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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 12:24

 

Combien de rapports ont été rendus ces dernières années sur la nécessité de doter l’école et son directeur d’un véritable statut ?

Combien de pistes ouvertes par des parlementaires ou des IGEN ? Combien de propositions et d’études restées lettre morte ? Combien de consultations sans lendemain ?

 

Tout a été dit, écrit et commenté sur le statut de l’école et de son directeur. Toutes les mesures à prendre sont connues de tous les responsables de la rue de Grenelle, du ministre et de ses conseillers. Nul besoin d’une énième étude supplémentaire pour engager, enfin, LA réforme du statut de l’école.

 

Deux nouvelles communications, en moins d’un mois, mettent de nouveau l’accent sur l’impérieuse nécessité de cette réforme.

 

Le 18 novembre, lors de l’examen du budget de l’enseignement scolaire, la commission culture du Sénat rend un avis (n° 114). L’occasion, pour ses rapporteurs, de faire un tour d’horizon du fonctionnement de l’école et d’enfoncer le clou…

 

Pour une nouvelle gouvernance des écoles

 

Votre rapporteur insiste depuis plusieurs années sur la nécessité de repenser la gouvernance de l'école primaire, qui pâtit d'un régime juridique inadéquat, d'un défaut de statut des directeurs et d'une mauvaise articulation avec le collège. Ses analyses sont largement partagées comme en témoignent les récents rapports de la Cour des comptes, de l'institut Montaigne, du Haut conseil de l'éducation (HCE) et du député Frédéric Reiss à la demande du Premier ministre. C'est dans un renforcement assumé de l'autonomie des échelons locaux d'administration, et notamment des écoles, que se situe un levier majeur de la différenciation des pédagogies en fonction des besoins des élèves, qui est une des clefs d'amélioration des performances du système éducatif. L'action ministérielle pure, décidée rue de Grenelle, a vécu et doit laisser la place aux initiatives locales dans le respect de grands principes directeurs.

Contrairement aux collèges et aux lycées, qui sont des établissements publics locaux d'enseignement (EPLE), les écoles sont dépourvues de personnalité juridique, si bien qu'elles ne disposent ni de l'autonomie administrative, ni de l'autonomie financière. Les inspecteurs d'académie et les recteurs gèrent les affectations d'enseignants et les questions pédagogiques, alors que le budget et l'entretien matériel sont renvoyés à la commune.

Il est fort regrettable d'avoir manqué l'occasion d'expérimenter des établissements publics d'enseignement primaire (EPEP), prévue par l'article 86 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales. Cette expérimentation était en effet soumise à la publication d'un décret en Conseil d'État précisant les règles d'organisation et de fonctionnement des EPEP, qui n'a toujours pas été publié. Une fois de plus, votre rapporteur déplore vivement l'inaction du ministère de l'éducation nationale mais salue les conclusions du rapport remis par Frédéric Reiss au Premier ministre qui propose de relancer cette expérimentation, sans imposer des modalités décidées en amont mais en labellisant des projets portés et façonnés par les acteurs locaux.

En attendant la relance des EPEP, l'évaluation du dispositif et son éventuelle généralisation, il est possible d'agir dès maintenant pour renforcer le pilotage local de la politique éducative en rénovant le statut du directeur d'école. Il est temps de congédier l'image du « primus inter pares » sans pouvoir hiérarchique, pour leur reconnaître le rôle de véritables managers chargés d'impulser et d'orchestrer le projet pédagogique de l'école en dialogue permanent avec l'ensemble des acteurs de la communauté éducative.

Votre rapporteur propose que leur soit attribué un plein statut de chef d'établissement exerçant ostensiblement le pilotage de l'école, ce qui impliquera de leur transférer un certain nombre des pouvoirs aujourd'hui alloués aux inspecteurs d'académie. Comme l'indique l'Institut Montaigne fort justement, « la création de ce statut nécessite une professionnalisation du recrutement des directeurs d'école », qui faute de formations spécifiques et de volontaires en nombre suffisant sont trop souvent désignés par l'administration.

Le directeur d'école assume déjà aujourd'hui un ensemble de missions très diverses. Il est l'interlocuteur privilégié des élus locaux et des parents d'élèves, parfois aussi du monde économique et des associations périscolaires. Il veille également au bon fonctionnement de l'école et à la coordination de l'équipe pédagogique. Son nouveau statut devrait lieu donner les moyens d'accomplir à fond ses missions. Une revalorisation de leur rémunération et une amélioration du régime de décharge compléteraient utilement le renforcement de leur position au sein de l'école et l'enrichissement de leurs tâches et permettraient de pallier les problèmes actuels de recrutement.

 

Last but not least… le 8 décembre dernier, la Commission des Affaires Culturelles et de l’Education en conclusion des travaux de la mission sur les rythmes de vie scolaire, déposait un rapport sur le bureau de l’Assemblée Nationale. Au détour, de ce rapport, que trouve-t-on ? Un paragraphe concernant, là encore, le fonctionnement de l’école… En effet, même si l’objet de leurs travaux était de détricoter la semaine de quatre jours, les rapporteurs en ont profité pour rappeler au ministre de l’Education nationale l’impérieuse nécessité de faire évoluer le fonctionnement de l’école primaire. Ce qu’ils appellent les « sujets connexes »…

 

TRAITER LES SUJETS « CONNEXES » MAIS FONDAMENTAUX

 

Pour être efficace, une réforme des rythmes de vie scolaire ne saurait s’arrêter à une nouvelle répartition des horaires et des jours d’enseignement, mais devrait conduire à transformer la pédagogie et le fonctionnement de l’école. D’une part, le travail des enseignants du premier degré devrait être redéfini. D’autre part, l’école – dépourvue de toute personnalité morale – et son directeur – qui n’est qu’un enseignant parmi les autres, dont l’autorité sur ses collègues est purement fonctionnelle – devraient voir leur statut évoluer.

 

Revoir le statut de l’école et celui de son directeur

 

Le statut de l’école et celui de son directeur sont aujourd’hui très critiqués.

D’une part, étant un service municipal depuis sa création, par la loi « Guizot » de 1833, l’école primaire n’est pas dotée de la personnalité juridique, ce qui bride sa capacité d’action. Pour y remédier, l’article 86 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales a certes autorisé la création, sur une base expérimentale et pour une durée de cinq ans au maximum, d’établissements publics d’enseignement primaire (EPEP), en précisant qu’un décret en Conseil d’État déterminerait les règles d’organisation et de fonctionnement de cette structure. Or ce décret n’a jamais pu être adopté, en raison de l’hostilité de certains syndicats au projet de texte soumis à discussion, qui prévoyait que la moitié des sièges du conseil d’administration des EPEP serait attribuée à des représentants de la commune, et de leur réticence à voir se créer des écoles dotées d’un « vrai » chef d’établissement.

D’autre part, le directeur d’école, n’étant qu’un enseignant bénéficiant d’un statut d’emploi, est dépourvu de toute autorité hiérarchique sur ses pairs et ne peut être le « pilote pédagogique » de l’école. Certes, la loi de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005 a prévu qu’un décret en Conseil d’État fixerait les conditions de recrutement, de formation et d’exercice des fonctions spécifiques des directeurs d’écoles maternelles et élémentaires (article L. 411-1 du code de l’éducation), mais cette disposition est la seule de ce texte à n’avoir jamais été mise en application.

Tant l’objectif de la réussite de chaque élève que la réforme des rythmes de vie scolaire devraient accentuer la nécessité, pour toute école, d’une part, de renforcer la coordination pédagogique de ses professeurs et, d’autre part, de développer ses relations avec le réseau d’associations et d’institutions fournissant des prestations et des services complémentaires en matière péri et extrascolaire. En effet, si l’école restait sous-organisée au plan administratif, elle risquerait de ne pas être en mesure de relever ce double défi.

C’est pourquoi il faut se féliciter que notre collègue M. Frédéric Reiss, nommé par le Premier ministre parlementaire en mission sur la direction d’école, ait présenté, récemment, un rapport qui ouvre des pistes intéressantes pour le statut de l’école et de son directeur. Toutefois, si le diagnostic établi est unanimement partagé, les recommandations sont encore en débat.

Le rapport préconise notamment d’expliciter les prérogatives du directeur d’école (notamment son pouvoir d’affectation des enseignants dans les différentes classes) et sa qualité de représentant de l’État dans l’école et d’expérimenter, dans les écoles comptant 14 classes, seuil à partir duquel les directeurs bénéficient d’une décharge complète, la constitution d’établissements publics du primaire (E2P). Par ailleurs, afin de « mieux faire entrer la commune dans l’école » et « mieux faire vivre la cité dans l’école », le projet d’école devrait s’élever au rang d’un véritable « contrat éducatif ». Ce dernier, comme c’est d’ores et déjà le cas pour le projet d’école, devrait définir les « modalités particulières de mise en œuvre des objectifs et des programmes nationaux » et préciser « les activités scolaires et périscolaires qui y concourent [et] les voies et moyens qui sont mis en œuvre pour assurer la réussite de tous les élèves et pour associer les parents à cette fin » (article L. 401-1 du code de l’éducation). Parallèlement, les modalités d’adoption du projet d’école (élaboration par le conseil des maîtres, puis adoption par le conseil d’école aux termes de l’article D. 411-8 du code) devraient être abandonnées, car, selon M. Frédéric Reiss, elles donnent « une place périphérique aux acteurs qui ne sont pas le milieu enseignant », le conseil des maîtres ayant la main sur l’ensemble du projet. Le contrat éducatif devrait donc être adopté par le conseil d’école, après un débat d’orientation au sein de celui-ci (ou du conseil d’administration s’il s’agit d’un établissement public du primaire) six à huit mois avant la date prévue d’entrée en vigueur du contrat.

 

 

Qu’en sera-t-il de l’avenir de ces nouveaux rapports ? On se souvient des réactions de Luc Chatel après la publication du rapport Reiss. Dans un communiqué, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel affirmait que "certaines" des propositions allaient "pouvoir être mises à l’étude, en écho avec la préparation d’un plan numérique pour l’école, en relation avec la réflexion sur les rythmes scolaires ou en complément du plan de lutte contre l’illettrisme", sans autre précision.

 

Plus de deux mois plus tard, force est de constater que le chantier est au point mort, que les négociations attendues par les syndicats n’ont toujours pas débuté et il semble peu probable que le gouvernement lance cette réforme avant l’élection présidentielle de 2012 (relire notre article du 19 octobre 2010).

C’est aussi l’avis du sénateur socialiste Yannick Bodin qui, lors de l’examen du projet de loi de finances 2011, déclarait : « Dans sa récente intervention télévisée, le Président de la République n'a pas prononcé une seule fois le mot « éducation ». M. Fillon, dans son discours de politique générale, ne l'a fait que pour féliciter M. Chatel. C'est dire qu'elle n'est pas la priorité ! A lire ce budget, la feuille de route confiée au ministre tient en peu de mots : faites des économies ! D'ailleurs, M. Chatel l'a reconnu. Mais pourquoi justifier cette réduction des moyens par des théories ? ».

A quand le prochain rapport sur la gouvernance de l’école ? Les paris sont ouverts…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des élus
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commentaires

Pascal Oudot 13/01/2011 19:18



Je souhaite profondément et sincèrement que les ... du genre de ceux qui s'escriment ici perpétuellement et anonymement à excuser l'inexcusable, à nous démontrer l'indémontrable ou nous prouver
l'improbable, je souhaite profondément donc que ces gens-là soient trop vieux, trop incompétents, trop cons, ou trop absents pour voter, et s'ajoutent à ceux qui comme moi ont quelque chose entre
les deux oreilles et n'apporteront pas leur suffrage à cet étrange organisme pluricellulaire, déastreuse expression d'un néant syndical qui consiste sous prétexte de le "représenter" à entuber
perpétuellement autrui pour mieux se goberger des fruits de son travail, j'ai nommé le Snoopy, que je souhaite voir en octobre prochain retourner à la niche la queue basse. La démocratie,
allègrement victorieuse, aura alors réussi à ce que les enseignants soient enfin libérés de l'emprise désastreuse des pires menteurs, des pires mythomanes, des pires mystificateurs que j'aie
jamais rencontrés dans ma vie professionnelle. Je souhaite que le néant retourne au néant, que les poubelles de l'histoire se remplissent jusqu'au bord de cette lie fangeuse, et que le couvercle
se referme défintivement dessus.



henri 13/01/2011 07:06



c'est que les dirlos sont très reconnaissants envers le SNUipp.


Il y a bien des collègues dirlos syndiqués au SNUipp qui ont du faire ce genre de démarche ; pour les autres...Mais ça donnera encore plus de travail aux représentants syndicaux qui se
déplaceront dans les écoles pour faire de la retape ! (si si, ça existe !)


C'est peut-être (sûrement) ce que recherche le gouvernement dans le but de fragiliser les représentations syndicales.


Ah ! évidemment ! encore un coup de ce méchant Gvt ! qui, bla...bla...bla....Tu fais encore partie de ces naïfs qui pensent encore que le Gvt a une trouille bleue des syndicats ; faut regarder la
réalité en face de temps à autre...

NE TOMBONS PAS DANS LE PANNEAU !!!!


Merci de nous éclairer !



LUCIEN 13/01/2011 06:58



@gégé,


Les autres, ceux qui bossent dans les écoles de moins de 8 classes avaient aussi reçu le matériel de vote mais ils votaient moins.


Tiens pourquoi ? Ils ne connaissent pas l' importance d'un vote ? Ils ne savent pas comment faire ? Ils ont besoin " d'un cornac "
?


Ou avaient-ils leur liberté de jugement ?


D'un autre côté , pour les écoles à 8 classes et plus une " pression" administrative pour que les directeurs organisent sur leur temps
et sans contre partie les élections , avec rappels , signature du PV par tous etc...où retrouves-tu la confidentialité du vote ?


Des votes dépouillés plus de deux jours après donc pas de résultats immédiats !


Et tu parles de système démocratique ? En république bananière cela se passe comme ça !


Le vote électronique ouvre une dimension plus démocratique , les résultats seront connus immédiatement , ça c'est nouveau
!



Gégé 12/01/2011 22:37



Chapeau Lionel ! Heureusement que ce n'est pas moi qui écris ça :
"Je pense, pour ma part, que la crainte du SNUipp réside bien dans la perte de contrôle (de pression ?) que certains se chargeaient d'effectuer (de mettre ?) afin d'amener certains indécis à
"bien" voter."
Les collègues dirlos apprécieront...
Si je te comprends bien, tu veux dire que ce sont les collègues qui ont un bureau de vote qui font pression sur leurs adjoints pour voter "SNUipp"... Pas très cohérent avec ce que tu as déjà
écrit. Ou alors, c'est que les dirlos sont très reconnaissants envers le SNUipp. Je crois que ton aveuglement te fait dire un peu n'importe quoi.
Je ne dirais pas ça du tout. En revanche, je crois que le fait d'avoir un bureau de vote dans les écoles est une incitation à voter. On voyait bien que dans ces écoles, le taux de participation
était supérieur. Les autres, ceux qui bossent dans les écoles de moins de 8 classes avaient aussi reçu le matériel de vote mais ils votaient moins. Il y a de grandes chances que ce soit pareil
avec le vote électronique. C'est peut-être (sûrement) ce que recherche le gouvernement dans le but de fragiliser les représentations syndicales.

NE TOMBONS PAS DANS LE PANNEAU !!!!



Lionel 12/01/2011 22:23



Une fois de plus Gégé, je suis en complet désaccord (en même temps, c'est assez récurent comme situation).


Et d'abord, comparons ce qui est comparable s'il te plaît. Amalgamez élections pro dans l'EN et élection présidentielle, il faut quand même oser : la 1ère désigne des personnels qui vont cogérer
des choses importantes certes pour les enseignants, mais que pour eux (et en plus, bien souvent, les élus du personnel ne sont là que pour la représentation : sur la carte scolaire par exemple,
dans 95% des cas, l'administration fait ce qu'elle a à faire) ; la présidentielle se place un tout petit peu à un autre niveau d'importance, tant dans les enjeux que dans la vie de tous les
Français.


Ceci étant posé, il me semble que le vote électronique augmentera au contraire la participation, notamment de ceux qui votent à partir de chez eux : plus d'enveloppes égarées, perdus au milieu du
courrier, et plus de manip de papier. Deux ou trois clics et ce sera terminé.


Je pense, pour ma part, que la crainte du SNUipp réside bien dans la perte de contrôle (de pression ?) que certains se chargeaient d'effectuer (de mettre ?) afin d'amener certains indécis à
"bien" voter. MAis, on va encore dire que je fais de l'antisnuippisme primaire. En même temps, le secondaire, j'ai pas les diplômes, alors...


 


Au passage Gégé, un petit rappel déjà fait icic précédemment : le taux de participation s’est élevé à 62,6% en 2008. Il était en hausse de près de 2% par rapport à celui de 2005 (60,8%). En 2002,
il était de 67,1%. Donc, une baisse de 4,5 points en 2008 par rapport à 2002 (soit une baisse de 6,71% en 6 ans et 2 scrutins). Pourquoi ? C'était bien un vote papier pourtant, non ? Ou alors,
c'était à cause de la couleur des bulletins ? Pas assez rouge peut être ?



françou 12/01/2011 21:47



Je ne comprends pas ces peurs...qui n'a pas un ordinateur à portée de main dans notre profession? Où est alors l'absence de démocratie? Peur que les collègues s'en tapent (sans mauvais jeu de
mots)? Faute à qui???



Gégé 12/01/2011 21:34



Je ne comprends pas bien... Certains collègues semblent penser (à juste titre) que le vote électronique engendrera une baisse de participation aux élections pro. OK ! C'est la raison pour
laquelle le SNUipp émet des réserves. Mais faut-il se réjouir que la démocratie prenne un coup derrière la tête ? Ce que déplore le SNUipp, c'est l'éloignement que crée le nouveau mode de
scrutin. Personnellement je crois qu'il est du devoir de tous de faire fonctionner au mieux la démocratie. Que dirait-on si on décidait d'organiser les élections présidentielles en n'ouvant le
bureaux de vote que dans le chef lieu de canton ? S'il y a moins de votants, c'est un échec pour la démocratie. Et en aucun cas pour le SNUipp. Parce que ce seront tous les syndicats qui y
perdront une part de représentativité. Pas trop grave pour les grands syndicats. Mais imaginez pour les petites organisations qui ne recueillaient déjà que des clopinettes. Qu'est-ce qu'il va
leur rester ? Moi, je ne m'en réjouis pas.



LUCIEN 12/01/2011 21:07



Exact , et erreur de frappe de ma part , il s'agit bien des écoles de 8 classes...


Merlin a résumé la situation . Les prochaines élections auront lieu par vote électronique , chaque collègue a une adresse académique et mot de passe , des essais
sont en cours , donc chacun pourra tranquillement sans pression voter ou pas ....


Aujourd'hui, dans les écoles de plus de 8 classes, les dirlos sont obligés d'organiser les élections pro, sans décharge supplémentaire, en partie en hors temps
scolaire ( remontée des résultats).


Cette organisation pénalise une fois de plus les dirlos qui se voient attribuer ainsi une tâche de plus dans l'indifférence syndicale générale


Les résultats risquent d'en surprendre , ce qui explique la vive , très vive opposition actuelle du Snuipp à cette
décision....



Denis 12/01/2011 18:50



Merci à toi Lionel, cette angoissante incertitude m'aurait empêché de dormir...



Lionel 12/01/2011 17:53



J'ai la réponse à ma question (c'est vachement bien de se répondre soi même )


 


Sur le site du MEN, concernant les dernières élections pro :


 


Pour le premier degré, des lieux et des modes de vote différenciés selon votre affectation


Selon votre affectation vous devrez voter selon deux modalités : vote direct à l'urne dans la section de vote à laquelle vous êtes rattaché, ou vote par correspondance à la section de vote
ouverte à l'inspection académique.


Vote à l'urne
Si vous exercez dans une école de 8 classes et plus, dans un établissement régional d'enseignement adapté (EREA) ou dans une école régionale du premier degré (E.R.P.D.), vous voterez directement
à l'urne le 2 décembre 2008 entre 9 heures et 15 heures.


Vote par correspondance
Si vous exercez dans une école de moins de 8 classes, en Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté, en regroupement d'adaptation, en zone de remplacement, si vous n'êtes pas en
fonction dans une école ou un établissement ou si vous êtes en position de détachement ou de congé parental, vous pourrez voter par correspondance en utilisant le matériel de vote que votre
inspection académique vous fera parvenir. Pour être pris en compte, votre vote devra parvenir à l'inspection académique avant le 2 décembre à 15 heures.



Lionel 12/01/2011 17:50



Ouf, je ne suis pas le seul alors : 7 classes et on ne m'a jamais rien demandé, j'ai toujours reçu, ainsi que mes collègues, le matériel de vote directement chez moi. Peut être y a-t-il
différentes organisations départementales ?



Denis 12/01/2011 15:17



Comme Lionel. Avec 7 classes, je n'ai jamais organisé de bureau de vote. C'est grave docteur ..?



merlin 12/01/2011 14:45



Erreur Lionel, mon école compte moins de 10 classes et j'ai été concerné par cette organisation ( hélas!!)



Lionel 12/01/2011 14:08



Euh, vous dites dans les écoles de plus de 6 classes ? Il me semble que seules celles de plus de 10 classes organisent un bureau de vote.



merlin 12/01/2011 13:05



Françou: aujourd'hui, dans les écoles de plus de 6 classes, les dirlos sont obligés d'organiser les élections pro, sans décharge supplémentaire, en partie en hors temps scolaire ( remontée des
résultats).


Cette organisation pénalise une fois de plus les dirlos qui se voient attribuer ainsi une tâche de plus dans l'indiffé&rence syndicale générale car tous savent bien que le fait d'avoir un
bureau ouvert à disposition dans l'école gonfle le nombre de votants. A tel point que les syndicats ( et pas seulement le Snuipp )sont favorables à une extention de ce système.


Pourquoi ne pas favoriser plutôt le seul et unique vote par correspondance ( chaque collègue garnit son enveloppe et se la poste) et pourquoi pas le vote par informatique si nous ne sommes pas
une fois de plus mouillés dans l'affaire.


Autre possibilité: les syndicats s'appuient sur leur base de militants et dans chaque école, le militant de service se charge des opérations de vote......Lol!



Pascal Oudot 12/01/2011 12:55



C'est l'inverse, Françou, c'est le pandémonium habituel qui nous enquiquine tous et crispe Merlin et Lucien, de même qu'il autorise toutes les pressions. Alors que le vote électronique... ah ah..



françou 12/01/2011 12:40



LUCIEN, merlin, vous n'avez pas l'air d'accord sur les modalités du vote pro à venir, pourrait-on en savoir plus svp? Si les dir sont à nouveau "embringués" d'office dans la mascarade n'y
aurait-il pas une action à faire à ce moment-là???



Salinator 12/01/2011 11:02



Pub : une équipe de collègues du GDID a entreprit de retracer l'évolution du métier de directeur de 1989 à nos jours en trois
tableaux.


Premier tableau: 1989 (la génèse) à 1999.


Voir ici !


Et vous pourrez bien sûr vous rendre sur nos forums pour vous y exprimer en toute liberté. Ils ne sont modérés qu'à posteriori, seulement si la charte de bonne conduite n'est pas respectée... et
non en fonction des idées et arguments qui y sont exprimés.



merlin 12/01/2011 08:48



Même constat que les collègues: une petite visite sur ce blog et je n'ai pas trouvé de forum seulement des articles ( donc des sujets imposés) sur lesquels on peut écrire un commentaire ( qui
sera automatiquement publié ?).


  Il s'agit là d'un blog pour " convaincus", pour centraliser des infos de divers départements, mais pas d'un espace de dialogue contradictoire il me semble. Dommage.


En ce qui concerne les élections pro gageons que le Snuipp s'adressera aux bonnes personnes dans les bons cabinets ministériels pour que ces bons dirlos continuent de devoirs organiser le barnum
syndical dans les locaux de l'école avec remontée rapide et obligatoire des résultats  hors temps de travail non déchargé ( pas grave!)...je pense qu'il argumentera même pour que les écoles
de moins de 6 classes sont concernées aussi... car sans cette courroie de transmission obligée, les caciques du Snuipp savent très bien que la participation chutera dans les abysses et que
certaines décharges complètes qui fleurissent généreusement dans des départements pourtant exangues en postes classe seront bien menacées.



henri 11/01/2011 20:54



Je précise que mon intervention ici ne se veut aucunement publicitaire.


Sacré Dédel ! quel sens de l'humour ! aussi comique que son clone Dédé ! à moins que tu sois mal informé (en ce cas, plains-toi auprès du syndicat indiqué) !


Sache pour ta gouverne que les sections départementales ont relayé cette "information" ; pour le reste, "espace de réflexion" et bla...bla...bla...


Si c'est du niveau des interventions des affidés du syndicat, ça ne devrait pas voler très haut !



LUCIEN 11/01/2011 20:18



@Dedel ,


bien un blog , mais pourquoi pas un forum ? Peur des commentaires et échanges ?


@ Gégé ,


Bonne nouvelle Gégé , le 21 octobre auraont lieu les élections professionnelles par vote électronique . Le Snuipp s'insurge , 4 votes au lieu de 2 et etc ...foutaises tout cela , la véritable
peur du Snu est ce vote électronique qui donnera une réelle image de la représentativité du Snu...


Le Snu sent qu' il risque de perdre beaucoup dans ce changement !


Jusqu' à présent le vote obligatoire avec bureau de vote pour les écoles de plus de 6 classes arrangeait fort bien le Snu qui créait une véritable pression pour que le vote mobilise dans le sens
qu' il désirait càd : prose du Snu , reprose du Snu, mise en avant des courriers du Snu ..etc , de la vraie propagande !


J' attends avec hâte les prochains résultats des élections pro !


Et Gégé , cela fait longtemps que les dirlos ne sont plus des courroies de transmission , depuis que l' on ne les entretient plus !



françou 11/01/2011 19:19



UN GRAND MERCI COLLEGUE!!


C'est amusant comme tout: j'ai tapé "directeur" dans le moteur de recherche d'articles...j'ai trouvé ça: (copié-et-aussitôt-collé!!!!)


Nous n'avons trouvé que peu d'articles correspondant à votre recherche sur le blog pourlecolesanssepriver.over-blog.com, celle-ci a donc été étendue à tous les blogs de over-blog.com


S'ensuivent des offres d'emploi pour directeur de marketing à 52KF....


 


Si c'est pas du foutage de gueule!!!



Dedel 11/01/2011 18:51



N'ayant pas l'habitude d'abuser de l'hospitalité de ce site, je viens juste signaler le blog nouvellement créé par le SNUipp. Il s'agit d'un espace de réflexion, d'information et de mobilisation,
un peu à l'instar de votre blog de directeurs. Il fonctionne sur le même principe que celui-ci : articles et commentaires.
Pourquoi un blog, me direz-vous, puisque chaque section départementale possède un site et que le site Internet national vient d'être entièrement repensé et modernisé. En fait, ce nouveau blog ne
fait pas doublon avec les sites existants. Il reprend des actions, mobilisations ou réflexions sans s'arrêter à la limite du département. Ainsi les premiers articles publiés concernent aussi bien
la Somme, la Moselle que la Nièvre.
Je précise que mon intervention ici ne se veut aucunement publicitaire. Elle n'a qu'un objectif : informer les collègues de ce nouvel outil de communication. Je vous remercie d'avance de bien
vouloir relayer cette information.

http://pourlecolesanssepriver.over-blog.com/



henri 11/01/2011 07:42



Bonjour Gégé ! Faut pas t'énerver ni t'offusquer mon grand ! Calme-toi ! tu vas user ta "combativité" !


Reprenons ! Je persiste : en démocratie, c'est le législateur qui modifie les rapports de pourvoir et les relations sociales entre partenaires : cela ne te convient pas ? Pas grave ! Les
"avancées sociales" ont bien été obtenues parce que le même législateur a porté les textes de loi devant la représentation nationale qui les avotés ! Cela ne te convient pas ? Pas grave : c'est
la réalité, que tu ne regardes que de très loin, obnubilé que tu es par le "combat", l'opposition frontale, vieux restes nostalgiques des révolutions qui t'ont échappé !


Si ta "mobilisation" était si efficace, celle à laquelle tu appelles bien du monde à se rallier, le dernier point sensible de 2 010, le dossier "Retraite" aurait été remisé aux vieilles lunes de
l'histoire : pas de chance ! la "régression sociale" est bien passée ! Heureusement pour toi : il faudra recommencer ce qui permettra d'alimenter ton fond de commerce et de justifier ton
existence !


Mais ta cécité est telle que rien à l'horizon ne se pointe hormis les banderoles, la "rue", et le combat ! ah ! le combat !


Tu écris : "les gens réclament plus de combativité de la part des syndicats" ; j'ignore qui sont "les gens" et de plus je ne parle pas en leur nom contrairement à toi, porte-parole
professionnel ! Ce que je sais en revanche (et je te donnerai raison sur ce petit point) c'est que les directeurs, eux, réclament effectivement, sur leur dossier une plus grande combativité de ta
part ; mais, là encore, pas de chance ! ta combativité qui s'épuise à lutter contre le Gvt en place, ne conserve guère de force pour se mobiliser sur le sujet !


D'où, la volonté de négociation à laquelle on peut être amené à se référer ainsi que l'indique Pascal Oudot...


Je suis isolé ? Quelle importance, je parle en mon nom et si d'autres se retrouvent sur ce que j'écris modestement, c'est tant mieux ! La liberté de penser, ça existe, non ? Pierrot ne pense pas
comme moi ? C'est heureux ! Il a son opinion et la défendra seul, comme un grand ! Contrairement à toi, je n'attire pas les autres dans mes propos...


Allez ! Gégé ! encore un petit effort et tu seras républicain !



Pascal Oudot 10/01/2011 21:55



comment améliorer les conditions de travail sans lutter contre un gouvernement


 


En discutant avec, bien entendu, comme le font les syndicats dans le monde entier, sauf en France. Ton éducation politique est vraiment à refaire, pauvre handicapé du bulbe, et surtout en ne
passant plus par la case "coco un jour, coco toujours".



Gégé 10/01/2011 21:51



Dis donc Henri, tu vas au devant de graves désillusions si tu t'en tiens à ce que tu as écrit :
" un syndicat ne doit pas se "battre" contre le gouvernement ? Ben, non, Gégé : ça c'est l'affaire des "politiques" dans une bonne démocratie qui se respecte et qui ne confond pas les
rôles des acteurs sociaux et des partenaires ! "

Tu fais comment pour obtenir des avancées sociales ? Je dirais même, tu fais comment pour ne pas subir de régressions sociales comme c'est le cas aujourd'hui. Et aujourd'hui, c'est sûrement moins
que demain, si tu écoutes Copé et ses sbires.
Tu peux me citer une seule (UNE SEULE) réforme qui va dans le sens d'une amélioration du pouvoir d'achat ou des conditions de travail, pour ne rester que sur le terrain social ? Alors, s'il
fallait te suivre, les collègues dirlos seraient encore plus désespérés.
Mais je crois que tu es très isolé dans cette réflexion. Essaie d'en parler autour de toi et tu verras que tout le monde en a marre et que les gens réclament plus de combativité de la part des
syndicats. Tu trouveras peu de dirlos pour aller dans ton sens, crois-moi.
Tiens, regarde, même Pierrot ne pense pas comme toi. Bien sûr, il fait des circonvolutions pour ne pas avoir l'air de dire qu'il est d'accord avec moi, sans le dire mais tout en le disant... Mais
qu'est-ce qu'il écrit ? Ceci :
"Qu'un syndicat doivent se "battre" contre un gvt, sans aucun doute, et plus particulièrement en France où le dialogue social est pratiquement inexistant et encore plus particulièrement avec
celui-là dont le moteur est la calculette, oubliant qu'un choix gouvernemental est d'abord politique."
C'est clair, non ? Tu vois qu'on peut avoir des idées divergentes tout en étant d'accord sur des points fondamentaux.



Pierrot Lombard 10/01/2011 07:58



Qu'un syndicat doivent se "battre" contre un gvt, sans aucun doute, et plus particulièrement en France où le dialogue social est pratiquement inexistant et encore plus particulièrement avec
celui-là dont le moteur est la calculette, oubliant qu'un choix gouvernemental est d'abord politique.


C'est le but de la "bataille" que je conteste. Un syndicat défend les intérêts des salariés et pas des choix politiques voire idéologiques.


À partir de critères objectifs, indiscutables (MGEN, CSS...) la situation professionnelle des dirlos n'est plus tenable. C'est la conséquence d'une lente dégradation de nos conditions de travail
depuis au moins une 15aines d'années, même s'il y a eu une sacrée accélération ces 5/6 dernières années.


Or, malgré ce mal-être qui s'aggrave, le SNUipp ne propose RIEN, à part les mêmes revendications d'il y a 20 ans:


> plus de décharge


> plus d'argent


> plus de formation


+ (nouveauté) > une aide administrative.


Alors que l'on nous donne même pas les 2h d'AP, qui ne coûtent rien, on va nous donner un secrétériat?


Et placé sous quelle autorité (question posée à la direction nationale de la cgt-éduc)?


Pas celle du capo-dirlo. Donc?


-IA, IEN (dixit la direction nationale de la cgt-éduc)


- Et c'est sans "danger" de "caporalistion" des écoles (délégation du GDiD)?


-.... (pas de réponse)!


Quelle cohérence à demander "plus de..." , en affirmant que l'on est des enseigants comme les autres (ceux qui sont différents sont déchargés de l'AP)?


Nous, puisque cette stratégie échoue depuis des lustres, nous introduisons de la logique à la place de l'idéologie:


Commençons par dire ce qu'est un directeur dans les écoles, puis, à partir de là donnons lui les moyens d'assumer ses responsabilités, ses missions (ses tâches elles peuvent se déléguer,
notamment vers un secrétariat).


Et, là, au lieu de discuter, de réfléchir, de considérer l'échec... Pilonnage contre une assoc. corporatiste, facho, pro-gvt.


Et bien oui, Gégé, ton syndicat est en faute sur ce dossier, et ce n'est pas sur notre dos que tu gagneras ta bataille contre le gvt. Tu risques même de la perdre...


 


 



henri 10/01/2011 06:29



 


un syndicat ne doit pas se "battre" contre le gouvernement ?


Ben, non, Gégé : ça c'est l'affaire des "politiques" dans une bonne démocratie qui se respecte et qui ne confond pas les rôles des acteurs sociaux et des partenaires !


Quand on supprime des remplaçants, ça ne rend pas le travail des dirlos plus difficile ?
Quand on supprime des postes par dizaines de milliers, ça ne rend pas le travail des dirlos plus difficile s'ils sont touchés par une baisse de leur décharge ?


Ton attention à deux reprises renouvelée à notre égard est touchante : dommage qu'elle ne serve qu'à appuyer un argument fallacieux ! Mais tu fais des efforts : continue...



Gégé 09/01/2011 23:15



Parlant des syndicats, Pascal s'interroge : "Son rôle est-il de se "battre" contre le gouvernement? Ou est-il de tout faire pour améliorer les conditions de travail... ?".
Ben, comment améliorer les conditions de travail sans lutter contre un gouvernement qui ne pense qu'à détruire, qu'à supprimer des moyens et donc à rendre ces conditions de travail encore plus
difficiles ?
Quand on supprime des remplaçants, ça ne rend pas le travail des dirlos plus difficile ?
Quand on supprime des postes par dizaines de milliers, ça ne rend pas le travail des dirlos plus difficile s'ils sont touchés par une baisse de leur décharge ?
Alors, Pascal, un syndicat ne doit pas se "battre" contre le gouvernement ?



Pascal Oudot 09/01/2011 20:11



A quoi sert un syndicat de représentants du personnel?


 


Voilà une bonne, une excellente question, que je me pose.


 


Son rôle est-il de se "battre" contre le gouvernement? Ou est-il de tout faire pour améliorer les conditions de travail... ? J'ai l'impression que l'ahuri habituel a choisi. Et qu'il a fait,
comme son syndicat, le mauvais choix. Mais attendons avec patience le vote électronique d'octobre prochain...



Pierrot Lombard 09/01/2011 16:50



Gégé... 


aujourd'hui
réclamer justice pour les directeurs cela signifie se battre contre un syndicat 


Et tu sors ton couplet sur la lutte contre la politique gouvernementale.


Ce qui démontre 2 choses.


- D'abord la confusion des genres, entre la politique et le syndicalisme. Confusion qui s'est
révélée lors du mouvement social contre la réforme des retraites. Dans l'EN cette "opposition" n'est guère efficace: retraites, perte du pouvoir d'achat, suppression des postes, réformes
Darcos... 


Pour ma part, je préférerais mesurer l'efficacité syndicale sur les conséquences de leurs
actions sur mes conditions de travail...


- Ensuite, tu continues, par idéologie et par confort, à considérer que les dirlos qui
réclament une reconnaissance statutaire sont des gens engagés à droite et pro gvt. Ce qui est absurde mais qui te permet d'entretenir un clivage virtuel et ne pas parler du fond.


De la bonne façon à s'opposer à ce gouvernement, et à cette politique on pourra en parler à
l'occasion d'un article de DEL qui le permettra, là je te dirai que toi tu ne fais que montrer ton opposition sans que cela n'ait une influence sur la politique, je plaide pour bâtir un rapport
de force à partir d'un projet: se mobiliser pour, et pas seulement contre. (sur le dossier des dirlos cela donne une action commune avec l'UNSA, la CFDT, la CFTC, la CGC... ).


Pour l'instant on parle des dirlos et comment les sortir de la mélasse...


Sur ce sujet, on ne t'entend pas beaucoup.






françou 09/01/2011 14:13



Trompe-toi de combat et tu porteras la responsabilité de ce qui va arriver


 


Le snu porte-t-il la responsabilité de ce qui est arrivé à l'Education Nationale?


Et de ce qui n'est jamais arrivé à la direction des écoles...?



LUCIEN 09/01/2011 13:32



@ Christian ,


juste un rappel , qui a commencé une réflexion sur les retraites ?


Le gouvernement a décidé de transférer par décret 20 milliards à la caisse d'assurance-vieillesse. Somme censée représenter le coût des cotisations vieillesse des
chômeurs. Et, en contre-partie de cette action de solidarité, René Teulade, ministre des Affaires sociales, va engager avec les syndicats une négociation sur la gestion du régime vieillesse. Idée
de base: il sera demandé aux syndicats d'accepter un allongement progressif de la durée de cotisation à quarante ans, pour trente-sept ans et demi actuellement. Ce qui, évidemment, revient à
remettre en question le droit à la retraite à 60 ans pour tous ceux qui ont commencé à travailler après leur 20e anniversaire.



Nous sommes en 92 !



henri 09/01/2011 12:59



le SNUipp s'oppose on ne peut plus nettement et sans ambiguité à ce gouvernement.


Mais on s'en moque grandement mon P'tit Gégé de l'opposition de ton syndicat au gouvernement ! Ce qui nous intéressse tout aussi grandement et à quoi tu ne réponds nullement (ce qui est l'objet
de ce blog, ne t'en déplaise !) c'est la position de ce même syndicat sur le dossier des directeurs d'école (et non sur celui, anonyme, de la "direction d'école").


Merlin et tant d'autres t'ont posé à de nombreuses reprises des questions sur ce sujet et personne n'a pu lire tes réponses (à moins que le modérateur de ce blog ne les ait censurées ! ) :


- Dernière action engagée en faveur des directeurs d'école ? Quand ?


- Absence de réponses aux nombreux courriers adressés par le GDID à ton syndicat ? Pourquoi ?


- Le CDMD ? Fonctionnement ? Structure ? Responsabilités ?


Un petit effort et tu finiras un jour par être crédible !



Christian Fau 09/01/2011 11:42



Saul que pour les retraites, le GVT avait un intérêt (financier) évident. Totalement différent d'un statut pour les dirlos dont l'intérêt n'est toujours pas évident pour celui-ci. Il s'agit
encore une fois d'un rapport bénéfice/incovénients à établir. Peut-être justement, devrions nous dans ce rapport, faire augmenter la part "bénéfice", certains syndicats se chargeant de la
part"inconvénients".


 



Samuel 09/01/2011 11:04



Oui Christian, car dans le dossier des directeurs, le gouvernement n'a rien a gagné en terme financier.


Par exemple, les propositions de décharges de Reiss sont évaluées à 2300 postes temps plein.


C'est pour cela que quand il peut se justifier par l'opposition des syndicats sur ce sujet, il préfère ne pas combattre pour ne rien gagner.


Par contre, sur les retraites, j'ai comme dans l'idée, qu'il a du y gagner !



Christian 09/01/2011 10:01



"les gouvernements ont proposé des projets (a négocier, à amender...) et le frein de ton syndicat a toujours tout arrêté"

Je ne sais pas si on peut dire ça, Samuel. Le gouvernement actuel nous a assez montré qu'il peut prendre des décisions qui vont à l'encontre des syndicats.
Dernier exemple en date, et pas des moindres : la réforme des retraites. Et pourtant tous les syndicats y étaient farouchement opposés. On se rappelle le nombre de grèves, de manifs... La réforme
a quand même été faite et avec quelle rapidité.
C'est ce qui me laisse à penser que si le gouvernement voulait VRAIMENT faire un geste en faveur des directeurs, s'il voulait vraiment créer des EPEP, faire de nous des chefs d'établissement...
il l'aurait déjà fait, que ça plaise ou non aux syndicats.



Samuel 09/01/2011 09:41



""Je rêve... J'hallucine... Pas possible d'écrire ça :
"aujourd'hui réclamer justice pour les directeurs cela signifie se battre contre un
syndicat Comme c'est juste..."
Comment peut-on rendre responsables les syndicats de la politique gouvernementale ? ""


Mais non, pas de rêve, un cauchemard plutôt.


On ne rend pas un syndicat (beaucoup d'autres savent écouter) de la politique gouvernementale (de droite ou de gauche). On les rend responsable de ma manière dont il défend (où plutôt
enfonce) les directeurs. Même les gouvernements ont proposé des projets (a négocier, à amender...) et le frein de ton syndicat a toujours tout arrêté.


Alors oui, combattre pour les directeurs, c'est combattre contre ceux qui les enfonce....



LUCIEN 09/01/2011 09:06



@Che ( post 62 ),


Cette publication de comptes est toute récente, en fait le décret d'application vient enfin de sortir :


les syndicats dont les ressources sont supérieures à 230 000 euros, vont devoir publier leurs comptes. Cette obligation sera applicable en 2010 pour les confédérations et
les fédérations, en 2011 aux niveaux régional et départemental et en 2012 pour tous les syndicats…


Le 30 décembre 2009, le décret a été publié au Journal Officiel. Ce décret se place dans la lignée de l’avis rendu par le conseil national de la comptabilité (devenu Autorité des
normes comptables) le 3 septembre 2009.


Les comptes annuels des organisations syndicales dont les ressources sont supérieures à 230 000 euros comprendront dorénavant un bilan, un compte de résultat et une annexe. Dans
les informations spécifiques de l’annexe, l’organisation syndicale devra indiquer la méthode retenue pour la comptabilisation des cotisations. Les contributions publiques de financements,
qu’elles soient des dotations pour des missions particulières ou des subventions, devront être détaillées.


Pour le moment , la CFDT et le Medef se sont engagés dans la publication de leurs comptes.


On constate que cette obligation est progressive et que rien n' est prévu ( pénalités ) pour ceux qui ne joueraient pas le jeu.


Du rapport Hadas-Lebel a l' application effective de la loi portant rénovation de la démocratie sociale, la transparence n' est pas pour de suite.



Jmih 09/01/2011 08:19



Gégé, je suis un sans grade, une broutille, un moins que rien, une ombre, mais je suis directeur.


Tu interviens dans ce blog, mais pour quoi faire ?


Tu ne réponds jamais aux questions! Quand on te demande de préciser ce que tu penses, ce que le Syndicaliste que tu es envisages concrètement pour l'Ecole, pour les Directeurs, tu fuis,
tu esquives, tu détournes, tu réponds ce qui t'intéresse sans rapport avec la question , tu accuses, tu vitupères, tu te drapes dans ton orgueil froissé, bref tu ne joues pas le jeu.


Comment veux tu, que nous, à la base, nous ayons confiance en des individus tel que toi!


On appelle cela de la manipulation !


Alors, oui, ce Syndicalisme, je le combats comme je combats les visées du gouvernement. Ce Syndicalisme de façade, d'appareil, de phrases et d'accords en sous main, parfois nauséeux, avec ce même
gouvernement, ce Syndicalisme qui défend d'abord SES intérêts avant ceux de l'Ecole, ce Syndicalisme qui vit retrancher dans ses certitudes, dans ses bureau, derrière des arguments dogmatiques,
je le combats. Ce Syndicalisme qui écrase, au lieu d'écouter, qui trop sûr de lui oublie sa mission première, je le combats.


Et moi, qui suis sans grade, une broutille, un moins que rien, une ombre, mais qui suis directeur, je le fais partager à mes collègue, je leur dis que ce Syndicalisme n'est pas loyal ni
crédible. 


Tu te rends compte si petit à petit, tous les directeurs viennent à faire comme moi.???


Je t'en pris, ne réponds pas à ce post, réfléchis, pose-toi la question de POURQUOI ! Ne m'accuse pas, ne joue pas avec cette vérité. 


Si tu veux à l'avenir intervenir, dis moi comment tu envisages ne serait ce qu'un CDMD ! Simplement cela!


ET puis, reprends ton bâton de pélerin, et viens dans les écoles (j'ai bien viens, pas convoque, forme lors de stage syndical, ou ponctuellement, décrète une rencontre) voir la vraie
vie, avec des vraies questions et des vraies emmerdes.


Cordialement



Gégé 08/01/2011 22:06



Je rêve... J'hallucine... Pas possible d'écrire ça :
"aujourd'hui réclamer justice pour les directeurs cela signifie se battre contre un
syndicat Comme c'est juste..."
Comment peut-on rendre responsables les syndicats de la politique gouvernementale ? Il y a longtemps que tu n'as pas lu les revues syndicales, Pierrot. Tu aurais vu que le SNUipp s'oppose on
ne peut plus nettement et sans ambiguité à ce gouvernement. Ce qui est le plus ahurissant, c'est que tu n'emets aucune critique contre la politique de destruction des services publics dont
l'école en tout premier lieu. Rien ! Pas la moindre critique. Tu as raison : laissons faire ! Tu as vu la prochaine étape que prépare Copé ? Faire en sorte que les fonctionnaires n'aient plus la
protection de l'emploi. Ensuite, il ne restera plus qu'à supprimer la fonction publique et les services publics. La loi de la jungle partout ! Continue comme ça Pierrot ! Trompe-toi de cible et
tu feras le jeu du pouvoir ! Trompe-toi de combat et tu porteras la responsabilité de ce qui va arriver.



merlin 08/01/2011 18:58



Alors Théo, puisque ton syndicat ne se réjouit pas des difficultés des collègues que sont les dirlos, qu'a-t-il fait de concret pour eux? Quelles actions ? Quels résultats?


Allez, évite-nous les traditionnels effets de manche avec les déclarations de principe en faveur des " collègues chargés de direction " ou " en faveur de la direction d'école", les demandes
d'allègement de tâches ( quelle grosse marade!), les tâches partagées entre les collègues ( relis le modèle idéal de l'abbaye de Thélème... tu te souviens de la maxime " Fais ce que tu voudras"
?c'est peut-être ton modèle pour l'école...), , je ne te demanderai même pas comment tu envisages le fonctionnement d'une école sans dirlo , avec un CDMD, tu n'as jamais répondu à cette question
maintes fois posée, ce serait une sottise de ma part...une de plus...allez, tu vas disparaître quelques temps , histoire de laisser le post s'épuiser et puis tu réapparaîtras pour une nouvelle
déclaration bien dans la ligne du Snuipp... comme d'hab. , on commence à connaître!



che 08/01/2011 09:55



Je suis pas très au fait mais est ce que ce n'est pas la même chose pour les partis politiques? Et est ce que cela n'a pas été fait pour rendre plus transparent les comptes?


che



LUCIEN 08/01/2011 09:11



Je commencerai à croire aux syndicats,  LIBRES ET INDEPENDANTS, quand ils ne seront plus financés à plus de 80% par les subventions de l' Etat !


Là nous verrons une véritable représentation du personnel , les vraies forces des uns et des autres ...



Pierrot Lombard 07/01/2011 14:22



aujourd'hui réclamer justice pour les directeurs cela signifie se battre contre un
syndicat 


Comme c'est juste... 



Pascal Oudot 07/01/2011 12:53



Je ne joue même plus le laisser faire, je ne transmets plus rien qui ne soit pas nominatif. J'ai du mal à m'y faire, mais aujourd'hui réclamer justice pour les directeurs cela signifie
se battre contre un syndicat de soi-disant représentants du personnel.



merlin 06/01/2011 18:37



Théo, en ce début d' année, je m'en voudrait d'être désagréable mais je me demande lequel des deux écrit le plus de sottises.


Les anciens dirlos jettent l'éponge et laissent la place à des faisant fonction: c'est ce que j'écris mais si tu partages apparemment le même constat que moi , je ne me souviens pas des combats
de ton syndicat pour dénoncer cela et lutter pour que les " anciens" restent...


Les dirlos étaient de bonnes courroies de transmission des syndicats? pas faux mais tu parles de l'époque du Sni... autrement dit la préhistoire pour beaucoup et depuis...les choses ont bien
changé et effectivement les dirlos, lassés des attaques permanentes de ton syndicat en particulier à leur encontre jouent le laisser faire...


Alors oui, je persiste, ton syndicat ( et d'autres rassures-toi) , dénigrent les dirlos, leur rôle dans l'école, celui qu'il tienne et celui qu'ils pourraient tenir , sans proposer d'alternative
si ce n'est un statut quo ( déjà fait je sais) qui vous rassure.



Denis 06/01/2011 07:11



Ainsi en quelques posts, nous sommes à la fois les futurs valets du pouvoir et des forces susceptibles d'aider les syndicats..??


Tu prépares les J.O. Théo ? Spécialité grand écart..?



henri 06/01/2011 06:38



ça complique la position des syndicats qui perdent des forces susceptibles de les aider dans leurs luttes et leurs revendications.


Intéressante ta remarque Théo ! Le Directeur aurait-il pour les syndicats un rôle particulier au sein des écoles ? Mobiliser par exemple les adjoints lors de journée de grève ? Les faire passer
pour des porte-flambeaux revendicatifs ?


Comment donc en ayant à leur disposition une telle masse de "courroies de transmission", les syndicats ne se mobilisent-ils pas plus (ou un peu, rien qu'un peu...) en faveur des directeurs ?


J'ai dû mal lire...



Tiphaine Hémon 06/01/2011 06:29



Certes, Théo,  c'est dommage d'abandonner un boulot qu'on aime mais tant que ce ce boulot ne sera pas reconnu à sa juste valeur, il continuera de détruire des personnes qui sont derrière
cette "fonction". Alors, il faut parfois se protéger (individuellement dans l'isolement) puisque le "collectif" ne prends pas le relai... parce que les revendications sur le temps de
décharche et le salaire, on attend toujours (d'ailleurs, y avait bien une idée qui trainait pour du temps de décharche : que tous les directeurs soient déchargés de l'aide personnalisée !).