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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 17:20

Le magazine « L’ECOLE aujourd’hui » consacre son numéro de rentrée (septembre 2011) à la direction d’école.
Nous invitons nos fidèles lecteurs à se le procurer afin d'en prendre pleinement connaissance. Il comporte notamment un reportage très intéressant sur le travail de deux directeurs travaillant en binôme dans une école relevant du dispositif ECLAIR.

 

 

Tâches administratives de plus en plus lourdes, difficultés quotidiennes de relations avec les parents, responsabilité accrue… Le cahier de doléances des directeurs et directrices d’école se remplirait vite s’il était ouvert dans les IA ! Et pourtant, le nombre de directions vacantes n’augmente pas sensiblement d’année en année.

 

Depuis les textes de 1989, le rôle et la responsabilité du directeur se sont considérablement accrus : intégration, PPRE, évaluations nationales, pour ne citer que ces dernières activités. Les tâches administratives n’ont pas été réduites par l’entrée de l’informatique dans les bureaux de direction (« base-élèves » en est l’exemple le plus marquant).

 

Malgré ces constations, l’ensemble des directeurs fait un travail indispensable pour que nos écoles fonctionnent, même si une grande majorité souhaite que quelque chose bouge pour eux : 93 % des directeurs interrogés par l’IFOP pour le compte du GDID en 2006 sont favorables à un statut non hiérarchique des directeurs d’école.

 

Que faut-il faire ? Créer des EPEP et donner un statut fort à leur directeur comme le propose Frédéric Reiss, repenser le statut des maîtres-directeurs vite abandonné en 1987, ou leur donner une aide réelle pour leur gestion technique et administrative ?        Daniel Nielsen

 

Entretien avec Frédéric Reiss

 

Regroupements scolaires, établissements publics du primaire, socle étendu jusqu’à la 3ème, Frédéric Reiss fait part de ses propositions pour revaloriser la fonction de directeur d’école.

 

L’école aujourd’hui : Avant de rédiger votre rapport, vous avez rencontré de nombreux directeurs d’école. Quel constat en avez-vous tiré ?

Frédéric Reiss : Les tâches des directeurs se sont considérablement alourdies au fil des années. Tous m’ont dit « on croule sous les charges ». Même si, dans la loi, on dresse la liste de toutes les responsabilités que les directeurs ont, il en ressort clairement qu’ils n’ont pas les moyens de les assumer. Il y a tellement de choses auxquelles ils doivent veiller qu’en cas de conflit dur, ils sont totalement démunis. Il faut aussi faire une distinction entre les directeurs des petites écoles rurales et ceux qui sont en milieu urbain. Les propositions que je fais ne peuvent pas être les mêmes. Il n’y a pas de réponse universelle.


L’école aujourd’hui : Vous préconisez de redéfinir le métier de directeur, de faire de son statut un véritable emploi. Qu’apportera ce nouveau statut ?

 

F. R. : L’objectif ultime est de faire baisser le nombre d’enfants qui sortent du système scolaire à 16 ans sans diplôme ni qualification. Tous les rapports ( Institut Montaigne, Cour des Comptes, par exemple) disent qu’en France nous ne mettons pas assez l’accent sur l’école préélémentaire et élémentaire. Ce statut donnerait au directeur une certaine autonomie dans son établissement.

 

A titre personnel, je pense que le directeur d’école, qui fait souvent un boulot formidable, mérite d’être le leader pédagogique de son école. Il faut qu’il ait les moyens, après discussion, d’imposer le projet d’école et la façon de le faire. Ce nouveau statut lui permettra d’organiser son école comme il l’entend : répartir les classes entre les enseignants, faire fonctionner le projet d’école dans la durée pour avoir du personnel stable. Toutefois, même s’il sera consulté, les inspections pédagogiques resteront du ressort de l’IEN. Ce ne sera pas le directeur qui décidera de l’avancement ou non de ses collègues. Dans une école de 13 ou 14 classes, le directeur deviendrait le représentant de l’Etat et de son école en toutes circonstances.

 

L’école aujourd’hui : Et pour les petites écoles ?

 

F. R. : Les petites écoles peuvent être regroupées. Pour moi, un directeur n’a pas besoin d’être physiquement présent dans son école à tous les endroits. Des écoles peuvent fonctionner en réseau avec un responsable de site sur chaque site, le directeur étant là où il a été affecté. Toutefois, le directeur doit obligatoirement venir du sérail, contrairement aux principaux et proviseurs, et doit garder le contact avec la classe.

 

L’école aujourd’hui : Avec ce nouvel emploi, vous évoquez un plan de carrière. Quel peut-il être ?

 

F. R. : Je suis de ceux qui pensent qu’il faut plus de souplesse entre le premier et le second degré. Pour les enfants en difficulté, la marche à monter entre le CM2 et la 6ème est trop haute. Je verrais très bien des échanges de services entre le premier et le second degré. Pour que cela puisse marcher, dans une deuxième étape qui serait celle du socle commun, cette école qui irait du CP à la 3ème, pourrait avoir comme patron un principal ou un directeur d’école, dont les statuts seraient à égalité.

 

Je veux éviter que, par usure, les directeurs d’école quittent leur fonction au bout de quelques années pour redevenir simple enseignant. Une véritable carrière motiverait sans doute plus d’enseignants chevronnés et éviterait que des directions soient confiées au dernier arrivant dans l’école.

 

Propos recueillis par Daniel Nielsen pour « l’Ecole Aujourd’hui »

 

Françoise Cartron, Sénatrice PS de Gironde et ancienne directrice d’école réagit au rapport de Frédéric Reiss.

 

« Monsieur Reiss souhaite que les directeurs deviennent des managers, des gestionnaires, alors qu’ils sont actuellement des enseignants partiellement déchargés pour assurer l’administration d’une école… Par ailleurs, soyons conscients d’une chose : le postulat de départ justifiant l’expérimentation des EPEP, sous l’autorité des du seul chef d’établissement, complètement déchargé et bénéficiant d’un statut renforcé, était de créer une « émulation » au sein d’un nouvel établissement. Sous couvert d’avancée pédagogique, il paraît évident que les EPEP étaient avant tout un outil d’intensification de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), en permettant notamment des fermetures de classes moins « visibles » lors des regroupements que dans les écoles de petite taille.

 

Je tiens aussi à préciser que les équipes d’enseignants auraient pu se voir imposer un EPEP en dehors de toute considération d’intérêt pédagogique puisque la demande aurait été faite à l’initiative d’une ou plusieurs communes ou d’un EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale)n et non sur la base d’un projet pédagogique.

 

L’enjeu essentiel est que les activités du directeur d’école soient recentrées autour de l’animation pédagogique, des relations autour de l’animation pédagogique, des relations extérieures, avec les familles et les pouvoirs institutionnels. En parallèle, il est nécessaire que pour la gestion technique et administrative, il puisse bénéficier d’une aide elle-même clairement définie et pérenne. Je ne suis pas contre la reconnaissance d’un statut aux directrices et directeurs d’école. En revanche, je m’oppose fortement à la définition du chef d’établissement telle que la propose monsieur Reiss. »

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

brigitte pinson 12/09/2011 22:43



henri, m'enfin, les répliques de divan sont confidentielles


Je suis heureuse que tu la fasses tienne, cette réplique venue de mon énervement et de mon désespoir de voir les choses bouger un jour, vraiment bouger!


Le monde enseignant est à l'image de notre société: je pleurniche, je trépigne, je me roule par terre, je manifeste (avec batucada et merguez, quand même, c'est plus festif et convivival!!), je
pétitionne,mais je cours dès qu'on me donne un susucre pour me faire taire!


Je crois que les enseignants, beaucoup d'entre eux, trop, ont la même devise que les cathos (ceux que je connais): un pour tous et tous pour moi!!!


Pour la secrétaire...faut savoir faire des sacrifices parfois



henri 12/09/2011 20:58



@ Brigitte Pinson !


Je ne sais sur quel fauteuil ou divan tu as trouvé cette réplique, mais elle est digne de figurer au fronton des écoles ! Je la fais mienne en tout cas ! (pourtant je me serais bien laisser aller
au charme de la secrétaire...)



brigitte pinson 12/09/2011 19:17



Oui Pierrot, la présence des EVS dans les écoles, emplâtre sur une jambe de bois, petit médoc même pas placebo, la piécette jetée à la valetaille, le ticket de réduction à la caisse du Super U:
fallait pas jouer à ce jeu de dupes, pour ne pas dire ce jeu de c..s.


Beaucoup de directeurs, y compris au GDID hélas, ont succombé au charme du "ma secrétaire va vous donner le papier demandé"...une satisfaction temporaire, l'intérêt individuel avant l'intérêt
collectif, comme d'habitude.


Quand on est déterminé à obtenir un traitement précis, on a la force de refuser les soins palliatifs et on souque vaille que vaille...sinon on sert la soupe de ceux qui vous empoisonnent
tranquillement.



Pierre Lombard 12/09/2011 16:53



En clair, non...


Et je persiste à penser que cette focalisation sur les EVS est un symptôme de notre mal-être pas un remède.


Il faut être quand même gonflé pour prétendre que pour palier aux soins donnés dans les établissement spécialisés il suffit d'un AVS un bout de temps dans les écoles. Les 2 enfants porteurs de
handicap de mon école sont tous les 2 inscrits sur la liste d'attente d'un établissement médicalisé depuis 2 ans!


 


 


Et dire, comme c'est repris dans le café pédagogique que l'EVS c'est la personne au bout du fil, ou celui qui fait les polycops (pour qui?), ou encore celui qui prend la demande des parents pour
un "paier" ne démontre pas le fait qu'un EVS soit indispensable à l'école.


Qu'est-ce que l'on dirait (et d'ailleurs on le dit!) si une entreprise se servait d'emplois aidés pour occuper des postes spécialisés tout en leur disant qu'ils sont en formation sans leur
proposer le moindre tuteur capable de leur valider leurs acquis?


Par contre, que l'école avec un périmètre adapté à notre époque, qu'un directeur reconnu comme exerçant un véritable métier et ayant des compétences propres, aient besoin de moyens pour assumer
leurs missions, OUI, et l'aide à la direction en fait partie.


Prétendre aujourd'hui doter les écoles d'une "aide administrative perenne" est totalement démagogique.


À ce sujet, je viens de lire le supplément direction de fenêtre sur cours, plus précisemment la page 3... Ben y vont bientôt adhérer au GDiD! 


ÉLECTIONS, PIÈGE À C.. !



brigitte pinson 12/09/2011 10:24



En clair les AVS sont indispensables au fonctionnement quotidien de l'école, à sa vie administrative et à celle des enfants handicapés.


L'expresso du café pédagogique de ce jour...le flou oui...Ne pas faire la différence entre EVS et AVS, c'est dire à quel point certains
s'intéressent vraiment aux directeurs d'école...



Pierre Lombard 12/09/2011 08:07



Je suis long à la comprenette... Mais je comprends mieux, et partage tout à fait ta position Che. J'ai la même analyse que toi sur Reiss, mais c'est un interlocuteur et son enquête est du concret
sur lequel on peut s'appuyer, même si c'est pour écarter des solutions proposées et se caler sur celles que lui écarte.


Densi, je ne suis pas contre les EVS, je pense que tant que l'on n'aura pas précisé le rôle et la place du dirlo dans l'école ça ajoute au flou de notre fonction en se focalisant sur les moyens
sans prendre en compte l'être.


Et il est sans doute bon de rappeler que je ne suis pas anti-syndical, mais que je critique la position du SNUipp sur le dossier des dirlos.


Dans son dernier courrier national:


Le SNUipp-FSU continue à porter des exigences fortes pour la direction et le fonctionnement de l’école : les questions concernant la redéfinition des missions assignées aux directeurs, le
temps accordé pour effectuer les tâches, la création d'un métier qualifié d'assistant administratif doivent être clairement posées. Des évolutions sont nécessaires. 


- ... Clairement posées? Qui a une idée des propositions du SNUipp quant à la redéfinition des missions assignées aux directeurs?


- Du temps pour effectuer les tâches: la direction d'une école ne se décline pas seulement en une succéssion de tâches, mais aussi en responsabilités, en représentation...


- Si l'école n'est pas en capacité d'embauche, et son dirlo un faisant fonction, sous quelle responsabilité sera placé l'aide administrative? elle aidera qui? elle répondra à quelles injonctions?


Le SNUipp-FSU appelle à nouveau ses partenaires à mener cette bataille dans l'unité. Les exigences pour la direction et le fonctionnement de l'école seront portées lors de la journée de grève
unitaire du 27 septembre prochain.


Sauf que le SNUipp est la seule organisation à ne pas avoir répondu à l'invitation du GDiD pour essayer de construire quelque chose en commun.


C'était en 2009, loin des élections professionnelles, pourtant le SE, FO, cgt éduc, SGEN, CFTC, avenir école ont montré leur intention de faire un bout de chemin ensemble, même
si, par la suite la cgt et FO (un habitué du fait) ont préféré faire cavalier seul.



Densi 11/09/2011 22:51



'cessons de faire tout ce ...' Sans un mot d'ordre de grands syndicats ce n'est pas réaliste...Nous sommes très isolés et la pression est facile a exercer. Lorsque je vois les C...débitées par
notre nouvel IEN et quepas un ne moufte parmi  les 100 dirlos présents, ce n'est pas demain que les docs XXL ne seront pas remplis. La dernière en date, une exigence de signalement auprès
des parents pour chaque absence. On fait comment avec 210 gamins et 1/4 de décharge? La récré, elle est pas aeeez longue... Avant j'avais une EVS qui le faisait (ça sert aussi à ça une EVS
Pierrot), qui faisait aussi les photocops à distribuer aux parents, les listes de l'Acc.Educ, les enveloppes des élections...(au fait, théoriquement BE l'evs ne devait pas y toucher). Tout cela
pour dire que plutot que de cracher sur les syndicats, il serait préférable de lutter de l'intérieur. Je suis pour un certain statut, des EVS et non pour le projet REISS. Mais si on défend
l'école du socle commun, faut être cohérent , le pilotage doit être fait une même personne, le principal



che 11/09/2011 22:28



@ Pierrot.. Je sais que nous n'avons aucun désaccord sur le fond, sur l'analyse de la situation, sur l'objectif à atteindre..  Je l'ai déjà dit l'an dernier. Je ne remets pas en cause
l'analyse de Reiss dans son rapport, qui est très complète. Je ne remets pas en cause non plus d'ailleurs le relevé des possibilités tout à fait complet. Je lui reproche sa méthodologie qui n'
est pas, je le pense, saine car d'un rapport qui se voulait une base de travail (et ça c'est bien), il prend position, dans le même rapport, en éliminant ou descréditant tel ou tel possible avant
même discussion (un statut original pour les dirlos par exemple)


En fait... Juge et parti... D'ailleurs il dépose ensuite une prop de loi si j'ai bien compris. Pour moi, pas logique et j'ai l'impression que ses consultations ont été en fait un alibi pour
dire... J'ai consulté mais la meilleure solution était bien celle prévue avant les consultations. Je te répète.. Ca a été exactement le même fonctionnement pour les IUFM (au passage... quelle
réforme positive!!)


Concernant les actions et le rôle de la discussion.. Dommage qu'on ne nous demande pas de pondre la réforme.. Mais bon .. tu as raison bien sûr..  Il faut discuter avec tout le monde pour
trouver un point médian.. Maintenant, pour parler, il faut que l'interlocuteur veuille aussi. Ce qui est applicable au SNUI qui reste bloqué et que les posts ne cessent de dénoncer de manière
plus au moins courtoise, l'est aussi pour le gvt. Et dans notre cas, pour moi.. l'autre.. le gvt... il se fout de nous... Son autisme est tout autant énérvant que celui du Snui et de son
CMD. Alors je sais bien que les uns sont plus "décideurs" que les autres, mais ce n'est pas une raison. La faim ne justifie pas tout.


Le gvt casse l'école. Le Snui et d'autres ont raison de le dire. Les réponses qu'il apporte à cette situation sont à mon avis en effet non cohérentes. Des dirlos avec un statut auraient été
une garantie contre cette casse. maintenant, faut pas oublier qui casse le jouet et que celui qui casse aurait pu, sans problème, si il l'avait voulu, créer ce fameux statut. Il ne l'a pas fait
et c'est lui qui nous en recolle une couche chaque année, pas les syndicats


C'est vrai que ca ne fait pas avancer le schmilblick. C'est vrai que de ne plus discuter ne fait pas plus.. C'est vrai qu'on n'a pas beaucoup de moyens à dispo.  Tu as raison.. On ne gagne
rien. On ne fait rien reculer.. on n'avance pas non plus. C'est certainement très c.. Mais au moins on n'est pas "compromis" et ca reste compter.


che



Théo62 11/09/2011 20:38



Pierrot et Lionel se disent d'accord avec Che pour refuser de considérer qu'il y a sans doute matière à économiser de l'énergie en refusant de céder aux injonctions des IEN. très bien. Mais, Che
n'a fait que reprendre ce que j'ai moi-même écrit plus haut. A savoir que l'IEN n'est le patron des ni des écoles, ni des dirlos. Je suis heureux de voir que mon intervention a été perçue
positivement. Comme quoi, on peut être syndicaliste convaincu et avoir de bonnes idées pour défendre les collègues... contrairement à ce qui est souvent dit ici par certains...



Pierre CRILAT 11/09/2011 20:37



@ gégé : j’assume et je signe. Ras le bonbon de ton discours lénifiant, on récolte ce que l’on sème. Des dizaines de fois
plusieurs directeurs vous avaient demandé de répondre à leurs questions sur d’autres problématiques. Nada, langue de bois syndicale, manque d’ouverture d’esprit, beaucoup de suffisance et, cerise
sur le gâteau, une mauvaise foi écœurante.


Donc, oui, je cite Audiard, qui lui avait du talent au contraire de vous qui en manquez malheureusement.


Les cons, ça
ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.



Lionel 11/09/2011 19:49



Tou à fait d'accord avec Che.


 


Cessons de faire tout ce qui tombe des circos et pour quoi nous n'avons aucune obligation institutionnelle. Tous les beaux projets arts plastiques, littérature, j'en passe et des meilleurs qui
n'ont souvent pour objet que de justifier l'existence des postes de CPC bien inutiles au demeurant, si ce n'est à remplir des tableaux excel et à accompagner les IEN le jour de la rentrée en
disant :"Tu sais, aucune étude ne montre que l'on travaille mieux à 17 qu'à 30 par classe" (du vécu, lundi dernier après midi, de la part d'un CPC EPS dont les moins de 45 ans ne se souviennent
même pas de l'avoir vu en classe un jour d'ailleurs).


 


Cessons également de nous rendre aux invitations des IEN sur notre temps de prérentrée, réunions qui ne consiste bien souvent qu'à lire la note de rentrée (on sait tous lire, non ?). Et là, je
suis étonné : aucun syndicat, même le gros syndicat de Gégé & Co, n'a jamais averti les collègues sur ce sujet, surtout les jeunes dirlos et dirlettes qui croient pendant un an ou deux que
l'IEN est la réincarnation de Dieu sur terre. Aucune info, aucun appel à boycotter, appel qui pourtant ne leur coûterait rien, me^me pas le mot de statut. Et là, Gégé, tu réponds quoi devant
votre silence assourdissant ?



Pierre Lombard 11/09/2011 19:23



D'accord avec Che (si,si! ).


C'est pourquoi je trouve paradoxal le discours syndical qui consiste à revendiquer une aide administrative perenne (que l'on aura pas!) tout en affirmant, avec justesse, que la majorité des
demandes institutionnellles ne sont que des éléments d'un pilotage à distance et par le chiffre par les circos sans grande utilité pour l'école.


Dans ces conditions, c'est-à-dire sans avoir définit le métier de dirlo par un statut au préalable, l'aide administrative servirait les IEN, sous l'autorité desquels elle serait placée.


Que l'on se rappelle quand même qu'on a embaucher des EVS pour remplir BE, qui trainait à être mis en oeuvre...


Après le SMA en cas de grève et l'incapicité de bloquer l'administratif une fois des secrétaire IEN installés dans les écoles, il nous restera quoi messieurs les syndicalos?



che 11/09/2011 18:48



Théo... C'est "un peu" entier.. "IEN qui n'est pas le patron"... "Les forts, les faibles"..."Conseil des maîtres souverain".. Un petit peu loin de la réalité du terrain. Les pressions, les tâches
qui s'empilent et qui font qu'on "rate" des choses et donc pas toujours avec toutes les cartes pour se défendre, la difficulté à prendre du recul pour analyser et s'opposer sereinement à l'IEN ou
autre.. "fort..faible" n'a pas de sens... Surbookés, fatigués serait plus réaliste


Maintenant, tu as raison sur un point... Les écoles et les dirlos ont tort de se laisser bouffer par tous ces projets de circo, ces demandes qui viennent de partout. Nous nous plaignons de ne pas
avoir le temps pour assumer nos tâches et nous plongeons dans un tas de travaux supplémentaires qui n'ont rien d'obligatoire et qui souvent n'ont pas forcément de retentissements positifs sur
notre école. Les projets des CP??? Ben ne vous inscrivez pas! Rien ne vous y oblige. On gagne un temps fou.. Pas de réunions "en plus, Pas de conseil "en plus" Pas de visites de CP inutiles qui
bouffent deux heures qu'il faut ensuite rattraper le dimanche.


Ca c'est facile et je dirai même minimal


che



Pascal Oudot 11/09/2011 18:44



on supprime des classes maternelles pour les remplacer par des jardins d'éveil


 


Non, on ne les remplace par rien. Avec le nombre de grèves prétendues victorieuses que vous avez réclamées à la "profession", c'est étonnant. M'aurait-on trompé? Du signe tangible de l'inutilité
et de l'incompétence... La réalité est souvent cruelle.



thierry fabre 11/09/2011 15:32



"Que me vaut cette attaque brutale..."


 


Toi...


 


Thierry Fabre



Gégé 10/09/2011 19:00



Que me vaut cette attaque brutale de Crilat ? Je cherche encore.
J'ai écrit plusieurs commentaires. Relis-les, Crilat. Tu verras qu'ils étaient toujours argumentés et courtois.
les commentaires 1, 12 et 18 pour critiquer REISS (en a-t-on le droit ?)
les commentaires 20 et 23 pour répondre à Pierrot sur les jardins d'éveil. Là encore, argumentation et courtoisie.

Alors, j'ai envie de te dire, Crilat, si tu n'as pas d'arguments à opposer à ton interlocuteur dans un débat, n'utilise pas l'insulte, l'injure ou les violences verbales, c'est l'arme des
faibles. Tous les sociologues et autres psy te le diront.



Pierre CRILAT 10/09/2011 16:05



@ gégé : Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner.


Et Vlan, retourne dans ta caisse !



henri 10/09/2011 12:53



Quand on ne veut pas comprendre ou que l'on fait semblant...


À travers l'IEN, ce sont les équipes de circonscriptions pléthoriques et leurs demandes tout aussi pléthoriques qui sont visées (entre autres) ; terrain sur lequel, les syndicats demeurent bien
silencieux malgré ce que l'on veut bien nous faire croire (on se demande bien pourquoi d'ailleurs, mais passons...)


Une grande part de la surcharge de travail provient de l'équipe dans laquelle chacun y va de son projet, son enquête, de son tableau.


Quant à nous faire croire que ceux qui s'en plaignent sont des apeurés, des ventres mous, des trouillards, "l'argument" vole au ras des pâquerettes (je suis pas loin de la sortie, j'ai usé 3 IEN
et je ne fais pas dans mon froc devant lui ou l'un des ses conseillers) : passons....



Théo62 10/09/2011 11:33



J'ai assez de mal à comprendre les arguments de ceux qui agitent le chiffon rouge de l'IEN-patron ou du principal-glouton...
L'IEN n'est pas le patron des écoles primaires. Il n'est le patron que de ceux qui acceptent de passer sous ses fourches caudines. Je côtoie nombre de collègues directrices ou directeurs qui ne
s'en laissent pas conter. Je crois fortement qu'il faut affirmer clairement qu'il n'est pas dans son rôle lorsqu'il veut imposer tel ou tel projet aux écoles. Le conseil des maîtres est souverain
dans ses décisions. D'ailleurs, que peut réellement un IEN à l'encontre de collègues récalcitrants ? Rien ! Et il le sait. Comme beaucoup de ceux qui détiennent une partie de pouvoir, il est
fort avec les faibles. Alors à nous de le lui faire savoir quand une de ses décisions semble arbitraire ou ne correspond pas aux prérogatives définies par ses missions. Et s'il insiste, je dis
aux collègues, pensez aux syndicats. Ils joueront pleinement leur rôle.



henri 09/09/2011 17:31



Merlin n'est pas dans le fantasme mais dans l'argumentation réaliste : un exemple assez simple mais parlant nous en fournit les preuves, à savoir le fonctionnement des écoles et collèges intégrés
dans un ex-RAR, actuellement ECLAIR.


1 - Liaisons lourdes entre non seulement CM2 mais communauté de rencontres autour de thèmes prétendument aptes à fédérer entre professeurs du second degré et professeurs des écoles de maternelle
(comme si les préoccupations des uns et des autres pouvaint avoir des points communs) ; chacun d'entre eux d'ailleurs se demandant ce qu'il fait dans cette galère !


2 - Mise en commun d'évaluations entre collège et classes de CM 2 avec corrections en mesure de fournir des données fiables sur les compétences des futurs 6ème ! Le "rattachement" virtuel entre
cette classe et le collège est quasi de fait !


3 - Demandes répétées de transmission par le directeur de l'école de documents concernant les élèves, les familles, etc.


On pourrait continuer ; il suffit tout simplement de vivre la chose, de la voir fonctionner pour en tirer les conclusions qui s'imposent : aucune protection pour l'école devant la boulimie du
collège ; peu de marge de manoeuvre pour le directeur condamné, sous l'impulsion de son IEN et du principal du collège, à servir de faire valoir au second degré, etc.


S'il y a bien quelque chose à défendre en priorité c'est bien la demande d'un maximum d'autonomie de son école et de la position du directeur comme pivot essentiel de la mise en place et en
oeuvre de la scolarité des élèves loin des exigences goulues du collège...



Gégé 09/09/2011 13:48



Le collège n'accueille pas de structure communale parce qu'il est sous le ressort du Département (Conseil général). Tu sais, Pierrot, les conventions d'utilisation, ça existe. Et tu trouveras
sans peine des collèges et des lycées et même des facs (pourtant autonomes) qui accueillent certaines structures pendant les vacances.
Les mêmes conventions d'utilisation existent davantage dans les écoles qui sont d'abord des locaux municipaux. Quant à ces jardins d'éveil que tu dis impossible à installer en cas de statut, ils
peuvent être ailleurs que dans une école. Le fond du problème, ça n'est pas l'implantation. C'est d'abord qu'on supprime des classes maternelles pour les remplacer par des jardins d'éveil. Et
statut or not statut, ça n'y change rien, Pierrot.



merlin 09/09/2011 12:52



le retour du Gégétus primatus.


Règle n°1: balancer des commentaires sur les posts des uns et des autres mais surtout ne jamais argumenter les réponses.


Règle n°2 : réapparaître sur un autre fil, extirper un morceau de phrase et le détourner de son sens pour avoir l'air costaud et malin.


Règle n° 3: retourner dans son trou dès qu'on se fait bâcher ( ce qui est fréquent).


La règle du jeu étant définie, moi, je te réponds quand même:


Oui, je dis qu'il y a un risque réel à court terme de voir les écoles recevoir des consignes de travail du principal du collège ( cycle 3, ça va de soi).


Selon toi, dire cela revient à se servir du rapport Reiss comme d'autres du Coran, de la Bible ou du dernier numéro de Fenêtre sur cour. Désolé mais je ne fonctionne pas comme ça:


Je trouve que Reiss ouvre des pistes de réflexion interessantes concernant l'évolution de l'école et le métier de directeur. Je regrette que certaines de ses propositions ne fassent pas l'objet
de discussions et de négociations de la part des syndicats. D'autres idées me paraissent à modifier, certaines à écarter. Pour moi, ce ne devrait être qu'une base de travail et non un document à
appliquer tel quel.  Position très nuancée tu vois ... mais toi et la nuance , j'ai cru comprendre que....


dirlo à la tête d'un collège: ce n'est pas pour demain ni même après demain, c'est peut-être dommage d'ailleurs mais vraiment pas d'actualité! ( on reconnait ta manie du chiffon rouge(!) sans
fondement ( jeu de mot laid je sais...)


Patron?  pas bon , ni manager, ni directeur, ni responsable... on sait. De toute façon le terme " patron" ne s'applique pas à la fonction publique, non? Donc , rassures-toi, il n'y aura pas
de patron dans les écoles.


on comprend que tu aimes bien les équipes d'IEN ( avis nuancé des collègues qui en subissent parfois les pressions ou les lubies) mais il faut bien un " chef" à la tête des écoles et le choix du
Snuipp se porte sur l'IEN.


Mais le Snuipp il en pense quoi de ce danger de plus en plus présent d'être " sollicités" dans les écoles par les collèges?  Il ne pense pas le Snuipp que les IEN font pression au quotidien
pour faire appliquer les nouveaux programmes et lubies ministérielles?


 Ses seules propositions concernent à vouloir pérenniser la "spécificité du primaire" en patronnant les " CDM décisionnaires" dont il est le premier à savoir , qu'en droit français, c'est
impossible... et puis quoi d'autre? Rien


Pour moi, vous êtes, par votre absence de proposition d'évolution plus dangereux que Reiss car vous savez que vous nous livrez à des " patrons", IEN et principaux, qui commanderont à
distance. Alors oui, je préfère la direction de proximité, sans hésitation! 



Pierre Lombard 09/09/2011 12:20



Pas possible d'implanter une structure quelconque dans un collège, parce que c'est un établissement public et tout ce qui s'y passe est sous la responsabilité du Principal.



Gégé 09/09/2011 11:21



"Les jardinbs d'éveil?  Si l'école avait le statut d'établissement, cela ne serait pas possible... " (Pierrot)

Pourquoi ce serait impossible ?



Pierre Lombard 09/09/2011 08:14



Je ne suis pas le seul à reprendre les arguments d'hier, remarque que les tiens datent d'avant hier.


Che, sur le positionnement personel, je n'ai aucun désaccord avec toi, AUCUN. La différence, et c'est ce qui m'agace, c'est que ce n'est ni à moi, ni à toi, ni aux seuls dirlos que l'on demandera
de pondre une réforme de la "gouverance des écoles", comme ils disent. Tous les acteurs sont concernés et pas toujours avec les mêmes intérêts.


Ce que j'appelle discuter. Et discuter ça se fait avec les autres, et si mon souci premier est de faire en sorte que la voix des dirlos soit entendu, comprise et prise en compte, il faut, à notre
tour, écouter, comprendre et prendre en compte ce que disent les autres.


Ce qui ne veut pas dire que l'on partage... Mais si on veut voir évoluer les choses, il nous faudra bien partager quelqhechose.


L'autosatisfaction de ceux qui prétendent "avoir fait reculer le gouvernement" alors que la dégradation des coditions de boulot, la perte du pouvoir d'achat, le gel des salaires... s'accumulent
depuis maintenant 2 décennies est dérisoire et ne peut être le fait que d'individus planqués qui craignent pour leurs avantages.


L'école du socle est une évidence, puisqu'il y a une scolarité obligatoire qui rassemble élémentaire et collège. Est-ce qu'il faut la laisser être définie par un quelconque gouvernement, ou
faut-il organiser le débat dans la société pour dégager des consensus?


L'école maternelle là-dedans?


Auprès de Reiss et du PS (Julliard) nous avons plaider pour un abaissement de l'enseignment obligatoire à 3 ans. Il me semble que c'est dans le programme du PS.


mais pas que, nous avons demandé qu'il y est un module spécifique dans la formation sur l'enseignement des très jeunes élèves.


Les jardinbs d'éveil?


Si l'école avait le statut d'établissement, cela ne serait pas possible... Mais l'idée d'organiser une liaison  souple entre 2 et 3 ans est une idée qui date des années 80, les classes
passerelles, et c'estune bonne idée!


par contre avant de la mettre en oeuvre il faut consolider, par un statut et l'école et son pilote.


Contrairement à ce qu'essaient de nous faire croire les Gégé & C°, rien n'est tout blanc ni tout noir, et sur le dossier de la direction personne n'aura raison seul!


Et au lieu de venir mentir ici on aimerait des réponses à toutes nos questions:


- qu'est-il sorti des ÉTATS GÉNÉRAUX de la direction et du fonctionnement de l'école.


- Pourquoi avoir copié l'action du SE (répondre quand on a le temps) sans chercher à coordonner


- Puisque le SNUipp partage le constat de Reiss, qui est très alarmiste, quelles sont ses propositions?


- Est-il sérieux de prétendre vouloir un emploi perenne d'aide administrative dans les écoles sans avoir défini et assoir le rôle du dirlo et en prétendant que la majeure partie des demandes
administratives sont inutiles?


Une fois installé dans les écoles sans que celles-ci soit protégées par un statut, elle sera la secrétaire de qui, ben de l'IEN et il nous restera quoi à bloquer?


il faut au plus vite ouvrir les discussions sur toutes les dimensions du problème de la direction des écoles, et de suite nous exempter du soutient + accès à la HC.



Gégé 08/09/2011 22:47



"Les principaux contrôleront la mise en oeuvre", tu dis Merlin...
Et qu'est-ce qu'il d'autre, REISS, quand il parle de l'école du socle commun "qui pourrait avoir comme patron un principal ou un directeur d'école" ? Tu crois que c'est le principal qui va
disparaître pour laisser la place au dirlo ? Tu crois que les profs de collège vont laisser un dirlo prendre la tête de leur établissement ?
Il est dangereux, ce REISS !! Et le fait d'employer le terme "PATRON", ça ne te choque pas ? Toi qui railles les IEN, tu accepterais un autre patron ? Tu accepterais de devenir patron, toi-même,
alors que tu te dis contre le statut hiérarchique ? Pas très logique tout ça.. Pas très cohérent..



Lionel 08/09/2011 21:42



Et il est reparti comme en quatorze, remontée comme un coucou snuippien en retard d'une grève, ce qui est quand même un comble.


Alors Gégé, vous qui vomissiez au SNUipp sur le SE en 2006 lors de la signature du protocole, vous qui railliez les EVS précaires et qui appeliez même dans les écoles pour que les dirlos les
refusassent, vous vous faites aujourd'hui les grands défenseurs de ces même EVS pour lesquels vous réclamez même un statut ! Mais on croit réver.


 


Vous, le principal syndicat de l'Education Nationale, vous censés défendre tous les enseignants, vous nous déniez le droit à ce statut que vous réclamez pour tous les autres cependant : psysco,
EVS, AVS, CPC... Mais nous alors, non.


 


Nous qui faisons juste tourner les écoles, qui sommes responsables de tout et de tous (organisation, sorties scolaires, signalements aux services sociaux, sécurité des enfants et des adultes,
PPMS, registres divers et variés, contact multiples avec une multitude de partenaires, équipes éducatives, de suivi, j'arrête là ma liste à la Prévert).


 


Nous qui permettont aux collègues adjoints de travailler sereinement et de partir à 16h35 sans se retourner, nous qui venons sur nos vacances non payées pour relever le courrier, signer des
factures en mairie, rencontrer les services techniques, faire visiter l'école aux nouvelles familles.


 


Nous, nous n'avons le droit que de nous taire et d'être reconnaissant à toi et à toute ta clique de ne rien faire pour améliorer nos conditions de vie professionnelle et personnelle. Conditions
dont je me dis parfois que si elles étaient abordées dans les fameux CHS feraient frémir ceux qui les étudieraient.


 


Kafka, réveille-toi, ils sont devenus fou.



Denis 08/09/2011 21:20



Elle fait peur ta vision des choses Merlin...


D'autant plus peur que je crains fort que tu ne sois dans le vrai.



merlin 08/09/2011 20:27



Tiens, Gégé est de retour!


Tu as raison Gégé, Reiss est vilain, il est de droite, bouh!


Toi, tu es gentil, tu es de gôche, toi, tu sais ce qui est bon pour l'école: grâce à toi ( et queques autres) , demain, les collègues de cycle 3 auront leurs programmations de cycle allégées. Les
profs du collège transmettront les axes à renforcer, les PE s' exécuteront. Les principaux contrôleront la mise en oeuvre; les IEN et leurs équipes de circo ( n'oublions pas la cour), définiront
les axes du projet d'école en fonction du socle commun etc...


De jeunes directeurs et directrices s'occuperont du quotidien et renseigneront les enquêtes ( surtout très jeunes, au delà de 5 ans d'ancienneté on devient moins malléable).


 Voilà l'école selon Gégé, il n'y a surtout pas de chef hiérarchique dans l'école, ils sont tous hors l'école donc c'est bien... surtout pour Gégé qui est aussi hors l'école d'ailleurs....
maintenant pour les collègues dans l'école... pas certain!



Pascal Oudot 08/09/2011 19:47



Gégé toujours au ras des paquerettes. Tu as de sacrées oeillères et tu y tiens, pire tu t'y accroches de peur qu'on veuille te les enlever. Ton discours est de plus en plus risible! Le credo,
c'est UMP=caca. Avec ça, on va loin dans la rhétorique... C'est toujours la même chose avec vous autres raz-du-bulbe, tout est dans le déni ou le refus; aucune idée, aucune proposition. A l'image
de toute la "Gauche" d'ailleurs. Elles vont être belles, les prochaines présidentielles.


 


Avec tout ça, les pauvres couillons qui font le boulot, et j'en suis, continuent à trimer comme des abrutis pour des clopinettes et en plus en se faisant traiter comme des parias. C'est ça que le
SNU veut faire perdurer? Merci pour le cadeau. Ici, ça s'appelle "Directeurs en lutte", moi maintenant après trente ans que j'attends je n'en ai rien à cirer du reste et des autres -et vas-y donc
pêle-mêle RASED, EVS et tutti quanti-, parce qu'il serait peut-être temps de penser à nous autres directeurs d'école trimards. Alors tes belles déclarations à la noix, tes envolées lyriques sur
l' "Ecole" et tes phrases dans lesquelles tu mélanges tout et n'importe quoi, pffff. Mais continue, continue; vous paierez tôt ou tard, toi et ton syndicat de bran... pardon, j'allais écrire une
grossièreté. Mais je la pense. D'autant que la façon dont le SNU s'est jeté comme un mort-de-faim sur les pauvres EVS qu'il refusait avec force hurlements et menaces il y a quelques années me
dégoûte particulièrement. Mais bah, vous n'en êtes plus à un reniement près, ni à un retournement de veste, ni à une forfaiture, du moment que ça vous permet d'espérer conserver vos sinécures
loin des écoles et de continuer vos longues siestes les pieds sur les bureaux de la FSU. Allez, quelle sera la prochaine action innovante que vous allez nous proposer pour "sauver l'école"? Une
grève avec l'argent des autres, j'imagine. Quelle créativité!



che 08/09/2011 19:34



Le dossier est très intéressant? Ben j'ai pas lu dans les interventions que quelqu'un disait le contraire. Y'a deux entretiens reproduits sur la page avec des commentaires.. On commente ce
qui est écrit.


des "bons points"? On forum, c'est bien donner son avis personnel non? Donc je suis pour un statut.. Il dit "un statut" donc je trouve ça bien.. Il dit PE/ dirlo.. C'est mon avis, je trouve
ça bien..  Il dit ensuite école socle commun, principal interchangeable avec dirlo, omet la mat dans son ecole du socle.. Pour moi, c'est en effet un mauvais point


C'est pas un procès d'intention, c'est écrit et la qualité de son rapport empêche de penser qu'il a dit, là, n'importe quoi. C'est bien révélateur de ce qu'il pense bon comme solution.
J' y adhère pas et je trouve sa position "peu claire" car contradictoire dans ce qu'il dit.. Je peux  le dire sans que l'on se gausse...


che


che



Gégé 08/09/2011 18:36



Est-ce vraiment Pierrot qui a écrit le commentaire précédent ? Il a signé "Pierrot Lombabard"
Pourtant en lisant "le rapport Reiss reste le meilleur des supports", je me dis que ça doit être lui. Il reprend les mêmes arguments que l'an dernier. Les vacances ne lui ont pas porté
conseil.
Que je sache, Reiss est député UMP. Faut alors se poser certaines question :
Est-il solidaire solidaire ou non de la politique de casse de Sarkozy ?
Soutient-il ou non la RGPP ?
Veut-il ou non supprimer des petites écoles ?
Cautionne-t-il la politique de suppression de postes de remplaçants et de RASED ?
Après ça, Pierrot, il sera temps d'engager la discussion avec ce monsieur. Avant, c'est peut-être prématuré. 



Pierre Lombabard 08/09/2011 16:15



Gégé qui ne retient que 2 choses d'un dossier de plusieurs pages, Che qui distribue les bons points: un statut, glop, dirlo=PE, glop, socle commun pas glop, donc tout pas glop, et Théo qui oppine
du chef...


Ce dossier est très très intéressant, pour le iire en entier il suffit de s'inscrire sur "l'école aujourd'hui", et c'est gratos (pour ceux qui hésitent on va le mettre sur
dirlo.fr ).


notament: Fallait-il refuser les maîtres-directeurs, qui pose bien l'historique et la nature du blocage.


huit postes en un: témoignage d'une dirlette et d'un dirlo de terrain


la direction d'école en mal de réforme: qui montre bien le décalage entre les dirlos et certains syndicatds qui prétendent les représenter et le rapport de force réel...


Le dernier article du SGEN dans le café pédagogique, qui demande de mettre à plat et d'ouvrir des discussion plutôt que de se cantonner à une dispute entre plus de/moins de, est dans le
prolongement de cette évolution, que l'on retrouve, en plus timide, au SE.


Et pour discuter, le rapport Reiss reste le meilleur des supports. Et puisque c'est un support à une discussion cela induit que l'on est pas d'accord avec tout...



Pierre CRILAT 07/09/2011 21:21



Totalement d'accord avec Grégoire, ah que oui !


Par contre, retrait de fonction, zut et rezut ! Le constat est grave pour en arriver là ! Deplus sur ta demande ! C'est dur de lire cela, même si je respecte totalement ta décision.


Je dois être bien couillon en me disant qu'un directeur est comme le capitaine d'un bateau : être le dernier à le quitter ....


Je songe sérieusement à partir à l'étranger, seriously !



merlin 07/09/2011 20:53



" Le gouvernement veut faire avaler aux enseignants les réformes qui passent mal, ce sera aux super directeurs de le faire": ce propos suppose qu'aujourd'hui ces réformes ne s'appliquent pas...
grâce à qui? Le gouvernement n'a pas besoin des super directeurs, il a déjà les IEN qui se chargent avec zèle de la besogne, secondés de leur équipe de circo. Pas vrai théo? Tu n'en parles
jamais, elle est là pourtant la courroie de transmission du MEN via l'IA.... beaucoup plus qu'au niveau du dirlo même s'il est " super" ( et c'est vrai qu'il y a beaucoup de super gens parmi
eux).


    Et puis, le pédagogique restera du ressort de l'IEN, des conférences pédagogiques, le dirlo n'intervient que comme " animateur" des C de cycle ou CDM, non?  mais pour le
fonctionnement quotidien, il dit quoi le Théo? Ah! oui! les EVS ..... c'est sérieux?



Grégoire 07/09/2011 18:24



Faire reculer d'accord mais jusqu'où ? le paléolithique?


C'est bien beau mais où sont les propositions alternatives des uns et des autres ?


Une seule évidence s'impose; on ne peut pas continuer à faire fonctionner les écoles aujourd'hui avec les outils de Jules Ferry. Comme le disait le président du GDID; les écoles fonctionnent ( en
tant qu'institution je précise car pour la pédagogie les maîtres s'en chargent ) grace uniquement à l'investissement inouï des directeurs qui ce faisant se tirent une balle dans le pied. 


La solution ? Je ne rajoute rien aux propos de Merlin qui a tout dit.


Un directeur qui a demandé et obtenu son retrait de fonction hier pour impossibilité d'exercer correctement sa mission.



Théo62 07/09/2011 18:03



Che a raison. C'est vrai que Reiss tourne autour du pot. Il pense les choses mais ne les dit pas. Chacun aura compris que ce qu'il veut c'est avoir un super directeur ayant une autorité
incontestée au sein des écoles. Dans le but de faire avaler aux collègues toutes les réformes qui passent mal. C'est une évidence. Et Françoise Cartron a raison aussi quand elle dit qu'il a en
tête d'aider à mieux supprimer des postes.
Notre lutte a déjà permis de faire reculer le gouvernement sur le rapport Reiss puisque sa proposition de loi a été retirée alors qu'elle avait pourtant été enregistrée sur le bureau de
l'Assemblée nationale. Elle a aussi permis de faire reculer le gouvernement sur les suppressions de postes dans l'école primaire en 2012. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut relâcher notre effort
car d'autres postes sont menacés : les RASED, les remplaçants... La vigilance s'impose. On arrive dans une année électorale, ne l'oublions pas... Le moment est propice à maintenir la pression.



plouet 07/09/2011 17:15



Je n'avais pas lu le commentaire de Merlin avant d'écrire et je m'aperçois que mon commentaire limité à Reiss donne l'impression d'un accord avec Madame la Sénatrice. Pourtant.. 100% d'accord
avec Merlin quant à son analyse de son discours.


En bref avec l'un comme avec l'autre... On va ramer encore un moment


Che



merlin 07/09/2011 16:24



Ton commentaire soulève de bonnes questions et je suis d'accord avec toi sur certains points.


Nous partageons, je pense, l'idée que l'école doit aller de la MAT au CM2. nous avons évoqué alors la possibilité ( nécessité?) de regrouper les structures MAT-ELEM de proximité sous une seule
direction afin d'avoir des établissements allant de 10 à 15 classes environ pour la plupart.


Un directeur issu du sérail et même avec une certaine ancienneté de service en qualité d'enseignant afin d'avoir un " bagage de terrain" solide. OK doit-il  être obligatoirement encore
chargé d'enseignement, avoir un volant d'heures réservé à une aide pédagogique?  cela peut se discuter mais plus l'établissement sera important, moins ces heures seront faciles à caser et
cela se justifie-t-il? Un IEN devrait-il être chargé de classe pour garder le contact avec le terrain?


La vampirisation de nos écoles élémentaires par les collèges est pour moi un réel danger. on en parle de plus en plus souvent avec d'autres termes.


Que faire pour l'éviter? Continuer à défendre la " spécificité " du primaire avec son IEN patron et son dirlo à tout faire mais enseignant comme les autres? Nous serons alors bien défendus?


Je ne le pense pas: je défends l'idée que si l'école existe juridiquement parlant, si elle a à sa tête une personne ayant autorité pour parler en son nom, nous pourrons alors sereinement
dialoguer avec les principaux. Autrement DANGER!



Pierre CRILAT 07/09/2011 16:21



@ gégé-sévèrement-burné : la ligne directrice du parti, pardon, du Snuipp est de donner un statut aux EVS. Donc, ces mêmes bouseux ne reconnaissent pas un directeur comme quelqu'un de
complètement à part. On est corvéable à merci ! Et quand on lit les propos fielleux du type, directeur qui évalue, qui embauche, qui note, c'est uniquement l'arbre qui cache la forêt.


Y paraît qu'on vote dans pas longtemps (élection professionnelle), certains prédisent un 21 avril à l'envers. On verra bien, par contre je sais pour qui je ne voterai pas !



plouet 07/09/2011 14:24



Pas très clair M Reiss tout de même


Les dirlos doivent avoir un statut! Bien... Ils doivent venir du "sérail" (pas comme les principaux et les proviseurs) Bien! Mais très vite avec l'école du socle commun, il verrait bien une
école du CP à la 3eme avec un patron directeur ou principal à statut égal.. Donc, si j'ai bien compris, pas forcément issu du sérail pour l'école si c'est un principal.


De plus il conclut que ce serait une possiblité d'évolution de carrière pour les dirlos.. Je vois pas pourquoi puisque les "statuts" seraient équivalents?


le corps des personnels de direction inclut les principaux et proviseurs.. Le dirlo entre, selon le commentaire de M Reiss dans ce corps puisqu'il est interchangeable avec un principal dans son
école du socle..


Si c'est cela.. pourquoi ne pas dire simplement qu'il veut que dirlo" soit simplement un personnel de direction..On peut être d'accord ou non, mais au moins c'est clair au lieu de tourner autour
du pot.


2- Ecole du socle commun du CP à la 3eme... Et la mat? Elle a des sous dirlos? des personnes ressources, elle a disparu et est devenue un jardin d'éveil?  Pourquoi du CP et pas de la
PS?  Ca me rappelle quand même une hypothèse ancienne.. Mat = jardin d'éveil hors éducation nationale/municipalisée... niveau 1 CP à 3 eme scolarité obligatoire... Lycée pour ceux qui
peuvent rentrer, à part


che


ps.. Cet Institut Montaigne... Quelle référence! Un avis sur tout, toujours retenu j'espère lire bientôt son rapport sur le sexe des anges pour répondre à une question existencielle irrésolue



merlin 07/09/2011 14:02



Contrairement à l'intervenant précédent, je suis enseignant avec classe: 31 lurons de cycle 3.


Comme mes collègues enseignants, je prépare ma classe, je fais classe, je corrige mes copies, reçoit les parents, bref je gère ma classe comme tout enseignant. Comme mes collègues, je ne compte
pas mes heures ( nombreuses).


  Mais je suis aussi directeur de mon école: plus de 220 enfants. L'administration m'alloue une journée pour faire tourner cet établissement de plus de 200 enfants, le double de parents et
une douzaine d'enseignants.


 Simplement pas possible. Il faut accepter des journées à rallonge, après le travail de classe, des WE réduits,  des vacances amputées de semaines entières.


Mme la sénatrice n'en parle pas ( pourtant une ancienne directrice?), mon interlocuteur précédent non plus. les syndicats de l'EN pensent résoudre ce problème avec une EVS le plus souvent à
mi-temps puisque également AVS (et même à plein temps, ses missions restent limitées).


Je ne veux pas devenir super-directeur ou super-maître-directeur ou super rien du tout; je veux juste devenir directeur d'un établissement public du primaire avec le temps et  la
reconnaissance statutaire et financière correspondant à mes missions, mes responsabilités et le temps que j'y passe.


  Je suis à la disposition de Mme la sénatrice, au cas où elle lirait ces lignes pour en parler avec elle. J'attends ses arguments pour refuser un statut aux enseignants qui assurent depuis
des années le fonctionnement des écoles.


Je n'attends rien de mon interlocuteur précédent , incapable de répondre à une question , lequel n'étant pas idrecteur a du mal à percevoir certains aspects pratiques du métier.( voir post
précédent).



Gégé 06/09/2011 22:50



Moi je retiens 2 choses de cet article.
1- l'argument de REISS est plutôt court pour expliquer ce qu'apporterait un statut... Je ne vois pas trop en quoi ça peut faire baisser le nombre de gamins qui sortent de l'école à 16 ans sans
diplôme ni qualification... C'est ce qu'on appelle une affirmation purement gratuite.

2- La sénatrice a raison : les EPEP avaient comme objectif de répondre aux obligations de la RGPP. Tout le reste, c'est de l'enrobage. Elle oublie peut-etre un point.. C'était aussi pour faire
passer en force les réformes auprès des instits. En créant un super dirlo avec autorité sur ses collègues, REISS espérait imposer les mesures néfastes prises par son gouvernement.