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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 12:12

Nos deux derniers articles (*) concernaient le malaise enseignant. Ce mal-être est profond puisque « près d'un enseignant en fin de carrière sur deux n'attend qu'une seule chose : partir le plus vite possible » selon l’enquête du « Carrefour santé social ».

Les enseignants sont souvent perçus dans l’opinion comme des salariés travaillant relativement peu (horaire hebdomadaire moindre que le salarié du privé et nombreuses vacances...). Certes, de plus en plus ces dernières années, la difficulté du métier est mise en avant dans les médias. Le public prend ainsi conscience qu'il n'est pas de tout repos.

 

Qu’est-ce qui rend ce travail si difficile ? Les réponses sont multiples même si reviennent le plus souvent le comportement des élèves, le bruit, le volume de travail. Mais si on laisse les enseignants parler spontanément, ils mettent en avant le manque de considération et de reconnaissance, une critique qui vise l'institution. L'épuisement psychologique  vient ensuite. Certaines catégories d'enseignants sont plus touchées que d'autres. Il s'agit d'abord des professeurs de collège, ensuite des enseignants de technologie, une discipline qui se sent peu considérée, et des directeurs d'école dont la fonction est peu reconnue par l'institution.

 

Créé, début 2005, par Jean-Michel Laxalt, président de la MGEN, le "Carrefour santé social" est un lieu d’échanges et de réflexion. Il associe la MGEN, les fédérations FSU et UNSA Éducation et Sgen-CFDT, ainsi que les syndicats SNES/FSU,   SNUipp/FSU, SE-UNSA, SNPDEN. Très rapidement, les partenaires rassemblés au sein du "Carrefour santé social" se sont donné pour mission de conduire des travaux sur les thématiques de la santé et du travail.

Cette enquête, sous forme d’un questionnaire déclaratif et anonyme a été mise en ligne sur les sites Internet de la MGEN, de l’Unsa Éducation, de la FSU et des syndicats SNES, SNUipp/FSU, SE UNSA, Sgen-CFDT et SNPDEN. Les partenaires ont diffusé un questionnaire sur leurs sites respectifs. Le but : recenser les opinions de leurs internautes sur leurs conditions de travail et de santé, comprendre leurs motivations à réduire ou prolonger la durée de leur service et enfin évaluer leurs attentes et leurs aspirations.

 

Profil des répondants à l’enquête

93% sont adhérents à la MGEN et 60% sont syndiqués.

Les répondants sont pour la plupart professeurs des écoles (55,2% des répondants), certifiés (25,3%) ou agrégés (6,4%), exerçant à temps complet pour 88,7% d’entre eux. Ils exercent essentiellement en école élémentaire (51,6%), dans les collèges (23,0%) et dans des lycées d’enseignement général, technique ou professionnel (19,3% en tout).

 

Appréciation sur leur travail

La majorité des répondants ont une perception positive de leur métier (54,5%), alors qu’un peu plus de 6% ne sont pas du tout satisfaits.

Une grande partie des répondants jugent leur travail intéressant (47,2%), même s’il est jugé fatigant (55,2%) ou même stressant (43,3%).

Les professeurs de l’enseignement supérieur ont une perception beaucoup plus positive de leur métier : plus que les autres enseignants, ils jugent avec les agrégés leur métier épanouissant, valorisant et en soulignent le caractère enrichissant.

Les professeurs enseignants au collège sont les plus négatifs sur leur métier, qu’ils perçoivent moins « passionnant », moins « enrichissant », moins « valorisant », plus « éprouvant, pénible, décourageant » et surtout plus « stressant » que leurs collègues.

A noter : le qualificatif « enthousiasmant » n’est quasiment jamais choisi.

 

Commentaires spontanés sur l’appréciation du métier

Ces verbatim sont majoritairement composés de critiques des conditions de travail et d’attentes ou de suggestions d’amélioration de leur situation professionnelle en fin de carrière.

Les professeurs en collège (PEGC) représentent la catégorie d’enseignants qui émettent le plus de critiques spontanées sur leurs conditions de travail :

Le manque de considération, de reconnaissance constitue la critique la plus fréquente, surtout de la part des professeurs des écoles. Ce reproche s’adresse :

-       principalement à l’institution Education Nationale, à qui ils font grief notamment de multiplier les réformes et les changements successifs de programmes,

-       puis à leur hiérarchie directe dans les établissements,

-       aux parents d’élèves,

-       et enfin aux inspecteurs, critiqués pour des inspections, jugées trop rares, davantage orientées sur la sanction et peu sur le conseil.

L’« épuisement psychologique » des enseignants en général (stress, troubles du sommeil) est le deuxième motif d’expression libre.

 

A noter, la lassitude particulière de deux catégories de professeurs :

Les professeurs de technologie (évolution permanente des programmes, discipline peu considérée et difficultés ressenties à suivre les évolutions constantes à la fois des technologies et des programmes)

 

Les Directeurs d’école sans décharge de classe ou avec une décharge jugée insuffisante, qui souffrent du manque de considération de leur fonction et estiment devoir assumer une surcharge importante de travail insuffisamment rémunérée.

« Le Ministère de l'Education Nationale va-t-il se moquer encore longtemps des directeurs d'école primaire (…) qui sont taillables et corvéables à merci, qui doivent effectuer des tâches de plus en plus nombreuses, assumer des responsabilités de plus en plus lourdes, être les interlocuteurs de nombreuses personnes, structures ou associations...sans être rémunérés pour le temps passé et les risques encourus et qui doivent, très souvent, également enseigner dans des conditions de plus en plus difficiles !

Beaucoup libèrent leur direction, laissant la place à des jeunes insuffisamment formés ou à des adjoints non volontaires, commis d'office. Ce qui était il y a quelques années une promotion devient maintenant la dernière fonction à demander ».

« J'ai adoré ce métier mais je suis très contente de partir, tant je suis épuisée et écœurée surtout depuis que j'ai fait la folie de prendre une direction. »

 

Médecine du travail et politique de prévention

L’absence de médecine du travail et le souhait de voir le ministère de l’Education Nationale appliquer la législation du travail reviennent de façon récurrente dans l’expression des attentes.

 

Attentes vis-à-vis de l’employeur Education Nationale

Les attentes de reconversion en fin de carrière conduisent une partie des enseignants à formuler des revendications à l’employeur Education Nationale :

Formation continue tout au long de la carrière d’enseignant qui permet une adaptation continue de l’exercice professionnel et bilan de compétences.

 

Attentes vis-à-vis des syndicats

Les enseignants et plus particulièrement les professeurs des écoles, les enseignants en collèges, en lycées professionnels ont souhaité exprimer reproches et attentes à l’égard des syndicats :

Attentes d’une aide pour le calcul des retraites, notamment dans le cas complexe de multi-carrières et pour les enseignants en situation de handicap

Reproches : une prise en compte insuffisante dans les négociations avec le gouvernement sur la retraite, la pénibilité du travail, les interruptions dans la carrière pour élever des enfants, l’écart de comptabilisation des enfants dans le calcul de la retraite entre secteur privé et Education Nationale des enseignants ayant atteint le nombre de trimestres de cotisation avant l’âge de 60 ans et qui sont obligés de continuer à travailler jusqu’à cet âge, sans en retirer d’avantage financier.

 

L'usure d'une bonne partie du corps enseignant est, à n’en pas douter, un défi qui s’impose à tout ministre de l’Education nationale.

Cette nouvelle enquête met en avant le malaise des directeurs d’école. A ce titre, elle n’apporte rien qui ne soit déjà connu des pouvoirs publics et des syndicats. Pour autant, elle n’apparaîtra pas inutile si elle permet d’accréditer un peu plus l’impérieuse nécessité d’apporter une solution au problème. Et l’on ne pourra plus longtemps se contenter de la réponse du ministre de l’Education nationale, Luc Chatel : « Je suis également ouvert à une réflexion sur le rôle des directeurs d’école, dont les responsabilités se sont effectivement accrues au cours des dernières années sans qu’un statut propre soit créé à leur destination. C’est par cette question qu’il faudra commencer par s’interroger avant d’envisager une évolution du statut des établissements ».

La responsabilité des syndicats enseignants est également engagée. Leurs responsables ne pourront plus indéfiniment se cacher derrière des motions de congrès ou des propos lénifiants à la veille de chaque élection professionnelle pour faire patienter encore et toujours les directeurs d’école. Le temps de la réflexion n’a que trop duré. Il est temps de passer à l’action.

Luc Chatel aura-t-il les moyens d’aider les directeurs d’école ? Les syndicats auront-ils la volonté de les entendre ?

 

(*) A lire ou relire

- Malaise et désenchantement dans l’Education nationale
- Une cause du malaise enseignant : la faillite du remplacement des maîtres absents

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pascal Oudot 16/12/2009 11:13


ce sont des collègues qui ont le mérite de s'investir dans le champ social. C'est si rare aujourd'hui que cela doit être respecté.

Je suis parfaitement d'accord avec toi, Grégoire, sauf que je nuancerais en disant que certains s'investissent (j'en connais au moins un -respect, Philippe-) pour autrui. Beaucoup d'autres
sont au SNU ou dans d'autres syndicats pour leur intérêt personnel, hélas, même s'ils se le cachent souvent à eux-mêmes, et refusent évidemment de l'admettre puisqu'ils n'en ont pas conscience.
 
Quant à la machoisation du SNu, ça me fait bien rire. Je dirais même plutôt l'inverse: comme dans l'EN en général, il y a trop de femmes -la représentativité est d'ailleurs plutôt
respectée. La masculinisation (paritaire?) de l'EN serait certainement un chantier important à lancer. Les syndicats veulent-ils vraiment faire bouger les lignes? Cela doit dépendre des
représentations locales. Mais quand je lis sur le site du SNU dans un titre d'article les mots suivants "Sortir de l'idéologie", je rigole doucement, et un peu jaune...


merlin 16/12/2009 10:40


Ton commentaire est fort interessant car il a le mérite de nuancer le "tous dans le même sac" qui est parfois reproché.
Il est probablement vrai qu'il y a diverses mouvances au sein du snuipp lesquelles peuvent permettre de comprendre en partie la position pour le moins anachronique de ce syndicat sur la direction
d'école.
Ceci dit , pour le pédago de base, la ligne d'un syndicat comme le Snuipp ( ou un autre) apparait au travers de ses publications nationales et départementales, son site... et là, on ne peut que
constater la négation régulière et répétée par le Snuipp des directeurs, de leur dénigrement permanent ( nous serions tous des Kapos en puissance, petits chefs avides de pouvoir, j'en passe et des
meilleures , si lon peut dire!).
 Ce n'est pas là le rôle d'un syndicat responsable, qui se veut le représentant de toute une profession. Les choix du Snuipp sont clairs: il y a les bons Rased, psy, CPEN..; et les méchants
dirlos..; c'est caricatural et c'est pour cela que je souhaite que nous nous retrouvions les plus nombreux possible, de tous horizons, de toutes opinions pour défendre notre rôle dans l'école,
demander un statut et être enfin entendus. Pour ce faire que le Snuipp règle ses problèmes internes avec EE si c'est nécessaire. 


Grégoire 16/12/2009 09:51


La colère est mauvaise conseillère. Il ne faut pas se tromper de combat. La ligne syndicale '(et politique ) du  SNUIPP les regarde. L'histoire tranchera. Mais de là a publiquement appeler à
la lapidation... Ils ne sont pas d'accord avec nous. Soit, mais ce sont des collègues qui ont le mérite de s'investir dans le champ social. C'est si rare aujourd'hui que cela doit être
respecté.
Comme beaucoup je me suis désyndiqué du SNUIPP l'an dernier en cours d'année avec un courrier explicatif ( le point refusé pour la HC  à fait déborder le vase ) .
Jusqu'alors j'étais tenté par le combat de l'intérieur mais je ne supportais plus les révolutionnairers d'opérette de EE qui venaient nous traiter de kapo alors qu'ils sont pour la plupart sur des
postes protégés.
Les choses bougent mais comme Haddock et son sparadra , EE colle au SNUIPP et bloque l'indispensable prise en compte des nouvelles réalités de notre métier de dirlo. Attendons simplement qu'ils
rejoignent SUD où est leur place naturelle.


merlin 16/12/2009 08:50


Régressif ou du moins passéiste, je vois assez bien... mais "macho"? tu peux expliquer?


Noé BABET 16/12/2009 04:30


Le Snuipp est un syndicat régressif et MACHO
Prière de le quitter , chers(es) Collègues !!!!


merlin 15/12/2009 23:10


Pour avoir été moins aussi syndiqué et ayant quitté le syndicat pour cause de désaccord avec le syndicat auquel j'appartenais, j'admire la constance de celui qui reste pour faire bouger les lignes
de l'intérieur comme on dit. Combien de temps ce combat perdu d'avance pourra-t-il durer? Gilles nous le dira peut-être un jour car la ligne du Snuipp en ce qui concerne les directeurs est quand
même assez outrancière dans la négation même de l'existence et du rôle rempli par les directeurs. Nous l'avons souvent souligné sur ce forum , l'emploi systématique de " la direction d'école" en
lieu et place des " directeurs d'école" a un sens sémantique fort que l'on ne peut ignorer. Or, nous l'avons écrit également: la " direction d'école" virtuelle du Snuipp ne peut rien pour l'école
de demain, les directeurs et directrices pourraient beaucoup s'ils étaient reconnus et là nous sommes bien au coeur d'un combat  pour sauver l'école toute entière ( et pas les seuls dirlos
comme on voudrait nous le faire croire), que le Snuipp et d'autres sabotent sans vergogne au profit d'une idéologie passéiste; C'est triste.


Gilles 15/12/2009 22:43


A la question posée par Merlin : "Peut-on encore être adhérent au Snuipp et directeur d'école ", je réponds OUI.
En sortant de l'école normale, j'ai adhéré au SNI, presque par hasard. En fait, on ne m'a pas laissé le choix de faire autrement. SNI, MAIF, MGEN, CAMIF... un package.
Ensuite, j'ai adhéré volontairement au SNUIPP. Parce qu'entre temps ma conscience politique et syndicale a évolué. J'ai toujours été convaincu que les salariés crèvent de leur désunion syndicale.
Trop de syndicats, trop de luttes intestines, trop de basses manoeuvres pour exister...
Je précise qu'au SNUIPP, il m'arrive très souvent de menacer de partir. Je ne suis pas d'accord avec la ligne suivie par la direction sur la question du statut du directeur et celui de l'école. Je
suis de plus en plus effaré du manque de reconnaissance du dirlo, de la somme de travail qu'on nous impose, des responsabilités écrasantes qui sont les nôtres. Pour autant je ne suis pas disposé à
quitter mon syndicat même si j'ai ce point de désaccord essentiel. Seulement il faut bien voir que si on n'a plus de syndicat virulent pour s'opposer, on se fait bouffer. Surtout avec ce
gouvernement dont les réformes ne servent qu'à une chose : alibi pour économies forcées.
Et c'est partout pareil. Croyez-vous que tous les adhérents de l'UMP soient toujours en phase avec les responsables de leur parti ? On a vu les dissensions sur la taxe professionnelle, sur le
grand emprunt encore récemment. On ne les voit démissionner pour cause de désaccord important.
Idem au PS. Grosses divisions sur la taxe carbone. Et à la CGT, Bernard Thibault a lui aussi été vivement critiqué au dernier congrès. Ce qui ne l'a pas empêché d'être brillamment réélu.
Tout ça pour dire à Merlin qu'on peut être en grave désaccord avec son syndicat ou son parti sur un ou plusieurs sujets même majeurs et y rester pour d'autres raisons majeures elles-aussi.


merlin 15/12/2009 19:07


Peut-on encore être adhérent au Snuipp et directeur d'école la question mérite d'être posée. On peut cependant regretter qu'il n'y ait pas une plus grande implication des directeurs et directrice
dans ce qui est leur destin. La pétition lancée par le Gdid recueille plus de 6000 signatures , la consultation en  ligne de l'Ifop avait fait un tabac, ce qui prouve bien que les dirlos
répondent quand on les consulte.  Mais la jeunesse de la profession , sa précarité, la grande disparité dans la taille des écoles font que nous ne sommes pas assez unis ; le Gdid compte plus
de 2000 membres , c'est bien, c'est beaucoup, mais pas encore assez pour que les grands syndicats prennent en compte les revendications portées par cette association.  Contrairement à ce que
certains pensent, nous avons une bonne partie de notre destin en main.


jeanroger 14/12/2009 22:15


La réponse est simple bien que caricaturale, elle n'en demeure pas moins vraie dans sa généralité : membres du RASED + conseillers pédagogiques + MAI + Psy = SNUipp (ceux-sont les mêmes)... En
revanche les directeurs au SNUipp doivent à présent se compter sur les doigts d'une main.


GAUDEL 14/12/2009 18:52


Tu m'as pris de vitesse merlin. J'ai eu la même réaction.


merlin 14/12/2009 18:41


Reçu sur la boite mail de l'école, un plaidoyé d'un syndicat adressé au ministre en faveur des Rased, des craintes les concernant, de leur malaise à effectuer leur mission alors qu'ils risquent
d'être débarqués, de leur utilité pourtant..;etc..; rien que des remarques pertinentes certes mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser que nous pourrions peut-être avoir les mêmes égards, notre
mission dans l'école étant largement tout aussi importante, notre malaise par rapport à la précarité et les difficultés de notre job bien plus aiguë que n'importe quel psy scolaire ..; mais rien..;
alors, on nous accuse de corporatisme lorsque nous demandons simplement  d'être reconnus, mais  il doit y avoir de " bons" et de " mauvais" corporatismes..; syndicalement parlant bien
entendu!


Grégoire 13/12/2009 19:41


La vivre c'est déjà difficile alors s'il faut, entre nous, développer au sujet d'  une fatigue que nous partageons tous à l'excès... je n'en ai pas le courage.

un dirlo ,  de moins en moins dirlo à l'approche du mouvement.


Froment 11/12/2009 16:16



Je l’ai écrit je ne sais combien de fois ici : nous n’avons rien à attendre d’aucun gouvernement dans l’état actuel de nos finances. La dette de l’Etat atteindra 1 254 milliards d’euros fin
2010, soit 113 milliards d’euros de plus qu’en 2009 et 237 milliards de plus qu’en 2008. Au 31 mars 2009, la dette publique cumulée (État, Sécurité sociale, collectivités territoriales) atteignait
70,5 % du produit intérieur brut (PIB), soit un taux supérieur de cinq points à la moyenne de l’UE et dix points de plus que le taux de 60% maximum prescrit par le Pacte de stabilité de la
zone Euro. La France vient de se voir accorder par l’Europe un délai jusqu’à 2013 pour ramener ses déficits budgétaires en dessous du seuil des 3% du PIB. Objectif qu’on ne parviendra pas à
atteindre. La RGPP a encore de beaux jours devant elle. Et les directeurs de sombres années à patienter…


RAMEY 11/12/2009 06:50


Luc Chatel : « Je suis également ouvert à une réflexion sur le rôle des directeurs d’école,
dont les responsabilités se sont effectivement accrues au cours des dernières années sans qu’un statut propre soit créé à leur destination. C’est par cette question qu’il faudra commencer par
s’interroger avant d’envisager une évolution du statut des établissements ».

Des mots, toujours des mots qui ne suffisent plus à anesthésier la souffrance (le mot n'est pas trop fort) des collègues directrices et directeurs d'école, surtout ceux ne bénéficiant pas d'une
décharge, ou n'ayant qu'une décharge insuffisante.

Il est vrai que notre manque de réaction (dû à l'épuisement ? à l'habitude de faire tout et n'importe quoi dès que notre administration nous le demande ?)
nous rend complice de cet état de fait.

Un exemple parmi tant d'autres : depuis deux semaines, dans le cadre de la pandémie, j'envoie un état quotidien des absences dans mon école à mon IEN et à L'IA.

Je reçois chaque jour un message de l'IA m'indiquant que mon message n'est pas passé ("over quota"). J'en ai avisé l'IA, mais rien ne bouge !

J'ai le sentiment très fort que notre travail ne sert absolument à rien, que l'IA tourne à vide, que l'on produit des données qui ne servent à personne ni à rien et que tout le monde s'en moque.
UBU est de retour (ou il n'est jamais parti !).

Un directeur de plus en plus motivé…
JC RAMEY


Noé BABET 10/12/2009 16:35


C'est vrai que le boulot de Directeur est extrèmement pénible . Je suis responsable de 502 élèves et je n'ai personne pour m'aider (plus de secrétaire) . Je suis épuisé le soir . Je souhaiterai
qu'on me donne un statut en reconnaissance de la fonction .
Les syndicats , je ne les reconnais pas . Ils ne représentent que 8% des travailleurs . On devrait réformer cette "profession-bidon" .


Moira377 10/12/2009 15:19


Parmi les reproches faits aux syndicats, il est relevé :
"une prise en compte insuffisante dans les négociations avec le gouvernement sur la retraite, la pénibilité du travail, les interruptions dans la
carrière pour élever des enfants, l’écart de comptabilisation des enfants dans le calcul de la retraite entre secteur privé et Education Nationale"
Mais je pense qu'on pourrait aussi y inclure la défense des intérêts des directeurs d'école. Si j'ai bien lu, on dit que les réponses proviennent de 63% de syndiqués. Et comme le cas des directeurs
d'école est cité en référence, je suppose que beaucoup de directeurs (parmi les syndiqués) ont répondu à l'enquête et qu'ils y ont dit leur mal de reconnaissance.
Voilà qui devrait alerter les syndicats. Thierry Cadart (Sgen), Gilles Moindrot (SNUipp) et Christian Chevalier (SE-Unsa) ne peuvent plus faire les sourds. Ce sont leurs adhérents qui se plaignent.


Pascal Oudot 10/12/2009 13:07


Je suis également ouvert à une réflexion sur le rôle des directeurs d’école
 
C'est quand même ahurissant, ce genre de phrase. Une réflexion? Comme si le problème n'avait pas été posé depuis longtemps. Je préfère m'abstenir de dire pleinement ce que je pense. Mais j'ai du
mal à m'imaginer faire une année de plus dans cette fonction ahurissante et déconsidérée d'esclave au service de tout le monde, et surtout des bureliers (merci Zézette!) de l'Education
Nationale.