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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 17:07

A l’approche des discussions sur les missions du directeur d’école, il est bon de se remettre en mémoire les positions des uns et des autres.

Le 24 octobre 2012, devant la Commission des Affaires Culturelles de l’Assemblée nationale, Vincent Peillon déclarait :

« Les directeurs d’école, c’est un sujet qui mérite d’être abordé avec beaucoup de responsabilité. Sinon, d’ailleurs, je ne comprends pas ce qui fait que leur situation n’a pas évolué depuis tant de temps et en particulier dans les dix dernières années.

Je rappelle quand même que les syndicats du primaire sont eux-mêmes attachés à un statut non hiérarchique. C’est la tradition de l’école primaire française et si vous vous risquez sur ce terrain, vous serez surpris des résultats.

Deuxièmement, que la question qui se pose, c’est aussi le statut de l’établissement puisque vous savez sans doute que l’école élémentaire n’est pas un établissement public local d’éducation.

Et vous savez que lorsqu’on entre dans le débat de les rattacher à d’autres établissements, soit vous en créez, sois vous les rattachez à d’autres établissements, nous avons là des oppositions importantes.

Cela étant, il est vrai que la question des directeurs d’école doit être traitée et là, avec beaucoup de sérieux et dans un dialogue avec eux que j’ouvrirai d’ailleurs au 1er trimestre 2013. A la fois avec les associations de directeurs d’école mais aussi avec les syndicats.

Les directions qui me semblent de ce point de vue-là devoir être suivies, c’est qu’il faut… c’est la question des décharges, du temps pour accomplir mieux les missions qui sont les leurs, qui sont des missions sans cesse plus complexes, plus diverses… Certaines avancées, d’ailleurs, avaient été faites, modestes de ce point de vue-là, mais quand même précédemment. Il faut reposer cette question sur la table. L’aide, ça a été dit, pour le travail administratif et dans les bons délais.

Je vous rappelle que, dans la suppression des emplois aidés et non budgétés par le gouvernement précédent lorsque nous sommes arrivés, il y avait les accompagnements qui servent aux enfants handicapés et il y avait, évidemment, l’aide aux directeurs d’école. Elle est pour nous indiscutablement une priorité, et donc s’il manque de l’aide administrative aux directeurs d’école, ce que j’entends, nous aurons à apporter des réponses en terme directement quantitatif.

De la formation, évidemment. Les directeurs d’école sont demandeurs aujourd’hui de formation, et vous venez d’évoquer la formation continue.

Peut-être d’une certification ou d’une reconnaissance qui pourrait justifier, d’ailleurs, un certain nombre d’évolutions indemnitaires.

Ces questions sont évidemment à débattre dans le temps que j’ai indiqué et nous connaissons la difficulté des uns et des autres à assumer leurs tâches. »

 

Ce jour-là, le ministre reprenait à son compte le mot « certification »… Un mot emprunté au SNUipp. C’est ce que nous expliquions dans un article intitulé « La "certification directeur" du SNUipp... un ersatz de statut ? » :

« Chacun connaît les réticences des principales centrales syndicales voire l’hostilité récemment réaffirmée du SNUipp : « Force est de constater que l'entrée par le seul statut mène vite à une impasse d'un point de vue réglementaire comme budgétaire. En quoi cela améliorerait-il le fonctionnement de l'école ? ».

Certes, s’il réfute toujours la reconnaissance statutaire du directeur, le SNUipp accepte l’idée d’un « statut pour le travail de direction ». Conscient de ne pas être compris par les directeurs d’école, Sébastien Sihr précise la position du SNUipp et avance une proposition : « L'école doit rester à taille humaine... les maires sont très attachés à leur école qui est un élément important du projet communal. Pas question donc d'aller dans le sens des Epep ou des regroupements… On est contre l'idée d'un supérieur hiérarchique. Mais comme il est nécessaire de reconnaître la fonction, le Snuipp propose une " certification directeur". Obtenue comme la certification formateur, elle permettrait que la fonction soit reconnue ». 

 

Une belle trouvaille du SNUipp pour tromper le lecteur non averti. En effet, lorsque le SNUipp évoque « la certification directeur obtenue comme la certification formateur », il induit en erreur les collègues directeurs d’école. Certes, il existe bien une « certification formateur » mais elle ne concerne en rien le « maître formateur » auquel chacun pense immédiatement. Cette certification est, en réalité, destinée à valider la qualification des formateurs pour adultes dans le cadre de la formation des Greta… Le maître formateur justifie du certificat d'aptitude aux fonctions d'instituteur et de professeur des écoles maître formateur (CAFIPEMF). 

Si le SNUipp sait parfaitement ce dont il ne veut pas (un statut), il continue de s’interroger sur ce que pourrait être la reconnaissance qui interviendra tôt ou tard…

« La fonction spécifique de direction d’école nécessite une meilleure reconnaissance en termes de formation, de conditions de travail et de rémunération. La direction d’école nécessite une formation spécifique : des compétences administratives, pédagogiques, de relations humaines et d’animation d’équipe sont aujourd’hui nécessaires. Tout cela ne s’improvise pas et nécessite une formation.

Devons-nous aller vers une formation qualifiante type CAPA-SH ou CAFIPEMF ? »

 

Il est vrai que pour le SNUipp, le directeur n’est rien d’autre qu’un enseignant comme les autres mais remplissant une « mission spécifique »…

« Les enseignants du premier degré sont amenés à remplir des missions spécifiques ou à exercer dans des conditions particulières : direction d’école, conseillers pédagogiques, coordonnateurs pédagogiques, remplacement, enseignants spécialisés, psychologues scolaires, enseignants référents, maîtres-formateurs, enseignants en éducation prioritaire… Ces spécificités ne sont pas suffisamment reconnues. Les conditions d’exercice de ces fonctions et leurs rémunérations doivent être améliorées. »

Mettre sur un pied d’égalité les enseignants dirigeant une école et ceux assurant des remplacements, c’est nier le « métier » de directeur.

Non, assurer la direction d’une école ne peut pas être assimilé à prendre en charge une simple mission spécifique ! Diriger une école est un métier à part entière reconnu par tous les acteurs ou usagers de l’Education nationale à l’exception de quelques syndicalistes restés au stade de post-soixante-huitard attardé.

 

Le SNUipp étant, par principe, hostile à une reconnaissance statutaire des directeurs d’école, s’il est favorable à une « certification », c’est forcément que cette « certification directeur » ne lui fait pas peur. C’est donc, qu’à ses yeux, elle n’a pas valeur de statut. Ce que confirme le ministre lorsqu’il reprend à son compte cette reconnaissance possible par certification, lui qui affirme que « nous n’avons pas les moyens de donner un statut aux directeurs d’école ».

 

« Un statut n’améliorerait en rien les conditions de travail. En quoi réglerait-il les difficultés actuelles liées à l’exercice de cette fonction ? », déclare le SNUipp.

Renvoyons-lui les questions : « Comment une certification améliorerait-elle les conditions de travail davantage qu’un statut ? En quoi la certification directeur réglerait-elle les difficultés actuelles liées à l’exercice de cette fonction ? »

En revanche, ce qui est certain, c’est qu’elle figerait pendant de longues années la question d’une vraie reconnaissance statutaire des directeurs d’école. Le précédent de 2006 est encore présent dans toutes les mémoires.

A-t-on oublié que la signature du protocole, qui a permis de faibles avancées, a eu pour conséquences de geler toute évolution du dossier jusqu’à ce jour ? On comprend mieux, également, pourquoi cette proposition syndicale recueille, semble-t-il, les faveurs du ministre de l’Education nationale. En effet, il peut « offrir » aux directeurs une forme de reconnaissance de leur métier sans déplaire au principal syndicat enseignant du premier degré. La certification lui permet surtout de ne pas s’engager dans une réforme de fond trop dispendieuse qu’il ne pourrait assumer financièrement en ces temps de contrainte budgétaire.

Le simple fait que cette proposition, si elle était adoptée, ne soit contraignante ni pour le ministre ni pour le SNUipp suffit à nous convaincre qu’elle ne serait qu’un ersatz de reconnaissance.

Ne tombons pas dans le piège tendu par ce syndicat qui s’est toujours montré résolument hostile aux directeurs d’école…

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pierre Lombard 24/06/2013 08:06


Pierre, tu tires la couverture à toi en disant "le dossier des directeurs gêne Peillon. Par 2 fois (juillet et septembre 2012) il avait déclaré ne pas pouvoir
accéder à une évolution de notre situation… Je crois que c'est un peu forcé qu'il le fait."


Si c'est ce que tu comprends, c'est que je me suis mal exprimé. La couverture ne m'interesse pas. Le GDiD n'est en concurrence avec personne. Qu'importe celui qui partira avec, l'important ce
sont les directeurs et la reconnaissance pleine et entière de ce qu'ils sont.


Sur le dossier des directeurs, Peillon et son équipe ont une gêne depuis le début.


Déjà quand nous avions rencontré Julliard dans le cadre de la campagne présidentielle, on avait bien senti les hésitations:


- d'un côté il fallait régler le problème. Pas question de Refonder l'école sans en changer la gouvernance.


- de l'autre, 2 contraintes: une budgétaire, l'autre "idéologique".


Mi juillet Peillon déclaré (de mémoire) qu'il n'avait pas la "possibilité de donner un statut" au directeur. Plus tard il rappelle l'opposition des syndicats à un statut...


Il me semble qu'il a fait une autre déclaration dans ce sens.


Quand je dis qu'il y vient "un peu forcé", c'est qu'il y a eu le rapport de la concertation estivale, la position claire du SGEN (qui n'hésite pas à citer le GDID), le fait que le SNUipp
puisse revendiquer une spécificité du directeur, le DUER du SE et son alerte sociale, Cela lève, pour une grande partie (sauf pour l'inénarrable FO) l'obstacle idéologique.


Reste la partie financière peu engageante pour un ministre qui cherche à changer l'école.


Il me semble avoir perçu 2 tendances fortes au sein du MEN.


Ceux, les plus nombreux, qui savent que la réussite de la Refondation passera obligatoirement par un changement au niveau du pilotage de proximité.


Ceux qui le savent aussi mais qui mais place la calculette au dessus.


 


Je pense qu'on est dans ce pas de 2, où l'on cherche à la fois à avancer dans le dossier (qui sera symbolique pour la réussite de la suite: revoir le métier d'enseignant...) tout en tenant serrés
les cordons de la bourse.


C'est pourquoi je ne pense pas que le MEN veuille satisfaire particulièrement le SNUipp quand il annonce que le statut d'établissement n'est pas d'actualité, ou que la piste de la certification
est intéressant, mais plutôt qu'il cherche à garder la porte ouverte sur la possible  "mutualisation des moyens avec les collèges".


Ce n'est qu'un sentiment...

PouK 23/06/2013 23:36


Pierre, tu tires la couverture à toi en disant "le dossier des directeurs gêne
Peillon. Par 2 fois (juillet et septembre 2012) il avait déclaré ne pas pouvoir accéder à une
évolution de notre situation… Je crois que c'est un peu forcé qu'il le fait."


Peillon a toujours dit que la situation des directeurs d'école était à revoir. Il avait donné rendez-vous au 1er trimestre 2013. Il avait dit, après Julliard, qu'il n'était pas possible de donner
un statut que ce soit aux établissements ou aux directeurs. On peut facilement retrouver ses propos. Il a même dit que la certification proposée par le snuipp-fsu était une piste intéressante.


Quand tu dis qu'il agit un peu forcé... Non. La preuve c'est qu'il a même retardé le calendrier des discussions. Que ce soit maintenant ou en automne, d'ailleurs ça ne changera rien pour les
dirlos.

denis08 23/06/2013 21:28


"mais soyez rassurés, instits, la " spécifité" du primaire perdure!"


Ben, ça va nous faire une belle jambe, à nous, directeurs...


Directeur en RRS, j'ai malheureusement eu à constater combien le principal du collège, responsable du RRS, non seulement se permet de satelliser dès qu'il le peut les enseignants du primaire,
avec l'aide du coordo (et la spécificité du primaire n'est pas d'un grand secours à ce niveau là, même si le principal n'y connaît manisfestement pas grand chose au premier degré) en passant
allègrement par pertes et profits le directeur de l'école, qui devient tout juste bon à remplacer la secrétaire du collège pour diffuser de l'info, dans l'intérêt du principal, au niveau des
élèves de l'école (cf. les réunions pour présenter le collège aux parents des CM2, le remplissage de l'école ouverte -qui ne fait pas assez recette auprès des collégiens pour pouvoir donner du
boulot aux nombreux profs volontaires du second degré pour encadrer-, et j'en passe)


Si c'est pour en arriver là, très peu pour moi. La solution à notre situation n'est absolument pas de devenir des référents de sites aux ordre d'un chef d'établissement second
degré flanqué d'un IEN. Dans ce cas, plutôt le statu quo.  Parce qu'au moins, on sait pourquoi on en bave.


Non, la seule solution c'est un statut de directeur d'école, qui nous place là où on doit être : interlocuteur du principal du collège du coin, et non son sbire, son factotum ou je ne sais quoi
d'autre.

merlin 23/06/2013 20:53


Tout à fait d'accord avec vous: je le dis et le répète, tous les pouvoirs de décision se trouvent à l'extérieur de l'école; enseignants du primaire, nous sommes de plus en plus " à la botte" du
trio IEN-Maire-Principal.


On ne l'entend pas le Gégé sur ce sujet, silence pesant qui en dit long... mais soyez rassurés, instits, la " spécifité" du primaire perdure!

Spartacus 23/06/2013 20:08


La sattelisation de l'école primaire par le collège est une possibilité très présente et poussée à la fois par le MEN et le snpden, syndicat utra majoritaire chez les principaux et proviseurs.

Pierre Lombard 23/06/2013 19:52


2 petites choses pour compléter le dernier commentaire de merlin:


1- Je ne crois pas que les syndicats ont les moyens de s'adresser à "la" base. Ils s'adressent aux militants, et c'est à travers ce prisme qu'il faut analyser leurs réactions.


Ils rassurent "leur" base, une base pas très large. 


2- le dossier des directeurs gêne Peillon.


Par 2 fois (juillet et septembre 2012) il avait déclaré ne pas pouvoir accéder à une évolution de notre situation… Je crois que c'est un peu forcé qu'il le fait.


C'est pourquoi, pour ma part, je n'analyse pas le fait que le MEN déclare ne pas envisager le statut d'établissement comme un gage donné au SNUipp ou Sud, mais je crains qu'il garde l'idée (et la
possibilité) de satelliser les écoles au collèges du secteur.

merlin 23/06/2013 18:56


Pierrot, OK pour ton commentaire ou du moins une partie:


c'est vrai que le dossier de la direction d'école et des directeurs fait aujourd'hui partie des débats, que les syndicats en parlent avec des mots nouveaux pour certains d'entre eux, et que tout
cela, on le doit au Gdid et au seul Gdid.


C'est beaucoup et la tâche n'a pas été facile, c'est certain.


Lorsuqe je parle d'immobilisme syndical, je pense que sans le " moteur" du Gdid, on ne parlerait pas de nous, que les déclarations syndicales à notre sujet restent quand même des déclarations,
que les publications départementales nous mettent peu en avant et que sur le plan des actions de terrain , c'est le néant.


 Il semble que les syndicats acceptent de parler de notre problème en réunion mais hésitent encore à dire " à la base" que des actions pour la direction sont nécessaires pour faire avancer
l'école.


Je crois que cette étape doit être franchie pour que le MEN pense enfin à nous.


Je rappelle que Peillon devait se saisir du problème de la direction en début d'année, maintenant c'est de septembre à décembre.... quel échéancier pour 2014.... année d'élections....?

Spartacus 23/06/2013 16:09


Bravo Pierre Lombard........


La synthèse, la réforme, c'est l'avenir

hreip 23/06/2013 12:14


@zezette : sous-chef Kapo de la pensée unique, on sait tous où cela nous a emmené ! ......

Pierre Lombard 23/06/2013 11:55


peut-on dédouaner les syndicats de toute responsabilité dans l'immobilisme de la situation actuelle?


Objectivement, Merlin, on ne peut pas parler d'immobilisme. 


Le dossier des directeurs d'école, au moins depuis 5 ans, n'a jamais cessé d'avancer.


C'est vrai qu'il a fallu 5 / 6 ans au GDiD pour s'implanter dans le paysage scolaire et devenir un interlocuteur crédible et écouté par les acteurs du système. 


La signature du protocole n'a rien ralenti, au contraire cela a validé notre analyse: on ne règlera pas le problème des directeurs par un peu plus d'AVOIR, il faut d'abord conforter l'ÊTRE.


Depuis l'appel "ÊTRE & AVOIR" en 2010 les choses se sont accélérées.


- le SGEN de l'auto gestion passe à l'établissement donc au chef d'établissement.


- le SE, en 2 congrès, fait du dossier un axe prioritaire: DUER - alerte sociale


- la cgt-éduc'action, parle d'un "corpus de missions" avant les moyens


- Et le SNUipp, du CMD (faut pas l'oublier!) arrive à reconnaitre que directeur est un métier, le directeur est un enseignant spécifique, pas comme les autres.


- les ministères sont passés de la commande de rapport (REISS) à l'ouverture de négociations pour:


• redéfinir les missions du directeur


• lui attribuer des moyens nouveaux:


- aide & temps


• revaloriser les salaires


 


Encore une fois, on est assez loin du CMD et le ministère n'a pas choisi l'entrée proposée par les syndicats (unanimes): le fonctionnement de l'école et la direction.


Le GDz'ID, qui est une association qui porte les IDÉES des directeurs d'école, a gagné la bataille des idées.


C'est indéniable. 


Les élucubrations de Zézette et ses efforts désespérer pour dévier les commentaires de leur sens et empêcher les prises de conscience de la réalité (B & A BA des démagos), ne changeront rien.


Le choix de défendre nos idées à partir d'une association afin de donner la surface nécessaire au rassemblement s'avère être le bon; aujourd'hui nous ne sommes plus dans la confrontation frontale des idées, mais dans la discussion autour des moyens pour reconnaitre le directeur en
tant que tel.


La confrontation, qui a était nécessaire tant on nous prenait pour des truffes, permet, aujourd'hui, la discussion, malgré les Zézette … 


La discussion se déroule avec le GDID, sur un dossier redu prioritaire par le ministère qui avance l'agenda social et l'ouverture par la question
des directeurs. 


Nous nous en félicitons sans vergogne, tout en restant vigilant et concentrer sur cette nouvelle étape qui commence.


Un statut est un ensemble de textes réglementaires qui positionne une personne par rapport à un groupe, un système.


Le changement de corps est un moyen pour y arriver, nous le préconisons pour le GDID, ce n'est pas le seul. même si dans l'administration ça a été
longtemps l'outil privilégié.


Il ne faut pas que sur cet élément certains entretiennent une guéguerre d'arrière garde parce qu'ils ne savent pas sortir d'une posture boutiquière qui n'a plus lieu d'être.


Du moment où les interlocuteurs partagent l'essentiel, c'est-à-dire la reconnaissance du rôle central et spécifique du directeur, il n'y a pas de raison que l'on ne puisse pas s'attendre sur les
moyens de le reconnaitre.


- il suffit d'être convaincant, ouvert avec la fermeté nécessaire pour avancer significativement sans compromettre, ni corrompre, l'avenir des directeurs d'école 

françou 22/06/2013 18:37


C'est juste un pôv con qui a peur d'un refus en masse des evs.

denis08 22/06/2013 16:10


Dites-moi, le type qui se fait appeler Gégé, c'est un grand comique, ou il croit vraiment ce qu'il écrit ???!!!


Parce que si c'est la cas....

merlin 22/06/2013 15:44


Gégé,


Depuis leur création, j'ai toujours refusé d'avoir une EVS administrative, conscient que cet emploi précaire servait de pretexte à éluder la question du statut des directeurs d'école. J'ai
longtemps dénoncé cet effet pervers du protocole signé par le SE.


Cette position m'a valu pas mal de remontrances de mon IEN mais mes " prérogatives" m'ont permis de ne rien demander.


J'ai aujourd'hui 2 AVS qui accompagnent des enfants ... et dont il faut bien occuper le reste du temps... par une aide administrative. Je suis coincé.


Cependant, j'aimerai bien que tu nous cites les départements où les AVES/EVS sont recrutées par les dirlos conjointement avec le collège support.


Chez moi, c'est le domaine réservé d'un CPIEN chargé de cette mission et les dirlos voient un jour arriver une personne déclarant " je suis la nouvelle EVS".


Situation connue et reconnue qui n'a jamais soulevé la moindre remarque de la section départementale du Snuipp avec pourtant à sa tête un secrétaire complétement déchargé... il fait quoi de son
temps à ton avis? Je pense lui conseiller de sortir de sa léthargie, taper d'un doigt " directeur en lutte" sur son PC et prendre connaissance de ton post. Au boulot le feignant! J'attends une
prise de position nette et précise pour qu'il réclame que le prochain recrutement soit fait par les dirlos pour leur école. Enfin une avancée!


... et pour la gouvernance des écoles, tu dis quoi puisque c'est un peu le même sujet?...............

Gégé 22/06/2013 13:36


@Pierre Lombard


C'est cocasse de lire sous la plume d'un responsable du GIDD que la création d'un corps spécifique de dirlos est d'autant plus difficile que l'on est dans une période de réduction des corps. Ce
qui est parfaitement exact mais que niait Thierry Favre du temps où il était le patron de ton assoc avant qu'il ne soit viré.


Moi, je me souviens qu'il soutenait mordicus qu'on pouvait quand même créer des corps spécifiques. J'aurai pas la méchanceté de rappeler les propos ridicules qu'il tenait.


Cocasse aussi de lire que, pour toi Pierre, le statut n'est plus la panacée universelle. Ce qu'on te dit depuis des années. Tu n'as jamais voulu nous écouter. Enfin... mieux vaut tard que jamais.
L'essentiel étant que tu te rallies à nos thèses et à notre proposition de certification directeur.

Gégé 22/06/2013 13:28


Le problème avec toi, Françou, c'est ton manque de cohérence. Depuis un moment tu as manifesté une belle compréhension de la proposition du certification directeur par le SNUipp. Très bien, je te
l'ai déjà dit. Tu as même entrepris de convaincre les camarades sur ce site du bienfondé de notre proposition. Encore une fois, très bien.


Mais parfois, tu es déconcertante. Avec cette proposition de refuser les aides administratives. Pas réaliste, voyons. Peut-être que tu n'as pas eu de chance avec ton EVS. Possible. Mais faut-il
pour autant tout rejeter en bloc ? C'est pas sérieux.


Puis surtout, tu fais une énorme erreur quand tu dis que les IEN "n'apprécient pas tous de se transformer en agents recruteurs"


Mais ça n'est pas leur rôle, Françou ! C'est au dirlo de choisir son EVS. C'est comme ça que ça se passe dans la plupart des départements. Tout au moins chez les dirlos qui acceptent de prendre
leurs responsabilités. Les IEN n'ont rien à voir là-dedans. C'est entre le dirlo, le lycée mutualisateur et Pôle Emploi.


Ce que tu dis, Françou, ça pose un vrai problème de fond. Les dirlos réclament un statut, nous disent les responsables de l'assoc de Pierrot. Bon.. tu en es et tu n'assumes pas les prérogatives
que te donnent les textes. On voit bien que des textes même plus clairs n'y changeraient pas grand chose. Tu auras toujours ceux qui s'en servent et ceux qui sont apeurés à l'idée que le "boss"
(IEN) pourrait penser d'eux s'ils exercent trop leurs responsabilités.


Affirme-toi Françou ! Dis-lui à ton IEN que ce n'est pas de ses compétences. Ose !!!! Et puis, tu as toujours une section syndicale près de chez toi pour te conseiller et te défendre. Donne-moi
tes coordonnées si tu veux que je transmette ton problème à mes camarades de ton coin. 

françou 22/06/2013 11:13


Et si nous menacions de refuser en masse la fabuleuse aide administrative apportée par des contrats précaires? Personnellement je suis tentée après une expérience qui m'a plus coûté en terme
d'investissement personnel (formation, temps à réparer les erreurs, aide sociale d'une nana dans la m... avec ses quatre gosses) que ce que ça m'a rapporté dans le boulot; et puis après deux ans
le kleenex est jeté et toi tu recommences avec un autre. C'est tout le contraire du snu qui ne voulait pas en entendre parler au départ des EVS et qui maintenant veut absolument nous les fourguer
pour faire le jeu du gvt qui doit inverser la courbe du chomage d'ici décembre. Dans une action de rejet massif on serait sûrement aidés par des IEN qui n'apprécient pas tous de se transformer à
l'occasion en agents recruteurs.

merlin 20/06/2013 23:23


Jean Michel,


Même si je partage une partie de ton analyse , peut-on dédouaner les syndicats de toute responsabilité dans l'immobilisme de la situation actuelle?


Le MEN aurait peut-être parfois envie de créer un statut ( pas pour nous) mais pour clarifier nos missions , voir les étendre.


Il sait que certains syndicats ( le Snuipp en tête) vont monter au créneau en hurlant .


Donc wait and see pour le MEN, on charge la mule pour faire le boulot en plus ( la mule, c'est nous!) et on sait que le syndicat puissant et majoritaire fermera pour une fois son ... grand bec
afin de ne pas mettre sur la table le problème du fonctionnement de l'école. En échange on occupe le terrain avec quelques envolées en faveur des dirlos surchargés,  l'aide fabuleuse des AVS
" de direction" et autres "mesures indiciaires " dont on imagine déjà le montant!


Il serait fou le MEN de faire plus avec de tels syndicats...!

Pierre Lombard 20/06/2013 09:54


Mais Jean-Michel, il se passe le contraire de ce que tu avais dit!


tu joues sur l'ambigüité du mot "statut" en y associant automatiquement la création d'un corps des directeurs d'école.


un statut c'est un ensemble de textes qui positionne une personne ou un type de personne par rapport à un groupe, à un système.


C'est cela que l'on met en avant quand on parle de "reconnaissance", de "métier spécifique".


La création d'un corps spécifique est un moyen de reconnaitre le directeur d'école pour ce qu'il est, ce n'est pas l'alpha et l'oméga, même si c'est le meilleur pour le GDiD.


mais il y a d'autres solutions:


- être versé dans le corps des chefs d'établissement, créer un statut d'emploi fonctionnel, une certification…


Tout dépend des textes réglementaires qui accompagne le "titre".


Même si j'écarte totalement le chiffon rouge de la caporalisation de l'école par la création d'un corps, je peux entendre d'autres critiques:


- on est en train de réduire le nombre de corps


- on ne peut réserver un corps  une catégorie unique de personnel


- pas de possibilité de revenir dans le corps des PE


La discussion est le préalable aux choix qui vont s'opérer.


partant de là, il faudra être plus persuasif pour me faire admettre qu'il n'y a pas de volonté "politique" pour avancer vers un statut du directeur:


- agenda avancé


- priorité aux directeurs


- sur la table, en 1, redéfinition des missions.


- et puis, dans le contexte économique contraint, on annonce une revalorisation salariale et du temps en plus...


 


Voilà pourquoi je trouve contre productif, voire dangereux de faire comme si rien ne bougeait et ne  se raccrocher qu'à ce qu'on dit les uns et les autres par le passé au lieu de constater
l'évolution des idées et des mandats (pour les syndicats) sur le dossier de la direction. Idem pour le tirage des couvertures sur soi... Il faut sortir de cet esprit boutiquier qui risque de nous
faire retourner à la case départ.


Les voir évoluer est bien une caractéristique essentielles des idées, non?


Ben il suffit de mettre dans l'ordre chronologique les positions des uns et des autres pour constater qu'elles ont évoluer et qu'il y a une volonté ministérielle de traiter le problème des
directeurs en partant de la reconnaissance du métier.


 

hreip 19/06/2013 23:25


@zezette : exposer des arguments ......


Trop difficile pour lui, à moins d'avoir l'aval du sous-sous-sous-sous-sous-chef de la cellule départementale cornaquée par la voix de son maître, le triste sir !


Ben tiens, toi qui n'en fout pas une, je t'invite - hors prime de déplacement - à former mon EVS administratif.


CMETP zézette !


Toujours à ta disposition et à dents de scie 08 au choix :


* boîte à claques (méfie-tois, il y a du jambon autour de l'os)


* Knout

Gérard 19/06/2013 22:30


Et si on pensait un peu à faire grossir les syndicats qui défendent un statut pour les directeurs proche de celui du GDiD?


http://www.cftc-educ.com/arretons-lhypocrisie-les-directeurs-decole-veulent-un-statut/

gregoire 19/06/2013 22:18


tu oublies " le 1er cercle "


pour ça on est payé en bonnes paroles

jean-michel 19/06/2013 21:13


Début juin, j'avais écrit ça (désolé de me citer mais ça m'évite de recopier, trop feignant..) 


"Moi, le snu, le se & co, je les mets dans le même sac. Aucun
ne veut véritablement nous donner le coup de pouce décisif pour un statut. Sinon, ça se saurait. Mais à la différence de beaucoup ici, je place les gouvernements de droite comme de gauche comme
principaux responsables de notre situation. Aucune volonté chez tous les ministres qui se sont succédé de créer un statut. Peillon va même plus loin puisqu'il a dit qu'il n'avait pas les moyens
de nous le donner. Alors je veux bien qu'on accuse les syndicats mais faudrait pas se tromper de cible. Le seul vrai responsable : les gouvernements !"


Voilà que ça se vérifie. Peillon a confirmé. Le se-unsa passe sous silence.. gêné, on l'aura compris mais sûrement pas mécontent...


Non, il n'y a rien à attendre de ce gouvernement. Pas plus ni mieux que les autres. On ne compte pas. L'école continuera comme avant. C'est pas les quelques mesurettes qui seront annoncées en
septembre qui changeront grand chose. C'est du cinéma. C'est l'exception française. Clarifier nos missions... Tu parles ! sans statut, ça change quoi pour moi tous les jours ? Et bien sûr
l'amélioration des décharges viendra en des temps meilleurs. A la saint glinglin... Peillon se fout des dirlos comme Chatel ou Darcos avant lui. Ah, bien sûr, les grands mots, les "vous êtes
indispensables", les "je vous aime"... Du vent ! du cynisme !

merlin 19/06/2013 20:03


Gégé,


Tu te fourvois: relis le post de Pierrot ( 14) , rien à ajouter de ma part.


Je milite au Gdid depuis.... sa création...donc des lustres pour toi, certes, et je remercie ceux qui mouillent le maillot bien plus que moi de faire leur possible.


Pourquoi les choses n'avancent pas plus vite? hé bien, il y a un argument avancé par les ministres de droite précédents et le ministre de gauche actuel: le statut? ça serait justice mais les
syndicats n'y sont pas favorables... A méditer de ta part et tu vois , j'ai bien mis le pluriel à syndicats car aucun d'entre vous ne prend réellement le problème de la direction dans sa
globalité.


  Et pour la " gouvernance " des écoles (post 10) tu dis quoi au fait?

Pierre Lombard 19/06/2013 19:25


Doucement Zézette, tout doux petit, tu vas nous faire un infractus.


le GDiD est une association, par définition nous n'avons rien à "obtenir", ça c'est le boulot des "syndicat". pas une fois tu me trouveras en défaut là-dessus.


Par contre le GDiD a un bilan:


- ouverture des discussion et de l'agenda social sur les directeurs eux-même et pas sur le fonctionnement de l'école ou la direction.


- Plus aucun syndicat qui pèsent n'est dans la posture:" le directeur est un enseignant comme les autres". Non, au contraire tous cherchent comment reconnaitre sa spécificité.


Et c'est déjà beaucoup. beaucoup. Car on peut, désormais se retrouver autour d'une table et AVANCER.


 


Donc, ce n'est pas le moment de refaire le match ou de s'inventer des ennemis.


Expose des arguments, dis-nous ce que tu vois derrière la "certification", quelles sont les missions prioritaires qu'il faudra mettre en avant et quels types de prerogatives devront les
accompagner????


 

Spartacus 19/06/2013 17:57


C'est sûr Gégé..... le GDID n'a pas le même pouvoir que ton syndicat conservateur et corporatiste qui milite en sous main dans les ministères contre la création d'un statut pour les
directeurs...... et cela depuis 25 ans...... Ensuite la bouche en coeur le même syndicat vient tresser des louanges aux directeurs sur un air d'EVS...... C'est air là, on l'a déjà entendu......
alors la langue de bois et les promesses du snoopy, on connaît...... sans parler du double discours et du double
langage


 

Gégé 19/06/2013 17:47


Merlin, tu as la critique facile quand il s'agit de salir le SNUipp et ceux qui s'évertuent à défendre les collègues. Tu nous reproches de ne pas obtenir suffisamment de résultats. Sois bien
conscient que nous aimerions obtenir plus et mieux dans chacune de nos interventions. Mais, tous ceux qui mouillent leur maillot savent que ce n'est pas facile y compris face à un gouvernement de
gauche.


Dis-moi, Merlin, toi qui milites dans l'assoc de Pierrot depuis des lustres, te poses-tu parfois la question de savoir que le GIDD a déjà obtenu ? Dis-donc, ça fait quand même des années que le
GIDD est reçu dans les palais de la République pour expliquer les difficultés des dirlos, pour réclamer un statut... Qu'a-t-il déjà obtenu le GIDD ? A part des messages de compréhension langue de
bois et des promesses fumeuses qui n'engagent que ceux qui les reçoivent, comme disait Chirac... Rien du tout. Rien de rien. Alors, un peu de modestie messieurs Merlin et Denis08.

denis08 19/06/2013 17:32


Je ne sais plus quel homme politique disait (Edgard FAURE peut-être... A moins que ce ne fût Georges Marchais ) : "Ce
n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent."


Parole superbement illustrée aujourd'hui sur ce blog, par les Gégé, Dédel et consorts du snipp...


Ces gens-là n'ont vraiment aucune légitimité à nous représenter tant ils manquent d'amour propre : ils nous déversent sans vergogne leur discours syndical prémâché sans honte aucune de nous tenir
aujourd'hui un verbiage dans le vent, à l'opposé de ce qu'ils nous assenaient il n'y a pas si longtemps enocre, sur la direction d'école.


Impossible de leur faire confiance, même un  millième de seconde...


Merci au GDID et ses représentants (et courage !) : sans vous où en serions-nous aujourd'hui, et où nous emmènerait-on demain ?!!!

merlin 19/06/2013 16:47


Toujours le même écran de fumée de la part de ces messieurs du Snuipp: faire croire que " la direction" d'école se résume à une EVS pour laquelle on réclamera un statut , un ordi HD et des "
avancées financières" non chiffrées ( c'est mieux) mais bien naïf qui pense financer un repas mensuel à deux dans un bon resto avec!


    Un sujet que vous n'abordez pas ( simple oubli probablement): quid de la prise de décision à l'école?


Aujourd'hui, dirlos et adjoints n'en peuvent plus de devoir rendre compte en permanence à l'IEN pour tout et n'importe quoi. C'est un constat.


L'absence d'existence juridique de l'école ne  permet  aujourd'hui aucune prise de décision et nous sommes ballotés entre les arbitrages de l'IEN, les demandes plus ou moins
pressantes  du principal, les décisions du Maire qui sait très bien rappeller quelles sont ses prérogatives.


La mise en place des rythmes est sans doute dans les mémoires de beaucoup d'entre nous et le rôle purement consultatif du CDM a pris tout son sens pour ceux qui se croyaient grands chefs
décisionnaires.


Alors il faut bien redéfinir le rôle et les missions des dirlos et les reconnaître en tant que tels si on veut que les écoles soient un peu plus autonomes dans leur fonctionnement.


        Pas gagné à la lecture de certains posts précédents!

Moira377 19/06/2013 13:20


Pas la joie si l'on en croit le compte rendu qu'en font les syndicats... 


La première réunion s'est faite avec les syndicats. Les dirlos, on verra après... 


Peillon a confirmé d'emblée : pas de statut d'établissement et pas de statut pour les dirlos... Il voulait se mettre les syndicats dans la poche. Le SNUipp est content et il le dit. CGT-Education
aussi. Le SE est muet sur le sujet. Il ne veut pas laisser apparaître sa joie puisqu'il est devenu "l'allié" des dirlos ...


Comme on pouvait s'y attendre, les "discussions" vont traîner des mois pour accoucher "d'avancées" formidables.... 


Bref, ça va changer notre quotidien !!!

hreip 19/06/2013 01:10


Françou,


Il ne faut pas se tromper de combat.


Je m'explique, plus forte est la demande, plus importante sera la décision finale. C'est le jeu !


Enfin le GDID a une place à jouer, la manoeuvre est délicate, mais enfin la parole est donnée avec tous ses argumentaires.


Dans tout débat, il y a le jeu politique, on n'y échappe pas.


Quels sont les leviers ?


Les syndicats, dont un nous appuie, plus que d'autres et le GDID. Il y a un choix à faire !


Faire le jeu du shnouff, via cette fumeuse certification, servirait à nous décrébiliser.


Derrière cette fumeuse certification cela nous engagerait à une décision calendaire.


M. PEILLON nous avait promis à une concertation au 1er trimestre 2013, il est hors délai, d'où notre engagement à prévaloir nos missions, nos expertises et enfin NOS MISSIONS ET NOS STATUTS.


Dans une négociation, tous les acteurs sont écoutés. Cependant une décision politique est prise.


Ils - nos gouvernants- assumeront en pleines et entières leurs responsabilités. Dois-je ajouter que l'année prochaine se dérouleront des échéances électorales ?


Il est clair qu'il ne faut pas se tromper de combat !


 

hreip 19/06/2013 00:31


Le sous-kapo-chef de Lefermovo a écrit : "Un piège ? qu'est-ce que c'est encore que cet article qui vise toujours et encore le SNUipp ? C'est dingue, ça !!! Comme si notre proposition
n'était pas sincère !!! Vous aurez du mal à faire croire ça aux camarades dirlos. Je me réjouis de la réaction de Françou qui a bien compris que le SNUipp oeuvre dans l'intérêt des dirlos et se
bat pour eux.


Nous, au moins, on a une proposition claire. Pas comme certains qui changent d'avis selon les interlocuteurs. Je dis ça, je dis rien... Suivez mon regard..."


 La boîte à claques est ouverte si cela t'intéresse,  au cas ou, j'ai toujours un Knout .


Tu ne représentes rien, tu n'es pas directeur, qu'est-ce que tu nous casse les baloches avec tes "posts" !


Tu devrais te battre pour la Syrie, et non pas pour Sire-mes-grolles, au moins là-bas ils apprécieraient ton erstatz de café !


Dégage de là, pÔv con, tu n'as aucune légitimité.


D'ailleurs Sud embauche !


KAMAPAD zézette, KAPO du goulag gouvernemental, longue vie au GuéPOU !


Si tu me traites encore de KAMAPAD, cours vite !


Je posterai ces différents  "post" aux instances du chnouf pour dénoncer tes incompétences notoires ! Je te conchie.


Longue vie à la machine à café, un conseil : méfie-toi de ton IP !


Me contacter en BAL perso.

Dedel 19/06/2013 00:02


Ce 18 juin, un premier groupe de travail sur la direction d’école s’est tenu au
ministère. Le SNUipp-FSU s’est félicité de l’ouverture de ces discussions sur un dossier en souffrance depuis de nombreuses années. A ce titre, comme d’autres organisations syndicales, lors des
premières discussions de cet été sur la « refondation », nous avions très clairement affiché notre volonté de voir inscrit ce sujet à l’agenda social du ministre. Depuis trop
longtemps, nous déplorons une dégradation des conditions d’exercice de cette fonction indispensable au bon fonctionnement de l’école. Nos différentes enquêtes, qui ont donné la parole aux
directeurs, en ont fait largement état. Le bilan effectué en 2006 à l’issue des dernières discussions sur la direction indiquait un alourdissement des tâches des directeurs. Depuis, force est de
constater que la situation ne s’est pas arrangée, le rapport de l’Inspection générale de Juillet 2011 le confirme.


Les réalités du
travail


Des évolutions essentielles sont donc nécessaires. Nous souhaitons que ces
groupes de travail aboutissent concrètement. Il est temps de regarder à la loupe le travail spécifique de directeur, l’explicite à travers sa définition réglementaire des missions comme
l’implicite à travers son activité réelle : faire vivre une équipe pédagogique, impulser le projet d’école, être en première ligne dans les relations avec les parents et les partenaires de
l’école, répondre aux multiples sollicitations de l’administration, gérer les imprévus du quotidien, organiser le va-et-vient des divers intervenants et, maintenant, assurer l’interface avec les
collectivités locales pour la mise en place des nouveaux rythmes ou l’organisation d’un PEDT. Tout ceci en étant le plus souvent chargé de classe et dans la plupart des cas sans aide
administrative, … la coupe est pleine.


 


Tout mettre sur la
table


Il est urgent de reconnaître qu’assurer la direction d’une école est
une fonction spécifique qui demande une formation, des conditions d’exercice et une rémunération adaptées.


- assurer la cohérence d’une école, faire travailler ensemble une équipe de
professionnels ne s’improvise pas. La formation à la fonction n’est pas à la hauteur de ce que l’on demande aux directeurs. Le ministère doit avancer sur ce sujet et mettre en place une
véritable formation initiale et continue aux différentes dimensions de ce travail spécifique. Il faut professionnaliser la fonction et la rendre attractive.

- une redéfinition de leurs missions et une clarification de leurs responsabilités sont également nécessaires. Le décret du 24
février relatif aux directeurs d’école doit être revu. Un soutien juridique

- il faut aussi admettre que la question du temps est un enjeu majeur. Le temps de décharge doit être revu à la hausse. Les écoles de
une à quatre classes doivent bénéficier de temps, les seuils pour obtenir un quart ou une demi décharge abaissés.

- l’aide administrative en déshérence depuis plusieurs années doit retrouver du souffle. Des mesures d’urgence sont indispensables
pour la rentrée 2013. Au-delà, il faut se penche sérieusement sur la création d’emplois professionnalisés et pérennes pour aider au fonctionnement administratif de l’école et
décharger les directeurs d’un certain nombre de tâches chronophages.

- reconnaître la fonction, c’est aussi la revaloriser. Les deux indemnités ( part fixe, comme part variable, en fonction du nombre de
classes) doivent être mises sur la table.


Rendez-vous en
septembre



La priorité au primaire, engagement du Président de la République passe aussi par des transformations en faveur de la direction d’école. Aucun sujet ne doit être esquivé et nous ne nous
contenterons pas des seuls sujets mis à la discussion par le ministère.



Lors de ce premier tour de table, le SNUipp-FSU a imposé son tempo sans tabou, avec exigence et détermination. Le ministère a été dans l’obligation d’apporter une première
réponse concrète sur l’aide administrative comme nous le demandions. On ne pourra pas en rester là. Il faudra aller plus loin et ce, dès le mois de septembre lors de la reprise des
discussions.

Dedel 18/06/2013 23:58


Lors de la première réunion sur la direction d’école, le ministère vient
d’annoncer qu’au moins 10 000 emplois aidés seraient recrutés pour l’aide administrative à la direction d’école. C’est une première réponse explicite à la demande
formulée par le SNUipp-FSU d’abonder d’urgence l’aide administrative tombée en déshérence ces dernières années. Pour mémoire, il y a eu jusqu’à 25 000 emplois de ce type dans les écoles
en 2007 contre moins de 5 000 aujourd’hui.


Ces personnels seraient recrutés entre septembre et novembre 2013. Le ministère
de l’Éducation nationale aurait obtenu du ministère du Travail que ces emplois précaires soient pourvus par des personnels « plutôt jeunes et plutôt diplômés, niveau bac à bac +
2 ». De fait, les missions qui leur seraient confiées seraient élargies. Elles combineraient aide administrative et aide éducative (aide à la surveillance, à l’accompagnement,
aide aux enseignants…)

Dedel 18/06/2013 23:56


1ère réunion sur la direction d'école ce 18
juin.


 


A l’occasion d’un premier tour de table organisé le 18 juin, le ministère a présenté
trois axes de travail : redéfinition des missions, parcours professionnel et valorisation de la fonction. Les discussions devraient s’étaler de septembre à décembre
prochain.


Une première rencontre sur la direction d’école s’est tenue rue de Grenelle le
18 juin. Elle s’inscrit dans un ensemble de réunions qui se poursuivront à l’automne dans le cadre de l’agenda social sur le métier enseignant et ses différentes missions. Pour le ministère, il
s’agit « d’avoir une vision générale des métiers ». Lors de cette rencontre, un travail initié par la DGESCO et base de la réflexion à venir, nous a été présenté. Une réflexion
qui tourne autour de trois dossiers qui seront discutés entre septembre et décembre.

- La place du directeur dans la mise en œuvre de la refondation de l’école (les missions de l’école) : identifier clairement les missions
du directeur d’aujourd’hui. Animation d’équipe, fonctionnement de l’école, relation avec les familles et les différents partenaires seront au programme de ce premier chantier. Le ministère met
aussi en débat la question d’un « référentiel métier » et d’une réactualisation de la note de service de 1997.
- L’accompagnement du parcours professionnel : recrutement, affectation et formation
- La valorisation de la fonction : avancement, décharges (108h, prise en compte des spécificités)

Le ministère précise qu’il n’est pas question d’aller vers un statut pour les écoles et les enseignants en charge de leur direction, mais d’avancer sur les missions, l’accès à la
fonction, la formation et la valorisation de la fonction.
Lors de cette réunion, le SNUipp-FSU a rappelé l’urgence d’avancer sur ce dossier en travaillant autour des cinq points : charge de travail, formation, décharge, rémunération et aide
administrative.

Gégé 18/06/2013 21:11


Un piège ? qu'est-ce que c'est encore que cet article qui vise toujours et encore le SNUipp ? C'est dingue, ça !!! Comme si notre proposition n'était pas sincère !!! Vous aurez du mal à faire
croire ça aux camarades dirlos. Je me réjouis de la réaction de Françou qui a bien compris que le SNUipp oeuvre dans l'intérêt des dirlos et se bat pour eux.


Nous, au moins, on a une proposition claire. Pas comme certains qui changent d'avis selon les interlocuteurs. Je dis ça, je dis rien... Suivez mon regard...

françou 18/06/2013 19:13


Partir en négociation avec juste un "tout ou rien"" ce n'est pas négocier...et ce sera rien, on le sait déjà...A moins qu'on ne se mette à faire peur avec une belle grève administrative, je ne
vois pas comment faire? Que la certification ne vale rien aux yeux du snu c'est certain. Et alors? C'est avec le Ministère qu'il faut négocier. Une certification qui s'accompagne
d'un niveau de compétences requis avec formation balisée, initiale et continue, d'un corpus de responsabilités défini qui découle nécessairement sur du temps pour les assumer, puis d'une paye en
conséquence. (mais là on peut attendre que les temps soient meilleurs pour tous, c'est mon avis).Quand un abruti du snu pense qu'un directeur est remplaçable par une secrétaire et un ordinateur
de bonne qualité, il est urgent de faire la liste de nos utilités sociales, de nos compétences de décideurs, d'animateurs d'équipes
pédagogiques, de nos compétences en matière d'entretien des bâtiments communaux etc, etc... Je continue à penser que la certification est la petite brèche dans laquelle on peut s'engouffrer et
retourner contre le snu son propre piège avec l'aide du ministère.

Pierre Lombard 18/06/2013 18:36


D'abord une INFO:


Le GDID sera reçu le 20/06/2013 par le ministère dans le cadre de la discussion sur les directeurs!


 


la "lutte" que nous menons est inscrite dans le temps et on ne peut si DeL reprend des phrases des uns et des autres il faut le faire dans l'ordre chronologique pour percevoir les évolutions (les
victoires?) est pas de façon anarchique qui peut laisser croire que l'un répond à l'autre dans une spirale négative pour les directes et les dirlos.


Objectivement les discussions s'ouvrent avec le GDiD, la priorité est bien donnée aux directeurs et pas le "fonctionnement de l'école et la direction"… C'est loin de la position du SNUipp.


Je rappelle aussi qu'avant d'avoir un corps bien à eux, les chefs d'établissement étaient nommés sur un "statut d'emploi fonctionnel" et que la signature du protocole n'a rien bloqué du tout.


La preuve….


Pour dire que bien entendu que rien n'est fait, qu'il faudra rester attentifs et que les forces réactionnaires sont déjà à l'oeuvre, mais pour l'instant, c'est nous qui avons la main. À nous de
continuer à bien jouer notre jeu.


Jeudi matin, malgré le boulot que j'ai à l'école et ma vie de famille, je serai à paris pour défendre notre bout de gras:


petit rappel:


les points à voir sont:


> redéfinition des missions


- aide


- temps


- salaires