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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 16:44

 

S’il est maintenant admis par les responsables politiques (ministres, parlementaires, chargés de missions, IGEN…) que la « fonction » de directeur d’école est devenue un « métier » à part entière, il est navrant de constater que de grosses résistances subsistent encore, notamment chez les syndicats enseignants.

Politiquement frileux, aucun des différents ministres de l’Education n’a osé affronter ces résistances (oppositions parfois) qui sont un frein à une véritable reconnaissance institutionnelle. Or, cette reconnaissance institutionnelle passe par un statut juridique de directeur d’école fortement réclamé par 93 % des collègues.

 

Ce statut doit-il s’accompagner de la création d’un corps de directeurs d’école ? Effectivement, la question du statut peut aller de pair avec celle de la création d’un nouveau corps. Nouveau métier, nouveau corps, nouveau statut... Nous sommes nombreux à le penser et à le souhaiter. Hélas, nous avons toutes raisons de penser que ce n’est plus possible. En effet, c’est à contre-courant de la restructuration de la fonction publique qui, dans le cadre de la modernisation de l’Etat, procède à une fusion des corps existants et à leur regroupement en grandes filières de la « fonction publique de métiers ».

C’est ce que nous avions déjà indiqué, le 12 mai 2008, dans un article intitulé « La création d'un corps des directeurs d'école : hautement improbable ». Nous rappelions alors la volonté du gouvernement de réduire le « déterminisme » lié au statut de l’agent et simplifier l’organisation statutaire de la fonction publique de l’État.

 

Nous écrivions aussi :

 

« En lieu et place des quelque 700 unités statutaires actuelles de l'Etat (plus de 500 corps et environ 150 statuts d’emplois) relevant du statut général (c’est-à-dire hors militaires, magistrats judiciaires et agents des assemblées parlementaires), il est proposé de mettre en place un nombre restreint de « cadres statutaires » regroupés en quelques grandes filières professionnelles. Les actuels corps seraient fusionnés pour constituer ces nouveaux cadres statutaires. Les statuts d’emplois seraient supprimés. Chaque cadre serait doté d’un statut pris par décret.

Il est possible d’identifier sept filières professionnelles : filière d’administration générale ; filière financière et fiscale ; filière sociale ; filière de l’éducation et de la recherche ; filière culturelle ; filière technique ; filière de la sécurité.

Comme dans la fonction publique territoriale, le concept de filière professionnelle n’aurait pas de portée juridique. Un décret unique pourrait fixer les statuts de l’ensemble des cadres statutaires de chaque filière.

Les agents des cadres statutaires de l'ensemble des filières professionnelles auraient vocation à exercer leurs fonctions dans toutes les administrations (même si la correspondance entre certains cadres statutaires et certaines administrations serait plus marquée : tel est notamment le cas pour la filière de l'éducation). En effet, contrairement aux corps actuels qui sont, en général, liés à un ministère donné, un cadre statutaire correspondrait, on l'a dit, à un ensemble de qualifications et de métiers pouvant être exercés dans l'ensemble des administrations ».

 

Deux ans plus tard, où en est cette réforme ?

Un « point d'étape du programme de fusion des corps dans la fonction publique » a permis de mesurer le degré d’avancement de la réforme. Silencieusement, dans le cadre de la RGPP et appuyée sur le « livre blanc sur l’avenir de la fonction publique », la réforme se met en place. En avril 2009, il fut même décidé de donner un coup d’accélérateur aux fusions de corps et de cadres d’emplois.

 

« Depuis 2005, le Gouvernement a conduit un programme de fusion de corps important permettant d'ici au 1er janvier 2010 de passer de 685 à 380 corps :

 

-       305 corps auront été supprimés entre 2005 et 2010 soit près de 50 % de réduction (la quasi-totalité est déjà effective)

-       Plus de 80% des fusions ont concerné les catégories C (254 sur les 305) dont le nombre de corps a lui même été réduit de 80 %.

 

Au 1er janvier 2010, la Fonction publique de l'Etat se décompose en 380 corps dont :

-       Catégorie A : 223 (60 %)   

-       Catégorie B : 91 (25 %)

-       Catégorie C : 66 (15 %)

 

La réduction du nombre de corps a permis que la Fonction publique de l'Etat concentre aujourd'hui 90 % de ses effectifs sur 140 corps. C'était plus de deux fois plus en 2005 (340 corps). En revanche, 124 corps comptent moins de 150 agents chacun. »

 

Nous sommes actuellement dans la mise en œuvre de la troisième orientation du Livre Blanc ("refonder et simplifier l'organisation statutaire générale pour construire une fonction publique de métiers") qui devrait aboutir à la fusion de corps et d'extinction de corps (notamment les plus petits).

 

Dans ces conditions, il semble vain de réclamer la création d’un corps spécifique de directeurs du 1er degré. En bonne logique, dans le cadre du regroupement des métiers, la reconnaissance statutaire devrait plutôt s’accompagner d’un reversement des directeurs d’école dans le corps des personnels de direction de l’Education nationale.

Ce corps, mis en place par le décret « René Monory » no 88-343 du 11 avril 1988 pour répondre à la situation nouvelle créée par les lois de décentralisation (1982-1983), comprend les proviseurs, les principaux mais aussi leurs adjoints. Les directeurs d'établissements d'éducation adaptée et spécialisée (EREA – ERPD) appartiennent souvent au corps des personnels de direction de l'éducation nationale.

 

« Un corps unique affirmerait une reconnaissance institutionnelle indispensable à une égale reconnaissance des diverses tâches ». Telle est la proposition de la CFDT pour les différents cadres d’emplois d’inspecteurs. Ne pourrait-on appliquer ce principe aux directeurs d’école dont le métier s’apparente de plus en plus à celui des chefs d’établissement ?

Ne pourrait-on également, comme le fait le SGEN-CFDT pour les inspecteurs, revendiquer « un concours unique pour un corps unique, adapté aux spécificités de la fonction » ?

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

gourgeul 02/06/2010 17:36



merci pour ces infos utiles!



Grégoire 05/05/2010 14:57



me semble adapté à la situation des écoles primaires aujourd'hui et qui, brutalement   dérive  en se transformant en revendication d'un  statut unique de personnel de
direction.


Effectivement personne ne demande cela, C'est au mieux une mauvaise interprétation de nos écrits au pire un fois de plus la démonstration que les procès staliniens ont encore de beaux jours
devant eux.


Je le répéte encore : qu'importe le flacon pourvu qu'on est l'ivresse. La question n'est pas de savoir sous quelle forme juridique mais quand la légitime revendication d'une reconnaissance
statutaire sera satisfaite. Parce que pendant que les gens d'ici restent gentiment assis sur leur steack, d'autres s'usent la santé ( et c'est peu dire ) à faire tourner la machine.


C'est un peu présompteux de vouloir avec nos petits bras musclés ici dire quelle doit être la formule juridique magique. Bien sûr on peut y réféchir mais de là où on est . La seule chose qui ne
souffre pas de ldiscussion c'est la réalité du métier de directeur. C'est déjà difficile de le vivre mais à lire certains commentaires il me prend parfois ( bien que j'use de la netétiquette )
des envies de mordre.



Pierrot Lombard 05/05/2010 14:53



@ Bruno


Caricaturer mes propos?


ça ne serait pas la première fois. Je rappelle 


Non, je ne dis pas que la reconnaissance du dirlo par un statut règlera tous les problèmes de l'école. 


Je répondais à Densi qui mettait en avant la réalité du fonctionnement du 1er degré. 


Et c'est un grand classique que de débiner en s'appuyant sur un statu quo fantasmé..., or, le constat n'est pas brillant.


Et si la reconnaissance du dirlo n'est pas LA solution miracle, les spécialistes pointent AUSSI l'absence de pilotage (pas de caporalisation) dans les sources des difficultés que rencontre
l'école. 


 



thierry fabre 05/05/2010 14:16



"...en se transformant en revendication d'un  statut unique de personnel de direction...."


 


Qui le demande, gros malhonnête ?


Nous ? Non...


Alors, va bosser, comique, mets le nez dans une école, de temps à autre, et tu viendras après nous dire ce que tu en penses...


 


Thierry fabre


 


PS C'est amusant, l'évolution de ce site... Il semble y avoir un malin plaisir à tout à la fois tenter de désespérer Billancourt, et tenter de débiner tout ce qui bouge. On a eu ainsi droit aux
articles reprenant, les uns après les autres, chaque syndicat évoluant un tantinet sur la question, pour mieux nous convaincre de l'inanité et du peu de sérieux de leurs évolutions.


On a eu droit aux longues explications socio-économiques nous déclinant l'inéluctabilité de la crise, le peu d'espoir de nos demandes, l'impossibilité de les voir déboucher...


On a eu droit encore aux montages administrativo-libéraux, avec cette LOLF, cette RGPP, cette réduction drastique du nombre de corps qui mettraient à bas tous nos espoirs.


Désolé, faux collègues, mais mon corps est à moi...


Et tout espoir d'améliorer notre situation passe par nous, et par nous seuls, et non par l'attente hypothétique d'une double et bénéfique conjonction d'une bonne volonté syndicale et d'une
gentille écoute ministérielle.


Vous voulez un statut ? Faudra aller le chercher, et pas le quémander de telle ou telle structure. Pas de place pour les mendigots dans notre petite bagarre...


Pas de place non plus pour les sectateurs ni pour les spectateurs. Et s'il est relativement facile de démonter les povres mécaniques intellectuelles des théo et des dedel de service, il est plus
"amusant" de constater que DEL apporte, article après article, de l'eau à leur moulin...


D'un côté comme de l'autre, de grands absents, les dirlos.
Les premiers les nient et refusent de les entendre...
Les seconds les ignorent et débinent leur combat en une starc Ac' pitoyable où nous ne serions, au mieux, que capables d'appuyer sur le touche 1 ou 2 de leurs éliminatoires successifs...


 



Densi 05/05/2010 13:33



'ta manifeste profonde incompétence d'analyse et totale absence d'objectivité'. Elle est très bonne mais hélas, présentement elle ne fait pas rire car je ne fais que me baser sur vos
écrits : à l'origine un sondage favorable à un statut qui, je le répète, me semble adapté à la situation des écoles primaires aujourd'hui et qui, brutalement   dérive  en se
transformant en revendication d'un  statut unique de personnel de direction. Ce n'est pas de l'idéologie, c'est du respect de l'engagement, c'est tout. Etre ambitieux n'est pas une tare mais
là c'est une autre démarche, non?



denis08 05/05/2010 10:22



Densi,


"souffrez que d'autres aient une 'ambition' moins personnelle (plus corporatiste ?) et plus proche de la réalité de la fonction de directeurs du 1er degré...


Faut-il ne rien connaître de la fonction de directeur d'école pour écrire une ânerie pareille ! Ton propos a au moins le mérite d'expliquer, une fois de plus s'il en était besoin, pourquoi toi,
et tous ceux qui pensent comme toi, SNUipp en tête, ont les deux pieds sur le frein quand on parle d'évolution de l'école et du métier de directeur.


Je vais en quelques mots, et en toute humilité, t'expliquer la situation d'un directeur d'école d'aujourd'hui que je connais bien : la mienne.


Directeur d'une école de 260 élèves de la TPS au CM2, 13 classes en ZEP,  dont une Clis, et une classe d'accueil des enfants du voyage; avec un projet REP et des actions CUCS, une équipe de
réussite éducative hébergée dans nos locaux, un RASED, et tutti quanti : l'archétype de l'école en milieu très défavorisé.


Eh bien, 13 classes, c'est une classe de moins que 14, seuil de la décharge complète. Donc, pour mon cher ministre (celui actuel comme tous ses prédécesseurs, qui ont dû arriver au MEN pour
découvrir que les directeurs ne sont pas tous déchargés de classe et que Paris n'est pas la France...) : je peux (et dois) faire classe à mi-temps ! (Qui, pour l'instant, est le plus déconnecté
des réalités de la fonction : lui, le ministre, ou moi ?)


Comme nous avons la chance d'avoir une administration départementale assez intelligente pour reconnaître que ce genre de situation est difficilement tenable, mon IEN, il y a 3 ans, a trouvé une
solution : pour être déchargé totalement, je suis devenu, au bénéfice du départ en retraite du coordo de l'époque, coordo REP à mi-temps. Le pied diras-tu ?


Oui mais, comme souvent dans ces quartiers en déserrance, la municipalité s'est lancée dans une vaste opération de renouvellement urbain. Résultat, les organismes logeurs c ommencent à vider des
immeubles promis à la démolition. Il faut en passer par là (la rénovation urbaine), c'est nécessaire. Mais, pour l'école, la conséquence c'est une baisse des effectifs. Qu'en sera-t-il dans 2 ou
3 ans ?... Je risque de perdre des classes. Et de voir, ma décharge passer d'une demie à un quart. Sans présager de la politique des REP de nos gouvernants, dont on sent bien que ce n'est plus
pour eux une priorité.


S'ajoute à cela la réforme des retraites (eh oui, tout se tient). Si rien n'avait changé, il me restait 4 ans à faire. Mais voilà, tout change (enfin presque si tu vois ce que je veux dire) et me
voilà devoir aller jusqu'à 60, voire 62 ans.


J'aime mon métier de directeur. Je voudrais pouvoir continuer ainsi. Mais avec tout ce que je t'ai expliqué auparavant, la perspective qui se dessine pour moi c'est une dégradation forte de mes
conditions de travail et, peut-être, la difficulté d'arriver au bout de la rallonge, car de 55 ans à 62 ans, ce sont  les 7 années qui pèseront le plus, tu en conviendras.


Alors voilà pourquoi je comprends totalement Moira et Grégoire. Je les comprends, les soutiens et les approuve. Et  je les comprends d'autant mieux que j'envisage, moi aussi, quasiment
contraint, de passer le concours de chef d'établissement du second degré à défaut d'autre perspective.


A moins que d'ici là, le syndicat majoritaire du premier degré accepte de sortir de son autisme et nous aide à dépasser cette alternative par défaut. Il n'est pas trop tard. Mais ça urge.


Désolé pour ce long témoignage, Densi, mais là, franchement, ton commentaire 41 méritait que l'on te rappelle à certaines réalités de terrain qui, me semble-t-il, t'ont largement échappé.



bruno 05/05/2010 08:37



Attention, Pierrot : à trop chercher des arguments qui n'en sont pas, tu risques de décrébiliser ton action en faveur d'un statut.
 
"En attendant l'école n'assure plus l'ascenseur social, trop de redoublements, 4 élèves sur 10 en CM2 ont des lacunes, les enfants des classes populaires sont les plus touchées"
Ne dis pas que la solution miracle passe par les dirlos. Plein de spécialistes et experts de tous poils nous donnent les raisons de la faiblesse de nos résultats. 0 la louche, quelques-unes de
leurs explications : langue française très compliquée, dévalorisation des filières professionnelles, responsabilité des "pédagogo", massification de l'enseignement, immigration très
importante...etc, etc. Suffit de consulter leurs écrits.
 
Alors, oui, battons-nous pour un statut mais avec de vrais arguments et pas en disant "avec un statut du dirlo, l'école aura réglé ses problèmes". Je caricature mais c'est comme ça qu'on pourrait
interpréter tes propos.
Cordialement.



Pierrot Lombard 05/05/2010 08:14



Qui es-tu Densi pour juger de la mentalité des autres?


Qui en a rien à foutre des dirlos et de l'école, ceux qui l'ont précipité dans le mur (parce qu'on l'a déjà percuté Grégoire!), ou ceux qui se démènent pour élaborer une solution viable pour
tous?


Qui défend la réalité d'un directeur du premier degré?


Toi? 


Avec les résultats que l'on connaît! Grégoire pointe la non mise en oeuvre de la politique des cycles, mais il y a aussi l'enquête de la MGEN et celle du CSS qui elles mettent en avant la
pénibilité... La souffrance même. Et puis il y a ce que veulent les dirlos, il le disent, le crient à chaque consultation (on sait pourquoi le SNUipp n'a pas sorti de CR à la suite de leurs États
Généraux): un STATUT qui les reconnaissent en tant que tel!


Non, ce que tu défends c'est une idéologie, pas une réalité. L'important pour toi, et certains autres, c'est trouver le moyen de dire NON!


> sur le statut c'est pratiquement plus possible, alors on agite le chiffon rouge du "corps", mais toujours avec le même angle d'attaque:"l'ambition du petit-chef"... 


En attendant l'école n'assure plus l'ascenseur social, trop de redoublements, 4 élèves sur 10 en CM2 ont des lacunes, les enfants des classes populaires sont les plus touchées.


 


 



Grégoire 05/05/2010 07:35



Tu es gentil Pascal. C'est ce genre de posture de Che Guevarra d'opérette qui m'a fait me détourner d'un syndicat que j'avais pourtant porté avec d'autres sur les fonds baptismaux.


Vouloir faire le job dans des conditions décentes que ce soit l'être ou l'avoir n'a rien d'infamant. Avoir une ambition pour soi et l'école encore moins.


Allez cours camarade, à l'avant du Titanic, tu auras quelles secondes de répit.



Pascal Oudot 05/05/2010 00:50



Tu tombes mal quand tu écris ça de Grégoire, mon pauvre garçon. Mais ça m'étonne pas plus que ça de toi et ta manifeste profonde incompétence d'analyse et totale absence d'objectivité. Néanmoins
je tiens à te dire que si tu avais la moindre idée de son application passée et présente bénévole et désintéressée pour la communauté, que ce soit au niveau associatif, syndical, professionnel ou
municipal, tu te roulerais de honte par-terre. Comme manifestement tu fais partie de ceux qui ne peuvent admettre qu'on ne soit pas d'accord avec eux, je te signifie par la présente moi aussi mon
total mépris. J'espère que tu sauras apprécier ce dernier à sa juste valeur.


 


Un dernier détail: depuis quand l'ambition est-elle blâmable? Juste comme ça, pour savoir.



Densi 04/05/2010 23:19



@Grégoire et Moira
Au moins c'est clair, vous n'en avez rien à f. de l'école, des dirlos, ce qui vous intéresse c'est qu'au prétexte de  la défense d'un statut c'est  bien l'ambition de 'promotion',
la  possibilité de 'faire autre chose'  et surtout la possibilité l'intégration dans le corps de direction qui vous anime.  Le statut du Gdid, oui  mais là c'est une autre
mentalité.
Je ne comprends d'ailleurs pourquoi vous perdez du temps: aujourd'hui 14% des reçus au concours de chef d'établissement du 2ème degré sont issus du 1er, mais souffrez que d'autres aient une
'ambition' moins personnelle (plus corporatiste ?) et plus proche de la réalité de la fonction de directeurs du 1er degré


 



Moira377 04/05/2010 21:52



On peut voir les choses différemment Grégoire. Tu dis que ça "complique l'affaire". Et si c'était tout bonnement une chance que le petit dirlo soit admis dans le corps des
personnels de direction... Se poserait-on encore la question de la reconnaissance ? ça nous permettrait aussi d'avoir des syndicats qui nous défendent. Eh oui, les principaux et les proviseurs
ont cette chance d'être représentés par des syndicats qui les considèrent comme exerçant un métier à part.
 
"Et même s'il faut pour exister passer avec armes et bagages dans le corps des personnels de direction avec examen ou concours, je suis prêt à tenter ma chance". Moi aussi, Grégoire. Et
crois-moi, que demain cette possibilité nous soit offerte, tu verras que nous ne serons les seuls à prétendre à cette vraie promotion. Il y aura même du monde au portillon. On y retrouvera aussi
les plus farouches opposants au statut.



grégoire 04/05/2010 21:31



La politique voulue d'un regroupement des corps par métier est une chose bien réelle qui  complique l'affaire


Reste cependant que pour améliorer le fonctionnement des écoles la (re)définition du métier de directeur d'école est incontournable quelque soit le projet : gouvernemental '(EPEP management par
contrat d'objectif ) ou autre qui reste à élaborer  ( avec l'expérience cependant de la non application des cycles du fait du manque de courage pour donner au directeur l'accès aux manettes
pour la gauche  ) .


La martingale est affaire de technocrate: la fonction crée l'organe : qu'ils se démerdent. Mais une chose est sûre : si on ne donne pas au directeur les moyens de faire fonctionner l'école on va
très prochainement se retrouver dans le mur. D'autant que le sacerdoce accepté se fissure ( voir l'affaire des frais de déplacements et l'article de Frackowick sur le désenchantement profond des
enseignants qui met en péril la loyauté et l'implication professionnelle  ).


Et même s'il faut pour exister passer avec armes et bagages dans le corps des personnels de direction avec examen ou concours, je suis prêt à tenter ma chance. J'ai des copains qui ont passé le
concours de principal et ne pleure pas leur ancien boulot de directeur ou de CPC.


Tout sauf cette réalité de cinglé qui fait notre quotidien. Mais on progresse ; même mes collègues les plus réticents hier ,me disent aujourd'hui que directeur d'école à 9 classes avec 1/4 de
décharge c'est de la pure folie. Reste plus que les syndicalistes à convaincre.



Pascal Oudot 04/05/2010 18:29



Théo, tu n'as toujours pas compris? Tant que tu nous sortiras des âneries longues comme le bras, en bêtifiant à satiété les pseudos-arguments crypto-communistes de tes petits camarades, oui je
taperai sur le SNU et je ne m'arrêterai pas! Et alors j'assume, mais j'assume à un point que tu n'imagines pas. Discuter? Ah mais tout à fait d'accord! Mais pas avec des sourds, je suis trop
vieux et j'ai déjà trop donné pendant trente ans pour à mon âge perdre du temps à ça. Et clairement je me battrai contre tous les syndicats, en général comme en particulier, parce que je les ai
suffisamment subis pendant ces trente années. Je suis, je le dis je le répète, un antisyndicaliste primaire, comme j'ai été un anticommuniste primaire. Alors, ton opinion, je m'en badigeonne le
nombril avec le pinceau de l'indifférence.


 


Maintenant, puisque tu as l'air d'y tenir, tu veux que je te dise? Nouveau corps de directeurs ou pas, ou intégration dans un corps de direction existant, je n'en ai rien à taper: tout ce que je
veux c'est que ceux qui prendront des directions d'école derrière moi ne se retrouvent pas dans la même condition lamentable que celle que nous connaissons aujourd'hui, et que toi et tes
semblables avez installée, confortée, bercée langoureusement. Vous pouvez venir me voir en jouant de la harpe, tiens, vous serez bien reçus.



henri 04/05/2010 15:35



Théo !


AMEN !



Théo62 04/05/2010 14:59



Ce que je regrette sur ce site, c'est la difficulté voire l'impossibilité d'échanger des arguments. Certains collègues (P. Oudot, Henri) sont absents dans les discussions de fond mais ils
pointent leur nez dès qu'ils peuvent taper sur le SNUipp. Ils refusent de donner leur avis sur des questions comme la fusion des corps et qu'ils ne se contentent de sortir du bois que pour
critiquer, critiquer et encore critiquer. C'est vraiment dommage car c'est toujours enrichissant de discuter même quand on n'est pas d'accord. Oui, dommage.



che 04/05/2010 13:23



T'exagère, Pascal... En s'adressant au concierge de l'école, c'est bien au dirlo qu'on s'adresse... D'ailleurs le sondage a été étendu aux facteurs, aux secrétaires, aux livreurs, aux coursiers,
aux répondeurs téléphoniques...


Normal... C'est bien de toi qu'on parle.


che



Pascal Oudot 04/05/2010 12:53



Sans interférer dans votre débat, je me permets d’intervenir tout simplement pour dire aux collègues directeurs que la crédibilité du SNUipp
étant ce qu'elle est, je leur conseille de répondre au sondage du GDID, qui pose les questions qui les concerne directement aux principaux concernés, et pas au concierge de l'école ni au CPC qui
n'a pas fait classe depuis dix-huit ans.



che 04/05/2010 12:38



"On peut très bien avoir un statut spécifique de directeur d'école et appartenir au corps des personnels de direction."


Non Froment, je ne confonds pas.. Mon "raccourci" n'était pas clair en effet. Maqis ta conclusion ci dessus va tout à fait dans le sens que je suis. Le statut de dirlo primaire peut être
totalement différent de celui de principal et c'est ce qu'il faut. Et en cela le statut GDID est tout à fait défendable, même en période de "restriction de nombre de statuts dans les corps.


Quant au "déficit" qui s'alourdirait encore avec le prêt au Grecs.. Quand on emprunte sur les marchés à un taux faible pour reprêter à un taux plus fort (comme c'est le cas pour le prêt aux Grecs
avec une différence de 2 points je crois) peut on vraiment parler d'alourdir le déficit? 2% de gain d'intérêts sur quelques milliards.. c'est pas mal.  Investissement "à risques" peut être
mais pas vraiment plus.


On peut pas vraiment "gagner" sur tous les tableaux.. Quand je prête aux banques.. Ca ne compte pas dans un déficit parce que c'est pour le bien de la France et que les intérêts rapportent. Quand
on prête au grecs de la même manière, ça rajoute au déficit et on doit plus se serrer la ceinture.



henri 04/05/2010 11:42



Sans interférer dans le débat, rappelons que le GDID a lancé un consultation nominative (et non anonyme et à réponses multiples) à laquelle les directrices et directeurs sont conviés aimablement
à répondre...


C'est ici :


http://dirlo.org/perso/aform4.htm


Ceci dans un souci de clarté et pour être au plus près des souhaits des directrices et des directeurs et non d'une quelconque "direction", mot qui recouvre tout et n'importe quoi, c'est-à-dire :
RIEN.



Dedel 04/05/2010 10:13



Sans interférer dans votre débat, je me permets d’intervenir tout simplement pour dire aux collègues directeurs qu’il leur est toujours
possible de donner leur avis en répondant à l'enquête en ligne du SNUipp. Vous savez que nous avons pour ambition de rouvrir le débat sur la direction et le fonctionnement de l'école alors que le
ministère a chargé le député Frédéric Reiss d’une nouvelle mission sur les EPEP. Plus les réponses seront nombreuses, plus nous pèserons sur le ministère.
Fin avril 8520 réponses étaient parvenues au SNUipp, les résultats définitifs seront rendus publics fin mai. L'enquête se trouve sur le site
: http://www.snuipp.fr



Froment 03/05/2010 23:48



@che


Je pense que tu fais un amalgame entre "statut" et "corps"


"Je reste positif en revanche sur le fait qu'un statut spécifique puisse voir le jour"


"Tu as 5 ou 6 grands groupements de "statuts" en gros"


On peut très bien avoir un statut spécifique de directeur d'école et appartenir au corps des personnels de direction. L'un n'exclut pas l'autre. Le corps rassemble les métiers plus ou moins
semblables ou tout au moins assez proches pour permettre une mobilité de l'un vers l'autre...


Ce qui est réduit, ce sont les corps, pas forcément les statuts. C'est ce qui me fait dire qu'il n'y aura plus création de nouveaux corps puisqu'on les fusionne pour en réduire le nombre.
 
Il se pourrait aussi que tu aies raison quand tu écris "ou d'ailleurs pour rien du tout, préférant reduire par regroupement d'écoles le nombre de dirlos en les nommant sur profil sans donner
de statut spécifique autre que la fonction qui existe actuellement légèrement améliorée par des décharges complètes".


On est dans une telle panade financière, alourdie encore par le "prêt" à la Grèce... que le financement de mesures en faveur d'un statut de dirlos... pourrait être renvoyé aux calendes
grecques... (mauvais jeu de mots, j'en conviens... il est tard...)



Densi 03/05/2010 22:05



'Au nom de la simplification de la fonction publique, il faudrait intégrer le corps des Maîtres Directeurs dans celui des personnels de direction... De plus,  un corps peut-être divisé
en grade (ou en classe ?)... Donc, faux problème.
Le vrai problème est bien la définition claire et précise des missions et responsabilités du directeur d'école afin qu'il soit reconnu en tant que tel : le statut.'


Bien sur que non ce n'est pas un faux problème. Ce n'est pas la même chose d'avoir la reconnaissance de la fonction avec un statut et intégrer un corps de direction avec les passerelles collèges,
lycées, IEN. Ce ne sont pas les mêmes personnes, les mêmes qualifications,  les mêmes examens, les mêmes missions... Demande donc aux 93% si ils pensent que c'est la même chose!



Pierrot Lombard 03/05/2010 19:07



Non Che, je ne pense pas "plutôt" comme Froment, mais plutôt comme toi (tout à fait même sur le sujet qui nous occupe).


Sur le "double discours" je voulais affiner pour gommer le côté négatif.



JeanRoger 03/05/2010 18:00



@Che


C'est bien ce que je dis : la tchache.



che 03/05/2010 17:18



@JR


Un blog est fait pour parler.. Donc on y parle.


Mon bureau de dirlo, les réunions IEN, IA ou autres  voies sont plus pour faire. Donc on y fait.


Pas d'opposition entre les deux que je sache


che



che 03/05/2010 17:11



Pierrot.. Quand je dis "double discours" c'est que je n'ai pas trouvé mieux comme terme que je sai s "connoté négativement". Ce qui n'est pas du tout en ce sens que je voulais l'employer. "deux
options" aurait il été meilleur de dire?


Personnellement je suis nettement pour un statut particulier hors des personnels de direction comme ils existent actuellement. Je comprends que d'autres soient pour le corps des personnels de
direction, mais je ne pense pas que cela soit efficace pour le primaire. D'où ma préférence pour un statut spécifique, même si, Froment, je pense comme toi que le gvt pencherait plutôt pour cette
deuxième option (ou d'ailleurs pour rien du tout, préférant reduire par regroupement d'écoles le nombre de dirlos en les nommant sur profil sans donner de statut spécifique autre que la fonction
qui existe actuellement légèrement améliorée par des décharges complètes)


Je reste positif en revanche sur le fait qu'un statut spécifique puisse voir le jour, même si la politique générale semble aller contre. Tu as 5 ou 6 grands groupements de "statuts" en gros...
Y'aura pas 5 ou 6 statuts regroupant tout le monde. Pourquoi pas le notre?


Che



Pierrot Lombard 03/05/2010 15:58



Ben moi je crois en la Politique.


Et je crois que c'est l'écart entre les discours et les actes (flagrant sur le sujet de la réforme du système bancaire), la "langue de bois", le laxisme électoraliste, la politique politicienne,
qui finit par laisser croire, en creux, en la toute puissance de l'Économie.


Si je suis vos raisonnements, et si le décret des maîtres directeurs avait perduré, aujourd'hui, nous en serions (conditionnel!), de toutes les manières, au même point:


> Au nom de la simplification de la fonction publique, il faudrait intégrer le corps des Maîtres Directeurs dans celui des personnels de direction... De plus,  un corps peut-être divisé
en grade (ou en classe ?)... 


Donc, faux problème.


Le vrai problème est bien la définition claire et précise des missions et responsabilités du directeur d'école afin qu'il soit reconnu en tant que tel: le statut.


Notre place dans un corps et les moyens d'y accéder seront définis par ce texte. (d'où la nécessité d'établir un rapport de force basé sur des convictions et un projet).


> qu'un militant syndical puisse dire que ce n'est pas possible parce que ce n'est pas dans les objectifs d'un GVT montre le niveau actuel du débat.


@ Che


Je ne crois pas qu'il y ait un "double discours" des dirlos partisans du statut.


Simplement, à force d'attendre dans la souffrance et d'entendre ceux qui ont du "pouvoir" nous dire:


- C'est impossible, vous rêvez, jamais on ne vous l'accordera, soyez réalistes, ou, bande de petits fachos, dangers pour la République...


Ben, la tentation de se raccrocher à quelque chose qui existe, de concret, est très forte.


Mais c'est bien la même logique:


Les dirlos veulent être reconnus par un statut. Avec un ras-le-bol plus ou moins grand.


 


 



Jeanroger 03/05/2010 14:37



Décidément, c'est partout pareil. Il y a ceux qui tchachent et ceux qui font. Dommage que ces derniers soient beaucoup moins nombreux.



Froment 02/05/2010 23:48



@che


Le sujet ici traité m'intéresse beaucoup. La politique et l'économie, je suis ça de près. Je suis loin d'être en accord avec la vision de Théo surtout pour ce qui concerne les dirlos. Mais sur le
cas précis, je crois vraiment qu'il est dans le vrai. Je suis persuadé qu'un corps de directeurs du premier degré ne verra jamais le jour. Même le jour où nous obtiendrons un statut.


"Ce qui ne signifie pas qu'un nouveau ne puisse être créé.. C'est l'évolution normale Des choses apparaissent, d'autres disparaissent."


Oui, en politique, ce qui est vrai aujourd'hui ne l'est pas forcément demain. Tu as raison. Mais dans le cas des fusions de corps, c'est aussi un regroupement des métiers de la fonction publique
qui est en cours. Ce qui est appelé "grandes filières professionnelles" dans l'article ci-dessus.


Or, les métiers de direction (d'école, de collège ou de lycée) sont naturellement très proches avec des spécificités propres, bien sûr. Elles ne peuvent que donner lieu à regroupement. Et comme
il existe déjà une direction des personnels de direction, je pense qu'elle est appelée à nous intégrer. C'est pour moi une évidence. A cela, il faut aussi ajouter, ce qui a aussi été rappelé ici,
la volonté d'améliorer la mobilité des fonctionnaires. Dans le but de mieux gérer les ressources humaines en cas de suppressions de postes.


Et comme l'a dit Théo, il n'y a pas de différence de perception entre la gauche et la droite sur ce sujet. Donc, ce n'est pas du côté de l'alternance qu'il faut espérer un retour en arrière qui
permettrait de créer le corps que tu appelles de tes voeux. On est là dans le cadre d'une réforme assez largement acceptée même si le jeu politique fait que, lorsqu'on est dans l'opposition... Tu
le sais comme moi.



che 01/05/2010 22:46



Théo je crois que tu as tort en te référant à la réduction du nombre de corps voulu la GVT. Il s'effectue, c'est éviden. Ce qui ne signifie pas qu'un nouveau ne puisse être créé.. C'est
l'évolution normale Des choses apparaissent, d'autres disparaissent. Un corps des dirlos comprendrait bien plus que 150 personnels.


Maintenant, c'est vrai qu'il n'ira pas tout seul en ce sens. Son optique est certainement plutôt d'intégrer des dirlos d'EPEP dans les personnels de direction (10 000) en utilisant les 37000
péquins perdants aux tâches actuelles dans les locaux déconcentrés mais sans les "avantages" Gain de décharges, gain financier (une petite compensation au mieux un peu comme les Maitre formateurs
temporaires)... C'est contre cela que je lutte, car je pense qu'il faut un corps spécifique de dirlo à part des personnels de direction.


Maintenant, c'est vrai aussi qu'il y a un double discours sur ces forums chez les partisans du statut.. Ceux qui veulent un statut spécifique et ceux qui souhaiteraient plutôt l'intégration
des dirlos dans le corps des personnels de direction. Même analyse de la situation, mais pas mêmes propositions de  remèdes. Pour le GDID, relis la proposition de statut. Elle est
claire.  Tu mélanges les "attaques" dans tes posts, ce qui à mon avis nuit à ton message.. Mais bon.. C'est que mon avis.


Maintenant, et sans "amertume", je crois que le débat de statut ou pas statut est derrière et dépassé. Le statut est déjà là. Il est rentré par la petite porte simplement. Partout ou presque, à
chaque mouvement, les fusions d'écoles se font créant des structures supérieures à 12/14 classes, totalement déchargées. Les mouvements imposent de plus en plus des commissions
départementales pour les dirlos prenant le poste (profil), Les "expériences" type EPLCE Lyonnais qui donnent au dirlo des structures crééées des tâches supplémentaires (municipales) se
multiplient même si elles ne passent pas toutes... pour l'instant, permettant au passage de rémunérer le dirlo en sus à moyen constant pour l'EN, avec l'assentiment bienveillant du MEN


En fait, la transformation des écoles est en cours.. dans les grandes villes en particulier..Les dirlos, patrons de ces structures, sont encore "comme nous"... Mais de tellement loin. Je ne peux
regretter que les syndicats n'aient pas, avec nous, pris les devants pour éviter de nous retrouver devant le fait accompli dans la pire des situations. Dans les 93% de dirlos qui voulaient un
statut.. Beaucoup le voulaient car ils sentaient cela venir et qu'ils pensaient qu'ilvalait mieux agir que subir. Ce que l'on fait aujourd'hui.


Tu parles de 2 vitesses. On les a déjà.. Les dirlos des grosses structures qui se construisent, et les autres.. Y'a pas encore quelque chose de gravé dans le marbre? Ca va venir. Ce sera facile
puisqu'il suffira d'entériner par un texte une situation existante. A mon avis la plus mauvaise qui soit.


Le combat pour le statut maintenant consiste à tenter de faire valoir la spécificité de notre boulot pour éviter le n'importe quoi (personnel de direction ou autorité mixte EN/municipalité, ou
encore prise en charge du périscolaire) en espérant qu'il soit encore temps.


 


che



Denis 01/05/2010 20:27



"Nous ne pensons pas POUR eux, mais AVEC eux... "


Alors là Pierrot, c'est méchant de ta part. Comment veux-tu que Théo intègre le début du commencement de ce concept?



françou 01/05/2010 19:43



Bref d'après les syndicats il y a bel et bien pb mais surtout pas de solution...sauf de continuer à exploiter une poignée de braves pigeons qui bossent deux fois plus que leurs collègues ,
lesquels n'ayant ,a priori ,aucun intérêt à ce que ça change. Les syndicats ne devraient-ils pas prendre la défense des opprimés dans cette histoire? Le 1er mai a- t- il
encore un sens ? ou c'est juste un rendez-vous d'anciens copains? Et stop avec instit/PE , personne n'a perdu au change au final et vous le savez très bien ; se retrouver cadre A, à l'ancienneté,
avec un bac et payés depuis l'âge de 18 ou parfois 16 ans ça aurait plu à beaucoup d'autres travailleurs à qui on ne l'a pas proposé. Quant à ceux qui ont refusé, ils ont eu un logement de
fonction et la retraite plus tôt. Et ceux qui ont bossé le concours interne ils finiront à la hors-classe et tant mieux pour eux.



Pierrot Lombard 01/05/2010 19:23



Difficile d'échanger Pierrot car tu nies la réalité.


Ah bon? Tu pousses toujours plus loin ta mauvaise foi, Théo.


Tu te sers, aujourd'hui, d'une mesure de la RGPP,(RGPP que tu combats par ailleurs) parce qu'elle t'arrange sur le dossier de la direction des écoles, alors que  SNUipp a toujours refuser un
statut des dirlos (RGPP ou pas RGPP°. Là tu viens à la fois nous dire, à nous dirlos, vous voyez, on vous l'avez dit, ce n'est pas possible, mobilisons-nous pour le CMD, contre la suppression de
postes (qui fait aussi partie de la RGPP...)


Et ça c'est du réalisme syndical.


 


Le GDiD a un projet, le statut, et un but, la reconnaissance juste et mérité de notre fonction.


Contrairement à toi, je crois que les directeurs savent faire la part des choses. Nous ne pensons pas POUR eux, mais AVEC eux...


Tu verras, et dans pas longtemps, que nous sommes loin d'être isolés sur le dossier.


 



merlin 01/05/2010 14:01



En ce qui me concerne, je trouve que les syndicats dits majoritaires disposent déjà de larges tribunes de diffusion de leurs idées et contre vérités par le biais des mails ( pour ceux qui les
diffusent), des journaux syndicaux, des sites et autres forums. Autant d'espaces d'expression vérouillés pour parler du CDMD, des méchants dirlos etc...


  Alors bien entendu, il ne s'agit pas de convaincre un Dedel, un Théo , un Chaitan ou un Eden ( pour les anciens du Gdid) et d'autres mais au moins exposer d'autres analyses, d'autres
propositions afin que  des jeunes (ou pas) dirlos qui arrivent sur le forum puissent y trouver plusieurs idées, une contradiction au discours officiel et se faire ainsi leur opinion....
l'augmentation régulière des adhésions au Gdid montre bien d'ailleurs que ces propositions scélérates pour certains ont les faveurs de plus en plus de collègues .... n'en déplaise à certains.


 



Pascal Oudot 01/05/2010 11:37



Mais pourquoi vous discutez avec ce guignol?



merlin 01/05/2010 09:53



Théo, si je t'ai bien lu:


intégration dans un corps de direction : non ( ça peut se discuter)


statut? non aussi...même commentaire


dirlo? grosse galère, sur ce point tous les syndicats y vont de leur couplet compatissant.


Mais que proposent-ils? je veux dire de sérieux, pas l'hypocrite " allègement des charges" , " EVS tout terrain et multi cartes" , " CDMD salvateur qui s'investit à tour de bras".... si la
réponse est : rien, ça devrait vous inquiéter un peu quelque part!



Théo62 01/05/2010 09:04



Difficile d'échanger Pierrot car tu nies la réalité.


On n'est pas à dire que le corps des certifiés ou des profs d'EPES est un problème. LE PROBLEME, c'est qu'on est dans une logique de réduction et de fusion des corps existants. Cette réforme est
en cours et même bien avancée. Vois les chiffres ! Aucun gouvernement ne reviendra sur cette réforme réclamée par l'Europe et mise en place par le biais de la RGPP.


Tu peux le nier autant que tu le voudras, ça ne changera rien au fait qu'on ne créera plus de nouveaux corps. On est dans une logique d'une fonction publique des métiers. Le métier de directeur,
s'il était doté d'un statut, entrerait dans le corps des personnels de direction, un corps qui existe. Et tu ne peux pas affirmer comme tu le fais, sauf à être très, très, très naïf, qu'on y
entrerait autrement que  par concours. On irait donc vers une direction à 2 vitesses.


 


Tout cela, tu le nies, tu le refuses, tu le contestes... C'est ton droit mais tu te trompes et tu engages les collègues de ton assoc dans une impasse. C'est dans ce sens que je dis que c'est de
l'amateurisme. Crois-moi, ce n'est pas une insulte. Je respecte tes positions mais je te dis que ta volonté de créer UN CORPS DE DIRECTEURS DU PREMIER DEGRE ne verra jamais le jour. Le statut,
c'est autre chose. Je ne confonds pas les deux.


Que veux-tu que je te dise d'autre ? Il ne sert à rien de se focaliser sur une impossibilité. La réforme de l'Etat, celle de la fonction publique, ça n'est pas qu'une promesse : c'est en voie de
réalisation et, je te l'ai dit, gauche et droite se retrouvent sur cette dernière. Si tu t'intéresse un peu à la politique, tu dois le savoir.



Pierrot 01/05/2010 08:40



Original aussi le passage au niveau "politique".


Ne serait possible donc que ce qui est dans l'air du temps... Pas mal comme objectif syndical.


Si on suit ton raisonnement, pourquoi demander plus de temps de décharge et ne salaire, puisque, et on le retrouve sur tout les site gouvernementaux, le temps est aux économies.


Démagogie...


@ Densi:


Tu as tort de penser que les IEN ont besoin d'une courroie dans les écoles. Par contre ils veulent se recentrer sur leurs missions (pédagogiques et gestion circo.). Or, le fait que les dirlos
soient identifiés en tant que tels par tous les acteurs alors que l'Administration, aidée par des syndicats cogestionnaires, refuse de le reconnaître crée le mal-être et le
dysfonctionnement.


Se préoccuper de faire fonctionner l'école n'est-elle pas naturelle?


Est-ce que le CMD améliorerait le fonctionnement de l'école?


Le statut du dirlo est irréaliste alors que le CMD le serait?


Allons...


Tu as tort sur les dirlos à 2 vitesses, comme Théo, car on le nombre de personnel concerné n'a rien à voir avec l'ensemble des enseignats du 1er degré. La comparaison est démagogique. De plus la
création de corps pour reconnaître une spécificité a toujours existé et revendiqué (ATSEM, psyscos...)


Et dis-moi le problème que pose le corps des profs d'EPS, celui des certifiés, etc... dans le secondaire?


Tu as tort en affirmant qu'il faudrait passer une épreuve.


Présenter des risques comme une réalité relève bien de la manip.  et en dit long sur les intentions.


Et, Théo, je suis assez fier de mon amateurisme en la matière. Surtout si le "professionnalisme" syndicalo-politique" ne consiste qu'à accompagner le possible (possible que d'autres détermine...)


En fait on est bien en face d'un conservatisme assez démago et populiste, et nous avons raison de prendre un peu notre avenir en main.



merlin 30/04/2010 23:17



Original de constater que dans l'EN, les édiles syndicales se mettent vent debout pour empêcher toute évolution de carrière, toute amélioration de travail. 


  Leur faiblesse en terme de représentatitivité les rend spectateurs des réformes et lubies ministérielles qui nous tombent dessus, leur unique combat victorieux ( tant que le MEN le
veut bien car il y trouve un intérêt financier) étant de bloquer l'amélioration du métier de dirlo.


D'autres professions essaient au contraire de favoriser les avancées de carrière de leurs personnels, nous pas , ou du moins pas dans le premier degré et pour les dirlos. Dommage!



Densi 30/04/2010 21:45



1.Théo tu as tort en pensant que ça ne peut pas exister car celà simplifierait la tache de l'EN et permettrait ce qu'il cherche depuis longtemps à savoir un vrai relais formaté
2. Théo tu as raison avec les dirlos à 2 vitesses
3. Pierrot, sérieusement,  quand tu vois les réactions sur les divers forums suite à votre blague du 1er avril, ne nous dit pas qu'une majorité de dirlos envisageait un statut avec passation
d'une épreuve comme celle d'accession à l'emploi de chef d'établissement du 2ème degré, ce qui sera le cas où...



Théo62 30/04/2010 21:25



De quelles "contre-vérités les plus grossières" tu parles ? Par exemple de dire que la création d'un corps de dirlos du premier degré est irréaliste ?


Ecoute, Pierrot, on l'a écrit y a bien longtemps. Je vais même plus loin : même s'il y avait unanimité chez les syndicats pour réclamer la création de ce corps, ça ne serait pas possible.
Pourquoi ? Parce que le gouvernement est en train de faire disparaître des centaines de corps et qu'il ne va pas en créer de nouveaux. Et même s'il y a alternance en 2012 (ce que je souhaite) eh
bien vois-tu, ça ne changera rien. Entends-tu la gauche dénoncer la "modernisation" de la fonction publique ? Moi, non !


 


"Tu affirmes sans rien argumenter" Que veux-tu que je te dise au sujet de la disparition de nombreux corps de la fonction publique ? Simplement : renseigne-toi auprès de politiques et tu
verras que c'est vrai.


 


Tu dis être en train de dépouiller ton enquête auprès des dirlos. C'est pas parce que tu feras apparaître que ceux qui ont voté pour la création d'un corps de dirlos du 1er degré sont ultra
majoritaires que ce corps verra le jour. Le prétendre, Pierrot, c'est faire preuve d'ignorance politique et d'un grand amateurisme. Et encore une fois, rien à démontrer, il suffit de constater ce
qui se fait depuis quelques années. Va sur les sites gouvernementaux et tu auras la réponse.


Du coup, je peux comprendre les aigreurs de P. Oudot qui refuse de débattre sur le fond et en revient toujours à son sempiternel couplet sur la forme.


 


"En quoi la création d'un corps des dirlos induit-il une direction à 2 vitesses?" En laissant de côté cette impossible création de corps, supposons que les dirlos obtiennent un statut.
Ils passent dans le corps des personnels de direction puisque c'est le seul qui existe. Combien passeront ? Tous ? Les 47 000 dirlos de France et de Navarre ? Tu y crois Pierrot ? Tu sais bien
que la grande majorité resteront sur le carreau. Tu n'appelles pas ça une direction à 2 vitesses ? On l'a vécu avec les PE et les instits. On ne va pas remettre ça avec une autre catégorie de
personnels, tout de même !



Pierrot 30/04/2010 20:30



Ah Théo...


Par où commencer dans cet océan d'inepties, où l'arrogance se mêle aux contre-vérités les plus grossières?


Tu affirmes sans rien argumenter, JAMAIS.


En quoi le statut des profs d'EPS est-il un danger dans le secondaire?


En quoi la création d'un corps des dirlos est-il irréaliste?


En quoi la création d'un corps des dirlos induit-il une direction à 2 vitesses?


En quoi les différents corps des profs du secondaire a-t-il fait  "éclater" la profession?


> sur les instits qui ne passent pas PE, qu'elle action du syndicat leader????


>  Aujourd'hui le dirlo n'est pas un "niveau" hiérarchique?


Qu'a-fait le SNUipp pour obtenir plus de décharges en 15 ans?


> Que fais-tu des dangers que le statu quo fait peser sur les dirlos? Dangers avérés, montrés par la MGEN et le CSS.


> et le CMD ne fait-il pas peser des dangers sur l'école Républicaine?


Qui en veut ? Personne.


M'enfin, Théo, si tu savais ce que veulent les dirlos, ça se saurait.


 


PS: on est en train de dépouiller notre enquête... Pas de surprise, que des confirmations: les dirlos veulent, en masse, l'inverse de toutes les âneries que tu débites.


 



françou 30/04/2010 19:11



Statut = exit le corps des PE.


Je ne vois pas où est le pb?



Denis 30/04/2010 18:53



Même constat que Pascal, je ne me souviens pas avoir mandaté quiconque pour penser à ma place. Tu peux donc garder pour toi tes certitudes Théo : les dirlos ne veulent pas, personne n'en veut et
autres formules toutes prêtes. Je suis dirlo et je ne partage pas tes opinions, tu devrais donc en bonne logique remplacer "les dirlos" par "des dirlos" dans les pseudos vérités que tu assènes à
longueur de posts.


"Un statut aurait des conséquences que n'imaginent pas ses défenseurs". Quelle morgue dans cette affirmation! Mais que sais-tu Théo de l'imagination des défenseurs d'un statut? Tu aurais une
légimité quelconque pour juger de l'imagination des autres toi qui en sembles si dépourvu?


"Les dirlos ne sont pas favorables à une coupure de ce corps". Ben là encore, désolé de te contrarier, mais moi si, et je ne pense pas être le seul dans ce cas.


"On passait pour de fieffés rétrogrades"... et en ce qui me concerne, ça me semble toujours d'actualité...


J'espère juste que tu auras remarqué au passage que je m'exprime à la première personne, loin des formules péremptoires du type "les enseignants pensent que..." parce que, contrairement à toi, je
reconnais aux autres le droit de penser par eux-mêmes.



Pascal Oudot 30/04/2010 18:29



Les copains, je vous laisse répondre à Théo, j'en ai marre de servir les plats à des gens qui continuent à vouloir penser à ma place. Théo, je te le dis gentiment, tes théories de m... tu peux te
les garder, ce ne sont pas les miennes. Tes "dangers" potentiels aussi. Quant à  ta vision hilarante du grand corps uni des PE, elle me ferait vraiment rire si je ne te trouvais pas d'une si
épatante mauvaise foi. Ton complice Gégé et toi-même, avec vos pseudos ridicules, allez donc vous repaitre entre vous de vos certitudes et foutez-nous la paix. Adesias.



Noé BABET 30/04/2010 15:40



Je vois qu'il y en a qui veulent rester comme ils sont et ne jamais aller de l'avant . Dommage!!!


Alors le Directeur , pas de statut ?


Non , je veux être reconnu dans ma fonction de "Direction"


Je vais avoir une "évaluation d'école à visée participative" et le thème choisi : "Travail en équipe et partenariats" et et j'en suis volontaire . Cela demande beaucoup de boulots  , il faut
tout mettre sur la table .


Pour moi " Ce n'est pas parce que c'est difficile qu'on n'ose pas , c'est parce qu'on n'ose pas qe c'est difficile".


Je ne mérite pas une reconnaissance ? comme un statut ? Je n'aime pas rester sur des acquis mais aller de l'avant !!! 



Théo62 30/04/2010 12:59



Ce texte nous confirme ce que disait le SNUipp, à savoir qu’un statut aurait des conséquences que n’imaginent pas ses défenseurs. Statut = exit
le corps des PE. Or, nous devons préserver l’unité du corps des enseignants. Ni les dirlos, ni les adjoints ne sont favorables à une coupure de ce corps.


C’est ce que nous avions déjà dit quand l’association de dirlos de Pierrot a inondé de mails les écoles avec son projet de statut de corps des
directeurs d’école du 1er degré.


Totalement irréaliste.


Article 1 : Il est créé un corps des directeurs des écoles du premier degré.


Article 3 : Les directeurs d’école sont recrutés par concours interne, réservé exclusivement aux enseignants du premier degré…


On y trouvait jusqu’à une grille indiciaire du corps des directeurs d’école (article 12).



Quand, à l’époque, on avait reproché cet éclatement du corps des PE, on passait pour de fieffés rétrogrades. Pourtant, la réforme de la
fonction publique était déjà dans les cartons. On parlait déjà de la réduction des corps. C’était certainement pas pour en créer un nouveau.


Aujourd’hui, notre analyse se révèle juste. Si un statut devait voir le jour, il aurait pour conséquence de créer une direction à 2 vitesses.
Ceux nommés suite à un concours et qui rejoignent le corps des personnels de direction du secondaire et les anciens qui restent dans le corps des PE. Un vrai danger pour la majorité des dirlos.
On l’a assez reproché quand on a créé le corps des PE. Il y a encore des instits qui partent à la retraite sans passer PE.
Deuxième danger : en étant reversé dans le corps des personnels de direction, on crée un niveau hiérarchique à l’école primaire. Qui en
veut ? Personne.



Froment 30/04/2010 07:34



Merci pour cet article de fond. Oui c'est une réforme qui fait son chemin parce qu'en réalité elle ne rencontre aucune résistance. Les syndicats n'en parlent quasiment pas. Elle passe inaperçue.
L'avantage mis en avant c'est aussi celui de la mobilité dont nous parle le gouvernement.


Exemple : si un corps de direction regroupe tous les chefs d'établissement, de la maternelle au lycée, alors, la passerelle existe et vous permet de changer de type d'établissement.


N'oublions pas que derrière tout cela il y a d'abord une volonté de réaliser des économies. Mais curieusement, pas d'opposition ni politique ni syndicale...???



Moira377 29/04/2010 18:19



Ne te réjouis pas trop vite, Noé. Tu t'y vois déjà...


"Ce sera bien pour la fonction de directeur"


Disons "Ce serait bien"... Oui, ce serait une vraie reconnaissance. Nous serions enfin traités pour ce que nous sommes et ce que nous faisons. Avec une spécificité propre à nos
types d'établissement, bien sûr, mais au moins nous pourrions disposer de moyens autres que ceux que nous (n') avons (pas).


J'y vois aussi un autre avantage : une promotion possible pour les PE qui veulent faire un autre métier au bout d'un certain nombre d'années.


Maintenant, comment mettre en place cette reconnaissance ? Pour qui ? Pour tous ? J'avoue que ce serait compliqué. Mais, après tout, comme tu dis : "rêvons un peu"