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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 21:27

                                       

Les candidatures se précisent. Les candidats rôdent leurs discours, avancent leurs idées. Les thèmes sont abordés les uns après les autres. Bref, les électeurs en savent chaque jour un peu plus et peuvent se forger leur opinion.

Tous les candidats se sont exprimés sur les problèmes de l’éducation. Chacun a indiqué sa vision de l’école. A environ deux mois du premier tour, les directeurs d’école pressentent que la reconnaissance statutaire qu’ils attendent depuis si longtemps est le cadet des soucis des présidentiables.


Dans son interview du 11 février au Figaro magazine, le candidat Nicolas Sarkozy déclarait : « Nous n'avons pas été au bout de la réforme de l'Éducation nationale. Les enfants ont changé, mais l'école pas assez. […] Il va falloir augmenter fortement la présence des adultes dans l'école. Considérer que la classe est le lieu de l'enseignement, et l'école celui de l'éducation. J'aurai l'occasion de faire des propositions sur le sujet ».

Pour lui, « augmenter fortement la présence des adultes dans l’école » ne signifie pas augmenter le nombre d’enseignants. D’ailleurs, il précise « Arrêtons de raisonner en termes d'effectifs : ceux-ci ont augmenté de 34 000 ces vingt dernières années alors que, dans le même temps, le nombre des élèves diminuait de 540 000 ». Il s’agit, à ses yeux, de modifier le statut des enseignants pour les contraindre à passer plus de temps dans l’établissement.

Suite logique à la proposition émanant de certains membres de l’UMP qui considèrent que le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux ne rapporte pas assez au budget de l’Etat. Le « 1 sur 2 » de la RGPP n’est pas d'un assez bon rapport. Ils proposent d’aller plus loin et de ne pas remplacer 2 fonctionnaires sur 3…


La suite de l’interview est également intéressante. Le candidat-président y évoque la nécessaire revalorisation de la fonction d’enseignant… Que ne l’a-t-il fait avant ? « L'un des enjeux sera de revaloriser fortement la fonction d'enseignant, d'améliorer leur formation et de réfléchir à leur mission ainsi qu'à leurs conditions de travail. L'idée selon laquelle ils devaient être moins payés parce que l'école était fermée cinq mois de l'année est une idée d'un autre âge. Ce sera l'un des chantiers les plus importants. Il faudra faire preuve d'imagination. On ne peut pas s'en tenir aux archaïsmes alors que nous sommes entrés depuis douze ans dans le XXIe siècle. »

On ne peut que lui donner raison d’améliorer la formation des enseignants… détruite par ses propres ministres de l’Education nationale. Refaire ce que l’on a défait… ou l’éternel recommencement…

Faut-il encore et toujours réfléchir à leur mission ? Les armoires du ministère débordent de notes, dossiers et rapports en tous genres sur le sujet…

Quant à la revalorisation financière… admirons cette façon d’apparaître comme le rempart face à ceux qui émettraient « l'idée selon laquelle ils devaient être moins payés parce que l'école était fermée cinq mois de l'année ». Qui sont-ils donc ces affreux réactionnaires qui pensent qu’il faudrait moins payer les enseignants ? Qui a gelé le point d’indice de la fonction publique ? Qui est responsable de la baisse des salaires nets au 1er janvier 2012 ?

Décidément, il va en faire des choses, Nicolas Sarkozy quand il sera président…


Côté challenger, François Hollande
a prononcé un grand discours sur l'Ecole et la Nation, à Orléans le 9 février. Dans un texte ne comprenant pas moins de 9162 mots, pas une seule fois l’on retrouve le mot « directeur » ni l’expression « statut du directeur d’école » ! Fallait-il d’ailleurs l’attendre du candidat socialiste ? Ses conseillers pour l’éducation avaient très clairement balayé le sujet. Bruno Julliard ne s’en cache pas : « Pour être très direct, je ne crois pas que la question du pouvoir ou de l’augmentation du pouvoir des directeurs d’école, encore moins la création d’un établissement public d’enseignement autonome soient une priorité. D’abord parce que c’est coûteux, ensuite parce qu’on a probablement d’autres chantiers prioritaires qui vont mobiliser et de l’engagement politique et de l’engagement économique. »


Fin janvier, le Font de Gauche a fait connaître ses « 12 propositions pour l’école de l’égalité ». On y trouve des mesures généreuses et une ambition réelle pour l’école : un plan de lutte contre les inégalités, la défense et la transformation de l’école maternelle, la refonte des programmes, la mise en place d’une réelle formation, l’augmentation du budget consacré à l’éducation, le rétablissement de tous les postes supprimés depuis 2007 et même la création d’un statut… de représentant de parent d’élève.

Un statut de représentant de parent d’élève… Cette mesure est-elle prioritaire par rapport à un statut de directeur d’école ? Le directeur sera-t-il donc le dernier dans l’école à ne pas avoir de statut ?

Comment s’en étonner lorsqu’on voit que le premier des 12 membres du groupe « le Front de Gauche pour l’Education » n’est autre que Gérard Aschiéri… Un nom bien connu des directeurs d’école.

En février 2010, Gérard Aschiéri achève son 3ème mandat de Secrétaire général de la FSU. Il est alors remplacé par Bernadette Groison.

Dans son numéro daté du 31 janvier 2010, « Libération » concluait ainsi le portrait de Gérard Aschiéri : « Il n’a ‘’pas de projet précis ’’ pour l’après-congrès, sinon ‘’ l’envie d’écrire autour des questions d’éducation et de syndicalisme’’ »

S’il n’avait pas de projet précis, il s’est rapidement trouvé une occupation puisqu’il a été nommé au Conseil Economique, Social et Environnemental, organisme qui ne sert plus à rien sinon à « recaser » certains personnages de la vie politique, économique et sociale. Bon salaire (4000 € brut) et belle retraite mise en cause par la Cour des Comptes.


Si du côté des candidats à l’élection présidentielle, on le voit, les directeurs d’école n’ont rien à espérer durant le prochain quinquennat, peuvent-ils au moins s’appuyer sur les forces syndicales ?

Depuis fin 2011, les syndicats enseignants semblent accuser le coup de la faible mobilisation et de la perte d’influence enregistrée lors des dernières élections professionnelles. La volonté affichée d’améliorer le sort des directeurs d’école par une meilleure reconnaissance de leur « fonction » n’a pas disparu mais peu nombreux sont ceux qui y croient encore.


Fidèle à sa stratégie habituelle, le SNUipp continue de s’entourer d’experts pour alimenter sa « réflexion sans tabou sur la direction et le fonctionnement de l’école ».

Le dernier « expert » en date n’est autre que Claude Lelièvre, historien de l’Education, fidèle soutien et conseiller de Martine Aubry lors des primaires socialistes pour désigner le candidat du PS à l’élection présidentielle. Décidément, on tourne en rond.

On tourne en rond, certes… Mais pas très rond car cet historien de l’éducation, professeur émérite d'histoire de l'éducation à la Faculté des sciences humaines et sociales Paris V-Sorbonne, agrégé de philosophie, connaît davantage l’histoire de la direction d’école que le métier de directeur d’école.


Le verbatim de son interview est édifiant !

« Il faut savoir que le primaire en France a un rapport tout à fait particulier à la direction d’école puisque ce sont des collègues et pairs parmi les pairs qui sont censés diriger, plutôt animer que diriger, et leur charge est de plus en plus importante. Donc, la question qui se pose c’est certainement moins une question de changement de statut, c'est-à-dire qu’ils soient d’un autre corps que celui dans lequel ils sont parce que les enseignants tiennent beaucoup à ce qu’ils soient des collègues parmi les collègues.

C’est la tradition du primaire en France. C’est pas vrai dans bon nombre d’autres pays. C’est pas vrai dans le secondaire. Mais en revanche, il y a un manque de reconnaissance de leurs difficultés, de leur temps de travail… euh… des difficultés qu’ils ont à effectuer certaines tâches parce qu’elles sont multipliées, parce qu’il y a de nouveaux outils qui les pourchassent par mails et donc, là, il faut peut-être faire émerger l’idée d’un métier, d’une reconfiguration du métier, d’une pleine reconnaissance de ce métier et pas tellement la reconnaissance d’un autre statut, d’un autre corps parmi d’autres corps…

Au départ, au fond, le directeur était considéré comme un chef, un p’tit chef. D’ailleurs, à l’origine on disait, on dit encore mais pas dans le même sens, il y avait un directeur et des adjoints. Au fond, le directeur était considéré comme le titulaire qui s’adjoignait des suppléants et qui avait autorité et c’est seulement en 1908 qu’il y a eu une sorte de contrepouvoir organisé avec la création du conseil des maîtres pour qu’il y ait un contrepouvoir collectif au pouvoir du directeur sur le plan pédagogique. Donc, de ce point de vue là, on peut dire que c’est un acquis de l’évolution du corps mais que, au départ, c’était un p’tit chef. Mais personne ne veut le retour des p’tits chefs. Je ne pense pas non plus que les directeurs veulent être des petits chefs… »


« C’est la tradition du primaire en France ». Tout est dit. La marionnette de Philippe Lucas, dans les guignols de Canal+, ajouterait sans doute : « c’est comme ça, pis c’est tout ! »…

Pas le moindre début de commencement de réflexion sur l’évolution du métier de directeur et de ses nouvelles responsabilités au sein de l’école du XXIème siècle.


Souhaitons au candidat du PS de ne pas trop s’appuyer sur des conseillers empreints d’un tel conservatisme car l’école de la République risquerait de se retrouver bien vite au niveau de celle de 1908.

Edifiant, attristant et affligeant…

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

LUCIEN 26/02/2012 11:39


@ Che


Un peu dans le même esprit... Je m'en vais aussi. "Sages"? "moutonniers"?  "apeurés?", "réformistes"?  Je ne sais pas quel est l'adjectif... Mais si
on veut rester pragmatique, l'angle qui s'est imposé dans le combat des dirlos a foiré.


 


Voilà les propos, tes propos que je critique , par manque de connaissance , d’informations,


sache Che , que beaucoup de collègues du GDID n’ont pas eu peur d’entrer dans l’ action ,


en défendant des collègues auprès des IA et directement , physiquement mais aussi par


courriers  …donc « apeurés » Non !


« moutonniers » idem, car il faut en avoir pour aller dans des RIS défendre le point de vue du GDID.


« réformistes » voilà un mot que je n’apprécie guère , il laisse entendre un changement important or les changements se font par touches successives avec l’évolution de
bien d’autres paramètres dont les mentalités…


L’angle qui s’impose est celui que veulent bien lui donner ceux qui participent à leur manière à une demande de changement.


L’angle , c’est le collectif qui le décide.


Un peu trop excessif Che non ? 

Pzscal Oudot 22/02/2012 23:25


Deux zabrutis au cerveau ramolli ou l'art de parler de n'importe quoi pour justifier l'invraisemblable... La profondeur de la bêtise de certains m'épatera toujours! Quant au syndicat de dégonflés
minables et incultes qu'on appelle le snuipp, il n'a besoin de personne pour se vautrer dans l'incompétence, l'inutilité, le clientélisme et autres joyeusetés: ses cadres pantouflards qui
émargent joyeusement au budget de l'Etat en se reposant les panards sur leurs bureaux, ou en se faisant offrir des retraites plus que dorées aux frais de la princesse, savent parfaitement se
décrédibiliser ou se ridiculiser sans qu'on les aide. Et je n'évoquerai que pour mémoire l'inénarrable et hilarante justification apportée plus haut par qui vous savez avec une candeur qui en dit
long sur la considération que l'individu en question a pour notre intelligence. Merveilleux! Je sens que je n'ai pas fini de me réjouir...


 


Ceci écrit, je vous rappelle que je veux, que nous voulons, malgré le snu, malgré les ignorants, malgré les sourds ou les imbéciles, UN STATUT POUR LES DIRECTEURS D'ECOLE !

Pierre Lombard 22/02/2012 18:38


"Alors, j'ai souhaité rétablir certaines vérités." 

hreip 22/02/2012 18:26


On recentre un peu SVP :


"Les directeurs d’école ou les grands oubliés de la campagne présidentielle…    "

Théo62 22/02/2012 17:57


Si j'ai parlé de Gérard Aschiéri, c'est parce qu'il en est question dans l'article et en des termes pas très flatteurs. Alors, j'ai souhaité rétablir certaines vérités. Voilà tout. Mais, même ça,
on dirait que ça vous dérange ! C'est fou, non ?

denis08 22/02/2012 15:21


Théo et ses sempiternels problèmes de lecture... (c'est un instit FSU qui t'a appris à lire ?)


Ce n'est pas le Monde qui dit que Aschieri etc. C'est Aschieri qui le dit,  cité par le Monde. Nuance de taille.


Ceci étant dit, ça ne me choque pas qu'Aschieri aille faire autre chose que prof à 58 ans : après de si longues (très longues) années à la tête de la FSU, refaire cours, ça vous a un un arrière
goût fadasse... Il causait aux ministres et au chef du gouvernement, faudrait qu'il cause à un chef... d'établissement... La dèch...


C'est simplement ta justification qui m'a bien fait marrer, Théo. Ouahou !!! Devant les courageuses positions prises par la FSU face aux ministres de l'EN, il aurait mis sa vie en... péril ?,
allez, en danger.... d'être embêté par d'obscurs fonctionnaires (ouh les vilains) sous la coupe desquels il aurait dû revenir s'il avait repris son poste d'enseignant !!! (des noms !, des noms !)
Ce n'est plus la République, c'est l'Etat français et le régime de Vichy ! MDR !


Mais en fait, tu sais, Théo, Aschieri, on s'en contrefout.

henri 22/02/2012 10:43


Si "Le Monde" le dit, nous n'avons tous qu'une chose à faire : nous taire...


À ce degré d'âneries...

Pierre Lombard 22/02/2012 10:07


... Que rien dans ce que tu rapportes ne contredit ce que j'ai écrit.


Aschiéri n'a pas besoin d'une carte du "front de gauche" (tout à fait respectable par ailleurs). Ce qui serait "surprenant" c'est de l'entendre ailleurs.


Voilà qui décrédibilise un peu plus ceux qui ne pensent qu'à attaquer les représentants du SNUipp quand
ils s'expriment ici uniquement parce qu'ils sont au SNUipp...


Jouer les victimes semble faire des émules... et dans émule il y a "é"...


Puisque vous ne vous présentez ici que comme des représentants du SNUipp, il est naturel que l'on vous reproche
l'ambivalence du SNUipp.


Mais ce qui était ridicule c'est quand tu justifie le pantoufflage d'Aschiéri par un risque de persécussion de
son IEN...


On peut parler de G.Castelli si tu préfères... 

Théo62 22/02/2012 09:43


L'autre jour, on m'a raillé quand j'ai écrit : 
"il ne me paraît pas anormal de faire profiter des groupes de réflexion de la compétence et de
l'expérience accumulée par Gérard pendant tant d'années. Je pense que tout le monde peut s'accorder sur ce point." 


Aujourd'hui, c'est le journal Le Monde qui dit la même chose, je cite :
" Gérard Aschieri, qui n'est pas encarté, dit avoir trouvé dans cette campagne (celle du Front de Gauche) "une forme qui respecte l'indépendance des syndicats et qui permet à des militants syndicaux d'utiliser leur expérience sans être membre d'un parti"."

Qu'en dis-tu Pierrot ? C'est une absurdité quand c'est moi qui le dis et ce serait la réalité quand c'est Le Monde ?
Voilà qui décrédibilise un peu plus ceux qui ne pensent qu'à attaquer les représentants du SNUipp quand ils s'expriment ici uniquement parce qu'ils sont au SNUipp... 

Pierre Lombard 20/02/2012 08:03


car vraiment le rapport n'est pas clair. Au final, il en est même un peu décrédibilisé.


ça dépend de quoi on parle.


• Si c'est juste pour affaiblir encore plus les syndicats, je suis d'accord avec toi. Surtout que le MEDEF et encore plus la FNSEA sont montré d'un doigth plus interrogateur que les syndicats.


 


• Si c'est pour expliquer leur faiblesse, pointer ces dérives me semble salutaire pour montrer la nécessité de réformer le système. Je ne vois pas comment on peut continuer à voir ce paradoxe:
des moyens quiaugmente dans d'importantes proportions et le nombre d'adhérents qui diminuent dramatiquement. (et ce n'est pas faute de proposer des actions radicales )


Quand tu lis Théo expliquer le pantouflage d'Aschiéri, ça fait peur. Quand tu lis qu'un secrétaire national du SNUipp s'est reconverti dans le "E-Learning" ça fait peur.


Tant que l'on pourra mentir impuniment (puisque cela n'a aucune incidence sur les moyens, au contraire...) on aura ce genre de dirigeant.


Il y a quand même des éléments qui laissent penser que les faits mis en lumière dans ce rapport sont plutôt vrais:


- explication embarrassée des groupes parlementaires qui ont rejeté le rapport.


- Même mis en cause, accord de la cfdt qui publie les verbatim de son audition.


- risques judiciaires que prennent Perrichot et le Point en publiant un rapport rejeté.


 


Pour dire que, comme dans la plupart des cas, ce n'est pas le thermomètre qu'il faut casser.

merlin 19/02/2012 23:10


On connaissait les niches ficales, nous voila à évoquer les niches syndicales ( Ah  c'est vrai l'expérience acqusise!) , allez encore un petit effort pour nous détailler les autres postes "
à profil" qui hantent nos Académies....merci pour tous les instits qui bossent devant une classe.

che 19/02/2012 19:20


Merci Pierrot.. J'suis donc pas encore totalement gâteux, car vraiment le rapport n'est pas clair. Au final, il en est même un peu décrédibilisé.


@ Théo


Je ne vois pas vraiment pourquoi critiquer l'action du GDID ("Cest un renegat qui dit cela, Lucien, à la suite du fil précédent...) Elle est cohérente avec la stratégie adoptée par le GDID. On peut ne pas lui voir d'avenir, mais elle a la cohérence des
choix effectués. Sera -t-elle efficace? Ben c'est difficile à savoir, mais qui ne tente pas n'a pas (Difficile de "proposer une action efficace au préalable" Lucien..). l'action ne "gêne" pas d'autres actions éventuelles d'autres organisations qui ont choisi d'autres voies. Donc je ne vois pas
ce que l'on peut reprocher.


Maintenant, Alain, inutile de se mettre en colère. Ceux qui ne sont pas au GDID ne sont pas en accord avec la stratégie qui prévaut à l'action que vous menez. Sinon ils seraient membres. Donc
c'est logique qu'ils n'adhérent pas forcément


che

henri 19/02/2012 07:58


Ainsi donc (merci Lionel pour ton commentaire !) il est admis que la technique du pantouflage existe aussi dans l'EN ; beaucoup le savaient mais le voir confirmé par certains commentateurs relève
du comique.


Le pantouflage pour éviter les représailles ? Peut-on étendre l'argument à des collègues directrices et directeurs mis à mal par leurs "équipes", contraints de quitter leur fonction-métier par
des IA, craintifs (les IA) de devoir s'en prendre à ces mêmes équipes pour leur dysfonctionnement ? Deux poids, deux mesures : les représailles, ce n'est bon que contre certains, très fortement
dévoués au fond au pantouflage qu'ils ont déjà exercé du temps où ils bureaucratisaient...Preuve du peu de sérieux de ces individus et de leur courageux combats en d'autres temps : comme si s'en
prendre à eux, une fois quitté leur poste, relevait d'une répression d'un autre âge.


Fort heureusement, tout le monde n'est pas ainsi ; vous aurez certainement en tête des contre-exemples (je songe pour ma part à une directrice d'école maternelle, devenue CP, et qui, après deux
ans d'exercice à ce poste, lassée et, disons-le écoeurée par l'environnement, est revenue devant une classe, à deux ans de son départ en retraite ! Respect !)

Lionel 18/02/2012 22:37


Théo, tu écris :


"Je pense qu'il (Gérard Aschieri)n'était pas possible de lui dire de reprendre sa classe à 58 ans après de telles responsabilités à la tête d'une grande centrale syndicale. Vous
imaginez les possibles représailles de quelques administratifs zélés heureux de s'en prendre à quelqu'un qui a mené la vie dure aux différents ministres de l'EN."



Les représailles ? Quelles représailles ? Qu'aurait-il eu à craindre de qui que ce soit s'il avait simplement fait son travail d'enseignant ? Là, honnêtement, je ne vois pas. Quand aux
"administratifs zélés" à la botte du pouvoir, ça sentirai pas un peu des relents vichystes ? Faut quand même pas exagérer.


Et puis c'est vrai qu'à 58 ans, il fallait bien lui refiler un steack bien gras pour le remercier du soutien qu'il avait apporté au démantèlement de notre grande maison, par les postures de son
syndicat, par les propos souvent caricaturaux qu'on repris d'ailleurs le triste Sihr et la bonne Josette. Il se srait déshonoré le Gégé à revenir mettre les mains dans le cambouis, en bas, près
des enseignants de base.


La grandeur d'une personne ne se mesure qu'à sa capacité à reprendre sa place dans l'anonymat de ses pairs une fois les responsabilités vonfiées par ceux-ci achevées.


 


"Puis, il ne me paraît pas anormal de faire profiter des groupes de réflexion de la compétence et de l'expérience accumulée par Gérard pendant tant d'années. Je pense que tout le monde peut
s'accorder sur ce point. "


Certes pas, Théo. Le CESE ne sert à rien, si ce n'est à verser à des amis du pouvoir de confortables émoluments en échange de leur servilité ou de leur futur soutien. Alors, le Gégé, il a pondu
quoi au CESE depuis sa tonitruante entrée ? Pas un mot, pas un rapport. En même temps, il n'y avait peut être plus d'armoire à caler.

doudou 18/02/2012 16:21


C'est vrai, le chiffre de 1500 adhérents est franchement exagéré. Aujourd'hui, à l'heure H il y a 1494 membres à jour de leur cotisation. A 20
euros la cotis, plus pas mal de dons, car nombreux sont ceux qui versent plus, ça fait un joli petit trésor de guerre.


C'est ce qui nous permet entre autres de payer une secrétaire avec un contrat de droit privé. Car au GDID on a pas les moyens de l'Etat mis à disposition (voir plus haut dans ce fil de
commentaires). On peut dire (pas comme d'autres) que le GDID vit sur les seules cotisations des adhérents. C'est beau la liberté quand on peut se la payer. Certains ne peuvent pas en dire
autant... Collabo? Le terme est sans doute un peu fort... mais pas dénué de toute vérité... C'est plus compliqué que ça.

Pierre Lombard 18/02/2012 16:17


Faut pas t'énerver Alain Rei ! C'est jamais bon signe, collègue.


C'est sûr que toi, et ceux comme toi, n'ont pas besoin de s'énerver.


Qu'est-ce que ça peut vous foutre le sort des enseignants?


Casé Tranquilou, pas  besoin d'adhérents ni de résultat, on s'arrange légalement avec celui qui a le pouvoir et que l'on dit combattre pour se partager le magot. Donc pas besoin d'adhérents.
On compte les jambes dans les manifestations et on divise par 2, non, pardon, on multiplie par 2...


Et roule pépère.


Mieux, on passe devant tout le monde à l'avancement de carrière!


Et tu voudrais nous faire croire que tu es prêt à mordre la main qui te nourrit, qui te caresse, que tu lèches...


 


@ Che.


moi non plus je ne comprend pas bien, et le rapport met aussi, surtout, en cause les organisations patronales, la FNSEA... TOUS!


 C'est un système généreux, mais exigeant...


Les hommes qui en ont eu la charge n'ont pas été à la hauteur. Et c'est scandaleux parce ce que ils sont ceux qui prétendent représenter les salariés, nous... 


 


J'avais entendu une proposition qui m'avait semblé folle, mais...


Obligation d'adhérer à un syndicat. Adhésions seules ressources.


Je crois que les centrales seraient déjà moins noyautés, auraient de vrais compte à rendre et se bougeraient pour proposer quelque chose...


 


Existe-il un "comité d'entreprise" à l'EN?

Gregoire 18/02/2012 15:27


Il est vrai à lire le candidat Président que c'est un peu le pompier pyromane qu s'exprime. Mais on cherche toujours le mot directeur chez les autres candidats ( désolé j'exclue Marine ).


Quant au sort malheureux de ce pauvre Aschéri, il y a belle lurette que mon opinion est faite : le nouveau ascenseur social d'appelle syndicalisme. Reprennez la liste des derniers secrétaires
nationaux et googolisez la . Aucun n'est revenu mettre les mains dans le cambouis. Pire le tout premier a monté sa boîte privée de soutien scolaire ( je l'en blâme pas mais de la ensuite à donner
des leçons... )


Bravo au GDID pour le boulot : il n'y a que les arbres à fruits qui recoivent les pierres des Théo. Eux ils ne risquent pas grand chose. C'est du bois mort.

Pierre Lombard 18/02/2012 15:24


Le lien méchappe, Pierrot, entre mon intervention pour éclairer la situation de Gérard Aschiéri et ton assertion concernant le rapport Perruchot... Rien à voir.


Cherche bien... 


De la part d'un délégué syndical, pote d'Aschiéri, dire dans le même paragraphe que les dirlos vont mal, ce que vous faîtes ne sert à rien et vous trompez les dirlos, sans rien proposer... ça
c'est lénifiant.


C'est même se placer en position de faiblesse par rapport au GDiD.


Et tant mieux que tu sois d'accord avec Thierry. 


Quel est le but que VOUS recherchez, vu que VOUS n'êtes pas Madame Soleil, quand VOUS annoncez péremptoirement que nous serons reçus par des seconds couteaux?


Briser un élan...


Si cela ne sert à rien d'interpeller les candidats, pourquoi la FSU signe-t-elle l'appel de Bobigny, ou celui des RASED?


Tout ce que vous avez à proposer, plutôt à opposer, c'est cet ITW abrutissant d'un "sociologue-expert" qui radote.


Vous ne devez pas en être bien fier d'ailleurs, parce que vous le cachez plutôt que le montrer...


 


• Le GDiD n'a jamais compter autant d'adhérents à jour de leur cotiz.


• On "fait du lobbying" avec 2 grosses centrales syndicales, avec la première fédération de Parents, avec l'influente ANDEV...


• on a plusieurs dépêches AEF


• LE GDiD fait la une de VOusNousIls


... Si c'est ça être en perte de vitesse, on garde!


 


Si tu t'occupais plutôt de la perte de vitesse du SNUipp. 


À la remorque du SE pendant les élections sur le dossier des dirlos, combien de perte d'électeurs? sans parler de la fuite des adhérents.


 


On sait bien que tout responsable d'association ou de groupement a toujours tendance à gonfler ses effectifs. Pas vrai ?


Ben, chez nous ce n'est plus le cas, nos fichiers sont maintenant à jour. 


ça nous a coûté 2, 3 départs...

Rouge 18/02/2012 15:17


C'est fou ce qu'on peut trouver d'intéressant sur la toile. Il y a même des infos "surprenantes".


Et à propos du soutien scolaire coté en bourse qu'évoque Ségolène et 
de contacts avec les syndicats, n'oublions pas l'info écoeurante 
qu'avait dénichée un membre de Sauver les lettres :

"Ainsi peut-être ne savez-vous pas que Daniel Le Bret(professeur des 
écoles, ancien secrétaire général de la FSU, ancien secrétaire général 
du SNUIPP, ancien membre du Conseil supérieur de
l'Education, conseiller 
de Dominique Voynet, instituteur et éditeur (???), membre du jury des 
classes ZEP à Sciences Po), est devenu directeur de Paraschool, 
c'est-à-dire d'une entreprise
spécialisée dans le E-LEARNING ?  "Sur 
la base de notre savoir-faire et de notre technologie, nous sommes 
capables de vous fournir une solution éducative globale en ligne . (bla bla
bla....)." 
à qui profite le crime ?

Gégé 18/02/2012 14:57


Faut pas t'énerver Alain Rei ! C'est jamais bon signe, collègue. Je comprends ton agacement mais tu crois que ça ne nous pèse pas à nous aussi de ne pas être entendus sur des dossiers importants.
Regarde, en ce moment on se bagarre contre les IA sur les problèmes du mouvement où certaines académies veulent mettre en place des règles inacceptables.
Et je ne te parle même pas des difficultés à nous faire entendre sur la carte scolaire avec les milliers de postes supprimés. 
Alors, tu vois, c'est bien beau d'écrire à tous les candidats mais il y en a UN qui devrait être exclu de cette liste : celui qui a tout démoli et qui fait le beau maintenant !
A quoi ça sert de lui demander ce qu'il compte faire pour les dirlos ou pour l'école ? On connaît tous la réponse. Voilà cinq ans qu'il nous la met en pratique. 

nat 18/02/2012 12:40


"Un statut de représentant de parent d’élève"  
Ils s'y sont mis à combiens de cerveaux pour sortir ça ? On n'a jamais eu autant de problèmes que depuis que Jospin a fait entrer les parents dans l'école !!! 
Ils ont au moins dû faire appel au grand expert Claude Lelièvre, non ?  Lui et son histoire de petits chefs... trop
drôle !!!

REI Alain 18/02/2012 12:37


 


Vous voulez quoi ?


Le grand soir, la Révolution ?


Vous n’êtes jamais contents. Alors organisez enfin l’action qui nous fera voir la réponse à nos demandes réalisée. Si vous
pensez, sans rougir , que vous pouvez faire mieux alors oui foncez et sans doutes tous nous vous suivrons !!!


Mais en attendant nous au GDiD  nous essayons avec nos modestes moyens et notre
force de conviction d’un peu faire avancer les choses.


Alain REI

Théo62 18/02/2012 11:55


Le lien méchappe, Pierrot, entre mon intervention pour éclairer la situation de Gérard Aschiéri et ton assertion concernant le rapport Perruchot... Rien à voir.

L'opération qui consiste à interpeller les candidats, ça s'appelle du lobbying. Tout le monde le fait mais ça ne rapporte rien que des promesses à moins de représenter une force économique très
puissante.
Qu'est-ce que tu vas récolter ? De vagues phrases lénifiantes du style langue de bois, des réponses floues dans lesquelles chacun pourra y trouver ce qu'il veut y voir ? Faut pas t'attendre à
autre chose.
Tu vois, doudou dis donc, moi je suis assez d'accord avec Fabre qui s'interroge sur "la possibilité 
que quelques rencontres avec les seconds couteaux du PS, de l’UMP, du Front de Gauche ou du Modem puissent faire évoluer les choses, en deux mois de campagne présidentielle". C'est
une évidence et il ne faut pas faire semblant d'y croire. Vous allez encore tromper les collègues et les décevoir fortement.
Comment expliquer autrement la perte d'influence de l'association de dirlos ? Son président nous annonce 1500 adhérents. Je me souviens avoir lu, ici même, les années précédentes que c'était
>2000. On nous disait aller vers les 2500-3000...
Et encore, on peut douter des 1500 annoncés. On sait bien que tout responsable d'association ou de groupement a toujours tendance à gonfler ses effectifs. Pas vrai ?

doudou 18/02/2012 11:33


Info:


Nous en sommes à plus de 400 collègues qui nous ont fait retour de leur envoi de mails aux présidentiables. Ce ne sont sûrement pas les seuls.


Le tout dernier:


Bonjour,
Je viens par la présente vous informer que j'ai envoyé le message concernant l'avenir de l'école primaire aux candidats à la présidentielle.
Vous félicitant et remerciant pour l'énorme travail que vous effectuez.

che 18/02/2012 11:33


" il estime que 28 000 ETP (équivalents temps plein), pour un total de 1,34 milliard d'euros, sont destinés aux activités syndicales dans la fonction publique.
Pour le privé, le total des heures de décharge est évalué à 1,6 milliard par an.


L'essentiel de ces heures, dans le public comme dans le privé, est destiné à la gestion, en interne, des institutions représentatives du personnel, et non à la vie syndicale. Mais le rapport
souligne que les personnels détachés à temps plein dans les syndicats viennent surtout de la fonction publique, les règles juridiques étant plus complexes pour le privé."


Je ne comprends pas bien... Donc les ETP "syndicaux" dans la fonction publique sont moins nombreux (ils coutent moins chers) ou sont ils plus nombreux mais moins chers car les salaires
équivalents sont plus bas?Si je comprends bien la fin, dans le privé on a des décharges plutôt partielles, mais plus nombreuses et en revanche plutôt totales mais moins nombreuses dans le public?


che

Pierre Lombard 18/02/2012 10:45


Sur Gérard Aschiéri, c'est totalement injuste. Je le connais et je peux témoigner que ce n'est pas du tout un
profiteur du système.


Ouf, me voilà rassuré... Argent des syndicats: l'intégralité du rapport Perruchot paur dans le point:


Dans Le Monde:


Du côté syndical, la part des ressources externes est encore plus importante. Le rapport la chiffre entre 3
et 4 milliards d'euros par an avec les heures de décharges syndicales des fonctionnaires et des délégués du personnel dans le privé. Quand il calcule la part des ressources qui seraient issues
des cotisations ou des recettes propres, le rapporteur arrive au chiffre frappant de 3 % à 4 % seulement. Selon des extrapolations un peu hasardeuses, il estime que 28 000 ETP (équivalents temps
plein), pour un total de 1,34 milliard d'euros, sont destinés aux activités syndicales dans la fonction publique. Pour le privé, le total des heures de décharge est évalué à 1,6 milliard par
an.


L'essentiel de ces heures, dans le public comme dans le privé, est destiné à la gestion, en interne, des institutions représentatives du personnel, et non à la vie syndicale. Mais le rapport
souligne que les personnels détachés à temps plein dans les syndicats viennent surtout de la fonction publique, les règles juridiques étant plus complexes pour le privé.


Les recettes publicitaires des publications syndicales sont aussi mises à l'index. Si la CFDT en tire 150 000 euros, leur montant s'élève entre 1 et 1,7 million d'euros pour la CGT et 800000
euros pour Force ouvrière, selon le rapport. Cela pose "la question de l'indépendance de l'organisation syndicale àl'égard des entreprises", estime le document.


Enfin, le rapport ajoute que 500 millions d'euros sont distribués chaque année par les sociétés pour financer la gestion des comités d'entreprises. Quelques dérives dans leur gestion –
notamment dans certaines entreprises publiques dont la SNCF –, sont montrées du doigt.


... 

Théo62 18/02/2012 10:06


Deux ou trois petites remarques sur l'article...
Complètement d'accord avec la partie consacrée à Sarkozy. C'est vrai qu'on risque de voir s'aggraver la RGPP qui a produit assez de catastrophes comme ça !
Sur Gérard Aschiéri, c'est totalement injuste. Je le connais et je peux témoigner que ce n'est pas du tout un profiteur du système.
Je pense qu'il n'était pas possible de lui dire de reprendre sa classe à 58 ans après de telles responsabilités à la tête d'une grande centrale syndicale. Vous imaginez les possibles représailles
de quelques administratifs zélés heureux de s'en prendre à quelqu'un qui a mené la vie dure aux différents ministres de l'EN.
Puis, il ne me paraît pas anormal de faire profiter des groupes de réflexion de la compétence et de l'expérience accumulée par Gérard pendant tant d'années. Je pense que tout le monde peut
s'accorder sur ce point. 

Rouge 18/02/2012 08:32


Si c'est pas malheureux quand même. Comme si elle n'était pas assez haute dans les sondages.


http://www.marinelep...a-nation/ecole/
Avec ce passage:
"La priorité : le redressement de l’école primaire
-  primaire doit donc être réformée en profondeur. Il faut en particulier revoir le statut de l’école, créer un nouveau type d’établissement public sur le modèle des collèges et
lycées.
- En parallèle, un statut du directeur d’école devra lui donner les moyens d’accomplir complètement ses missions. Une revalorisation de la rémunération et une amélioration du
régime de décharge sont indispensables pour pallier les problèmes actuels de recrutement, qui sont préoccupants."