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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 20:43

 

Daté du 14 mars 2011, le supplément au numéro 352 de « Fenêtres sur cours » est entièrement consacré à la direction et au fonctionnement de l’école, selon la formule largement utilisée par le SNUipp.

D’emblée, l’éditorialiste manifeste une volonté de réflexion « pour obtenir ensemble un fonctionnement de l’école qui donne les moyens de relever le défi majeur de la réussite de tous les élèves ».
Belle phrase passe-partout, tout droit sortie d’un manuel de langue de bois et digne de figurer dans n’importe quel projet d’école, de circonscription ou d’académie…


Page 3, le SNUipp aborde la notion de statut pour en faire un « décryptage sans tabou », prévient-il… mais en des termes qui ne trompent pas sur la tonalité de l’article.  Ainsi, la première interrogation ne laisse aucun doute sur ce que sera la conclusion des auteurs : « Nouvel eldorado ou mauvaise réponse à de bonnes questions ? »

Question purement formelle puisque l’auteur nous rappelle que les directeurs d’école possèdent déjà un statut ou même plusieurs statuts… Celui de la fonction publique, celui de professeur des écoles. Ils sont même en « situation de statut d’emploi ».

Cependant, même si elle ne le dit pas, l’équipe dirigeante du SNUipp sait que l’immense majorité des directeurs ne peut se contenter de cette réponse et que, sous la bannière du GDID, elle réclame un statut professionnel. Aussi, l’auteur de l’article, ayant décidé de se livrer à un « décryptage sans tabou » ne peut passer sous silence cette demande et pose la question suivante : « Quel pourrait-être ce nouveau statut ? » Il passe ensuite en revue diverses hypothèses pour mieux leur tordre le cou…


Un corps spécifique de directeur d’école ?

La création d’un corps entraîne ipso facto un nouveau mode de recrutement, de nomination, d’avancement… Cette hypothèse n’a jamais été évoquée par le ministère. Et autant le dire honnêtement, dans le cadre de la RGPP, la tendance dans la fonction publique est à la fusion de corps et à l’extinction de certains corps, et non à la création de nouveaux. De plus, la question du concours permettant d’y accéder serait complexe.

 

Un détachement dans le corps des personnels de direction ?

Cette hypothèse tient compte du fait qu’il existe déjà un corps de chefs d’établissement… Elle ne peut s’envisager qu’en cas de création d’EPEP ou d’établissement de ce type quelle qu’en soit la dénomination. Cela confère alors de nouvelles obligations : mutation obligatoire, évaluations des résultats par objectifs, notation administrative des enseignants… Il n’est pas possible, ensuite, de redevenir PE.

 

Des emplois fonctionnels ?

Ce sont des postes de responsabilité à durée déterminée, des postes à profil pas uniquement ouverts aux PE. Là encore, ils sont attachés à de nouvelles missions d’encadrement des enseignants des écoles.

 

Un grade à accès fonctionnel (GRAF) ?

C’est un peu le nouvel OVNI. Il s’agit de fonctions managériales. Le directeur récupèrerait ainsi certaines missions de l’IEN.

Le SNUipp fait allusion au protocole d’accord signé par Luc Chatel et Valérie Pécresse avec « Administration et Intendance/UNSA » et qui concerne essentiellement les personnels administratifs. Il s’agit donc d’une extrapolation du SNUipp, ce dispositif ne concernant en rien les directeurs d’école.

Le SNUipp termine son « décryptage sans tabou » par un constat : « Statut, ce n’est donc pas qu’un simple changement administratif ».


Certes, cela, nous le savions et nous ajouterons qu’il est même souhaitable qu’un éventuel statut ne soit pas qu’un simple changement administratif. En effet, si tel était le cas, qu’apporterait-il de significatif aux directeurs dans la conduite de leur métier ?

En bon procureur, le SNUipp prépare le lecteur à sa conclusion claire, nette et sans appel en réitérant les mêmes arguments dans le but de faire peur aux adjoints et semer le doute dans l’esprit des directeurs soucieux de voir reconnaître leur métier de directeur par un véritable statut professionnel…

« Un statut implique un nouveau rôle au sein de l’école. Ces modèles pour certains proches du chef d’établissement marquent une « disjonction » nette entre le métier de PE et celui de directeur. Ces orientations modifient la fonction de la direction d’école, l’éloignant du rôle d’animation et de médiation pour aller vers plus de contrôle. Les principaux intéressés pourraient même se trouver confrontés à des missions qu’ils ne revendiquent pas (évaluer le travail des enseignants, recruter du personnel, former les stagiaires…)

Enfin, la sentence tombe. Le SNUipp réaffirme que « toutes ces pistes sont inacceptables. Elles ne régleraient d’aucune façon les difficultés rencontrées par les directrices et les directeurs. De plus, en quoi cela améliorerait-il le fonctionnement de l’école ? Une seule certitude, les rapports au sein de l’équipe s’en trouveraient, à terme, modifiés »

 

Fermez le ban ! 

 

On le voit, rien de bien nouveau sous la plume du SNUipp si ce n’est, et c’est un progrès, que les mots « directeurs » et « directrices » sont maintenant utilisés. Il est également à noter que ce syndicat « demande que des discussions soient ouvertes pour que soit mieux défini et reconnu leur travail ». L’évolution, même si elle est lente, est bien réelle. Cependant, elle reste très insuffisante et totalement déconnectée des attentes des directeurs d'école.

Souhaitons, cependant, qu’elle ne soit pas dictée par de simples considérations électoralistes à quelques mois des élections professionnelles…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

LUCIEN 31/03/2011 21:14



Un syndicat a pour mission première de s'occuper des difficultés des personnels qu' il représente .


Le Snuetpépé , vieil outil ringard et dépassé , n' entend rien , une forme d'autisme aigüe, vite un centre pour 4ème âge !


Mais voilà les élections pros arrivent et inutile au Snuetpépé d'agiter le moindre "chiffon rouge " pour apeurer le collègues adjoints , nous sommes là en veille pour contrer , chacune de ses
alléagations fausses ...


Jouer sur la peur , annoncer de fausses infos, on connaît , le Snu n' a qu' à bien se tenir ....



Gérard Olivier 25/03/2011 23:08



La CSEN-Fgaf, la Faen et le Scenrac-CFTC-Éducation ont signé jeudi 24 mars 2011 un accord précisant les modalités de leur rapprochement en vue des élections professionnelles du 20 octobre 2011 .
Les trois organisations syndicales ont défini 25 "objectifs, principes et revendications communs" parmi lesquels : le refus de "l'accroissement de la charge de travail en général, des obligations
horaires de service et l'imposition de la bivalence", la reconnaissance des "métiers spécifiques du premier degré : direction d'école, maîtres spécialisés, conseiller
pédagogique", le refus "du collège uniforme, la diversification des voies de formation au collège, l'opposition à l'école du socle commun qui consiste à primariser le collège et à
secondariser l'école".



Pascal Oudot 25/03/2011 21:58



Pour être encore plus explicite en ce qui concerne notre malheureux collègue directeur Marc Monfray, voici un article très "parlant"... et c'est le moins qu'on puisse dire:
http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/suicide-d-un-hussard-republique-85258.html



exdugdid 25/03/2011 20:47



J'ai suivi le lien j'ai lu l'article, je suis effondré. J'ai une question pour nos "camarades"du suipp:


Qu'est ce qui aurait pu empêcher qu'une adjointe rende la vie si insupportable à un directeur d'école qu'il en vienne à se donner la mort?


Z'avez une idée les gars? Non, voyez pas?


Alors continuez à parler "de la direction" ou "du conseil des maîtres" sans voir que derrière vos mots vides de sensily a des hommes et des femmes qui essaient de faire leur travail sans aucune
aide, ni protection, ni pouvoir, ni définition de leurs missions, ni moyens.


Continuez parce que vous savez qu'il y a plus d'adjoints que de directeurs et que vous êtes persuadés qu'en agitant le chiffon rouge du cheffaillon vous vous attirerez plus de votes donc de
décharges et de fric. Vous avez même peut-être raison mais vous ne méritez que mon mépris.


ch



Pascal Oudot 25/03/2011 18:46



En ce qui me concerne, j'ai toujours dit que je ne pensais pas devenir un jour chef d'établissement d'une grosse structure. Il me semble plus logique que ceux qui en ont déjà avec succès la
charge se trouvent les premiers à bénéficier d'un statut reconnaissant leurs compétences. Moi je lutte pour les directeurs ou chefs d'établissement à venir, ceux qui débutent dans ce métier ou
l'exercent depuis peu de temps. Je ne veux pas qu'ils connaissent les affres de cette mission d'encadrement dans les mêmes conditions que moi.  De la générosité? Certainement pas. Simplement
le refus de laisser perdurer dans cette merveilleuse mission d'éducation des situations absurdes et injustes. Mes enfants sont sortis du système. Je veux que mes petits-enfants en connaissent un
plus efficace.



Pierrot Lombard 25/03/2011 18:44



Dans ce commentaire comme dans de nombreux autres, je trouve indescent d'utiliser ce malheur


Je comprends, et j'assume. La frontière entre la récup. et la dénonciation est trop mince pour éviter ce genre de critique. Pour ma part l'indécence aurait été d'adopter l'attitude muette de
l'administration, et même de ceux qui sont là pour nous défendre.


Je suis sans doute maladroit, mais certainement pas immoral. Le "burnout" est une réalité, et chez nous il y a eu 2 organismes aussi sérieux qu'importants qui ont tirer fort le signal
d'alarme:


la MGEN ( Le moral des directeurs d'école est au "36e dessous" et leur état "est pire que ce que l'on craignait"... les directeurs ont
montré qu'ils "souffrent de la recherche d'une identité professionnelle". "Ils n'ont pas de budget, pas d'autorité ou de mission reconnue",)


et le Carrefour Social Santé: (A noter, la lassitude particulière de deux catégories de professeurs : les professeurs de technologie


...


 les Directeurs d’école sans décharge de classe ou avec une décharge jugée insuffisante, qui souffrent du manque de considération de leur fonction et estiment devoir assumer une
surcharge importante de travail insuffisamment rémunérée. )


Un dirlo s'est donné la mort, sur son lieu de travail en laissant un dernier mot à ses proches où il dit la mauvaise ambiance... l'attitude honorable est bien celle qui consiste à ne plus faire,
confortablement (j'assume aussi) l'autruche!


 


....pour la justification d'un statut mais je dois être le seul...


Tu es encore à côté de la plaque, Simon.  Le GDiD a une exigence: la reconnaissance institutionnelle du directeur, et nous proposons un outil: le statut
spécifique.


Ce qui justifie cette reconnaissance, c'est la lamentable et dangereuse situation actuelle dans laquelle on nous maintient sous prétexte de catastrophe à venir...


Et je continue à penser qu'une gestion partagée


Encore à côté!


En quoi y a-t-il une opposition entre la reconnaissance du rôle de directeur et l'implication des collègues dans les choses de l'école?


Si cette incompatibilité existait dans la vraie vie, notre modèle s'exporterait. Mais non, de la salle de rédaction d'un journal, à l'orchestre, en passant par l'hôpital ou .... Toutes les
équipes ont un leader désigné.


L'école n'en a pas, et son bilan n'est pas brillant (là le constat est unanime!). Ne confondons pas l'Utopie et le pays des Bisounours.



JeanRoger 25/03/2011 18:37



Collègue pendu. Ne me parlez pas de récupération. Lire le témoignage de son épouse:


http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/suicide-d-un-hussard-republique-85258.html






merlin 25/03/2011 17:55



Laurent, je ne saisis pas très bien ton argument: il y a environ 50000 dirlos en France aujourd'hui. Un peu moins si , avec la mise en place d'un statut on regroupait les écoles Mat-Elem de
proximité pour obtenir des structures de 9 à 15 classes environ.


Bon, il y aurait quand même quelques dizaines de milliers d'adjoints qui pourraient prétendre à devenir directeur si le coeur leur en dit. Comme aujourd'hui , ils peuvent devenir CPEN ou même IEN
mais c'est encore moins de monde.


Et puis , je vais te dire, si un statut se mettait en place, afin de respecter ce que certains appellent " l'opinion majoritaire de la profession", je serai même favorable à ce qu'on laisse le
choix: je demande par écrit le statut et les charges qui vont avec ou je reste dirlo version 2011 avec le fonctionnement actuel; Pourquoi pas? On a bien fait cohabiter les PE et les instits ?
Respectons les choix de chacun.



Pierrot Lombard 25/03/2011 12:29



C'est bien de prévenir les éventuels autistes Laurent, mais faut aussi faire un effort d'écoute.


Le rapport Reiss une bible?


- Non, tout le contraire. Rien de fermer ni d'absolu, mais un constat et DES pistes et DES propositions.


Ce que nous demandons, c'est l'ouverture de DISCUSSIONS pour explorer ses pistes, enrichir la réflexion et déboucher sur une réforme qui aura rassembler le plus grand nombre.


inutile de t'asséner l'argument des fusions?


Pourquoi? Il te dérange donc tu l'écartes.


C'est pourtant déterminant comme argument (parce que pour le coup s'en est un).


> Pour, et uniquement pour, une question économique, on diminue le nombre d'écoles, donc de directeurs. 


ça se passe maintenant, sans EPEP, sans statut, sans rien, juste l'application de l'existant.


Dans ce cas on occulte, on rechigne un peu mais on accepte.


 


>Mais, si on propose des fusions émanant du terrain, avec un projet et une cohérence éducative, en adéquation avec le territoire, et qu'en plus
on y attribut des moyens supplémentaires (rapport Reiss), là, ça devient insupportable?


Si nous sommes autiste, tu es quoi, toi?



laurent 24/03/2011 22:47



le statut ...il serait aussi une réponse à l'absence de perspective d'évolution de carrière dont bien des
enseignants se plaignent et les carrières de plus en plus longues vont amplifier le phénomène.


le problème, c'est que si le statut s'articule autour des propositions du rapport Reiss, nouvelle bible déjà obsolète de certains, les perspectives de promotion seront aussi réduites que le
nombre de directeurs ( inutile de m'assener l'argument des fusions d'écoles, je suis au courant ! )


Avis aux autistes : je ne suis pas au SNu, je ne suis pas contre un statut mais pas à n'importe quel prix.






JeanRoger 24/03/2011 20:06



Pub: deux syndicats qui revendiquent un statut pour les directeurs (CFTC Education Nationale et SNE) font alliance pour les élections professionnelles? Une chance? Au moins pour
faire bouger les autres... ? Peut-être. Nous aurons sans doute l'occasion d'en reparler. ;-))



Pascal Oudot 24/03/2011 19:16



Je ne te parle pas 'tambouille', je te parle d'un fonctionnement qui serait légitimé, encadré par des textes et donc enseigné, ce qui à ce jour n'existe pas


 


On peut légitiment l'imaginer et l'appeler de ses voeux. Moi, je n'y crois pas une seconde. Chaque fois qu'il y a eu un emmerdement dans les écoles dans lesquelles j'ai été adjoint ou directeur,
tout le monde se défilait et était bien content d'avoir quelqu'un ayant le titre ronflant de "directeur", qui impressionne encore... Et je dois ajouter qu'il y a beaucoup plus de conflits larvés
ou déclarés qu'on peut l'imaginer de l'extérieur. Si ça ne sort pas, c'est grâce à qui? Alors je comprends l'expression "bisounours", parce que c'est de ça qu'il s'agit. Croire que  tous les
adjoints d'une école seraient prêts à s'impliquer dans le collectif, c'est illusoire, j'ai suffisamment fréquenté le milieu socio-cul et fédératif pour savoir que l'intérêt collectif ne pèse
aucun poids quand il se confronte aux intérêts personnels, et que les leçons sont souvent amères. Donner sa main et se faire bouffer le bras au nom de la démocratie et de l'égalité, je connais.
Les vélléités de prise de pouvoir par des adjoints pour lesquels l'intérêt collectif ne se comprend que s'il passe par des égoïsmes patents, je connais aussi, et je sais qu'il faut savoir quitter
une école quand manifestement le front du refus est violent et ne peut conduire qu'à une guerre permanente. Il y en a qui aiment ça. Moi pas, je déteste jouer, le triangle
persécuteur/sauveteur/victime ne m'intéresse pas. Alors croire et dire que tout va bien dans le meilleur des mondes et que tout pourra se décider collectivement, c'est pousser mémé dans les
orties, c'est au mieux une illusion, au pire une tromperie.



merlin 24/03/2011 18:48



Et si on faisait un constat ?, je veux dire par là, l'école d'aujourd'hui fonctionne-t-elle bien et sereinement ?


Manifestement non: surcharge de travail ( et pas que les dirlos... mais n'oublions pas qu'ils sont AUSSI adjoints donc doucle peine!), climat parfois conflictuel dans l'école en raison souvent du
flou ( volontairement entretenu par certains) des attributions de chacun, pilotage ( n'en déplaise aux mêmes) extérieur à l'école... et de plus en plus, passons sur les stats de réussite,
bref, la situation actuelle mérite que l'on se questionne et surtout que des solutions soient trouvées.


Alors le " plus de ..;" OK, mais on en connait la faisabilité et ça ne résouds pas tout non plus.


Le statut n'est pas la solution universelle? Certainement mais il serait une réponse à bien des problèmes de fonctionnement, donnerait aux écoles une autonomie et une reconnaissance
institutionnelle qui leur fait cruellement défaut aujourd'hui, favoriserait une meilleure organisation pédagogique  ( entre autre dans le montage des projets, le suivi des enfants en
difficultés, etc...); il serait aussi une réponse à l'absence de perspective d'évolution de carrière dont bien des enseignants se plaignent et les carrières de plus en plus longues vont amplifier
le phénomène.


Oui, je pense que ce serait une bonne solution à beaucoup de problèmes et quand je lis les posts de ceux qui sont contre, je ne lis que refus de principe ( p'tit chef), affirmations gratuites
mais on démontrées, et surtout aucune solution crédible pour pallier aux dysfonctionnement évoqués précédemment; ça me laisse la curieuse impression que certains acceptent fort bien qu'une
catégorie de personnels, les dirlos, soient sacrifiés au profit d'une idéologie vaguement autogestionnaire et encore sans que tout le monde participe aux mêmes tâches et responsabilités.
J'attends ce nouveau modèle pour l'école mais avec les conséquences pratiques en terme de réunions, temps passé, responsabilités dans les prises de décision de chacun  des partenaires de
l'école: adjoints, personnels des Rased, TR, n'oublions personne, chacun devra revenir et/ ou préparer la réunion en faire le CR, recevoir les parents mécontents et assumer personnellement en son
nom propre les décisions prises. c'est tout le monde ou personne, et là, je ne suis pas persuadé du tout que la grande majorité des adjoints ne préfère pas la structure avec un bon vieux dirlo
avec statut ,du temps et des épaules larges  pour assumer tous ces petits tracas quotidiens.


PS: c'est bien de parler des écoles de 4 classes mais il y en a aussi pas mal de 8, 9 , 10 et plus .... et c'est des centaines de gosses et plus d'une dizaine de collègues dont il faut
s'occuper... sans pratiquement de temps pour le faire ( ni de sous d'ailleurs!)



Simon 24/03/2011 17:34



'J'ai essayé, comme tout le monde, de déléguer des responsabilités et d'impliquer autrui. Dna splusieurs écoles...' Je ne te parle pas 'tambouille', je te parle d'un fonctionnement qui
serait légitimé, encadré par des textes et donc enseigné, ce qui à ce jour n'existe pas (hormis peut-être les écoles Freinet que je ne connais que de nom). Ca n"a rien à voir avec
les Bisounours, c'est juste un autre modèle d'organisation que je trouve plus en phase avec la réalité du terrain et ou il pourrait y avoir une réélle plus-value sur l'implication des enseignats
et donc les résultats des élèves. Par ailleurs on est bien loin de ce monde merveilleux car travailler de cette manière est bien plus difficile que de dire 'c'est moi le chef, donc c'est comme
çà' (ça c'est juste pour rire)



henri 24/03/2011 16:15



message vide



montagny 24/03/2011 13:54



Et je continue à penser qu'une gestion partagée (je sais  vous allez me dire la responsabilité ne se partage pas- ce dont je ne suis pas si sûr, voire les directoires-) serait mieux
adaptée à la taille nos écoles et impliquerait mieux l'ensemble des collègues. Utopique, pas plus que d'autres...


 


Il est où ton pays des Bisounours ? Je savais qu'ils étaient syndiqués au Snuipp mais j'ignorais qu'ils étaient scolarisés...



Pascal Oudot 24/03/2011 13:00



je trouve indescent d'utiliser ce malheur pour la justification d'un statut mais je dois être le seul


 


(indécent) Pas moi. Inutile de nier que les directeurs d'école ne font plus le même métier que les adjoints. Quand un homme commet l'irréparable et met fin à ses jours parce que sa mission l'y a
amené, c'est de ne pas vouloir le reconnaître au nom de bienséances pratiques qui est indécent.


 


je continue à penser qu'une gestion partagée (je sais  vous allez me dire la responsabilité ne se partage pas- ce dont je ne suis pas si sûr, voire les directoires-) serait mieux
adaptée à la taille nos écoles et impliquerait mieux l'ensemble des collègues. Utopique, pas plus que d'autres...


 


Ben là, si, c'est de l'utopie. J'ai essayé, comme tout le monde, de déléguer des responsabilités et d'impliquer autrui. Dna splusieurs écoles. Malheureusement ça a des limites vite atteintes, et
quand il y a un souci c'est bien sur ma gueule qu'on tombe. La direction partagée, c'est de la blague, comme les sovkhozes. J'espère pour toi que tu ne rencontreras jamais de gros problème ou de
collègue insupportable, parce que là tu te rendras compte de ta solitude.



Simon 24/03/2011 11:39



'Si tu savais le nombre de témoignages de directrices et de directeurs que nous recevons suite au suicide de notre collègue, tu te rendrais sans doute compte de l'urgence à normaliser les
relations professionnelles dans les écoles, cela même si ça dérange ton confort personnel'
Dans ce commentaire comme dans de nombreux autres, je trouve indescent d'utiliser ce malheur pour la justification d'un statut mais je dois être le seul... Quant au confort
personnel :  1/4 de décharge (9 classes) sans evs en RRS (donc avec acc. éducatif, ...etc) on ne doit pas avoir la même définition du mot confort... Et je continue à penser qu'une gestion
partagée (je sais  vous allez me dire la responsabilité ne se partage pas- ce dont je ne suis pas si sûr, voire les directoires-) serait mieux adaptée à la taille nos écoles et
impliquerait mieux l'ensemble des collègues. Utopique, pas plus que d'autres...



Pierrot Lombard 24/03/2011 08:36



Mais dire ou écrire que l'on ne voit pas ce qu'apporterai de plus un statut, n'est pas un argument.


Ne relever, avec des contre vérités, que les inconvénients de modèles mal choisis de statuts, n'est pas de l'argumentation, c'est de la com.


Et avoir un 8 pages, où l'on se contredit à chacune d'entre elles, voire dans 2 articles juxtaposés, et qui ne propose que ce qui a effroyablement échoué depuis 20 ans, ne répond en rien à nos
interrogations. 


 


Densi,


La reconnaissance du dirlo par un statut non hiérarchique paraît être une bonne idée mais peu plausible,


Pourquoi?


Tu fais comme les autres, tu dis des trucs comme des vérités absolues. 


C'est non seulement "plausible", mais c'est absolument "possible".


Le seul frein depuis des lustres c'est le SNUipp qui ne cherche pas d'accord et se cantonne dans la protestation.


Je te rappelle que les Professeur des écoles  ont un statut différent des instituteurs, les premiers sont cadres A, les seconds cadres B, sans aucun lien de hiérarchie. 


la pseudo autonomie et le 'pouvoir' pris aux IEN chers à Merlin  me font assez sourire, et je ne parle pas des difficultés de fonctionnement (type comptabilité publique par ex.)


La définition même de l'Autonomie, c'est la prise de pouvoir à l'échelon supérieur pour le redistribuer à l'échelon inférieur. 


Dans le cadre d'une école plus autonome, à qui voudrais tu prendre du pouvoir?


Quant à la "comptabilité", ben on fera comme TOUS les autres.


 


l'appellation établissement et impossibles à mettre en oeuvre dans la configuration actuelles  des écoles françaises (5 ou 6 classes en majorité)


C'est vrai. C'est pour cela que nous sommes arrivés à imposer l'idée que la solution ne pouvait être uniforme, qu'elle doit partir du terrain et s'accompagner de moyens supplémentaires. On
retrouve tout ça dans le rapport Reiss.


... Mais, avec  la posture de "certains" soit disant contre pouvoir et la mise en oeuvre destructrice de la suppression de postes par le pouvoir, on a les nominations sur profil  et les
fusions... C'est à dire que l'on accentue les inconvénients sans projet issu des écoles concernées ni moyens supplémentaires.


 


pour avoir travaillé au collège (en ses/segpa), que le relationnel lié à un statut hiérarchique est réellement différent...


Désinformation encore!


Le rapport Reiss précise que le directeur d'école, quelque soit la structure choisie, sera un PE avec une certaine ancienneté. Ce qui est radicalement opposé à ce qui se passe dans le secondaire
et de fait oriente le type de rapport au sein de l'équipe.


Plutôt que de prendre exemple sur le collège ou le lycée, pourquoi ne se rapprocherait-on pas des écoles primaires spécialisées? 


Mais bon comme le but affiché par certains ici n'est pas la simple mais juste reconnaissance de ce que nous faisons actuellement mais de qui voudraient tellement plus...


ça c'est purement gratuit, facile et insultant. 


En prétextant de l'improbabilité de la reconnaissance de l'existant, tu demandes en fait le statu quo. Un statu quo destructeur...


Si tu savais le nombre de témoignages de directrices et de directeurs que nous recevons suite au suicide de notre collègue, tu te rendrais sans doute compte de l'urgence à normaliser les
relations professionnelles dans les écoles, cela même si ça dérange ton confort personnel.


 


PS:


Qu'est-ce qu'un supérieur hiérarchique?


 



Pascal Oudot 24/03/2011 06:36



une bonne idée mais peu plausible


 


Je ne pense pas qu'il s'agisse d'être plausible. Ce n'est pas mon problème. On peut tout imaginer. Moi je réclame simplement, comme tu l'écris, la reconnaissance du fait que je n'exerce pas
n'importe quelle mission. Et cela a des implications.


 


on peut être dirlo anonyme lambda, ne pas être au snuipp et ne pas être complètement convaincu même si on reconnait que la situation actuelle devient invivable.


 


Tout à fait. C'est parfaitement logique et respectable.



Densi 23/03/2011 22:22



J'ose m'imiscer (excuse moi Oudot-qui-pense pour tous) dans ce passionnant débat (lol), mais  question des projections virtuelles ("le dirlo serait...deviendrait...etc.) , les
futures éventuelles améliorations hypothétiques liées à l'obtention d'un statut sont-elles  moins virtuelles, Henri? La reconnaissance du dirlo par un statut non hiérarchique paraît être une
bonne idée mais peu plausible, la pseudo autonomie et le 'pouvoir' pris aux IEN chers à Merlin  me font assez sourire, et je ne parle pas des difficultés de fonctionnement (type comptabilité
publique par ex.) liées à l'obtention de l'appellation établissement et impossibles à mettre en oeuvre dans la configuration actuelles  des écoles françaises (5 ou 6 classes en majorité). Je
n'ose ajouter que je confirme, pour avoir travaillé au collège (en ses/segpa), que le relationnel lié à un statut hiérarchique est réellement différent... Mais bon comme le but affiché par
certains ici n'est pas la simple mais juste reconnaissance de ce que nous faisons actuellement mais de qui voudraient tellement plus...Tout celà pour dire que l'on peut être dirlo anonyme lambda,
ne pas être au snuipp et ne pas être complètement convaincu même si on reconnait que la situation actuelle devient invivable.



denis08 23/03/2011 22:09



Gégé, quand tu tronques les propos des uns et des autres dans tes citations, quand tu réassocies des citations pour leur donner un autre sens, quand tu fais (sciemment ?) des contresens sur ce
que l'on écrit : non seulement tu n'apportes aucun argument mais en plus, tu nous prends pour des c...


Et c'est toi qui viens nous jouer les Calimeros de service et nous servir des larmoyants "respectons-nous" ?!!!


"Tous ceux qui interviennent ici n'ont d'autre mot que "statut ! statut ! statut !" pour paraphraser De Gaulle"  Qu'est-ce donc que ce propos à notre égard, sinon du mépris le plus
profond ? Est-ce là ta contribution au débat que tu réclames tant ? Oublies-tu que ton syndicat est le seul à ne pas avoir répondu à la demande de débat formulée par le GDID ?


Comment veux-tu, après cela, que l'on ne méprise pas à notre tour ton syndicat et ses sous-marins en service commandé ?



henri 23/03/2011 21:08



Bon, une fois remisés les jérémiades et les bons sentiments à la gomme ("Respectons-nous" !), nous attendons que le jeu des (prétendues) insultes-mépris-injures, dont vous aurez remarqué qu'il
n'est qu'à sens unique laisse enfin la place aux véritable débats d'idées ou d'arguments, puisque ce sont eux dont il s'agit.


Aux acteurs de terrain qui portent une parole réelle et vivace, nous ne connaissons en guise d'arguments que des a priori, des étiquettes (ah ! le dirlo-Hiérarchique" comme il a bon dos !), des
projections virtuelles ("le dirlo serait...deviendrait...etc.) ; quelle expérience réelle peut-on leur opposer ? de quel vécu dans la relation avec les adjoints peut-on témoigner ? de quelle
organisation de l'école se fait-on le porte-parole ?


Et si copier-coller et reproduire les articles et le credo d'une organisation n'est pas se montrer en "service commandé", que l'on veuille bien m'expliquer...


 



Pascal Oudot 23/03/2011 20:32



est-ce trop vous demander d'entendre aussi les arguments de ceux qui ne partagent pas vos idées


 


Quels arguments? J'attends. Nous attendons tous depuis des mois.


 


et surtout de respecter les collègues qui sont derrière.


 


Toi, un collègue? Je le nie. Tu ne connais rien de la fonction de direction. C'est du vent!


 


Respectons-nous. Moi, en tout cas, c'est ce que je fais.


 


En te foutant de nous en permanence? En ne répondant à aucune question? Tu appelles ça "respecter les gens"? Ton outrecuidance et ta suffisance sont une insulte permanente à l'intelligence de tes
interlocuteurs.



kermg 23/03/2011 20:12



Je réponds à sa place :


parce que...


 


Mais Pierot, je  peux aussi t'envoyer FSC ! Ou copier l'article de DEL !!!



Pierrot Lombard 23/03/2011 19:45



.... et c'et quoi, enfin, tes arguments?



Gégé 23/03/2011 18:01



Mais, enfin, Merlin, pourquoi ce mépris pour ceux qui ne sont pas de votre avis ? Tous ceux qui interviennent ici n'ont d'autre mot que "statut ! statut ! statut !" pour paraphraser De Gaulle.
Moi, je ne suis pas d'accord mais je respecte votre opinion. Alors, est-ce trop vous demander d'entendre aussi les arguments de ceux qui ne partagent pas vos idées et surtout de respecter
les collègues qui sont derrière. On peut discuter calmement, non ? Est-il indispensable de s'envoyer des noms d'oiseaux parce qu'on n'est pas d'accord ? Respectons-nous. Moi, en tout cas, c'est
ce que je fais. Et puisque tu dis que les écrits restent Merlin, je te mets au défi de trouver un commentaire de moi qui soit injurieux à l'égard de qui que ce soit. Il ne faut pas toujours
imaginer un plan machiavélique du SNUipp derrière chacune de nos interventions. Pas du tout. On n'est pas en service commandé.



merlin 23/03/2011 15:28



Gégé et les siens ne sont pas là pour répondre à des questions, ni même expliquer les choix du Snuipp. Ils sont la veille de ce syndicat et leurs interventions ont pratiquement toujours pour
objectif de détourner un fil dont le sujet devient pour eux un peu trop brûlant. ils sont là pour faire dériver les sujets par des copié-collés, un peu de provoc, quelques jérémiades comme tout à
l'heure. Le débat argumenté, c'est pas leur truc. Ils ont leurs convictions et s'y tiennent, malheur à ceux qui ne les partage pas. D'ailleurs le Snuipp n'a jamais jugé opportun de créer son
propre espace de discussion libre, il en a pourtant les moyens. Mais ceux qui existent sont encore de trop pour eux et donc il faut les parasiter par tous les moyens, d'où la présence desThéo, ,
Gégé etc... Pour les curieux ou les nouveaux, il suffit de se promener au fil des anciens posts pour juger sur pièce... les écrits restent.



LUCIEN 23/03/2011 13:57



@ Gégé ,


sans aucune polémique, sans aucune mise en cause , tu connais mes positions modérées,


et mon discours courtois, cependant pourrais-tu m' expliquer , me donner une raison,


concernant le syndicat démocratique dont tu es adhérent , et qui désire le dialogue,


pourquoi aucune réponse au courrier d'invitation du GDID pour débattre de la


problématique de la "Direction" ?



Pascal Oudot 23/03/2011 12:57



Je vais ajouter une chose, Gégé, j'ai horreur qu'on me prenne pour un con. Je peux te garantir que je ne le suis pas. En revanche, ta stratégie suicidaire n'est pas la bonne. Depuis mon arrivée
sur ce site, je suis certainement de par ma liberté de ton et d'opinion en partie responsable de la libération de la parole de nombreux directeurs qui retenaient leur colère. Je suis certainement
également en partie responsable de la fuite de nombreux andouilles qui croyaient qu'on peut facilement me faire me taire. Ben non. A l'âge que j'ai, après trente ans de carrière, je n'accepte
plus de lire autant de mensonges en pensée, en paroles, par action ou par omission. Que ceux qui ne veulent pas d'un statut pour les directeurs viennent ici m'exposer leurs raisons en m'épargnant
les a priori politiques et les procès d'intention. Nous en discuterons dans la politesse et la sérénité. Mais TOI, je continuerai à t'en foutre plein la gueule. Je suis vulgaire? C'est
volontaire, évidemment.



Pascal Oudot 23/03/2011 12:44



ma présence sur ce site t'est insupportable car je viens contrecarrer la pensée unique


 


Ce genre de phrase, c'est l'hôpital qui se fout de la charité! La mauvaise foi de ce type m'épate! Les mots "pensée unique" sous son clavier sont un régal de connaisseur pour qui apprécie la
bêtise sous son aspect le plus borné. Parce que quand un type du SNU vous les sort, ces mots-là, alors que la FSU et le SNU refusent en permanence toute contradiction, même interne, moi ça me
fait hurler de rire! Mais qu'il est beau ce gaillard, beau d'imbécillité bornée, beau de suffisance... Mon pauvre et lâche habituel anonyme, ta décision de ne plus rien écrire ici était la bonne.
Rentre chez toi, gribouille tes lettres anonymes de dénonciation, et ferme-la, ça vaudra mieux que de sorir une ânerie de plus. Eh, les gens du SNU, ceux qui ont un minimum d'intelligence,
rappelez-lui la consigne de la boucler UNE FOIS POUR TOUTES. Je préfère et de loin certains récents interlocuteurs qui avaient au moins la décence d'entamer unje discussion sérieuse. Qu'on ne
veuille pas un statut, soit, même si comme je le rappelle le GDID réclame un staut non-hérarchique, mais on peut au moins en discuter intelligemment sans langue de bois ni copier/coller de la
doxa.


 


Bouh, vilain, va-t-en!



denis08 23/03/2011 12:31



En matière de stupidités, Gégé, tu parles d'or.


Je persiste et signe dans ce que j'ai écrit : oui, un statut non hiérarchique permettrait de remettre chacun à sa place. Dans mon propos, que Pierrot t'a parfaitement décrypté (merci Pierrot !),
"celui" qui remettrait chacun à sa place, c'est le statut (par définition), pas le directeur !


Faut-il que tu sois ou de (très) mauvaise foi ou piètre lecteur, pour inférer à partir de mes propos le sens que tu leur a donné !!! (Quant à mes collègues, ils vont très bien et ne se plaignent
pas de leur directeur, merci).


Quel traumatisme as-tu donc subi pour nourrir à notre égard, nous les dirlos, une haine aussi tenace, et l'envie d'apporter quels qu'en soient les moyens, une opposition aussi irréductible que
débilitante ???...


Mais, bon, si tes posts ont valeur pour toi de thérapie, continue Gégé... Comme je te l'ai déjà écrit : grand bien te fasse !


Permets-moi simplement de te rappeler une chose : si les dirlos que nous sommes avions été depuis longtemps reconnus par un statut, je reste convaincu que ceux qui ont basculé dans le néant un
jour, seraient peut-être encore là pour lire tes stupidités, ce qui aurait été, tu en conviendras, un moindre mal.



merlin 23/03/2011 11:38



Reçu sur ma boite mail de l'école un message du Snuipp local invitant les collègues à participer à une animation syndicale un mercredi matin : un mercredi matin ? voila une animation qui repose
sur le plus pur bénévolat.


  Pas tout à fait quand même, les représentants zélés du personnel précisent aussitôt que:


ces heures de présence ( bien entendu) effectives à cette animation donnent droit à un crédit d'heures à valoir sur des CDM ou Conseil de cycle: ce qui signifie que ce jour là , les collègues
concernés seront absents... pas facile de faire la réunion s'il manque 50% de l'effectif ( car c'est le puissant syndicat majoritaire qui organise).


crédit valable sur des animations pédagogiques dont le rédacteur indique qu'elles n'ont d'animation que le nom... soit, seules les animations Snuippiennes ont l'air d'être valables ( même si,
pour être honnête, je ne suis pas groupi des anim institutionnelles).


crédit valable sur les animations sur site dont on nous sussure aussi qu'elles sont bidon. Je m'étonne un peu que les tenants du CDMD méprisent ainsi les moments de concertation entre collègues (
qu'ils souhaitent multiplier si j'ai bien lu FSC)... comprenne qui pourra.... et au fait Affelnet , on en pense quoi au Snipp?



Pierrot Lombard 23/03/2011 11:21



J'avais décidé de ne plus répondre aux stupidités mais y a des choses qu'on
ne peut pas laisser sous silence.


Gégé... Gégé, tu ne dis que des stupidités et traites par le silence toute question de
fond.


Là encore:


En quoi un statut te permettrait
de remettre chacun à sa place ? 


Ben, parce que c'est le rôle des statuts que de définir professionnellement la place de
chacun.


D'ailleurs vous réclamez bien, au SNU, un statut pour les psyscols, non? 


Ton "chacun" vise tes adjoints, hein
?


Ben, un statut du directeur d'école vise les directeurs d'école, hein?


Sauf à avoir un statut HIERARCHIQUE


ben, voilà, et en majuscule... Mais tu te gardes bien de nous dire en quoi un statut est
obligatoirement hiérarchique.


Le SNU en revendique un pour les psyscols(si, si, j'insiste!), et on a l'exemple dans nos
écoles des instits (cadre B) et des PE (cadre A) qui bossent ensemble sans aucune notion de hiérarchie entre les 2 statuts. Hein?


Si tu commençais par nous dire ce qu'est un supérieur hiérarchique, on
pourrait discuter sur du concret. 


Je suis prêt à partir de ta définition du "supérieur hiérarchique" pour te démontrer la
stupidité de la stratégie qui ne consiste qu'à susciter la crainte.


Stupide et dangereux, puisqu'on voit clairement aujourd'hui dans quelle impasse mène
l'agitation des peurs sans propositions...


 je vois mal comment tu pourrais avoir autorité pour
remettre "chacun" à sa place.


...exemple manifeste de cette stratégie mortifère. Tu amalgames démagogiquement autorité
(comment ne pas en confier au dirlo?) et autoritarisme.


Le drame de ce dirlo qu'on enterre aujourd'hui (je rappelle qu'en 2006 la MGEN poussait un vrai cri d'alarme sur la situation préoccupante des dirlos, qu'en
décembre 2009 le CSS alertait sur l'état dégradé des dirlos en fin de carrière...), la poussée du FN (qui utilise cette méprisable stratégie) devraient te (vous) rendre moins arrogant et plus à
l'écoute du terrain.


Si le statut n'est pas l'Eldorado, ce que nous n'avons jamais prétendu, l'absence de statut c'est Charybde et Scylla!



Gégé 23/03/2011 10:16



J'avais décidé de ne plus répondre aux stupidités mais y a des choses qu'on ne peut pas laisser sous silence.

"ceux
qui, au prétexte que nous (ne) serions (que) des enseignants-comme-les-autres, nous dénient tout droit à un statut, ceux-là ne sont que de piètres imbéciles qui ne comprendront jamais rien à ce
que nous sommes, vivons et faisons...
un statut pour le directeur remettrait chacun à la place qui est la sienne…  (Denis08)"

Affirmation purement gratuite, denis. En quoi un statut te permettrait de remettre chacun à sa place ? Ton "chacun" vise tes adjoints, hein ? Sauf à avoir un statut HIERARCHIQUE (que tu dis ne
pas vouloir), je vois mal comment tu pourrais avoir autorité pour remettre "chacun" à sa place. Je vois bien que tu cherches tous les arguments possibles pour justifier ton combat. Excuse-moi,
ils ne sont pas convaincants.

"Une
fois de plus, tu appelles la profession, selon le terme consacré, à la désobéissance… pas le droit de tenir certains propos, dont ceux d'appeler à désobéir à nos obligations professionnelles.
(Lionel)"

Où as-tu vu que j'appelais à la désobéissance ? Peux-tu me citer une phrase que j'aurais écrite dans ce sens ? Je n'ai fait que rappeler une évidence qui a été confirmée par l'IGEN : la grande
majorité des projets d'école sont une coquille vide. Idem pour les projets d'établissement du secondaire. C'est un fait incontestable. Que cela t'irrite ne change rien aux faits. Alors que chez
toi ou chez tel autre de nos collègues, il y ait des projets qui fonctionnent, je veux bien le croire. Et alors, est-ce que ça signifie que c'est le cas partout ?
En réalité, ma présence sur ce site t'est insupportable car je viens contrecarrer la pensée unique. Et je comprends que vous seriez plus heureux d'être entre vous, sans contradicteur. Tu
fais preuve de la plus grande mauvaise foi pour me censurer sur ce site. Tu demandes même que j'y sois interdit de présence. Bravo, grand démocrate !



henri 23/03/2011 07:24



Mercredi 23 mars, 2 011.


Une pensée émue pour un collègue directeur.



Denis 22/03/2011 20:54



J'ai suivi ton lien JeanRoger, et j'ai peut-être un début de réponse à ta question. Lorsqu'on est capable d'écrire un tel tissu de conneries, peut-être vaut-il mieux rester anonyme... question
d'amour propre...


J'ai trouvé assez jubilatoire le couplet sur le financement. Venant d'un type dont l'organisation a des finances aussi transparentes que celles du Vatican ou de madame l'oréal, il y a quand même
de quoi rigoler.


Mais heureusement, les veilleurs du snuipp ici présents vont s'empresser de dissiper tout malentendu en répondant à une question simple : combien le snuipp coûte-t-il aux cochons de contribuables
que nous sommes tous? Ou, si on veut détailler :


1) le snuipp c'est combien de subventions annuelles?


2) c'est combien d'équivalents plein temps pour les déchargés professionnels?


Le minimum, lorsqu'on bénéficie de fonds publics n'est-il pas de rendre compte de l'utilisation qui en est faite?  Ne serait-ce que par souci de transparence...



JeanRoger 22/03/2011 09:22



L'anonymat au SNUipp: une tradition ?


http://www.dirlo.fr/blog_lettre_ouverte_au_snuipp_du_pasdecalais-67.html



merlin 20/03/2011 22:55



Ne nous fatiguons pas trop: Gégé et les siens sont binaires: bons ou mauvais. Nous sommes mauvais parceque dans le camp des dirlos, doublement mauvais parcequ'en plus nous réclamons une
reconnaissance pour le travail important que nous effectuons chaque jour dans l'école.


Nous ne devrions exister que dans l'ombre, pour faire le boulot ( car il faut bien quelqu'un pour le faire), en couvrant au besoin les erreurs de certains adjoints irresponsables ( hé oui, il y
en a..;); fusibles de préférence anonymes .


Que les CP s'ingèrent de plus en plus dans la vie de l'école de façon si autoritaire que des plaintes de collègues remontent jusqu'à l'IA, ils s'en fichent ( ou soutiennent le CP), que l'IEN
décide de tout, ils s'en fichent, que le principal commence à mettre son grain de sel, ils s'en fichent, que des adjoints gavés à leur prose anti dirlo pourissent la vie de leur dirlo, ils s'en
fichent.... et pourtant certains adjoints aimeraient bien avoir un dirlo avec statut ( ça existe aussi), il y aurait enfin une possibilité d'amélioration de carrière pour ceux qui le souhaitent,
on aurait probablement des postes occupés par des gens motivés et stables ( et pas forcément les petits chefs que l'on veut bien nous décrire).


Le statut un système idéal et parfait ? certainement pas mais un système plus juste, améliorant le fonctionnement et l'autonomie de l'école ça oui . tout le monde l'a compris sauf qui vous savez
mais là, la couche est épaisse.


Juste une  pensée pour notre collègue que je ne connais pas, dont je ne connais pas l'histoire douloureuse mais dont je devine la solitude, la peine et l'isolement parceque je suis dirlo
depuis pas mal d'années et que nous "y passons tous" à un moment où à un autre au cours de notre carrière. La solitude du chef n'est-ce pas Gégé?



laurent 20/03/2011 19:31



Décidement, on est toujours dans les mêmes stéréotypes, s'arrêter pour une jambe cassée , ça ne nous pose aucun problème, mais dès qu'on qu'on le fait pour comment dire ... usure, burn_out, c'est
pas du tout la même image qu'on se renvoie. Les vieilles représentations ressortent très vite. Françou, prends du recul. Tout peut s'arranger. De toutes façons, ceux qui n'ont pas craqué sont
ceux qui risquent de le faire.


Moi, j'ai vraiment l'impression d'être dans un système bonus-malus sans bonus


 



denis08 20/03/2011 12:15



Le passage sur les directeurs incompétents ne s'adressait bien évidemment pas à toi, Françou. Mon propos voulait simplement signifier que si l'on veut valablement défendre les directeurs, il faut
aussi admettre que certains ne sont pas toujours défendables hélas. Ne pas le faire serait donner des arguments supplémentaires aux Gégé-Théo-Densi and Co pour jeter sans vergogne (comme ils
tentent de le faire) le bébé avec l'eau du bain.


Je crois bien comprendre ce que tu ressens en ce moment, Françou. Oui, la pression est énorme sur nous les directeurs, et particulièrement ceux qui, à leur métier de directeur ajoutent celui
d'assistant social, de médiateur, d'éducateur, de parent bis, de gendarme parfois, etc., etc., avec, à la clé, les emm.... et quasiment aucune reconnaissance.


Comment ne pas craquer, même avec des adjoints formidables, un IEN présent, etc. ?


Une des grandes difficultés de ce métier, c'est qu'il comporte, malgré les apparences, de nombreux moments de solitude, souvent inévitables...


Tiens, pour moi, le dernier en date remonte à vendredi. Quand nous avons appris le décès par suicide d'un de nos anciens élèves (13 ans...), qui était au collège en 5ème... Son petit frère, ses
cousins sont dans notre école. La maîtresse qui a le petit frère en classe cette année a eu le grand 3 années de suite. Une émotion énorme. Et il faut gérer, et il faut que l'école continue à
vivre, et il ne faut pas craquer ? Parce que nous serions des  "superman/superwoman" ? Et pourtant, on essaie de tout faire pour tenir, parce que si le directeur ne tient pas, qui alors le
fera ? Mais à quel prix ?


La misère dans laquelle se débattent bien des familles de mon école, en RRS, n'est pas qu'économique et sociale. C'est ma 5ème année dans cette école. C'est le 5ème décès que nous affrontons : 4
décès de parents, et celui de M. avant hier, le plus terrible... Oui, ça use, lentement, insidieusement mais sûrement.


Alors,  ceux qui, au prétexte que nous (ne) serions (que) des enseignants-comme-les-autres, nous dénient tout droit à un statut, ceux-là ne sont que de piètres imbéciles qui ne comprendront
jamais rien à ce que nous sommes, vivons et faisons. Qu'ils aient au moins, à notre sujet, la décence de se taire, ici et ailleurs.



Pierre CRILAT 20/03/2011 11:40



Alors, là, Lionel, RESPECT ! Maintenant gégé 0 - contre gégé 2 ! Je m'octroi un point sur une passe lumineuse de Lionel.



Lionel 19/03/2011 21:44



Bravo Gégé, mille fois bravo.


Une fois de plus, tu appelles la profession, selon le terme consacré, à la désobéissance. Les cycles, mis en place nulle part ? Tu veux voir une école fonctionnant en cycles ? Viens chez moi, et
tu verras ce que c'est à peu près dans toutes les matières, arts plastiques et musique exceptés.


Tu es encore plus idiot que je ne le pensais. Et les collègues qui prennent des heures pour monter des programmation de cycles en maths, français, histoire-géo, sciences en espérant ainsi que
leurs élèves (tu sais les petits machins qui bougent, parlent et vivent et que tu as vus la dernière fois lorsque tu es sorti du CM2... en tant qu'élève) auront l'opportunité de balayer
l'ensemble du programme et éviteront ainsi de faire trois années de suite la grotte de Tautavel et Alésia... Ce sont des cons, des illuminés ou bien des gens consciencieux qui essayent de suivre
ce que les élus de la Nation ont décidé, après avoir été élus par le peuple !


Tu es minable dans tes assertions ! Du vent, du vent, rien que du vent. De la provoc, encore et toujours, à défaut d'arguments recevables.


 


Le collègue qui s'est suicidé, ça t'inspire quoi ? Encore un fasciste qui voulait imposer à de gentils résistants le diktat du Grand Capital ? Tu dois bander là, hein ! Un cheffaillon de moins,
c'est toujours ça de pris, non ? Au moins un qui n'aura pas l'outrzcuidance d'apporter sa voix aux opposants du Gros Syndicat Majoritairement Minoritaire en octobre. Je dirais plutôt, un pauvre
collègue qui ne connaissait pas le GDID, et qui n'a donc pas pu partager ses difficultés avec des gens de sa "classe", des personnes qui connaissent au jour le jour les mêmes difficultés, les
mêmes problèmes.


 


Le problème vois-tu, c'est qu'apparemment, il y a quelques adjoints qui vont avoir du mal à se regarder dans la glace par là-bas. Parce que réussir en l'espace de 7 mois à achever un dirlo avec
une solide expérience d'adjoint, il a fallu que ça soit raide de chez raide.


 


Relis ça : " Dans cette ultime lettre adressée à sa famille, ses proches, ses amis du conseil municipal de la commune de Garnerans, ses collègues, Marc Monfray regrette l’ambiance « délétère » qui régnait, selon lui, dans cette école de Dracé qu’il avait rejoint à la rentrée 2010. Pour l’instit expérimenté, le travail qu’il accomplissait avec passion depuis de longues années avait tourné depuis des mois au calvaire, avec cette nomination comme directeur dans cette bourgade du Beaujolais. « Il n’en parlait pas
souvent, mais m’avait confié plusieurs fois que ça n’allait pas fort au boulot », se souvient Benoît, qui n’en était pas pour autant à soupçonner une pareille issue. Dans son courrier, Marc
Monfray confie son mal-être. Il parle de nuits sans sommeil, de « stress et d’angoisse » et évoque, en des termes très durs, de mauvaises
relations avec certains collègues de Dracé, indiquant « vivre l’enfer au quotidien »."


 


Les syndicats virent de leurs rangs ceux de leurs permanents qui se présentent sous l'étiquette FN aux cantonales, et je les soutiens pleinement dans leur démarche : il y a des opinions qui sont
incompatibles ! Je demande donc officiellement au webmaster de DEL de gycler Gégé de ce site. Il n'a rien à faire ici, il provoque à l'extrême mais ne répond à aucune des questions qui lui sont
posées. Il n'a pas le droit de tenir certains propos, dont ceux d'appeler à désobéir à nos obligations professionnelles. Nous sommes des fonctionnaires, nous devons respecter ce que nous impose
notre statut. Et je précise tout de suite, pour éviter que la clique de crétins patentés viennent m'assassiner : il n'est pas dans mes propos question de respecter l'ordre de dénoncer des enfants
juifs ou des enfants sans-papier pour faire plus moderne. Simplement, on se doit de respecter les programmes et les politiques éducatives décidées par la représentation nationale démocratiquement
élue par la majorité des électeurs qui acceptent de se déplacer le jour d'un vote. Si l'on n'est pas d'accord avec tout ou partie de cette politique, comme c'est mon cas, on utilise son bulletin
de vote, comme je vais le fairte demain. On peut même démissionner si c'est vraiment trop insupportable. Mais là, faut être un peu plus couillu qu'un petit Gégé-pas-de-morale. Ben oui quoi, être
payé à branler et à soliloquer à longueur de journée sur l'avenri radieux que nous promet la prochaine journée de grève unitaire, ça occupe son délégué syndical permanent, non ?



françou 19/03/2011 18:54



s'il en existe, ils ne restent pas en poste très longtemps... Entre l'IEN qui fera tout pour éviter un esclandre gênant, et des adjoints à bout (on peut le supposer, si le dirlo ne tient pas
la route), aucune chance qu'il tienne plus d'une année scolaire...


 Je tiens à préciser, et je cesse de parler de moi et de tout prendre mal, que les adjoints vont bien, depuis 6 ans que j'exerce ma fonction.Et ils me témoignent régulièrement leur soutien,
découvrant aussi ,en ce moment, nombre de tâches dont ils n'avaient pas idée.



Gregoire 19/03/2011 18:45



sans commentaire.


Entre directeur on sait que l'on sait.



Pascal Oudot 19/03/2011 18:19



Ne t'escrime pas, Françou, ces gens-là ne veulent pas entendre et refusent de comprendre. Pour eux, les directeurs d'école "sont des z'enseignants comme les zôtres". Que veux-tu qu'ils réalisent
d'une situation qu'ils ne connaissent pas, ils n'ont pas mis les pieds dans une école depuis des lustres.



denis08 19/03/2011 17:24



Ainsi donc, le statut hiérarchique de l'IEN ne lui est pas suffisant pour remettre sur le droit chemin les adjoints qui s'égarent (sans parler des "pousse-au-crime), selon St Théo.


Alors en quoi un statut, même hiérarchique, pour le directeur le rendrait tout puissant sur ces mêmes adjoints ? Ce qu'IEN ne peut ...


Et si un statut hiérarchique est inutile car inopérant : pourquoi le SNipp ne revendique-t-il pas, au sein de la FSU, la suppression du statut des IEN (et celui de chef d'établissement par la
même occasion) ? Voilà qui irait dans le sens de la RGPP sarkozyste derrière laquelle ce"grand" syndicat se cache tant pour mieux justifier sa défiance à notre égard.


Autre question : de quoi ont tant peur ces adjoints qui préfèrent un chef lointain  à  un collègue tout proche ? Sont-ils de simples adeptes du "pour vivre heureux vivons cachés ?" Mais
qu'ont-ils donc à cacher ? Leurs bras cassés ? Il est vrai que ces apeurés sont autant de clients potentiels pour le SNipp. Là, SNipp rime furieusement avec manip., Théo.


Un statut n'exonère pas celui qui l'endosse d'un minimum de compétences pour l'assumer, dis-tu. Ben oui, évidemment !  Mais l'absence de statut non plus : nous en fournissons la preuve
chaque jour. On ne revendique pas un statut pour faire croire qu'on est compétents, Théo. On revendique un statut pour reconnaissance des compétences que nous mettons en oeuvre dans notre métier
au quotidien. Parce que pour ce qui est des directeurs incompétents... s'il en existe, ils ne restent pas en poste très longtemps... Entre l'IEN qui fera tout pour éviter un esclandre gênant, et
des adjoints à bout (on peut le supposer, si le dirlo ne tient pas la route), aucune chance qu'il tienne plus d'une année scolaire...


En revanche, un statut pour le directeur remettrait chacun à la place qui est la sienne et éviterait que ce que je décrivais ci-dessus pour le directeur incompétent, ne touche de plein fouet
d'excellents directeurs victimes de cabales, comme  nous en avons tous connues ici et là (et je laisse à votre mémoire le soin de vous rappeler alors de quel côté est allée l'aide du
syndicat "majoritaire" dans la majorité des cas... pour mieux juger des propos de circonstance des SNippiens de ce site)



françou 19/03/2011 16:31



Alors je vais m'autoriser à donner un témoignage. Le mien.


Depuis le 24 janvier, je suis tombée. Une semaine de trop.


Le 4 ou 5° parent de la semaine qui menaçait de porter plainte contre l'école pour des broutilles. Celui ci a-t-il agité son doigt trop près de mon nez, avait-t-il l'air plus camé que les autres,
sa propre détresse a-t-elle eu plus d'impact sur moi que les autres fois? Toujours est-il qu'après l'avoir enjoint de quitter les lieux, quand il a enfin quitté l'école et  que j'ai appris
que cet homme sortait d'HP, je me suis effondrée. Là , près de la cour, avant de prendre ma classe.


Les collègues ont réparti mes élèves, j'ai tenu à faire un rapport écrit le plus objectif possible de cet incident que je considère encore comme banal et j'ai appelé l'IEN pour la prévenir que
trop c'est trop et que je m'effondrais; qu'elle essaie de me trouver un remplaçant disponible.


J'ai rangé mon bureau, ma classe, et je me suis rendue à l'inspection à sa demande. J'ai rencontré quelqu'un de solide. Elle a contacté la cellule psy de l'IA et j'ai pu avoir un rdv le
lendemain.


"Burn out".Ce n'était que la goutte d'eau...je sais qu'ici vous comprenez tous ce que je dis, sauf les syndicalistes déchargés de classe.


Grâce à elle, ma généraliste ne m'a pas faite interner, comme elle estimait devoir le faire (la tentation étant grande pour moi de trouver une solution radicale, à l'image du collègue)...Mon
congé maladie est renouvelé de mois en mois en même temps que mes ordonnances.


Je commence aujourd'hui à revoir le soleil; j'ai demandé l'an prochain à exercer à 80%: 1/2 journée de classe, en plus d'une direction de 8 classes, c'est tout ce que je pourrai donner.


Je vais encore voir mon pouvoir d'achat fondre un peu plus, en espérant que l'ien ne me retire pas la direction et son indemnité....


Je hais gégé/snu. Je me demande ce qu'a gagné le MEN avec moi. Pour l'économie d'un statut, il paye un remplaçant depuis déjà 2 mois...


 



henri 19/03/2011 15:24



@ ThéoTruc !


Facile de se retrancher derrière l'IEN qui ne voulait pas de vagues, qui ne voulait pas se mouiller, etc.


Il y a chez les IEN comme parmi tout groupe humain, ceux qui s'impliquent, se mouillent, soutiennent et d'autres qui fuient. Comme Grégoire, j'ai connu aussi une situation très difficile avec une
"meute" (j'ose l'écrire, oui !) d'adjoints qui souhaitaient ma peau : la raison ? Je n'étais pas "chef", je n'étais pas "facho", pas "supérieur hiérarchique ou pas"...Simplement un directeur
comme tant d'autres, soucieux d'une seule chose : que son école "tourne", dans le respect de la règlementation, du respect de la sécurité des élèves, des responsabilités du directeur lui-même.


Et je ne fais nullement d'auto-satisfaction...


Cela bousculait des habitudes, des choses enracinées chez certain(e)s, parmi lesquels (désolé de l'écrire aussi, mais c'est une réalité) adhérents chez-qui-vous-savez....) J'ai eu la "chance" (?)
d'avoir un interlocuteur, l'IEN, qui lui a pris en charge le dossier et a rappelé, redéfini les domaines des uns et des autres. Il aurait pu tout aussi bien faire sauter le
"fusible-commode-sans-satut", simple quidam de base, après tout comme les autres : car il est bien plus aisé d'en faire sauter un (devinez lequel ?) que de considérer que d'autres portent une
responsabilité dans le dysfonctionnement d'une école.


Plus que jamais, j'ai bien bien compris que cette absence de statut, que certains considèrent comme inutile, comme un mauvais "bouclier", ne nous mettait pas à l'abri et ne protégeait en rien le
directeur...


D'autres vivent encore (et il y en aura encore d'autres, c'est à craindre !) de telles situations ; tant que la spécificité du directeur n'aura pas été reconnue, son identité prise en compte, de
tels errements, bien tristes, sont à même de se reproduire.



Pascal Oudot 19/03/2011 15:10



De la récupération, Théo? Je ne voulais pas en parler, mais il semble bien que ce soit sa mission de directeur d'école qui ait amené ce pauvre homme à ce geste terrible. Alors, épargne-nous tes
leçons de dignité, surtout derrière ton facile anonymat.