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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 11:38

Le Congrès du SE-UNSA, réuni à Brest du 17 au 19 mars, a adopté le rapport d'activité à plus de 92%. Le syndicat avait choisi « Imaginons demain » comme slogan en vue de l’élaboration de son projet pour les quatre années à venir.

Comme prévu, parmi les thèmes abordés, figurait l’évolution de l’école en un possible « Etablissement public d’enseignement du premier degré (EPEP) ». Hasard de calendrier, le jour-même de l’ouverture du congrès syndical, le 17 mars, le député Frédéric REISS se voyait confier, par le Premier Ministre, une mission temporaire de six mois intitulée « Les directeurs d'écoles et le statut des écoles maternelles et élémentaires ».

Le thème des EPEP a été examiné en commission puis en séance plénière lors du Congrès de Brest. Il a donné lieu, comme il fallait s’y attendre, à de vifs débats entre partisans de l’évolution du statut de l’école et ceux qui redoutent de voir l’école primaire ressembler à un établissement du second degré, type collège.

Comme au SNUipp, les opposants au statut d’EPEP craignent l’émergence d’une « tutelle hiérarchique » que résume ainsi Joël Péhau, Secrétaire national, chargé de la formation : « Beaucoup de nos collègues craignent de se voir imposer un supérieur hiérarchique, alors que le directeur d’école aujourd’hui n’en est pas un ».

 

Les débats sont ouverts et chacun peut s’exprimer librement. Les opposants font part de leurs interrogations et de leurs craintes.

« On en a discuté en section locale. En quoi l’établissement public va améliorer le fonctionnement de l’école ? Nous n’avons pas trouvé de réponse. Les collègues du second degré nous ont présenté les mauvais côtés. Exemple: même si on est élu au CA, on n’a pas beaucoup d’action sur le budget. Inversement les chefs d’établissement peuvent recruter des vacataires, profiler des postes, veut-on la même chose pour le premier degré ? » interroge un délégué des sections du Gard, de la Savoie et de la Haute-Savoie.

« Si on instaure un statut des directeurs d’école, cela implique la création d’un concours, interne et externe, et donc la possibilité de recruter des cadres hors Éducation nationale », analyse un représentant de l’Aude.

Christian Chevalier, Secrétaire Général, se veut rassurant : « S’il y a une direction, c’est forcément un enseignant, culturellement, c’est obligatoire ». Et de rappeler la nécessité de poser des « garde-fous », à commencer par le refus des projets d’Epep menés sous Gilles de Robien et Xavier Darcos.

Le SE-Unsa pose ses exigences et parmi celles-ci « la possibilité de revenir à une structure antérieure » et « l’impossibilité pour le directeur d’école d’être un supérieur hiérarchique », soit-il enseignant. « C’est un rempart important pour le SE et pour la profession, qui répond à une crainte épidermique des enseignants du premier degré de perdre leur indépendance », même s’il faut réfléchir à la « direction d’école ». « Elle est en crise. Les enseignants s’investissent de moins en moins pour contribuer au fonctionnement de l’école. Les directeurs ont de plus en plus de travail et de moins en moins de temps. »

Autre exigence posée par Christian Chevalier : l’établissement public doit « rester à taille humaine » et tenir compte des spécificités locales : « Il n’y a pas de solution univoque. On ne peut pas proposer la même chose pour une école à deux classes que pour une à 25. »

 

Les témoignages affluent, comme celui d’un représentant d’Indre-et-Loire  « J’ai dans mon département pas mal de collègues qui passent aujourd’hui l’agrément de direction pour être prêts le jour où les Epep se mettront en place et avoir des écoles à quatorze classes totalement déchargées »

 

Les résistances continuent de se faire entendre. Certains délégués regrettent que le débat n’ait pas, d’abord, été porté dans chaque section avant d’aborder le Congrès et souhaiteraient une « consultation de la base ».

« On ne sait pas comment notre positionnement sera perçu par les adhérents », déclare un représentant de la Vendée, évoquant un « danger pour la profession » et « pour la représentativité ». Pour certains représentants, « il faut qu’une vraie concertation ait lieu. Il faut qu’elle soit le plus large possible ». D’autres encore disent leur inquiétude : « la situation n’est pas mûre, nous n’avons pas assez discuté avec les collèges. Dans ma section, nous avons débattu des EPEP trois quarts d’heures, ce sera très dur d’expliciter cette prise de position lundi ».

Réponse de Joël Péhau : « Je comprends que les sections aient pu être déçues, que les débats n’aient peut-être pas été organisés au niveau local car c’est difficile, mais lors de la journée des militants c’est un sujet que nous avons identifié dès le début comme important. Nous avons joué le jeu du débat ».

Christian Chevalier invite le congrès à « faire un choix responsable ». « Ce sont des débats compliqués parce qu’ils ont des conséquences à la fois sur le syndicat mais aussi sur la profession. Si dès lundi j’ai un mail de Frédéric Reiss qui demande à nous rencontrer, on fait quoi ? Soit on ne lui dit rien, soit on arrive avec quelque chose en main ».

 

Dix sections départementales (sur 134) demandent que soit gommée du projet syndical toute référence explicite à « l’établissement public ». Après de longs débats, cette proposition est rejetée « par 80 % des délégués du congrès ».

 

« Nous avons eu ce débat de manière parcellaire mais je souhaite sortir de ce congrès avec quelques éléments tangibles afin de tracer des lignes jaunes à ne pas franchir. Ce débat ne sera pas clos dans cette salle. Il continuera via une consultation, qu’il faudra déterminer, et dans le conseil national du mois de mai et du mois de septembre. En mai, il ne sera pas trop tard, Frédéric Reiss doit rendre un rapport d’étape en juin », pousuit le secrétaire général.

 « Nous irons discuter avec le ministère sans a priori, puis nous montrerons le projet au conseil national, pour voir ce qui amendable, négociable, ou détestable, selon le texte », conclut Claire Krepper.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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commentaires

françou 31/03/2010 21:58



La légitimité entraîne de fait l'autorité.


Absolument.Sera légitime tout ce qui sera reconnu par la loi.


Il reste un point à éclaircir :faudrait- il lister précisément toutes les actions devant être reconnues comme légitimes( ce qui existe aujourd'hui, de façon très limitative) ou avancer une
formule plus large légitimant par avance toute décision prise par un directeur oeuvrant pour la bonne marche de l'école (restant ,en cas de pépin, à apporter la preuve a posteriori que la
décision était bien prise dans cette perspective).Cette dernière solution donnerait une vraie assise à un statut...



grégoire 31/03/2010 20:48



J'aime bien cette idée de légitimité. à creuser car c'est signifiant.


 



thierry fabre 31/03/2010 18:50



A Pouk


 


« Ne trouves-tu pas bizarre que le compte rendu de ce congrès ne soit toujours pas publié 12 jours après sa conclusion ? »


Dans tous les syndicats que j’ai connu, ce serait bien cette façon de faire qui serait bizarre, et bien désinvolte pour leurs adhérents. Principe intangible : on informe d’abord, et surtout,
les adhérents, et eux seuls. Ensuite, on rend public les grandes lignes envers tout un chacun…


 


« la fameuse enquête sur la direction réalisée en octobre n'est toujours pas publiée 5 mois plus tard »


Il y a des lectures qui t’ont échappé, Pouk :c’était publié dans « la lettre de l’enseignant » n° 133 (page 13)


http://www.se-unsa.org/UserFiles/File/publications/enseignant/133/ens_133_qe.pdf


 


Thierry Fabre




merlin 31/03/2010 17:41



Je suis de ceux qui, n'ayant pas oublié les mauvais coups du passé, font partie du camp des sceptiques.


  Je reconnais quand même une avancée pour le SE sur le sujet qui nous intéresse et il faut le souligner à moins de tomber dans le procès d'intention. 


D'autres signes de réflexion ou d'évolution vers une refondation de l'école viendront-ils? cela me semble tout aussi indispensable et dans des délais ....raisonnables!



PouK 31/03/2010 17:38



Cette notion de "légitimité" est plutôt sympathique, Denis, mais elle ne peut être que la conséquence d'un texte. Elle ne se suffit pas à elle-même pour qu'elle nous soit accordée.Elle découlera
d'un statut en fonction de ce que sera ce statut.


"...mesurer combien ce qui s'est passé au congrès du SE à Brest est un changement assez radical de sa position par rapport à la direction d'école"


C'est vrai aussi. mais il y a encore beaucoup de progrès à faire pour que le changement soit aussi net que tu le dis.
Ne trouves-tu pas bizarre que le compte rendu de ce congrès ne soit toujours pas publié 12 jours après sa conclusion ? Quelle désinvolture à l'égard des militants et adhérents qui n'y ont pas
assisté !
Et si c'était tout... Mais, non, la fameuse enquête sur la direction réalisée en octobre n'est toujours pas publiée 5 mois plus tard. Je croyais que le SE se la réservait pour son congrès. Une
collègue parlait de rififi en interne. A croire que les dirigeants du SE sont gênés aux entournures pour sortir les résultats de l'enquête et le compte rendu du congrès.



denis08 31/03/2010 16:59



A lire ce fil, le printemps s'annoncerait-il chaud ?!!!


Pour ce qui est du fond, plutôt que de "reconnaissance", je parlerais de "légitimité" pour le directeur. La "reconnaissance" dans notre fonction laisse entendre qu'elle est accordée ou non par
les autres (hiérarchie (ben, oui...), adjoints, partenaires de l'école...). Elle renvoie donc plus, à mon sens, à la façon dont le directeur s'acquitte de sa tâche, aux yeux des autres, à son
charisme (ou absence de...), sa personnalité, etc., qu'à une simple définition de ses tâches. La preuve : le décret de 89 nous attribue finalement beaucoup de domaines où nous pouvons décider, ce
que nombre d'adjoints ne savent même pas. Et la reconnaissance, nous ne l'avons pas toujours (voire avec certains : jamais).


Ce dont nous avons besoin, et le statut doit l'installer, c'est de légitimité à faire. Car la légitimité, étymologiquement, est la seule qui soit
octroyée par la loi, et non par autrui selon son bon vouloir ou son humeur du moment. Ce n'est donc pas un problème de hiérachie ou non, ou de reconnaissance par les autres. La seule question qui
vaille, c'est "suis-je légitime pour faire ce que je fais ?". Si la réponse est "oui". Le problème est plié. A chacun ses responsabilités. La légitimité entraîne de fait l'autorité.


Pour en revenir au SE, je pense qu'il faut méconnaître fortement, sinon totalement, le fonctionnement d'un syndicat, et plus particulièrement d'un syndicat enseignant, pour ne pas mesurer combien
ce qui s'est passé au congrès du SE à Brest est un changement assez radical de sa position par rapport à la direction d'école. La preuve en est les débats (c'est tant mieux) qui, semble-t-il
d'après l'article, ont été vifs (et c'est tant mieux aussi). Comme quoi, il ne faut pas se désespérer des syndicats, même avec tous les défauts qu'on peut à juste titre leur reconnaître.


Voyons plutôt la suite !...



Pierrot 31/03/2010 10:40



Oui le statut de directeur doit s'accompagner d'une reconnaissance et terme d' autorité dans l'école et
ce serait un bien pour tous...


Et, de toutes les manières, obligatoirement, il le sera. comment reconnaître le dirlo sans autorité?


C'est pour cela que Thierry a raison, la notion de "supérieur hiérarchique" est un faux-débat, un chiffon
rouge... C'est la notion de reconnaissance (par un staut) qui est essentielle.



JeanRoger-françou2 31/03/2010 10:26



JeanRoger-françou2: steuplé on n'est plus dans la cour de récré, alleeez steuplé


C'est pourtant pas l'impression qui reste en suivant ce fil.



Pierrot 31/03/2010 09:00



Sans vraiment rentrer dans les détails, je suis assez d'accord avec anschutz.


Le statut doit (devrait, soyons modeste)  installé le directeur comme celui qui représente l'école, et pas comme celui qui représente l'IA dans l'école.



merlin 31/03/2010 08:59



Francou, tu te trompes en ce qui concerne notre responsabilité. Lorsqu'une association collecte de l'argent à l'école pour divers projets ( Usep, coop...;) elle le fait sous l'autorité du
directeur même s'il ne possède pas de signature, s'il n'est pas président de l'association. En cas de problème ( vol, malversations...) c'est le directeur qu'on auditionne et personne d'autre et
si la justice s'en mêle, elle convoquera le directeur qui pour elle est bien le chef d'établissement... pas l'ien!


  Nous avons de lourdes charges, de grandes responsabilités dans l'école et nous -même l'oublions parfois car le discours des syndicats ( pour les raisons que l'on devine) et des ien (
pour éviter la révolution) est fait pour ça.


 Alors le débat " autorité ou hiérarchie ou petit chef etc..." est un faux débat. Oui le statut de directeur doit s'accompagner d'une reconnaissance et terme d' autorité dans l'école et ce
serait un bien pour tous car nombre de décisions pourraient se prendre au niveau de l'école et non à l'inspection.



Pierrot 31/03/2010 08:35



Or les échéances approchent car Reiss travaille et consulte pendant que vous" joutez".


Non, Françou, Reiss n'a pas commencé ses auditions, nous avons été avertis que nous serions consultés par le
député, et au niveau de son "dossier" nous avons été reçus 2 fois...


Pour résumer, nous défendrons 3 axes:


> un statut préalable pour TOUS les directrices et directeurs.


> non aux EPEP Darcos qui favorisent les gros regroupements et éloignent l'école de l'élève.


> oui à un statut d'établissement qui à la fois donne l'autonomie nécessaire en termes de financement et
de réactivité et garde, conforte, la mission de service public de proximité de l'école (fusion au niveau du quartier, petite commune, bassin d'inscription, cohérence géographie, aménagement du
territoire...)



françou 31/03/2010 07:29



Thierry fabre : actuellement l'argent de l'école est géré par des associations dans lesquelles le directeur n'a juridiquement rien à y faire ( et , j'espère pour vous, n'y fait rien, se garde
bien d'avoir une signature). Dans l'autre cas il faut prévoir , dans le statut du directeur , le principe d'une assurance. Je ne vais pas développer , on va dire que ce n'est pas le lieu.
Pourtant, un statut c'est aussi cet aspect , j'insiste...


Pascal Oudot : dire ce que je pense? Je le fais. Au coup par coup parceque je réagis à ce que je lis. J'espère que ta question ne signifie pas: décline ton pedigree , à quelle meute tu appartiens
etc...Parceque c'est strictement sans intérêt.


JeanRoger-françou2: steuplé on n'est plus dans la cour de récré, alleeez steuplééé



anschutz 31/03/2010 07:23



Ce débat sur la hiérarchie/autorité/existence du job est trés intéressant car il est l'expression du brouillard dans lequel nous faisons notre métier et de notre besoin d'y poser des cadres.


La question de l'autorité doit faire partie de ces cadres. Veuillez m'excuser par avance mais cela fait longtemps que j'ai lu la proposition de statut du GDID, je ne me rappelle pas si cette
question y est abordée.


La problème est qu'actuellement, d'après mon IA adjiont (lors de ma formation de directeur), nous sommes les garants de l'application du projet d'école. D'ailleurs, avant même que l'on réagisse,
celui-ci nous a clairement dit qu'il était "pour" un statut des directeurs.


Ce statut doit donc être affublé d'une autorité pédagogique, laissons l'administratif aux iens.


On peut imaginer, par exemple, lors de l'élaboration du nouveau projet d'école, que chaque enseignant fasse un résumé de ces actions liées au projet d'école précédent, visé par le directeur (afin
de pondérer les "bons vendeurs" ou ceux trop timides pour "bien se vendre). Ce résumé peut servir de support à l'ien lors de l'inspection des enseignants.


Nous n'emetterions qu'un avis et si l'avis du directeur est défavorable à l'enseignant, celui-ci pourra quand même défendre son "bout de gras" devant l'ien.


Ce n'est qu'une simple idée, qui nous décharge de toute hiérarchie.



Pascal Oudot 31/03/2010 06:43



ce serait sympa de ta part (...) de dire clairement ce que tu penses et ce que tu veux.


 


Voilà qui me rassure, il n'y a pas que moi à ne pas tout saisir.



thierry fabre 31/03/2010 00:07



A Francou,


Hé bé, non, je ne vois toujours pas le rapport, et je crains qu’il n’y en ait guère…


Et la différence entre un compte d’établissement, avec signature du dirlo, et l’actuel et standard compte OCCE avec délégation de signature au dirlo, ne me semble pas fracassante et
révolutionnaire.


Autant dire que ce serait sympa de ta part, au lieu de multiplier les questionnements hargneux et l’ellipse de rigueur, de dire clairement ce que tu penses et ce que tu veux. Pour l‘instant, tu
es bien seule à te comprendre…


Précision sur les luxes que je m’octroie : je bosse en elem, dans une 8 classes, en ZEP, avec un quart de décharge, et la classe des gamins du voyage. Mon boulot doit bien valoir le tien. Et
si j’utilise 5 minutes de ma décharge à « bavarder » ça ne regarde somme toute que moi et ça ne devrait pas en tous cas me valoir ce genre de remarque bien haineuse…


 


A Moira


Ta réponse est dans ta question.


Non, on n’est obligé en rien d’avoir le même avis sur le statut qu’il nous faudrait.


Oui, on peut sans vergogne être partisan d’un statut identique à celui des chefs d’établissements du secondaire.


Non, cela ne donne en rien le droit de tordre le coup à la vérité, de rester dans cette confusion entre autorité et hiérarchie. Ceux qui ne veulent pas d’un statut ne fonctionnent pas autrement
et rêvent de cette opposition frontale entre les vertueux défenseurs de la liberté et les méchants « petits chefs ». Aller dans leur sens, entrer dans un débat aussi mensonger, je n’en
vois pas l’utilité.
D’autant que, pour ce faire, il faudrait ne pas s’embarquer sans biscuits.


Or, cette idée de notation intervient toujours  sous l’angle utopique, sans jamais développer le moindre analyse, sans jamais se préoccuper un peu du réel.


« je noterais, tout irait bien » ? Foutaise…


Nous ne noterions pas… Tout au plus pourrions-nous proposer une note administrative à un IA qui tranchera, non sur la validité ou non de notre proposition, mais bien sur la valeur moyenne
rapportée à l’échelon, sur les péréquations académiques de lissage de note, en tenant compte de la note plancher et de la note plafond définie en CAPD, sans bien entendu oublier les recours
éventuels.


« Quel que soit le boulot fourni par les collègues, la note est identique pour celui qui bosse et celui qui se tourne les pouces. »


La réponse est bien dans ta question
 »S'il fallait remettre à plat tout ce qui ne va pas chez le mammouth... »


Autant donc commencer par ne pas y rajouter une incongruité de plus, ainsi que, pour nous, du travail supplémentaire et une responsabilité bien inutile. On en a déjà bien assez…


 


 


Sinon, j’avoue que je comprends assez mal, et l’orientation générale de l’article initial, et certaines réactions.


On a un syndicat, parmi les plus importants, qui évolue enfin sur la direction d’école et accepte qu’un dirlo soit autre chose que le fumeux « instit-comm-les-zotres »


Ce n’est quand même pas rien à mes yeux


Ayant été syndiqué au SE, en ayant renvoyé ma carte en 2006 lors de la signature du protocole, je suis peu suspect de sympathie à leur égard et j’ai eu plus souvent qu’à mon tour la dent assez
dure à leur encontre.


Je considère cependant que, sur un débat aussi risqué, au sein d’un syndicat, lorsque l’on se retrouve à conclure par une majorité de 80 %, c’est bien qu’il y a eu une petite évolution dans les
mentalités. Petite évolution dans laquelle le GDID a bien eu sa petite part… Petite évolution que, au vu de l’urgence de la situation, on ferait mieux d’amplifier, au lieu de se déchirer en
« joutes » bien stériles.


 


Et là aussi, en ce domaine syndical comme dans les autres domaines, je retire ce maffre trop vigoureux et signale donc, simplement, qu’il y a ceux qui font et ceux qui parlent…


 


Thierry Fabre




jeanroger 30/03/2010 22:58



Quant à votre préférerence à m'aller faire voir sur les forums du GDID , désolée mais je suis un peu simplette et je m'y retrouve mal sur ce site...


Faute avouée est à moitié pardonnée !



Pascal Oudot 30/03/2010 22:50



Je ne comprends plus rien à ce qui se discute, là. On parle de quoi: d'autorité? Je ne comprends plus.


 


Mais une chose est en revanche pour moi très claire -je vais chevaucher une fois de plus ce cheval de bataille-, et j'aimerais que les gens honnêtes qui fréquentent ce site en soient conscients,
c'est que ça ne peut plus aller, ces pseudos à la mord-moi-le-noeud! Signez vos billets de vos vrais noms, bordel, ça nous évitera pas mal de conflits absurdes.



Noé BABET 30/03/2010 17:36



Les enseignants(es) du 1er degré sont assez responsables . Ils n'ont pas besoin de chef supplémentaire mais d'un guide reconnu par un statut pour les représenter .



Moira377 30/03/2010 13:51


C'est vrai que le fil du post a glissé vers un sujet différent : celui du statut. Peut-être en réponse à la petite phrase de Pascal Oudot :
" je crains qu'avec statut nous nous retrouviions parfois dans la même situation que sans"

Mais est-ce qu'on est tous obligés d'avoir la même vision du statut ? Et pour autant, doit-on être suspect d'être CONTRE le statut ? Pas du tout. On est TOUS (ou presque) pour un statut. On le
répète depuis si longtemps aux syndicats. C'est pour cette raison précise que j'ai claqué la porte du SNUipp il y a belle lurette.
En ce qui me concerne, je ne demande pas d'évaluer la pédagogie de mes collègues. Encore que je ne vois pas pourquoi j'en serais moins capable que mon IEN... Mais, comme le dit Françou, pourquoi ne
pas avoir notre mot à dire sur certains points comme l'investissement dans les projets, l'implication dans la vie de l'école... Là, sans aucun doute, je suis mieux placé que mon IEN pour donner un
avis. D'autant que c'est souvent fait de façon cachée et hypocrite lors d'une inspection. J'ai connu plus d'un IEN qui demandaient d'abord l'avis du dirlo sur telle ou telle personne de l'école
avant d'entrer dans sa classe et... qui en tenait compte dans son rapport.
La note administrative bien encadrée dans le secondaire... Oui, tout le monde le sait. Et chez nous, la note d'inspection, elle n'est pas encadrée ? Quel que soit le boulot fourni par les
collègues, la note est identique pour celui qui bosse et celui qui se tourne les pouces.
S'il fallait remettre à plat tout ce qui ne va pas chez le mammouth...


thierry fabre 30/03/2010 09:06


Ahhh. Tu paies ta cotisation ?
Voilà qui est bel et bon… Mais, en ce cas :
- pourquoi t’obstines-tu à parler de « mon » projet de statut, comme s’il n’avait pas été élaboré collectivement, discuté en AG, soumis au vote de tous les membres de l’association ? Normalement,
pour toi, ce ne devrait pas être « mon » projet, ou « ton » projet, mais bien notre projet…
- pourquoi, si ne trollises pas à tes heures, en prends-tu le comportement le plus classique : ne jamais écouter l’autre / enchaîner questions sur questions / en négliger les réponses / au final,
hurler au complot et au déni démocratique ?
- pourquoi, si, membre d’une association où tu paies cotiz, en cas de malcomprenance, ne vas-tu pas poser questions et doutes sur le forum du GDID, au lieu de les exprimer sur un post consacré au
récent congrès du SE ?

Tu veux que l’on respecte ta modeste personne : a pas problème, commence par respecter mes modestes réponses. A  ce titre, ton commentaire n° 36, c’est du foutage de gueule propre à t’attirer
quelques remarques, non ?

Soyons bonne poire, et admettons que je ne relève que de parano, puisque tu répètes à l’envi la même question de l’argent à l’école, une réponse : en matière de statut des dirlos, la question de
l’argent à l’école se pose avec la même acuité et le même intérêt que celle des pratiques masturbatoires des escargots nains du Kamchatka septentrional. A savoir que cela n’a rien à y voir.

Cette question relève plutôt de la problématique de l’école sur laquelle on a quelques éléments de projets. Va donc voir sur notre site le projet d’établissement public des écoles et arrête de tout
mélanger à loisir…

Ti-rit-de-se-voir-si-beau-en-ce-miroir.


Pierrot Lombard 30/03/2010 09:05


éléments de réponse dans notre projet d'EPE à cette adresse:
http://www.dirlo.org/forums/index.php?showtopic=56 


françou2 30/03/2010 09:00


Je ne crois pas me souvenir qu'il y est de françou dans l'association.


françou 30/03/2010 07:57


Dis voir Ti-ri-jaune , tu vas traiter de troll tous ceux et CELLES qui osent te poser des questions?
Je te parle du fond de ton projet de statut et je te répète ma question : quid de l'argent de l'école? Et je vais avoir d'autres questions au fur et à mesure que ma réflexion avaance grace aux
participations de tous, c'est à dire quand vous acceptez de débattre, d'avancer et non de vous insulter ou d'essayer de vous "démasquer" en nageant en pleine parano.
Moi je respecte ton lever de maffre , je paie ma cotiz au GDID , alors respecte ma modeste personne. C'est comme ça la démocratie, (entre autres). Merci


LUCIEN 30/03/2010 07:40


Bonjour,

Pour je l' espère éclairer et en finir avec le débat " hiérarchie " / " notation" etc...Dans la fonction publique et dans un même corps existent des niveaux hiérarchiques, mais pour ce qui concerne
les pouvoirs de notation et de sanction, seuls les Chefs de Service peuvent les assumer.

L' IA est un Chef de Service EN, pas l' IEN , et dans la chaîne que nous connaissons , il existe bien la hiérarchie : directeur ==> IEN==> IA.

La hiérarchie existe sans pouvoir de notation ou sanction.


thierry fabre 29/03/2010 23:58


Plus sérieux, la conclusion de Pierrot:
"si c'est l'intention du ministère, il n'a qu'à le proposer"

Petite redite à l'usage de celles et ceux qui pensent que le ministère n'a que ce projet en tête: en plus d'un siècle, il n'est aucun ministère, de gauche, de droite ou du centre , qui ait jamais
songé une seule fois à instaurer une notation administrative du premier degré.
Autant dire qu'ils n'en ont strictement rien à fiche...

Par contre, tous, de quelque bord qu'ils soient, nous ont toujours interpellé sur le décalage entre réalité du terrain et intentions législatives, sur l'inertie du mammouth qui a pour résultante
qu'aucune réforme, bonne ou mauvaise, n'est jamais vraiment appliquée, et que l'état, aujourd'hui, n'a pas les moyens de mettre en oeuvre les politiques éducatives qu'il établit.

Sur ce point là, il y une réflexion en cours, une possible modification du positionnement du dirlo, et une gamberge à avoir...

Thierry fabre


Thierry fabre 29/03/2010 23:50


Article 1
"il est créé un corps de directeurs des écoles"
On l'a déjà ?
Article 2
Les décharges...
On les a déjà ?
Article 3
"5 années d'ancienneté minimal... concours interne... réservé aux enseignants du premier degré..."
On a déjà ?
etc... etc...

Pas clair, le francou, un troll de plus...

Thierry fabre



françou 29/03/2010 23:35


Je pense que ce sont surtout tes articles 18 et 19 qui peuvent être réellement intéressants. Le reste on l'a déjà non? A part bien entendu la paye et la décharge. Où est notamment la question du
budget des écoles; les règles de la comptabilité publique ne nous seraient donc pas encore applicables?


thierry fabre 29/03/2010 23:05


Il n'est donc pire Fransourd que qui ne veut comprendre...
Maintenant, pour les ceusses qui ne veulent pas se complaire dans la posture du mal-comprenant, il y a bien ceci:

http://www.dirlo.org/perso/oneclick/statut.html

Thierry Fabre


françou 29/03/2010 22:44


Ouaih ouaih ouaih... je me demande ce que vous mettez derrière ce "statut". Je croyais que c'était simple parcequ'évident. Finalement non.


thierry fabre 29/03/2010 21:04



Effectivement Moira, il y a quelque chose que tu ne comprends pas, ou que tu ne veux pas comprendre…


La hiérarchie est un pouvoir : pouvoir de récompenser (la note) ou de sanctionner (la note).


Ton IEN t’a inspecté : t’a-t-il noté ?


Non, il a proposé une note à l’IA, qui, lui, détient le pouvoir…


Ton IEN veut ta peau : peut-il te virer de ta direction ?
Non, il fera un rapport à l’IA qui tranchera….


 


Autant dire, Moira, que ton insistance devient louche et blême…


Vouloir à toute force confondre ainsi l’exercice d’une responsabilité, et le pouvoir de trancher en dernier ressort, et l’exercice d’un pouvoir hiérarchique, se traduisant par une notation
administrative des instits que personne, aux ministères successifs, n’a jamais demandé, et dont tout le monde se bat l’œil, c’est louche et blême.
Persister à rester sur une confusion entre la « pouvoir » de faire, le « pouvoir » d’exister en tant que dirlos, « le pouvoir » d’être reconnus dans notre métier et
la « hiérarchie », qui, de toute manière, nous échappera (et c’est heureux), c’est louche et blême…

Pourquoi ?


Ben, tout simplement parce que la plupart des rares opposants à un statut des dirlos n’agît pas autrement…  Il en est d’autres, dont nous, qui pensent que l’on peut vouloir être
reconnus dans notre travail sans que cela signifie pour autant avoir des comptes à régler dans son école…


 


Quand à la foutaise que pourrait représenter l’idée que noter les adjoints sur une note administrative à venir nous donnerait une once de « pouvoir », je les invite à discuter avec
n’importe quel prof du secondaire, avec n’importe quel principal ou proviseur.


 


Vous la voulez, la réalité de la note administrative ? 40 % de la note globale, avec plancher et plafond, soigneusement encadrée de tous côtés


www.institutfrance.bg/.../La_notation_des_enseignants_en_France.ppt


 


Effectivement, il y a quelque chose qui cloche, Moira, mais chez toi…


 


Thierry fabre


 


 




Pierrot 29/03/2010 20:54


Il n'est peut-être pas notre supérieur hiérarchique mais dans l'esprit de TOUS, il l'est. Et, ça change
tout.
C'est pourquoi il nous faut un statut, afin de tout changer pour les dirlos...

PS: je n'ai aucun souci avec le mot hiérarchie.  Je vous dit, avec difficulté, que notre problème ne se pose pas en termes de "hiérarchie", nous sommes déjà un échelon hiérarchique, il se pose
en termes de reconnaissance des responsabilités donc d'autorité.
Ce qui n'implique pas d'être le supérieur" hiérarchique des adjoints" (et des CP, et des référents....?).

Maintenant, si c'est l'intention du MEN, c'est à lui à le proposer.


grégoire 29/03/2010 20:40


L'idée est d'illustrer que autorité ne rime pas forcement avec hiérarchie. L'ien est reconnu par tous comme une autorité car son champ d'application est clairement défini : inspection evaluation
des pratiques professionnelles, animation formation et contrôle du respect des textes.
Mais son autorité n'implique pas un pouvoir hiérarchique : il propose et l'IA dispose idem sur les manquements dans l'application des textes.
Enlevez le côté inspection contrôle des injonctions MEN en matière de programme et  pour le reste les directeurs seront faire aussi bien.
Il faudrait construire un argumentaire pédagogique et explicite sur le sujet car il y a en permanence confusion dans les esprits. Les us et  coutumes ,les pratiques, ont la vie dure et
remplace bien souvent les lois au pays des instits.


Pascal Oudot 29/03/2010 20:03


Faux. C'est l'inspecteur d'académie qui note et a le pouvoir de sanction, absolument pas l'IEN.
 
Et je ne comprends plus rien à votre discussion.


françou 29/03/2010 19:16


L'IEN a par délégation le pouvoir de noter et celui de sanctionner. C'est donc ce que tu demandes pour nous?


Moira377 29/03/2010 19:10


Non, Pierrot, tu ne peux pas comparer ce qui n'est pas comparable.

"Comment sur le plan légal l'autorité d'un IEN se traduit-elle?
Or, il n'est pas notre supérieur hiérarchique."

Il n'est peut-être pas notre supérieur hiérarchique mais dans l'esprit de TOUS, il l'est. Et, ça change tout.

Je ne vois pas comment un dirlo pourrait avoir la même "autorité" si tu ne veux pas utiliser le mot "hiérarchie". Je suis complètement de l'avis de Françou. Y a quelque chose qui cloche (ou que je
ne comprends pas).


Pierrot 29/03/2010 19:03


Je ne comprends pas la question...
Comment sur le plan légal l'autorité d'un IEN se traduit-elle?
Or, il n'est pas notre supérieur hiérarchique. 


françou 29/03/2010 18:54


Concrètement , je veux dire sur un plan légal , comment traduis-tu l'autorité?


Pierrot 29/03/2010 18:47


1- quelles responsabilités
2- quelle autorité qui en découle 


françou 29/03/2010 18:28


Par contre la question de l'étendue de nos responsabilités et de l'autorité nécessaire pour les assumer est bien en discussion.

Concrètement...?


Pierrot Lombard 29/03/2010 08:32


Entièrement d'accord avec les 2 derniers commentaires. (Grégoire & Pascal)
L'école ne souffre pas à cause de quelques retards d'enseignants ni le matin, ni dans les cours de récréation. (est-ce différent dans les collèges et lycées?)
C'est son pilotage qui est mis en cause. Et malgré le pilonnage de notre administration, via les équipes IEN,  je trouve que les enseignants dans les écoles , en général, s'en sortent
plutôt bien. Si le système bouge encore c'est bien grâce à eux (difficile de faire ce qu'on veut devant 25 minots).
Un statut des directeurs ne peut que venir conforter  l'autorité qui découle de nos responsabilités. 
Et, Moira, je te le redis, aucun Ministre ne nous a proposé un tel marché... "statut contre sup. hiérarchique". Et si c'était une demande, c'est à lui à la formuler.
Par contre la question de l'étendue de nos responsabilités et de l'autorité nécessaire pour les assumer est bien en discussion.

Et le frein, aujourd'hui, ce sont les moyens à mettre en oeuvre pour justement assumer nos responsabilité.... D'où les tentatives des gros regroupements, et notre opposition à voir l'école
détournée de sa mission essentielle de service public de proximité. 


Pascal Oudot 28/03/2010 21:33


Je pense que je dois tout de même préciser un peu mes propos précédents, qui pourraient être mal interprétés. Personnellement, je ne crois pas à la notation, qui est absurde, et... n'a jamais
fonctionné! Nous avons tous rencontré dans notre carrière des enseignants consciencieux injustement mal notés, et d'autres surnotés. Je parle donc de celle-ci, si elle perdure, comme levier
potentiel de l'autorité et non comme une fin en soi. Je pense que le statut d'un directeur d'école doit être suffisamment clair et précis pour que son autorité ne puisse être remise en cause que
par sa hiérarchie ou par un éventuel recours au cadre et à la portée parfaitement définis, afin qu'il puisse effectuer sa mission avec sérénité.


Grégoire 28/03/2010 19:16


Soyez clairs dans nos propos : nous réclamons l'autorité nécessaire au fonctionnement de notre école pour exercer pleinement nos responsabiltés dans un champ qui reste à bien définir suite
aux empilements successifs.
La chose est beaucoup plus délicate pour la hiérarchie  ; je ne souhaite pas être dans un rapport hiérarchique avec mon équipe pour une simple raison : je n'ai pas la compétence et
l'appétance pour évaluer la pédagogie de mes adjoints. C'est un métier pas le mien.
Si on arrivait à s'entendre là dessus l'argumentaire des "anti statut" tomberait de lui même. Personne ne peut contester que responsabilté sans autorité est un non sens.


françou 28/03/2010 18:34


Je pensais que les nouvelles grilles venaient plutôt d'un calcul afin que seule une minorité d'entre nous n'arrive à la retraite à la hors classe.


Moira377 28/03/2010 17:15


C'est frappé du bon sens, ce que tu dis Françou.
"Depuis les nouvelles grilles , la note n'est plus guère augmentée"
Tu sais d'où ça vient cette belle ânerie... On-est-tous-égaux-car-on-travaille-tous-très-bien...

"Nous n'avons pas les capacités de juger les pédagogies de nos collègues et c'est un garde-fou important ( c'est le propre des IEN formés pour)"
Tout à fait d'accord. Qu'on laisse aux IEN le "privilège" de juger la pédagogie. Mais, question subsidiaire : en sont-ils capables ?
On a tous autour de nous des gens capables de bluffer l'IEN une fois tous les 3 ou 4 ans. Pas difficile de leur en foutre plein la vue, on le sait tous. Et j'ai déjà remarqué que ce sont souvent
ceux qui s'investissent le moins qui réussissent le mieux à berner l'IEN.
Re-question subsidiaire : tous les IEN sont-ils dupes ou préfèrent-ils fermer les yeux ? Une façon de laisser le dirlo se dépatouiller avec les fumistes...

"nous sommes tout à fait capables de constater l'assiduité , la participation à la vie de l'école , l'implication dans les projets , justement parcequ'on est sur place. Et tous ces éléments
devraient faire autant (plus?)partie de "la note" que le jugement d'une séquence tous les 3 ans au mieux."
Ben oui, Françou, ça devrait... mais ce n'est pas le cas. Et imagine que les syndicats admettent cette évidence et dans 15 jours, on l'a notre statut. Allez ne rêvons pas, c'est pas demain la
veille.


françou 28/03/2010 15:25


Depuis les nouvelles grilles , la note n'est plus guère augmentée chez nous; On a d'ailleurs bien compris, à ce moment là que nos IEN n'y peuvent rien: ils proposent , l'IA dispose...sans nous
connaître. Plus de carottes... restent donc les bâtons ? Effectivement je sais que c'est la solution de nous conférer ,avec le statut ,le devoir de sanctionner les écarts
inacceptables de certains, qui nuisent à nos écoles. Mais alors il est nécessaire de nous donner en contrepartie la possibilité de faire un peu évoluer les carrières de ceux qui "se lèvent le
maffre" (comme dirait Thierry). Nous n'avons pas les capacités de juger les pédagogies de nos collègues et c'est un garde-fou important ( c'est le propre des IEN formés pour) mais nous sommes tout
à fait capables de constater l'assiduité , la participation à la vie de l'école , l'implication dans les projets , justement parcequ'on est sur place. Et tous ces éléments devraient faire autant
(plus?)partie de "la note" que le jugement d'une séquence tous les 3 ans au mieux.


Moira377 28/03/2010 14:29


@Pascal
"je peux sans crainte exprimer cette opinion qui n'engage que moi."
Ecoute, on est au moins 2... Et je pense qu'on est beaucoup plus mais ce n'est pas politiquement (ou syndicalement, comme tu veux) correct de le dire. Beaucoup le disent tout bas.

"quand on voit les difficultés que nous pouvons la plupart d'entre nous avoir avec certains enseignants qui refusent de travailler en collaboration ou même de simplement respecter leurs devoirs
(surveillance, horaires...), quelle pression pourrons-nous exercer? Sans levier -et la notation peut en être un-, je crains qu'avec statut nous nous retrouviions parfois
dans la même situation que sans"

Complètement d'accord avec toi. Je pense que le gouvernement (quel qu'il soit) ne nous accordera jamais un statut uniquement pour notre bien-être. Ce qui l'intéresse, et on peut le comprendre,
c'est que le statut permette un meilleur fonctionnement de l'école. Or, comme tu le dis, si les moyens d'assurer notre autorité ne sont pas clairs et nets, qu'est-ce qui changera fondamentalement
pour l'école, vu côté pouvoir, s'entend ?
Je ne comprends pas cette frilosité à vouloir s'assumer "directeur d'école" avec ce que sous-entend le mot "directeur". On est vraiment dans une culture syndicalo-post-soixante-huitarde de
l'exercice de l'autorité.
Le dire, est-ce se donner une posture "facho sanguinaire", Pascal ? Je ne le crois pas. C'est faire preuve de responsabilité.


Pascal Oudot 28/03/2010 13:53


pas mal de ministres ont coulé sous les ponts
 
L'image est osée!
 
En ce qui concerne l'autorité qui devrait être donnée au directeur... bon, en fait, c'est bien ce que nous réclamons: des textes clairs qui définissent précisément nos prérogatives, et que
celles-ci soient portées à la connaissance de tous -institution, hiérarchie, partenaires, adjoints...- sans qu'il soit possible d'en discuter.
 
Mais quand on voit les difficultés que nous pouvons la plupart d'entre nous avoir avec certains enseignants qui refusent de travailler en collaboration ou même de simplement respecter leurs devoirs
(surveillance, horaires...), quelle pression pourrons-nous exercer? Sans levier -et la notation peut en être un-, je crains qu'avec statut nous nous retrouviions parfois dans la même situation que
sans.
 
Je précise qu'avec la réputation de facho sanguinaire que je me traîne auprès de nombreux thuriféraires du statu quo, je peux sans crainte exprimer cette opinion qui n'engage que
moi.


thierry fabre 28/03/2010 13:29



A Moira


 


« Je ne parle pas de "notation et sanction" mais d'autorité nécessaire pour faire tourner la boutique plus facilement »


 


On est donc d’accord…


Mais, plus avant :


 


« Le distinguo est subtil »


 


C’est bien parce que ce distinguo est, non subtil, mais essentiel, qu’il est regrettable, Moira, que tu te laisses aller à négliger cette distinction importante. Ceux qui sont opposés à toute
idée de statut n’en font pas autrement que toi. A part vouloir sciemment ou inconsciemment, porter de l’eau à leur moulin, je ne vois pas trop l’utilité d’entretenir un mensonge que l’on nous
tient depuis trop longtemps…


 


La première fois où l’on a été reçu au ministère, c’était sous Jack Lang. Depuis, pas mal de ministres ont coulé sous les ponts
Aucun d’entre eux n’a jamais évoqué la notation administrative des enseignants du premier degré.


 


Confondre de ta part autorité et hiérarchie n’a ni sens, ni intérêt…

L’autorité, c’est l’exercice d’une responsabilité, et les moyens d’y faire face. Très différent de l’autoritarisme… Il s’agit simplement, sur les domaines où nous sommes responsables d’admettre
débats, échanges, mais, au final, de pouvoir trancher.

La hiérarchie, c’est le fait de pouvoir noter un instit. Point barre….


 


Si on veut faire aller notre boulot dans ce sens là, c’est une position respectable à condition de la dire clairement, et d’être capable d’énoncer en quoi cela facilitera notre tâche, au lieu de
la compliquer.


 


Mais, pour ma part, je considère que la reconnaissance de notre métier ne passe pas par sa transformation en « inspecteur-bis »


Et je remarque que tous les exemples que tu mets à l’appui de tes thèses relèvent de l’autorité, de la responsabilité, non de la hiérarchie…


 


Autant donc arrêter de mélanger tout, d’autres que nous le font à loisir…


 


Thierry fabre


 


 


 




Moira377 28/03/2010 11:14


"les IEN ne sont pas nos supérieurs hiérarchiques mais "un échelon hiérarchique""

Le distinguo est subtil, Pierrot. Crois-tu que les enseignants le font de cette manière ? Il me semble que non.
Je ne parle pas de "notation et sanction" mais d'autorité nécessaire pour faire tourner la boutique plus facilement. Pour la faire tourner normalement, simplement.
N'as-tu jamais entendu de dirlos regretter leur impuissance face à des adjoints qui multiplient retards, absence de surveillance, j'en passe et des meilleures...
Comme le dit Françou, n'y aurait-il que le dirlo qui puisse se faire remonter les bretelles su fait de l'insuffisance de ses collègues ?

Quant à la notation (au moins partielle), je n'y trouverais pas matière à scandale si elle nous était imposée. Après tout, pourquoi n'aurions-nous pas notre mot à dire si des collègues n'assument
pas leurs devoirs et responsabilités ? Faut-il accepter que notre école fonctionne plus ou moins bien (ou plus ou moins mal) simplement pour avoir la paix dans l'école faute de moyens de réagir
?
Trouves-tu normal qu'on fasse tant de cas de la "crainte épidermique des enseignants du premier degré de perdre leur
indépendance " ?
Indépendance = liberté de faire ce que je veux ?
Comment justifier que l'école soit le seul endroit où les gens qui y travaillent s'autorisent à faire ce que bon leur semble, sauf une fois tous les 3 ou 4 ans, durant 3/4 h quand l'IEN leur rend
visite ?
Et veux-tu me dire pourquoi la plupart des syndicats parlent toujours de "supérieur hiérarchique" en évoquant le statut de l'école et du dirlo ? C'est encore ce que fait le SE pendant son congrès.
Pourquoi donc ?


Pierrot 28/03/2010 09:43


Je veux bien le rererererdire Moira, un supérieur hiérarchique, dans la fonction publique, c'est celui qui à le pouvoir de notation et de sanction.
De fait, les IEN ne sont pas nos supérieurs hiérarchiques mais "un échelon hiérarchique".... Notre supérieur hiérarchique c'est l'IA.

Je sais, c'est de la nuance, mais les mots sont et doivent être porteurs de sens. Et, dans aucune de nos discussions avec le ministère, le problème ne s'est posé en ces termes.
On parle de responsabilité, d'autorité et de pilotage. Tout ce que doit définir le statut, JAMAIS de notation ni de possibilité de sanctionner.
Et, SI on veut bien élargir sa palette de couleur, on peut distinguer les lignes de clivage:
> le SNUipp, SUD pour le CMD, moyens donnés à la "direction".
> CGT, FO, statu quo avec plus de moyens aux Directeurs.
> CFTC, Avenir école, SNE, SGEN, et maintenant le SE, reconnaissance du directeur et évolution de l'école.
Courage ou pas, le SE a bougé ses lignes, en prenant des risques, et s'est doté des moyens internes à son organisation afin de rentrer dans la proposition, position moins confortable que la
précédente...

Maintenant il reste encore des divergences... mais les bases pour discuter sont là.