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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 23:04

 

C’était l’un des maigres acquis de la signature du protocole d’accord 2006 entre le ministère et le SE-Unsa. Il est aujourd’hui remis en cause. La création d’EVS instaurait une aide administrative aux directeurs d’école. En 2009-2010, 17 000 assistants d’éducation (essentiellement sur des postes d’AVS) et 50 000 EVS sous contrats aidés étaient en exercice dans les écoles maternelles et élémentaires. Il semble que cet avantage soit en passe d’être réduit fortement, RGPP oblige

Depuis le 1er janvier 2010, un seul contrat, le nouveau « contrat unique d’insertion » (CUI) est proposé aux emplois de vie scolaire. Déjà, depuis le 1er Août, dans certains départements, les contrats initiaux ou renouvellements traités par Pôle emploi  sont signés pour une période de 6 mois uniquement.

En juillet, la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle a demandé aux Préfets « d’inscrire leur mobilisation pour l’emploi dans un cadrage budgétaire contraint qui implique une stricte mesure des flux et des paramètres de prise en charge ».

Les recteurs ont reçu pour consigne de réduire les contrats aidés dont l’Education nationale est friande. Il a donc été décidé de donner priorité à l’accompagnement aux élèves en situation de handicap au détriment de l’aide aux directeurs d’école.

Dans de nombreux départements, les IA se voient contraints de supprimer massivement les emplois assignés à l’aide administrative des directeurs d’école. Selon le SNUipp, les coupes seraient de 80 dans la Drôme, 160 en Haute-Savoie, 357 dans les Bouches-du-Rhône, 120 dans l’académie de Besançon. Ailleurs comme dans le Haut-Rhin ou le Var aucun recrutement ni renouvellement de contrat ne seraient possibles.

 

Alertés, les principaux syndicats enseignants n’ont pas tardé à réagir. Ainsi, le SE-Unsa, signataire du protocole, voit sa signature remise en cause et en fait un casus belli. Il vient de publier un communiqué assorti d’une lettre au ministre :

 

Communiqué : « L’aide administrative, ça ne se discute plus !

 

« En cette rentrée 2010, l’aide administrative à la direction d’école est en partie suspendue dans nombre de départements. La mesure menace d’être étendue d’ici le mois de janvier 2011. Le SE-Unsa s’y oppose fermement et a solennellement écrit à Luc Châtel pour lui demander le respect de la parole ministérielle engagée par le protocole d’accord sur la direction d’école signé en 2006.

Déjà lancés dans la rigueur du budget 2011, des Recteurs, des Inspecteurs d’Académie ont gelé les recrutements afin de passer sous la toise de la diminution par deux des emplois aidés. Cette décision prise dans plusieurs départements aurait donc vocation à être généralisée d’ici quelques mois. Pour le SE-Unsa, c’est inacceptable pour les EVS comme pour les directeurs d’école.

Les perspectives économiques ne permettent pas de renoncer à une politique d’emplois aidés en abandonnant ainsi, sans ménagement, des dizaines de milliers de chercheurs d’emploi alors que les besoins resteraient sans réponse.

La nécessité de l’aide administrative enfin reconnue en 2006 par le ministère ne peut plus faire débat. Les tâches administratives et les demandes de l’institution se sont encore surmultipliées depuis, accroissant la charge et les responsabilités directeurs d’école jusqu’à l’épuisement.

Alors que l’aide administrative a besoin d’être stabilisée et professionnalisée, sa disparition conduirait au conflit. Le Ministre est désormais prévenu. »

 

Lettre au ministre Luc Chatel :

 

« Monsieur le Ministre,

Depuis 2006, suite au protocole que le SE-UNSA a signé avec l’un de vos prédécesseurs, les directrices et directeurs d’école bénéficient d’une indispensable aide administrative.

A cette rentrée, des informations convergentes nous indiquent que cette aide sera réduite, voire supprimée, dans de nombreux départements. Les inspecteurs d’académie justifient ces décisions par la diminution importante du nombre des contrats dont bénéficie le ministère de l’Education nationale et par la priorité donnée à la scolarisation des enfants en situation de handicap.

Les directrices et les directeurs d’école sont actuellement affairés à la réussite de la rentrée dans leur école. C’est un moment important où leurs charges administratives sont particulièrement lourdes. L’absence de cette aide administrative pèse.

Au-delà de cet aspect, derrière chacun de ces emplois se trouvent des hommes et des femmes dans l’incertitude de voir leur contrat renouvelé. C’est désastreux en matière de gestion de ressources humaines. Plusieurs milliers de personnes pourraient se trouver concernées et, faute de solution rapide, aller grossir les rangs des demandeurs d’emplois.

Le SE-UNSA, seul signataire du protocole d’accord de 2006 instituant enfin cette aide administrative, n’acceptera pas la diminution, voire la suppression de cette assistance indispensable aux directeurs d’écoles.

Nous vous demandons, Monsieur le Ministre, de revoir de toute urgence ces situations et les consignes que vous avez données. Si les notifications de suppression ou de diminution de ces emplois devaient être maintenues, vous ouvririez la voie à un nouveau conflit sérieux dans les semaines à venir. Depuis 2006, la charge et les responsabilités des directeurs d’école ne se sont pas amoindries. Sachez que le SE-UNSA et les directeurs sont déterminés à voir rapidement rétablie l’aide administrative dont ils ont besoin. »

 

Le SNUipp dénonce, lui aussi, « la suppression d’emplois d’EVS, pourtant nécessaires au bon fonctionnement des écoles. Outre les diverses tâches qu’ils remplissent dans les établissements avec les équipes, les EVS assistent les directrices et directeurs pour tout ce qui concerne le travail administratif, particulièrement lourd dès la rentrée. Voici donc encore une mesure qui ne va pas dans le sens de l’amélioration des conditions de travail dans les écoles. »

Le syndicat majoritaire s’est également adressé à Luc Chatel pour « demander l’annulation de ces suppressions et réaffirmer sa demande de reconnaissance de ces emplois par la création de postes pérennes et statutaires. »

 

Le SNUDI-FO réagit à ces suppressions de postes.

« Des personnels contractuels apprennent ainsi qu’ils sont brutalement renvoyés au chômage.
Dans le même temps, des écoles sont encore plus désorganisées, les conditions de travail des directeurs davantage dégradées.

Le SNUDI-FO, qui revendique la transformation de tous les emplois contractuels en emplois statutaires à temps plein de la fonction publique, intervient avec la FNEC-FP-FO auprès du ministère pour exiger :

- l’annulation de ces mesures

- qu’aucun contractuel ne soit au chômage

Il invite les sections et syndicats départementaux à intervenir en ce sens auprès des IA ».

 

Le SNE demande audience au ministre pour dénoncer « le projet de détournement des missions des EVS aides-administratifs de leur rôle auprès des directeurs d'école.

Cette confiscation de ces aides administratives, affectées à d’autres missions quand elles ne sont pas purement et simplement supprimées, laisse une nouvelle fois les directeurs dans une situation intolérable de surcharge de travail et de responsabilités.

Un mépris et un désaveu éprouvant autant qu'édifiant de la fonction de directeur d'école ! »

 

N’oublions pas que l’aide administrative était l’une des trois mesures présentées comme des avancées par le SE-Unsa en 2006 (avec la décharge accordée aux écoles de 4 classes et une aumône financière). Supprimer ou même réduire cette aide, c’est effectivement faire preuve d’un formidable mépris à l’égard des syndicats et des directeurs d’école.

Un mépris à l’égard des partenaires sociaux qui ont négocié, signé un accord, obtenu des contreparties en échange de la fin de la grève administrative des directeurs. Comment, demain, faire confiance à un gouvernement qui renie sa signature dans un accord signé avec une organisation syndicale ?

Un mépris doublé d’hypocrisie à l’égard des directeurs d’école si on se réfère aux propos tenus par les différents ministres sur les difficultés du métier. Comment comprendre les contradictions d’un pouvoir qui commande une mission sur le statut de l’école et des directeurs et dans le même temps rend leur travail plus difficile ?

En agissant de la sorte, et quelles qu’en soient les nécessités financières édictées par la RGPP, le ministre se décrédibilise aux yeux des syndicats enseignants. En rendant plus pénible encore la fonction de directeur, il affaiblit l’école publique. En avait-elle besoin ?

Il serait temps, enfin, que les ministres de l’Education nationale mettent en adéquation leurs propos flatteurs à l’égard des directeurs d’école et les actes qui, eux, contribuent à leur rendre la tâche plus compliquée...

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

Catherine G. 08/10/2010 08:28



Bonjour,


A vous lire, la nausée me vient... Je suis EVS, Aide-Administrative, Infirmière ou CONCHITA c'est selon ! Diplômée BAC + 3 + un dîplome en psychiatrie (qui me sert souvent ces temps-ci)
j'avais acceptée ce "poste" car en France "trop vieille" pour un travail correct.


Tous vos commentaires sont axés sur vous uniquement, vos acquis, vos soucis, vos doutes, vos révoltes mais aucun pour vos "aides" qui ont 3 ou 4 fois moins de salaire que vous !


Continuez d'êtres nombrilistes et cessez de vous croire de Gauche alors que vous n'avez même pas la notion d'équité et je suis bien contente que ces contrats honteux, que vous cautionnez,
soient supprimés. Nous sommes plusieurs en France à démissionner ou à refuser le renouvellement...VOUS POURREZ RESTER ENTRE-VOUS comme sur ce forum.



J Michel 18/09/2010 10:31



Ce qui me dérange dans les commentaires des peronnes autorisées, c'est le regard qu'ils portent sur l'école à travers leurs accords.


Les EVS (et j'en ai une formidable) sont avant tout un traitement social du chômage. On nous les a proposés non pas parce que le ministère pensait qu'on pouvait en avoir besoin, mais avant tout
pour faire diminuer le nombre de chômeurs. Et du coup peu importe que ces personnes soient qualifiées ou pas.


Donc, d'après nos chers syndicats, peu importe que les personnels qui officient dans les écoles soient compétentes. Les gens en place (dirlos, mais aussi Adjoints) se débrouilleront.


On a accueilli, des EVS, AVS, ASEH pour nous "aider", mais ces personnes, souvent de bonne volonté, n'ont aucune qualification autre que le chômage, d'être mère célibataire, etc..


Cela m'interpelle.


Comment les syndicats peuvent-ils permettre ce genre de situation. L'école n'est donc pas un lieu "professionnel". Il n'est à leurs yeux qu'un lieu de remédiation social???? (je sais je force le
trait)


Alors leurs dicours sur la formation des enseignants, les EVS, et autres  sonnent franchement dreux. Ils ne sont pas cohérents. Après le ministères a beau jeu de se renier puisque cela n'a
pas d'importance.


Je ne suis pas antisyndicaliste, mais il serait peut-être intéressant qu'ils viennent sur le terrain, qu'il se pose la question de comment doit être considéré l'école, de quels moyens (matériels)
elle doit disposer, de quels personnels (niveau ) elle doit disposer, avant de courir après des chimères (un maître de plus par classe, direction collégiale, et autres conneries)


 



Pierrot Lombard 18/09/2010 08:51



Je souscris à tout ce que tu as écrit Densi.


Que ce soit sur la démocratie, perfectible... Mais faute de grives. Ta remarque n'a rien à voir avec le "poujadisme" de Gégé.


Humainement, je défendrai les EVS, professionnellement non. D'ailleurs je n'en ai jamais demandé, j'en ai même refusé.


Cependant, cet épisode est significatif de l'attitude du MEN, et des syndicats, à notre égard.


• le MEN se renie tranquillement, alors qu'il aurait pu compenser, par exemple en nous exemptant de l'AP... un petit geste. RIEN.


• les syndicats se concentre sur les EVS, sans chercher une solution globale pour les dirlos.


Comme si les EVS était la solution.


 


 



Densi 17/09/2010 13:27



Pierrot, Une parenthese sur sur la 'démocratie' : lorsque l'on voit que que le traité de Lisbonne a été ratifié (malgré le vote des  français) et les déclarations actuelles de notre
président...
Je pense présentement que, conscient des investissements dévoyés au profit des 'équipes de circo', on cherche des justificatifs pour réduire  ces équipes (qui auraient pu être utiles si
mieux employées), à  redescendre 'officiellement' les taches sur les dirlos qui de par la loi de 89, comme l'a dit A-Marie, les avaient en grande partie, pour avoir des 'lampistes', le tout
à moindre frais (lorsque l'on voit que l'on a même pas été dégagés de l'Aide personalisée...). Je ne défendrai pas les EVS car celà devrait être du temps -voire des finances- donné au dirlo pour
faire SON boulot( le tout avec économies en vue). Ces rapports n'ont donc que des objectifs politiques et économiques. De toute façon avec l'arrêt de leur recrutement, je pense que même les
dirlos non convaincus verront l'impossibilité de continuer dans ces conditions et tu verras Gégé que, en cas de grève admistrative,  ce n'est pas Base élève aujourd'hui qui paralysera le
système mais bien le reste car celà touchera directement le maillon faible, l'IEN et ses sbires mis dans l'incapacité de faire 'remonter' leurs c........



Pierrot Lombard 16/09/2010 12:12



Mais Anne-Marie, tout le problème vient de là: plus personne ne s'intéresse au fond, pour ne garder que la forme: le dirlo est un enseignant comme les autres.


Tu n'as pas idée du nombre de problèmes que rencontre les directrices et directeurs lors des attributions des classes, et le peu de soutien de la hiérarchie, nonobstant le fait que cela se passe
bien chez toi.


Ces sénateurs, les élus des élus du terrain, après tous les autres, tous ceux qui se sont penchés sur le
problème, TOUS (en France et ailleurs), pointent la reconnaissance du DIRECTEUR dans les écoles comme élément essentiel d'un meilleur fonctionnement et d'efficacité.



mat pu j.prevert 16/09/2010 09:21



Je comprends mal la réflexion des Sénateurs sur le thème du pilotage. Ou plutôt sur l’un des exemples cités.
Je suis perplexe quand je lis l’un des extraits cités par Pierrot Lombard :


"Ce défaut de pilotage se retrouve également lors de l’attribution des  classes. 


A l’école primaire, les instituteurs se répartissent les classes entre eux en fonction de leurs
priorités personnelles. Des maîtres débutants peuvent ainsi se retrouver à gérer la classe déterminante du CP."

C’est contredit par les textes qui définissent les attributions du directeur :


 


Après avis du conseil des maîtres, il [le directeur]


-       répartit les élèves entre les classes et les groupes.


-      
fixe le service des instituteurs et professeurs d'école


 



En ce qui me concerne, c’est toujours ainsi que j’ai procédé. Je demande l’avis, je propose et si nécessaire, je tranche. D’ailleurs, notre IEN nous a bien précisé que c’était de notre
responsabilité et non la sienne. Précision apportée parce que plusieurs directeurs trouvaient plus facile de faire prendre les décisions par l’IEN que de s'engager eux-mêmes.

Sur le fond, que nous apprend ce rapport que nous ne sachions ou qui n’ait déjà été écrit maintes fois ?
Anne-Marie



Pierrot Lombard 16/09/2010 08:16



Densi, le "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" j'y est adhéré un temps...


Le problème dans nos écoles c'est bien le "pilotage". Depuis 89 et l'instauration des cycles (par la volonté politique et portés par la FEN) les budgets de l'EN ont été très souvent conséquents.
Où sont ils allés? vers les "pilotes", c'est-à-dire les IEN qui ont vu leur équipe augmenter de façon exponentielle. 


Exemple le traitement de la difficulté scolaire externalisée de l'école vers la circo. 


Ce pilotage des réformes par l'IEN est-il efficace?


À l'évidence non!


Et c'est pareil pour l'attribution des classes, comme la nomination des enseignants les moins expérimentés sur les postes les plus difficiles prouvent l'absence totale de pilotage, de gestion des
moyens. 


Le gros problème, c'est la souffrance de ces personnels. Toutes les enquêtes faites sur ce sujet montrent la fragilité de ces jeunes enseignants et des... dirlos.


Et, tous ceux qui ont une réelle expérience du terrain savent bien que les exemples pris par ces députés sont significatifs.


Je te rejoins sur "grève administrative" Densi. Si elle n'avait pas gêné le MEN, il n'y aurait pas eu de protocole (qui a eu eu coût pour le MEN, la preuve il revient dessus), elle avait donc une
efficacité. Mais, s'il fallait la reprendre, il faut que cela se fasse sur la base d'une solution globale de nos problèmes et certainement pas que sur celle des EVS.


Gégé... pffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff.


Est-ce que l'école doit-être réformée?


OUI.


Est-ce que la justification d'un syndicat c'est d'empêcher la mise en oeuvre des réformes?


Prouve-moi que les budget après 89 n'étaient pas conséquents et n'étaient pas à la hauteur des ambitions des Gvt de l'époque. C'est le pilotage qui est déficient, tout le monde le sait, même toi.


La justification d'un syndicat n'est-elle pas dans le souci d'améliorer les conditions de travail des salariés?


> Quid de notre perte de salaire sur les 20 dernières années?


> Quid de la dégradation de nos conditions de travail quand on enseigne dans une école?


... La presque totalité des ateliers du congrès du SNUipp sont "pédagogiques"!


avec les salaires de ces "rapporteurs" qui ne servent à rien, combien de postes EVS on
pourrait offrir aux dirlos pas déchargés ? Pose la question à Reiss si tu le revois.


Ces rapporteurs qui ne servent à rien sont des élus du peuple.


Cette phrase montre bien le niveau où tu situes la démocratie.


Cette phrase résume toute ta vulgarité et ton inculture.


 



Pascal Oudot 16/09/2010 07:14



J'ai l'impression dans ces commenatires d'un mauvais feuilleton de début de soirée constamment recommencé, du genre "Plus belle la direction"... C'est lassant de dire et redire la même chose
comme si rien n'avait été écrit avant.



Gégé 15/09/2010 22:48



@Densi
Complètement d'accord pour trouver nuls les arguments des sénateurs PS. Dans plein de domaines, PS et UMP se retrouvent pour dire les mêmes conneries. C'est ce qu'on appelle la pensée unique. On
en a des exemples tous les jours.
Là où je ne te suis pas, c'est quand tu penses que la grève administrative ennuierait l'administration :
"Quant à la grève administrative, je pense qu'elle est au contraire plus facile et serait plus efficace qu'avant tout simplement parceque 'grâce' au mail nous avons  20 ou 30 fois plus
de remontées diverses et variées à effectuer."
Et tu parles des quantités de mails auxquels il faut répondre en une journée. Compte un peu ceux qui sont absolument indispensables pour le bon fonctionnement de la boutique... Combien ? ZERO la
plupart du temps. Je l'ai dit et je ne suis pas le seul, il n'y a que base élèves qui puisse gêner l'IA. Mais pas tout de suite. Pas avant plusieurs années. C'est ce que j'ai expliqué dans un
précédent commentaire (22).

@ Pierrot
Evidemment que les 3 braves sénateurs ne parlent pas de chef. Mais quand ils disent pilotage, ça veut dire la même chose. Ne t'y trompe pas, dans leur esprit, c'est bien d'un chef qu'ils veulent
pour faire passer les réformes. Ils pensent comme Reiss, comme ceusses de l'Institut Montaigne et d'autres qui ont pondu des rapports que personne ne lit car trop vite rangés sur les rayonnages
d'une armoire poussiéreuse du ministère. Tiens, me vient une idée : avec les salaires de ces "rapporteurs" qui ne servent à rien, combien de postes EVS on pourrait offrir aux dirlos pas déchargés
? Pose la question à Reiss si tu le revois.

@Merlin
D'accord avec toi pour être écoeuré des "effets de manche et ronds de jambes" de certains... Tu visais sans doute ceux qui se sont rapprochés de l'asso de Pierrot. Pour rien, finalement
puisque ça ne débouche sur aucune avancée. Tu vois clair, c'est bien.

@Pascal Oudot
Je sais que le GIDD ne veut pas d'un rôle hiérarchique pour les dirlos. Mais certains se montrent très intéressés par les rapporteurs qui, eux, souhaitent l'instaurer. Je ne dis là que des
évidences. Qui peut le nier ?



Densi 15/09/2010 17:33



Je trouve également que les exemples des 3 députés sont stupides : ce n'est pas l'autorité d'un dirlo qui aurait contribué  à une meilleure mise en place des cycles, c'est tout simplement
qu'il n'y a pas de volonté du ministère (essayez donc de composer des répartitions autrement que par classes, c'est impossible). De même pour les répartitions des classes dites difficiles, les
textes existent et dites moi quel impact a le principal (hiérarchiquement supérieur, lui) a sur la mise en place des nouveaux nommés sans tuteurs()...


Quant à la grève administrative, je pense qu'elle est au contraire plus facile et serait plus efficace qu'avant tout simplement parceque 'grâce' au mail nous avons  20 ou 30 fois plus de
remontées diverses et variées à effectuer. la meilleure preuve c'est qu'aujourd'hui, lorsque tu es en panne de connection 1 journée, tu es dans la mouise, j'imagine la pagaïe à l'IA avec ses
renseignements pour hier qui n'arrivent pas...



merlin 15/09/2010 14:04



Hypocrisie et couardise: ce sont les deux mots qui me viennent à l'esprit quand je lis certains posts: hypocrisie car on sait bien que le Snuipp est de loin, le syndicat le plus anti dirlos de la
bande des " grands"; ses périphrases continuelles pour parler de " la direction" des " équipes" pour ne pas écrire le mot " directeurs" en sont un exemple; l'absence d'actions concrètes de
terrain suivies dans le temps sur le problème des directeurs enfonce le clou.


Couardise car on ne veut pas avoir le courage de ses opinions et on fait semblant de prendre en compte les directeurs ( ils sont un peu nombreux quand même...) , alors effets de manches et ronds
de jambe, histoire de donner le change.


Les autres syndicats , s'ils écrivent de temps à autre le mot " directeurs" ( ce qui est une toute petite reconnaissance), ne s'affolent pas trop non plus sur le sujet.


Toutes les initiatives gouvernementales qui pourraient tendre à nous reconnaître buttent d'ailleurs ( c'est souvent écrit explicitement ) sur l'hostilité syndicale de principe. Comme le boulot se
fait sur le terrain, pourquoi aller au carton?


     Alors merci qui?



Pierrot Lombard 15/09/2010 10:59



Et en plus tu ne sais pas lire, Gégé.


Les sénateurs (élus du terrain, puisque représentants les grands électeurs) PS (de gauche) ne parle pas de "chef", mais du pilotage de l'école, le lieu, le réel, ce que nous vivons au quotidien
et de la nécessité de reconnaître les dirlos comme le représentant, le responsable de cette école.


Le "chef", représentant l'IA reste bien l'IEN...


Mais dis-moi, Gégé, à quoi devrions-nous applaudir, nous les directrices et les directeurs?


Dis-moi encore, qui soutien le CMD? même le SGEN, de votre côté en 2005 (consultation commune) nous a rejoint.


Les Parents d'élèves, l'AMF, les enseigants?


Qui?


 



denis08 15/09/2010 10:30



"Allons, Denis08, comment peux-tu imaginer un seul instant que ce qui ne marche pas avec les actions syndicales donnerait des résultats simplement en quémandant des moyens ?"


Ta remarque, Gégé, ne m'étonne pas. Elle est le pur produit de la pensée unique que pratique ton syndicat.


"Quémander", dis-tu. Mais il ne s'agit pas de cela. Un groupe de pression ne fonctionne pas en "quémandant". Il explique. Il tente de convaincre du bien fondé de ses positions, de ses demandes.
Il ne lâche rien et travaille inlassablement pour réussir à créer une majorité de décideurs en sa faveur.


Pourquoi les syndicats ne le font-ils pas ? Pour tout un tas de raisons qui ressortissent à leur mode de fonctionnement et qui conduisent par exemple ton organisation syndicale à avoir une
analyse que l'on pourrait éventuellement partager mais des propositions en décalage total avec ce qu'il conviendrait de faire (décalage dû aux compromis boîteux qu'oblige l'organisation de ton
syndicat en courants politisés trop éloignés, dans leurs objectifs, de la défense des intérêts des collègues).


Si ça ne marche pas avec les syndicats, c'est aussi parce qu'il y a autant ou presque de points de vue que de syndicats, et parce que  le syndicat "majoritaire" est contre ce que veulent la
majorité des directrices et directeurs. Sur le plan syndical, ce genre de situation conduit en général à l'émergence de coordinations. Quand elles se mettent en place, les syndicats deviennent
tout à coup muets... Et pour cause... Faire de l'action syndicale en dehors des syndicats, n'est-ce pas à leurs yeux la preuve de leur propre faillite ?...


Pour ma part, je ne pense pas que la coordination soit une organisation à tenter pour avancer dans notre problématique. Sur les problèmes de directeurs d'école, j'ai franchement l'impression que
nous sommes comme des Sisyphe à chaque changement de responsables : il faut tout reprendre à zéro et réexpliquer nos problèmes à des décideurs qui semblent à chaque fois les découvrir...


Il y a donc bien un énorme déficit d'information qu'il faut combler.


Alors, tu vois Gégé, imaginer une autre voie, imaginer qu'un groupe de pression puisse fonctionner efficacement dans un  tel paysage, c'est très facile.


Maintenant, si ton syndicat est prêt à se joindre au GDID pour renforcer la démarche, je crois, sans vouloir parler au nom du GDID que je ne représente pas, que ça ne devrait pas poser de gros
problèmes...


Qu'en dis-tu ?


 



Pascal Oudot 15/09/2010 10:12



Pierrot n'applaudit rien, Gégé, il cite. Pour montrer qu'à part vous personne aujourd'hui ne nie notre rôle et l'absurdité institutionnelle de notre condition de directeurs. Le GDID ne veut pas
d'un rôle hiérarchique pour les directeurs, tu le sais et tu fais semblant de l'oublier, ce qui n'est pas digne. Maintenant, ça se discute, même si plus personne désormais ne nous demandera
vraiment notre avis sur ce point.


 


Et puis, ta sempiternelle dialectique -"chef", "petit chef", et autres joyeusetés- m'ennuie profondément.



Gégé 15/09/2010 10:01



Toujours la même ritournelle
"Celui-ci aurait sans doute permis la mise en œuvre effective de l’organisation en cycles voulue par loi de
1989."
Toujours les mêmes sous-entendus : c'est parce que le dirlo n'est pas un supérieur hiérarchique que les réformes ne sont pas appliquées...
Et donc, la conclusion de ces messieurs est toujours la même : il faut que le dirlo soit un supérieur hiérarchique !
Ces gens-là ne se posent jamais les questions de la finalité des réformes, des moyens à donner pour les mettre en application... Non, rien ! Simplement ceci : Faut un chef pour les imposer
!!!
Pas de quoi applaudir de telles âneries, Pierrot !



Pierrot Lombard 15/09/2010 09:26



Inénarrable Gégé!


Qu'entends-tu par pression si derrière il n'y a pas la force d'une grande
organisation syndicale ?
En plus, Grégoire qui parle de "lobbying" du GIDD.. Non, chers collègues, faut être réaliste. Comment voulez-vous que le lobbying soit efficace alors que des actions dures comme des
grèves ont du mal à faire plier le gouvernement..


Dans la même phrase tu nous confirme que le lobbying est une forme de pression et que les action dure ne font pas plier le gouvernement.


L'action du GDiD?


> signature d'un texte commun par 4 syndicats sur la nécessité de régler le problème de la reconnaissance du dirlo (CFTC, Avenir école, SGEN, SE).


> Réunion Reiss/panel de directeurs dans le 06, sur 44 dirlos, 39 sont pour un statut, 1 reste sans opinion, 3 s'y opposent. Les 3 seuls "connus" puisqu'ils sont des élus du SNUipp.


> rapport de 3 sénateurs PS livré avant-hier:


Bien que les réticences soient grandes à la création d’un corps spécifique des directeurs d’écoles, une défi- 


nition claire du pilotage s’impose ! Celui-ci aurait sans doute permis la mise en œuvre effective de l’orga- 


nisation en cycles voulue par loi de 1989. A ce jour, apprentissages premiers, fondamentaux et approfon- 


dissements n’ont aucune prise avec la réalité ! Le cycle des apprentissages fondamentaux commençant, 


par exemple, en grande section, alors que la localisation des bâtiments opère dans les faits la rupture à 


compter du CP seulement ! Ce défaut de pilotage se retrouve également lors de l’attribution des  classes. 


A l’école primaire, les instituteurs se répartissent les classes entre eux en fonction de leurs priorités per- 


sonnelles. Des maîtres débutants peuvent ainsi se retrouver à gérer la classe déterminante du CP. 


....


Les enseignants doivent bénéficier de formations spécialisées en divers domaines, psychologie, 


pédopsychiatrie, orthophonie. Il faut éviter un turn-over trop rapide, créer des équipes pédagogiques dans 


des écoles dirigées, organisées par des directeurs disposant d’une autorité. Cette fonction doit être recon- 


nue comme nécessaire, le rôle des Inspecteurs de l’Education Nationale restant cependant important : ins- 


pection, gestion, animation, d’autant plus important qu’ils sont le relais vers l’inspecteur d’académie et que 


les écoles rurales sont autant de structures différentes, avec leurs problèmes particuliers, des besoins 


différents et une gestion spécifique. 


> le 28 rapport Reiss...


On est assez loin du CMD proné par le puissant SNUipp, non?



Denis 15/09/2010 09:16



Gégé le retour... avec sa pensée en noir et blanc, surtout pas de gris, ça perturberait...


Les grandes organisations et les officines... quel mépris! Comme tu dois regretter le temps béni où le jeune normalien qui sortait de son lycée se faisait fourguer pêle-mêle la MGEN, la MRIFEN et
LE syndicat et circulez, y a pas à réfléchir, on le fait pour vous.


Ben oui, il y a d'autres syndicats que le tien, ça s'appelle le pluralisme, répète ce mot nouveau... Et s'il en existe d'autres, ça pourrait bien être parce que tout le monde n'adhère pas aux
lignes du tien, si... si... c'est possible. Et encore plus ici, sur un site de dirlos, tu sais, les dirlos, une espèce totalement ignorée par ta "grande organisation".



henri 15/09/2010 07:38



des actions dures comme des grèves ont du mal à faire plier le gouvernement..


Bravo Gégé sous tes doigts ce beau constat lucide sur l'impuisssance des organisations syndicales que tu nous convies tant à rejoindre dans leurs "combats" !



Grégoire 14/09/2010 23:37



Pourquoi le GDID et pas le grand syndicat ?


Tout simplement parce que celui-ci s'appuie non pas sur la défense réaliste des salariés ( y compris les dirlos ) mais dans le but d'un combat de transformation sociale autant dire politique.


Pour cela j'ai mon bulletin de vote et j'en use. Même mieux : je me fais élire et j'agis. Pour le reste , je ne me satisfait pas d'un syndicalisme qui nie mon existence.


Pourquoi lobbing ? parce qu' à la différence des  syndicalistes professionnels, nous autres directeurs travaillons jour après jour avec la société civile, les élus , les institutions. Eux
connaissent et apprécient notre réalité. Encore aujourd'hui le livreur de notre fournisseur était désolé de me déranger en pleine classe pour me faire signer son papier. A chaque fois que je
discute avec l'un d'eux j'ai le sentiment d'exister;  pas dans les publications du grand syndicat.


Alors jouer les lemings soit ! mais faut pas pousser : vouloir sous prétexte que l'heure est à la résistance faire passer le bébé avec l'eau du bain : niet camarade  . Pourtant jeudi je
serai dans la rue mais ça cela n'a rien à voir avec ce sujet.



Gégé 14/09/2010 23:22



Même si je suis loin de tout partager, je trouvais le commentaire 33 intéressant. Du moins dans ses premiers 2/3. Clairvoyant. Sensé. Réaliste. Ben oui, faut se rendre à l'évidence : les moyens
de tout un chacun sont dérisoires pour faire bouger ce pouvoir. Seul, on ne peut rien. D'où l'importance de se rassembler dans un syndicat puissant. D'où la nécessité d'éviter les divisions en
multipliant les officines. Trop de petits syndicats qui enlèvent de la force aux grandes organisations.
Intéressant donc mais décevant sur la fin !!!
"Pas de solution alors ? Ben, si, mais pas la plus facile et pas la plus rapide. Le groupe de pression."
Allons, Denis08, comment peux-tu imaginer un seul instant que ce qui ne marche pas avec les actions syndicales donnerait des résultats simplement en quémandant des moyens ?
Qu'entends-tu par pression si derrière il n'y a pas la force d'une grande organisation syndicale ?
En plus, Grégoire qui parle de "lobbying" du GIDD.. Non, chers collègues, faut être réaliste. Comment voulez-vous que le lobbying soit efficace alors que des actions dures comme des
grèves ont du mal à faire plier le gouvernement..



Grégoire 14/09/2010 23:07



grève administrative : inefficace


grève d'un jour : inefficace


syndicats : inefficaces


Bon d'accord le GDID comme lobbying OK je m'y emploie. Mais que le temps presse et l'urgence pour les dirlos toujours plus grande. Aurai-je la patience d'attendre ?



merlin 14/09/2010 22:38



Pour obtenir quelquechose, il faut parfois savoir y mettre le prix : la grève administrative a été inefficace parceque parcellaire. C'est vrai. Il aurait fallu à l'époque savoir choisir entre une
grève longue et nulle ( en terme de résultats) et une grève courte et dure... probablement beaucoup plus efficace n'en déplaise aux multiples associations qui , à l'époque, plaidaient pour des
amènagements et que l'on a écouté, à tort à mon avis.


Non, la grève aujourd'hui ne serait plus la bonne réponse, le bon moyen.... mais est-elle nécessaire? le principal frein à toute évolution de notre sort et du fonctionnement de l'école ne
vient-il pas des syndicats eux-mêmes? Si leur attitude changeait en faveur d'un statut, ne serions-nous pas prêts d'une solution? .... mais si les poules avaient des dents.....



Denis 14/09/2010 22:12



Comme Denis08 j'ai de gros doutes quant à l'efficacité de la grève administrative ou de la grève de 24 heures. Si elles entraient dans la panoplie des armes efficaces, on s'en serait aperçu
depuis longtemps, non?


Quant au protocole, même avis nuancé. On y a gagné quelques picaillons, une aide administrative à coup d'emplois précaires et, quand même, une décharge pour les dirlos à 4 classes. Maigre avancée
certes, mais avancée quand même.


Alors Théo, je comprends bien que tu veuilles défendre ton fonds de commerce mais pourrais-tu rafraîchir ma vieille mémoire et me rappeler la dernière avancée significative obtenue par ton
syndicat, parce que là, je sèche.



denis08 14/09/2010 21:35



Je laisse à chacun le soin de penser ce qu'il veut du protocole. Pour moi, il relève du "verre à moitié rempli ou à moitié vide". J'apprécie cependant l'aide administrative, ô combien compétente
et efficace, et les AVSi. L' "aumône" consentie au niveau financier, je ne l'ai pas rendue au ministre. Et si cela m' était retiré, je serais moins bien, pas "mieux". (L'arbre du protocole n'a
pas que caché la forêt, contrairement à ce que prétendent certains ici)


Ce qui me surprend beaucoup plus, c'est le cas qui semble être fait de la grève administrative (comme arme de dissuasion, j'entends).


Je crois que si un syndicat, le SE, a décidé de sortir de cette grève qui n'en finissait pas... c'est justement parce qu'elle était stérile, non ?


Parce que si cette grève avait été LA panacée, si elle avait fonctionné, il n'y aurait pas eu de protocole. Alors on peut fustiger à l'envie le syndicat qui a fini par dire "oui" à un compromis,
dire qu'il fallait continuer le combat... mais après ? Pour quel résultat supplémentaire ?


Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt : la grève administrative est un pétard mouillé (et pas à cause de Base élèves). J'en ai connues quelques unes par le passé et mon administration
n'a jamais été en peine pour bricoler ses cartes scolaires (n'est-ce pas les maires qui inscrivent ? Les maires faisaient-ils la grève administrative ?)


A partir du moment où l'on refuse de faire "payer" aux enfants et aux familles les conséquences d'une grève administrative des directeurs d'école (et je suis d'accord avec cette approche), la
grève se résume à... rien, rien qui soit de nature à faire bouger un IA, un recteur, un ministre. Ayons l'honnêteté de le reconnaître. Réfléchissez un instant à toutes les tâches que vous avez
accomplies dans la journée et dites-moi, sincèrement, lesquelles auraient eu un impact sur notre administration, sans nuire aux élèves ou aux familles ? Aucune pour ma part. Toutes auraient une
une conséquence négative pour les élèves, sans gêner d'un iota mon administration...


Pour ma part, il n'y aura pas de grève administrative, même si un syndicat la relançait. Ca ne tient pas la route. Ce serait comme les grèves de 24h : un aveu d'impuissance.


Pas de solution alors ? Ben, si, mais pas la plus facile et pas la plus rapide. Le groupe de pression. Ca devrait être le rôle des syndicats me direz-vous. Exact. Mais tout le monde sait dans
quel état ils se trouvent. Et pas seulement de leur faute d'ailleurs (mais en grande partie quand même). D'où l'intérêt d'une démarche comme celle du GDID.


Il serait donc bien venu que les syndicats, tous les syndicats, viennent épauler le GDID dans son action en faveur des directeurs.


Sincèrement, au jour d'aujourd'hui, je ne vois rien d'autre qui soit en mesure d'être plus efficace, à défaut d'être plus rapide.



Lionel 14/09/2010 13:30



Mais Théo, de quel SNUipp parles-tu ? De celui qui disait pis que pendre du protocole, qui a quand même permis à tous les collègues de 4 classes d'obtenir une décharge (pas dans des conditions
idéales certes, mais quand même un peu de temps. Et je t'accorde qu'à part cela, c'était le vide sidéral) ? Ou de celui qui aujourd'hui crie au scandale devant la suppression des EVS ? Parce que
dans ce dernier cas, permets-moi de te demander si c'est pour défendre les EVS eux mêmes ou bien les conditions de travail des dirlos ?



merlin 14/09/2010 12:39



Théo: je persiste et je signe. Je m'explique:


Oui, c'est le SE qui a signé seul le protocole en sachant que de fait il mettait fin à la grève administrative  en particulier et aux revendications des dirlos en général, ça c'est vérifié
par la suite.


Je me souviens avoir téléphoné à l'époque au Snuipp de mon département pour leur demander s'ils donnaient des consignes pour la poursuite de la grève. La réponse a été : " on te soutiens mais il
faut t'attendre à des retenues sur salaire" ... autrement dit, continues ton combat tout seul et assumes.... ça c'est vérifié par la suite puisque le Snuipp ne défend pas les dirlos mais une idée
d'un fonctionnement collégial de l'école dans lequel le dirlo n'est qu'un parmi d'autres et dont tu vas peut-être nous éclairer car chacune des questions posées sur ce fonctionnement n'a jamais
eu de réponse.... on attend ( voir posts et fils précédents...)


Les autres syndicats ( pardon pour eux) brillent par leur absence sur ce sujet ( Sgen) ou par leurs déclarations qui restent de principe ( SNE).


C'est pourquoi j'ai fait un prix de groupe car, pour des raisons diverses, aucun n'a fait de la réforme du statut des directeurs  une priorité.


Enfin, puisque tu sembles contester le fait que le Snuipp ne s'occupe pas des dirlos, tu vas nous détailler les actions concrètes de terrain que ce syndicat a initié depuis la signature du
protocole.... afin que chacun puisse se faire une idée. ( épargne-nous peut-être les consultations bidons dont on n'a même pas les résultats...)


 


 



Pierrot Lombard 14/09/2010 09:01



Si tu veux faire des rappels, vas jusqu'au bout Théo.


La grève administrative est une initiative du SE. La contre partie de sa signature au bas du protocole était l'arrêt de l'appel, par le SE (et lui seul) , de la grève administrative.


Je continue à penser que cette signature est un faute, et voir comment le MEN revient sur ses engagements me donne plutôt raison.


Mais, MAIS, le SNUipp nous a appelé à poursuivre cette grève, jusqu'à des retraits iniques de salaires pour service non fait. Et depuis NADA!


Merlin a bien raison de parler des syndicats...


 


PS: je ne suis propriétaire d'aucune assoc. et c'est le SE qui s'est rapproché du GDiD, tout comme le SGEN... Pas mal non?



Théo62 14/09/2010 07:26



Pas d'accord Merlin, ce n'est pas honnête de dire "La grève administrative a vécu, c'est du passé; les syndicats nous ont vendu pour 30 deniers ce n'est pas pour nous sortir du trou
aujourd'hui".
Ton pluriel est insultant pour LES syndicats qui n'ont pas signé le protocole de mai 2006. Qui, non seulement, ne l'ont pas signé, mais qui , en plus, l'ont dénoncé.
Il n'y a qu'un syndicat qui a "vendu pour 30 deniers". Permets-moi de te le rappeler. Et ce syndicat, tu le connais bien puisque l'asso de Pierrot (il nous l'a dit) s'est rapproché
fortement de lui... Au cas où tu l'aurais oublié, c'est le SE. Alors, merci de ne t'en prendre qu'à lui.



merlin 13/09/2010 18:11



Gege, n'est-ce pas toi qui mélange tout?  On a droit aux collègues qui pratiquent la politique du pire et tu me cites. Soit. Mais en quoi le fait de faire un constat et de se dire que
certains collègues vont peut-être s'apercevoir que l'on a prdu beaucoup pour " gagner" pas grand chose peut-il être assimilé à la politique du pire? Il te suffit de dire que tu n'es pas du même
avis et pas la peine de grossir le trait.


   On enchaine sur la grève administrative que l'on ne doit pas relancer... pour terminer avec les retraites et les fermetures de postes.... rien d'autre?


La grève administrative a vécu, c'est du passé; les syndicats nous ont vendu pour 30 deniers ce n'est pas pour nous sortir du trou aujourd'hui. Les solutions ( elles existent) sont donc ailleurs.



Marie-Claire POIRIER 13/09/2010 16:16



Je sais pas si c'est remis en cause mais depuis 2006 il n'y a qu'une année où j'ai pu obtenir quelqu'un (l'an dernier) et personne ne semble appliquer de maigre acquis comme vous dites. Pour moi
il n'y a aucun acquis.
Je change de direction d'école et de nouveau il n'y a pas de Contrat unique d'insertion.
je suis pourtant en ZEP.
 
bonne journée
 
Marie-Claire POIRIER
Directrice maternelle Suzanne Buisson
92290 Châtenay-Malabry



E.E.PU - - WEST CAPPEL 13/09/2010 16:11



Oh là là!J'espère que tout cela évoluera dans le bon sens! Directrice d'une petite école à 3 classes, non déchargée, !je ne sais ce que je ferai sans mon EVS qui n'arrête pas une minute!De toute
façon, comme une école fonctionne bien lorque l'on donne toute la priorité aux élèves, je continuerai à leur donner la priorité et tant pis pour toute cette paperasse qui ne cesse de nous envahir
d'année en année....
Comment peut on ne pas comprendre en haut lieu la charge de travail que représente la direction d'une école associée à la prise en charge d'une classe de cycle 3 avec les 3 niveaux? Les syndicats
nous défendent ils? Qui relaie tout ceci auprès des hautes instances qui nous gouvernent? C'est hallucinant!



Pierrot Lombard 13/09/2010 07:29



Merci Gégé d'avoir "recentré" le débat autour de ton nombril.


Faut se mobiliser contre la réforme des retraites et la suppression des postes, ou alors il n'y a rien à espérer... Faudrait savoir.



Denis 13/09/2010 07:19



Stop Gégé ! Soit tu n'as pas tout lu, soit tu n'as pas tout compris, soit tu es de mauvaise foi en ressortant un bout de phrase de ce que j'ai écrit. Reprends mon post à tête reposée...



Philjo 13/09/2010 00:01



Les AED ont été obtenus dans le cadre de la signature d'un protocole qui a mis fin à la grève administrative. Chacun peut avoir son avis sur les types de contrats qui ont accompagné cette mesure
ainsi que sur ce protocole. Néanmoins, le protocole est rompu... et je ne comprendrais pas que le SE n'appelle pas immédiatement à la grève administrative.


J'en ai assez d'être pris pour un c....



Gégé 12/09/2010 22:41



Salut @ tous


Débat qui part dans tous les sens. On sent un grand désarroi. Au début, réaction réflexe : c'est la faute aux syndicats si le gouvernement retire les EVS.. Tiens donc ! Voilà un gouvernement qui
renie sa parole, qui s'assoit sur sa signature et tout ce qu'on trouve à dire, c'est la faute aux syndicats !


Ensuite on a d'autres collègues qui jouent la politique du pire.
"Peut-être pas si dramatique que ça comme annonce" (Merlin).
"La fin programmée des EVS aura tout de même une conséquence positive" (Denis)

Et voilà-t'y pas qu'on reparle de la grève administrative. Décidément, on a eu droit à tout ce week-end. Après avoir tapé sur les syndicats, on vient leur demander de commencer une grève
administrative. Mais, si elle a pris fin en 2006, la faute à qui ? Faudrait quand même pas oublier que c'est le Se-unsa qui a tiré dans les pattes des dirlos. Faut pas mettre tout le monde dans
le même sac.
Bien sûr qu'on peut se lancer dans une nouvelle version de grève administrative. Mais, je sais plus qui l'a écrit ici, aucune chance de réussir. Pourquoi ? Parce que l'administration dispose du
serveur national qui regroupe toutes les données de toutes les écoles. Quelqu'un a mis en avant la clé OTP. Bon, d'accord. On la prend en otage ? On la passe au marteau pilon ? Et ça annulera les
données qui sont dans le serveur à Orléans ? Si cette année, il y a X élèves en GS, ils seront en CP en N+1 puis en CE1 en N+2... Ils ont tout. Ils peuvent gérer sans problème pendant des années.
Fallait pas arrêter en 2006. La faute à qui ? Je vais pas me répéter.
Et maintenant, qu'est-ce qu'il va faire le Se-unsa ? Il parle de "conflit" si les EVS ne sont pas rétablis. Si ça n'est pas le cas, ça sera quoi le conflit ? Ils ont été bien légers en 2006.
De toute façon, on n'a rien à attendre de ce gouvernement. Y a qu'une chose qui compte : sucrer des postes et peu importe les conséquences pour les gamins. Faut les virer en 2012. En attendant,
faut se mobiliser pour dénoncer la réforme de la retraite et lutter contre les fermetures de postes. Y a rien à espérer. Rien !



Denis 12/09/2010 20:31



"Suffit de voter et faire voter "


Entièrement d'accord avec ça. Et je le mettrai encore une fois en pratique lors des prochaines élections.



JeanRoger 12/09/2010 20:07



Mais ils existent ces syndicats. Suffit de voter et faire voter aux élections professionnelles.


@venir école - SNE - CFTC Education Nationale (mon préféré).


J'en connais qui n'arrête pas de râler et qui continue de voter pour  les "gros" en croyant être mieux défendus... UN COMBLE.



Grégoire 12/09/2010 13:35



Bien d'accord Pierrot ; le problème des EVS n'est qu'une pièce d'un tout : l'impossibilité pour les directeurs d'effectuer normalement leur fonction ( je dis métier )  sans prendre sur leur
vie personnelle.


Une grève administrative lancée par un syndicat ( faire un appel d'offre ? ) compte tenu de ce crachat gouvernemental à la face des dirlos me semble stratégique et réalisable en pleine sortie
d'un rapport qui dira en substance que le statu quo n'est pas tenable.


. Pascal je n'attends plus rien, non pas du rapport REISS, mais de ce qu'en fera le gouvernement. Ils ont d'autres casseroles au feu et nous on est taillable et corvéable à merci alors pourquoi
ce gêneraient -ils ?


Rien ne nous sera donné n par les syndicats ni par le gouvernement. Des fois je m'interroge sur la création d'un syndicat de directeur... SAns vouloir cependant relancer le débat.



Pierrot Lombard 12/09/2010 12:14



Trois petits bémols...


1- Le GDiD n'a pas la légitimité pour appeler à une quelconque grève. Il faut s'associer à un, ou mieux plusieurs, syndicats pour le faire.


Thierry a déjà écrit aux syndicats, nous devrions les rencontrer le 29 AM.


 


2- Le ministère ne nous prend pas plus que d'habitude pour des truffes. Déjà, le choix d'emplois précaires et non qualifiés pour nous aider dans nos tâches administratives était plutôt de l'ordre
du mépris, mais le fait de ne pas nous dégager des AP ou de continuer à se baser sur le nombre de classes pour nous attribuer les décharges, alors que l'on supprime des postes et donc on augmente
le nb d'élèves dans les écoles avec le même nb de classes, ou encore l'implantation dans nos écoles des "stagiaires" et le surplus de boulot que leur gestion va engendrer, montrent à quelle
hauteur se situe l'estime que le MEN nous porte...


3-C'est pourquoi, la nécessité d'une grève administrative ne peut se justifier uniquement que par le problème des EVS, mais doit servir de pression pour un règlement global de notre situation.


L'embauche des EVS n'a pas réglé, ni ne réglera nos problèmes.


En ce sens le rapport Reiss sera capital, et pourrait (s'il y a bien noter ce qu'il nous a dit) servir de base à nos revendications... appuyées par une grève administrative. 



Pascal Oudot 11/09/2010 17:36



Merci de la date, Thierry, je pensais que la remise du rapport Reiss était plus tôt que ça. Quant à la grève administrative... je ne sais vraiment quoi en penser! L'idée ne plait pas à mon
tempérament de vieux fonctionnaire, mais il est d'autre part certain que continuer à jouer les poires ne me plait pas.



thierry fabre 11/09/2010 14:28



Je crois que l'on a tout intérêt à ne pas mélanger deux choses bien distinctes:


- Reiss, c'est de la "représentation nationale", c'est un député chargé de mission, qui doit rendre son rapport prochainement. Le problème d'un rapport est triple: il faut tout d'abord, dans sa
phase de préparation, se bagarrer à chaque entrevue pour qu'il soit le meilleur possible. Ce que l'on a fait... Il faut ensuite en prendre connaissance. Ce que l'on fera le 28 septembre, jour de
sa publication... Il faut enfin voir si le ministère retiendra peu ou prou de ses propositions ou si ce rapport ira enrichir la longue collection des rapports des décades précédentes. Ce que l'on
saura le 30, lorsque le GDID sera reçu au ministère...


- Les EVS, c'est tout autre chose, et ça soulève le coeur à deux niveaux, l'humain et l'éthique. Au niveau humain, prendre des personnels en situation de précarité, sans formation mise en place
et les lourder du jour au lendemain, alors qu'ils étaient en droit d'espérer reconduction de leurs contrats, ça chiffonne un tantinet, non ? Au niveau éthique, tout aussi grave, on constate que,
pour de sordides économies RGPPesques, le ministère rompt avec ses engagements, renie, d'un trait de plume, sa parole, fait preuve, envers les dirlos, d'un mépris crasse....


 


Et ça, c'est tout autant, sinon plus grave ! Quelle confiance pouvons-nous désormais avoir envers un ministère qui n'a ni parole, ni figure ? Quelles négociations peut-on sérieusement entamer
avec eux ?


 


Les EVS restent discutables. Rien ne serait pire que d'exiger pour ces personnels le maintien d'un existant bien minable. Pour autant, il faut être clair: au travers de la suppression de ces EVS,
le ministère nous crache un petit message assez clair: "je me fous des dirlos, ce sont des esclaves taillables et corvéables à merci et je ne me génerais pas pour leur oter leur (maigres)
acquis..."


 


Face à cela, on accepte, bien piteux, ou l'on se bat...


Et, au rayon bagarre, l'idée d'une grève adminsitrative me parait bien


séduisante:


- elle serait bien plus efficace qu'en 2000/2006 car l'essentiel des données transitent désormais par nos fabuleuses clés OTP. L'ensemble du système a été informatisé. Concrétement, là où, en
2004, un IEN pouvait d'un coup de fil à la mairie, obtenir ses effectifs, en 2010, nous pouvons bloquer, informatique oblige, les cartes scolaires, les évaluations nationales, GIBII, la gestions
des remplacements,... excusez du peu


- autre nouveauté: en 2006, suite aux retraits de salaires pour la grève administrative, une vingtaine de collègues avaient poursuivi l'état en tribunal administratif. Le GDID avait soutenu et
appuyé cette démarche. 4 ans après, les collègues qui avaient monté leur dossier correctement ont tous, sans exception, vu la justice leur donner  raison et condamner le ministère à les
rembourser. Argument de jurisprudence: la direction d'école n'est qu'une simple fonction, rémunérée sur indemnités. L'état aurait donc du retirer 1/30 de ces indemnités journalières, c'est à dire
rien, et non une journée de salaire.


D'où l'intérêt de voir quelques syndicats ouvrir le bal en la matière, et non, comme le SNU, démagogiser le problème en mélangeant ceci avec la question des retraites, ce qui n'a pas grand chose
à voir...


 


Thierry fabre



Pascal Oudot 11/09/2010 10:34



Moi j'attends la remise du rapport de M. Reiss. Selon ce qu'il y aura dedans, ou si le ministère n'en fait rien dans les semaines qui suivront, je ne continuerai pas à courir deux lièvres à la
fois avec ma classe et la direction: mes élèves m'intéressent plus que la paperasse.



Moira377 11/09/2010 10:19



@ JC Ramey et Grégoire


Si je résume votre pensée, puisque le ministre n’a pas respecté sa signature, l’accord n’existe plus, donc
reprenons la grève administrative. Logique.


Sauf que la donne a changé depuis 2006 : Base élèves a été généralisé. Et ça change tout. Vous vous
souvenez ? En 2006, ce qui posait problème au ministère, c’était l’enquête lourde de rentrée, la fameuse enquête 19. Le reste, il s’en foutait comme de sa première chemise. En 2006, les
services du ministère le reconnaissaient, ils n’avaient plus de données fiables pour faire la carte scolaire car la grève durait depuis des années.


En 2010, les IA ont toutes les données, depuis la petite section, année par année, à l’élément près. Finie
la chasse aux fantômes. Il faudrait boycotter base élèves pendant au moins 5 ans pour revenir à la situation bordélique de 2006. Impensable. Pour le reste, on ne transmet pas les différents
comptes rendus ? les enquêtes inutiles ? les tableaux de toutes sortes ? Le ministère s’en accommoderait pourvu qu’il ait ses stats de base élèves pour continuer ses coupes
sombres.


Compter sur les syndicats pour boycotter base élèves ? Ne rêvons pas, ils l’ont laissé s’installer en
connaissance de cause pour rendre inutile la grève administrative. Après ils ont râlé avec la CNIL. Pour quels résultats ? Les renseignements litigieux ont été supprimés du fichier.
L’essentiel aux yeux de l’administration a été préservé : les chiffres pour la carte scolaire.



Zellof 11/09/2010 09:18



Rien d'étonnant dans ce nouvel avatar. Un petit rappel : en 2006, on avait dénoncé ce marché de dupes que constituait la signature du protocole. Le SE voulait casser la grève administrative et le
gouvernement voulait montrer qu'il se souciait de ces pauvres dirlos en perdition...
Une vraie avancée (la seule) c'est la décharge aux collègues qui avaient 4 classes. Et encore, dans quelles conditions (stages filés...).
L'aide administrative n'a pas été mise en place pour venir en aide réeelement aux dirlos. C'est une mesure qui n'avait qu'un but : camoufler le chômage des jeunes en leur filant des boulots
précaires payés au rabais. Et ça a atteint son but en faisant plonger les statistiques du chômage.
Aujourd'hui, on ne s'embarrasse plus de ces artifices pour empêcher la courbe des demandeurs d'emploi de redresser la tête. On n'hésite pas à rayer de Pôle Emploi un tas de gens en mettant des
conditions nouvelles pour rester inscrit. Les emplois aidés ça coûte cher nous dit madame RGPP. Alors, vous pensez bien, chers collègues, que l'aide aux dirlos...


 



Grégoire 11/09/2010 08:54



Là je te rejoins à 100 % JC.


C'est le moment ou jamais : puisque l'accord est caduque les ( ou le ) syndicats doivent relançer une grève administrative des directeurs. Vu les dégâts depuis 2006, je suis sûr que la mayonnaise
prendrait. Il suffit de faire comme tu l'indiquais : bloquer les tableurs excel et revenir à notre" coeur de métier" : l'école et ses habitants.


Je signe !



JC RAMEY 11/09/2010 08:46



Puisque le ministre de l’éducation nationale ne respecte pas le contrat passé avec le SE-UNSA (arrêt de la grève administrative contre aide administrative, décharge accordée aux écoles de 4
classes et aumône financière), ce contrat devient caduque et il est donc logique de reprendre la grève administrative. La parole est aux syndicats. Si ils existent.


JC RAMEY-qui-continue-à-être-excédé




JeanRoger 11/09/2010 08:25



L'association dont on parle ici est le GDID (Groupement de Défense des Idées des Directeurs). Nous sommes 2500. Nous sommes déjà écoutés voire nous commencençons à être entendu. Nous estimons que
la "culbute" se fera aisément à 5000 membres (10% des directeurs)... Alors si vous pensez que vous devez avoir un statut et les moyens qui vont avec rapidement, alors rejoingnez-nous sur le
champ. C'est là:


http://www.dirlo.org/perso/aform.htm



JC RAMEY 11/09/2010 08:02



J'ai déjà informé mon IEN qu'en cas de suppression de mon EVS qui assure de nombreuses tâches indispensables, le travail en pâtirait, à savoir je priviligierais systématiquement l'intérêt des
enfants et des parents.


Concrètement, je commencerais par soigner les enfants blessés, régler les bagarres entre enfants, gérer le conflits entre enseignants et parents, remplir les certificats de scolarité parfois sur
plusieurs années (couramment une heure de recherche), recevoir les ouvriers, … avant de remplir les demandes administratives que je traiterai uniquement sur le temps scolaire si il me reste du
temps.


JC RAMEY-qui-commence-à-être-excédé



Hertrich Agnès 10/09/2010 23:04



Bonjour!
Je suis directrice d'une école à 6 classes ; je trouve que out le monde se fiche des directeurs,à part l'une ou l'autre association spécifique.Nous faisons notre  métier à fond et ce n'est
vraiment pas facile tous les jours!
Mais si on m'enlève l'EVS qui m'aide aux tâches administratives, j'arrête TOUT DE SUITE et je reprends un poste d'adjointe!



Denis 10/09/2010 20:59



La fin programmée des EVS aura tout de même une conséquence positive : les syndicats qui nous représentent si bien vont prendre conscience des difficultés qui sont les nôtres et mettre le paquet
pour que notre boulot soit reconnu par les plus hautes autorités de ce doux pays.


 


Pas taper les copains... Non, je n'ai pas picolé, ni fumé un quelconque produit illicite, ni même viré sénile mais... c'est le week-end, il fait beau, et j'avais envie d'une belle histoire...