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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 21:12

 

Se définissant comme un « Think tank » indépendant, l’Institut Montaigne  vient de publier un rapport intitulé « vaincre l’échec à l’école primaire » dans lequel il dresse un état sans concessions de l’école et propose des solutions concrètes et opérationnelles.

Une partie importante de ce rapport de 140 pages concerne la « gouvernance impossible » et « l’absence de pilotage » de l’école primaire. Parmi les solutions proposées, le rapport plaide pour un statut de l’établissement et un vrai statut pour son directeur. Nous avons sélectionné quelques extraits qui intéressent particulièrement les directeurs d’école.

 

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Préambule

L’échec à l’école est un phénomène préoccupant pour notre pays et il se fabrique très tôt. "Quatre écoliers sur dix, soit environ 300 000 élèves, sortent du CM2 avec de graves lacunes : près de 200 000 d’entre eux ont des acquis fragiles et insuffisants en lecture, écriture et calcul ; plus de 100 000 n’ont pas la maîtrise des compétences de base dans ces domaines", pointait déjà le Haut Conseil de l’Education en 2007. Cette situation, loin de s’améliorer ou de se stabiliser, se dégrade depuis quinze ans.

Le niveau moyen des écoliers français se situe seulement dans la moyenne des pays de l’OCDE. Il se dégrade depuis deux décennies, au point que la prochaine vague de résultats de l’enquête PISA 2009 – publiés fin 2010 – est attendue avec beaucoup d’anxiété par le Ministère de l’Éducation nationale.

 

Notre école est incapable de « transformer efficacement les ressources en résultats ».

En 2001, Claude Thélot, spécialiste des systèmes éducatifs, avançait déjà que « les progrès de l’école ne sont plus à la hauteur des ressources insufflées, un palier est atteint, le problème ne relève plus du quantitatif, le système français rencontre certaines difficultés à évoluer ».

Chaque année assombrit davantage l’avenir de milliers d’élèves, déchire un peu plus notre tissu social et nous handicape dans la course à la connaissance. Ce Rapport contribue à la compréhension des mécanismes qui produisent l’échec à l’école. Il entend aussi éclairer la réflexion en montrant, à la lumière d’expériences internationales, qu’il n’y a pas de fatalité. Nos propositions peuvent aider à changer la donne.

 

Diagnostic

 

L’École de la République est organisée en fonction des besoins des adultes, pas de ceux des enfants.

1. Un calendrier scolaire beaucoup trop stressant

2. Un système bancal : l’échec de l’organisation en cycles

3. Le redoublement : inutile et dangereux !

4. L’efficacité contestable de l’aide aux élèves en difficulté

 

Le rôle des enseignants

 

Formation initiale et continue, recrutement, rémunération, mérite, management, évolution de carrière, évaluation, reporting, performance… L’Éducation nationale continue d’ignorer les principes de base de gestion des carrières, de motivation des individus, de performance des organisations… Elle oscille entre ignorance, indifférence, résistance passive et hostilité ouverte…

 

Une gouvernance impossible ou l’absence de pilotage à tous les niveaux

 

Qui est responsable de la dégradation des résultats de notre école ? Chercher des responsabilités et proposer des actions concrètes afin d’y porter remède est un exercice vain… En effet, ni le ministre ni son administration ne sont en mesure d’organiser un pilotage du système.

Ni le rôle, ni les responsabilités des directeurs d’école ne sont clairs. Ces derniers souffrent systématiquement d’un manque d’autorité sur leurs collègues. Imagine-t-on un instant un collège fonctionner sans un principal ou un lycée sans un proviseur ? Cette vision a de quoi effrayer… C’est pourtant celle que renvoie le premier degré, c’est-à-dire l’étage où se construisent les bases de la réussite ou de l’échec scolaire pour des classes d’âge entières…

Quant aux inspecteurs, ils ne sont pas assez nombreux pour assumer leur mission et sont contraints de déployer leurs activités en sacrifiant le plus souvent la formation pédagogique comme l’évaluation des enseignants.

Il est urgent de s’attaquer à cette situation qui fait de la première marche de notre système scolaire un corps ingouvernable.

 

Des écoles sans pilote

 

Qu’est-ce qui distingue un directeur d’école de ses collègues de l’enseignement secondaire ?

• le premier organise « le fonctionnement des écoles par le biais des différents conseils (conseil des maîtres de cycles, maîtres, école) »;

• ses collègues représentent l’État et dirigent leur établissement.

Le directeur d’école primaire ne dispose ni de l’autorité lui permettant d’assumer une réelle responsabilité pédagogique, ni des moyens suffisants pour remplir ses responsabilités administratives. Il ne dispose pas non plus d’une reconnaissance statutaire : il n’est « ni franchement un pair ni vraiment un supérieur ».

Il est en revanche soumis à l’autorité des « deux vrais responsables institutionnels de l’école, l’inspecteur de la circonscription, représentant l’État, et le maire de la commune, propriétaire des lieux et employeur des personnels non enseignants ». Ses responsabilités sont pourtant croissantes en matière administrative, pédagogique et partenariale (interlocuteur des autorités locales). Jongler avec ces trois tâches est d’autant plus complexe qu’il souffre d’une absence de légitimité pour assurer les responsabilités qui lui incombent.

Il faut bien noter que la plupart des syndicats de l’Éducation nationale sont hostiles à un pilotage renforcé des écoles, réticents à un « éclatement du corps des instituteurs et à la création d’un échelon hiérarchique intermédiaire entre l’inspecteur et l’enseignant ».

Cette crise silencieuse et larvée dure depuis plusieurs décennies. L’absence de reconnaissance de la fonction de directeur a donné lieu à un appel à la « grève administrative » entre 2000 et 2006.

Elle se prolonge encore aujourd’hui pour une minorité de directeurs. Les revendications d’ordre matériel ont été suivies d’effets, telles que l’amélioration du régime des décharges d’enseignements et l’augmentation des rémunérations. Néanmoins, la question de la création d’un corps spécifique des directeurs d’école n’est pas réglée. Une enquête commandée par le Groupement de défense des intérêts des directeurs parue en 2006 constate que « 93 % des directeurs seraient favorables à un nouveau statut, et que 73 % souhaitent qu’il débouche sur la création d’un nouveau corps. En outre cette enquête fait apparaître que 95 % des directeurs estiment que leur travail n’est pas reconnu par l’institution, et 47 % assurent que les syndicats ne défendent pas assez leurs revendications ».

Engager une réforme visant à la création d’un corps de directeur va de pair avec une évolution du statut des écoles en établissements publics d’enseignement primaire (EPEP), rendue possible par la loi du 13 août 2004 mais dont le décret d’application fait toujours défaut. Les fonctions de directeur doivent également être clarifiées, notamment à l’aune de la grande diversité qui existe d’une école à l’autre : gérer une école à trois classes ou à vingt classes n’implique par exemple pas la même charge de travail.

 

La fiction de l’inspection

 

Le rôle de cet échelon supérieur est pourtant essentiel. Au sein de leur circonscription (unité de base de l’école primaire), les inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN) exercent leur mission d’encadrement « en assurant leurs trois missions traditionnelles : inspection, gestion, animation ». Ils inspectent, évaluent, notent les enseignants et contrôlent les écoles. Ils sont les garants des politiques nationales.

Face à la charge de travail, les IEN ne peuvent plus mener à bien toutes leurs missions. Ainsi, le HCE a-t-il constaté un recul du nombre d’inspections des enseignants face à leurs élèves. En outre, les IEN se reposent de plus en plus sur les directeurs d’école pour accomplir des tâches auxquelles ils ont moins de temps à consacrer. Préciser les missions des IEN et affiner les responsabilités incombant aux uns et aux autres permettrait de mieux piloter l’école primaire et d’accroître sa qualité.

En effet la gouvernance locale et la manière de diriger ont des incidences sur la réussite des élèves.

L’organisation administrative du premier degré n’est plus adaptée à ses besoins de pilotage de proximité. À structure et organisation constantes, on voit mal quelles améliorations vont pouvoir miraculeusement se produire…

 

La « liberté pédagogique » pour quoi faire ?

 

On l’a vu, notre système souffre d’un déficit de pilotage dû à la faiblesse organique des directeurs d’école et à la surcharge d’activité des inspecteurs. Dans un tel système, c’est l’enseignant qui prend in fine seul la décision des contenus qu’il va enseigner.

En effet, les programmes scolaires sont trop lourds pour être réalisés en 140 jours. Les enseignants sont donc contraints à un arbitrage entre les différents apprentissages. De nombreuses recherches ont confirmé les résultats d’une étude menée en 1996 sur les écarts dans l’utilisation du temps par les enseignants. D’autres travaux, à partir d’observations menées dans des classes de CE2, ont constaté de grandes variations dans le temps quotidiennement consacré aux élèves : la disponibilité d’un enseignant à l’autre pouvait varier jusqu’à 1 heure 30 minutes.

Des horaires qui varient du simple au double pour le français ou les mathématiques d’une classe à l’autre, 10 % des enseignants qui appliquent les horaires prescrits par les textes officiels… La « liberté pédagogique » n’est pas seulement un slogan. Mais quels sont les garde-fous assurant que cette liberté reste bien celle utile pour tenir compte des réalités rencontrées en classe ?

 

Un statut pour les écoles

 

L’école primaire ne jouit pas du même statut que le second degré. Elle n’est pas un établissement public, n’a aucune autonomie administrative ni financière et est pilotée depuis l’extérieur : « les écoles

sont, sur le plan administratif, de simples services municipaux ».

L’article 86 de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales permet, en principe, à titre expérimental, la création d’un nouveau type d’établissement public : l’établissement public d’enseignement primaire (EPEP), doté de la personnalité morale et juridique et d’une autonomie administrative et financière. N’ayant pas été suivie de décret d’application, cette loi pourrait, cependant, marquer un tournant décisif dans la gouvernance de proximité dont a réellement besoin l’école primaire.

Cette modification en profondeur du statut de l’école par le biais de l’expérimentation permettrait de remédier au statut obsolète de notre premier degré et d’ajouter une pierre de plus dans l’édifice de l’efficacité que nous cherchons à bâtir pour le système éducatif français.

Des pays tels que la Belgique, l’Italie, la Suède et le Royaume-Uni octroient une autonomie très large, notamment pédagogique, à leurs écoles. Les Pays-Bas et la Finlande offrent un paysage un peu plus contrasté car leur situation dépend de « la volonté et de la pratique des autorités de tutelle des établissements » dans leur choix de délégation de pouvoir. À l’inverse, une minorité de pays accorde peu d’autonomie à ses établissements, c’est le cas de la France, mais aussi de l’Allemagne ou encore de la Grèce.

En France, « les enseignants n’ont pas de comptes à rendre aux chefs d’établissement, mais au ministère représenté par l’académie ou l’inspectorat ». Comme on l’a vu, les pouvoirs d’un directeur dans le premier degré sont relativement limités, par exemple il n’intervient pas dans le champ des méthodes d’enseignement à utiliser.

« L’accent est généralement porté sur l’idée que l’école doit fonctionner comme un ensemble cohérent. Pour cela le directeur doit être un « leader », il doit impulser une dynamique, fixer des buts communs, être très présent, exercer un rôle à la fois pédagogique et administratif ».

En France, une telle « culture de la mobilisation » n’est pas évidente, car elle se heurte à certaines règles de fonctionnement de l’Éducation nationale et à certains éléments de la culture enseignante. Assez individualistes, les enseignants estiment que « passer d’une logique de la classe à une logique de l’établissement équivaut (…) à une perte d’autonomie et implique quasiment une autre définition du rôle professionnel ».

 

 

Les propositions de l’Institut Montaigne pour vaincre l’échec scolaire

 

L’organisation scolaire

1 – Respecter l’organisation de l’école en cycles

2 – Réduire drastiquement le nombre de redoublements

3 – Prendre réellement en charge les élèves en difficulté

 

Le temps des enfants

4 – Revenir immédiatement à une semaine de 5 jours de travail, incluant le mercredi

5 – Rendre l’année scolaire moins compacte et pour ce faire l’allonger d’au moins deux semaines

 

Le métier de professeur des écoles

6 – Renforcer la communication autour du métier d’enseignant et mettre en œuvre un dispositif incitatif pour les candidats à cette profession

7 – Mettre en place des formations en alternance selon la formule de l’apprentissage, pour accéder au métier d’enseignant

8 – Améliorer la politique salariale pratiquée en début de carrière, afin d’inciter les personnes les plus compétentes et les plus performantes à devenir professeur des écoles

9 – Mettre en place des dispositifs contraignants pour assurer l’obligation annuelle de formation continue des enseignants en enrichissant la carte des formations comme en pénalisant ceux qui se soustraient à ce devoir

 

L’organisation de l’école

10 – Prendre le décret d’application pour la création d’établissements publics d’enseignement primaire (EPEP) expérimentaux tel que prévu par la loi relative aux libertés et responsabilités locales du 13 août 2004.

Dans la Troisième note de synthèse sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire, le ministère plaide pour la création d’établissements publics d’enseignement primaire : « la création de l’EPEP donnerait aux inspecteurs un relais au sein de l’école sur les questions d’organisation et d’administration et elle leur permettrait de retrouver du temps pour le pilotage pédagogique et l’encadrement personnalisé des enseignants ».

À la différence du ministère de l’Éducation nationale, nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire de donner davantage de pouvoir aux inspecteurs (IEN), bien au contraire ! L’enjeu est bien plutôt de permettre aux établissements de construire véritablement leur identité et leur projet pédagogique dans l’intérêt des enfants. C’est pourquoi l’Institut Montaigne propose également la mise en place d’une gouvernance de l’établissement et d’un véritable statut pour les directeurs d’école.

11 – Sélectionner et former des directeurs d’écoles de qualité exerçant un réel pouvoir de pilotage de leur établissement.

Il faut mieux définir le rôle et les responsabilités des directeurs d’école :

• établir les objectifs globaux de l’établissement, suivre leur réalisation et assurer leur évaluation ;

• procéder au recrutement des membres de l’équipe pédagogique à partir des viviers d’enseignants reçus aux concours ou en situation de mobilité ;

• assurer l’animation et la direction des équipes afin de fixer et d’évaluer régulièrement les objectifs pédagogiques au cours des conseils ;

• garantir un socle pédagogique minimum assurant un certain volume d’heures de français et de mathématiques. En effet, malgré les circulaires actuelles précisant les répartitions horaires, trop souvent elles ne sont pas respectées ;

• assurer la gestion financière et du personnel ;

• établir des collaborations avec d’autres institutions.

La création de ce statut nécessite une professionnalisation du recrutement des directeurs d’école. Leurs responsabilités nouvelles et étendues impliquent de reconnaître ceux dont les performances le méritent et de les récompenser – pourquoi pas à travers une part variable de la rémunération.

12 – Revoir complètement le rôle des Inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN)

Leur mission doit se concentrer sur des objectifs pédagogiques, à savoir l’inspection des enseignants basée sur l’évaluation des élèves (afin d’évaluer les enseignants à partir des élèves) et la formation continue des enseignants, notamment afin de lutter contre l’échec scolaire.

13 – D’ici 2012, et dans le cadre de la mise en œuvre de la proposition n° 10, créer des EPEP qui permettent des expérimentations dans les écoles primaires, et notamment dans les ZEP, afin d’en faire un bilan à grande échelle avant d’étendre ce dispositif sur l’ensemble du territoire.

 

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Un « think tank » est une institution de « droit privé », regroupant des experts et des professionnels soucieux de réfléchir et de faire des études et des propositions dans le domaine des politiques publiques.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pierrot Lombard 10/05/2010 21:13



Nul ne conteste cette réalité, le système éducatif est inégalitaire et même injuste.


C'est pas moi qui le dit, c'est le SNUipp!


PS: On peut lire (ils ne peuvent pas s'en empêcher)


... D’autres encore sont sources de conflit chez les enseignants, comme apprendre à lire dès la grande section, ou
chez les élus avec la proposition de créer « un véritable statut pour l’école mais aussi pour les directeurs qui auraient un pouvoir
hiérarchique sur les enseignants ».


Menteurs! Si les élus sont contre les EPEP, ils sont POUR un statut des directeurs!



Grégoire 10/05/2010 19:03



Une fois n'est pas coutume je relaie la prose SNUIPPienne. Seule la conclusion me semble nouvelle : le SNUIPP appelle de ses voeux un débat sur l'école avec le gouvernement. Chouette !


Le problème cependant c'est que il est difficile d'ouvrir le débat quand on claque la porte une fois déclinée sa prose anti tout. Bon ok je suis pas objectif mais à lire les posts des tenants du
CMD on se lâche parfois.


« L'école échoue dans sa mission de
correction des inégalités. Pire, elle
les renforce ». A l'évidence, le rapport
intitulé « vaincre l'échec scolaire
à l'école primaire » que vient de
publier l'Institut Montaigne, un
« think-tank » composé de patrons
et d'intellectuels enfonce une porte
ouverte.[...] Les solutions proposées
sont sujettes à débat. Encore faut-il
l’ouvrir !



Pierrot Lombard 10/05/2010 08:27



En phase. Rien à redire... 


Une précision quand même. Les premiers à m'avoir fait sortir du "basique" (que je partage tout à fait) ce sont les syndicats qui ont  (et qui continuent!) voulu à tout prix lier (ou nier) le
statut du dirlo au fonctionnement de l'école, alors qu'il n'est question que de reconnaître l'existant et mettre fin à une situation professionnelle absconse et injuste pour les directeurs.


En liant, depuis une 10zaines d'années direction et fonctionnement on a ouvert un espace à Darcos et à ses EPEP. Depuis on court derrière...


Sur le constat, je crois que s'il n'y avait pas un jeu de "postures" des uns et des autres, il y aurait beaucoup moins de rapports, de manips,  et sans doute des solutions à la fois
pratiques, rapides et consensuelles.


Je radote, mais il n'y a qu'à voir comment on a traité "la commission Thélot" (le texte du SNUipp lu en préambule des réunions 'citoyennes" est édifaint - du vévu!)  ou le livre blanc de
Rocard sur les retraites...


Mais c'est une question de culture...


PS: je continue de radoter en notant que malgré le nombre important de fois où, ici, on a évoqué l'enquête de la MGEN, du CSS,ou plus récemment de la CAF... ni Gégé, ni Dedel ni Théo, ni Densi...
n'ont repris.


Pourquoi?


Parce qu'il ne peuvent pas remettre en cause (ce qui est différent du fait de vouloir "affiner") les conclusions à travers une
critique idéologique de leurs auteurs.


Et, ça, ça me gonfle.



che 09/05/2010 23:37



"Che, c'est vrai que l'on a du mal à se comprendre (c'est pas la première fois). Pourtant ton commentaire >70 résume ce que j'essaie de te dire. Tout le monde, ici, à vite dit ce qu'est
l'Institut Montaigne et exprimé leurs désaccords sur certaines finalités. Reste le constat.   Ce qui me casse les burnes, à moi, c'est le côté côté tous pareils... Parce que l'on a
traité de la même façon le rapport Thélot. Et je crois, comme Grégoire qu'il nous faut aussi (pas que!) balayer devant notre porte. Le constat est,  aujourd'hui, partagé, c'est clair. "


Je ne m'exprime pas forcément bien.. Désolé.. D'accord avec gégé.. Non.. En particulier sur le statut de dirlo.


Mais là où je finasse (sans cynisme dans lequel je me complérais) c'est sur le constat.. Non je ne le partage pas forcément globalement. En particulier sur les analyses faites de Pirls, par
exemple, qui catastrophisent une étude, intéressante au demeurant, mais qui demande autre chose qu'une analyse aussi superficielle que ce qu'en fait Montaigne par exemple et qui est bien à
propos, en la survolant, pour justifier des mesures qui ne sont pas forcément jusitifiables. Là j'estime qu'il y a franchement à "affiner"


Je suis en fait plus "basique que cela".. Un statut original de dirlo, il en faut un de manière indispensable, pas parce que "l'école française regresse d'après l'enquête Pirls et qu'il faut donc
patati patalère"... Il en faut un tout simplement parce que le dirlo ne peut plus bosser dans ces conditions et que le statut quo ne débouchera que sur 2 possibilités.. Soit les bourdes vont
s'accumuler dans les écoles, plus ou moins graves, soit il n'y aura plus personne qui prendra ce poste par choix.


Un statut de dirlo améliorera le fonctionnement des écoles, les résultats des élèves, la cohérence??? Peut être, sûrement, je l'espère.. On verra ce que l'on en fera.. Je ne tire pas de plans sur
la comète au plan général de l'école.. c'est plus complexe que ce "petit" changement qui sur le fond n'est pas grand chose car il ne ferait que entériner ce qui est déjà en place. Alors ces
rapports qui entrent les statut de dirlo dans une vaste réorganisation de l'école, d'un côté comme de l'autre, toujours liée, sur le fond à une vision politique de ce que l'on veut en faire...
Non... Ce jeu ne peut qu'entrainer les clivages comme on le lit au fil des posts et sur le fond, je considère que cela réduit fortement les chances d'obtenir ce fameux statut, qui pris à part de
tout cela, simplement pour ce qu'il est (celui que l'on propose) serait accepté et même apprécié de la majorité des PE.


Le statut de dirlo, non hiérarchique, comme celui que l'on défend est indispensable tout simplement car sans lui.. Y'aura quasiment plus de pecnos assez stupides pour prendre ces postes, en
particulier dans les écoles qui ne sont pas totalement déchargés et comme le CMD, j'en attends toujours le mode de fonctionnement, nos jeunes collègues vont être dans une mer..


En fait tu vois.. Je suis simple.. Basique à l'extrème sur le statut GDID... plus coupeur de cheveux en 4 pour le reste


che



merlin 09/05/2010 23:20



Ca méritait d'être écrit: tous les instits ne sont plus de gauche, la plupart se foutent de l'Usep, des Pep, des Cemea et autres FAL, seuls nos responsables syndicaux ne s'en sont pas aperçus et
pensent encore que nous vivons  à l'époque de la " Gloire de mon père".


Certes, il n'y a pas les gentils et les méchants et le rapport des dangereux libéraux de Montaigne  pointe hélas le doigt sur nombre de vérités.


J'approuve aussi à fond le post qui souligne le fait que les syndicats font le lit des réformes qu'ils dénoncent par leur immobilisme farouche. Position absolument intentionnelle car depuis le
temps que plusieurs d'entre nous le disent , ils auraient pu redresser la barre s'ils l'avaient voulu!


Alors les amoureux de l'enseignement privé vous disent merci, ceux qui adorent démonter l'école publique aussi car nos insuffisance réelles et supposées , dues à une structure de fonctionnement
obsolète en regard à l'ensemble de nos missions actuelles leur donnent raison.


Continuez à parler d'une école qui n'existe plus, les hussards noirs de la République sont remplacés par des " Masters" qui ne vivent et pensent pas de la même manière : ceux-là auraient bien
besoin d'un dirlo disponible pour les accompagner dans leur début de carrière car c'est déjà le rôle que nous allons avoir bientôt sans décharge ni statut ....pour votre plus grande joie.



che 09/05/2010 18:28



"Che, sur ton pseudo, je m'autorise à te dire qu'il me fait plus penser à Guevara que Montaigne à Axa"


t'inquiète pas, c'est normal.; Question de marketing.. Guevara avait un meilleur photographe de presse à dispo que Axa..


Sinon reste calme, c'est le week end.. Moi, j'ai des circonstances atténuantes. Il flotte, j'peux pas tondre, J'aime pas Druker sur la 2 et mon PC d'école est en rade.. j'peux même pas avancer ma
direction.. Alors je lis les rapports de Montaigne et les enquêtes Pirls.. pas très glamour je te l'accorde.


che



Pascal Oudot 09/05/2010 15:08



collusion entre gouvernement et patrons


 


Difficile d'aller plus profondément dans la réflexion: je tire mon chapeau. Che, sur ton pseudo, je m'autorise à te dire qu'il me fait plus penser à Guevara que Montaigne à Axa. Désolé. Mais il
n'est pire sourd. Maintenant, j'arrête, ras-le-bol de cette pseudo-discussion à la con, qui a été comme de bien entendu pourrie par les gauchisants de service. Messieurs, je vous emmerde.



che 09/05/2010 14:28



On a déjà fait le ménage, Grégoire.. Toi moi et plein d'autres, puisqu'en dépit de divergences, de clivages et autres choses, nous sommes d'accord pour rechercher la mise en oeuvre d'un statut
original pour le dirlo, écrit, lisible par tous qui reste en fait notre point d'orgue sur le site du GDID..  Et je reste dans cette problématique.


Inutile d'aller chercher à droite ou à gauche un appui objectif ou subjectif, un allié plus ou moins fiable,  à ce que nous recherchons. Comme dit l'autre.. Le statut spécifique de
dirlo, il viendra si on va le chercher sans dévier du projet et des lignes rouges qui le balisent.


Le reste c'est de la discussion.. intéressante d'ailleurs.. c'est d'ailleurs le propre d'un forum.  che


 



Grégoire 09/05/2010 11:27



Pour moi tout est dit.


Le méchants sont dehors et nous assiègent, Au risque de paraphraser Kennedy, c'est peut être le moment de se demander ce que l'on peut faire pour nous changer nous mêmes.


En politique ( et nous y sommes ) il a le fond et surtout la méthode.Je mesure le travail à accomplir à nous lire pour pouvoir entrer réellement dans le vif du sujet ; un gros ménage prélable
pour effacer ( limiter au minimum ) les artefacts idéologiques qui conduisent à l'immobilisme puis compléter les têtes de chapitres énoncées ci-dessus.


Nous ne serons pas d'accord et sur la méthode et sur le fond avec beaucoup ici . On en prend acte et passons à autre chose.


Il y a du boulot. En espérant toutefois que ce soit utile Bon WE


 



che (ou chou ou chang comme on veut) 09/05/2010 10:28



"Que de balivernes ! Que de pseudo-réflexions ! Cela vole bas . Les autres doivent se rigoler "


Que veux-tu, Noé.. On vole à la hauteur de nos moyens... Certains, comme moi à ras les pâquerettes, les "beaux esprits" (je crois avoir lu cela plus haut) dans le bleu
immaculé des cieux éternels..  C'est d'ailleurs ce qui fait la différence, non.. Eux, de tout en haut voient le monde dans son entier.. Nous juste que notre petit horizon corporatiste et
étriqué... Je comprends! Mais ne t'inquiéte pas.. Ils ne rigolent pas.. ils ne nous lisent pas.


che



Pierrot Lombard 09/05/2010 10:21



Ben qui continuent à "se rigoler".


Et voilà Gégé qui revient avec son copier/coller sur les petits-chefs... ça ne te "bassine" pas ce genre de truc Che?


Gégé est d'accord avec toi Che, et toi tu es d'accord avec Gégé?


Che, c'est vrai que l'on a du mal à se comprendre (c'est pas la première fois). Pourtant ton commentaire >70 résume ce que j'essaie de te dire. Tout le monde, ici, à vite dit ce qu'est
l'Institut Montaigne et exprimé leurs désaccords sur certaines finalités.


Reste le constat. 


Ce qui me casse les burnes, à moi, c'est le côté côté tous pareils... Parce que l'on a traité de la même façon le rapport Thélot. Et je crois, comme Grégoire qu'il nous faut aussi (pas que!)
balayer devant notre porte.


Le constat est, aujourd'hui, partagé, c'est clair. Mais il reste largement prisionnier des postures et des calculs politiciens. L'institut Montaigne, oui, mais FO aussi:


- situation dégradée donc faut s'en remettre au décret de 89 (qui nous a mené au mur!)


- le SNUipp, le statu quo plus possible donc CMD et pas de petit-chef!


- CGT-éduc, non au statu mais oui à un "corpus de missions"  (ça s'appelle un statut).


Dur de trouver un chemin qui mène à une solution... Et on se tape depuis 20 piges un statu quo fantasmé où les enseignants qui enseignent dans les écoles en chient de plus en plus. (malgré des
budgets qui ont été conséquents!)


Et je crois que DES pistes désignées par l'Institut Montaigne seront au coeur d'une éventuelle réforme:


• revoir les rythmes scolaires et pérenniser des programmes.


• asseoir la politique des cycles (limiter les redoublements)


• formation et reconnaissance des enseignants


• Quelle autonomie et quel pilotage des écoles.


Voilà, pour moi, les têtes des chapitres. Le contenu reste à écrire. C'est à partir de là que je crois à la conviction et au rapport de force (pas au cynisme...)


Sur les clivages, tu as raisons. Mais, s'il n'est pas possible de s'entendre avec les extrêmes, il y a de la place pour tous les autres, la grande majorité! C'est là que je me situe, et j'en ai
marre de voir le débat confisqué par des boutiquiers.


Ce n'est pas à ces boutiquiers que je m'adresse, eux ne feront pas les 50% du chemin.


Je suis "pédagogiste" au pire sens du terme car le crois vraiment que l'essence d'un instit, d'un dirlo
c'est la pédagogie.. L'art d'enseigner. Débile .. peut être..


C'est ça qui m'horripile Che, qui a dit ou même envisager que c'était débile? (et aussi ce cynisme que tu dénonces avec raison mais dans lequel tu te complais ).


Ce que je prétends c'est que la pédagogie est un moyen, LE moyen, mais pas un but.(à l'école, maintenant si on est chercheur, OK) C'est en cela que je parlais de déplacement des
valeurs. L'école a des missions essentielles dans la société, dont l'ascenseur social, le son but c'est de les remplir.


 


 



henri 09/05/2010 09:54



Tout a toujours été fait pour améliorer l'école privée au détriment de l'école publique.


Balivernes ! Gégé ! Personne n'a vraiment "amélioré" l'école privée ; l'enseignement public se révèle comme un des "fournisseur" de l'enseignement dit-confessionnel !


À l'heure où certains d'entre nous mettent un point final aux dossiers d'entrée en 6ème, les motivations des familles (même modestes et très modestes dans certains cas et par, ailleurs de
confessions très diverses !) pour inscrire leurs enfants dans les collèges privés se résument à :


- manque de "discipline", d'autorité ;


- tenue et suivi des élèves


- en fait un manque de confiance total envers l'enseignement public dès qu'il s'agit de quitter l'enseignement du 1er degré !


Une enquête élaborée par un groupe de sociologues (désolé, je n'ai pas les références) auprès des familles dont les enfants intégraient le "privé" montrait qu'une des raisons invoquées par
celle-ci était...la pédagogie différenciée mise en place dans les établissements publics..


On peut penser ce que l'on veut de ces arguments invoqués, n'empêche qu'ils existent, sont le reflet d'un malaise et qu'à ne pas vouloir les entendre le "public" s'est masqué les raisons d'une
fuite ! Il a lui-même sa part de "responsabilité" dans cet état de fait et rien ne sert encore une fois d'aller chercher des causes externes pour expliquer cela...



Christian Fau 09/05/2010 09:36



Je pense que beaucoup d'enseignants doivent ressentir ce malaise en voyant la collusion entre gouvernement et patrons jusque dans le domaine de la "gouvernance de l'école". Jules Ferry...
Reviens !


Ben quand je lis ça, un appel à l'école de jules Ferry donc celle de la fin du 19ème siècle pour sauver l'école dans une société du 21 ème siécle, je pense que la cause de l'école ne rispque pas
d'avancer.


Ch



Gégé 09/05/2010 08:48



Des échanges intéressants sur ce qui ne va pas : les réformes en cascades, les insuffisances des uns ou des autres, la carte scolaires, le démantèlement du RASED, les dizaines de milliers de
suppressions de poste...
Je crois d'abord que la responsabilité première est politique. Je suis plutôt d'accord avec che. De Mitterrand avec Lang, de Bayrou à Chatel en passant par Allègre ou Darcos, tout n'a fait
qu'empirer. Tout a toujours été fait pour améliorer l'école privée au détriment de l'école publique. Comment s'étonner que ça aille de plus en plus mal quand de fait les élèves privilégiés ne
viennent plus chez nous ? La mixité sociale devient impossible. Les résultats chutent, D'autres quittent à nouveau... Cercle vicieux.

"je ne comprends pas pourquoi l' Institut Montaigne ne
pourrait pas parler de l'école."En
quelque sorte tu rejoins le constat de l'Institut, sauf que tu refuses une réforme du système parce qu'il est inconcevable de partager un constat avec ces messieux ..."

Je rejoins Densi amis aussi le collègue qui a laissé un commentaire sous le texte sur L'AFAE (février).

"


AFAE,Note de synthèse n°3, rapport de l'institut Montaigne ( en fait un copier-coller de la précédente ),
nous sommes vraiment dans le mode ''pensée unique ''Quand on pense que c'est un think tank piloté par des chefs d'entreprise qui se permet de proposer des solutions pour l'école, j'avoue que
ça me fait un peu peur ; franchement, je n'ai pas envie de travailler dans l'entreprise ED.NAT.,le suicide n'entrant pas vraiment dans mon plan de carrière.
Les futurs petits chefs doivent commencer à rêver avec le projet de grille pour la titularisation de nos jeunes collègue ; la partie sur l'obéissance , qui pourra renseigner l'inspecteur ?
Devinez ?"
Je pense que beaucoup d'enseignants doivent ressentir ce malaise en voyant la collusion entre gouvernement et patrons jusque dans le domaine de la "gouvernance de l'école". Jules Ferry... Reviens
!



Noé BABET 09/05/2010 07:54



Que de balivernes ! Que de pseudo-réflexions !


Cela vole bas .


Les autres doivent se rigoler .



che 09/05/2010 00:22



"Et surtout j'en ai ma claque des postures et clivages idéologiques. Je suis las mais las de lire toujours les mlêmes anathèmes et pendant ce temps la droite libérale fait passer son projet. J'en
viens à me demander si l'ultra gauche et ses satellites ne sont pas eux les alliés objectifs ( au sens stalinien ) de Montaigne et autre Brigelli"


Non Grégoire.. Je ne te prends pas pour un encarté SOS Education.. Et je suis 100% d'accord avec le fait que les clivages idéologiques sont fatigants. Que l'extrème gauche finisse par être un
allié objectif de Brigelli et confrères.. C'est pour moi évident. Je crois que c'est sur l'action que l'on diffère, certainement parce que plus vieux, je suis plus cynique.


Les clivages, même si on le regrette, même si on veut faire penser que c'est dépassé... Ils sont profondément ancrés. "Ouverture" politicienne et non "concensuelle", concertation inexistante à
tous les niveaux de la décision politique, Prise en compte égale à 0 de toutes les propositions "modérées" de ceux qui voulaient croire à la réduction du clivage.. Tu ne peux pas dire sur ces
dernières années que ce que je dis est faux.


Clivage il y a.. profond, ancré qui vient de la confiance en l'autre côté inexistante car bien trop souvent trompée. C'est peut être désolant.. mais puisque l'on parle de réalité...
C'est!


Y'avait des angles pourtant, dans notre métier... Ecouter et adapter la réforme de la formation. les heures de travail réduites à 0 avec un texte passant en l'état de départ... Base Eleves... Les
évaluations... Nous étions nombreux à ne pas être forcément contre.. Nous avions fait des propositions d'amélioration du projet initial.. Renvoyés dans les cordes!!


Je l'ai déjà dit.. Pour parler et se rapprocher, il faut faire chacun 50% du chemin.. Nombreux sont ceux qui les ont fait.. Nos "Chefs" sont restés sur leurs positions et nous ont renvoyés à nos
études.


Oui il y a clivage et non je ne fais pas confiance aux propositions libérales. Désolé.


che



che 08/05/2010 23:54



"Ce genre de phrase, c'est un peu gros à avaler. Oser parler d' "idéologie" avec le pseudo que tu trimbales, hmmm... "


C'est marrant comme remarque, cà... Che renvoie pour toi naturellement à idéologie passeiste ultra gauchisante, mais il faut pas penser que Institut Montaigne renvoie à idéologie
néo-libérale??


Y'a pourtant Karen CHErryl pourtant, CHEri-bibi, CHErokee, CHEdid, CHEsterfield, CHEtrèdurlavie, CHEdubontabacdansmatabatière et Chan passe..



che 08/05/2010 23:34



Pascal.. L'Institut montaigne, Le pape, Doc gynéco, ma concierge ou mon coiffeur parlent de ce qu'ils veulent.. On est libre.. De plus l'Ecole est pour moi une fonction régalienne de l'Etat.
Chacun a donc le droit et même le devoir d'avoir une idée sur sa finalité dans une société. de cette finalité que chacun pense qu'elle doit avoir, chacun peut en des déduire des organisations,
des objectifs à atteindre etc.. C'est de la politique. Tout ce que je sollicite, c'est que les ceux ce qui parlent explicitent d'abord et clairement la finalité générale choisie par eux pour que
les arguments, constats, propositions soient lisibles dans le contexte choisi. c'est trop facile sinon.


D'un autre côté, critiquer leur vision au nom d'une autre finalité de l'école n'est pas non plus interdit. Leur parole n'est pas d'Evangile.  Quoique... La leur fait le tour des médias.. les
critiques de leurs positions sont immédiatement rangées au rang du corporatisme, défense d'intérêts particuliers etc...


Nous n'avons pas tous la même "valeur".


che


 


 


 



Pascal Oudot 08/05/2010 21:53



Idéologie et massacre d'une école publique du côté de potes de BBart, blocage sans choix de l'autre. Montaigne n'a qu'à s'occuper de AXA et autres boites là pour faire des bénéfs.


 


Ce genre de phrase, c'est un peu gros à avaler. Oser parler d' "idéologie" avec le pseudo que tu trimbales, hmmm... Et je ne comprends pas pourquoi l' Institut Montaigne ne pourrait pas parler de
l'école. Chasse gardée? Défense communautaire? Repli identitaire? Difficile à défendre, cette position qui consiste à "défendre le service public" mais interdire au public d'en parler.



denis08 08/05/2010 21:50



Avec 2 "m", la mammouth ira peut-être mieux ?!!!


Désolé



denis08 08/05/2010 21:20



"Je vais te surprendre.. Pierrot mais comme je me fiche de la droite comme de la gauche.. oui, je pensais un peu que quelque chose sortirait des décisions de droite qui ferait évoluer les
choses.."


Le problème, Che, c'est que la droite est très forte pour arriver, doucement mais sûrement, l'air de rien, par petites touches répétées, à ce qu'elle a toujours voulu faire de l'école : une
entreprise privée à vocation de service public. C'est son projet fondamental. Elle n'en dévie jamais. Elle avance ses piuons quand elle se sent forte.Et depuis l'avénement de
Sarkozy, je dois reconnaître que cette droite a fait très fort...


Mais en face, quelle alternative proposée ? La gauche de gouvernement a-t-elle un projet pour l'école ? Je m'aperçois que, finalement, je n'en sais rien. Gênant... Et les syndicats ? Ils n'ont,
et c'est de leur faute, plus que l'image d'organisations arc-boutées sur le maintien des acquis, synonyme d'immobilisme ou de conservatisme (et c'est en cela qu'ils sont, pour les plus gauchistes
d'entre eux, effectivement des alliés précieux pour la droite).


S'en tenir à "sauver ou renforcer le service public d'éducation", c'est devenu trop galvaudé pour que chaque citoyen ou électeur puisse y voir un projet fort pour l'école publique.


C'est pour cela que je crois qu'il ne faut pas balayer d'un revers de main des analyses, des regards ou des propositions qui émanent d'endroits que nous n'identifions pas forcément comme
favorables à nos idées. Il faut au contraire s'en emparer, démonter ce qui ne tient pas et garder ce qui est pertinent comme leviers de changements (ou propositions de changements).


Notre salut est là. Si nous ne savons pas faire cela, alors nous savons comment tout ça se terminera.


Il y a, à gauche, un sacré boulot à faire et les politiques de ce bord seraient bien inspirés d'écouter ce que nous avons, nous directeurs, à leur dire pour que l'école publique du XXIème siècle
s'adapte au lieu de risquer de disparaître, comme en leur temps les dinosaures... ou les mamouths.



Grégoire 08/05/2010 20:23



Bon je me suis fait mal comprendre vu que Che pense que je suis encarté SOS éducvation ( un comble pour moi ! ) et que je suis un anti pédagogiste primaire.


Je suis militant associatif USEP, imbibé du concept de tâtonnement expérimental de Freinet, ma bible est Carl Roger et l'empathie systématique, j'essaie de faire mienne l'attitude réflexive chère
à Perround ( je suis une truie qui doute ) et beaucoup d'autre chose.J'ai commencé ma carrière pendant 10 ans en maternelle dont je reconnais toute la pertinence pour un enfant de 3 ans.


Bref je n'ai pas de leçon à donner ni à recevoir. Mais je suis prêt à prendre le risque de bouger d'accepter le mouvement et l'adaptation pour répondre à la demande d'éducation de notre société.
C'est toujours désagréable de passer d'une situation d'équilibre à une autre plus aléatoire( Piaget  ). Mon métier de directeur ( j'ai bien dit métier ) me pousse à réclamer une juste
reconnaissance pour le travail que j'effectue.


Et surtout j'en ai ma claque des postures et clivages idéologiques. Je suis las mais las de lire toujours les mlêmes anathèmes et pendant ce temps la droite libérale fait passer son projet. J'en
viens à me demander si l'ultra gauche et ses satellites ne sont pas eux les alliés objectifs ( au sens stalinien ) de Montaigne et autre Brigelli.



che 08/05/2010 20:23



Je vais te surprendre.. Pierrot mais comme je me fiche de la droite comme de la gauche.. oui, je pensais un peu que quelque chose sortirait des décisions de droite qui ferait évoluer les choses..
soit que la droite sorte de ses idéologies sur ce plan pour nous écouter, soit qu'elle n'en sorte pas et que cela réveille l'autre côté (syndicats etc..) qui irait dans le sens de nous
écouter.. encore une fois, pour qu'on avance.


Bilan que d'alle.. Ni de l'un ni de l'autre... Idéologie et massacre d'une école publique du côté de potes de BBart, blocage sans choix de l'autre.. Montaigne n'a qu'à s'occuper de AXA et autres
boites là pour faire des bénéfs.. BBart ferait meiux de réfléchir moralement sur ce qui l'a ammené à être mis en examen.. Et qu'ils nous foute la paix..


Au Bilan.. reste rien en effet sauf le GDID pour essayer de parler et d'évoluer pour de vrai, pas dans la vision libérale de l'école qui me révulse, pas dans une posture statique qui oublie
que le monde a changé..


Je suis "pédagogiste" au pire sens du terme car le crois vraiment que l'essence d'un instit, d'un dirlo c'est la pédagogie.. L'art d'enseigner. Débile .. peut être..


La "correspondance de l'école avec les besoins de l'économie".. je m'en fous.. les avantages acquis de la même manière.. Seul chemin.. Y'a des mômes qui veulent apprendre car c'est le propre de
l'humain.. Et il y a des gens qui sont fait pour transmettre un savoir, c'est nous... Les temps changent, les mômes aussi.. donc la pédagogie évolue. le "pédagogisme", c'est la formation que tous
les instits devraient poursuivre, avec ses trop, ses erreurs, ses réussites.. Montessori est une avancée par rapport à Alain. Witkowsy apporte des éclairages à Piagget. Et tous, on est meilleurs
enseignants qu'il y a 100 ans. comme les enfants ont un meilleur niveau, même si les bases de référence ne sont pas les mêmes


Que Montaigne continue à diriger le monde de l'argent et à promovoir sa vision du monde et qu'il nous lâche.. Mais que BBart ne me donne pas de leçons de pédagogie.. Il ferait mieux de
se regarder lui même.


C'est tout simplement ce que je veux dire.. Je t'ai pas compris Pierrot. JE pense qu'il n'y a pas les bons et les méchants..;Mais en lisant BBart et des posts.. peux tu honnêtement affirmer
qu'ils pensent de la même manière.


Pour parler et s'entendre.. Il faut être 2 sur le même canal de communication.. Sinon l'un em... l'autre.


Et c'est pas mon truc.


che


 



Pascal Oudot 08/05/2010 19:54



Dîtes, les copains... et les directeurs? Parce qu'avec cette causette sur les gentils et les méchants nous faisons le jeu des trolls syndicaux ou trotsko-cocos qui ont défilé sur ce billet pour
noyer le poisson. Et les directeurs là-dedans? VOUS VOUS RENDEZ-COMPTE QUE CES GENS-LA RECLAMENT UNE STATUT POUR LES DIRECTEURS? YESSS!



Pierrot Lombard 08/05/2010 18:02



Densi, Che, le monsieur te répète que justement la responsabilité ne vient pas que d'un côté. C'est un tout.


Que celui qui a le pouvoir ait une responsabilité plus lourde, personne ne le conteste... Mais où est le pouvoir dans l'EN?


Et pourquoi les "pédagogistes" n'aurait pas de responsabilité dans la situation actuelle de l'école, ils ne sont pas influents depuis une 20taine d'années?


Donc, et c'est pas nouveau, vous vous installez dans un dialogue de sourds, les méchants ce n'est pas nous c'est eux. Moi je pense que les méchants ce sont les extrêmes, les 2 qui monopolisent
les débats.


 


 Vous attendiez quelque chose de la droite au pouvoir? 


Le fait que Darcos ait pu faire passer si facilement ses machins vous semble être le fait d'une faiblesse passagère de l'école? Pendant combien de temps le budget de l'EN a été un budget
conséquent?


Au lieu de bâtir une l'alternance, vous enfilez des perles...


Et puis merde, je renonce à cherchez à vous comprendre...


 



che 08/05/2010 17:15



Désolé.. C'est long mais y'a pas de raison..


Le calendrier scolaire est trop lourd, la semaine trop chargée, les programmes trop lourds,


On avait 9 demi journées.. Le lendemain on en avait 8 avec des programmes alourdis.. Il me semble pas qu'en tant qu'instit
on m'est demandé le moindre avis. On m'a simplement dit "faut réformer.. Les parents le demande.. Appliquez!" (Ca fait que 2 ans je crois)


On en a 8, et on me dit.."Il en faut 9 avec le mercredi" c'est trop lourd pour les gamins.. Attends Grégoire.. Tu galèges.
C'est bien les mêmes qui parlent!.. Et maintenant c'est l'instit faignasse qui est responsable de cela alors que dans le même temps on lui a tapé dessus quand il a osé faire remarquer que les
eval en Janvier rendait le rythme impossible??


Et maintenant Ce sont encore eux qui ne veulent pas bosser 15 jours en juillet pour alléger les journées??? Ah bon? C'est
pas les Mairies qui ont pas de tunes pour accueillir les gamins après.. C'est pas les parents qui ne veulent pas payer une heure de garderie.. c'est pas les pros du tourisme qui ne veulent pas
voir la saison commencer au 15. Purée.. Quelle puissance on a!!!


 la pédagogie a laissé sa place à la transmission .Qui plébiscite les manuels et les méthodes les plus traditionnelles  : la Balle Aux Mots a toujours été en tête des ventes depuis sa
sortie !


Les pédagogistes sont à l'origine de tous les mots de l'école et là tu reproches aux instits de ne pas l'être assez? Balle aux mots ou autre.. L'enseignant enseigne.
Ses outils ne présagent en rien de sa méthodologie. A moins que tu ne penses qu'il serait efficient qu'un livre, une méthode soit préconisée et appliquée. Un choix là encore.  Sur ce thème,
il faut aussi regarder l'autre côté de la lorgnette.. ON nous a bassiné avec l'ORL (ministère, IEN, doncs d'accompagnement) pour nous bassiner 2 ans après avec la suppression de cette ORL ( par
les mêmes).. Heureusement qu'il y a quelque inertie dans les écoles pour laisser aux décideurs le temps de se fixer sur un angle..  Des instits pantouflards.. Oui y 'en a .. Mais leur fiche
sur le dos la totalité des incohérences programatique.. C'est fort.. 


 Qui se satisfait de voir les gamins des banlieues taper le ballon 2 mois l'été sur les murs d'HLM ?  Chut ! tabou n°4


Ben.. pas moi... Mais c'est pas moi non plus qui suis à l'origine de la suppression d'une grande partie des aides sociales (Conseil général, etc..) qui fait que
maintenant on a du mal à trouver les aides pour les familles en difficultés pour simplement payer la cantine.. (t'as du constater comme moi l'augmentation des demandes d'aide PEP).
alors pour aider à partir en vacances.. c'est l'Himalaya.  Que veux tu? Que les instits ouvrent gratuitement les écoles en juillet Aout...??? Cela rentrera dans le rythme d'évolution de
carrière? Ce n'est pas un tabou.. C'est un fait sociétal. Quel rapport avec une réforme pragmatique de l'école empêchée par les pédagogistes arqueboutés sur
leurs avantages?


che



Pierrot Lombard 08/05/2010 17:01



Che, tu déformes les propos pour les faire rentrer dans tes cases.


> Le % des 3 ans scolarisés en maternelle est le même que celui des 6 ans en élémentaire. Donc de ce côté là c'est bon.


> Il n'existe pas de structures intermédiaires entre la crèche et l'école pour les 2  3 ans justement, et l'idée de classes relais et une solution proposée par Jospin alors
ministre de l'EN (vers 98) repris par S. Royal en 2000 (avec la possibilité de quitter la crèche à 4 ans...) en 2000.


> Pour la plupart des spécialistes de la petite enfance (et j'ai participé à plusieurs colloques ces 15 dernières années) la scolarisation des 2 ans pose des problèmes de... scolarisation.
bizarre que l'on écoute les spécialistes pour le temps scolaire mais pas pour les tous petits...


Ils font, eux, bien la différence entre "accueil", "fréquentation" et "scolarisation".


> Malheureusement, ce n'est pas dans les couches défavorisés, les quartiers, qu'il y a la "demande".


> Enfin, puisqu'il manque des structures, ouvrir les écoles ne favorisera pas leur création (situation comparable pour la scolarisation des enfants présentant des handicaps)


Mais, tabou encore!


PS: Personne n'a JAMAIS dit que les "pédagogistes" étaient les seuls responsables de quoi que ce soit. juste que l'école c'est aussi autre chose.


Personne n'a JAMAIS nié la volonté du MEN à se séparer de l'école maternelle. Juste que c'est en s'affirmant comme école qu'elle s'en tirera (et pas comme centre d'accueil sinon on se met en
concurrence avec des structures performantes, les crèches)


Personne n'a prétendu que les moyens n'étaient pas nécessaires. Juste qu'on peut les utiliser autrement.


Mais tu as raison, arrêtons de bassiner le peuple... Les slogans démagos suffisent 



Densi 08/05/2010 16:58



Merci à Grégoire pour sa "colère" et sa réflexion poussée "là où ça fait mal" !


Risible!  Ce qui fait mal, ce sont les mesures prises ces 15 dernières années : changements incessants de lignes directries -quels moyens ont  été mis en place pour vraiment faire
fonctionner les cycles qui devaient éviter les maintiens-, programmes de 2002 mis à la poubelle en 2008...etc. Une seule ligne droite : la réduction de moyens: vous parlez de stages mais chez
nous ils n'existent plus depuis 2 ans, le rased a été divisé par 2 (et ce n'était une externalisation de la difficulté mais un soutien à l'équipe enseignante), les 2 ans(mêmes en zep) ne sont
plus accueillis (même ceux qui le souhaitent). Et même le recrutement est stupide: que peut comprendre un titulaire d'un master(au choix, maths, histoire...)  qui de par sa réussite
vient  statistiquement d'un certain milieu et qui n'a connu que la réussite au regard d'élèves socialement, culturellement et donc hélas scolairement en difficulté. On peut rajouter dans
certains lieux la carte scolaire...etc. Quant aux parents, entre ce qu'ils vivent (voire précédemment) et ce qu'ils entendent sur nous (depuis Allègre...). Alors  on doit faire l'inventaire
de ce que nous avons manqué, mais la très grande responsabilité se situe à un autre niveau.



che 08/05/2010 16:20



Donc che : on casse le thérmomètre pour éviter d'avoir à prendre en compte la fièvre ?


Non ... On se mefie simplement de ses graduations


Nous creusons notre propre tombe en refusant par idéologie de discuter de certains tabous : la formation continue sur la base du volontariat ne permet qu'à ceux déjà en mouvement de se former.
Les autres vont continuer un autisme pédagogique au seul profit de leur confort. Chut tabou n°1


La formation continue a été éliminé.. Les instits n'ont rien demandé. Quand il y avait nombres de proposition de stages divers et utiles, le problème était de
trouver une place. Maintenant qu'il n'y a plus que des "formation" de 2 jours (j'éxagère mais si peu)sur public désigné pour recevoir la bonne parole.. c'est vrai qu'il y a moins d'engagement
mais de toute manière, t'es désigné.Tu veux une formation hors temps scolaire (de travail).. OK.. Ce se fait dans nombre de sociétés privées de se former "hors du temps de fonctionnement
habituel".. Mais il est payé. soit en direct, soit par une augmentation de salaire. Tu veux du "mérite" (il a fait un stage, il est mieux payé) Pourquoi pas, c'est une vision. Montaigne conscient
des problèmes d'argent préfère.. "Si tu ne te forme pas.. tu es payé moins".. le "démérite"  en quelque sorte.


C'est pas un tabou.. C'est un choix politique


L'aide externalisée de la difficulté scolaire type RASED, fait que parfois on a le sentiment de ne pas parler du même élève. Qui aura le courage d'évaluer objectivement l'efficacité de cette aide
? Chut ! tabou n°2


Là encore, je vois pas le "truc". Les RASED qui n'ont jamais été ma tasse de thé pour les raisons pédagolasses que tu donnes entre autre sont virés.. (en passe de )
En revanche puisqu'on est dans ce registre.. Il serait peut être bon de faire le bilan des MDPH, des interventions grandissantes des orthophonistes, ergo, coachs etc.. qui ont vu leur CA exploser
depuis la mise en place de ces MDPH..Mais chut.. C'est un tabou car là c'est de l'activité économique!


Instits responsables?? Pédagogisme.. EH... On nous a demandé notre avis? Non on nous a simplement gentiment dit: "y'a des spé maintenant qui vont vous dire ce que
vous devez faire et si ça ne parche pas c'est vous qui serez responsables". Petite question.. ce sont les pédagolasses qui ont mis ce système débile sur pied.. J'ai pas lu Montaigne disserter sur
ce thème


La réforme des cycles a échouée pourtant les textes étaient clairs. Qui n'a pas appliqué les textes  pour éviter le redoublement et continué à travailler seul dans sa classe en juxtaposant (
et non coordonnant)  une fois par trimestre le résultat de son travail. Chut tabou n°3 , il manquait les moyens mais surtout pas l'investissement des enseignants dans l'esprit de cette
réforme.


Ahrrr , là, tu me navres... Ce sont les insits, tellement peu investis dans leur mission qui ont bousillé les cycles..PAS les programmes changeant tous les 3 ans et
foutant en l'air les programmations de cycle difficilement mise sur pied.. Bien sûr..


PAS non plus les ministères évacuant les Eval début CE2 (diagnostiques) logique dans une perspectives de cycles pour les remplacer par des évaluation normatives en
CE1 ou CM2 (tu me diras on est bien en cycle.. sauf que le ton a changé.. Ce n'est plus.. quels sont les difficultés des gamins à travailler au cycle 3.. mais "les instits du cycle 3 n'ont pas
atteint les objectifs fixés"


Pas non plus les IEN refusant dans les écoles les organisations de progression choisies par les écoles


Pas non plus bien sûr les programmes 2008 fixant, PAR CLASSE les compétences


Les instits "blancs comme neige".. Non.. Il y a eu des résitances.. C'est sûr.. mais quand tu veux qu'une réforme s'impose, tu évites de la ridiculiser au fil des
ans en mettant tout en ouevre contre.


Che



che 08/05/2010 15:41



Oui Grégoire..Les deux ans à l'école.. une question.. Certains ceci, certains cela... Des parents ceci des parents cela.. Des structures cei des structure cela.. Et le "pédagogisme" (pourquoi pas
"pédagolasse"? le suffixe est meilleur dans l'esprit)


Je me fous de droite/ gauche, je cherche simplement la cohérence d'un contexte qui m'explique mieux la valeur d'une annonce, toujours un peu persuadé que "mes sens me trompent"


On a (avait?) Une école mat facultative, qui pouvait accueillir les enfants à 2 ans sans obliger personne, en fonction de l'envie des parents, de l'évolution de l'enfant etc.. (A remarquer
d'ailleurs qu'il en est de même à 3 4 ou 5 ans)On encourageait dans les milieux plus "défavorisés" l'accueil à 2 ans si les conditions du dessus étaient réunies.. L'âge commun d'accueil
étant plutôt à 3 ans..


Souple comme système non?


On a des crèches qui accueillent les enfants jusqu'à 3 ans.. avec un personnel formé et des normes d'encadrement des petits bénéfiques pour ces petits,  des crèches familiales et de plus en
plus de mini crèches..


Les structures se récouvrent en âge et permettent au final de répondre à la majorité des situations.. "Il est trop jeune.. Je préfère une structure collective.. Je préfère une structure familiale
etc..


Tu me dis.. "Une structure intermédiaire me semble valable"... Mais on les a déjà! Il en manque.. il manque des places.. Bien sûr.. Ben on en créé puisqu'on a les structures.


C'est ce qu'on fait en en créant une autre.. vas tu me dire.. Ben pourquoi pas.. mais pourquoi affiche-t-on alors que ces nouvelles structures accueilleront bien plus tard que 3 ans?? Hein..


Dans le même temps on change les impératifs de formation dans les crèches (qualification moindre) et on augmente le taux possible d'encadrement (120% possible "puisque les petits sont souvent
malades et que certains ne viennent que 3 jours par exemple)


Dans le même temps ON affirme "qu'il n'est pas utile d'avoir un master pour changer les couches des petits de maternelle"


Dans le même temps on refonde la formation initiale, qui va par nécessité (bien du petit qui ne "supportera" pas des compagnonages multiples dans sa vie quotidienne, et par différences de
structure..les jardins d'éveil n'étant pas lieux de stage E Nationale pour les nouveaux) éloigner l'enseignant en formation de la meternelle (mouvement engagé)


En bref.. on a la souplesse, les structures diverses et professionalisées pour accueillir les petits au plus près de leurs besoins et des envies des parents. Des trucs pourraient être améliorés..
On peut toujours. la question des 2 ans est non tranchée.. c'est pour cela qu'ils peuvent être en crèches ou ailleurs..  Il manque des places.. C'est une question de moyen pas de système.


Alors pourquoi mettre dans le système souple actuel une nouvelle structure, elle aussi payante et qui coute, qui fonctionne dans l'école maternelle, sans PE, qui accueille jusqu'à plus de 3
ans??? Explique moi!


Je vois pas le pedagolasse qu'il y a à dire que peut sentir une évolution vers le passage des 3 et 4 ans hors du champ EN. Surtout que pour continuer à ne pas remplacer 1 PE partant en retraite,
vu les effectifs qui montent dans les classes et sans toucher aux petites écoles qui "font vivre" les campagnes , il va finir par être difficile de trouver des gens à éliminer.. Les maitres
E, c'est fait, les PE2, c'est fait.. Les mis à dispo de droite et de gauche.. c'est fait.. Pour les 2/3 ans à venir qui reste t il.. à part ceux qui sont payés à changer les couches.


Alors faut arrêter de bassiner le peuple avec le "pédagogisme" responsable de l'inertie coupable de l'école. Y' a, au bas mot.. pas que lui.


che



Pascal Oudot 08/05/2010 15:20



Et pour en revenir au propos premier de ce site, cela me fait plaisir de constater que des personnes externes à l'Education Nationale se rendent compte que la situation des directeurs d'école
mérite d'être changée.



Pascal Oudot 08/05/2010 11:57



Merci Grégoire, certaines colères sont dignes.



henri 08/05/2010 11:28



Merci à Grégoire pour sa "colère" et sa réflexion poussée "là où ça fait mal" !


Un complément pour tenter aussi d'élever le débat hors des positions binaires et arrêtées :


"(...) L'école publique exige d'être défendue comme institution et comme concept. Défendre l'école comme service
public ne suffit pas.  


La revendication des moyens restera vaine si l'on poursuit la liquidation du paradigme républicain.


Après trente années de « querelle de l'école », il est temps, pour la gauche, de clarifier le modèle qu'elle entend
défendre pour l'école publique et de rompre avec l'idéologie pédagogiste.


Considérer que le seul clivage existant est celui qui oppose les réformateurs de gauche aux conservateurs de droite
nostalgiques de « l'école d'antan » revient à commettre une grossière erreur d'analyse (puisqu'il existe un anti-pédagogisme de gauche qui n'est pas un anti-pédagogisme de
nostalgie ou de tradition, mais une fidélité au paradigme que les républicains de 1791 ont construit).


Mais cela revient aussi, et surtout, à se condamner à
l'impuissance."


http://www.mezetulle.over-blog.com/article-33739580.html







Pierrot Lombard 08/05/2010 10:26



Difficile de te suivre Che...


> d'abord j'ai beaucoup du mal avec le "tous pourris". Serait-on en République sans "beaux-penseurs" issus de classes favorisés?


> Que nous ont montré les CHEguevaras d'un côté et les PinoCHEts de l'autre?


Mais, passons.


- Il y a un déterminisme social (c'est une évidence, non?), beaucoup de pays de l'OCDE (pas tous!) ont du mal à y faire face via leur école, mais comme il n'y a pas de grain à moudre (sic!),
l'école (la société) n'y peut rien. Quand économiquement ça ira mieux, ben l'école jouera SON rôle (essentiel!!!!!) d'ascenseur social.


En quelque sorte tu rejoins le constat de l'Institut, sauf que tu refuses une réforme du système parce qu'il est inconcevable de partager un constat avec ces messieux ...


Je suis en complet désaccord avec cette approche.


C'est bien parce qu'il y a un déterminisme social que l'école existe et qu'elle doit (devoir) remplir sa mission au sein de la société. D'ailleurs elle l'a fait pendant longtemps et malgré des
conditions sociales et économiques fortement dégradées. L'école a su le faire parce qu'elle portaient des valeurs plus fortes que le "déterminisme social" ...avis d'un petit fils d'immigrés dont
tu n'imagines pas le niveau social et instit. grâce à l'investissement de 2 profs PEGC qui m'ont aidé, gratuitement, à passer les concours d'école normale.  


Recadrer les missions et la place de l'école dans la société passe par une réforme du système. 


Donc, si j'ai bien compris, c'est pour combler ce déficit que l'on souhaite se
débarrasser de l'école maternelle en les transformant en jardins d'éveil... que la scolarisation des 2 ans est en chute libre etc..


> Pour ma part, la mise en avant de l'école maternelle est significative de cette perte de valeurs (au profit du pédagogisme? bien que je ne me reconnaisse pas dans le débat qui oppose Meirieu
à Brighelli). Et ni le cynisme, ni la bipolarité n'aideront à en retrouver.


Parce qu'il ne suffit pas de fréquenter l'école le plus tôt possible pour y réussir.


Le mot important dans  la "scoalristion des 2 ans " ce n'est pas 2 ans, mais scolarisation!


Dire d'abord ce que veut dire "scolariser" et ensuite on désigne le public.


• à 2 ans seuls les plus "avancés" en maturité sont prêts pour quitter leur mère et à rentrer sereinement, en confiance, dans le "grand groupe". les y "forcer" trop tôt est contre productif et
certainement pas gage de réussite scolaire.(Je pense aussi que la barrière des 6 ans pour l'apprentissage systématique de la lecture est trop précoce.)


D'ailleurs quand on demande aux familles pourquoi elles veulent inscrire leur enfants dès 2 ans, la réponse est "parce que c'est gratuit". Perte de valeurs!


(je ne te parle même pas de la pression ds familles pour que leur minot entré à 2 ans passe au CP à 5 ans!)


Donc l'idée d'une structure intermédiaire n'est pas idiote. Par contre qu'elle soit placée sous l'autorité municipale et, en même temps, DANS l'école est un non-sens parce qu'on n'est plus dans
la complémentarité mais dans la concurrence, la conquête d'un territoire: l'école maternelle.


Mais impossible d'en parler sereinement sans être taxer de ...



Gregoire 08/05/2010 10:18



J'oubliais :


Qui vocifère contre l'abandon de la carte scolaire tout en étant les champions nationaux  du détournement de la dite carte scolaire pour sa progéniture ?


Assez de tartuferies.



Grégoire 08/05/2010 10:02



Donc che : on casse le thérmomètre pour éviter d'avoir à prendre en compte la fièvre ?


Pierrot Pascal, Henri moi même et bien d'autres ne disent qu'une chose : beaucoup de ce qui est écrit dans le constat est réel. Pour les solutions apportées nous sommes bien d'accord; certaines
sont inadmissibles ou suspectes au minimum ( maternelle, ) mais d'autres ouvrent des pistes. Mais à nous de corriger et de faire des contre propositions crédibles et réalistes.


Nous creusons notre propre tombe en refusant par idéologie de discuter de certains tabous :


la formation continue sur la base du volontariat ne permet qu'à ceux déjà en mouvement de se former. Les autres vont continuer un autisme pédagogique au seul profit de leur confort. Chut tabou
n°1


L'aide externalisée de la difficulté scolaire type RASED, fait que parfois on a le sentiment de ne pas parler du même élève. Qui aura le courage d'évaluer objectivement l'efficacité de cette aide
? Chut ! tabou n°2


La réforme des cycles a échouée pourtant les textes étaient clairs. Qui n'a pas appliqué les textes  pour éviter le redoublement et continué à travailler seul dans sa classe en juxtaposant (
et non coordonnant)  une fois par trimestre le résultat de son travail. Chut tabou n°3 , il manquait les moyens mais surtout pas l'investissement des enseignants dans l'esprit de cette
réforme.


Le calendrier scolaire est trop lourd, la semaine trop chargée, les programmes trop lourds, la pédagogie a laissé sa place à la transmission .Qui plébiscite les manuels et les méthodes les plus
traditionnelles  : la Balle Aux Mots a toujours été en tête des ventes depuis sa sortie ! Qui s'est déclaré non favorable lors d'une enquête pour le retour du samedi matin ? ( les
enseignants ) Qui refuse un allongement de l'année scolaire pour faire le même taf d'heures mais sur une période plus longue ? Qui se satisfait de voir les gamins des banlieues taper le ballon 2
mois l'été sur les murs d'HLM ? tout en déclarant que l'école doit mettre l'intérêt de l'enfant au centre du système? Chut ! tabou n°4


Qui déserte les associations militantes de l'école SYNDICATS USEP CEMEA FRANCAS OCCE JPA PEP tout en disant que ce métier est plus qu'un métier ? Qui engueulent les délégués USEP parce que le bus
est arrivé en retard et viennent consommer de l'EPS au bord du terrain ( du vécu ) sans avoir au préalable téléchargé les règles du jeu ? Qui cite la MAIF comme exemple de solidarité mutualiste
tout en se précipitant chez la concurrence parce que la solidarité coûte trop chère? Chut tabou n°5


Qui accueille dans les pires conditions matérielles des 2 ans pour faire gonfler les effectifs et sauver une classe ? Où est l'intérêt des minôts? Chut tabou n° 6


Qui refusent d'utiliser le site internet de l'école ou la messagerie professionnelle sous prétexte qu'ils n'ontpas été formé ? les mêmes qui inondent ma boîte de conneries trouvées sur le net et
qui téléchargent leurs prép tous les jours sur cartable.net ou autres! Chut tabou n° 7


Qui fait de grande déclaration sur les droits et les devoirs du citoyen, et culpabilise les familles sur leur manquement éducatif alors que ce matin je serai seul avec les élèves de l'école à
chanter la Marseillaise et lire des extraits du journal d'Anne Franck devant le monument aux morts sur 9 enseignants ? Chut tabou n°8


Qui tient un discours quasi haineux contre ces parents démissionnaires qui ne font pas faire les 3 exercices plus la lecture plus la recherche sur internet ( sans se préoccuper parfois de savoir
si l'enfant y a accès ) alors que des millions de gens partent le matin la trouille au ventre pour gagner le repas sans savoir si ils y retourneront le lendemain et tout cela dans des horaires à
la con imposé? chut tabou n°...


J'arrête là et pourtant la liste est longue. Je rejoins Pascal lorsqu'il dit qu'il faut arrêter l'angélisme qui consiste à dire que les méchants sont tous de ce bord et les gentils de notre
côté.La vérité est ailleurs disait Pierrot.


Il y en a marre de voir toujours le même discours stérile : la vilaine droite les gentiles gauchistes et les enseignants des gens formidables que l'on embête . Ben non c'est pas si simple.


Je sais je fais mon Zemour mais des fois cela fait du bien.


 



Pascal Oudot 08/05/2010 07:54



Che, tu sais ce que l'école maternelle représente pour moi. Mais tu t'illusionnes si tu penses qu'elle peut beaucoup plus que ce qu'elle fait déjà. Certes il serait possible d'améliorer
l'efficacité de son enseignement, notamment en apportant aux enseignants qui y travaillent une réelle connaissance de ce qu'est la petite enfance, de ses enjeux, de son déroulement, et de
l'inanité de certains pseudo-apprentissages précoces comme de la bêtise d'une certaine déshérence. Mais malheureusement l'école ne peut pallier pour tous ceux qui en auraient besoin l'absence
familiale ou la profonde pauvreté culturelle, quand ce n'est pas carrément le refus de la culture.


 


Pour moi le constat fait par l' Institut Montaigne a deux grands mérites: 1) il met les pieds dans le plat: oui l'école et les enseignants sont en grande partie responsables des fonctionnements
et des faillites du système; 2) j'aurais pu en écrire une grande partie.


 


Alors pourquoi se voiler la face et refuser d'admettre la réalité? Pourquoi ne pas comprendre qu'à l'image d'une nation qui a les dirigeants qu'elle mérite, l'école n'est que l'écho de ses
propres dysfonctionnements, de l'incompétence d'une partie des enseignants -faute de formation digne de ce nom depuis plusieurs décennies- malgré une évidente bonne volonté, et surtout d'un
immobilisme forcené qui réclame "toujours plus" mais surtout ne change rien...


 


Je veux être clair: ça ne marche pas, et il n'est jamais trop tard pour le comprendre, l'admettre, et remettre les pendules à l'heure. Je ne peux admettre les cris d'orfraie de nombreux planqués
du système (je ne parle pas de toi, Che) qui prennent prétexte de l'origine d'un rapport pour en dénigrer le fond.



che 07/05/2010 23:33



 


 


Notre école cultive une forme inavouée de
déterminisme social : . « le niveau à l’entrée au CP influe fortement sur la carrière des élèves, notamment pour ceux qui ont les acquis initiaux les plus faibles qui voient leurs chances de
réussir un parcours sans redoublement réduites .


 


Ce déterminisme est renforcé par d’autres facteurs (sociaux,
culturels, économiques) qui accentuent des inégalités entre élèves, cumulatives au cours des années d’école primaire La panne de l’ascenseur social via l’école n’est pas une caractéristique
spécifiquement française. Comme le souligne l’OCDE en 2009,« dans la quasi-totalité des pays dont les données sont comparables,les élèves les plus performants vivent dans un milieu familial
relativement aisé»


Donc.. Si j'ai bien compris les  grands penseurs des canapés en
cuir des salons des Champs ou de la Muette


Plus les gamins tout petits sont issus de familles socialement en
difficulté et plus ils arrivent avec "un retard" d'acquisitions à l'école. L' école maternelle n'arrive pas à "rattraper ce retard" qui se cumule et en CP, le déficit est déjà si important que
les années de primaire continuent à cumuler les déficit d'acquisition. Cette "ascenseur social" ne fonctionne donc pas comme dans presque tous les pays de l'OCDE.


Si j'ai donc bien compris (mais je suis un peu limité.. J'suis que
fonctionnaire) Ce phénomène est général quelque soit les systèmes éducatifs en vigueur... Non! Ce ne serait donc pas inhérent à notre système éducatif tellement pourri.


Les grands pontes ont trouvé tous seuls qu'un gamin venant d'une famille unie, qui ne fréquente pas l'aide alimentaire, qui a sa chambre au lieu de vivre à 6 ou 7 dans 40 m2 et dont papa et
maman ont le temps de sortir les gamins le dimanche au lieu de faire les 3 8 sur la semaine s'en sort mieux ... Purée... Je savais bien qu'ils étaient forts ces mecs du CAC 40!!! Ils méritent
bien leurs salaires.


Donc, si j'ai bien compris, c'est pour combler ce
déficit que l'on souhaite se débarrasser de l'école maternelle en les transformant en jardins d'éveil... que la scolarisation des 2 ans est en chute libre etc..


L'ascenseur social ne fonctionne pas??? C'est pas lui qui fonctionne
pas.. C'est qu'il n'y a plus d'étages à monter. Il y a le sous sol pour les plus en difficultés et le rez de chaussée pour les autres et entre ces deux étages, pas besoin d'ascenseur.. un peu de
chance ou un coup de malchance te fait monter ou descendre les quelques marches.


Pour accéder aux étages du haut (ceux de nos merveilleux penseurs),
y'a plus qu'une cordelette huilée.


Alors ne mettez pas messieurs sur le dos del'école, même si il y a
des choses à y améliorer, le système que vous avez conçu pour faire assurer votre succession à votre progéniture. (cela s'appelle une autocratie de mémoire.)


Non finalement Grégoire, en relisant ce merveilleux pensum, je ne
suis pas d'accord avec le constat un peu "facile" et même pas cohérent. J'ai pas vu de point "renforcer l'école maternelle pour combler le déficit des enfants issus des milieux en difficulté pour
les amener au CP dans de bonne condition" (puisque eux mêmes disent qu'à partir de là, l'apport d'enseignement accumule pour eux, les déficits.)


che



Pascal Oudot 07/05/2010 20:28



Je complète ma précédente réponse, et ce qui concerne le SNU, parce que bien que l'ayant déjà écrit je n'ai manifestement pas été lu par certains... Je respecte profondément les individus, et
j'admets pleinement qu'on puisse avoir quelque opinion que ce soit. Je respecte profondément la défense individuelle des personnels, en Commission ou non, qui est effectuée par les représentants
syndicaux. Mais je n'ai aucune raison de respecter une machinerie et un système doctrinaires qui dépassent le rôle syndical pour empiéter de façon outrancière sur le domaine politique avec des
fonctionnements qui nient la réalité et l'équité au profit d'intérêts individuels et d'idéologies dépassées.


 


Ah, et puis, pour ceux qui débutent sur ce forum, je précise que pour me culpabiliser il faudra vous lever tôt: je me fiche royalement de l'opinion qu'ont de moi ceux qui m'indiffèrent. Allez,
bisous.



Pierrot Lombard 07/05/2010 17:21



Mais de quoi tu parles Théo??????


Qu'est-ce que tu veux que ça me foute que Sarko dorme bien ou pas?


Et je ferai ce qui est en dans mes possibilités pour qu'il dorme mieux à partir de 2012...


Je te dis que la droite n'est pas uniforme, la gauche non plus, et qu'il est stupide, idiot, imbécile...  de croire que la solution est à chercher dans les extrêmes. 


J'ai bien vu que Moindrot va les voir ces "beaux messieurs" (merci Pascal)...


Le SNUipp seul syndicat auditionné par l'Institut Montaigne! Et aussi seul syndicat qui refuse de rencontrer les prolos-dirlos.  .


l'un explique l'autre...



Théo62 07/05/2010 16:22



"l'Institut Montaigne joue contre Sarko (et "il" n'est pas seul à droite...) car il met en cause des mesures installées par son GVT et en
propose qui sont écartées: le corps des dirlos."



Eh ben, Pierrot, si tu crois que ça va l’empêcher de dormir… Tu crois que le soir, au Fouquet’s, les problèmes de l’école, des dirlos ou de
l’AP… ça fait partie de leurs préoccupations à ces beaux discoureurs de l’éducation ?


Et sur des problèmes tels que ceux-là, mineurs à ses yeux, Sarko est capable de changer d’avis du jour au lendemain vu qu’il n’a aucune
conviction. D’ailleurs, même quand il dit en avoir, ça ne l’empêche pas de se contredire, du moment que ça lui rapporte des voix (du moins le croit-il). Tu te souviens de la taxe carbone ?
"la taxe carbone est une réforme aussi importante que l'abolition de la peine de mort" avant de dire aux agriculteurs que l’environnement, "ça commence à bien faire"...
Ah, si, quand même, je te le concède, il reste inflexible quand il s’agit protéger le pouvoir d’achat des très riches (maintien du bouclier
fiscal…).  Pour le reste, les revirements sont légion, Pierrot.



78E E.E.PU VICTOR DURUY - BEYNES 07/05/2010 16:03



Merci de présenter l'institut Montaigne ? quel type de réflexion apporte-t-il à la société ? Quelle est son inspiration politique ?



Pascal Oudot 07/05/2010 12:57



Szychowski: Quand même Oudot, on est entre collègues.


 


Qui me le prouve? Moi je signe de mon nom, tout mon pedigree est véifiable, je ne suis pas anonyme et je hais l'anonymat. De plus, j'assume chaque mot. Alors, oui, les planqués et les trouillards
sont des cons.


 


Szychowski: Je ne partage pas du tout ce que peuvent nous balancer les gens du SNUIPP mais ils ont droit au respect comme toi et moi.


 


Plus maintenant, Cela fait trente ans que je me les coltine, ces gugusses qui bouffent à tous les rateliers et servent les plats aux voisins. Non, aucun respect.


 


Szychowski: A la limite, tu rends un mauvais service à la cause que tu défends et elle n'a pas besoin de ça.


 


Non, c'est fermer sa gueule qui dessert la vérité.


 


Ras-le-bol des discours attendus, de la rhétorique gaucho-trotskyste tout le monde est beau et gentil sauf les affreux de droite qui nous est servie depuis des lustres. Ras-le-bol des
consensus moux tous les instits sont d'une compétence rare (et mon cul?) ou tous les directeurs sont des administrateurs nés ou tous les syndicalistes sont de braves gens
qui s'investissent pour aider leurs collègues ou tous les gens de gauche sont bien braves au fond ou tous les gens de droite sont suspects, forcément suspects.


 


J'emmerde profondément toute cette bien-pensance ambiante qui va refuser un constat parce qu'il n'a pas été fait par des instits (pourtant le SNUipp a été auditionné par Montaigne) et pire parce
qu'on soupçonne l'organisme en question de ne pas être de gauche. Et en plus avec les mêmes arguments pourris ressassés depuis des décennies.



Pierrot Lombard 07/05/2010 11:06



Que tu sois en désaccord, même total, peut se concevoir sans problème. (il m'arrive souvent d'adopter les idées d'autres)


Par contre ne déforme pas mes propos:


Je n'ai jamais dit que l'AP a été mise en place dans un souci d'efficacité. Je dis que Sarko, qui est dans la com. et l'image, ne reviendra sur une mesure que si ça lui rapporte électoralement.


Or, le "recul" ne fait pas parie de sa panoplie. Voir le bouclier fiscal, mais, en plus petit, sur l'AP l'insistance des IA et équipes IEN pour péréniser le système (dans le 06, 4 concerts sur la
"mise en cohérence" des actions de soutien avec moult tableaux Excel).


En ce sens, l'Institut Montaigne joue contre Sarko (et "il" n'est pas seul à droite...) car il met en cause des mesures installées par son GVT et en propose qui sont écartées: le corps des
dirlos.


Pour dire que, dans notre situation, il faut savoir trier.


Je ne vois pas l'intérêt de croire qu'il ne puisse y avoir que 2 solutions:


> le collectivisme ou l'ultra-libéralisme (le CMD ou l'école-entreprise). Surtout que ces 2 systèmes ont largement montré leurs limites.


Le constat est indéniable, reste les solutions. En la matière je ne crois pas au miracle ni au seul contre tous. C'est ensemble qu'il faut penser l'avenir, c'est à plusieurs que l'on aura raison.


Encore faut-il penser...



Froment 07/05/2010 10:19



@ Pierrot
Tu évoques le rapport de l'Institut Montaigne et tu dis :
"ces messieurs ne sont pas vraiment à la botte de Sarko (parce qu'il y tient à son AP le bougre!)".

Sur le coup, je suis en total désaccord avec ton commentaire. En fait, l'aide personnalisée est la résultante de 2 mesures.
1- une mesure démagogique et irréfléchie : supprimer la classe le samedi pour faire plaisir aux bobos parisiens qui veulent profiter de leur week-end.
2- une mesure financière : transformer les 2 heures supprimées en aide personnalisée afin de pouvoir supprimer les postes RASED. Ce qu'avait commencé à faire Darcos. Cette mesure a été
largement dénoncée par pas mal d'observateurs dont Luc Ferry à droite.

Et, compte tenu de tout cela, on peut être assuré que Sarkozy se fout de l'AP comme de sa première chemise. Et si demain, il faut modifier le système, il le fera sans se poser la question de
l'efficacité. Je pense que cette opinion est largement partagée.



henri 07/05/2010 09:50



"Vous n'espériez tout de même pas que l'expression de la droite libérale recoupe complétement nos souhaits ou propositions"


Certes, Grégoire ! mais pour un bon stalinien, objectivement, tu n'es qu'un allié de la droite libérale quand bien même t'en défendrais-tu puisque tu trouves "un peu" de positif
(les "constats") dans le rapport Montaigne.


Tu devras trouver mieux, mais ce sera dur !



Grégoire 07/05/2010 09:43



Je viens de me rafraîchir la mémoire en relisant Sartre notamment son analyse sur la dialectique sociale ( praxis et processus ) car il me semble bien que c'est le sujet de ce débat.
Effectivement la dialectique est la résultante de forces qui s'opposent se diluent se confrontent et ce qui est intéressant c'est ce qu'il en sort. Le SNUIPP est un élément comme Montaigne et
d'autres. On s'affole mais relisez les propos d'un autre lobby très actif qui nous vaut les nouveaux vieux programmes, l'activisme  continuel contre  les pédagogos sans nuance aucune à
savoir SOS Education. Ils me semblent bien plus dangereux que ce cercle Montaigne car le ver est dans le fruit Education Nationale.


Mais pour être efficace il faut autre chose que des postures, du nonisme systématique. Le coup du plan B ne prendra pas 2 fois ( enfin je l'espère ). . Sur ce terrain il est vrai que le SNUIPP a
joué à fond cette carte ( sur certains points je l'en remercie ) mais quelles propositions concrètes hormi cette imposture de CMD qui fait bondir les directeurs au charbon.


Penser l'avenir pour ne pas le subir même si l'on sait que l'état des forces en présence ne nous est pas favorable du fait d'une certaine élection présidentielle.


La méthode est la bonne : accepter de partager le constat  ( un très grand pas de franchi ! )mais débattre sur les propositions et les conclusions qui en découlent. Vous n'espériez tout de
même pas que l'expression de la droite libérale recoupe complétement nos souhaits ou propositions.



BABET Noé 07/05/2010 09:18



Monsieur GEGE , je ne veux que la reconnaissance de ma fonction , pas de gâlons supplémentaires . La reconnaissance par un statut me suffit .


Mon charisme me suffit . Vous ne pensez pas qu'il faut un vrai pilote dans le 1er degré ? et que le 1er degré
doit devenir un EPEP comme dans les collèges et les lycées ? Ne soyez pas aveugle ,M. Gégé . Un échelon supplémentaire est utile , Bien sûr , il ne faudra pas nommer n'importe qui ; j'en ai vu
des mangeurs de m.... comme "directeurs" . Mais il faut les remettre à leur place , c'est tout!!!



henri 07/05/2010 09:16



"sans la résistance active et forte de certains syndicats (...) on aurait la pagaille dans les écoles."


Celle-là, il faut vraiment que je la stocke : comme le dit Thierry Fabre plus haut, elle pourra toujours resservir !


Où en a été la réflexion des (pardon !) de "certains" syndicats sur la situation des directeurs d'école ? Je ne parle pas de la direction d'école ? Hormis le refus de toute avancée d'ordre
statutaire (bon, c'est vrai que l'on verrait les caporaux et les capitaines -- d'Industrie ? -- pointer le bout de leur
nez ! Au secours, fuyons!), l'appel stérile à des moyens supplémentaires et à du temps, pas  grand-chose, si ce n'est de plus la déploration sur la situation effroyable des adjoints au cas
où...et l'appel au CMD dont personne ne nous a encore expliqué comment il fonctionnerait...mais la réflexion doit être en cours !


Allez ! on s'oppose et on continue...



Pierrot Lombard 07/05/2010 09:16



Tu baisses pavillon Gégé.


Grâce à certains syndicats c'est moins pire?


Alors qu'il n'y a pas longtemps tu disais que grâce à certains syndicats tout était remisé au fond d'un placard dans les profonds couloirs du ministère...


Les EPEP beurk... Mais le CMD miam, miam?


(pardon mais je n'ai pas la plume de Gégoire  )