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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 13:53

 

 

Mais que certaines phrases sont difficiles à prononcer ! Rappelons-nous la façon dont le candidat Nicolas Sarkozy a bafouillé pour exprimer que si c’était à refaire, il ne retournerait plus fêter sa victoire au Fouquet’s… « Je… je… je ne… ne… je ne re… re… ». C’était pathétique. Chacun a pu apprécier la sincérité de ses regrets…

Récemment, lors de son discours sur l’éducation, le candidat Nicolas Sarkozy a fait mieux encore, puisqu’il a carrément oublié un paragraphe de son discours concernant l’arrêt du « un sur deux » en primaire. Probablement a-t-il craint qu’on ne lui ressorte l’enregistrement un peu plus tard, comme c’est le cas pour les innombrables promesses de 2007 oubliées depuis.

Aussi, Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du candidat, a-t-elle été chargée de réparer cet oubli dès la fin du meeting de Montpellier et de préciser que cette règle s’appliquerait à partir de la rentrée de septembre 2013. Précision utile si l’on se rappelle que la même promesse faite en juin 2011 valait pour la rentrée de 2012. « nous sanctuariserons l'école primaire pour qu'à la rentrée 2012, le nombre de fermetures de classes n'excède pas le nombre d'ouvertures ».

Hélas, c’est loin d’être le cas comme le stipulent les organisations syndicales. Ainsi, pour Christian Chevalier (SE-Unsa) qui précise que sur 91 départements où l'inspection académique a annoncé ses décisions, ce sont 1582 classes qui devraient disparaître à la rentrée. De son coté, le 1er mars, s'appuyant cette fois sur 95 départements, le SNUipp évalue les fermetures à 1407 classes. Pourtant, dans « Le Journal du Dimanche » du 3 mars, Luc Chatel écarte ces chiffres et déclare. "La carte scolaire n’est pas à ce jour figée. Je vous garantis qu’à la rentrée 2012 il y aura le même nombre de classes qu’à la rentrée 2011, n’en déplaise aux oiseaux de mauvais augure". Qui croire ?

Aussi, cette fois, NKM nous assure que, s’il est réélu, Nicolas Sarkozy tiendra sa promesse. « On est arrivé à un niveau dans lequel ce serait difficile de poursuivre les économies. Et par ailleurs, l'enjeu maintenant sur la maternelle et le primaire, c'est la formation des enseignants. Et il propose de donner plus de formation à ces enseignants qui parfois n'en ont pas toujours beaucoup reçu (...) Notamment en leur permettant d'acquérir une spécialité », a encore justifié Nathalie Kosciusko-Morizet.

Effectivement, il semble difficile d’aller plus loin dans la suppression de postes à l’école primaire ; les RASED sont réduits à la portion congrue, les remplacements ne peuvent plus être assurés, les moins de 3 ans ont quasiment disparu de l’école maternelle, les postes d’intervenants en langue n’existent plus… « Cela est possible car nous recrutons aujourd'hui des professeurs des écoles capables d'enseigner les langues vivantes à leurs élèves. Nous avons donc pu redimensionner le volume des effectifs d'assistants de langue », selon LUC CHATEL.

Ce n’est pas l’avis de l’APLV (Association des Professeurs de Langues Vivantes) qui manifeste son inquiétude : « le manque de compétences en langues de la plupart des professeurs des écoles ne permet pas d'assurer un enseignement de qualité pour tous ».

Quant à la formation, seul Luc Chatel continue d’affirmer qu’elle existe. D’ailleurs le candidat Nicolas Sarkozy s’est bien gardé de l’évoquer dans son discours sur l’éducation à Montpellier. Sans doute considère-t-il que parce qu’il a élevé le niveau de qualification jusqu’au master, il a réglé le problème de la formation professionnelle.

 

En réalité, les seules véritables annonces faites dans son discours sur l’éducation concernent le fonctionnement des établissements du second degré. Avec toujours l’objectif, non pas d’améliorer le système éducatif mais de réaliser des économies budgétaires. « Il faut réfléchir à des moyens de limiter le nombre d’enseignants. Il pourrait y avoir, en 6ème et 5ème, deux professeurs généraux, l’un enseignant les humanités (français, histoire, géographie), et l’autre les sciences, sans compter les professeurs de langues, d’EPS et d’arts plastiques ». Autre source d’économies, la modification du statut des professeurs, comme l’a indiqué le candidat Sarkozy lors de l’émission « des paroles et des actes » le 6 mars. Les professeurs de collège ont 18 heures d’obligation de service devant les élèves. L’objectif serait de les aligner sur les professeurs des écoles astreints à 26 heures. Il est donc prévu de les faire travailler 3 heures de plus devant les élèves pour parvenir à 21 heures de cours et d’assurer, ensuite, une présence supplémentaire de 5 heures dans l’établissement. Les professeurs volontaires recevront une rémunération supplémentaire de 500 € par mois, ce qui fait dire à Jean-Luc Mélenchon : « Ça met l'heure de travail autour du SMIC ».

Ce qui permet également au candidat Nicolas Sarkozy d’affirmer qu’il revalorise financièrement les enseignants. Naturellement, aucune mesure n’est prévue pour ceux du primaire qui, eux, pourtant assurent déjà 26 heures de cours…

 

Comme nous le disions plus haut, rien sur l’école primaire lors du meeting consacré à l’éducation. Tout simplement parce que, comme le dit l’entourage de Nicolas Sarkozy, « depuis 2007, beaucoup a été fait » et d’expliquer que « la réforme de l’école primaire est sans doute notre acquis le plus incontestable. Elle a permis de recentrer les programmes sur les fondamentaux et a instauré deux heures par semaine d’aide individualisée pour les élèves en difficulté. Cette aide bénéficie à 26% des élèves de primaire. Dans l’école de l’éducation prioritaire, ce chiffre atteint 33%. »

Ainsi, dit-on encore, « la réforme de l’école primaire a été recentrée sur les fondamentaux : le nombre d’élèves en difficulté en français en CE1 a ainsi baissé de 20% en quelques années ».

« Les évaluations-bilan en CE1 et CM2 montrent déjà de réels signes de progrès. L’échec scolaire recule :


en français, en CE1, il y a 20% d’élèves en difficulté en moins par rapport à 2009, année d’entrée en vigueur de la réforme. Le nombre de très bons élèves a progressé de 7,5%.


en mathématiques, en CM2, il y a 14% d’élèves en difficulté en moins.


dans les écoles relevant de l’éducation prioritaire, la part des élèves les plus faibles a diminué, passant de 32% en 2003 à 23% en 2009. »

 

Une amélioration spectaculaire des résultats qui arrive à point nommé et qui fait doucement sourire les enseignants… eux qui savent que l’aide personnalisée est le plus souvent inefficace car placée lors de la pause méridienne ou le soir lorsque les élèves en difficulté sont saturés par une longue journée de travail et que la fiabilité des évaluations de CE1 et CM2 est pour le moins très contestée.

 

Rien non plus sur les rythmes scolaires même si l’on reconnaît, dans l’entourage du candidat, « que la semaine des 4 jours, pour laquelle ont opté la majorité des écoles, n’est pas optimale pour les enfants. Il aurait fallu que l’Etat encourage davantage l’adoption de la semaine de 4,5 jours. »

 

Quant au fonctionnement de l’école… Tout au plus, répète-t-on, discrètement, dans l’entourage du candidat : « Il faut aussi améliorer le pilotage des écoles, qu’il faudrait enfin doter d’un vrai chef. » Aucun engagement, aucune discussion en cours, aucun texte en préparation… Rien. A tel point que pour répondre aux critiques faisant suite au flop du discours du candidat UMP sur l’éducation, Jean-François Copé a laissé entendre que le candidat « aurait peut-être l’occasion de revenir sur le sujet avant la fin de la campagne ».

 

Autant dire que le statut de reconnaissance que réclament et attendent les directeurs d’école n’est pas à l’ordre du jour et n’est pas la priorité du candidat Nicolas Sarkozy… comme il ne l’est pas non plus pour son principal concurrent François Hollande…

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des élus
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commentaires

doudou 18/03/2012 14:31


Une hirondelle annoncerait-elle le printemps? On nous sonde? Et bien enfonçons le clou !


Voir Ici !



henri 17/03/2012 12:44


Merci Laurent ! Grâce à toi, j'ai appris ce qu'était le "point Godwin" !


Ma "caricature" répondait à ce qui (à mes yeux) était la tienne ! Je prends acte d'un malentendu, ou en tout cas, ce que j'interprète comme tel !


Ce qui me permet, partisan du statut, de me démarquer et de "tes" fachos et de "mes" stalinistes" !


Sans rancune, tout au moins, je l'espère !

Pascal Oudot 17/03/2012 11:31


Laurent, manifestement tu n'avais pas été clair dans ton billet! Maintenant... plus on parle de certains plus ça leur
fait de la pub. Même si en l'occurence l'eau du bain est plus douce que la peau du bébé: jetons le second mais pas la première!

Pierre Lombard 17/03/2012 11:28


Eh!  2 actualités intéressantes pour les dirlos:


- le sondage du Café Péda... 60% des "enseignants" pour un statut du dirlo


- Le SE propose de nous "entendre" à travers une enquête "le DUER du Dirlo".


• Après notre lettre d'interpellation commue


• Après une approximation de Peillon (dirlo au centre de la réflexion sur le priaire / responsabilités partagées avec le principal)


• Avant leur congrès


• Avant les présidentielles


...


De quoi quand même se mettre quelque chose sous la dent sans basculer dans les excès, non?

LAURENT 17/03/2012 10:54


Henri, relis mon deuxième commentaire je n'assimile EN RIEN les demandeurs de statut à des frontistes.


Ensuite, il est amusant de constater que sur DEL, le point Godwin est '' staliniste ''. Peux-tu envisager qu'on puisse être anti FN et pas communiste ?


Sous pretexte que la Terreur a produit des excés, réclames-tu le retour à la Royauté ?

henri 17/03/2012 09:40


Désolé Laurent ! mais ton commentaire continue à suinter la caricature à outrance !


Les directeurs dotés d'un statut seraient-ils donc automatiquement :


- membres "du front" ?


- amenés à faire passer les textes des auteurs honnis dont tu parles ?


- amenés à répéter stupidement le bréviaire "frontiste" ?


Que ce parti politique se positionne ainsi, c'est "son problème" dans un premier temps, le nôtre aussi par ricochet bien entendu ! Mais évitons de grâce ces caricatures qui ne servent personne...


(Si les débris de ce qu'a été le Parti Communiste Français se déclarait favorable à un statut pour les directeurs, que dirais-tu ? que ceux-ci enseigneraient tout aussi
automatiquement les vertus du stalinisme ? les poèmes d'Aragon louant le Petit Père des Peuples ? et encartés de fait au P. C. ?)

Pierre Lombard 17/03/2012 08:29


Laurent, tu es le seul à donner de l'écho à l'info... connue d'ailleurs, comme le souligne Pascal.


Du nouveau?


Le SE lance une consultation des dirlettes et des dirlos et en jouant avec les mots en plus:


le Document Unique d’Evaluation des REVENDICATIONS (DUER) des directeurs
d’école:


C'est là:  http://www.se-unsa.org/quest_directeur/index.php 


Manque  le mot "statut", mais c'est en filigrane et puis il y a des cases pour les commentaires
plus précis. 


En tous les cas c'est le signe d'une volonté de vouloir peser dans le bon sens.

laurent 17/03/2012 08:12


Il est bien évident que je n'assimile pas ceux qui demandent un statut à des fachos ( ils ont peut-être raison d'ailleurs )


Mais je n'ai pas envie d'enseigner que les fours sont un détail de l'histoire, de faire apprendre des ttextes de Brasillach à mes élèves ou les faire s'incliner sur la tombe de Duprat


Vous auriez envie d'avoir un directeur du front, vous ? Moi pas et viscéralement !

henri 17/03/2012 06:14


les fachos sont pour un statut.


Les directrices et directeurs qui sont favorables à un statut qui reconnaissent leur métier (sondage du GDID, enquête publiée par "Le Café Pédagogique") seraient-ils donc des "fachos" ? Le
suis-je moi-même ainsi que ceux qui interviennent ici en faveur d'une telle reconnaissance ?


Voilà une belle question à se poser en ce week-end du mois de mars grâce à la préciosité du commentaire ci-dessus...


Pour faire court (je ne souhaite pas "vomir" à mon tour devant certaines inepties), si le statut avait été correctement mis en avant par les centrales syndicales (entre autres), le terrain
n'aurait pas été occupé sur ce sujet par un des extrêmes...


Il est toujours trop tard quand il s'agit de larmoyer...

Pascal Oudot 16/03/2012 23:17


Vous l'ignoriez, Laurent? Et qu'est-ce qui est à vomir?

laurent robart 16/03/2012 22:07


Hier soir j'ai assisté au banquet patriotique de Palavas-Les-Flots. Dans son discours, Marine Le Pen a parlé de l'école. Parmi ses mesures, deux nous concernent :


--> priorité à l'école maternelle et élémentaire


--> donner un statut aux directeurs d'école.


 


Résonnez hautbois ! les fachos sont pour un statut. A vomir !

Pierre Lombard 16/03/2012 10:55


café pédagogique:


Invités les 12 et 13 mars à se prononcer, les enseignants ont des positions nuancées sur les changements à apporter à l'Ecole. C'est le principal enseignement du sondage réalisé par Le Café
pédagogique auprès de ses lecteurs. Les 12 et 13 mars, 1050 personnels de l'éducation nationale ont répondu à une quarantaine de questions reprenant les principales propositions des candidats à
la présidence de la République. 


 


les résultats sont là


http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2012/16032012reponsesausondage.aspx


2e tableau…


 


Merci Pascal.

doudou 16/03/2012 10:44


Le café pédagogique sondage : une majorité se dégage pour la création d'un statut pour le directeur.


Ici

jonathan 16/03/2012 08:39


Hier soir j'ai assisté au banquet patriotique de Palavas-Les-Flots. Dans son discours, Marine Le Pen a parlé de l'école. Parmi ses mesures, deux nous concernent :


--> priorité à l'école maternelle et élémentaire


--> donner un statut aux directeurs d'école.

Dedel 15/03/2012 13:59


Merci à tous les collègues directeurs de faire circuler le dépliant reçu dans les écoles et qui reprend les propositions du SNUipp "pour qu'ils réussissent vraiment tous".


Les premiers échos qui nous parviennent sont très favorables. Chacun apprécie la volonté syndicale de ne pas céder à la facilité en disant toujours NON à tout.
En cette période de campagne électorale, il est important de faire connaître les propositions émanant des enseignants pour transformer l'école. C'est notre contribution au débat.


Les candidats à l'élection présidentielle doivent se positionner par rapport à notre position de syndicat responsable.

denis08 13/03/2012 21:53


"A la veille d'échéances électorales majeures, le SNUipp-FSU entend que l'école soit au centre du débat public. Il formule ses propositions pour changer concrètement l'orientation de notre
système éducatif.
Il faut un débat de qualité sur l'avenir de l'école.Il s'agit de faire avancer l'école. Pour ce faire, le SNUipp fait des propositions (...):"


"J'invite tous nos collègues, adjoints, dirlos, CP, psys... à lire les propositions du SNUipp."


Une question Dédel : Sihr a-t-il réussi à rassembler ses 500 signatures ???!!! (histoire de ne pas perdre mon temps en lectures inutiles, si tel n'était pas le cas)

Pascal Oudot 13/03/2012 12:51


C'est mardi, le troll est de retour... Le mardi, bonne journée pour les décharges syndicales.

Pierre Lombard 13/03/2012 08:26


Super rassemblement… Il n'y en a eu qu'un pour le moment. Tous les autres sont de tailles habituelles.


 


la limite de l'irrespect pour le citoyen lambda.


 


Il faut savoir ce qu'il veut le citoyen lambda. Soit on est dans le "YAKA" et on se fout de sa tronche, soit on lui explique (tableaux, chiffres) et on se fout de sa tronche!


 


Je ne comprends pas bien non plus, "une pensée unique qui se contredit".


 


En ne considérant que les 5 principaux candidats, il y a bien un panel d'options qui s'offrent aux électeurs, que ces options se différencient de plus en plus dans la nuance à mesure que l'on se
rapproche du centre politique, c'est normal. Ce n'est pas du formatage.


 


Pour ce qui concerne la politique éducative, le problèmes c'est l'écart entre d'une part les mesures et les moyens et d'autres part leurs diffusions jusque dans les classes.


Le tournant de 89 nous rapprochait, avant tout le monde, de ce qu'on appelle aujourd'hui, le modèle nord européen, les budgets ont été conséquents… à l'arrivée on est dans le peloton de queue.


 


Je me fais allumer depuis un moment quand je prétends que la place du dirlo est centrale dans les discussions actuelles pour le primaire, et qu'il y aura du changement. Reste à savoir de quel
côté ça basculera.


 


Des collègue du GDiD a pu directement interroger Peillon sur le statut du dirlo:


Parmi les enseignants présents, Nathalie Pradels, directrice de l'école de Branne, et Guillaume Canton, directeur de l'école de Saint-Sulpice-de-Faleyrens, ont soulevé des questions liées à
leur fonction et ont notamment appelé Vincent Peillon à trancher la question du statut de directeur.

« Ce point est au centre de discussions avec les syndicats de l'éducation », a précisé l'eurodéputé, envisageant un éventuel partage de responsabilités avec les principaux des collèges.


« Nous y perdrons ! », prévient Nathalie Pradels pour qui les chefs d'établissements du primaire doivent rester indépendants.


 


l'article en entier:


http://www.dirlo.fr/blog_table_ronde_sur_la_ruralite_avec_vincent_peillon_le_gdid_etait_la_pour_linterroger_sur_le_statut_des_directeurs-169.html

LUCIEN 13/03/2012 07:29


@Pierrot,


""


- qu'est-ce que tu entends par "sortir de la bipolarisation", alors que c'est une élection à 2 tours?


- Qu'est-ce que tu entends par "on ne souhaite plus la pensée unique"?""


 


Pour la première assertion, c'est très simple , il semble que la campagne se déroule uniquement avec deux candidats, les moyens mis en oeuvre par chaque camp en ces temps de difficultés
économiques couvrent largement tous les autres candidats. Ces démonstrations ( super rassemblements) coûteuses sont à la limite de l'irrespect pour le citoyen lambda.


 


La "Vérité" ne sortirait que de ces deux prétendants...


 


D'où pour la seconde assertion , une pensée unique qui s'installe à coups de chiffres , de tableaux , d'affirmations sur l' Etat du pays , toute cette dialectique amenant aux conclusions voulues
soit par l' un , soit par l' autre...mais chacun contredisant l'autre...


 


C'est le plus grand formatage de l' esprit mis en place actuellement ...


 


Sortir de cela c'est aussi avoir mémoire présente et notamment sur la politique éducative entre 97 et 2002, mêmes effets d'annonce à l' époque et pourtant les enseignants n'ont rien vu venir ,
surtout sur un point essentiel qui est actuellement un point de préoccupation des enseignants :


leur revalorisation salariale, leur remise en place dans le cadre d'une politique prioritaire pour la nation.


 


Je n' évoquerai pas tous les autres points sur lesquels les enseignants n'ont pas vu de notables améliorations, car déjà à cette époque (97/2002) la rigueur budgétaire était de mise .


 


Quant aux propositions et la politique éducative de droite , on a pu juger ...Rien à attendre...sinon cela se saurait....


 


Oui, j' ai une préférence , mais ni pour l'un , ni pour l'autre ...


 



Pierre Lombard 13/03/2012 07:29


Je me rappelle les coups que tu avais annoncés avec certains syndicats, tes nouveaux alliés. On n'a rien
vu venir.


Le GDiD a donc des "alliés" et fait des "coups"... C'est déjà ça!


- Dis-moi, Anne, du côté du SNUipp ne vois-tu toujours rien venir?


• peut-être enfin une action avec des alliés?


• peut-être des nouvelles de leurs "États Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école"?


• Ou encore un texte qui précise comment reconnaître le métier de directeur puisque après
F.Saujat dans les colonnes de FsC, c'est C.Lièvre qui vient de leur affirmer, en CNT, que directeur est bel est bien un métier. 


Anne, Anne, rien? toujours rien du côté du premier syndicat?


-non, il y a bien quelques Trolls qui gigotent, mais ça urine pas bien loin...






Gégé 13/03/2012 00:00


"c'est comme cela en tous les cas que le l'interprète, les contacts que plusieurs équipes "Éducation" des candidats ont déjà pris avec le
GDiD."
Attention, Pierrot, tu as déjà eu de grosses surprises avec certaines de tes annonces imprudentes. Je me rappelle les coups que tu avais annoncés avec certains syndicats, tes nouveaux alliés. On
n'a rien vu venir. Rien. Alors les contacts...   

Pierre Lombard 12/03/2012 13:40


Pardon, Moira, la question s'adresse donc à Lucien:


- qu'est-ce que tu entends par "sortir de la bipolarisation", alors que c'est une élection à 2 tours?


- Qu'est-ce que tu entends par "on ne souhaite plus la pensée unique"?


 


2 choses Moira


D'abord les différences significatives des projets pour le Primaire:


F.Hollande:


- mettre le "paquet" dans le primaire, là où tout se joue, en:


• rééquilibrant  les budgets en faveur du Primaire


• conforter la maternelle, retrouver un taux de scolarisation des 2 ans, passerelle entre un service public de la petite enfance et l'école maternelle.


• rythme "éducatif" à mettre en place


• plus de maîtres que de classe selon les territoires (les besoins).


• revenir sur les évaluations et les redoublements


• mettre en place une formation des enseignants


 


Soit une "refonte" du système  par la mission de l'école et une organisation autour du coeur de notre métier la pédagogie.


Il dit vouloir, s'il est élu, dès cet été, consulter les organisations représentatives du système scolaire et prévoit une loi d'orientation pour l'automne.


 


N.Sarkozy:


- Le primaire absent du discours. Le seul passage qui le concerne est sauté: l'arrêt du non remplacement d'1 fonctionnaire sur 2.


On peut projeter ce qu'il préconise pour le collège sur le primaire:


• Autonomie des établissements, qui accompagnée par la suppression de la carte scolaire et la possibilités par les principaux de recruter leur équipe, la multiplication des évaluations et leur
publication… entrainent les écoles vers une "indépendance" et la "mise en concurrence".


Pour faire court, remodelage des structures sur le modèle anglo-saxon, avec une cible, les enseignants qui n'ont pas à "monopoliser" l'école, ça c'est pour le bâton, et pour qu'ils travaillent
plus on leur payera des H sup., voilà pour la carotte.


 


On peut aussi résumer la position du FN: plus d'autorité en donnant le pouvoir aux dirlos. Pour le Front de Gauche ce n'est pas une question de "stucture" mais de moyens.


 


Il y a donc bien des différences notables de fond sur les projets concernant l'école, et donc un choix assez large qui nous éloigne de la pensée unique et du "tous les mêmes".


 


Ensuite, est-ce que j'ai des infos.


Non, pas au sens du scoop ou de l'affirmation. Les candidats parleront des dirlettes et des dirlos uniquement s'ils pensent y trouver un intérêt électoral.


Pour autant, les discussions auxquelles j'ai pu assister tournent bien autour du "pilotage" des écoles, parce que tous ont conscience qu'une liste de propositions ne fait pas une politique pour
l'école. Il faut que le changement rayonne jusque dans les classes.


Donc, très vite on en vient au rôle central qu'ils veulent faire jouer au dirlo.


Rôle différent selon leur vision  mais qui sera sur la table dès que l'on rentrera dans la mise en oeuvre des choix pour l'école.


 


D'où, c'est comme cela en tous les cas que le l'interprète, les contacts que plusieurs équipes "Éducation" des candidats ont déjà pris avec le GDiD.


 


PS- bien entendu que j'ai une préférence, mais je ne suis mandaté par personne. 


 

Moira377 10/03/2012 21:00


@Pierrot : je n'ai fait que reprendre l'idée exprimée fort justement par Lucien qui dit fort justement 
"A chacun de se faire son opinion et de sortir de cette bipolarisation qui dure depuis des décennies . On ne souhaite plus la pensée unique , alors sachons prendre nos responsabilités
!"

Et je voudrais bien que tu m'expliques ce qui te permet d'affirmer
"Il y a bien des différences notables, significatives dans les conceptions et les projets que chacun porte pour l'école. Et le rôle
du directeur (qui que cela soit) y sera central (en accord complet avec le commentaire d'Henri)"  

J'ai lu attentivement les déclarations des candidats que tu cites, je n'y ai rien trouvé concernant "le rôle central du directeur". D'ailleurs, aucun d'entre eux
n'évoque même le directeur d'école...
Si tu as des infos que je n'ai pas, je suis preneur. Merci. 

montagny 10/03/2012 18:45


DEDEL dit


J'ai extrait quelques phrases essentielles du texte du SNUipp. Elles montrent la réflexion engagée par nos instances. J'invite tous nos collègues, adjoints, dirlos, CP, psys... à lire les
propositions du SNUipp.

"Scolarisation des élèves handicapés, aide à la direction d’école, accompagnement scolaire, de nouveaux métiers pour de
nouvelles missions. Le SNUipp s’adresse aux candidats à la présidentielle et fait des propositions pour changer la donne.


 


Cela fait 15 ans, depuis mes débuts, que j'entends, voit, lit le même refrain du
SNU et en entendant cela, en voyabt cela et en lisant cela, j'ai de plus en plus mal quand je m'asseois !



Pierre Lombard 10/03/2012 17:44


On est dans une bipolarisation depuis 30 ans et les uns comme les autres ne nous ont rien
apporté.


Il y a eu, pendant longtemps, des budgets imposants pour l'EN, il y a eu la loi de programmaton de
89... 


Mais, admettons. Comment sortir de la bipolarisation avec une élection à 2 tours?


Sarko a choisi un adversaire, Hollande.


Mélanchon, dont le conseiller pour l'Éduc est Aschiéri, cible Marine


Resterait Bayrou qui lui affirme qu'il n'est ni de gauche ni de droite...


Pour dire que je ne suis pas de ceux qui renvoient les candidats dos à dos. Il y a bien des différences notables,
significatives dans les conceptions et les projets que chacun porte pour l'école. Et le rôle du directeur (qui que cela soit) y sera central (en accord complet avec le commentaire d'Henri)


Mais pour sortir de cette bipolarisation, tu préconises quoi, Moira?

henri 10/03/2012 15:12


En effet, Lucien ! la mort programmée de l'école du 1er degré semble entérinée tout au moins dans la tête de certaines personnes :


- il y a ceux qui se taisent et qui laissent faire ;


- ceux qui poussent à une telle "globalisation" ;


- et puis il y a ceux qui sont tellement largués depuis longtemps qu'ils ont totalement décrochés de la réalité de l'école, de son évolution parce que le catéchisme, n'est-ce pas est quelque
chose qui doit se répéter sans cesse, inlassablement !


Ces derniers, de toute façon, sont déjà perdus d'avance et dans les oubliettes de l'histoire mais ils auront participé à l'enterrement en douce de l'école de la république.


On va bien comment, actuellement sur le terrain, le statu quo sur le dossier des directeurs d'école, sur l'absolue nécessité de l'évolution de l'école en termes de "pilotage" (et si le mot
déplait, tant pis !), sur l'inévitable refondation des équipes autour de projets véritablement nécessaires, pensés et construits,...engage nos écoles vers une disparition à moyen ou long terme au
profit de structures importantes qui, un temps, étaient tant décriées.


Les fossoyeurs sont nombreux...

jonas 10/03/2012 13:58


Amis dirlos, bonjour ! On va bientôt l'avoir notre reconnaissance... Eh oui, notre sauveur s'appelle Richard Descoings ! Vous savez, le fameux dirlo de Sciences Po Paris qui touche 27000 euros
par mois, avec voiture et chauffeur et appart de fonction... Lui, il est pour une vraie gouvernance ! Avec tout ce que ça suppose... Et le gars, il n'est pas difficile. Il est capable de
travailler pour tout le monde. En 2009, pour sauver la réforme des lycées, Sarko avait fait appel à ses services. Maintenant, c'est Hollande qui fait appel à ce fameux "EXPERT"... pour travailler
dans une commission sur les discriminations...

Peut-être qu'il va considérer que les dirlos de ce pays doivent faire l'objet d'une discrimination positive... et souffler à Hollande qu'il faut sauver cette espèce en voie de disparition...
Petit problème au sein de l'équipe de campagne : c'est Le Monde qui le dit après avoir recueilli l'inquiétude d'un universitaire socialiste "L'entourage de M. Hollande n'a donc pas compris
que M. Descoings était contesté au sein de la communauté universitaire ?"
Pour l'instant, vois-tu Lucien, le SNUIPP n'a pas encore réagi...  

LUCIEN 10/03/2012 12:41


Bravo au Snuipp , qui connaissant le programme du PS et l' éventualité d'une mise sous tutelle des directions d'école par le secondaire ( principal de collège) , ne pipe mot, silence total sur
les contacts déjà établis, aucune question d'ailleurs du Snuipp à ce sujet à V.Peillon ( chargé des questions scolaires pour le PS ) !


Pourquoi ?


Au statut spécifique de direction du 1er degré ( projet souhaité à 93% lors du sondage GDID) , le Snuipp préfère une allégeance , une flexion sous les fourches caudines du 2ème degré !


Merci le syndicat qui défend le personnel et tous les personnels !


 

Pascal Oudot 10/03/2012 11:07


Et encore et toujours le snu persiste à réclamer la création d'emplois statutaires dans les écoles, tout en niant l'existence des directeurs d'école. Et encore et toujours le snu poursuit son
entreprise de désinformation en évoquant une "direction d'école" qui n'existe que dans son imagination. Et encore et toujours le snu persiste dans son déni infantile de la réalité du
fonctionnement des écoles. Et encore et toujours le snu cherche à faire croire qu'il suffit de réunir les enseignants d'une école pour qu'elle tourne toute seule. Mais bien sûr, nous sommes tous
frères, c'est magique! Et encore et toujours le snu se fourre le doigt dans l'oeil s'il croit que les directeurs d'école vont se laisser faire.


Directeurs, ne croyez pas le snu! L'école est en train de crever avec le soutien actif du syndicat majoritaire! Ce qu'il nous faut, c'est


UN STATUT POUR LES DIRECTEURS D'ECOLE, TOUT DE SUITE, C'EST URGENT.

Gégé 10/03/2012 10:27


Mon commentaire a été coupé....????!!!!!
"L’école a changé, les élèves aussi. Seuls, son organisation et ses modes de fonctionnement semblent figés. Scolarisation des élèves en
situation de handicap, accompagnement d’activités scolaires (BCD, informatique...), direction d’école nécessitent la présence d’autres adultes aux côtés des enseignants. Ces nouvelles missions ne
peuvent se satisfaire d’emplois précaires, payés au SMIC, ne bénéficiant pas, pour la plupart, de formations. Cette précarité pèse autant sur les personnels concernés que sur les écoles, soumises
aux aléas des recrutements et non renouvellements d’emplois.Pour le SNUipp-FSU, le travail en équipe, « Plus de maîtres que de
classes et la formation sont des clefs pour une qualité du travail au service des élèves." 

Gégé 10/03/2012 10:01


J'ai extrait quelques phrases essentielles du texte du SNUipp. Elles montrent la réflexion engagée par nos instances. J'invite tous nos collègues, adjoints, dirlos, CP, psys... à lire les
propositions du SNUipp.

"Scolarisation des élèves handicapés, aide à la direction d’école, accompagnement scolaire,
de nouveaux métiers pour de nouvelles missions. Le SNUipp s’adresse aux candidats à la présidentielle et fait des propositions pour changer la donne.

Dedel 09/03/2012 11:51


A la veille d'échéances électorales majeures, le SNUipp-FSU entend que l'école soit au centre du débat public. Il formule ses propositions pour changer concrètement l'orientation de notre système
éducatif.
Il faut un débat de qualité sur l'avenir de l'école.Il s'agit de faire avancer l'école. Pour ce faire, le SNUipp fait des propositions :

- Pour que la réussite de tous fasse école (http://www.snuipp.fr/Pour-que-la-reussite-de-tous-fasse)
- Transformer le métier avec les enseignants (http://www.snuipp.fr/Transformer-le-metier-avec-les)
- Agir sur l'environnement social (http://www.snuipp.fr/Agir-sur-l-environnement-social)
- Créer de nouveaux métiers (http://www.snuipp.fr/Creer-de-nouveaux-metiers)
- Reconnaître notre investissement professionnel (http://www.snuipp.fr/Reconnaitre-notre-investissement)
- Combattre les inégalités (http://www.snuipp.fr/Combattre-les-inegalites) 

Il est important que les collègues s'engagent en connaissance de cause. 

Dedel 09/03/2012 08:57


L'article traduit bien l'intérêt marqué par le président candidat : trouver encore et toujours de nouvelles sources de suppressions de postes.


Il suffit de lire ce que vous reproduisez :
"Avec toujours
l’objectif, non pas d’améliorer le système éducatif mais de réaliser des économies budgétaires. « Il faut
réfléchir à des moyens de limiter le nombre d’enseignants. Il pourrait y avoir, en 6ème et 5ème, deux professeurs généraux, l’un enseignant les humanités (français, histoire, géographie), et
l’autre les sciences, sans compter les professeurs de langues, d’EPS et d’arts plastiques ». Autre source d’économies, la modification du statut des professeurs," 


Autre point tellement cynique : la sanctuarisation du primaire. Juré, craché, cette fois, c'est vrai !!! On connaît la musique.


On pourrait dire que le titre de l'article "le manque d'intérêt du candidat Sarkozy pour l'école" pourrait être remplacé par un autre du genre "l'école primaire n'intéresse plus le
candidat Sarkozy".

Pourquoi ? Parce qu'il l'a pressée totalement et l'a rongée jusqu'à l'os. Il a supprimé tout ce qui pouvait l'être. Il a cassé son jouet. D'où son intérêt pour le secondaire où là il peut encore
rogner et assurer de beaux jours à la RGPP...


Enfin, je profite de ce commentaire pour vous indiquer que le SNUipp n'a pas renoncé à placer l'éducation au centre des projets présidentiels et qu'il entend bien se mêler au jeu des candidats.



Moira377 08/03/2012 23:55


"Natacha Polony déclare : « François Hollande promet de recréer 60 000 postes mais il ne le fera pas. Il devra aussi toucher au
statut des enseignants mais il ne le dit pas car il ne veut pas risquer de fâcher les profs. »


D'accord avec Lucien pour "sortir de cette
bipolarisation qui dure depuis des décennies".

On a vu avec Sarko. On sait qu'il ne se passera rien d'essentiellement différent avec Hollande. Il suffit de lire ses propositions et tout ce qu'ont déclaré Peillon et Julliard.

On est dans une bipolarisation depuis 30 ans et les uns comme les autres ne nous ont rien apporté.

LUCIEN 08/03/2012 21:28


"Autant dire que le statut de reconnaissance que réclament et attendent les directeurs d’école n’est pas à l’ordre du jour
et n’est pas la priorité du candidat Nicolas Sarkozy… comme il ne l’est pas non plus pour son principal concurrent François Hollande…"


Merci ! Votre commentaire ( DEL) aurait pu se résumer à cela ...


Peu à attendre de ces candidats aux élections !!!!


Alors faut-il voir , écouter d'autres candidats ? Possible !


A chacun de se faire son opinion et de sortir de cette bipolarisation qui dure depuis des décennies . On ne souhaite plus la
pensée unique , alors sachons prendre nos responsabilités !


Aux urnes citoyens !