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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 20:34

Dans le supplément au numéro 388 de « Fenêtres sur cours » de septembre 2013 intitulé « Direction et fonctionnement de l’école » selon l’expression consacrée, le SNUipp nous rappelle que « les discussions avec le ministère sont enfin ouvertes ». Il affirme que sur les trois dossiers ouverts : missions et responsabilités, accès à la fonction et accompagnement du parcours professionnel, valorisation de la fonction, le syndicat « ne manque pas de propositions » et conclut : « De vraies mesures pour la direction d’école, Monsieur le Ministre, c’est nécessaire et tout de suite ! »

Et d’ajouter : « Après l’effet d’annonce de l’ouverture de ce chantier, la montagne ne peut pas accoucher d’une souris. Il ne s’agit pas de « vendre du vent » aux directrices et aux directeurs, et ce d’autant que reconnaître et améliorer le travail des directeurs au service du fonctionnement de l’école nécessite des engagements budgétaires en postes et en mesures catégorielles…

Sur tous ces aspects, le SNUipp-FSU sera exigeant et attend des avancées concrètes ! »

 

Voilà qui est dit avec force et conviction… Le SNUipp bombe le torse et annonce ses propositions :

« Il faut un « choc de simplification » administratif. Il y a urgence à alléger la charge de travail des directrices et directeurs d’école. Les sollicitations et injonctions multiples doivent cesser…

Une redéfinition de leurs missions et une clarification de leurs responsabilités sont également nécessaires. Les textes réglementaires doivent être revus. Des ressources juridiques au sein des départements doivent être mises à disposition des directeurs d’école. »

 

Le SNUipp nous annonce même en avant première « les pistes envisagées par le ministère »…

Production d’un référentiel métier, réactualisation d’un vadémécum du directeur, réécriture de la note de service de 1997 définissant les missions. Le ministère confirme que la direction d’école restera dans le statut actuel.

 

Le SNUipp n’aura pas besoin de taper du poing sur la table tant il semble en phase avec le ministère sur le sujet… En effet, « les pistes envisagées par le ministère » ressemblent étrangement aux propositions émises par le syndicat. Certes, il y aura bien quelques accrochages ou escarmouches lors des discussions, voire même une menace d’action syndicale… Il faut savoir tenir son rang et jouer son rôle de défenseur des directeurs… Le SNUipp ne peut pas trop montrer qu’il approuve les mesures du gouvernement, ce dernier fût-il de gauche…

 

Le ministre, quant à lui, nous a déjà livré sa réponse : il n’est pas possible d’accorder un statut aux directeurs d’école. Ce ne sont pas les deux principaux syndicats du primaire qui s’en plaindront…

 

Et l’opposition, qu’en dit-elle ? Le 12 septembre dernier, L’UMP réunissait une convention intitulée « Libérons l’école pour libérer et épanouir les talents ! » pour  faire connaitre son programme pour l'école.

 

Dans la partie 6, « Une gestion trop centralisée », l’UMP écrit :

 

« La trop grande centralisation du système éducatif est néfaste tout autant pour les élèves que pour les établissements. Si l’Etat doit garder la maîtrise des programmes et des diplômes, une certaine marge de manœuvre devrait être accordée aux chefs d’établissements et aux professeurs.

Les enseignants ne peuvent adapter qu’à la marge leurs enseignements aux spécificités des élèves qu’ils ont en face d’eux. C’est cette trop grande rigidité de notre système éducatif qui pousse à l’échec de nombreux élèves. Il est nécessaire de réintégrer une forme d’autonomie pédagogique pour les enseignants. Ce surcroît d’autonomie pourrait être consacré à des approfondissements de programme, à un aménagement différent des horaires, à des travaux en sous-groupes d’élèves...

Au niveau de la direction, il peut être bénéfique d’accorder aux chefs d’établissement des prérogatives en matière de recrutement, d’évaluation, de gestion de budget et de remplacements temporaires... Ainsi, ils pourraient recruter librement une équipe enseignante et administrative en fonction des objectifs qu’ils se seront fixés. Une fois cette autonomie accordée il devient plus aisé de comparer et de récompenser les chefs d’établissement les plus méritants. »

 

Proposition 18 : donner un statut juridique aux établissements de premier degré et à leur directeur

 

« Cette mesure consiste donc à doter l’école, actuellement dépourvue de la personnalité morale à la différence des collèges et des lycées, d’un statut juridique qui en permette une gestion pédagogique moderne et efficace. Elle permettrait de créer un véritable statut d’emploi pour les directeurs d’Etablissements Publics d’Enseignement Primaire.

Les écoles de petite taille pourraient être associées en un seul établissement, éclaté, et permettre ainsi une émulation pédagogique et une mutualisation des moyens humains, pédagogiques et financiers au bénéfice des élèves. »

 

Combien de fois n’a-t-on entendu ce discours chez différents responsables de l’UMP dans la dernière décennie ! Que n’ont-ils jamais appliqué leur programme lorsqu’ils étaient à la tête du pays ?

 

« Les promesses n'engagent que ceux qui y croient » entend-on souvent.

 

Justement, que croire ? Le texte élaboré à l’issue de la convention de l’UMP ou les propos tenus par le député Benoist Apparu considéré comme l’un des spécialistes de l’école à l’UMP ?

 

Lors de cette convention sur l’école, il est intéressant de prêter une attention particulière à l’intervention de Benoist Apparu au cours d’une table ronde consacrée à l’autonomie des établissements scolaires.

 

« Pendant que nous discutions au Parlement de la loi de refondation, sortait un rapport de la Cour des Comptes disant que les deux points les plus importants dans une refondation, c’était justement le métier d’enseignant et l’autonomie des établissements.

… Ça fait 20 ans, 30 ans ou 40 ans que, à peu près dans tous les discours, notamment chez nous, faut pas se raconter d’histoires, nous mettons le mot autonomie, sans savoir jamais défini les contours et les pourtours de cette autonomie et sans jamais l’avoir mise en place…

J’attire simplement votre attention sur un point important : nous avons en France 60 000 établissements scolaires entre le primaire 55 000 et les les collèges et les lycées, en gros 10 000 en tout.

Donner l’autonomie à 65 000 établissements scolaires, ça va pas être facile. Parce qu’avec 65 000 cadres c’est à dire chefs d’établissements du primaire, du collège, du lycée, susceptibles de gérer des pouvoirs aussi importants, c’est pas facile. On a déjà du mal à le faire avec une centaine de facs, 65 000 établissements ça va pas nous faciliter la vie.

Donc, il faut de ce point de vue là, me semble-t-il, réorganiser nos établissements scolaires, et peut-être se dire, que le principal du collège doit, en même temps, être le principal, le chef d’établissement de ses écoles primaires de recrutement pour avoir des établissements plus conséquents et pouvoir leur donner l’autonomie dont nous parlions à l’instant… »

 

Voilà les directeurs d’école prévenus !

Finalement, l’opposition rejoint le gouvernement sur un point : les directeurs d’école sont un maillon gênant dont il faudra bien se passer pour les réformes actuellement dans les cartons de l’UMP et du PS.

Cela a déjà commencé… Dans le fameux conseil école/collège qui sera présidé par l’IEN et le principal de collège, exit le directeur. Dans la fumeuse école du socle commun, quid de la place du directeur. Dans les discussions qui s’ouvrent sur la direction d’école, une seule chose est assurée : pas de statut pour les directeurs. Dans le projet de l’UMP, disparition du directeur…

 

Quelles que soient les réformes proches ou futures, actées ou programmées, si les rôles respectifs du principal de collège et de l’IEN sont bien définis, celui du directeur d’école semble réduit à la portion congrue. Nulle trace de sa reconnaissance statutaire, de son implication administrative ou de sa responsabilité dans les divers projets.

Et si le directeur d’école reste en poste, il faudra toujours un factotum de service sur le terrain pour relever le courrier, lire et transférer les mails, recevoir les familles et assurer le fonctionnement quotidien de l’école, quelle serait sa place entre le principal de collège et l’IEN ? Serait-il en permanence court-circuité par l’IEN qui se verrait attribuer le rôle de super directeur ? Quelles seraient ses attributions, ses responsabilités, ses devoirs, ses moyens ?

Il est à craindre que le nombre de postes vacants reparte rapidement et de façon vertigineuse à la hausse. Les rapporteurs de tous poils qui se penchent régulièrement sur le malaise enseignant ne risquent pas de se retrouver au chômage et de pointer à pôle emploi…

Les résultats des divers organismes européens n’ont pas fini de nous annoncer des baisses continuelles de niveau des élèves…

Sans se concerter, le gouvernement par la voix du ministre de l’Education, l’UMP par celle de Benoist Apparu et le premier syndicat enseignant du premier degré qui fait semblant de défendre les directeurs pour mieux les étouffer, se retrouvent sur la même logique de dévalorisation et de non reconnaissance du métier de directeur d’école… Tous contribuent à sa disparition.

Refondation… Vous avez dit refondation ?

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pierre Lombard 13/10/2013 18:19


Quand on lui montre la lune, que croyez vous que regarde Zézette?


Tu confonds, mais peux-tu faire autrement, l'évolution normale des choses, quand on s'inscrit dans la volonté de voir le dossier avancer et le désavoeux, le recul qui ne sert que le statu quo.


Que l'association des directeurs d'écoles et des syndicats représentatifs se retrouvent sur un certain nombre de points pour sortir du statu quo, après avoir confronté leurs idées est plutôt
rassurant. 


Aucune des pistes pour faire avancer le dossier des directeurs annoncées par S. Sihr n'est reprise dans les mandats du SNUipp pour ces discussions. AUCUNE!


Le SNUipp a signé un texte avec nous début 2013 (c'est pas vieux!). Extrait:


Le 18 décembre, lors d'une rencontre entre le SNUipp et le GDID, nous avons constaté des analyses convergentes au sujet de la direction et du fonctionnement de
l'école.


Faire vivre l'équipe pédagogique et son projet d'école,


faire le lien avec les parents et les partenaires,


répondre souvent dans l'urgence aux toujours plus nombreuses demandes administratives,


gérer les imprévus quotidiens de la vie de l'école


...
Deux dimensions doivent être creusées :



- l'amélioration du fonctionnement pédagogique, éducatif et administratif de l'école. 



- une vraie reconnaissance des directrices et directeurs d'école et une amélioration significative
des conditions d'exercice. (dans l'ordre!)


résultat le SNUipp revendique:


- un allègement des charges, qui n'est possible uniquement si l'école retrouve de l'autonomie et le directeur des prérogatives.


- un vade mecum???? il faut oser


- un pool juridique par départemant... 


- instaurer des 3/4 de décharges???? pour quelle signification, quel message?


Que reste-il  aujourd'hui des intentions annoncées par S.Sihr jusqu'àla siganture du texte?


Le SNuipp est même un recul par rapport à l'existant et ouvre grand la porte à l'emprise des circos ou du collège sur l'école.


Il n'y a rien qui montre que le SNUipp a une réflexion sur ce que doit être l'école. Il n'y a qu'une position strictement stratégique, entre FO et le SE...


 

françou 10/10/2013 20:12


C'est bien. Gégé soutient Sésé..... on est content content content....Et gégé aime pas pierrot...voila voila...Nous qui avons des gosses toute la journée (tu peux pas comprendre ducon, cherche
pas)... on pourrait pas avoir autre chose en guise de débat?

Pascal Oudot 10/10/2013 20:00


C'est amusant cette propension à croire qu'il faille une raison externe pour que les gens fassent ce qu'ils font. J'ai la même chose à l'école avec mes MS, qui se ratatinent tout seuls et
accusent immédiatement un camarade qui est à l'autre bout de la cour. Quand les adultes font la même chose, c'est à dire refusent la propre responsabilité de leurs actes pour en accuser autrui,
on appelle cela un comportement infantile. Un crise au GDiD? Laissez-moi rire! Concrètement, jamais les directeurs d'école n'ont été aussi près de voir leur position changer. Grâce à qui? Pas au
snu, c'est clair. Grâce à ceux qui se démènent et appellent un chat un chat, certainement. Le SE depuis quelques mois en fait partie, oui. Cela n'excuse rien du passé, mais n'obère pas l'avenir.
Ni non plus ne donne un blanc-seing à qui que ce soit. Pour moi, pour le bureau du GDiD, les correspondants locaux, tous ceux qui se bougent dans leur coin, tous les directeurs et directrices
d'école qui fumassent dans leur école qui déborde de partout, ce qui compte ce sont les directeurs d'école, et c'est tout. Le reste est du pipi de chat. Un statut? Pas forcément pour tout de
suite. Mais une reconnaissance institutionnelle, certainement, et ce n'est pas étonnant que cela se fasse au moment où l'école qui change de rythme est dans une telle crise que l'institution
réalise que ce sont bien les directeurs d'école qui mènent la barque, et eux seuls. C'est à nous de faire pour que rapidement cela aille plus loin, que cette reconnaissance devienne juridique,
etc. Cela se fera avec ou sans certains syndicats. Avec, ça aurait été mieux. Mais s'il faut passer sur le dos du snu, par exemple, pour moi pas de souci. Ou d'autres. Me taire? Nooooon. Trop
vieux pour ça, j'ai trop subi d'avanies (et framboises) pour autoriser les tenants du rien et du n'importe quoi à continuer à nous tenir la dragée haute, sous les prétextes les plus éculés et les
adjectifs les plus ringards. Que certaines centrales syndicales continuent tranquillement à mettre en scène leur propre enterrement, je m'en tape. Mais je ne les suivrai pas dans la tombe, ni ne
les laisserai enterrer l'Ecole primaire.

Gégé 10/10/2013 19:17


"Sébastien devrait démissionner tant il est désavoué."


Elle est bien bonne celle-là !!! Parce que le fait d'être à la tête d'une organisation t'interdit d'avoir des opinions personnelles ? Tiens donc ! Faut oser dire ça !!!!


On pourrait aussi, Pierre, te demander de démissionner. On ne les compte plus tes revirements. Sur plusieurs plans et pas des moindres !


Au début, c'était le statut pur et dur. On est passé au copié-collé de la position du SNUipp : la certification. Puis on se contenterait bien d'une simple redéfinition des missions.


En 2006, l'ennemi juré de ton assoc, Pierre, c'était le SE. Tu l'as peut-être oublié, pas moi. Qu'est-ce que vous avez pu dire sur ce syndicat. Il allait voir aux élections pro... Il avait trahi
comme pas permis avec ce que tes amis et toi aviez qualifié la signature du "proutocole"... Pas vrai, Pierre ?


Et cet ennemi juré est devenu l'allié. Oh ! un allié encombrant car c'est lui qui mène la danse... Un allié qui tergiverse, qui évoque les choses sans vraiment convaincre....


Bref, tout ça a débouché sur une vraie crise chez vous. Les durs ont pris le contrôle. Il y en amême un qui a été accusé d'étouffer l'assoc par ses emportements déplacés, ses insultes
permanentes... Ce qui a fait fuir bon nombre d'habitués de la première heure : les rando, swing and co... Tout ça, tu ne peux le nier, Pierre. On a quand même pas mal de gars dans dans ton
secteur qui nous racontent par le menu ce qui se passe dans l'assoc marseillaise...


Alors, va-t-on dire que tu pourrais (ou devrais) démissionner ? Ben non ! On n'est pas comme ça, nous. On ne se mêle pas des affaires des autres.

Pierre Lombard 10/10/2013 08:26


FO sort un spécial direction, c'est du FO, mais on peut y lire que le MEN envisage une certaine reconnaissance statutaire et le SNuipp dévoile ses mandats


http://06.snuipp.fr/spip.php?article4804.


 


Si on compare avec les déclarations de S.Sihr de septembre 2012 à Avril 2013 (directeur est un métier, compétences spécifique donc spécialisation et reconnaissance par certification…) c'est le
retour vers le passé.


Sébastien devrait démissionner tant il est désavoué. Ce qui est aussi révélateur des tensions internes…


 


Le GDiD sera (re)reçu, à sa (re)demande, le 16 par le ministère pour une audience de 2h.


On en saura un peu plus alors.


D'ores et déjà:


- les missions ont fait l'objet d'une étude par la DGESCO. Une réécriture est possible, mais pas de diminution des missions sauf à dénaturer, rabaisser, la fonction de directeur. Ce n'est pas le
but.


- recherche d'un moyen institutionnel pour installer le directeur en tant que tel dans l'école. (FO y fait allusion) sans créer un corps, trop rigide (avis du MEN).


- la formation et le recrutement doivent être revus avec plus d'ambition.


- les moyens: budget serré, mais piste tracée par le GDiD sur les APC et les 108h, largement dégagée.


difficile: le système des décharges. Sous notre impulsion, voir comment soulager les directeurs des très petites écoles les moments de coup de bourre.


Pour le reste il faudra être inventif, audacieux pour améliorer les choses.


Nous y travaillons.


 


par contre, il faut que nous soyons exigeants, bien entendu envers ce qui nous sera proposé (pas question de servir la soupe à qui que ce soit), mais aussi envers les textes et les déclarations
des uns et des autres (nous itou) sur le dossier.


 


exemple:


On sait combien chaque mot est pesé avant de sortir dans une revue syndicale. Outre le fait qu'on amalgame vicieusement missions et tâches, revendiquer l'allégement des tâches n'est pas de même
nature que d'en demander leur partage.


 


Partager les tâches de la direction, c'est reconnaître les missions de l'école et de répartir les tâches que cela induit sur l'ensemble de l'équipe. C'est la collégialisation, la négation du
directeur en tant que tel.


 


Alléger les tâches, c'est autre chose. C'est au contraire donner un statut au directeur afin de le positionner de façon à ce qu'il ne soit plus le larbin de tout le monde, et leur fusible en cas
de problème.


C'est lui donner la capacité de dire non à l'IEN, au Maire, aux adjoints… Lui donner la capacité de dire que ce tableau ne sert à rien et que l'organisation des service de l'école c'est son
affaire.


 


par paresse idéologique, quand le SNUipp revendique l'allègement des tâches des directeurs, il revendique un statut pour les directeurs!


 


PS- le vade mecum a été promis par de Robien avec la signature du protocole.


7 fiches réalisées…


 


Soyons exigeants!

merlin 09/10/2013 08:57


Je suis comme beaucoup de collègues: une école de taille moyenne ( + de 200 gamins quand même), 2 AVS ( bientôt 3), 1 EVS ( charmante personne, compétente, qui m'a téléphoné durant la dernière
semaine d'Août pour m'informer de son recrutement alors que je n'étais même pas INFORME de sa venue... et que je n'avais fait aucune demande...) et pour gérer tout cela ( je vous passe le montage
des PAI lourds ( 4) etc...1 jour de décharge qui passe beaucoup trop vite.


    Je ne vois dans les déclarations de Peillon sur la direction aucune raison d'espérer mieux, pas davantage dans les effets de manche DES syndicats ( je me tamponne d'avoir un
vade mecum ou kisaitout de plus),  et si une EVS rend de grands services ( il serait mensonger de dire le contraire), , la gestion de son emploi du temps demande pas mal d'investissement au
quotidien.


      Rien d'utile pour l'instant je vous dis... à moins que le Gdid puisse influer un peu dans les décisions finales, ce serait toujours ça.

JOACHIM DU BELLAY 07/10/2013 09:07


Eh bien ils se débrouilleront sans notre aide, surtout pour la mise en place des rythmes...

Pascal Oudot 05/10/2013 18:24


C'est mignon comme surnom, "photocopieuse". Sauf que celle de mon école me rend de sacrés services, elle est rapide et efficace. Je vois dont là une antinomie certaine...


 


Blague à part, je me contente d'écrire que je ne panne que couic à la stratégie du snu qui tresse avec allégresse la corde que la fsu va lui passer au cou. Mais bon, peut-être deviens-je trop
vieux pour comprendre les méandres d'un esprit torturé.


 


Maintenant, oui, je saute comme un cabri en criant effectivement "Statut! Statut!" tout simplement parce que j'en ai marre d'être le servant féal de tout le monde sans en tirer le moindre
bénéfice, ne serait-ce qu'en m'épargnant la terrible épée de Damoclès qui s'est abattue sur Jacques Risso après tant d'autres. Directeur je suis, directeur je veux bien rester parce que tout
compte fait ce rôle me convient assez, mais pas à n'importe quel prix: si c'est pour y laisser ma santé physique ou morale, j'abdique.

Pierre Lombard 05/10/2013 17:52


Le commissaire n’arrivait pas à se défaire des commentaires de Jacques Babylas, dit Gégé, et pendant qu’il bourrait sa pipe, les mots faisait la ronde dans sa tête :


Pierre : tu dis n'importe quoi !!!


ne te sens pas tenu de distordre la réalité.


Pierre, toi qui as un discours plus mesuré.


Aussi je compte sur toi pour les raisonner. Merci Pierre.


fais gaffe de ne pas te faire virer de l'assoc marseillaise car tu prends systématiquement le contrepied de Pierre que tu places souvent en position
délicate..


« Bon sang, mais c’est bien sûr ! s’écrie soudain le commissaire Bougret, reversant un peu de son tabac parfumé au miel sur le parquet bien ciré de M et Mme DeL, Gégé c’est
le poisson rouge de la maison qui a grossi au point de devoir tourner sur lui-même dans son bocal ! »


Le fidèle Charolles ne peut retenir  son admiration, et l’œil baveux déclare :


-Ah, la la ! Vous êtes formidable patron ! 


- Allez, fiston, va lui changer l’eau, et on file!


Et Charolles, encore ému, jette Gégé dans les WC (fermés de l’intérieur), tire la chasse, pose le bocal vide sur le guéridon  du salon devant M et Mme DeL médusé, et rejoint à toute vitesse
son mentor déjà dans l’escalier ... en route vers de nouvelles aventures… 

Pierre Lombard 05/10/2013 17:25


(pas de texte)

merlin 05/10/2013 15:49


Moi expliquer à toi: CDM = Conseil des Maîtres ( cité post 14)


CMD = selon toi je suppose Conseil des Maîtres Décisionnaire: pas cité post 14.


Moi, contre CDMD certes mais pas omnubilé. Moi, pas ton camarade, pas ton ami non plus.


Je ne te veux pour autant aucun mal, j'ai juste des positions différentes: je constate que tu parles tout seul, que tu esquive toutes réponse qui t'obligerai un peu à te positionner. J'attends
tes réponses ( post 14).


Mon devenir au Gdid: je ne vois pas pourquoi tu t'en soucies et si Pierrot désire me contacter il a mes coordonnées. La libre parole a l'air de te poser des problèmes d'où ton surnom de "
photocopieuse".......

Gégé 05/10/2013 14:53


Merlin, tu es obnubilé par le CMD, ma parole !!!! Pas un post sans que tu en parles !!! ça ne m'étonnerait pas que tu aies des problèmes avec tes collègues pour toujours mettre ça sur le tapis.
Mais, mon cer camarade, ce n'est absolument pas le sujet des discussions avec Peillon. Je vois bien que essaies de mettre le MEN et le SNUipp dans le même sac. Relis nos textes, nos communiqués,
nos prises de position.. et tu verras qu'on est loin d'être sur la même longueur d'ondes que le ministère. J'ai bien compris qu'en cas d'échec des discussions, tu chercheras à nous faire porter
le chapeau. D'ailleurs, ton post vengeur doit déjà être prêt puisque tu ne crois pas à la possibilité d'obtenir des résultats positifs pour les dirlos. Tu n'arrêtes pas de l'écrire. D'ailleurs,
un conseil d'ami : fais gaffe de ne pas te faire virer de l'assoc marseillaise car tu prends systématiquement le contrepied de Pierre que tu places souvent en position délicate.. 

merlin 05/10/2013 14:34


Gégé, ferais-tu appel à un " chef" du Gdid pour ramener de l'ordre dans ses troupes? Une connerie de plus à ton actif.


Taper sur le Snuipp? Ne savoir que dire "statut"?


Relis les posts précédents: je, nous, posons des questions en fonction de nos analyses: à combien de questions as-tu répondu de façon un peu argumentée? Je laisse les lecteurs assidus de ce site
répondre par eux-mêmes.


Le Snuipp est souvent mis en cause? De ma part, je le reconnais bien aisément. Seulement, je suis dans une école ( moi), et je subis au quotidien ainsi que mes collègues le résultat de vos
positions d'un autre temps. Dans mon école, pas un syndiqué Snuipp ( je n'y suis pour rien enfin je pense...) , peu de votants aux élections pro et je te passe les commentaires concernant les
syndicats. En écrivant que le Snuipp nous fout dedans, je n'ai pas le sentiment d'insulter mes collègues ou d'autres d'ailleurs. Maintenant, prouve-moi le contraire.


De façon plus sérieuse, réponds -moi:


Est-ce vrai que le CDM sur les rythmes n'a aucun pouvoir de décision et qu'en cas de désaccord avec la mairie, le Dasen donne raison à la Mairie ( le financeur)? Pourquoi alors laisser penser le
contraire?


En quoi l'IEN est-il plus légitime que le dirlo lors des réunions Ecole-collège?


Est-il normal que tous les problèmes de l'école soient arbitrés par une personne extérieure à l'école?


Est-il normal que l'organisation interne de l'école soit décidée par une personne extérieure à l'école?


Pourquoi ton syndicat refuse-t-il que l'école puisse, en évoluant dans sa structure, avoir une marge d'autonomie ( dans le respect des lois et règlements)?


pourquoi défendez-vous un modèle de fonctionnement qui remonte presque à Jules Ferry alors que la taille et les missions des écoles ont évoluées?


N'avais-je pas raison lorsque j'écrivais (a vec quelques autres) que l'école risquait de se voir dicter ses objectifs de cycle 3 au moins par les profs de collège ( via leur principal)?


   Je continue? Réponds au moins à ça ... pour une fois.

sammy 05/10/2013 13:02


Ce n'est pas sur le Snuipp que les collègues tapent, c'est sur les positions absudes présentées par des photocopieuses continuant la même copie d'un programme d'il y a 30 ans.


Quand même, quand la photocopieuse a un bug et qu'elle nous sort:


[quote="La photocopieuse"]Merci Pierre [/quote]


Merci aussi au GDID, aux anciens et aux nouveaux, aux directeurs qui a 93% veulent un statut qui reconnaisse leur métier, leurs missions, leurs responsabilités et qui leur donne les moyens de
travailler, tous ce que Pierre défend.


Merci à la photocopieuse d'enfin reconnaître cela à travers Pierre.

Denis 05/10/2013 12:17


Selon toi, casser du sucre sur le dos du snipp serait insulter la majorité des PE... Toujours le mot pour rire ce sacré gégé. Quelle majorité ? Les, à la louche, 40% de 40% de votants ? Sans
compter que parmi ceux-là, on entend des critiques pour peu qu'on veuille bien écouter.


Quant à demander à Pierrot d'intervenir, là, tu atteins des sommets. Le style "m'sieur, ils m'embêtent !" n'a même plus cour dans ma cour de récré. Les membres du GDID peuvent s'exprimer à titre
personnel sans demander d'autorisation à quiconque, ça t'en bouche un coin pas vrai, tu n'es pas habitué peut-être ?

Gégé 05/10/2013 11:56


Pierre, toi qui as un discours plus mesuré, pourrais-tu intervenir auprès de tes amis de ton assoc. ? Je pense à Merlin ou à P. Oudot qui cassent du sucre sans arrêt sur le dos du SNUipp.


Ils oublient qu'ils insultent la majorité des enseignants puisque le SNUipp recueille l'assentiment de la majorité des PE.


Puis c'est lassant de voir qu'ils n'ont aucun argument autre que taper sur le SNUipp en criant "statut ! statut ! statut !". Est-ce comme ça qu'on peut engager un vrai dialogue et faire avancer
le débat ? Je sais que tu le déplores comme moi. Aussi je compte sur toi pour les raisonner. Merci Pierre.

Pierre Lombard 05/10/2013 11:42


Le SI.EN (UNSA) syndique pres de 75% des IEN.


Sauf que ce que les propos de congrès sont aux antipodes de ce qu'on constate
sur le terrain...


Oui, c'est pour cela qu'on y parle de "REVENIR"...


Je ne dis pas que c'est plié, je dis juste que ça nous ouvre des fenêtres de tir.


Encore faut-il les utiliser, viser et "tirer" ... pas nous dire à longueur d'articles que l'on commente:  "c'est foutu! les SNUipp et le MEN de gauche se sont mis d'accord sur notre dos,
avec l'aide de l'UMP... 

Louis 05/10/2013 09:57


Sauf que ce que les propos de congrès sont aux antipodes de ce qu'on constate sur le terrain...


"il faut lire les conclusions du dernier congrès du SI.EN. Les IEN veulent revenir à leur coeur de mission,
l'accompagnement, le conseil et l'évaluation. Ce qui confirme l'espace laissé aux directeurs "responsables & pilotes du local""


Ce que les dirlettes et dirlos voient dans leur circonscription, c'est plutôt des IEN qui nous bombardent de questionnaires, mails, enquêtes toutes plus inutiles les unes que les autres... Des
IEN qui veulent sous régenter, tout savoir, tout décider...


Alors ce que peut dire leur syndicat en congrès... Ce syndicat est-il représentatif des IEN ? L'est-il plus que le SNUipp ? Faut voir... On peut dire ce que l'on veut en congrès... On est entre
soi, entre militants ou adhérents pur jus... La base a-t-elle été consultée par ce syndicat ? Est-elle en accord avec lui ? Et ce n'est pas parce qu'elle vote pour lui aux élections
professionnelles qu'elle se reconnaît en lui... La preuve, on l'a chez nous avec nos syndicats que personne ne suit.

Spartacus 05/10/2013 09:55


Les syndicats quels qu'ils soient auront bien du mal à gérer les écoles, de même que l'IEN. La relation directeur/maire est incontournable si la municipalité veut que son école communale rayonne.


On peut déjà observer des localités où le lien est distant que cela soit le fait d'un maire peu soucieux des affaires scolaires ou d'un directeur incompétent. On voit bien que dans ces écoles, le
feu prend très vite et aucun IEN ou syndicats ne peut empêcher la propagation.


Malgré tous les efforts politico-tortueux des uns et des autres, le lien physique et de contact au terrain ne peut être remplacé, sauf à la seule raison de ne plus avoir de candidat à la
direction des écoles...... Devons-nous quitter le terrain, la politique de la chaise vide était-elle un alternative?

merlin 04/10/2013 21:27


A mon avis, leur calcul doit être le suivant: certes, les pouvoirs de décisions seront entre des mains extérieures à l'école ( IEN, Maire, Principal) mais à l'école justement, il n'y aura pas de
" chef".


  Le CDM mécontent des catastrophes qui lui tomberont dessus n'aura donc qu'un seul recours: le syndicat Snuipp , défenseur ultime de la base, recours incontournable.... dont il faudra
s'attirer les bonnes grâces par des adhésions au titre d'allégence. Un bon calcul en ces temps de désyndicalisation massive.


  Pourquoi aujourd'hui n'y a -t-il que des jeunes syndiqués ( et encore...)? Ils ont besoin du syndicat pour les mutations.


  Demain, les écoles auront besoin des syndicats et surtout du Snuipp espère-tils pour fonctionner. Regardez: la fameuse consultation sur les nouveaux programmes = enquête toute prête
remplie avec les revendications du Snuipp qui conseille de faire un copié-collé... demain ce sera réservé aux seuls adhérents.


    Bien joué le Snuipp! ( faut être beau joueur même si ça fait mal au...)

Pascal Oudot 04/10/2013 20:24


J'avoue ne pas comprendre totalement la tactique adoptée par le snu. Que la fsu veuille faire crever l'école primaire, on le sait depuis longtemps, même Apparu est dans le même vent (c'est
d'ailleurs assez drôle de penser que l'UMP et la fsu vont dans le même sens d'une main-mise totale du secondaire sur le primaire). Mais que le snu mette tranquillement en scène son propre suicide
me dépasse. Le seul moyen pour que subsiste une école primaire dans ce pays, avec un ancrage local fort et donc des syndicats du primaire, c'est de donner un statut aux directeurs d'école. Que le
snu fasse une danse du ventre désespérée, avec deux pas en avant, un en arrière, sans réaliser qu'il met en danger l'école, notre école que nous aimons, me sidère.

merlin 04/10/2013 19:17


Le retour de Gégé le taiseux... ( quand ça l'arrange ) Passons.


Marre des positions hypocrites du Snuipp: le snuipp ne veut pas reconnaître les directeurs. Il voulait ( veut?) un CDM décisionnaire. Se posait le problème de la responsabilité: il aurait fallu
une direction tournante ( chacun son tour dans l'école) , celui qui récolte la direction assume les emm... qui vont avec. Raisonnement purement théorique  qui aurait provoqué l'ire des
adjoints qui veulent bien décider mais pas assumer.


On renonce donc, on laisse les textes en l'état et le dirlo assume tout mais dans les notes et autres circulaires on fait pression sur le MEN, Dasen et autres IEN pour que le dirlo ne soit plus
cité: regardez bien, je suppose que comme moi, vous lirez plus souvent " le CDM" ou l'"équipe pédagogique" que le directeur après avis du CDM".


Nous sommes dissouts de fait mais toujours présents en cas de besoin.Le Snuipp a réussi son coup. Après on fait mine de consulter, histoire de conclure que les positions du Snuipp correspondent
très exactement aux souhaits des dirlos ( quel heureux hasard!), lesquels ne veulent pas de statut mais un peu plus de temps à mettre à disposition de l'équipe.


Désolé de vous le dire mais ceux qui ont répondu à ces enquêtes se sont faits passablement manipuler.


  Je reste persuadé que le Snuipp fait du lobbying syndical en sous-main au MEN et Peillon ne va pas ouvrir un nouveau front en plus de sa fameuse réforme des rythmes... ce ne sera pas
facile Pierrot à Paris, les couteaux sont sortis, faites gaffe dans les couloirs.......

Pierre Lombard 04/10/2013 16:53


Excuse-moi Pierre : tu dis n'importe quoi !!!


c'est bienconnu!!!


 


Si les discussions devaient tournées autour d'un choc de simplifications des tâches et d'un vade-mecum, ça sera sans nous.


Et, là, si le SNUipp négocie ça, je lui souhaite du plaisir en termes de "graves désillusions"…


 


Ce qui nous a été dit le 17/09, c'est que les missions du décrets 89 ne sont pas modifiables sauf à restreindre le rôle du directeur, et ce n'est pas l'objectif. 


 


D'ailleurs, il faut lire les conclusions du dernier congrès du SI.EN. Les IEN veulent revenir à leur coeur de mission, l'accompagnement, le conseil et l'évaluation. Ce qui confirme l'espace
laissé aux directeurs "responsables & pilotes du local".


 


Il n'y à qu'à mettre en relation 2 éléments du texte du SNUipp pour constater la tentative de manipulation et, quand même ses divergences avec le MEN:


Le MEN ouvre 3 dossiers:


missions et responsabilités, accès à la fonction et accompagnement du parcours professionnel, valorisation de la fonction. (ce que nous disons depuis juin: missions,
recrutement/foramtion & moyens)


 


1er constat: on est bien sur les directeurs et pas sur la direction et le fonctionnement… ce n'est pas que symbolique.


2e constat: le SNUipp tonne:


• Il faut un « choc de simplification » administratif. Il y a urgence à alléger la charge de travail des directrices et
directeurs d’école. Les sollicitations et injonctions multiples doivent cesser…


Alléger les tâches n'ont rien à voir avec les missions, ni avec la formation, ni avec les moyens. C'est une répartition des rôles à partir de la reconnaissance ou non de l'échelon école. C'est
donc un statut qui pourra faire diminuer la charge des tâches et des injonctions, en permettant l'autonomie et en délimitants les prérogatives.


 


 


Une redéfinition de leurs missions et une clarification de leurs responsabilités sont également nécessaires. Les textes réglementaires doivent
être revus. Des ressources juridiques au sein des départements doivent être mises à disposition des directeurs d’école.


 


la redéfinition des missions vient donc de façon secondaire, anecdotique, puisqu'elle se règle par des "ressources juridiques académiques".


 


Il y a bien une inversion des priorités définies par e MEN.


C'est de la com. pure. C'est ce que va défendre le SNUipp, il essaie de manipuler les directeurs et faire pression sur le MEN…


C'est son job, et même ça peut marcher

Gégé 04/10/2013 14:44


Excuse-moi Pierre : tu dis n'importe quoi !!!


"Ce ne sont pas les conclusions de la discussion, ce sont celles qu'espère le SNUipp."


Je te croyais moins sectaire, vois-tu. Cris-tu que nous disions cela à la légère ? Tu risques d'êtretès décu. Que ce soit toi, c'est un moindre mal. Le problème c'est que tu
entraînes noscollègues vers une cruelle déception... C'est grave.


"Le SNUipp sent bien que l'on s'achemine vers un statut, donc il l'inverse et mettant en urgence l'allègement des "charges". Il cherche à sortir du "changement" en essayant de séduire sur
l'émélioration de l'existant.
C'est noraml, il joue ses cartes. Et je trouve qu'il les abat un peu vite... Et très en retrait avec ses déclarations de 2012 (directeur = métier = certification)."


Inutile de prendre des paris, Pierre.. Il suffit d'attendre quelques semaines...En attendant, patience et ne te sens pas tenu de distordre la réalité.

Pierre Lombard 04/10/2013 12:21


Doucemant quand même... Ce ne sont pas les conclusions de la discussion, ce sont celles qu'espère le SNUipp. 


Le mot "statut" englobe 2 réalités distinctes:


- La définition d'un métier: missions, compétences et moyens.


- la création d'un corps spécifique.


C'est la création du "corps spécifique" qui est, pour l'instant, "écartée" par le MEN.


Et avant de crier haro sur le baudet, il faut apprécier le plus raisonnablement possible quelques éléments d'analyse. Je n'y mets aucun jugement de valeur. C'est juste une volonté de s'inscrire
dans le réel pour enfin changer nos conditions de travail et donc refuser le  "YAKA", intellectuellement paresseux.


- Il y a 12 ans (déjà) quand nous avons débarqué avec nos gros sabots pour faire reconnaître le directeur d'école, la création de corps était encore assez fréquente. On se rappelle que le SNUipp
(et le SE je crois) demandait un corps pour les conseillers pédagogiques, un autre pour les psyscos...


Il y avait bien quelques problèmes, notamment l'impossibilité de revenir dans le corps d'origine, ou le fait de réserver ce corps des directeurs qu'aux seuls instits/PE (inconstitutionnel), mais
c'était une entrée pertinente pour sortir du statu quo.


Depuis les choses ont changée. l'Administration réduit les corps. Mais pas que...


Dans le carton "Refondation" de Peillon il y a l'idée de changer le statut de l'enseignant. Il parle de créer un grand corps unique regroupant tous les enseignants et divisé en catégories (je ne
suis pas certain que ce soit le bon terme), pour permettre plus de souplesse.


Une de ces "catégorie" rassemblerait le personnel d'encadrement. 


La question posée est donc de savoir si le directeur d'école doit faire partie des personnels d'encadrement ou pas?


Il semble que Peillon n'était pas très chaud pour que ce soit le cas, on se rappelle (en tous les cas DeL s'en charge), de ses premières déclarations. Il n'en voyait pas l'utilité (il ne
connaît pas le primaire) et au regard des transformations qu'il voulait opérer, il ne voulait pas s'embarrasser d'un dossier polémique.


Sauf que très vite, il s'est aperçu du rôle essentiel, pivot, du directeur d'école s'il veut la changer. Que ce soit à la DGESCO ou dans le cabinet ministériel, on sait que la Refondation passera
par les directeurs d'école ou ne passera pas.


Sauf que, difficulté supplémentaire... il n'y a pratiquement pas de grain à moudre.


Nous avons été auditionnés, à sa demande, par le cabinet chargé d'instuire la discussion, le 17 septembre, et nous calons un prochain rdv pour le
milieu de ce mois.


Tant que l'ordre du calendrier reste dans l'ordre établi (repris par le texte du SNUipp)


missions et responsabilités, accès à la fonction et accompagnement du parcours
professionnel, valorisation de la fonction,


Nous considérons que nous sommes sur le chemin du statut, avec une exigence, c'est que le directeur soit "positionner" clairement comme le pilote responsable de l'école. Il faut absolument le
"qualifier" pour le conforter.


Parce que, et ça a été souligné le 17 dernier, l'examen de nos missions montrent définies dans le texte de 89 ne sont pas "rétractables", ce qui leur manque c'est d'avoir le personnel avec le
pouvoir de les assumer...


L'ordre est important:


missions puis formation puis moyens. Le SNUipp sent bien que l'on s'achemine vers un statut, donc il l'inverse et mettant en urgence l'allègement des "charges".


Il cherche à sortir du "changement" en essayant de séduire sur l'émélioration de l'existant.


C'est noraml, il joue ses cartes.


Et je trouve qu'il les abat un peu vite... Et très en retrait avec ses déclarations de 2012 (directeur = métier = certification).


Le jeu reste ouvert. Pour reconnaître notre métier il y a ce qui se fait dans plein d'autres administration pour nommer des cadres:


- le statut d'emploi fonctionnel, qui nous donne une autorité fonctionnelle, qui peut s'écrire en s'adaptant à la spécificité de l'école, qui a été l'entrée des principaux et des proviseurs avant
d'obtenir un statut...


 


Mais ça n'est pas gagné...


On n'en saura un peu plus bientôt. Soyez certains que l'on arrêtra de discuter, et on le fera savoir, si d'aventure la discission tourner autour du ridicule des propositions du SNUipp.


 


 


 


 

Moira377 04/10/2013 08:43


Merlin avait raison. On sait d'avance à quelle sauce vont être mangés les petits dirlos. Je ne suis pas étonné : V. Peillon l'a dit et redit PAS DE STATUT !!!! 


Y a-t-il collusion entre le SNUipp et le ministre et ses conseillers ? La question se pose quand on voit que les résultats des discussions sont connues avant de commencer. Les autres syndicats
ont-ils les mêmes infos ? Si oui, les gardent-ils pour ne pas effrayer les pauvres dirlos qui ont encore des illusions ?