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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 12:02

La ville de Nogent sur Marne (94) est en passe de battre un record : celui de la plus grande école primaire de France avec ses 27 classes et 700 élèves de la grande section maternelle au CM2.

L’an dernier, déjà, le maire de Nogent, J. Martin, avait évoqué ce projet de fusion des deux écoles voisines : Paul Bert et Guy Môquet. L’affaire avait alors fait grand bruit et nous nous en étions fait l’écho (relire nos articles référencés ci-dessous).

L’IA avait même « dépouillé » l’école P. Bert de son poste de direction. Hormis le SNUDI-FO 94, les syndicats avaient été étrangement absents devant ce qui ressemblait à une forme de collusion entre la mairie et l’Inspection académique.

Pétitions, manifestations, délégation de parents au ministère et menace de grève des enseignants avaient contraint l’IA à nommer une directrice à titre provisoire. Le maire avait alors déclaré ne pas vouloir faire aboutir ce projet contre les parents.

Mais voilà, le 19 janvier dernier, la proposition du maire refait surface. J. Martin précise que ce projet de fusion des écoles sera présenté à l’inspection dès la fin de ce mois. Comme l’an dernier, la municipalité semble bénéficier du soutien bienveillant de l’Education nationale. L’inspecteur de circonscription, Marc Teulier, rappelle qu’il s’agit d’un projet municipal et ne manifeste aucune réticence : « Je ne pense pas que le fonctionnement soit forcément plus harmonieux ou moins harmonieux en fonction du nombre de classes. Certaines grosses écoles tournent très bien car l’équipe s’entend bien tandis que des petites écoles ne fonctionnent pas bien car l’équipe ne s’entend pas. Nous avons organisé ces derniers temps plusieurs réunions avec les deux écoles et ce n’est pas vraiment un problème de travailler avec quinze enseignants ou trente. De plus, si l’école maternelle Galliéni [extension prévue dans quelques années] récupère ses grandes sections, l’école descendra à 23 classes ».

 

Mutualiser les investissements

Pour le maire (UMP) de la ville, J. Martin, ce regroupement devrait permettre d’investir dans de nouveaux équipements, qui seront installés entre les cours des deux écoles voisines et mutualisés, comme une bibliothèque, un laboratoire de langue et encore une salle informatique avec un tableau interactif. L’élu souhaite également faire rejaillir la bonne réputation de l’école Guy Môquet sur sa voisine Paul Bert, davantage considérée comme l’école du quartier populaire.

Monsieur le maire semble pressé de fusionner les deux écoles sans même attendre l’extension de la maternelle Galliéni qui pourrait récupérer les grandes sections de Guy Môquet. « Nous souhaitons continuer dans la lancée 2009-2010 en allant vers une seule école car l’organisation et le fonctionnement resteront similaires. Je ne vois donc pas de raison à ne pas le faire, en dehors du nombre de classes. C’est le seul élément qui peut faire peur. Or, aujourd’hui, les deux directeurs gèrent déjà 27 classes au total, réparties dans leurs  deux établissements.  Et dans le fonctionnement de chaque classe, cela ne changera rien. Donc pourquoi attendre ? ».


Quelques échanges assez vifs opposent l’élu aux parents qui redoutent la création de ce mastodonte que certains appellent déjà
« l’usine de la zone ».

« Qu’est-ce que cela change concrètement en termes de budget et de personnel ? », demande un parent.

« La seule chose qui changera, sera la possibilité de proposer davantage d’équipements comme la salle informatique, le laboratoire de langue et la bibliothèque, car ils seront mutualisés entre les deux écoles. L’objectif du projet n’est pas de faire des économies mais des investissements appropriés et partagés »,  explique le maire.

« Pourquoi ne pas mutualiser ces équipements sans fusionner puisqu’ils seront situés entre les deux écoles et que les deux directeurs auront juste à se répartir les plages horaires pour les utiliser, ce qui ne pose pas de problème s’ils s’entendent bien ? », poursuit un autre parent.

« Dans ce cas, cela deviendrait un collectif municipal ! », réplique le maire. Votre problème est que vous refusez simplement le nombre de classes alors que vous dites vous-même que si les directeurs s’entendent, tout va bien. Dans ce cas, autant entériner tout de suite le rapprochement. Si je ne faisais pas ce projet, vous me reprocheriez dans dix ans de ne pas avoir posé la question aujourd’hui, car dans dix ans, ce sera fait, malgré vous, parce qu’il n’y aura pas d’autre solution. Car je ne vais pas disperser des écoles dans toute la ville simplement parce qu’il y a des augmentations d’effectif ! Qui va payer la gestion de ces écoles ? Il n’y a pas d’alternative. Le seul problème est que vous avez peur du nombre de classes, quelque soit ce que l’on dit ».

« Mais ce n’est pas la ville qui paie le directeur »

« Ce n’est pas ce qui coûte le plus cher ! » conclue le maire.

 

La direction de l’établissement

Se pose naturellement la question de la direction de l’école. Un seul directeur sera-t-il suffisant pour gérer un établissement de cette taille ?

« J’essaierai de faire en sorte qu’il y ait quelqu’un, et pas un emploi précaire, au moins un mi-temps », promet l’inspecteur Marc Teulier.

 

Qu’en pensent les enseignants ?

« Certains sont pour, d’autres contre. C’est vrai que certains enseignants ont tendance – et c’est humain- à avoir un lien affectif avec leur école et penser que c’est LEUR école, mais ce n’est pas leur école », rapporte la directrice de l’école Paul Bert.

Difficile d’en savoir plus car l’IEN indique qu’il est trop tard pour réunir un conseil d’école avant la décision de l’inspection qui doit être prise début février pour permettre aux enseignants qui veulent partir de demander leur mutation…

Il restera ensuite à soumettre, pour avis, ce projet de rapprochement au C.D.E.N. (Conseil Départemental de l’Education Nationale où siègent le Préfet, le Président du Conseil Général, des élus et des représentants des personnels), à éclaircir le statut du nouvel établissement (fusion…).

Après validation par l’Education nationale, le conseil municipal pourra enfin l’entériner par un vote.

 

Le maire ne compte pas s’arrêter en si bon chemin dans sa volonté de restructurer les écoles de sa ville. Après avoir rassemblé deux écoles en un établissement de 18 classes, il envisage de regrouper une école maternelle et une école élémentaire comptant respectivement 8 et 17 classes…

 

L’exemple de Nogent sur Marne préfigure-t-il ce que seront, demain, les écoles primaires françaises ? Ces « rapprochements » seront-ils une façon de contourner les EPEP ? La réflexion devrait s’engager rapidement, notamment dans les organisations syndicales, avant toute frénésie de généralisation…

 

Articles à lire ou relire

" Fusions, EPEP, regroupements… Ohé, les syndicats ! Y a quelqu’un ? " (28 mars 2009)

" Directeurs d’école et syndicats : le divorce" (4 avril 2009) 

" Nogent citoyen " (20 janvier 2010) 

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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commentaires

Noé BABET 30/08/2010 17:11



Et , c'est quoi ce charabia précédent , SVP ?


Soyons sérieux


J'ai une école élémentaire de 517 élèves et ça fonctionne sans problème .



Pierrot 30/01/2010 10:56


700 mômes ; pour moi c'est une usine.
Il ne faut pas se laisser avoir par les mots.  Ce genre "d'école", n'existera pas dans la pratique.
Ce sera (et restera) un regroupement de, par ex., 3 écoles d'un peu plus 200 élèves, 8 à 9 classes chacune, avec un "responsable sur place", et une proximité qui ne changera pas. le directeur d'en
haut étant un IEN mutant...

Ce genre d'EPEP correspond en fait à une diminution des circos. et ne règle en rien nos problèmes.
Et ces établissements ne seront pas pus "monstrueux" que les circos d'aujourd'hui. 

Pour nous rien ne changera. 


Froment 27/01/2010 12:25


Non, Lucien, je ne suis pas un incorrigible pessimiste. Je ne me veux pas non plus négatif...
"Froment , je trouve ton commentaire très pessimiste , négatif ."

Je m'intéresse beaucoup à l'économie et à la politique, c'est mon dada. Partant des chiffres que je connais, de la politique qui est conduite par la gauche et par la droite, je suis tout simplement
réaliste. Et je dis tant mieux si je suis contredit. Tant mieux si le gouvernement nous accorde un statut. Tant mieux si l'on nous reconnait statutairement et financièrement. Vois-tu, je serai
alors content d'être démenti et crois-moi, je n'en serai pas le moins du monde vexé. Mais, très franchement, Lucien, je n'y crois pas beaucoup et pour tout dire, je n'y crois pas du tout.
Et encore moins depuis que j'ai pris connaissance de l'article du Figaro intitulé : "Bercy met les ministères au régime sec".
En voici un extrait :


Pour compenser les intérêts du «grand emprunt», les dépenses courantes de l'État devront être réduites de 2% en 2010.


Faire de plus en plus d'économies. Les ministères vont devoir s'y habituer.
L'effort qui va leur être demandé cette année, en lien avec le grand emprunt de 35 milliards d'euros, leur en donnera un avant-goût. En annonçant le programme d'investissements qui doit
préparer «la France de l'avenir», Éric Woerth et Christine Lagarde ont précisé la semaine dernière que le gouvernement économiserait sur ses dépenses courantes de fonctionnement pour compenser
les intérêts supplémentaires dus au titre de l'emprunt.


 


Le ministère du Budget a donc annulé 500 millions d'euros de crédits
ministériels pour 2010. 500 millions qu'il a fallu répartir…


le budget de dépenses courantes (hors salaires) de chaque ministère - de
chaque mission de l'État pour être très précis - a été rogné de plus ou moins 2% (via des annulations de crédits) par rapport à la loi de finances 2010 qui a été votée en décembre
dernier.


Collectivement, il faudra faire encore plus d'efforts l'an prochain. Le coût
pour l'État qui pèsera sur la charge de la dette s'élèvera en effet à bien plus de 600 millions en 2011.


 


Le collectif 2010 présenté la semaine dernière chiffre les montants de la
participation de chacun : l’enseignement scolaire verra son budget amputé de 14,7 millions d’euros…


 
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/01/26/04016-20100126ARTFIG00003-emprunt-les-ministeres-vont-devoir-faire-des-economies-.php


merlin 26/01/2010 23:21


Pourquoi mettre en avant les extrèmes? la plupart des écoles françaises "regroupées" (Mat-Elem de proximité ou RPI) devraient représenter des structures entre 11 et 17 classes environ. Rien de
monstrueux quand même! 
Ensuite difficile de demander un statut digne de ce nom et des directeurs bien payés avec des décharges complètes... et une école de 4 classes à gérer. Soyons honnêtes, le statut passe par des
groupes scolaires un peu plus conséquents.
Mon collège de proximité compte un peu plus de 400 élèves et n'a rien d'un monstre froid.
La division du nombre de dirlos serait souhaitée par les syndicats pour nous affaiblir? Allons donc, sommes-nous aujourd'hui si puissants? C'est la multiplicité des profils de dirlos et l'absence
de statut, de pérénité dans la fonction qui nous affaiblit ... beaucoup plus que le nombre.
  Enfin les regroupements qui naissent ici et là ont le mérite de créer les structures de demain , avec des directeurs vraiment déchargés, qui tiendront à leur poste et auront donc envie
de le voir évoluer positivement vers un statut ; ces dirlos là seront probablement plus unis et revendicatifs que les faisant fonction ou PE de passage actuels. 


Pascal Oudot 26/01/2010 22:29


Face à des monstres scolaires de cette ampleur, je crois que je dois me rendre à l'évidence: je ne fais pas le même métier que ces gens qui ne voient pas de "différence" entre une grosse structure
et une petite, et qui mélangent avec allégresse maternelle et élémentaire dans des engins pareils.
 
Je souhaite bon courage au collègue qui aura trente enszignants et toute l'organisation afférente à gérer sans avoir le millième du soutien technique que possède le moindre principal de collège.


LUCIEN 26/01/2010 20:20


Froment , je trouve ton commentaire très pessimiste , négatif .

. En 2010, la dette publique va augmenter de l'ordre de 200 milliards d'euros. C'est considérable. Durant les 2 heures d'émission de Sarkozy sur TF1, la dette a
augmenté de 60 millions d'euros... Des chiffres vertigineux qui expliquent que nous ne sommes pas la préoccupation première de nos grands argentiers.

Qui a contribué à l' augmentation de cette dette depuis , ......X années !

Est-ce parce qu' il existe ce type de problème ( la dette ) que nous ne devons pas réagir ?

Les agriculteurs alors ne doivent plus demander d'aide , les pêcheurs non plus , les familles sans logement social non plus , il faudra peut être même réduire alors les minimas sociaux ......etc

On trouvera toujours un indicateur économique pour tenir tel ou tel type de discours , pour justifier tel ou tel acte politique, mais est-ce que cela justifie une répartition du budget qui
s'attaque peu aux priorités sociales ?

Nous faisons partie de ce cas de figure , la dette ne grossira pas plus si l' on accorde un statut aux directeurs , ou de manière tellement infime , que l' on oubliera vite les gabegies de choix de
l' Etat ( cf les dépenses de l' Etat sans retour édité par la Cour des comptes ).


Grégoire 26/01/2010 19:40


Je trouve cela effrayant. Pour 2 raisons : l'école de proximité, celle où on offre un service parfois au cas par cas aux familles me semble antinomique avec un tel volume et deuxièmement parce que
cela nous éloigne du statut pour tous en faisant fonctionner ces regroupements sans rien bouger sur la question des directeurs.
700 mômes ; pour moi c'est une usine. C'est vrai que la relation maître-classe serait préservée, c'est vrai que cela rationnalise les moyens, mais à quel prix qualitatif . Je n'imagine même pas :
les PAI les PPS les équipes éducatives comment assumer nos devoirs de soutien aux élèves les plus fragilisés ?
J'hallucine complétement , c'est pas mon école à moi. désolé.


Mathusalem 26/01/2010 11:45


Mais je me bats AUSSI pour obtenir un statut...
Je pense que de simples mesures "techniques" (regroupement d'écoles) sont inévitables, mais ne résoudront pas la situation concrète des dirlos (absence de reconnaissance de leur métier)...


Moira377 26/01/2010 10:31


Mathusalem, sur le fond tu as raison quand tu dis : "Il suffirait de nommer un seul directeur par RPI, déchargé (ou demi-déchargé évidemment !)
Dans les villes, on trouve souvent une maternelle et une élémentaire très proches. Là aussi, on peut les regrouper..."
Oui, on peut... D'ailleurs, je me demande si Nogent ne sert pas de petit bouchon qu'on lance, comme ça, mine de rien, pour voir les réactions... Et si ça prend, on pourra généraliser dans la
plupart des grandes villes car, comme tu le dis, on trouve souvent une maternelle et une élémentaire sur le même périmètre.
On peut... D'accord mais tu sais ce que ça signifie ? le risque de voir 40 % de postes de direction en moins. Tout bénéf pour le gouvernement qui disposera de dirlos motivés (une décharge, ça
attire...) et qu'on pourra continuer à presser comme des citrons. Si monsieur X n'est pas content de son sort, madame Y attend le poste... Et le statut, faudra faire une croix dessus. Comme l'a
écrit Lionel, le problème sera réglé.
Je pense même que ça arrangera les syndicats qui auront réussi le tour de force de voir le nombre des dirlos divisé par 2 ou presque. Autant de contestataires en moins... D'où leur silence
actuel... Il leur suffit d'attendre, de se taire et de laisser faire... Ils auront tout gagné : pas de statut de p'tit chef et pas de statut d'école. Et nous, on n'aura que nos yeux pour pleurer...
Plus tard, au coin du feu, on racontera à nos petits enfants le bon temps où on bataillait dans l'espoir d'être reconnus... C'était le temps où l'Education se disait encore nationale...


mathusalem 26/01/2010 10:08


Il y a sans doute des postes à regrouper...
En province, les RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux) rassemblent plusieurs écoles, et ont plusieurs directeurs, généralement non déchargés.
Il suffirait de nommer un seul directeur par RPI, déchargé (ou demi-déchargé évidemment !)
Dans les villes, on trouve souvent une maternelle et une élémentaire très proches. Là aussi, on peut les regrouper...
Mais de là à faire des écoles de 27 classes, bof !


Froment 26/01/2010 08:52


"l'occasion rêvée pour l'Etat de voir diminiuer de façon importante le nombre de directeurs sans avoir à les augmenter financièrement "

Oui, ce pourrait être pour le gouvernement (pour tout gouvernement de quelque couleur qu'il soit) LA solution pour mettre fin à la grogne et remplir les postes vacants.
La raison en est simple : toutes les économies sont bonnes à prendre même les plus petites. En 2010, la dette publique va augmenter de l'ordre de 200 milliards d'euros. C'est considérable. Durant
les 2 heures d'émission de Sarkozy sur TF1, la dette a augmenté de 60 millions d'euros... Des chiffres vertigineux qui expliquent que nous ne sommes pas la préoccupation première de nos grands
argentiers.


Lionel 25/01/2010 17:13


Pourquoi, du point de vue de l'Etat, vouloir mieux payer des personnes s'il n'y a pas pénurie de recrutement ?

Effectivement, moins d'écoles = moins de directeurs = moins d'enquiquineurs = moins de problèmes pour l'administration. De plus, plus l'école sera grande, plus la décharge sera importante : avec
des écoles de 15, 20 ou 25 classes, le dirlo est déchargé en plein, donc plus de problèmes de temps ! Mais, toujours pas de statut.

Les EPEP vont régler le problème posé par les directeurs : que des gens déchargés à plein temps, mais en bien moins grand nombre qu'aujourd'hui, qui se battront pour avoir les postes, donc qui
seront près à se coucher devant les désidératas de la hiérarchie et à lécher toutes les bottes possibles pour ne pas perdre leur poste. Les évaluations CE1 et CM2 auront enfin de la valeur !


mathusalem 25/01/2010 16:14


Personnellement, je suis POUR les regroupements d'école, mais à la condition qu'ils ne deviennent pas des "usines".
De plus, cela dépend aussi des conditions de vie du quartier. 27 classes en ZEP, bonjour !
Je pense qu'à Nogent-sur-Marne, c'est un peu plus calme qu'à Champigny ou à Villeneuve St- georges...
Dernière chose, il serait inadmissible que, si des grosses écoles étaient créées, le dirlo ne soit pas mieux payé qu'actuellement. Il faudrait créer un cinquième groupe de rémunérations...


PouK 25/01/2010 14:34


A taille égale, je pense que le problème n'est pas identique entre un collège et une école. Chez nous, les élèves sont pris en charge par UN enseignant et ne perçoivent pas de la même façon le
gigantisme d'un établissement. A partir du moment où l'espace existe pour être suffisamment à l'aise, le nombre de classes ne me semble pas un réel problème.
En revanche, ce qui m'inquiète, c'est que ce pourrait être l'occasion rêvée pour l'Etat de voir diminiuer de façon importante le nombre de directeurs sans avoir à les augmenter financièrement et
sans même avoir à leur donner un statut.
A partir du moment où le nombre de postes diminue, la concurrence devient plus forte et le ministère peut être quasiment assuré qu'il ne restera plus de postes vacants. C'est tout simplement une
question arythmétique. L'Etat est gagnant sur tous les plans. On comprend pourquoi il va dans le sens des maires qui cherchent à regrouper leurs écoles. Le problème s'est posé et se pose aussi à
Lyon, il me semble.
Alors méfions-nous ! Et c'est sur ce point précis que les syndicats devraient porter leur attention.


Noé BABET 25/01/2010 13:59


Cela ne me gène pas , j'ai une école de 23 classes . Elle fonctionne très bien sauf que je fais tout moi-même sans secrétaire .
C'est un peu fatigant mais passionnant , surtout que ma jeune équipe semble performante au vue des résultats scolaires .
Je m'y plais bien
Je mérite un statut !!!!! n'est-ce pas ?


thierry fabre 25/01/2010 13:06


Dommage que l'article paru dans Nogent-Citoyen, repis sur le Café Pédagogique de ce jour, ne soit pas cité dans son intégralité, ou, à défaut, qu'il n'y ait pas un lien pour le consulter.
Le texte intégral montre en effet que les avis des enseignants sont plus partagés que l'on pourrait le penser
"...Le directeur de Guy Môquet rappelle pour sa part que l’ensemble des enseignants de son école avaient signé un courrier l’an dernier, stipulant qu’ils auraient préféré qu’il n’y ait pas de
fusion pour conserver deux écoles mais qu’ils préféraient encore la fusion à l’autre suggestion qui avait été proposée à l’époque (à savoir deux écoles de cycle). Il précise qu’au moins
la moitié des enseignants de l’école Paul Bert sont aujourd’hui prêts à travailler en collaboration. L’inspecteur ajoute que quelques enseignants de Paul Bert sont très favorables à cette fusion.
..."

Pour ma part, je ne suis pas vraiment favorable à des écoles de cette dimension, mais le "record" ne serait battu que de peu. Il y a deux ans, l'école La Malmaison, à Rueil (92) comptait, d'après
sa directrice, 25 classes, ce qui n'avait l'air d'émouvoir personne...

Thierry fabre