réticences politiques locales, opposition farouche des syndicats enseignants… les gains prévisibles d’une telle réforme ne seraient pas au rendez-vous, comme nous le disions plus haut. Il y a donc tout lieu de penser que le gouvernement ne prendra pas ce risque au lendemain d’un cuisant revers électoral et à deux ans d’une échéance politique incertaine.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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commentaires

denis08 25/03/2010 21:44


Pas eu le temps d'écrire plus tôt. Et Pascal, Lionel, Pierrot, Grégoire ont déjà très bien dit ce que je ressens moi-même, mais tant pis : j'en rajoute une couche.
J'ai trouvé le post de Théo à nouveau anthologique, en matière de langue syndicale "à côté de la plaque".
Oh ! la fameuse affirmation "les collègues sont farouchement opposés etc.". Snuippienne en diable, quasiment sarkozyste dans la lettre : affirmation péremptoire valant vérité, bref un mensonge,
quoi.
Les écoles du socle commun... (merci au passage pour les "collègues qui ne connaissent pas bien le socle"; les mêmes que ceux qui sont "farouchement opposés" peut-être ? Quand le SNU nous prend
pour des veaux...). Je dirige une école qui accueille 250 élèves de 2 à 11 ans. Nous sommes en ZEP (RRS comme on dit maintenant) et travaillons dans le cadre d'un projet commun avec le collège de
secteur. Nous mettons en place, dans les écoles et le collège du réseau, le socle commun, qui nous amène à entrer par les compétences, et, par exemple, à faire disparaître toute notation, de la
maternelle à la 3ème... Un très gros travail qui mobilise les équipes premier et second degrés, sous la responsabilité du principal du collège, "chef" du RRS. On est au coeur de la pédagogie. La
liaison école-collège, nous la vivons pleinement.
Moi, je n'appelle pas cela l'école du socle. C'est tout simplement notre fonctionnement d'école en RRS, qui essaie de tout mettre en oeuvre pour la réussite des élèves qui nous sont confiés (pas
certain qu'on parle la même langue, là...) Mais si c'en est une "d'école du socle", il faut vraiment être trouillard ou au SNU (l'un n'étant pas exclusif de l'autre) pour s'en émouvoir...
"Rien de moins" écris Théo. Je dirais plutôt : rien de plus?!
Alors, dit Théo, il faut être VI-GI-LANT. Bon. Mais à quoi ça sert de rester éveillé et attentif à ce que préparerait tel ou tel Machiavel gouvernemental ?
A rien, si ce n'est pas pour défendre un contre-projet alternatif au projet d'EPEP.
Or, quel est le contre-projet du SNU ? Le CDMD... Autrement dit, de la roupie de sansonnet.
En fait, ton appel à la vigilance, Théo, n'a pas d'autre but que de tout faire pour défendre le statu quo, cette rente de situation pour le SNU.
On sait déjà où tout cela nous mènera. Aux EPEP Darcos-Chatel-Reiss. Merci qui ?
Sur le fond, peut-être que la pause dans les réformes, que Sarkozy vient de consentir à son électorat, enterrera le dossier des EPEP pour quelques temps. Mais il reviendra un jour où l'autre, quand
les temps seront redevenus meilleurs pour le pouvoir en place. Quoi qu'il en soit, cela ne doit pas être une raison d'oublier que la revendication première des collègues directeurs, vérifiée
scientifiquement par sondage, c'est l'obtention d'un statu pour les dirlo.
Tout le reste (dont vos beaux discours), chers amis snuippiens, n'est rien d'autre qu'enfumage et diversion.


Lionel 25/03/2010 20:40


Hélas Pierrot,

pour le SNUipp, les jardins d'éveil sont du pain béni : ils leur permettent de crier "au loup", à juste titre pour une fois, et de tenter d'encarter un ou deux collègues de plus. Chez moi, dans un
département où le privé représente parfois la seule école publique du village, les ajrdins d'éveil risquent de nous causer beaucoup de tort car si le privé en ouvre un , pas certain que la mairie
accepte d'en faire de même au public. Quand à monter une association, les coûts sont prohibitifs d'après le peu que j'en sache. Alors, si cela se passe comme on le craint, on va assister dans
certaines communes à un retour vers le privé catastrophique pour nous car signifiant lma perte d'élèves, donc à très court terme de postes. Et là, on pourra compter sur le SNUipp pour gueuler que
c'est pas normal, et tutti quanti. Alors, les jardins d'éveil, je persiste et je signe, c'est du pain béni pour certains.


Grégoire 25/03/2010 20:00


Pour l'histoire du socle commun il s'agit d'une tentative d'harmonisation européenne. Je ne vois rien d'inquiétant là dedans à part le risque de voir se constituer des bassins d'écoles rattaché et
piloté par un principal de collège pour assurer la cohérence interdisiplinaire de la mise en oeuvre du socle. Mais je doute car le primaire est un trou noir pour ces gens là et que dire de la
maternelle. ET puis s'il fallait aligner le primaire sur les avantages acquis des collègues du secondaire on y gagnerait car eux ils font leurs réunions sur le temps de travail et les heures supp
c'est pas payé avec du vent. C'est une toute autre culture .

Pour le projet EPE GDID voilà une bonne nouvelle comme dit Pierrot discutons-en pour faire contre feux aux EPEP Darcos .

J'espère également que c'est des directeurs que l'on va causer avec Reiss. De toute façon il faut que cela bouge ce n'est plus tenable. Les stages RAN à organiser, le CE n°2, la carte scolaire en
préparation, les travaux programmés dans l'école, la classe de découverte pour 62 mômes et les bulletins corrections appréciations pour 28 élèves le tout en 10 jours. Au fou !


Pierrot 25/03/2010 19:16


Il n’est pas absurde de le penser. D’ailleurs, d’autres que moi l’ont déjà écrit sous forme de commentaires
sur ce site. Je ne sais plus qui a exprimé cette crainte mais je pense l’avoir déjà lue ici.
Moi... Et Gégé me rétorqua que c'était... absurde, en me rassurant: grâce à la mobilisation du SNUipp, les EPEP sont remisés au fond d'un placard EN...

Mais au niveau des erreurs, Théo, tu n'es pas en reste.
D'abord, le Premier Ministre à missionner Reiss sur les directions d'écoles, pas sur les EPEP.(souce aef)
C'est Reiss qui déplore que la non-expérimentation d'établissements primaires le prive d'éléments objectifs.
Que l'on soit pour ou contre les EPEP, et surtout si on est contre, sur ce point il n'a pas tort.
Ensuite, en entrant dans le débat (enfin?) par les EPEP, alors qu'il est question de direction, tu restes dans l'agitation du chiffon rouge...

Pour finir, tu dis trouver "respectable" nos EPE, mais ce n'est pas ce que Reiss prépare.
Drôle de conception du syndicalisme! Nous n'aurions qu'un seul choix, celui de nous opposer, pas celui d'établir un rapport de force sur des propositions?  

Ne te rends-tu pas compte que la faiblesse actuelle de l'école n'est due qu'à ce principe: on bloque sans prendre le risque de la proposition!

Dans le 06, au Cannet, 1er implantation d'un Jardin d'Éveil DANS une école....
Ben, ça serait impossible si l'école avait un statut d'établissement.

Ce n'est pas en lui refusant un statut que l'on protège l'école (la preuve!), mais en écrivant son contenu!
Et pour les dirlos c'est pareil! 
Tu trouves respectable nos EPE, ben discutons-en! 


henri 25/03/2010 18:00


"Rien de moins que la création d’écoles du socle commun qui pourraient aller de la maternelle au collège… Rien de moins !"
Doit-on trembler devant une telle perspective ?

Ou bien rappeler que c'est depuis longtemps ainsi que fonctionnent certains établissements privés sous contrat avec l'État ! Bien sûr, notre cher Théo adoré et son sbire en humour Gégé nous diront
que le privé, n'est-ce pas ma bonne dame..

Et que à la tête de ces établissements (notamment maternelle + élémentaire) figure un directeur ou une directrice, nommément désigné et qui très certainement sème la terreur parmi les enseignants
en poste !

Allez ! Pascal, Lionel...encore une franche partie de rigolade nous attend ...


Lionel 25/03/2010 17:16


Et bien, si cela se produit, les syndicats pourront battre leur coulpe : ce sera à cause de leur inertie, de leur refus d'envisager autre chose qu'un fonctionnement digne du XIXe siècle. Et puis,
de cette façon, la profession (pour reprendre le terme snuippien) sera contente : il n'y aura pas de chefaillon dans l'école, mais un chef en dehors, qui n'aura jamais travaillé dans le primaire la
plupart du temps. Et on dira merci qui ? A part les politiques, on remerciera ceux et celles qui par leur acharnement obtu à refuser toute évolution négociée auront fait le jeu des politiques qui
certes ne veulent pas notre bien mais des écoles au garde-à-vous.


Théo62 25/03/2010 16:44



Toujours au sujet de la création d’écoles du socle commun qui pourraient aller de la maternelle au collège…


Lionel, tu me dis :


"Ne serait-ce pas nos bonnes vieilles écoles
élémentaires que tu décris là : on y va de la PS1 au CM2 avant de partir au collège !"



Pas du tout. Rien à voir. Comme je l’ai dit juste avant (commentaire 14), le socle commun recoupe l’ensemble de la scolarité
obligatoire : maternelle, élémentaire et collège. D’ailleurs, les évaluations ont lieu en CE1, CM2 et 3ème pour évaluer les compétences du socle commun.

Quand on dit que la mission parlementaire (dont fait partie Reiss) qui
va bientôt rendre son rapport, travaille sur la création d’écoles du socle commun qui pourraient aller de la maternelle au collège, on peut
craindre que le nouvel établissement public soit sous la coupe des principaux de collège. Il n’est pas absurde de le penser. D’ailleurs, d’autres que moi l’ont déjà écrit sous forme de commentaires
sur ce site. Je ne sais plus qui a exprimé cette crainte mais je pense l’avoir déjà lue ici.



Théo62 25/03/2010 15:12



Je crois qu’il y a erreur dans ton raisonnement, Pascal, au sujet de la création d’écoles du socle commun qui pourraient aller de la maternelle au collège….



Tu me réponds : "Oui, et alors? La GS fait partie du cycle 2 depuis de nombreuses années. Pourquoi pas des établissements de la PS au CM2?"



Il est vrai que le socle commun est mal connu des enseignants. Le voilà qui revient sur le devant de la scène.



Le socle commun de connaissances et de compétences est une disposition majeure de la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'École
du 23 avril 2005. Il désigne un ensemble de connaissances et de compétences que les élèves doivent maîtriser à l'issue de la scolarité obligatoire pour poursuivre leur formation, construire leur
avenir professionnel et réussir leur vie en société. (Code de l'éducation - art. L.122-1-1)



À l'école primaire, des évaluations en CE1 et en C.M.2 permettent de mesurer l'acquisition progressive du socle en français et en
mathématiques, en référence aux programmes.


En troisième a lieu la dernière validation des acquis des élèves pour les sept compétences du socle commun.



La cohérence de la scolarité Primaire – Collège repose sur la mise en œuvre du socle commun de connaissances et de compétences qui est censé assurer une harmonisation horizontale des contenus et favoriser l’interdisciplinarité.



@Lionel


Au sujet des EPEP que les collègues refusent, tu me réponds :


"Oui, effectivement, des collègues, plus ou moins nombreux, sont contre les EPEP version darcoso-chatello-reissienne. Mais celles-ci ne
sont pas la seule alternative possible"

Evidemment je ne parle que des EPEP "officiels". Les seuls qui existent
pour Reiss. Je sais que vous avez un projet que Pierrot appelle EPE. Je le respecte mais ce n’est pas celui qui est en vue au ministère.



Lionel 25/03/2010 13:34


Pris de vitesse par Pascal...

Quand on sait que les collègues sont farouchement opposés à la transformation de l’école en EPEP

Théo, quelles sont tes sources ? Une fois de plus, des rodomontades assénées sans que l'on sache sur quelles bases sérieuses ou non elles s'appuient. Les collègues ? Non, Théo, pas les collègues
mais des collègues, ce petit déterminant changeant tout le sens de ton assertion. Oui, effectivement, des collègues, plus ou moins nombreux, sont contre les EPEP version
darcoso-chatello-reissienne. Mais celles-ci ne sont pas la seule alternative possible, et nos représentants feraient bien de le comprendre enfin.

Rien de moins que la création d’écoles du socle commun qui pourraient aller de la maternelle au collège… Rien de
moins !
Ne serait-ce pas nos bonnes vieilles écoles élémentaires que tu décris là : on y va de la PS1 au CM2 avant de partir au collège ! Etant
personnellement directeur d'une telle école, je ne savais pas encore que j'oeuvrais dans l'antre du démon tant redouté par le SNUipp. Faudrait peut être t'expliquer là, Théo, parce que ton discours
n'est pas clair (une fois de plus hélas).


Pascal Oudot 25/03/2010 12:46


Je précise que la rhétorique s'améliore tout de même: de "la profession", nous sommes passés à "les collègues". C'est mieux, mais ce n'est pas encore ça! Le style commence à
venir, mais il manque le fond.
 
Mais je réalise que j'ai oublié des choses... Il faut dire que chaque écrit de Gégé ou de Théo -les anonymes trouillards- est un régal d'andouillerie. Je cite:
le choix de Frédéric Reiss n’est pas neutre.

Encore heureux que M. Fillon ait fait appel à quelqu'un qui semble avoir cerné et compris le problème. Ah mais évidemment, hélas trois fois hélas, M. Reiss est député et non obtus syndicaliste. Pas
de bol, décidémment.
 S’il pose de bonnes questions, il apporte de mauvaises réponses.
 
Hi hi hi! Dois-je faire un commentaire?
 Rien de moins que la création d’écoles du socle commun qui pourraient aller de la maternelle au collège… Rien de
moins !
 
Oui, et alors? La GS fait partie du cycle 2 depuis de nombreuses années. Pourquoi pas des établissements de la PS au CM2? Ce n'est pas forcément ma tasse de thé, mais si c'est la condition pour que
les directeurs d'écoles ne soient plus traités comme des malpropres alors je signe des deux mains. Je connais un Christian qui va être surpris par ma déclaration :-) mais tout sera mieux que la
chienlit actuelle.
 Les collègues dirlos qui voient en cette mission la solution pour un statut risquent d’être très, très, très
surpris
 
Tu crois vraiment ce que tu écris? Je crois l'avoir déjà écrit, mais soit tu es d'une innocence et d'une naïveté confondantes, soit tu es d'une mauvaise foi consternante. Allez, couché, roquet!
 
Et un jour, si tu y penses, fais-moi la faveur de poster ici sous ton vrai nom. Ton anonymat persistant ne peut que me donner une piètre idée de ce que tu es.


Pascal Oudot 25/03/2010 12:13


les collègues sont farouchement opposés à la transformation de l’école en EPEP
 
Tu as vu ça où, toi? Il ne faudrait peut-être pas prendre tes désirs pour la réalité. Quant à votre vigilance, elle me fait bien rire vu l'efficacité des actions syndicales depuis trois
ans.


Théo62 25/03/2010 11:17



Il faut savoir que le choix de Frédéric Reiss n’est pas neutre. C’était l’un des auteurs de la proposition de loi pour la création des EPEP.
Quand on sait que les collègues sont farouchement opposés à la transformation de l’école en EPEP, le mot vigilance s’impose, non ?


Ce député le dit clairement :


"La direction d’école est un thème sur lequel je me suis engagé depuis mon arrivée à l’Assemblée nationale, interpellé que j’étais par la
grève administrative des directeurs d’école qui n’en finissait pas".



S’il pose de bonnes questions, il apporte de mauvaises réponses. On sait qu’il "regrette profondément" que le décret d’application de la loi du
1er août 2004 permettant l’expérimentation des Epep n’ait jamais été pris, car il ne pourra pas s’appuyer sur des expériences de terrain pour ses préconisations.


On sait aussi qu’il est membre d’une autre mission parlementaire sur "la mise en œuvre du socle commun". On va bientôt en entendre
parler. Et que préconisent ces parlementaires ? Rien de moins que la création d’écoles du socle commun qui pourraient aller de la maternelle au collège… Rien de moins !


Alors, attention… Les collègues dirlos qui voient en cette mission la solution pour un statut risquent d’être très, très, très surpris et déçus
par les conclusions du rapport dans 6 mois. Il sera peut-être trop tard pour crier sa déception.
Alors, oui : vigilance ! vigilance ! vigilance !



Pierrot Lombard 25/03/2010 07:40


Il faut (faudrait...) que TOUS les directeurs obtiennent un statut qui les reconnaisse dans le métier. Et ensuite voir quelle forme juridique donner à l'école pour un pilotage efficace au bénéfice
de son public.
Or, il semble bien que la mission qui est confiée à Reiss soit bien dans un premier temps la reconnaissance des directeurs...

Moira, je copie/colle un extrait du dernier mail du SNUipp 06(dans lequel se trouvait l'annonce que tu fais). SNUipp06 auteur d'une récente enquête dont l'analyse à fait l'objet d'un article sur
DEL:
 Nous avons présenté les résultats de l'enquête lancée sur le
plan départemental en janvier en direction des directeurs d'école et qui a obtenu une centaine de réponses (voir synthèse sur le site du Snuipp). Dans le même temps, une enquête nationale est aussi
initiée par le Snuipp dans la perspective du Conseil national .

Les collègues directeurs considèrent que la surcharge de travail, l'empilement des tâches à faire dans l'urgence , l'augmentation et le manque de clarté des
responsabilités sont les points les plus négatifs de leur mission, au détriment de l'animation de l'équipe pédagogique .


C'est pour cela qu'ils ont placé en tête des revendications l'augmentation du temps de décharge pour tous les directeurs.


Concernant la question d'un nouveau statut posée dans le questionnaire, les réponses des collègues vont bien au-delà des revendications du Snuipp qui les prend en
compte. 
L'IA répond sur ce point qu'il considère la question de la direction d'école comme le problème n° 1 à régler. Le statut du directeur est fortement liè à
l'évolution de l'école qui doit répondre à des exigences de plus en plus grandes de ses partenaires ( parents, collectivités,...). Régler le problème de la direction, c'est régler celui de
l'animation de l'école dans le sens de la réussite des élèves.



Pascal Oudot 25/03/2010 07:15


Ce que je comprends, moi, dans cette mission, c'est que les EPEP sont en route, quel que soit le nom qui leur sera donné. Parce que c'est ce que préconisait Reiss en 2008. Et que seuls les
directeurs d'EPEP auront un statut, parce que Reiss écrivait déjà qu'il était illusoire de vouloir donner un statut à tous les directeurs actuels. Ce qu'il faut en penser? Attendons le premier
rapport de juin... Il y a beaucoup d'appelés, il y aura peu d'élus. Parmi ces élus, il y aura beaucoup de conseillers pédagogiques, qui ont déjà depuis longtemps fait allégeance et dont on sucre
les postes à tire-larigot. Et des représentants syndicaux?


Moira377 24/03/2010 22:07


Une mission... Une de plus.
Les parlementaires sont sans arrêt en charge d'une mission. Ils sont tous à la recherche d'une mission. C'est un sacré coup de projecteur sur leur mandature. Même si elle n'aboutit pas par la
suite. Ils auront informé, alerté et montré leur intérêt pour un sujet particulier. C'est toujours bien dans un CV pour partir à la conquête d'un nouveau mandat.
De toute façon, une mission ne peut pas excéder 6 mois. C'est la loi. Sinon, ils sont remplacés par leur suppléant...
Donc après les missions sur la burqa, la bioéthique, la famille, le développement numérique à l'école, l'inceste, la vulnérabilité des réseaux d'information, la relance, sans oublier la mission
Rocard avec sa fameuse taxe carbone... voilà la mission sur le statut des directeurs et de l'école.
A-t-on encore besoin d'une mission ? Comme si, au ministère, on ne savait pas ce qu'il y a à faire... Comme si le sujet était vierge de données... Mais où sont passés les multiples rapports sur le
sujet ? Chaque ministre (et on sait à quel rythme ils sont renouvelés) va-t-il vouloir se faire sa propre opinion ? Ne peut-il prendre en compte les avis précédents ?
Tout cela me semble participer d'une grosse comédie qui fait gagner du temps pour ne pas avoir à prendre de décision.
D'ailleurs, il ne faut pas s'y tromper, le SNUipp veille au grain.
Il suffit de lire sa première réaction qui se termine par un mot : "VIGILANCE".

"Direction
d’école : Chatel prépare les Epep (mise à jour du 24 mars 2010)

A la
lecture du 3ème rapport sur la révision générale des politiques publiques (RGPP)", , "il reste un seul "feu rouge", signalant une mesure qui n’a pas encore réussi à passer : la mise en place
des EPEP, les établissements publics de l’enseignement primaire, c’est-à-dire la réorganisation de cet enseignement en établissements dirigés par un chef d’établissement à l’image du
secondaire.


Une
mesure là aussi largement combattue par le SNUipp mais qui devrait être le prochain objectif de L. Chatel.


Luc
Chatel vient de lancer la procédure qui pourrait permettre la généralisation des EPEP. Un décret daté du 17 mars nomme le député Frédéric Reiss, chargé d’une mission temporaire auprès de Luc
Chatel. Elle concerne le statut des directeurs d’école primaire et les directions. Elle aboutira à un rapport fin juin.


Or
Frédéric Reiss avait remis en novembre 2008 un rapport préconisant la généralisation des EPEP et un statut hiérarchique pour les directeurs d’école.


Arguant
que " l’autorité et le rayonnement pédagogique d’un directeur d’école, d’un principal de collège ou d’un proviseur de lycée jouent pour beaucoup dans l’amélioration des résultats obtenus par un
établissement", il y plaidait pour la création de directeurs d’école ayant un rôle comparable à celui des proviseurs.


Vigilance..."

Ils vont tout faire pour nous mettre des bâtons dans les roues. C'est pas gagné !



Noé BABET 24/03/2010 15:01


Tout ce temps perdu pour un statut !!
Je n'ai jamais vu une administration dans laquelle , il n'y a pas de responsable vrai .
Il n'y a que dans le 1er degré qu'il existe cette idiotie . Dans le 2e degré , il y a un "chef" pour contrôler et noter . Dans le 1er degré , les contrôles ne se font que tous les 3 à 4 ans
lors des inspections . Le reste du temps , on fait "confiance" pour les applications des textes . La "confiance" , ça me fait rigoler !!!


Grégoire 24/03/2010 13:49


Pour revenir à nos moutons ( de Parnurge ) bien que le bornage futur des EPEP concerne bien la petite enfance, les déclarations dernières de notre omniprésident laissent bien entendre que le train
des réformes continue. Et sur ce sujet ( comme pour l'école à 5 jours ) il sait pouvoir compter sur l'opinion publique indifférente au mieux .
C'est tout l"édifice des 2 dernières années qui est en cause.
Personnellement je ne suis pas favorable aux EPEP Darcos mais favorable à un statut d'établissement pour l'école . La gestion quotidienne en serait plus aisé et cohérente avec l'environnement
sociétal. Le problème est d'avoir une minorité de blocage enseignante pour éviter le salut des couleurs obligatoire ou la pub Coca cola pour financer la salle informatique.


Grégoire 24/03/2010 10:32


Moins de titulaires de diplômes et plus d'enfants par personnel.
Conditions indispensables pour faire avaler la pilule du financement aux communes. L'Etat se désengage au profit des communes sur le chapitre de la petite enfance. J'ai en face de mon
école un bâtiment tout neuf qui n'attend que cela.


Pascal Oudot 24/03/2010 07:30


SNE (http://ecolinfo.blogspot.com/2010/03/le-depute-frederic-reiss-est-charge.html):

Le député Frédéric Reiss est chargé d'une mission de six mois sur un statut pour les directeurs et les
écoles


Posted on lundi, mars 22, 2010 No Comments
Libellés : direction


Frédéric Reiss, député UMP du Bas-Rhin, est chargé par François Fillon, Premier ministre, d'une mission temporaire auprès du ministre de l'Éducation nationale
sur le thème des directions d'écoles, indique un décret paru au Journal officiel du 19 mars 2010.


Le SNE avait déjà rencontré le député à de nombreuses reprises puisqu'il avait déposé une proposition de loi sur les Epep en septembre 2008 avec 2 autres
députés.


Dans une interview à l'AEF, le député Reiss a indiqué que la direction d'école était un thème sur lequel il s'est engagé depuis son arrivée à l'Assemblée
nationale, «interpellé par la grève administrative des directeurs d'école qui n'en finissait pas».


Sa mission est aujourd'hui de réfléchir à un statut pour les directeurs et pour les écoles. Il a 6 mois pour le faire avec un rapport d'étape en juin.
Le statut ayant toujours été l'une de ses revendications phares pour les Directeurs d'école, le SNE va demander à le
rencontrer afin de pouvoir lui présenter à nouveau ses propositions.


PouK 23/03/2010 23:40


J'ai cru comprendre que "les modifications pour les taux d'encadrement et le niveau de diplôme exigé pour l'accueil des moins de 3 ans récemment nécessaire pour permette aux communes la
création des jardins d'éveil" n'avaient pour but que de faire de nouvelles économies supplémentaires. Moins de titulaires de diplômes et plus d'enfants par personnel. C'est ce qui a été
dénoncé par les structures d'accueil et les responsables de crèches.


Grégoire 23/03/2010 21:44


2 indices qui ne vont pas dans le sens de cette hypothèse :

les modifications pour les taux d'encadrement et le niveau de diplôme exigé pour l'accueil des moins de 3 ans récemment nécessaire pour permette aux communes la création des jardins d'éveil

la nomination de Reiss comme conseiller pour 6 mois  auprès du ministre de l'EN le 19 mars ( J.O )

Mais en politique tout est possible.
On peut aussi penser que l'abandon des EPEP peut déboucher sur un nouvel regard porté à la problématique des directeurs et ne plus déboucher sur un donnant donnant préjudiciable ( statut contre
hiérarchie ou autre truc ).
à suivre avec attention