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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:10

 

La question de la reconnaissance de la fonction de directeur d’école est maintenant clairement posée. Pourtant, elle était absente des discussions engagées par Vincent Peillon pour « refonder » l’école. C’est ce qu’a reconnu le Ministre : « On va devoir en reparler…ce sujet est devant nous. Mais ce dossier n’est pas ouvert dans le cadre de la refondation ».
Et Vincent Peillon d’annoncer qu’il traitera cette question des directeurs « 
dans un dialogue avec eux que j’ouvrirai d’ailleurs au 1er trimestre 2013. A la fois avec les associations de directeurs d’école mais aussi avec les syndicats »

Le ministre recevra donc le GDiD qui accomplit un travail remarquable depuis des années pour la reconnaissance statutaire des directeurs d’école. Chacun ne peut que s’en réjouir.

 

A quelle forme de reconnaissance pourrait aboutir ce « dialogue » ? Certainement pas à un statut tel que l’ont exprimé les directeurs d’école en 2006 dans le sondage Ifop commandé par le GDiD.
Chacun connaît les réticences des principales centrales syndicales voire l’hostilité récemment réaffirmée du SNUipp : « Force est de constater que l'entrée par le seul statut mène vite à une impasse d'un point de vue réglementaire comme budgétaire. En quoi cela améliorerait-il le fonctionnement de l'école ? ».

Certes, le SNUipp, s’il réfute toujours la reconnaissance statutaire du directeur, accepte l’idée d’un « statut pour le travail de direction ». Conscient de ne pas être compris par les directeurs d’école, Sébastien Sihr précise la position du SNUipp et avance une proposition : « L'école doit rester à taille humaine... les maires sont très attachés à leur école qui est un élément important du projet communal. Pas question donc d'aller dans le sens des Epep ou des regroupements… On est contre l'idée d'un supérieur hiérarchique. Mais comme il est nécessaire de reconnaître la fonction, le Snuipp propose une " certification directeur". Obtenue comme la certification formateur, elle permettrait que la fonction soit reconnue ».  

Cette idée de « certification » est alors reprise par le ministre : « La formation continue et « peut-être une cer­ti­fi­cation ou une reconnaissance qui pourrait justifier un certain nombre d'évolutions indemnitaires » feront également partie des négociations ».

 

 

Voilà donc une proposition du SNUipp approuvée par Vincent Peillon… La certification comme reconnaissance du directeur… Un mot nouveau dans le dossier de la reconnaissance des directeurs d’école… Mais qu’est-ce qu’une certification ? Que nous apprennent les textes officiels ?  

« La délivrance d'une certification professionnelle se fait via une autorité ou un organisme valideur. Le ministère de l’Education nationale pour les enseignants. Cette certification professionnelle est accessible par formation ou par validation des acquis de l'expérience (VAE).

Toute démarche de validation de compétences professionnelles, qu’elles aient été acquises par la formation ou par l’expérience, se concrétise par un examen durant lequel un jury évalue et prend la décision de valider, ou non, la prestation des candidats en vue de leur attribuer un titre professionnel ou un certificat. La certification de qualification professionnelle atteste comme le diplôme d’une formation.

Une certification de qualification professionnelle est une reconnaissance officielle d’un parcours de formation, matérialisée par un document. Elle certifie l’acquisition de savoirs et de compétences dans une spécialité professionnelle. Elle traduit aussi un potentiel de compétences et d’aptitudes à travers le parcours de formation réalisé. »

Dans l’enseignement du premier ou second degré, existent aussi les « certifications complémentaires ». Les certifications complémentaires permettent à des professeurs stagiaires ou titulaires de faire reconnaître une aptitude supplémentaire ne relevant pas du champ de leur concours. Cet examen est donc destiné à ceux qui souhaitent valider des compétences particulières (uniquement pour le second degré) comme par exemple des compétences artistiques (enseignement du cinéma, de la danse, de l'histoire de l'art ou du théâtre) ou linguistiques (enseignement du français langue seconde ou intervention en section européenne ou internationale).


Lorsque le SNUipp fait allusion à la « certification directeur obtenue comme la certification formateur », il induit en erreur les collègues directeurs d’école. Certes, il existe bien une « certification formateur » mais elle ne concerne en rien le « maître formateur » auquel chacun pense immédiatement. Cette certification est, en réalité, destinée à valider la qualification des formateurs pour adultes dans le cadre de la formation des Greta… « Le parcours certification formation de formateur est un processus pédagogique qui valide et valorise les savoirs acquis et favorise leur transformation en compétences opérationnelles du formateur. »

Le maître formateur justifie du certificat d'aptitude aux fonctions d'instituteur et de professeur des écoles maître formateur (CAFIPEMF). 

 

 

En outre, la certification renvoie à un certain nombre d’interrogations puisqu’elle ne peut être délivrée que suite à une formation ou une VAE.

Retrouverait-on une situation similaire à celle du passage du corps des instituteurs à celui des PE ? Avec son lot d’injustices liées à la limitation des crédits inhérents à l’admission d’un certain quota chaque année ?

Exigerait-on de directeurs dévoués dans leur fonction depuis de longues années qu’ils attestent de leurs compétences pour poursuivre leur carrière ?

Un directeur débutant mais « certifié » aurait-il priorité pour le choix d’un poste sur un « ancien » non « certifié » mais qui a fait ses preuves depuis longtemps ?

Verrait-on une direction à deux vitesses selon que le directeur est certifié ou non avec indemnités et moyens différents ?

Qu’adviendrait-il de ceux qui échouent aux épreuves de validation de la certification ? Devraient-ils abandonner leur fonction et leur poste ? 

 

Autre question, last but not least, qu’apporterait vraiment cette « certification directeur » ?

Serait-elle suffisante pour permettre aux directeurs d’école de mieux exercer leur « métier » ? On peut en douter. Assurerait-elle un meilleur fonctionnement de l’école ? Probablement pas.

En revanche, ce qui est certain, c’est qu’elle figerait pendant de longues années la question d’une vraie reconnaissance statutaire des directeurs d’école. Le précédent de 2006 est encore présent dans toutes les mémoires. A-t-on oublié que la signature du protocole, qui a permis de faibles avancées, a eu pour conséquences de geler toute évolution du dossier jusqu’à ce jour ? 


On comprend mieux, également, pourquoi cette proposition syndicale recueille, semble-t-il, les faveurs du ministre de l’Education nationale. En effet, il peut « offrir » aux directeurs une forme de reconnaissance de leur métier sans déplaire au principal syndicat enseignant du premier degré. 
La certification lui permet surtout de ne pas s’engager dans une réforme de fond trop dispendieuse qu’il ne pourrait assumer financièrement en ces temps de contrainte budgétaire. Rappelons-nous ce que déclarait Vincent Peillon le 11 juillet 2012 devant les députés de la commission des affaires culturelles :    

« Parmi les questions qui sont plus particulières, la question des directeurs d’école reviendra sans cesse. Il y a beaucoup d’écoles en France. Nous n’avons pas aujourd’hui la possibilité de donner ce statut. Nous allons déjà, puisque la question n’a pas été posée, il y a des réponses du gouvernement, faire en sorte que ceux qui les aident, en particulier ces fameux contrats aidés, soient renouvelés. » 


Le problème de la reconnaissance des directeurs d’école est trop important pour qu’il ne soit codifié que par le biais d’une « certification ». Une certification qui n’apporterait que des ersatz de solutions et ne réglerait en rien les problèmes structurels du fonctionnement de l’école primaire.

N’est-ce pas Vincent Peillon lui-même qui, le 24 octobre dernier, lors d’une nouvelle audition devant la commission des affaires culturelles, déclarait aux députés : « La question des directeurs d'école doit être traitée avec beaucoup de sérieux »… 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

Grégoire 19/12/2012 17:30


amen


La parole est revélée, nous pouvons dormir tranquille. Merci Gégé

Dedel 10/12/2012 13:06


N'abusant jamais de l'hospitalité de ce site, j'espère que vous accepterez les quelques informations suivantes :



Rythmes scolaires : Le Snuipp demande la consultation des conseils d'école


"Un
partenariat confiant et serein est donc indispensable. Dans ce cadre, les conseils d'école doivent participer activement aux choix concernant l'organisation du temps scolaire d'une semaine à 4 ou
4,5 jours ainsi qu'à l'élaboration éventuelle d'un projet éducatif territorial. Toute décision unilatérale n'est pas concevable, écrit Sébastien Sihr aux associations d'élus (AMF, AMRF et
AMGV). ". "Nous souhaitons donc que les enseignants soient informés et consultés au sujet des intentions des mairies concernant l'organisation de la semaine scolaire. C’est pourquoi nous
proposons aujourd’hui à toutes les équipes enseignantes de s’adresser à leurs élus locaux. La coopération de tous les acteurs partie prenante de ce dossier est indispensable et ce dans l'intérêt
de l'élève."


Le SNUipp-FSU n’est pas a priori pour le statu quo. Mais si le gouvernement décide une modification des
rythmes scolaires en mettant en place la semaine de quatre jours et demi avec travail le mercredi matin, les exigences de enseignants doivent être prises en compte :suppression de l’aide personnaliséetemps d’enseignement ramené à 23 heures pour les enseignants plus 3
heures de concertation pour le travail en équipe et pour les relations avec les partenaires de l’école, soit un temps global de service de 26 heuresprise en compte des frais supplémentaires occasionnés aux enseignants,
sous forme de revalorisation salarialePar ailleurs, le SNUipp-FSU a toujours revendiqué la
cohérence nationale et l’unité territoriale : l’éducation étant nationale, nous exigeons un cadrage national.En
tout état de cause, le SNUipp-FSU veillera à ce que les intérêts des enseignants soient pris en compte. C’est pourquoi il s’oppose à ce que des décisions locales soient prises avant même la
présentation de la loi au conseil des ministres.

Pascal Oudot 10/12/2012 12:50


Mais n'écoutez donc pas l'autre abruti qui défend son pré carré et va perdre sa décharge syndicale! Quand on est con, ploum ploum... Tout le monde le sait que le directeur est indispensable au
fonctionnement de l'école, sauf quelques arriérés post-staliniens qui aimeraient bien nous expliquer ce que nous devons penser. Et tout le monde sait que le directeur sera de plus en plus indispensable. Laissez tomber gugusse et son violon, lui n'est pas franchement utile, et les négociations de janvier avec le ministère se
feront malgré lui. Adesias, ahuri.

laurent 09/12/2012 12:37


Mon commentaire précédent est bien sûr caricatural ( tout ce qui est excessif ... ).


L'école avance d'une façon vectorielle, parents, circos, collectivité ... représentant chacun un de ces vecteurs et c'est l'addition de ceux-ci qui nous donne  la direction et la '' vitesse
'' de l'avancée . Un vecteur trop '' puissant '' peut nous emporter dans une direction que nous ne souhaitons pas vraiment. 

henri 09/12/2012 10:23


Quelques réflexions à partir du commentaire de Laurent ; il y a des voeux pieux et des réalités : parmi les premiers :


- Si la liaison CM2-6ème fonctionne comme actuellement, elle demeure une vue de l'esprit et se réduit à une réunion en fin d'année scolaire avec passation de dossiers et discussion courte sur les
élèves ! Cette liaison voulue et écrite depuis longtemps se résume en l'état actuel de nos fonctionnements à une aimable rencontre entre collègues (je caricature mais...). Pour dire que pour que
cette liaison ait de beaux jours devant elle (en terme d'efficacité pour les élèves) il faudra certainement autre chose qu'un texte qui la mette noir sur blanc, même en la nommant "Conseil
d'établissement" (mais je suis peut-être optimiste) ;


- Scolaire/péri-scolaire ? Je ne vois pas comment une Présidence, même dévolue à la commune, serait un frein à un travail commun et efficace pour cette mise en place des deux temps de l'enfant ou
alors, on peut imaginer une Mairie "perverse" s'ingéniant à mettre des bâtons dans les roues de l'école ; mais optimisme encore peut-être...


- Développement du numérique ? La question du "paiement" a, sauf erreur de ma part, été tranchée depuis longtemps : ce sont les communes qui ont en charge cet investissement. Cela devrait-il
changer ?


- Comité de parents ? Rôle et pouvoirs ? Il y a des textes qui les définissent (Décret n°2006-935 du 28/07/2006 et Circulaire n°2006-137 du 25/08/2006) ; cela devrait-il aussi changer ?


Bref (si je puis dire) : faut-il s'effrayer ou se faire peur ? (mais je peux me tromper, Laurent)

laurent 09/12/2012 09:33




Refondation de l'école : a-t-on encore besoin d'un directeur ?


Conseil d'établissement pour la liaison CM/6ème ( qui sera président ? ) ; comité de liaison scolaire/péri (
qui sera président ? ), mairie décisionnaire pour la date de rentrée dans le dispositif ; Conseil général pour les transports ; OCCE en situation de monopole pour contrôler le peu
de budget dont on peut disposer ( pour moi 120€ pour disposer d'un compte-chèque, ça fait cher de frais de gestion et personne ne proteste sur cet
aspect de l'argent à l'école ) ; parcours artistique et culturel en liaison avec les DRAC et … encore … les collectivités locales ; développement du numérique ( qui va payer ? ),
comité de parents ( rôle et pouvoirs?), projet éducatif territorial ( qui pilote ? ).


Tous les dispositifs , APC, hypothétique maître en surnombre ( j'adore ce terme, comme si on était déjà assez !
), accueil des deux ans, emploi du temps … sont liés au Saint Graal : le PROJET D'ÉCOLE. OUAIS, mais le problème, c'est que chez nous , le projet d'école , c'est plutôt un projet
départemental bien verrouillé. Alors , un concierge muni d'un logiciel de gestion des locaux ( pour savoir que Kevin est dans la salle 2A de 16h21 à 16h 48 avec Jeff gentil animateur en cours
d'obtention du BAFA option origami sur papier recyclé embauché en CDD de 5h24 mensuel par une assoc kosovare mandatée par la COM COM) ; d'un générateur de PROOOJET d'Ecole ( mots clés :
difficultés, remédiation, différenciation, indicateurs, évaluations, équipe, RASED, maître surnuméraire, non pas maître surnuméraire, on n'en a pas ) et de solides notions en maintenance réseau
option ''machines obsolètes'' sera largement suffisant.

henri 08/12/2012 20:52


ce que disait Henri parlait de "dysfonctionnement" dans le sens de ne pas suivre peut-être le chemin tracé par le dirlo.


Je n'utiliserai pas l'insulte ni des grossièretés qui, visiblement heurtent la sensibilité d'un individu ! Donc en restant poli et courtois, je dirai simplement que cet individu n'est qu'un vil
menteur, camelot de bas étage qui fait dire aux autres ce qui LUI convient ; il suffit de relire ce que cette ordure d'Henri a écrit plus haut pour bien voir qu'en aucun cas ce n'est ce qu'on lui
prête qu'il a voulu indiquer !


Par charité chrétienne, on notera que ce "peut-être" atténue la portée d'un propos que notre auteur se garde bien de développer !


Allez ! je me lâche un peu (c'est le week-end !) : tu n'es qu'un salaud !


À bon entendeur, je ne te salue pas ! (pour autant que tu existes ce dont je doute car je ne crois pas en Dieu, Théo !)

Théo62 08/12/2012 20:15


Quel aveu de faiblesse ces "joyeusetés" comme dirait ce cher Jmih !!!


Il est vrai que lorsqu'on est à cours d'arguments, il n'y a plus que les insultes et les coups... Classique !


Je veux bien comprendre cher Jmih que tu aies rencontré un collègue pas fait pour ce boiulot. Evidemment que ça existe. Et je peux comprendre les difficultés que ça pose dans une école. Problèmes
pour les autres collègues, pour le directeur et même pour l'IEN qui, bien souvent, ferme les yeux. Je vais même plus loin que toi, vois-tu, ça se termine parfois par des parents qui fuient dans
le privé...


Rien à voir entre ce que tu décris et ce que disait Henri parlait de "dysfonctionnement" dans le sens de ne pas suivre peut-être le chemin tracé par le dirlo.


Je reviens à ta description Jmih. On a là quelqu'un qui n'est pas fait pour le boulot. Mais il y a un hic... Un hic de taille : le statut de la fonction publique. Alors crois-tu vraiment que si
tu avais un statut de dirlo, ça changerait quoi que ce soit au problème ? Crois-tu une seconde qu'avec un statut tu pourrais te débarrasser de ce collègue pas fait pour le boulot ? Tu as vraiment
choisi un très mauvais exemple pour justifier la nécessité d'un statut de dirlo. Même un statut hiérarchique ne te permettrait pas de le virer. On peut certes le déplorer mais la fonction
publique est très protectrice. Heureusement d'ailleurs car il protège ses agents contre les abus de l'administration. Alors, je te l'accorde, parfois, on peut trouver un exemple qui montre les
limites du système... Mais, vois-tu, les avantages l'emportent nettement sur les inconvénients. Demande aux employés et ouvriers du secteur privé s'ils ne nous envient pas...

Pierre Lombard 08/12/2012 17:48


ça vaut le coup d'être "un peu long" Françou...ase". Ce dossier complexe et encore bloqué ne peut se contenter de formulettes ni de postures à partir de bouts de phrases sorties de leurs
contextes. 


Théo, T'es OHHHHH!


Tu pourrais te retrouver dans les propos de Françou. Conditionnel prudent


Par contre, par le procédé le plus minable, tu rejettes celle d'Henri. Affirmation 


 


Dans l'histoire de Pince-moi et de Mince-mi sur le bateau, toi tu les fais tomber tous les 2. Et tu gardes le bateau vide. C'est comme ça que tu le veux le bateau vide sans statut ni capitaine,
un bâteau joujou pour les amateurs de téléguidage. 


D'où l'absence totale d'explication (même personnelles) sur les concepts (CMD, Certification, métier, reconnaissance) et une surexploitation négative des propos des autres chaque fois que l'on
peut espérer faire peur aux adjoints...


Et pour aller plus loin, Henri a RAISON. 


D89-1222 du 24 février 1989 art.2: Le directeur veille au bon fonctionnement de l’école et au respect de la réglementation qui lui est applicable.


 À ce titre il appartient naturellement au directeur de s’intéresser à la mise en oeuvre des enseignements et aux résultats des élèves qui en
découlent.


Pas la peine de sauter au plafond!Le rôle pédagogique du directeur reste sa principale raison d’être, qui justifie que cette fonction soit confiée à des pédagogues et non à des administrateurs...


Des fois on se dit qu'ils ne pourront pas aller plus bas, ils sont au fond, ont installé leur caravane, allumé le feu... en bas, mais pépéres... Ben non, ils creusent encore!


Qu'il songe, un instant, Henri, à l'ambiance délétère que ça créerait dans les écoles. 


Ah bon? et pourquoi, alors tant de demandes pour rejoindre les équipes IEN?


L'ambiance est délétère dans les circos?


Comment sont notés les "référents", les "CP" les maîtres informatiques" les psyscos... Ils se plaignent d'être à côté de leur chef? (note plafond et passaged'échelon à vitesse grand V). Le
CPC qui bosse avec un chef (c'est comme ça qu'entre eux ils appellent l'IEN), il n'était pas adjoint avant?


Henri a encore RAISON sur le vide juridique de l'école et donc son impossibilité à gérer un budget ce qui est un handicap de poids pour accéder à une autonomie fonctionnelle. Élément qui plaide
en faveur d'un statut d'établissement... Mais on n’a pas tout envisagé, notamment des pistes avec les municipalités.


Reste qu'il faut sortir de la situation actuelle. Nous avons obtenu des discussions à partir d'au moins 2 solutions qui ne sont pas antagonistes. Ce qui, sur ce dossier, est
assez original.


Pourquoi, pour qui, certains cherchent-ils  encore des noises?

Jmih 08/12/2012 16:45


Ducon, manipulateur, tricheur, truqueur et autres joyeusetés sont les mot qui me viennent naturellement quand je lis les con...ies des théo, gégé autres glandus.


Y zont jamais travaillé dans une école. Quand la classe de la collègue part en couille, que les enfants se balacent des trousses, qu'on a l'impression de se retrouver dans un magasin un soir de
soldes, et qu'après 3 réunions où l'équipe a essayé de l'aider on se retrouve avec le même bordel et en plus la même collègue qui vous le reproche ???? Qui c'est que les parents viennent voir??
Qui sait qui se fait engueuler par IEN because que les parents pétionnent ? Qui c'est qui récupère l'année suivante les gamins à la dérive?


Et l'autre andouille derrière sa machine à café va nous apprendre la vie. Mais qu'il vienne. Qu'il arrêtes de se prendre le nombril en photos. Qu'il vienne voir comment c'est la vraie  vie,
avec des trucs qui bougent tout le temps genre enfants, qu'il me PROUVE qu'il ait déjà tenu une classe plus d'une demi journée. Marre de ces gugusse qui viennent vous donner des leçons de morale
!


Désolé d'être hors sujet et de n'avoir pas fait avancer le débat mais ça soulage, même si je sais pertinemment que les autres débiles vont remettre ça d'ici peu.


 

Pascal Oudot 08/12/2012 16:06


Ouaaaah, le commentaire de Théo, quel faux cul! En quelques lignes on fait le tour d'affirmations idiotes, de syllogismes hilarants et de propos ridicules. De la part d'un zig qui n'a pas fichu
les pieds dans une école depuis deux décennies, j'apprécie la performance. Chapeau bas! Quelle technique! Quelle vigueur dans le n'importe quoi! Et surtout une fois de plus la démonstartion par
l'absurde de la qualité de réflexion des singes du snuipp quand on leur laisse la bride sur le cou. Couché, roquet! Tes propos sont l'illustration de ton incompétence. Et je rejoins pleinement
Henri, la phrase que dénonce ce faux derche de Théo est parfaite et clairement compréhensible par tous ceux qui sont sur le terrain quotidiennement. Continue, Henri, le singe n'ayant rien à dire
ne peut que rebondir sur des mots dont il ne comprend rien. Quant au droit, Théo ("de quel droit", gnin gnin gnin), et à la gravité ("oui, cest grave"), je les prends et je te les enfonce dans la
gorge avec ta suffisance, pitre déplorable d'un syndicat foutu. Adesias, clown.

henri 08/12/2012 15:53


Oui, c'est grave.


...mais ça se soigne ! La preuve, je suis vivant et mon équipe aussi et nous entretenons les meilleurs rapports ! Si certains n'ont jamais côtoyé d'adjoints (espérons-le, peu nombreux) qui
dysfonctionnaient "grave", preuve en est qu'ils n'ont guère fréquenté ces bâtiments que l'on appelle du nom commun d'école !


Pour le reste, les cris d'orfraie poussés et les conclusions hâtives tirées d'un commentaire ne peuvent qu'en effrayer certains mais pas moi...

françou 08/12/2012 14:33


J'ai trouvé ça dans le dernier bulacad...moi ça ne me tente pas du tout de devenir destinataire de trucs pareils!!!....


http://bulacad.ac-aix-marseille.fr/BA/BA580/DIFIN580-544.pdf

Théo62 08/12/2012 14:09


Je peux me retrouver dans certaines prises de position de Françou. Sur l'inutilité des établissements publics, par exemple ou sur la nécessité de mieux calrifier les missions et le rôle du
directeur. J'ajouterai le risque de voir l'école française perdre ses valeurs en quittant les valeurs qui sont les siennes. J'ai aussi quelques points de désaccord, c'est sûr, mais j'accepte
grosso modo son discours. 


Mais là où je suis en désaccord complet, c'est avec celui que tient Henri. Alors là, je dis non. Trop c'est trop ! Pas parce qu'il y aurait des horreurs dans ce qu'il dit. Non, pas du tout. Mais
parce que laissent transpirer certains de ses propos qu'il n'arrive pas à cacher.


"quant à l'inspection, il faut bien reconnaître que, celle-ci ayant lieu tous
les 3 ans (au mieux) et dans les conditions que l'on sait, cette prérogative finit par n'être qu'une survivance d'un fonctionnement : nul n'est dupe de la qualité de cette évaluation et
surtout pas les directeurs d'école amenés à connaître au quotidien le fonctionnement de certains adjoints"


C'est gravissime de tenir de tels propos ! Voilà un dirlo qui se permet de juger un collègue ! Mais se rend-il compte de ce qu'il écrit ? Est-ce à lui de le faire ? Va-t-il le dénoncer ? Et de
quel droit pense-t-il avoir raison tout seul ?


Pour moi, aucun doute, ça traduit la volonté d'avoir un statut hiérarchique pour être le supérieur de ce collègue adjoint. Même s'il ne le dit pas pour rester politiquement correct, il est
évident que c'est ce que désire et attend Henri. Ce n'est pas la première fois qu'il laisse filtrer le fond de sa pensée dans ses commentaires. J'ai déjà ressenti ça aussi chez Merlin. On
pourrait rechercher. C'est grave car ça dénote une vraie volonté de mener son équipe en ne voyant dépasser aucune tête. Qu'il songe, un instant, Henri, à l'ambiance délétère que ça créerait dans
les écoles. Il aurait vite tous ses adjoints à dos et finalement, c'est l'école qui trinquerait. Ses élèves en tout premier lieu. Oui, c'est grave.

henri 08/12/2012 12:50


Dit comme ça et avec la longueur nécessaire, ton propos est bien évidemment plus clair ! et intéressant !


S'agissant des IEN, comme partout ailleurs, il y en a des "bons" comme de "mauvais" ; il me semble que c'est sur le principe même sinon de leur existence (en dehors de l'idée que l'un peut nous
"plomber" tandis que l'autre peut nous "soutenir") tout au moins de leur rôle qu'il y a à s'interroger : sans leur dénier leur prérogative quant à l'inspection, il faut bien reconnaître que,
celle-ci ayant lieu tous les 3 ans (au mieux) et dans les conditions que l'on sait, cette prérogative finit par n'être qu'une survivance d'un fonctionnement : nul n'est dupe de la qualité de
cette évaluation et surtout pas les directeurs d'école amenés à connaître au quotidien le fonctionnement de certains adjoints.


Pour le reste, et on peut à bon droit le déplorer, la circonscription demeure le lieu d'un fourmillement "d'activités" (l'IEN, les CP...) qui retombe comme un déluge sur les écoles, devient un
carcan, une serre dans lesquels notre travail "se doit" de s'inscrire.


Quant au rapport avec les adjoints te le personnel, j'abonde dans ton sens.


L'autonomie, dans ce cas-là....


Là où je serais moins "en phase" avec ton propos, c'est que je ne peux (à titre personnel) concevoir qu'un directeur doté d'un statut inscrirait son travail dans le cadre d'un établissement qui
ne bougerait d'un iota dans le vide juridique actuel. C'est un pari, une hypothèse mais on peut, et parce que le directeur serait effectivement reconnu, identifié comme autrement qu'une fonction,
doté de prérogatives nouvelles, se dire que l'établissement devrait être lui aussi refondé.


 

françou(ase=D) 08/12/2012 10:35


Si tu préfères mais tant pis pour la longueur:


En France, la gestion d'un service public par le biais d'un établissement public doté de la personnalité morale n'est pas la norme. Quand le SP en question n'implique pas d'activité commerciale,
ce qui est le cas de l'enseignement, il n'y a pas de necessité de recourir à l'EP. Pour autant,l'organisation administrative requiert l'existence d'un responsable à tous les
niveaux (dans le moindre service, le moindre bureau). Or chez nous ce responsable est l'IEN-loin- de- tout, que le public ne connait pas, ne voit pas, idem pour les collègues. Cet état de fait,
peut-être  unique dans l'administration, provoque des dysfonctionnements qui pourraient être écartés si le ministre acceptait de donner au directeur ses missions de chef de service; missions
que nous exerçons de fait, tous, mais sans en avoir le droit, le temps ni la paye.


Quand on fait tourner les écoles quotidiennement sans déranger notre ien qui est (au mieux) en inspection, on a pris souvent sur nous et sur notre temps de résoudre des problèmes en donant des
réponses à sa place. Le principe étant que si ces réponses ne sont pas les bonnes on peut être dégommés sans risque C'est juste devenu insupportable face à la quantité de travail que cela
représente dans une société où l'on a donné aux parents d'élèves des prérogatives très grandes.


Par rapport aux collègues, le problème est beaucoup plus délicat à traiter , c'est vrai. Faire de nous des chefs de service lambda avec pouvoir de notation s'accorderait mal avec la tradition et
l'indépendance nécessaire de l'enseignant dans sa pédagogie. Cependant, à force de ne pas traiter ce problème en renvoyant tout au traitement par un conseil des maîtres, le ministère nous renvoie
quotidiennement à une obligation de gérer des problèmes de fonctionnement soit en les passant sous silence soit en nous transformant en délateurs auprès de l'ien, bref à nous débrouiller suivant
nos personnalités. C'est juste devenu insupportable cette absence de clarté dans nos missions de gestion d'équipe, dans une école où désormais se côtoient dans les salles des maîtres les
enseignants, les avs et autres cui.


Donc, en ne considérant dans notre métier que cet aspect de directeur d'un service administratif, il n'apparaît pas indispensable de recourir au modèle de l'établissement public, mais nécessaire
de préciser nos missions et de nous donner le temps et la formation pour les accomplir. Ca c'est l'urgence.


Après, il faudra réfléchir sur la spécificité de notre métier dans ses liens avec la commune et dans les délégations qu'elle pourrait nous conférer (budget notamment, locaux, atsem...), mais là
encore, l'établissement public n'est peut-être pas la panacèe; il faut voir comment ils sont gérés et par qui. Soyons garants, tant que faire se peut, de l'éviction des magouilles politiques au
dessus de la tête de nos petits écoliers. Je suis marseillaise, je sais de quoi je parle...

henri 07/12/2012 22:21


Si j'ai des réactions de cours de récré, tu as une agressivité que j'ai tenue à distance ! Conserve-la par devers toi, elle pourrait toujours te servir mais bien et mieux dirigée vers d'autres
personnes !


Je persiste (que veux-tu, on est bête ou on ne l'est pas !), en tant que directeur d'école à ne pas considérer que je suis un "service" ou un minable "bureau" ; je n'ai toujours pas compris (car
je suis stupide, vois-tu !) à n'avoir pas compris ta comparaison d'où mon interrogation (je suis stupide mais je ne demande qu'à évoluer !)


Et la citation de Pierre Lombard derrière laquelle tu te retranches ne m'apporte aucun éclaircissement (trop bête pour comprendre certainement !)


Mais je ne sais à qui je m'adresse d'ailleurs : françou ? françoise ?


Oui, trop bête, vraiment trop bête !

françoise 07/12/2012 18:35


Je dis simplement que tant que les solutions qu'on nous propose ne sont pas antinomiques avec nos attentes, il est sage de les examiner avec attention avant de les rejeter. Le statu quo n'est
plus viable, beaucoup de dirlettes et de dirlos souffrent, il nous faut mettre en avant non pas des postures, mais des éléments qui permettent une évolution vers ce que l'on souhaite.Pierre
Lombard


 


Après ça, mon cher Henri, je ne peux rien rajouter de mieux. Complètement d'accord avec Pierre Lombard. Et ce ne sont pas tes provocs de cour de récré qui vont me donner envie de réagir...

Pascal Oudot 07/12/2012 17:32


Navré de t'avoir vexé! Ce n'était qu'une idée qui m'avait traversé l'esprit...

Franck 07/12/2012 13:48


Eh ! Oh ! T'es vexant Pascal Oudot ! Si tu m'assimiles à Gégé, c'est soit que tu as mal lu mes posts ou alors c'est que je me suis mal exprimé.


Relis mon commentaire 51. J'y affirme clairement que je suis favorable à la transformation des écoles en EPLE pour être assuré d'avoir un statut de chef d'établissement.


C'est une revendication portée par Gégé et son syndicat ? C'est tout nouveau, alors...

henri 07/12/2012 13:25


Mais que fait françou, disparu(e) depuis avant-hier à 23h33 ?


Pas de réponse à ma (modeste et simple) question : l'école est-elle un "moindre service", "un moindre bureau" ? Et le directeur un simple sous-fifre, minable tâcheron et gratte-papiers ?

Pascal Oudot 07/12/2012 12:49


Gégé, Franck, Bastien, tous ces gens là parlent de la même façon, c'est étrange.


 


J'ai une question pour les ceusses qui sont directeurs et qui papotent ici: dites-moi donc qui saura vous représenter auprès du ministère après avoir obtenu -avec l'aide du SE, je n'en
disconviens pas- que les directeurs d'école ne soient pas les oubliés de ces disccussions? Hmmm? Vous avez des doutes, vous déprimez, d'accord. Mais réfléchissez trente secondes.

merlin 06/12/2012 20:47


Même commentaire ( belle unanimité!) que mes collègues. Membre du Gdid je suis, j'ai acquitté récemment ma cotisation, preuve que je ne suis pas en désaccord profond avec l'association. Mes idées
n'engage que moi, en rien le Gdid. Je pense seulement que nos avis multiples peuvent se nourir les uns les autres et que nous progresserons ainsi. Je suis allergique au lignes officielles
derrière lesquelles il ne faut voir qu'une seule tête ( d'où nos divergences avec Gégé et Théo les clones toujours d'accord avec l'Organe central!

gdid 06/12/2012 19:13


Quand on parle de l'Estafette elle se arrive !





http://www.dirlo.fr/perso/estafette/estafette50.html

henri 06/12/2012 17:47


Bastien ! Il t'en faut bien peu pour être déçu...à moins que tu ne sois un adepte des lignes officielles, bien construites, cadrées et pour lesquelles il n'y a qu'un doigt sur la couture.


Je ne l'espère sincèrement pas : ce serait...décevant ! Ici, comme ailleurs, chacun s'exprime avec ses convictions, l'expérience de son terrain (essentielle) et à partir de là, nourrit sa
réflexion, l'échange avec celle des autres ! On peut être membre d'une association et avoir des points de vue distincts sur certaines choses (garder un temps d'enseignement, autonomie de
l'établissement, etc.) sans que cela soit le signe d'une déviance, d'un dysfonctionnement, d'un désaccord !


Ici, chacun s'exprime à titre personnel et ce site comme les forums publics du GDiD sont le lieu d'expression d'une réflexion. Pour la ligne officielle (quelle expression déplaisante !), je ne
sais où elle se trouve hormis dans les travaux, les communiqués de l'association.


Permets-nous donc d'avoir une liberté de pensée sur un dossier fort lourd, sur lequel personne n'a, à ce jour, trouvé une issue tout seul, avec une solution clé en main, un kit à monter.

Pierre Lombard 06/12/2012 16:51


Pour le coup Bastien, c'est un rendu pour un prêté…


Il y a bien, ici, des réactions qui me déçoive… 


Et, en y regardant de plus près, on déçoit sans doute mais surtout on a obtenu que des discussions s'ouvrent et, mieux, sous tous les aspects du problème!


Il y a de quoi être déçu, c'est sûr.


Je te laisse donc tout entier à ta déception…


Je ne suis pas la "voix officielle" du GDiD et "directeurs en lutte" n'est pas un organe du GDiD. La voix officielle du GDiD est portée dans l'Estafette. Partant de là, je ne vois pas
pourquoi mon engagement au sein du GDiD m'empêcherait de participer aux discussions que ce blog avec mes propres idées sur la question. 


Sur le fond, il n'y a pas d'opposition entre les positions des auteurs que tu cites. 


Il faudra bien évidemment voir ce que le SNUipp veut mettre derrière la certification, mais, à priori, si cette solution était retenue (ce n'est pas la seule) cela n'est pas un frein à la
possibilité d'expérimenter les écoles-établissements. Je pense même le contraire!


Je dis simplement que tant que les solutions qu'on nous propose ne sont pas antinomiques avec nos attentes, il est sage de les examiner avec attention avant de les rejeter. Le statu quo n'est
plus viable, beaucoup de dirlettes et de dirlos souffrent, il nous faut mettre en avant non pas des postures, mais des éléments qui permettent une évolution vers ce que l'on souhaite.


Et oui, il y a beaucoup de membres du GDiD… Et on discute, et on nourrit notre réflexion, et on construit nos positions…  Moi ça me stimule!

Bastien 06/12/2012 14:19


J'avoue être complètement largué. Je pensais qu'il y avait une position claire et nette du gdid. Il semblerait qu'il n'en est rien.
D'un côté, on a Françou qui nous dit que l'école n'a pas besoin d'un nouveau statut pour fonctionner avec un dirlo certifié reconnu. Pierre Lombard, la voix officielle du gdid, va dans le
même sens. Lui aussi veut un dirlo reconnu par certification, une "priorité indépendante du statut de l'école".


De l'autre côté, Merlin et Henri pour qui c'est clairement un non sens. Ils nous disent aussi être membres du gdid.


Du coup, difficile de connaître la ligne officielle qui représentera les dirlos dans les discussions avec Peillon début 2013. Très décevant tout ça. 

Pierre Lombard 06/12/2012 07:52


@ franck,


On ne peut pas partir de l'hypothèse selon laquelle le gvt considère que l'école tourne et que son ronron lui soit suffisant.


S'il s'attaque à la Refonder, c'est qu'on ne peut plus se satisfaire "d'accueillir des gamins" en produisant des PE, PPRE ou autres PPS virtuels dont le seul but est de répondre à une demande de
l'étage au-dessus. Plus grand chose ne fonctionne... justement!


• 1er problème du statut d'établissement, sa taille. les 3/4 de nos écoles ont 6 classes ou moins. ... En vérité il y a peu de "grosses écoles".


• Secondo, regrouper en zone urbaine ou semi urbaine est une chose, regrouper en zone rurale c'est une autre paire de manches.


• Enfin, un chef d'établissement peut ne pas être enseignant...


à cela s'ajoutent les spécificités de l'école primaire:


- la polyvalence (moins d'interlocuteurs enseignants, plus facile à répartir et d'en organiser les services) la proximité avec le public et les partenaires, et l'âge de nos élèves… de 3 à 10 ≠ de
11 à 15.


Bien entendu que de 10 à 11 pas de grandes différences, mais c'est une étape charnière dans le développement de l'enfant, celle quand il devient ados.


Pour dire que les choses sont un peu plus compliquées que telles qu'elles sont exposées ici.


Je suis tout à fait favorable à l'expérimentation d'établissements scolaires, mais je me méfie d'en faire des "petits collèges". Par exemple, je pense que la présence d'un secrétariat ne se
justifie pas dans toutes les écoles, sauf à pousser à des regroupements dont la logique serait moins "pédagogique" que "budgétaire"...


De plus il y a la piste des municipalités (on peut imaginer un guichet unique, des bases de données transférables ...)


C'est pourquoi je voudrais aussi envisager une possibilité de garder notre "Culture Primaire" tout en donnant plus d'autonomie à l'école, bien positionner son directeur par rapport aux adjoints, aux IEN, aux partenaires et chercher un moyen d'avoir la gestion d'un budget en direct (avec les municipalités?) sans passser
par le statut d'établissement.


La priorité reste indépendante du statut de l'école, il faut reconnaître que le directeur exerce un métier et le "positionner" clairement dans l'école. À partir de là on expérimente.

henri 06/12/2012 06:39


le moindre service, le moindre bureau


Merci françou à 23 h et des poussières de cette réponse parfaitement éclairante comme les fusées du même nom : ça brille sur le coup mais ça ne dure pas !


Si tu apparentes une  école à un "service" à un "bureau", je me pose sincèrement la question de ta position : es-tu directrice/teur d'école ?


Et bravo pour le bottage en touche !


Fermez le ban !

françou 05/12/2012 23:33


Dans l'Administration, le moindre service, le moindre bureau (sans existence juridique) est dirigé par un personnel affecté à cette tâche ; pourquoi pas chez nous? C'est tellement absurde qu'il
n'y a pas un parent d'élève qui le comprenne, pas un collègue qui n'en ati un jour été gêné pour fonctionner.

henri 05/12/2012 21:20


Même question que Merlin ! je croyais stupidement, naïvement que l'identité nouvelle d'une école, son cheminement vers plus d'autonomie et la reconnaissance du métier de directeur allaient de
pair !


Me serais-je trompé de crèmerie ? Ainsi donc la reconnaissance du métier de directeur peut s'accommoder de l'école telle qu'elle est actuellement ? de son enchaînement à tout un tas de directives
extérieures qui l'appauvrissent ?


Un directeur avec un statut pourrait donc exister dans le cadre institutionnel inamovible depuis (au moins) trente ans ? avec l'encadrement par les circonscriptions ?


Une explication, de grâce !

merlin 05/12/2012 20:27


Démonte alors car je ne te suis pas bien : si je comprends bien , on peut être directeur reconnu en tant que tel ( et non comme aujourd'hui) à la tête d'une école sans existence juridique.


   Explique-moi SVP.

françou 05/12/2012 18:29


Allons, notre reconnaissance passe par la reconnaissance de l'école


Ben non, justement! C'est là qu'on se fait entuber depuis le début par les syndicats... C'est un sophisme à démonter de toute urgence.

merlin 05/12/2012 14:58


J'ai plutôt écrit: " les mots ne sont pas FORCEMENT importants, ce qui importe, c'est le contenu": je veux bien être directeur certifié si on me reconnait en qualité de directeur, je ne veux pas
être un adjoint certifié chargé de direction. La nuance de contenu est capitale.


Francou: peux-tu vraiment penser que demain tu sois une directrice travaillant exactement comme aujourd'hui mais avec plus de sous, plus de décharge etc... ? On nous donne tout et on ne lache
rien? Allons, notre reconnaissance passe par la reconnaissance de l'école et donc par la redéfinition des missions de celles et ceux qui gravitent autour de l'école ( IEN, CPC...).


Aujourd'hui, tout problème qui concerne l'école ( rapports avec des parents, conflits entre collègues, répartitions difficiles même) est renvoyé à l'arbitrage de l'IEN, haute autorité
décisionnaire.


  Demain , si tu es directrice reconnue, ce sera à toi de trancher et l'IEN aura un autre rôle dans l'école ( évaluation d'équipe). Bien entendu, on peut refuser cela mais est-on à l'abri
pour autant?

Moira377 05/12/2012 13:19


Pas d'accord Merlin quand tu dis : "Les mots ne sont effectivement pas
forcément importants: directeur, directeur certifié, chef d'établissement public...."


Pourquoi, alors, le SNUipp propose-t-il une certification alors qu'il refuse un statut ?


Pourquoi Peillon reprend-il cette notion et qu'il dit qu'il est impossible d'accorder un statut aux dirlos ?


C'est bien parce que les mots ont un sens et que certification ne vaut pas statut...


En revanche, d'accord avec ce que tu dis au sujet du non-sens de Françou.

françoise 05/12/2012 12:43


Le statut que j'appelais haut et fort ici même il y a encore 2 ans, je pense maintenant que ce n'est pas encore mûr.


Désolée de me citer mais c'est franchement chiant vos manies de toujours dénaturer les propos juste parcequ'on ne fait pas partie de vos groupes. Désolée aussi d'évoluer en fonction de l'avancée
(?) du dossier mais au vu de ce que j'ai lu, entendu, ressenti, je crains que l'on ne se retrouve très bientôt enterrés vivants sous la "refondation de l'école" version Peillon.(Je vous signale
que les dindons de nos jours font plus d'audience que les syndicats...) Alors faisons raisonnablement préciser les contours de notre métier ainsi que ses conditions d'exercice(temps, paye, liste
des responsabilités, formation, carrière) par une certification bien négociée en janvier (merci le gdid), mais ne nous embourbons pas dans les sables mouvants d'un statut trop vague. A trop
attendre d'une reconnaissance, certains finissent par confondre statut et ...statues...

merlin 05/12/2012 12:10


Franck: rétropédalage, ou ça? Relis mon post 53, prend la peine d'aller sur le site du Gdid pour lire le texte dont je parle et je pense que tu comprendras bien qu'il n'y a aucun rétropédalage de
ma part.


Que les choses soient claires: je suis pour le statut du Gdid , association dont je ne suis que membre. Je dis aussi qu'aujourd'hui, si on veut une évolution de notre métier rapide, il faut
accepter certains compromis. J'ai écris aussi que la certification pourquoi pas... à UNE CONDITION; je n'ai aucune confiance dans le Snuipp et je crains fort que ce soit de leur part une
manoeuvre pour faire disparaître le dirlo sous une appellation bidon en faisant une sorte de maître spécialisé et en évitant ainsi toute évolution du statut de l'école. La certification , pour
être acceptable , devrait contenir clairement la reconnaissance du directeur, donc du passage de l'école à l'établissement scolaire. Je n'ai pas changé d'avis.


Françou ne peut pas sérieusement écrire " je suis pour un statut" et refuser dans le même post toute évolution du statut de l'école. Les deux sont liés et la survie de l'école passe par sa
reconnaissance en tant qu'établissement. Incontournable.

françou 05/12/2012 11:00


Les décharges, ça existe, tu sais...


La mienne me sert à travailler. Tu te tires tout seul des balles dans le pied. On a trouvé encore plus con que gégé!

Franck 05/12/2012 10:25


C'est toujours pareil avec Françou, on n'y comprend rien..


Tu dis "après lecture du texte".. Quel texte ? Un jour tu dis un truc, deux jours plus tard, tu dis le contraire, tu pars dans tous les sens... Que veux-tu dire ?  Comment veux-tu qu'on
échange ? Impossible.


Au fait, Françou, tu es bien du métier toi-même ? Ta réflexion sur écrire à 8h51... Les décharges, ça existe, tu sais...


Merlin me déçoit un peu aussi. L'autre jour, il fulmine contre le SNUipp et sa certification. Aujourd'hui, rétropédalage... De peur de froisser ses amis, sans doute. Tout cela est bien décevant
et met au jour pas mal de sous-entendus, d'incohérences, de manque de fermeté dans les convictions...

françou 05/12/2012 10:12


Après lecture du texte, je serais tentée d'aller dans leur sens: nous n'avons pas intérêt pour le moment à changer la stucture juridique des écoles , à faire naître un machin qu'on ne pourra pas
maîtriser; trop de mauvaises fées sont tapies près du berceau et auront vite raison de la faiblesse institutionnelle des dirlos. Renforçons nous d'abord en créant une véritable profession avec
temps ,paye ,formation ,avancement propre de carrières. Alors, et alors seulement, après quelques années de fonctionnement, nous y verrons plus clair.

merlin 05/12/2012 09:21


A lire pour ceux que le sujet interesse sur le site du Gdid dans les forums publics, un post intitulé " un texte interessant".


  Ce texte éclaire sur la vraie position du Snuipp en ce qui concerne la direction d'école comme ils disent. Ce syndicat a toujours été opportuniste: souvenez-vous des emplois jeunes,
d'abord honnis puis flattés avec bulletin d'adhésion à la main. Aujourd'hui, la démarche est la même. Le SE et le SGEN évoluent sur le sujet, le Snuipp ne veut pas rester en dehors du coup. Donc
, on bidouille une certification propre à reprendre la main en se plaçant même en position de leader dans le but de récupérer la sympathie perdue des dirlos.


Les mots ne sont effectivement pas forcément importants: directeur, directeur certifié, chef d'établissement public.... ce qui est capital, c'est le contenu. Que ceux qui n'ont pas encore adhéré
au Gdid le fasse sans tarder car lui seul défendra bientôt une certification éventuelle qui nous reconnaîtra en tant que dirlo et non adjoint spécialisé. Pour cela , il faut être fort donc il
faut pouvoir mettre sur la table un fichier d'adhérents fourni. Il arrive un moment où chacun doit s'engager.

françou 04/12/2012 20:24


Pour écrire à 8h51 un mardi...on n'est pas un travailleur dans les écoles...plutôt genre gégé et sa machine à café. Pour défendre les EPE de belle taille...oui c'est sûr on n'est ni un
travailleur des écoles ni même sans doute un parent d'élève...

Franck 04/12/2012 08:51


Et si on prenait le problème par l'autre bout...


"L'idée d'une "certification" est intéressante parce qu'elle permet (selon son contenu, bien sûr) une solution intermédiaire, facile à mettre en oeuvre sans compromettre une éventuelle
expérimentation de l'établissement public."


Qu'est-ce qui pourrait compromettre une éventuelle expérimentation de l'établissement public ? J'avoue ne pas saisir le fond de ta pensée.


"La fracture entre le SNUipp et le SE/SGEN c'est le statut d'établissement. Dans les 2 cas il faut un directeur reconnu en tant que tel. Dans les 2 cas il faut être original car le modèle
"collège" ne colle pas ni avec le public ni avec la proximmité de l'école."


Dans les deux cas, il faut un directeur reconnu. A nos yeux, oui, mais est-ce bien nécessaire aux yeux d'un gouvernement tant que l'école fonctionne sur le modèle actuel ? L'école "tourne".
De quelle façon, c'est autre chose... Mais les gamins sont accueillis. Le ronron des projets d'école, PPRE, PPS... et autres foutaises aussi. Les tableaux excel sont remplis. Base Elèves est
rempli. Pourquoi faudrait-il un effort financier supplémentaire de la nation alors que tout fonctionne ? Pas la peine.


Alors que si on se battait pour transformer l'école en établissement public local d'enseignement, l'autonomie accordée obligerait ipso facto le ministère à doter les directeurs d'un
statut de chef d'établissement.


"le modèle "collège" ne colle pas ni avec le public ni avec la proximmité de l'école"


Qu'est-ce qui te permet d'être si affirmatif ? Pourquoi ne collerait-il pas ? On a beaucoup d'écoles qui ont 2 ou 3 fois plus d'élèves que des collèges ruraux. Et alors ? Pourquoi un statut
d'établissement nuirait à la proximité de l'école ? Je pense que ta réponse est plus d'ordre idéologique que pragmatique.


Quant à dire que ça "ne colle pas avec le public"... on se demande bien pourquoi.

Pierre Lombard 04/12/2012 07:38


Nous avons raison de manifester et notre impatience et notre méfiance.Mais il ne faut pas qu'elles nous aveuglent. Il n'y a aucun intérêt à fermer une discussion qui n'est pas encore
ouverte. Surout que ça fait 10ans qu'on attend!


De notre point de vue, ces discussions sont une étape essentielle vers la reconnaissance institutionnelle de notre métier, certainement pas l'arrivée. 


Nous avons bien conscience que le retard et la dégradation de nos conditions de travail couplés aux contraintes budgétaires, politiques et syndicales rendent une solution "miracle" impossible. La
certification, ou autre "reconnaissance" ne sera pas une fin en soi, mais devra être une évolution positive, un premier pas qui s'attequera enfin aux racines de nos problèmes.


La loi de "programmation" devra à la fois apporter des réponses concrètes et nous offrir de réelles perspectives d'évolution, pas de fermer des portes.


L'idée d'une "certification" est intéressante parce qu'elle permet (selon son contenu, bien sûr) une solution intermédiaire, facile à mettre en oeuvre sans compromettre une éventuelle
expérimentation de l'établissement public. Au contraire, cela apporterait de vraies éléments de comparaisons.


Il faudra que l'on soit bien clair sur ce que l'on met derrière chaque mot.


La fracture entre le SNUipp et le SE/SGEN c'est le statut d'établissement. Dans les 2 cas il faut un directeur reconnu en tant que tel. Dans les 2 cas il faut être original car le modèle
"collège" ne colle pas ni avec le public ni avec la proximmité de l'école.


Ces discussions, et les RDV préalables du GDiD, doivent rendre ces concepts concrets.

zellof 03/12/2012 23:04


200% d'accord avec toi, Merlin.


" J'ai bien peur que cette certification soit assez contraignante pour être "
validé" directeur d'école et qu'elle ne nous apporte qu'une reconnaissance d' adjoint spécialisé dans la direction et non de directeur d'établissement. Pas de reconnaissance de
l'école dans ce cas non plus et un dossier enterré pour des lunes. Le piège est bien là."


Est-ce un hasard si c'est une proposition qui vient du SNUipp alors qu'il continue de dire qu'il s'oppose à un statut ? Il faut vraiment ne pas vouloir le comprendre pour penser que nous
obtiendrons une vraie reconnaissance.


J'aimerais bien me tromper. Malheureusement Merlin, je crains que les faits ne nous donnent raison dans quelques mois...

merlin 03/12/2012 22:28


Si la certification nous apportait une reconnaissance " statutaire" en qualité de directeur d'école + une indemnité en conséqunece, nous aurions déjà une bonne base. La reconnaissance de l'école
en tant qu'établissement serait alors en route.


  J'ai bien peur que cette certification soit assez contraignante pour être " validé" directeur d'école et qu'elle ne nous apporte qu'une reconnaissance d' adjoint spécialisé dans la
direction et non de directeur d'établissement. Pas de reconnaissance de l'école dans ce cas non plus et un dossier enterré pour des lunes. Le piège est bien là.


Au sujet des moyens, le même gouvernement est bien prêt à financer via la sécu un salaire de 4600 euros mensuels aux médecins , on est loin de ces sommes je pense...... Hélas!

Bastien 03/12/2012 18:42


Question toute simple... Il est souvent question dans les échanges des notions "ëtre" et "avoir". Je comprends bien que "l'avoir" passera d'abord par "l'être". Je suis plutôt convaincu par ce
discours. Ce qui me fait peur, c'est qu'on nous reconnaisse (de quelle façon, je n'en sais rien) puis qu'on en reste là. Je m'explique : supposons qu'on aille vers la certification dont je dois
dire que ça reste très fumeux pour moi. Mais, bon, passons.. Supposons donc que le ministre nous accorde une reconnaissance par ce biais. Et qu'il nous dise ensuite qu'il va généraliser l'aide
administrative des directeurs (AADE). Tout à fait plausible, je pense. Supposons encore, dans sa grande largesse qu'il augmente sensiblement les indemnités de direction. Toujours plausible,
semble-t-il. Puis qu'il nous dise : "désolé, mais les circonstances économiques du pays ne permettent pas d'aller plus loin pour l'instant..." Qua'aurait-on alors vraiment gagné ? Est-ce que ça
permettrait de mieux faire fonctionner nos écoles ? Est-ce que nos élèves en tireraient le moindre bénéfice ? Bien sûr, on aurait un acquis permettant de voir venir. D'accord. Mais encore ?


Pourtant ce que je décris là, même si ça semble pessimiste aux yeux de certains, est le plus probable. N'apprend-on pas aujourd'hui que le bouclier fiscal coûtera, en 2012, environ 300 millons
d'€ de plus que prévu par l'ancien gouvernement. Quand on voit la situation économique continuer de se dégrader, le nombre de chômeurs augmenter, les comptes du pays plonger dans le rouge...
peut-on être assurés de concilier l'avoir et l'être ? Or, l'un sans l'autre...


Et j'en viens donc à ma question simple : que fait-on si l'avoir ne suit pas ?

hreip 03/12/2012 09:18


@ Pierrot LOMBARD


Il me semble qu'il y a une petite confusion sur la compréhension du mot "supporter" que j'ai écrit quelques posts plus haut ....


Je supporte : je suis partisan d'un groupe de personnes ou d'une personne à qui j'apporte mon soutien exclusif.


Bonne journée;-)

Pascal Oudot 02/12/2012 15:13


Faites-vous un cadeau pour Noël !


Vous voulez vous offrir un cadeau ? On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Alors...


 





 


Cela ne coûte pas cher -20 euros- et ça peut rapporter très gros, dès janvier, quand les négociations sur la direction d'école commenceront ! Le GDID en sera partie prenante pour défendre tous
les directeurs d'école, et plus nous serons nombreux plus nous serons forts. Alors, n'hésitez pas: pour Noël, adhérez au GDID !

Pierre Lombard 02/12/2012 12:02



@ Hreip,


Pour l'instant, je honnis ce statut quo et je supporte le GDiD !


ça tombe bien, Le GDiD aussi "supporte" les dirlettes et les dirlos...


Et, perso, dis-toi bien que je fait pas mal d'efforts pour en supporter quelques uns, aider que je suis par la distance de l'écriture...


 


S'il y a statut, ce sera pour une petite minorité ( voir Reiss avec les référents ), c'est d'ailleurs un des points qui me gène dans les interventions de certains membres du GDID qui si on
pousse le raisonnement jusqu'à l'absurde est une association qui travaille contre  les intérêts de la majorité de ses membres. S'il y a certification, ce sera ... au fait, ce sera pour qui
?


 


l'idée de conforter le rôle du directeur d'école par un statut a connu un paroxysme en 1987 avec le décret des maîtres-directeurs signé, puis retiré, à cause d'un bout de phrase:


- Il veille à la diffusion auprès des maîtres de l'école des instructions et programmes officiels et s'assure
de leur application. 


Le décret qui va le remplacer (89) calquera nos tâches sur les dispositions du feu décret des maîtres-directeurs... mais sans reprendre la notion de reconnaissance du métier et en y atténuant,
par la sémantique, les prérogatives.


Et comme dans le même temps sort la loi "Jospin" qui donne plus d'autonomie aux écoles (projet d'école, conseil d'école), les problèmes commencent.


Le directeur, avant la fracture des maîtres-directeurs n'a jamais été considéré en tant qu'instit comme les autres.


Dans une école il y a un directeur (à qui on confie l'école) et des adjoints, le D du SNUDI. FO c'est "directeurs", Syndicat..... des directeurs et des instituteurs...


 


Le malaise va s'amplifier avec l'apparition de l'informatique et devenir mal-être (souffrance) avec l'accroissement des moyens allouer aux corps intermédiaires qui, immuables malgré les
alternances politiques, installent un gouvernance verticale qui digèrent les réformettes sans se soucier de ce qui se passe sur le terrain, ou plutôt en ne demandant au terrain que de lui
remonter des chiffres... 


Le GDiD est né en 2001 avec l'idée de redonner la primauté à l'ËTRE et a été réellement reconnu au niveau national à partir de 2004/2005.


Malgré les tentatives d'enterrer (protocole) puis de détourner(lier statut et fonctionnement) le dossier et par les MEN et par les grosses centrales syndicales, nous l'avons toujours maintenu à
flot jusqu'à obtenir un consensus sur la nécessité de reconnaître le métier de directeur comme préalable à la résolution de nos problèmes...


=> Ouverture des discussion avec l'association des direlettes et des dirlos, mais aussi avec ... les syndicats.


 


Pour autant le dossier reste complexe parce qu'il repose depuis 35 ans sur les étagères, et aucune réponse sur le fond n'a jamais été apportée. 35 ans c'est énorme comme retard à combler.


Aujourd'hui il faut arriver à faire admettre que la grande diversité de la taille de nos écoles et leur répartition sur le territoire représentent plus d'avantages (maillage + proximité) que
d'inconvénients(essentiellement économiques) au regard des missions de l'école primaire (≠ de celles du collèges).


 


Il faut donc trouver une solution qui puisse reconnaître à tous les directeurs la spécificité de leur métier et de trouver un moyen pour donner l'autonomie nécessaire aux écoles pour qu'elles
puissent "exister" dans le milieu "éducatif" de plus en plus globalisé(PEL)


• la certification peut (à voir quel contenu?) le permettre parce qu'elle est indépendante et de la taille de l'école et du statut d'établissement.


La certification doit donc pouvoir concerner toutes les directrices et les directeurs.


mais elle ne doit pas "bloquer" toute autre évolution du métier.


> on doit pouvoir expérimenter l'établissement scolaire (ça peut se faire sans fusion) tout en continuant à chercher un moyen de donner plus d'autonomie financière aux écoles sans passer par
le statut d'établissement... Sans doute avec les municipalités.


 


Voilà à quoi le GDiD travaille. Ce qui complique un dossier déjà très compliqué ce sont les simplifications simplistes qui le jalonnent.


Ramener le rapport Reiis au remplacement des dirlos par des référents ne sert pas l'intérêt des directeurs...