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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 17:05


En octobre 2009, le SE-UNSA a lancé une enquête auprès des directeurs et adjoints, « pour connaître leur avis sur l’évolution du fonctionnement et de la direction d’école ».

Le 29 octobre dernier, dans un article, nous citions Stéphanie Valmaggia, déléguée nationale du SE-Unsa (29/10/2009) qui, au vu de premiers résultats, déclarait : « nous avons voulu prendre la température de la profession. Et nous avons beaucoup, beaucoup de réponses »… elle faisait alors allusion aux 400 bulletins retournés. Depuis, chacun pouvait s’étonner de ne pas avoir connaissance des résultats globaux de cette enquête. Le faible taux de réponses et le fait qu’elles proviennent essentiellement de directeurs semble gêner la direction nationale du SE-Unsa qui s’attendait probablement à des résultats plus contrastés.

Nous avons décidé de publier dans leur intégralité les résultats de cette enquête ainsi que les commentaires et l’analyse du SE-Unsa.

  

………………………………………………..

 

Préambule

 

Le SE-UNSA ne fait pas partie de ceux qui considèrent que l’Ecole Primaire française fonctionnerait parfaitement. Entre la fin du XIXème siècle où la République l’a imposée en France et 2010, son fonctionnement a beaucoup évolué, tout comme la société dans laquelle elle agit. Les directeurs, mais aussi les adjoints, ne trouvent pas forcément dans sa structure actuelle toutes les réponses satisfaisantes pour faire face aux nouvelles missions, aux nouvelles pratiques. Le SE-UNSA pense qu’il ne faut pas ignorer ces réalités. Pour autant, c’est de l’intérêt des élèves, du projet de l’école, de l’efficacité pédagogique que doit découler tel ou tel mode de gestion et non l’inverse. Dans le paysage, ces dernières années, le gouvernement a avancé une piste : la création d’établissements publics dans le premier degré. Ainsi, depuis 2004, année où est apparu le terme d’EPEP dans la loi relative aux responsabilités et libertés locales, ce cheval de bataille politique fait son bonhomme de chemin tant dans l’hémicycle que dans les services du Ministère de l’Education nationale. Comment l’idée de l’établissement est-elle accueillie sur le terrain ?

A travers l’enquête « Evolution du fonctionnement et de la direction d’école », le SE-UNSA a voulu y voir plus clair, notamment dans la perspective de son congrès national qui aura lieu en mars 2010.



Résultats 

 

1078 enquêtes analysées provenant de :

 

-       Adhérents du SE-UNSA : 36%

-       Directeurs : 91,63 %

-       Adjoints : 5,54 %

 

Question 1 : La situation actuelle convient-elle ?

 

OUI : 6,65 %

NON : 92,63 %

NSP : 0,72 %

 

Question 2 : Pour vous, la création d'un établissement public dans le 1er degré est-elle envisageable ?

 

OUI : 70,59 %

NON : 29,41 %

 

Question 2bis : quels avantages présente un établissement public (si réponse positive en question 2) ?

 

Taux les plus importants classés selon leur priorité :

-       une meilleure reconnaissance des directeurs d’école avec 50,90 %.

-        une structuration juridique plus assurée avec 28,88 %.

-        une meilleure autonomie avec 24,91 %.

-       une organisation financière et administrative avec 21,30 %.

-        une meilleure efficacité pédagogique, avec 20,22 %.

 

Dans les propositions faites par les collègues qui ont coché « autres », on trouve essentiellement la demande d’un statut pour les directeurs d’école.

 

Question 3 : Quelles autres structurations de l’école vous paraissent envisageables ?

-       un EPLE comme dans le 2nd degré : 29,36 %

-       des regroupements pédagogiques en milieu rural : 26,97 %

-       des fusions d’école en milieu urbain : 21,83 %

-       le statu quo : 8,44 %

-       autres (?) : 13,39 %

 

Question 4 : Pour vous quelles exigences doivent présider à la création d’un établissement public dans le 1er degré ?

Question ouverte, pas de proposition de choix, ce qui explique l’impossibilité de faire une statistique. Toutefois, à la lecture des commentaires, se dégagent majoritairement plusieurs exigences :

 

1-     par rapport à la structure-établissement

 

-       qu’elle soit utile aux élèves et qu’elle permette de mener à bien des projets concertés

-       stabilité de la structure et des moyens sur une période donnée

-       dotation en moyens suffisants de fonctionnement : une aide administrative formée et pérenne, des agents comptables

-       plafonner le nombre d’élèves ou le nombre de classes pour garantir un établissement à taille humaine et de proximité

-       que le conseil d’administration soit au moins tripartite (certains réclamant une majorité d’enseignants)

-        indépendance pédagogique vis-à-vis des élus et des IEN

 

2-     par rapport au fonctionnement de l’équipe

 

-       que les prérogatives de chacun soient respectées et que le directeur ne soit pas un supérieur hiérarchique

-       qu’il existe des conseils de maîtres ou des conseils pédagogiques gérés par l’équipe enseignante

-       le maintien de la liberté pédagogique

 

3-     par rapport à la fonction de directeur de l’établissement

 

-       qu’il soit issu du corps des PE ou des instituteurs

-       qu’il soit affecté en toute transparence sur un barème et sur ses compétences

-       une décharge complète et une formation initiale/continuée de qualité

-       un statut réel du directeur mais les avis divergent sur la dimension hiérarchique

-       qu’il soit président du conseil d’administration

 

 

Analyse du SE-UNSA

 

Les adjoints ont peu répondu. Il est vrai que l’enquête a été placée dans une publication spéciale directeurs, même si le questionnaire a été élargi ensuite à la profession. On se rend compte que les réponses sont sensiblement différentes lorsqu’on est adjoint, sauf pour la 1ère question, par rapport à la situation actuelle, qui rassemble très largement.

 

Quasiment tous les départements sont représentés (Métropole et DOM). Même si la question n’était pas posée, certains ont précisé qu’ils exerçaient en milieu rural ou urbain. On se rend compte que lorsqu’on applique ce filtre en fonction des réponses, là aussi un clivage s’opère, non pas dans le constat de la situation mais dans les solutions envisagées. On semble moins porté vers un EPLE en milieu rural par exemple …

 

Nous ne sommes pas très surpris par le taux de collègues qui affirment dès la 1ère question, que la situation actuelle n’est pas satisfaisante (plus de 92%), même si cela ne nous réjouit pas. Cela confirme le malaise dans le 1er degré, ressenti de manière plus prégnante depuis les réformes Darcos.

 

Quant à la création d’un établissement public dans le 1er degré, c’est très net ! Le mot n’est pas ou plus tabou mais … surtout chez les directeurs puisqu’ils sont plus de 96% à avoir répondu oui contre 40% chez les autres (en majorité des adjoints). Relient-ils le statut de l’établissement à leur statut ? Serait-ce lié, d’abord, à leurs propres conditions d’exercice qui priment plus que la recherche d’une autre structure ? La reconnaissance de la fonction, du métier (disent certains) est visiblement le moteur. Quant aux autres personnels, qu’est-ce qui joue en défaveur de l’établissement ? Nous n’avons pas assez d’éléments qualitatifs pour le dire.

 

L’avantage le plus évident à la création d’un établissement public est celui d’une meilleure reconnaissance des directeurs. Ce n’est pas étonnant quand on sait qu’ils représentent l’immense majorité de nos sondés. Le rapport établissement/meilleure efficacité pédagogique n’est pas prioritaire dans les avantages énoncés. Est-ce à dire que les collègues ne font pas le lien entre les 2 ?

 

Concernant les autres types de structures ou de fonctionnement proposés par les sondés, c’est l’EPLE type 2nd degré qui arrive en tête. Cela a sûrement un lien avec le besoin de reconnaissance exprimé par les directeurs. Pensent-ils que la position de « chef d’établissement » est en soi une vraie reconnaissance ?

Les demandes autour de regroupements pédagogiques ruraux recueillent aussi beaucoup de suffrages (2ème position). On se rend compte que c’est plus réclamé par les collègues travaillant en milieu rural qui jugent, dans leurs commentaires, qu’un établissement, quel qu’il soit, n’est pas adapté aux difficultés de fonctionnement qu’ils rencontrent.

 

Enfin, au sujet des exigences qui doivent présider à la création d’un établissement public dans le 1er degré, elles sont clairement exprimées par les collègues ; nous avons retenu celles qui revenaient le plus. Elles rejoignent par ailleurs, les exigences que nous portons aussi, à travers le projet syndical que nous soumettrons à débat lors du congrès de Brest, en mars.

Les collègues témoignent ici de leur volonté d’avoir les moyens de travailler et ce en toute liberté pédagogique. Pour la fonction de directeur, les réponses expriment le souhait de garde-fous pour que le directeur soit toujours un des leurs, garantie d’une « inféodation » à l’Administration ou à la collectivité territoriale de rattachement.

 

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

merlin 11/02/2010 11:16


En cas de statut, il y aurait regroupements: reconnaissons qu'alors, un des deux dirlos perdrait son indemnité de direction, donc économies pour l'Etat. Idem pour le régime de décharges, une des
deux décharge peut abonder l'autre. Donc, peu de moyens supplémentaires à prévoir. Les secrétaires de direction, on peut s'en passer. La nouvelle rémunération du dirlo avec statut ne doublera pas
notre salaire soyons-en persuadés.

  Alors le coût réel de la création d'un statut existe certainement, de combien serait-il?  je ne pense pas que l'on parle de millions d'euros annuels, ni même peut-être de centaines
de milliers. 


LUCIEN 10/02/2010 08:01


@ Froment ,

Quelques pistes pour trouver de l' argent ==> Dans son rapport annuel, publié mardi 9
février, la Cour des comptes pointe une nouvelle fois une série d'anomalies dans la gestion des comptes publics. La Cour dénonce notamment la mauvaise gestion de l'Etat.

Quelques exemples:

Le coût des défiscalisations pour l'outre-mer. La Cour demande la révision complète de la loi Girardin, faite pour attirer les capitaux privés outre-mer. Via cette loi, l'Etat
consent de facto des avances à des taux d'intérêt supérieurs à 10 % pour des investissements immobiliers et 60 % pour les investissements industriels. Les investisseurs ont le droit de
reprendre leur argent au bout de cinq ou six ans. La cour demande la révision complète du dispositif : la défiscalisation d'investissements en outre-mer a coûté 1,28 milliard d'euros à l'Etat en
2009 et coûtera 1,4 milliard en 2010, alors que les investissements s'avèrent souvent temporaires.

D'autres exemples , non, il suffit de relire le rapport, et des sources de financement existent encore.....


Froment 08/02/2010 23:33


Un facteur à ne pas négliger : les finances nécessaires à la création d'un statut. N'oublions pas que la politique du Ministère de l'EN ne se décide plus rue de Grenelle mais à Bercy. Et ça
change tout.


RAMEY JC 08/02/2010 08:45


« On se le dit parfois en rigolant : si tous ceux qui parlent sur les forums se levaient le maffre le dixième de ce que l’on fait, il y a longtemps qu’on l’aurait notre
statut.
Statut qui, je le répète, viendra de nous, et non de l’extérieur. Ni syndicats, ni ministère, ni députés, ni partis ne nous octroieront ce statut si nous ne montrons pas, haut et fort, que
nous le voulons… Et pas seulement en vaines paroles sur un forum… » (Thierry Fabre)
« Y aurait-il un mode d'empoi pratique du "lever de maffre"? » (françou)

Ben oui, il existe un mode d’emploi, outre l’adhésion au GDID (avec paiement effectif de la cotisation, merci !) :
    ⁃    participer aux réunions nationales ou départementales
    ⁃    créer des réunions départementales là où il n’y en a pas encore
    ⁃    diffuser « la bouteille » et autres documents
    ⁃    parler du GDID aux collègues directeurs, adjoints, …

Sans parler des diverses actions du type « lettres » et actions liées
_________________________________________________________________________________________
lettre collective envoyé aux IA (sous couvert des IEN ?) par le GDID

Monsieur / Madame L’Inspecteur d’Académie,

    Le GDID a l’honneur, suite à quelques remarques des parents de nos élèves, de vous demander par la présente quelques précisions sur les missions qui nous sont dévolues. Les
Directrices et Directeurs d’une école avec une demi-décharge, un quart de décharge, voire aucune décharge, afin de ne pas nuire à la scolarité des élèves de leur classe, vous sauraient gré de bien
vouloir les autoriser, quand ils sont en classe, à ne pas :
    ⁃    répondre au téléphone
    ⁃    appeler au téléphone (annulation de cars si la piscine est fermée, …)
    ⁃    signaler les absences d’enseignants par téléphone et / ou  courrier électronique
    ⁃    répondre au courrier électronique
    ⁃    consulter le courrier papier
    ⁃    recevoir des ouvriers de la mairie, les livreurs pour les commandes
    ⁃    recevoir des parents pour une admission, un certificat de scolarité, une radiation
    ⁃    remplir de documents administratifs comme les demandes d’autorisation d’absences, de congés de maladie
    ⁃    organiser et présider une équipe éducative
    ⁃    assister à une équipe de suivi de scolarité
    ⁃    assister aux réunions de directeurs chez l’IEN
    ⁃    à une équipe de suivi de scolarité
    ⁃    suivre la visite de la commission de sécurité
    ⁃    …

     Il va de soi que toutes ces tâches seront scrupuleusement effectuées sur leurs heures de décharges et pendant les temps de surveillance des élèves dans la cour sauf si ils
sont de service ce jour là.

    En attendant une réponse dont nous ne doutons pas qu’elle soit centrée sur l’intérêt des élèves, nous continueront à utiliser les règles énoncées ci-dessus. Dès réception de vos
précisions écrites, nous nous empresserons de les appliquer. Nous avons bien noté que l’absence de réponse au bout d’un mois correspondait dans la fonction publique à un accord.

    Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur L’Inspecteur d’Académie, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués.
_________________________________________________________________________________________
lettre aux parents

                    Madame, Monsieur,

    Je me dois de vous informer que votre enfant est inscrit(e) dans ma classe. Je suis Directeur / Directrice de l’école avec une  demi-décharge / un quart de décharge / aucune
décharge.

    Contrairement à l’opinion courante, le Directeur / la Directrice n’est pas un supérieur hiérarchique doté d’un secrétariat, mais un enseignant comme les autres avec de nombreuses
missions supplémentaires à effectuer en 13 h par semaine / 6 heures et demie par semaine /  plus de son travail en classe sans une seule minute de décharge.

    Afin de ne pas nuire à la scolarité de votre enfant, j’ai demandé à Monsieur / Madame L’Inspecteur d’Académie de notre département l’autorisation écrite, quand je suis en classe
avec mes élèves, de ne pas :
    ⁃    utiliser le téléphone (réponses aux appels de l’extérieur et/ou appel vers l’extérieur)
    ⁃    utiliser le courrier électronique (lecture et/ou réponses aux messages)
    ⁃    consulter et/ou répondre au courrier papier
    ⁃    quitter la classe pour accompagner des ouvriers ou des livreurs
    ⁃    recevoir des parents pour quelque formalité que ce soit
    ⁃    remplir de documents administratifs
    ⁃    organiser ou présider une équipe éducative
    ⁃    assister à une équipe de suivi de scolarité
    ⁃    assister aux réunions de directeurs chez l’IEN
    ⁃    suivre la visite de la commission de sécurité

    En attendant la réponse de Monsieur / Madame L’Inspecteur d’Académie, je vous demanderai toute votre indulgence pour les heures de cours dont sera privé(e) votre enfant suite à
ma fonction de Directeur / Directrice d’école partiellement déchargé / partiellement déchargée / sans décharge. Bien entendu, chaque fois que je serai contraint / contrainte sur instructions
écrites de Monsieur l’Inspecteur d’Académie de vaquer à une de ces occupations, je m’efforcerai de réduire au minimum les perturbations supportées par votre enfant.

    Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments dévoués.

_________________________________________________________________________________________
Si vous avez d'autres idées, envoyez, merci…

JC RAMEY


thierry fabre 07/02/2010 23:35


Gilles, je ne sais pas si tu es con, mais, là, je trouve que tu en fais un peu trop...

En règle générale, j'ai la sale habitude, lorsque je sais à qui je m'adresse, et que j'ai un reproche à lui faire, de le  lui dire en face, sans me croire obligé d'en faire affaire
publique.

Puisqu'il faut donc que je précise ce qui me paraissait évident:

les personnes visées par mon propos, dans le commentaire 17, sont celles et ceux qui clament haut et fort leur envie d'un statut, mais:
- que l'ont n'a jamais vu au GDID
- qui ne sont pas membres de notre association
- et qui, tranquilles, bien au chaud devant leur clavier, viennent nous ratiociner qu'il faudrait faire ceci, qu'il faudrait dire cela...

A préciser plus encore: pour ces personnes, et pour elles seules, je ne fais aucune différence de mépris avec celui que je porte, très affectueusement, aux apparatchiks patentés qui vienent nous
porter ici la Bonne Parole.

Ca te va comme ça ?
Dis-moi, si ça peut m'épargner un autre procès en sorcellerie...

Thierry fabre


Gilles 07/02/2010 20:04


Mais, p... que je suis c... !!!

L'autre jour, on m'explique que si les syndicats sont en déclin, c'est parce que "les
gens sont de plus en plus égoïstes. Ils ne pensent qu'à leur intérêt immédiat et personnel".
Aujourd'hui, on me dit que "si
tous ceux qui parlent sur les forums se levaient le maffre le dixième de ce que l’on fait, il y a longtemps qu’on l’aurait notre statut."

Sans aucun doute, je suis vraiment un bon à rien... Mais alors, pourquoi est-ce que ceux qui ont une telle estime de moi me réclament une cotisation ?


noe974 07/02/2010 08:53


Allons collègues , cessons de nous quereller comme des gamins . Vous le savez bien , cela a tj été les syndicats gauchistes qui s'opposent à ce qu'on donne aux directeurs un vrai statut .
Ils veulent que dans le 1er degré , on laisse beaucoup de libertés aux enseignants(es) qui ne sont inspectés que tous les 3 , 4 , 5 ans , ça leur laisse de la marge pour se reposer .... Aucun
contrôle de leur travail en attendant la prochaine inspection !!!!
Voilà le 1er degré !!! Pas de contrat de performance !!! On se la coule douce dans sa classe . Quelle bonheur!!!
Que les Directeurs deviennent des chefs !!!


Christian Fau 07/02/2010 08:13


On se le dit parfois en rigolant : si tous ceux qui parlent sur les forums se levaient le maffre le dixième de ce que l’on fait, il y a longtemps qu’on l’aurait notre statut.

Si tu le dis, c'est que tu dois y croire. Pourquoi ne pas alors fermer les forums et continuer à te"lever le maffre" avec tes quelques "on". Je n'aime pas ces propos indéfinis pleins de suspicion
envers qui, les membres du GDID? Sois plus clair.


françou 06/02/2010 20:49


Y aurait-il un mode d'empoi pratique du "lever de maffre"?
PS : j'ai payé ma cotiz au GDID


Pascal Oudot 06/02/2010 12:58


si tous ceux qui parlent sur les forums se levaient le maffre le dixième de ce que l’on fait, il y a longtemps qu’on l’aurait notre statut

J'aime décidemment beaucoup ton style!


thierry fabre 06/02/2010 12:27



Delphine, un peu de logique, ma collègue…


 


Si tu juges que « l’ensemble des forces » est bien maigre, ce qui est ton droit, comment peux-tu dire deux lignes plus bas que l’échec de cette tentative serait « tant pis pour
nous » ?


 


Si cela ne représente rien, le fait que ce montage se casse la figure ne saurait en rien nous atteindre… Il vaudrait mieux rester sur la réalité et non sur le ressenti.
En matière de réalité, il y a des syndicats qui, depuis plusieurs années, travaillent, échangent et dialoguent avec le GDID.
Fait nouveau, à notre demande, et sous l’impulsion donnée par notre pétition « Etre et Avoir », ces mêmes syndicats acceptent de se retrouver ensemble à la même table, avec nous, pour
tenter d‘élaborer un texte commun. Vu de l’extérieur, depuis son confortable chez soi, ça ne casse peut-être pas des briques, mais pour celles et ceux qui se sont échinés à cela, ça a du sens…


 


Cela débouchera-t-il sur du tangible ? No sé, ça dépendra des efforts des uns et des autres.


 


Efforts, et non ressentis. Les ressentis de tous poils, on s’en tamponne largement, au GDID. Certains ici ont leur vérité, leur petite idée, leur appréciation, leur sentiment perso. Tout cela est
bel et bon, mais ne fait pas avancer les choses d’un seul millimètre.


 


Que les crétins patentés et les apparatchiks-militants-professionnels viennent ici débiner notre boulot, c’est de bonne guerre. Vu le peu d’étendue de leurs argumentations faiblardes, il est
plutôt amusant de les envoyer paître.


 


Plus problématique ces interventions de collègues avançant haut et fort qu’il faut un statut, mais cherchant systématiquement bisbilles et dénigrements de notre boulot.


Je ne parle pas ici du commentaire de Delphine, mais d’autres se reconnaîtront…


On se le dit parfois en rigolant : si tous ceux qui parlent sur les forums se levaient le maffre le dixième de ce que l’on fait, il y a longtemps qu’on l’aurait notre statut.

Statut qui, je le répète, viendra de nous, et non de l’extérieur. Ni syndicats, ni ministère, ni députés, ni partis ne nous octroieront ce statut si nous ne montrons pas, haut et fort, que nous
le voulons… Et pas seulement en vaines paroles sur un forum…


 


Thierry fabre



Delphine IA78 06/02/2010 11:32


"Si oui, tant mieux, SE, SGEN, CFTC, avenir école, SNE & GDiD... Pas mal quand on regarde d'où on vient."

Tu sais Pierrot, même si on additionne l'ensemble des forces que tu cites, ça ne nous amène pas grand chose. Pour l'instant, de la part du SGEN et du SE, on n'a eu droit qu'à de belles paroles
"verbales"... et encore avec une sorte de chaud et froid dans les textes parfois contradictoires.

"Si non, tant pis... pour eux, parce qu'avec les résultats de cette enquête je souhaite bien du plaisir au SE s'il restait sur la réserve..."

Moi j'aurais tendance à penser "tant pis pour nous". Parce qu'avec le faible nombre de réponses, ça ne va pas créer un tsunami au SE. J'en suis même à penser que ça va
passer inaperçu pour l'immense majorité des adhérents qui n'en auront à peine entendu parler. Mais ça permettra à la direction du SE de pouvoir dire qu'elle se préoccupe du sort des directeurs et
directrices, qu'elle ne les laisse pas tomber et qu'elle est mûre pour signer un nouveau protocole...


Pascal Oudot 06/02/2010 10:50


Eux c'est eux et nous,c'est nous. Donc je ne m'attends pas à être surpris, j'attends de voir s'il sera
possible de travailler ensemble. Si oui, tant mieux, SE, SGEN, CFTC, avenir école, SNE & GDiD... Pas mal quand on regarde d'où on vient. Si non, tant pis... pour eux, parce qu'avec les
résultats de cette enquête je souhaite bien du plaisir au SE s'il restait sur la réserve...

C'est très bien exprimé, Pierrot. Mon propre antisyndicalisme, que j'ai parfois eu à souligner de façon virulente, n'est que l'écho du mépris dans lequel j'ai été tenu depuis trente ans. Si
l'action syndicale à l'avenir repose pour certaines centrales sur une réelle prise en compte des besoins des personnels concernés, je n'aurai peut-être plus à le faire connaître. Même si je suis
heureux que mes prises de position aient pu au cours du temps libérer la parole de certains qui se croyaient isolés.


Pierrot 06/02/2010 10:45


Peut-on être surpris ? Pas moi et visiblement pas toi non plus...
Surpris par quoi?
Les résultats de l'enquête?
Ils confirment ceux de l'IFOP (2006), qui s'appuyaient sur plus de 10 000 réponses et qui a généré le même genre de réponses "savantes" sur sa crédibilité... hein Densi?
On peut jouer les blasés, les cyniques... n'empêche que le SGEN a surpris tout le monde par son 4 pages et que si le SE ne voulait pas avancer sur le dossier de la direction, ben il ferait comme le
SNUipp... (1000 délégués à Paris, État Généraux... Pschiiiiiiiiittttttt).

Par l'enquête elle-même?
oui, surpris, parce qu'elle représente un changement de stratégie pour le SE qui s'ouvre vers l'extérieur, contrairement aux SNUipp (rappel douloureux les 1000 délégués et les ÉG étaient
exclusivement des manif internes)

Même si je trouve, personnellement, lourd leur "procédure" interne, je remarque que tout y est fait pour trouver une solution proche de ce que nous proposons au GDiD.
"Proche", mais certainement pas exactement la même...
Eux c'est eux et nous,c'est nous.

Donc je ne m'attends pas à être surpris, j'attends de voir s'il sera possible de travailler ensemble. 
Si oui, tant mieux, SE, SGEN, CFTC, avenir école, SNE & GDiD... Pas mal quand on regarde d'où on vient.
Si non, tant pis... pour eux, parce qu'avec les résultats de cette enquête je souhaite bien du plaisir au SE s'il restait sur la réserve...



Densi 05/02/2010 22:19


Les questions qui se posent portent aussi sur le nombre ridicule de réponses, quelles soient les catégories (adjoints, dirlos...) et leurs raisons... Délais, bof, syndiqués minoritaires, bof,
souvenir du protocole, bof... La lassitude peut-être (tt l monde est noyé de mails) et on lit en dagonale(qd on lit), l'incertitude du choix à faire pour un  grande nombre(statut, pas statut),
possible, la méconnaissance du problème pour une grande majorité et des enjeux (pour les adjoints surtout) certainement.


jeanroger 05/02/2010 20:20


Pas moi non plus.
Je remarque aussi qu'ils (les pignoufs du snoopy) semblent nous refaire le coup des maîtres directeurs et du concours PE... Ils critiquent, font peur... et pendant ce temps, ils se casent. Nombre
d'entre eux (y compris des conseillers pédagogiques) passent l'entretien de direction. Auraient-ils des infos discrètes de coulisse?
Comme dirait Merlin. Bonnes vacances.


Zellof 05/02/2010 13:32


@ Pascal
Je te crois mais le SE a quand même laissé pas mal de temps pour répondre à son enquête :

"Enquête publiée le jeudi 8 octobre
2009."

"Enquête à retourner pour le
3/11/2009 au plus tard, par mail sur ecoles@se-unsa.org ou par fax au 01 44 39 23 43"

@ Merlin
Bien, très bien le compte rendu que tu imagines, à la fois pour le SNUIPP et le SE... Voilà qui sent le vécu...
Au-delà de l'aspect ironique de ton commentaire, tu mets l'accent sur un vrai problème. A savoir que ces syndicats se foutent éperdument de nous.
Le premier suit son petit bonhomme de chemin, sûr d'avoir raison tout seul. Et pourquoi changerait-il puisque, pour l'instant, ça lui réussit. N'a-t-il pas gagné des voix aux dernières élections
professionnelles ?
Le second tournicote autour du pot sans dire, tout en disant mais pas trop fort... Tout ça ne fait pas une ligne syndicale très claire.
Peut-on être surpris ? Pas moi et visiblement pas toi non plus...


Pascal Oudot 05/02/2010 12:52


Ben Zellof c'est sincère j'ai trouvé que le délai était assez court. On pouvait très bien passer à côté du questionnaire... à moins d'être directement concerné et suffisamment en colère pour y
répondre!
 
Ceci dit, j'ai suffisamment expliqué ce que je pensais du SE pour ne pouvoir être suspecté de complaisance.


merlin 05/02/2010 12:38


Nous voila, une fois de plus, sujets de toutes les attentions. Normal , les congrès approchent. Alors, on questionne, on enquête, on dépouille avec grand, grand soin ( faudrait pas se tromper) et
on confirme  les résultats de l'enquête Ifop ( un bon point pour le Gdid, l'enquête était bien faite).
Alors , aux congrès , on va , après la pause et le passage aux toilettes , parler des dirlos( et non pas laisser parler les dirlos, faut pas pousser!).
  et puis viendront les communs- niqués ( ô combien!):

pour le SE : " Nos débats du congrès confirment q'il existe un problème de la direction d'école. Nous prenons ce problème en compte et nous y serons attentifs. La condition des directeurs doit
s'améliorer, avec pragmatisme certes, mais nous serons vigilants sur ce dossier. D'ailleurs , nous allons créer une commission qui sera chargée de présenter ses conclusions au ministre afin
d'entamer une table ronde sur ce dossier que le SE  suit avec attention . Collègues, , nous ne sommes rien sans vous,  adhérez au etc..."

pour le Snuipp: " Chers camarades, nous nous sommes penchés sur le sort des collègues chargés de direction. Il faudra diminuer leur charge de travail en la divisant par le nombre d'enseignant s de
l'école ( sans compter le Rased , déjà surchargé, qui donnera son avis à part après la réunion de synthèse quotidienne). L'enseignant chargé de direction n'aura plus alors qu'à taper les CR de
réunions, appliquer les consignes des collègues décisionnaires, faire remonter leurs remarques à l'IA ou IEN en signant de son nom propre afin de justifier sa décharge, sortir les poubelles , faire
les photocopies. De plus, il sera dispensé de donner son avis , afin de ne pas être le porte parole de la hiérarchie et interférer ainsi avec la liberté pédagogique des collègues.
Ces mesures audacieuses et volontaristes en faveur de la direction d'école auront aussi pour effet de rajeunir considérablement la moyenne d'âge des collègues chargés de direction en confiant cette
charge minime aux futurs étudiants de master.
  Croyez, camarades , que nous sommes attentifs à ce dossier et vous pouvez adhérer au etc..."

   Le ministre  Chatel se saisira aussitôt avec intérêt de ce problème afin de constituer un groupe de travail chargé de rendre ses conclusions à son successeur.
                    Bonnes vacances à tous! 


Pierrot 05/02/2010 11:08



Je ne cherche aucune excuse à personne, j'approche de la retraite aussi (3 ans si ça ne bouge pas...) et je cherche à comprendre pour avancer.
Parce que les années que j'ai passé à râler ne m'ont pas amené grand choses.
Je le rerererererereredit, il n'est pas question de confiance, mais de pragmatisme pour justement y arriver.

Seuls ce n'est pas possible, 3 "petits" syndicats sont à peu près sur la même ligne que le GDiD: CFTC, Avenir école et le SNE (sans grand succès jusqu'à ce jour...)
1 "moyen" et un "gros", le SGEN & le SE, entament un virage sur ce dossier qui les conduit vers nous. C'est un fait.
On leur dit d'aller se faire voir, de circuler?
Ce sont eux qui tournent, pas nous.
Ce sont eux qui risquent de se retrouver dans des contradictions, pas nous.
...

Leur enquête apporte encore plus de poids à nos positions, je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de "crédule" dans le fait d'accompagner ce mouvement.
On verra bien où cela nous mène.
En tous les cas, le SE suscite un espoir chez les dirlos, s'il n'y répond pas, ces dirlos vont se tourner vers qui?

Tu vois Anne-Marie, rien que du pragmatisme dans ma position, pas de croyance. 



mat pu j.prevert 05/02/2010 09:28


Je te cite Pierrot : "on peut envisager aussi que cette enquête est principalement destinée à un usage "interne". Tu parles de l'enquête du SE-UNSA à l'approche du congrès.

Il y a 2 ou 3 jours, un autre collègue parlait de "lutte d'influence" au SNUIPP en évoquant le "4 pages" sur le "piège du statut" qu'on ressort à point nommé. Comme par hasard au
moment du congrès là-aussi !

Attends, Pierrot, et nous dans tout ça ? On est des marionnettes ? On se sert de nous pour régler des comptes à l'intérieur des appareils syndicaux ? On nous utilise pour affirmer sa prééminence
sur le rival ? On manipule les dirlos si je comprends bien en leur laissant croire qu'on s'intéresse à leur sort...
C'est bien gentil de leur trouver des excuses comme tu le fais, mais moi, ça ne m'amuse pas. Les années passent, j'approche de la retraite et vois-tu, j'aimerais bien avoir un statut avant de
partir, de quoi souffler un peu matériellement et financièrement.
Alors, oui, je le dis clairement : je n'ai aucune confiance dans ces 2 syndicats manipulateurs.
Anne-Marie


Pierrot 05/02/2010 08:56


De toute façon, le gouvernement prépare des EPEP :
Quoi????
Jean-Claude, Gégé nous a dit que l'action syndicale avait remisé ce dossier dans les sombres profondeurs d'un placard rue de Grenelle...

Pour être plus sérieux, on peut envisager aussi que cette enquête est principalement destinée à un usage "interne".
La position du SE sur le dossier de la direction a évolué... Pas certain que l'appareil soit unanime sur la question.
Des années de "statu quo" laissent des traces.



Zellof 05/02/2010 08:46


"Etant donné le délai très court qui était donné..."

Aucun doute, tu as le sens de l'humour...

Il fallait bien 3 minutes pour répondre à 4 1/2 questions...  
Bon d'accord, je sais bien que les diros sont saturés de boulot... Pas le temps de répondre à une enquête qui leur demande leur avis sur leur avenir...

Remarque, si le délai était trop court pour répondre... ils ont pris tout leur temps au SE pour dépouiller les maigres bulletins... Ou alors, ils sont tous dirlos, non déchargés, et ils n'ont pas
une minute à eux... Mais, j'y pense, ont-ils pris le temps, eux-mêmes, de donner leur avis ? Ben oui... s'ils n'ont pas une minute à eux...


RAMEY JC 05/02/2010 07:51


Une fois de plus la position des dirlos est affirmée : oui à la création d'un statut juridique spécifique aux écoles (ils sont plus de 96% à avoir répondu oui) et en filigrane oui à un statut. Les adjoints répondent
différemment ? Cela montre bien que la fonction de directeur est spécifique est qu'l est stupide de faire semblant de croire que le dirlo est "uninstitcomleszotres".

Il est d'ailleurs permis de penser que la création d'un statut est la préoccupation première des dirlos, le statut de l'école en étant peut être la condition nécessaire.

De toute façon, le gouvernement prépare des EPEP :
- ou la profession s'oppose à tout, ce qui revient à ne pas participer et laisser faire ce qu'il veut au ministre
- ou on prend les choses en main et on participe aux négociations pour corriger les effets néfastes comme les tailles ubuesques des EPEP, la présidence de l'EPEP à un non enseignant, etc…
Jesn Claude RAMEY


Pascal Oudot 05/02/2010 07:15


Etant donné le délai très court qui était donné, je ne trouve pas que cette "consultation" soit un échec, avec 1078 bulletins retournés. Comparé au nombre d'adhérents du SE, en revanche
effectivement... et aussi au nombre d'adhérents du GDID qui auraient tous dû renvoyer le questionnaire!
 
Le bilan est tout de même net: ça ne va pas, ça ne va plus. Je mets l'article en parallèle avec celui-ci
http://lci.tf1.fr/economie/social/2010-02/debarrassez-vous-de-vos-cliches-sur-les-fonctionnaires-5672253.html dans lequel on peut lire ces mots:

Il y a (...) beaucoup d'arrêt maladie dans l'Education nationale mais il faut reconnaître que c'est un secteur difficile. Je ne peux pas juger s'il y a des abus, car le taux de dépression et les
problèmes de santé, psychologique ou physique, y sont importants. Comme dans la police, il suffit de voir le nombre de suicides dans les rapports officiels.


PouK 04/02/2010 23:05


Y a comme qui dirait une concurrence sur le terrain. Congrès de la FSU en février, congrès du SE-Unsa en mars.
L'un fait une enquête et l'autre place une "femme de terrain" à sa tête... comme se définit elle-même Bernadette Groison :
"Ce
que j'ai aimé dans la FSU, et qui m'a fait y rester, c'est le contact avec le terrain, le goût du débat, ce sentiment que nous avons inventé un outil original dans le paysage
syndical "
Mais attention ! sa préoccupation, ça ne sera pas nous. Ses dossiers prioritaires : "les
retraites, le budget, mais aussi, bien sûr, l'avenir du syndicat avec la réforme de la représentativité".


Moira377 04/02/2010 22:03


Pas la joie au SE avec de tels chiffres ! On comprend leur discrétion sur cette enquête. Mais moins le temps mis à décompter les bulletins...

Une volée de bois vert... Même pas 1 000 dirlos sur un total d'environ 50 000...
A peine 60 adjoints ! Et encore avec un bon tiers d'adhérents...
Un échec ! On ne peut pas appeler ça autrement.

Quelles leçons en tirer ?
D'abord que les dirlos ne font pas confiance au SE pour leur venir en aide. Ils n'y croient pas. Le protocole les a refroidis pour un bon nombre d'années. Ils n'ont aucune envie de se tourner vers
les syndicats dits majoritaires.
Ensuite, faut reconnaître que les adjoints (hormis sans doute quelques syndiqués) n'en ont rien à cirer du problème des dirlos. Que ce soit sur la question se son statut ou plus
généralement sur celui de l'établissement. Il ne sert à rien de faire monter la mayonnaise comme le font le SNUipp ou le SE en essayant d'effrayer le pauvre adjoint ou en le dressant contre son
dirlo. Aucune peur d'un changement sinon les collègues se seraient manifestés pour le dire. Tout ce débat est artificiel et il est monté par les directions syndicales parisiennes.

Et maintenant, que va faire le SE de ces résultats ? Débattre encore et encore lors de son congrès ? Pour aboutir à quoi ? Avait-on vraiment besoin de cette enquête pour savoir ce que pensent les
dirlos ? Une manière pour le SE de montrer qu'il ne nous oublie pas. C'est toujours bien de rallier toutes les parties avant un congrès. Oui, mais voilà, les dirlos, eux, ont envie d'oublier le SE
et ils n'ont pas besoin de se forcer beaucoup. Leur silence en réponse à cette enquête en dit long...