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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 15:21

Le Sgen-CFDT publie un « 4 pages » intitulé : « direction et fonctionnement de l’école » entièrement consacré à ses propositions.

« Par delà la simple question de l’organisation de l’école, le Sgen-CFDT revendique une évolution en profondeur du pilotage du système éducatif qui s’appuie et qui accompagne la volonté d’agir des équipes et qui mette fin aux pratiques infantilisantes en cours dans notre ministère.

Avec ce « quatre pages » nous souhaitons commencer à partager ce projet avec vous », écrit Thierry Cadart, secrétaire général.

 

En préambule, le Sgen rappelle que le débat est récurrent et qu’il « resurgit autour d’une initiative parlementaire ». Le syndicat précise que les problèmes sont de plusieurs ordres :

Les responsabilités qui pèsent sur l’école (pédagogiques, juridiques, administratives...) et particulièrement sa direction se sont amplifiées, complexifiées et diversifiées.

Le modèle ancien encore en vigueur ne répond plus aux exigences de notre époque.

La charge de travail et de responsabilité des directeurs ou des enseignants chargés de direction n’est plus acceptable.

 

Il faut signaler que si le débat resurgit, c’est aussi grâce à l’initiative du GDID qui a lancé une pétition auprès des directeurs d’école, à destination des syndicats et qui est un appel à intervenir pour la défense et la reconnaissance de tous les personnels, directrices et directeurs compris. Pétition qui connaît un véritable engouement puisque déjà signée par des milliers de collègues.

Le Sgen l’admet volontiers puisqu’il précise que « l’association GDID (Groupement de Défense des Intérêts des Directeurs) contribue elle aussi à relancer l’actualité de cette thématique en proposant un débat national sur la question. Elle a raison de le poser en ces termes mais les solutions ne sont pas simples à élaborer et il faudra beaucoup d’échanges, de débats pour dégager des réponses valides ».

 

Le « 4 pages » détaille ensuite les propositions du Sgen :

 

Nous ne pouvons nous satisfaire :

-       Ni du projet EPEP qui transfère l’autorité de l’école primaire, de l’Éducation Nationale vers les communes évacue la question mais ne résout rien au fond. Il complique les relations professionnelles et affaiblit le rôle d’orientation et de contrôle de l’État en particulier en matière éducative.

-       Ni d’un statut de directeur qui réglerait partiellement la situation juridique des directeurs, mais ne changerait rien à la place de l’école dans son environnement social, économique et politique et n’améliorerait pas en lui même les conditions de travail de ces personnels.

 

C’est pourquoi le Sgen-CFDT s’engage dans ce débat à partir de trois thèmes qui lui semblent essentiels :

 

1-     La proximité

 

L’enjeu essentiel est de préserver la relation de proximité qu’entretient l’école avec les familles, les partenaires, et les élus locaux…

Pour cela, dans chaque école, le directeur doit disposer de temps et d’une définition claire de ses tâches et responsabilités. Le Sgen-CFDT propose de recentrer les activités du directeur sur l’animation pédagogique, les relations avec les familles et les partenaires, renforcer les pouvoirs décisionnels du conseil des maîtres et la mise en œuvre des projets d’école, et de l’aider dans ses fonctions administratives et financières, comme celles qui relèvent de la gestion technique et purement administrative. Cela implique de conforter les temps de décharge de service des directeurs et de confier les tâches administratives et comptables à des personnels compétents et responsables sur le plan juridique.

 

2-     La gestion de l’école

 

Trop de décisions concernant la gestion de l’école sont prises à l’IA, à la circonscription, au collège, à la mairie, à la caisse des écoles, en raison principalement de questions de taille de la structure, de compétences statutaires des différents personnels… Tout cela est source de déresponsabilisation des acteurs, manque de clarté pour la population et rend les conditions de travail des directeurs, coincés entre injonctions hiérarchiques et diversités des partenaires, de plus en plus insupportables.

L’école a besoin d’exister juridiquement et administrativement.

Les difficultés qui sont apparues pour l’organisation de l’aide personnalisée ont mis en évidence que les modalités d’organisation doivent se prendre au niveau de l’école. En rapprochant le niveau de la prise de décision des enseignants de l’école, c’est l’ensemble des personnels qui y participerait.

 

Le Sgen-CFDT propose d’installer dans le premier degré une structure ayant les compétences d’un établissement public pour pouvoir assumer ses responsabilités.

Cet établissement doit être fédérateur pour pouvoir établir des relations claires avec les collectivités locales (mairies et communauté de communes), contracter avec elles et représenter localement l’Éducation nationale.

Il doit également être mutualisateur et mettre à la disposition des écoles qui le composent un centre documentaire commun, un Rased, des services de santé et sociaux, une antenne informatique ou plus généralement Tice, des liens directs avec diverses structures (MDPH...). Il serait naturel que cet établissement se voit confier des tâches de gestion actuellement dévolues à la circonscription. Cela permettrait de recentrer le rôle de la circonscription sur la formation, l’animation et l’évaluation pédagogique, ces dernières fonctions devant rester extérieures à l’établissement.

 

Projet d’établissement

Pour cela l’établissement doit fonctionner sur la base d’un projet d’établissement, garder une taille humaine et être doté des personnels administratifs et de direction nécessaires.

L’expérience montre qu’il ne faut pas excéder 500 élèves environ pour garder à une structure des qualités relationnelles (entre adultes comme avec les enfants et les familles).

On peut donc imaginer des établissements composés :

• d’une seule grosse école ou groupe scolaire comme il s’en trouve dans les grandes villes ;

• des écoles d’un quartier ou d’un chef lieu de canton ;

• d’un collège et des écoles qui l’entourent dans certaines zones rurales ou de montagne.

 

La direction de l’établissement

Les responsabilités confiées nécessitent un statut officiel.

Pour le Sgen-CFDT, ce statut pourrait être un statut d’emploi fonctionnel. Ce statut permet d’exercer les responsabilités de la fonction, ainsi que la reconnaissance financière des responsabilités exercées, mais il est lié à la période d’exercice de cette fonction. Il a le caractère temporaire d’un détachement. S’il souhaite y mettre fin, le personnel revient à son statut précédent ou au statut auquel il aurait accédé entre temps, par voie de concours par exemple. À l’évidence, ce personnel de direction devrait être un directeur d’école qui fait le choix de quitter la classe pour entrer dans ce type de fonction. Cela peut représenter un débouché de carrière ou conduire à d’autres fonctions de direction par la suite...

 

3-     La démocratie professionnelle

 

Toute la difficulté est d’articuler la structure de proximité qu’est l’école et la structure de gestion que serait l’établissement de façon à ce que complémentarité ne devienne pas concurrence et que l’une n’étouffe pas l’autre.

Pour le Sgen-CFDT, la seule garantie crédible, c’est de construire un fonctionnement démocratique donnant à chacun la reconnaissance de ses responsabilités au niveau où il intervient. Notamment, si le directeur d’école doit être déchargé de tâches administratives (réponses d’enquêtes, contacts avec des fournisseurs, gestion comptable, montage de financement…) il doit rester le représentant de l’établissement au niveau local. Il faut donc qu’il soit partie prenante dans la vie de l’établissement.

Dans ce cadre un conseil pédagogique, composé de droit de représentants de l’ensemble des écoles composant l’établissement (directeur ou adjoint selon le choix de l’équipe), serait chargé de conduire le projet pédagogique et de formuler en direction du Conseil d’Administration (cf. ci-dessous) toutes demandes liées au fonctionnement pédagogique.

Enfin, comme dans tout établissement public, il faut un conseil d’administration composé par tiers d’élus de l’ensemble des personnels, d’élus des usagers (parents et élèves dans le cas d’un établissement mutualisé avec un collège) et de représentants des collectivités territoriales.

Le Sgen-CFDT ne verrait qu’avantages à ce que le président du Conseil d’Administration (CA) soit élu librement en son sein. Ne pas confondre les rôles de président du CA et de représentant de l’État (directeur de l’établissement) serait un atout pour un véritable débat démocratique au profit de tous.

Pour assurer ces rôles, les personnels qui s’engageraient dans ces mandats devraient bénéficier d’une décharge de service.

 

Le Sgen souhaite également « clarifier le rôle de chacun » :

 

« Aujourd’hui, le directeur d’école est tout à la fois un enseignant, un interlocuteur pour tout le monde, un gestionnaire… mais il n’en a pas les moyens, ni en temps ni en légitimité juridique. Et il doit souvent s’appuyer sur une autoformation faute de formation continue suffisante. Le Sgen-CFDT estime qu’on ne trouvera pas de solution à cette situation intenable en maintenant toutes ces fonctions sur la même personne.

C’est pourquoi il verse au débat l’idée de répartir ces fonctions chacune au niveau le plus approprié en établissant des relations démocratiques entre elles. Une telle clarification du fonctionnement permettrait également aux adjoints de mieux identifier des lieux de décision plus proches d’eux et donc d’avoir des possibilités d’expression plus réelles.

Le Sgen-CFDT ne prétend nullement avoir trouvé la solution idéale à tous les problèmes. Existe-t-elle d’ailleurs ? Mais il est prêt à débattre avec l’ensemble de la communauté éducative parce qu’il est urgent de répondre aux problèmes identifiés d’une part et aux inquiétudes des personnels d’autre part ».

 

Comme nous le voyons, les lignes bougent ou pour être plus précis, disons que le sujet fait débat… Jusque sur les bancs de l’Assemblée nationale où lors de discussion du Projet de Loi de Finances pour 2010, il fut récemment question du statut et du rôle des directeurs d’école.

 

 Ainsi, au sujet de la formation des enseignants et de leur accompagnement pédagogique, le rapporteur précise : « …Le dernier facteur de faiblesse réside dans le « très mauvais encadrement » des enseignants, au sens où celui-ci ne dispose par des moyens nécessaires pour mettre en place un « collectif » pédagogique où les enseignants se formeraient les uns les autres. Les directeurs d’école du 1er degré, qui n’ont pas de statut, et les chefs d’établissement du 2nd degré, qui doivent « faire avec » la liberté pédagogique revendiquée par les professeurs, n’exercent qu’un faible leadership pédagogique sur les équipes enseignantes, pourtant indispensable à la coordination, et par conséquent, à l’efficacité des pratiques d’enseignement et de soutien scolaire.

Ce constat est corroboré par M. Marcel Pochard : « il n’y a rien », aucun « corps intermédiaire », « entre l’enseignant, seul maître à bord, et sa classe », ce qui rend très difficile l’émergence de dynamiques collectives propices à une prise en charge efficace de la difficulté scolaire ».

 

Ou encore lors de l’intervention du Député Frédéric REISS, auteur de la proposition de loi visant à la création des EPEP : « J'ai bien noté qu'il était prévu de nommer 3 400 nouveaux directeurs à la rentrée prochaine, qui devront accomplir cinq semaines de stage de formation obligatoire, pour une dépense de 1 million d'euros. Il me semble cependant que les directeurs d'école n’attendent pas seulement de la formation, mais aussi un statut, qui devrait s'inscrire dans le cadre de la création d'établissements publics d'enseignement primaire. Doter les écoles de la personnalité morale et d'un statut juridique permettra une gestion pédagogique plus efficace, tant en milieu rural qu'en milieu urbain. Je regrette que la loi du 13 août 2004, qui prévoyait des expérimentations dans ce domaine, n'ait jamais fait l’objet des décrets d'application correspondants, de telle sorte que nous ne disposons d'aucune expérimentation sur les résultats de laquelle nous pourrions nous appuyer pour aller de l'avant. Je souhaiterais donc connaître votre avis sur cette question ».

 

Et enfin dans la réponse du ministre de l’Education nationale, Luc Chatel : « Je suis également ouvert à une réflexion sur le rôle des directeurs d’école, dont les responsabilités se sont effectivement accrues au cours des dernières années sans qu’un statut propre soit créé à leur destination. C’est par cette question qu’il faudra commencer par s’interroger avant d’envisager une évolution du statut des établissements ».

 

Bref, chacun s’accorde sur le constat, à savoir que les charges, les missions et les responsabilités des directeurs d’école se sont « effectivement accrues au cours des dernières années sans qu’un statut propre soit créé à leur destination ». Mais, aucun signe tangible ne vient nous laisser le moindre espoir de commencement de règlement ou de solution à court terme.

Alors que le diagnostic a été établi par l’ensemble des acteurs de l’Education nationale, qu’il est corroboré par nombre de rapports ou d’études, le ministre en reste au stade de l’interrogation : « C’est par cette question qu’il faudra commencer par s’interroger avant d’envisager une évolution du statut des établissements ».

Bref, la situation ne semble pas sur le point de s’éclaircir pour les directeurs qui n’aperçoivent pas encore le bout du tunnel et qui, RGPP oblige, devront patienter encore très longtemps avant de voir leur situation évoluer favorablement dans le sens de l’obtention d’un statut. Du discours aux actes, le chemin est souvent long…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Pierrot 24/11/2009 09:30


Où vois-tu Gégé un quelconque rapprochement que j'aurais fait (à l'insu de mon plein gré?) entre
regroupement et EPEP? 

Moi en tous les cas je le fais. (en précisant que je suis pour un statut d'établissement public sous certaines conditions).

Marre d'être pris pour des truffes, de nous dire tout et son contraire sans souci de cohérence, de vérité même, alternant les grandes leçons républicaines, la crainte et la culpabilisation, juste
parce qu'on détient une parcelle de pouvoir.

Les regroupements qui les pratiques depuis des années?
- le rural!
Et pourquoi?
- afin de mutualiser, de trouver les surfaces nécessaires au travail d'équipe, et.... garder des classes dans des villages. 

Donc les fusions ont des aspects positifs non négligeables. Venir nous dire le contraire en continuant d'affirmer qu'il n'y aurait que 2 choix possibles:
les EPEPusinagaz et le statu quo-conseildémaîtredécisionnaire c'est vouloir nous confisquer le débat.
En fait ce que le SNUipp nous refuse c'est l'Autonomie... Mais difficile de le dire quand on se dit de gauche, hein GégéThéo?
Ok pour des regroupements, mais pas question de vous en laisser la gestion. 
Et nous on doit dire: "Oui Maman"? 


Noé BABET 24/11/2009 03:20


Bien dit et bien fait ton appel aux syndicats , mon cher jeanroger . Mais te l'entendront-ils ? Les syndicats n'entendent pas les Directeurs
; ils s'en fichent de nous ; ils ont toujours voulu que le Primaire reste archaïque dans son fonctionnement pour avoir la main mise sur les PE .
Mais ne savent-ils pas qu'ils n'ont que 8% de cotisants .
C'est une honte !


merlin 23/11/2009 22:49


Lionel, tu sais comme moi que mercredi rien n'aura changé, que mercredi, ce sera de notre faute, chiens jaunes de non gréviste réactionnaires et suppôts du libéralisme sarkozien, que mercredi les
luttes à venir seront belles et prometteuses, etc...

Autrefois, lors du proutocole de sinistre mémoire, j'ai  décroché le téléphone et appellé la délégation du snuipp:
" on continue la grève administrative? j'en suis!"..; et l'on m'a répondu: " camarade , continue et prépares-toi à des retenues sur salaire, mais on te soutiens....( de loin probablement)

pour Base éléève, lorsque les premières expérimentations sont apparues , j'ai décroché mon téléphone et j'ai dit:
" BE , c'est nul, il faut faire quelquechose pour retirer ce machin inutile!, je suis avec vous!"
... mais on m'a dit que seuls les champs du Rased et de la nationalité posaient problème..; pour le reste , on verrait plus tard...
Alors oui, le Snuipp s'oppose, il aime ça, surtout ça, les combats perdus d'arrière garde, les effets de manche et la protestation systématique, rien que cela, c'est ce qui le fait exister, lui et
ses décharges complètes syndicales, c'est son terreau, il a poussé dessus jusqu'à devenir syndicat majoritaire. C'est beau non?


Lionel 23/11/2009 21:03


C'est demain le Grand Jour, la journée de grève qui va tout changer, qui va nous payer des années de lutte menées précédemment. Entendu à la radio ce soir les raisons de cette grève snuippienne :
les suppresions de poste et surtout les augmentations de salaires. Au moins le journaliste n'en a pas cité une palanquée ce qui fait que l'auditeur lambda pouvait retenir le pourquoi. Très
bien.

Maintenant, j'attends mercredi matin avec impatience pour aller dépenser la fameuse augmentation de salaire. Première fois en onze ans d'enseignement qu'une journée de grève m'apportera quelque
chose, que ce soit d'ailleurs sous un gouvernement de gauche ou de droite. Vivement que Gégé et Théo viennent nous présenter ces avancées : je m'en réjouis d'avance.

Non, non, ne me réveillez pas, j'ai peur de rêver et de m'apercevoir mercredi matin que finalement, rien n'aura changé si ce n'est que ceux qui nous gouvernent auront bien rigolé demain.


denis08 23/11/2009 20:55


Je crois, Denis, que Gégé fait référence à ce que j'ai écrit dans mon dernier commentaire... Sauf qu'il se trompe ou interprète car je n'ai pas parlé d'EPEP (et pour cause, je suis contre) mais
d'établissement public au sens large, ce qui n'est pas du tout pareil. Et je voulais simplement lui montrer que les écoles en campagne peuvent très bien devenir établissement public : ce
n'est pas réservé forcément aux écoles des villes, pour le peu que l'on fasse l'effort de trouver les adaptations nécessaires...
Ceci étant dit, Gégé, tu ne me convaincs toujours pas dans ton argumentation selon laquel établissement public = usine à gaz.
En quoi un CA est plus une usine à gaz qu'un conseil d'école ? Quelle différence fondamentale y vois-tu entre les deux ? Un CA aura assurément plus de prérogatives qu'un CE. C'est mal ?
Quelle différence fondamentale vois-tu entre un conseil des maîtres et un conseil pédagogique ? En quoi le second est-il plus usine à gaz que le premier ?
En quoi les relations avec les élus vont-elles fondamentalement changer si les écoles deviennent établissements publics ? Dès lors que le directeur est bien le président du CA, ça ne
changera pas beaucoup les choses par rapport à aujourd'hui.
En revanche, que nous puissions obtenir pour l'école une véritable autonomie de gestion, et un statut juridique clair : voilà qui est fondamental comme changement. Pour moi, l'essentiel est là. Et
que dans ce cadre-là, le directeur soit doté d'un statut, clair lui aussi, me paraît une conséquence logique.
Il ne suffit donc pas d'affirmer que le chien a la rage pour conclure qu'il faut le noyer (c'est ce que tu fais quand tu fais l'amalgame entre responsable d'établissement/petit chef, ou élu/ennemi
a priori de l'école) Ni que le chat est un chien... qui a la rage etc. (c'est ce que tu fais en confondant sciemment EPEP et établissement public). Il faut prouver ce que l'on dit. Et tu ne prouves
rien.
Je reste donc sur mes positions.


jeanroger 23/11/2009 20:32


Petit rappel aux nombreux lecteurs de directeurs en lutte. Le gdid demande juste ceci à TOUS les syndicats. Seul le courageurs snuipp ne répond pas.

Notre combat n'est pas celui de l'égoïsme, du corporatisme, c'est celui de la dignité de notre travail, c'est celui du devenir de l'Ecole Publique.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à écouter la voix, les demandes, les revendications des 50 000 directrices et directeurs d’école.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à comprendre l’urgence d’agir. Au travers de la direction d’école, c’est le sort de l’Ecole Publique qui se joue.

- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à diffuser sur leurs sites et dans leur presse cet appel. Nous les appelons à soutenir cet appel et à le contresigner.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à reconnaître que le directeur d’école n’est en rien un enseignant comme les autres, qu’il a, au sein de l’école et des équipes pédagogiques,
une place, un rôle, un travail, des responsabilités différents de ceux de ses collègues adjoints.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à ouvrir enfin un vrai débat sur la direction d’école, sans tabous, sans exclusives, sans préjugés.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à entamer avec les 50 000 directrices et directeurs d’école, avec leurs associations, un échange et un dialogue permanent. Que plus un seul
syndicat n’agisse sans nous, mais que tous soient désormais avec nous.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à établir avec nous une démarche commune auprès de notre ministère qui tiendrait compte, et de nos conditions de travail (l’AVOIR) et de
l’indispensable reconnaissance de notre métier (l’ETRE).
Directrices et directeurs d’école, nous sommes et serons désormais les acteurs de notre propre métier…


Pascal Oudot 23/11/2009 20:28


Eeeeeh bé, Gégén quand tu parles de choses que tu ne connais pas, tu ne lésines pas!
 
ces usines à gaz dotées d'un super dirlo et d'un CA. Pour un peu, on ne se croirait plus dans une école primaire mais dans une entreprise. Ce sont des projets totalement inadaptés à nos écoles.
Des projets pondus par de grands cerveaux, sans doute, mais qui n'ont jamais vu comment fonctionne une école.
Il faut qu'ils arrêtent de se gargariser de mots qui ne peuvent que créer des maux irrversibles dans nos petits établissements de proximité.
 
J'ai rarement lu un tel ramassis d'inepties en aussi peu de mots! Je ne suis pas persuadé que tu aies la moindre idée, toi, du "fonctionnement d'une école". Aujourd'hui, l'indapté, c'est toi. Il
faudra quand même qu'un jour tu émerges de ton passéisme comunautariste ringard pour écouter ceux qui comme moi font ce boulot de dirlo tous les jours, et n'ont pas du tout, mais pas du tout, les
oeillères que tu persistes à garder. Des maux irréversibles! N'importe quoi, sombre ahuri. Heureusement, je ne donne pas longtemps pour que toi et tes semblables soyez balayés par le vent de
l'histoire. Adieu. Bon vent. Bon débarras.


jeanroger 23/11/2009 20:22


Ce qui est un peu gerbant, c'est que le snuipp à qui le gdid a écrit depuis 8 ans n'apporte pas la moindre réponse sur sa vision du rôle du directeur dans l'école, sans parler de sa reconnaissance
et qu'il envoie de piètres anonymes: gégé, théojesaisplusquoi et autres pseudos, venir deverser des versets de la bible du snuipp (pensée unique). Alors comment intépréter cela. Facile : la honte
d'avoir tort. J'ai tort, aucun argument... alors je me cache.
Hé hé hé...


Denis 23/11/2009 19:53


Où vois-tu Gégé un quelconque rapprochement que j'aurais fait (à l'insu de mon plein gré?) entre regroupement et EPEP? Je n'ai fait que décrire une situation que je connais bien pour la pratiquer
au quotidien. Celle du regroupement, ça existe depuis des lustres (40 ans chez moi) et, dans mon secteur, ça fonctionne bien. J'en suis dirlo depuis un moment et "le directeur, les relations avec
les adjoints, les élus", c'est déjà mon quotidien, comme celui de beaucoup de copains ici.


merlin 23/11/2009 18:03


Gégé: moi je sais comment fonctionne une école et je ne suis pas un "grand cerveau". C'est justement pour cela que je suis persuadé  que l'avenir de nos écoles passent par des regroupements.
Dans mon département, la plupart des regroupements compteraient entre 11 et 15 classes. Les structures sont le plus souvent voisines. Ce ne seraient pas des usines à gaz déshumainsées mais des
groupes scolaires entre 300 et 500 gamins.
A leur tête un dirlo ( pourquoi  " super" dans ton post?) , déchargé, un CA paritaire ( quoi de plus normal si c'est le dirlo le Président?).
Dans une telle structure, vois-tu, on pourrait organiser les stages Ran et l'Ape sans en référer à l'IEN, monter des projet avec le collège sans être sous la coupe du même IEN, , gérer un budget
avec toute la souplesse que cela implique et ce en toute légalité ( un sacré progrès par rapport aux coops!) , j'arrête là la liste, on pourrait continuer.
Car aujourd'hui l'école fonctionne certes, mais sur le dos d'une personne, dirlo ou dirlette, qui est le fusible bien pratique pour tous les problèmes. Des gens comme toi s'en satisfont visiblement
très bien et mettent en avant la pseudo collégialité du premier degré ... mettez-vous les pieds dans une école de temps en temps?


Gégé 23/11/2009 15:30


@ Lionel et Denis
"Gégé, avant de hurler contre les regroupements"
Pourquoi ce reproche ?
Quand je dis que la fermeture des écoles provoque la mort du village, c'est le serpent qui se mord la queue ou l'histoire de l'oeuf et de la poule.
Qui est à l'origine ?
On dit la même chose de la poste. Quand un bureau de poste ferme, les inconvénients font que des gens quittent eux aussi le village. Quand une école ferme, c'est bien entendu parce qu'il manque
souvent des élèves mais les nouveaux couples qui auraient l'intention de s'installer ne le font pas s'il n'y a plus d'école. D'où l'intérêt de conserver parfois une école ou quelques classes pour
faire vivre l village. Et il est aussi parfois nécessaire d'en passer par des regroupements. J'en conviens. Avec tous les désagréments liés au temps de transport, notamment des plus jeunes. Mais
quand il n'y a pas d'autre possibilité, évidemment que c'est mieux qu'une fermeture totale.

Quant au rapprochement fait par Denis entre regroupement et EPEP... il y a un pas qu'il franchit bien imprudemment.
Rien à voir, Denis.
Dans le cas des EPEP, le fonctionnement est totalement différent. On ne se contente pas de regrouper. C'est la structure qui est touchée. Le CA, le directeur, les relations avec les adjoints, les
élus... Tout un fonctionnement peu ou mal adapté à l'école de proximité que nous réclamons tous.
Alors, ne prenons pas exemple des regroupements voulus par les maires pour justifier les EPEP que ces mêmes maires refusent en masse. Il n'y a qu'à voir la dernière enquête réalisée par l'ANDEV,
commentée sur ce site et reprise lors du colloque d'octobre : 14 % d'élus favorables aux EPEP !!!! C'est dérisoire surtout que le taux a nettement baissé depuis l'enquête précédente. La réalité est
là : nos élus se rendent compte de l'ineptie de ces usines à gaz dotées d'un super dirlo et d'un CA. Pour un peu, on ne se croirait plus dans une école primaire mais dans une entreprise. Ce sont
des projets totalement inadaptés à nos écoles. Des projets pondus par de grands cerveaux, sans doute, mais qui n'ont jamais vu comment fonctionne une école.
Il faut qu'ils arrêtent de se gargariser de mots qui ne peuvent que créer des maux irrversibles dans nos petits établissements de proximité.


françou 22/11/2009 23:33


OUPS! Lionel
mille excuses sincères!


françou 22/11/2009 23:31


Ne m'engueule pas Lionnel! Je dis que je cherche à m'informer.
Je ne visite l'Auvergne que ...pendant les vacances!
Donc là pas de problèmes avec les petites structures... à condition qu'elles s'étendent...grâce au travail des collègues? Dont acte!
PS : je suis à Marseille centre ville 8 classes
(et phantasme admet les deux orthographes; ça date de Freud; c'est un peu hors sujet ici. Pour faire vite, si ça te branche, cf
:http://fr.wikipedia.org/wiki/Phantasme)
Bonne semaine


Denis 22/11/2009 20:27


7 classes moi aussi en milieu "rurbain". La campagne pas loin de la ville. Chez nous, les maires ont très vite compris l'intérêt des regroupements. Accueil périscolaire, cantine, et on garde les
gamins plutôt que de les laisser filer dans le privé. Alors Gégé, avant de hurler contre les regroupements, peut-être faudrait-il consulter les usagers.
Dans les couronnes urbaines, refuser les regroupements revient pour moi à offrir des clients au privé. Ce n'est que mon avis, mais je le partage.


Lionel 22/11/2009 19:35


Hé oh, Françou. Je ne sais pas où tu bosses, mais sors en un peu quelque fois. Parce que "l'école des champs" est loin d'être un Fantasme.
Viens chez moi en Auvergne et tu verras qu'il y en a plein, et qui fonctionnent rudement bien, pour ne pas dire beaucoup mieux que certaines en ville. Et ce ne sont pas que des classes uniques, ces
dernières étant de plus en plus rares, mais des 2, 3, 4 classes multi-cours où aucun parent n'a l'impression que son ou ses enfants redoublent d'une année sur l'autre (?????). Ce sont aussi des
écoles dans lesquelles les collègues vont souvent plus vite de l'avant, s'implique plus dans la mise en place de méthodes de travail innovantes (ben oui, on a pas vraiement le choix avec 2, 3, 4 ou
5 niveaux), dans l'intégration des TICE...

Mon école avait 4 classes et 74 élèves en 2001 quand j'y suis arrivé, le privé en face avait 6 classes et 139 élèves. Aujourd'hui, 186 élèves chez moi et 7 classes, 149 au Privé et toujours 6
classes, et certains de leurs parents qui viennent "tapiner" à la sortie de l'école pour essayer de nous gauler une ou deux familles.
J'ai vraiment pas l'impression d'être ringard moi, au contraire.


françou 22/11/2009 14:25


J'avais la vague intuition que" l'école des champs "était encore un phantasme ringard  et que les parents d'élèves des zones rurales confrontées au pb des classes uniques avaient tendance à
fuir dans le privé ( c'est ce qui se passe pour mes cousins d'Ardèche qui m'ont expliqué que c'était la seule solution pour que leurs enfants ne" redoublent" pas chaque année...).
Merci pour ces informations fournies et éclairantes. 08 pour Ardennes?
Ce serait bien de rassembler les témoignages d'autres collègues , non?


denis08 22/11/2009 12:55


@Gégé-tant-de-haine, pour son commentaire 115
Le parallèle entre la consultation du SE et les élections en Afghanistan est tout simplement à vomir, fût-il une "boutade"... Si Chevallier c'est Karzaï, tu es qui toi ? Un taliban ?
Dis-moi, que signifie donc le "U" dans "SNUIpp" ? J'ai comme un furieux doute tout à coup. (Pour le "I", ne te fatigue pas, j'ai trouvé : Ignoble).
Vois-tu, avec des écrits comme les tiens, on arrive au résultat suivant : sur les 20 collègues de l'école, 0 gréviste le 24/11, Snuippiens compris. Le début de l'unité, quoi ! ("C'est une boutade"
!)
Sur le fond de ce qui nous intéresse, tu sembles dubitatif quant à la pertinence d'un CA dans les petites écoles (rurales, sous entendu). Peut-être. Mais explique-moi : comment fonctionnerait un
CDMD dans ces petites structures ? Une école à 2 classes : qui tranche en cas de désaccord ? On tire à la courte paille ? Et dans une école à 3 classes, on la joue à "pierre-papier-ciseaux" ?
Opposer les écoles des champs aux écoles des villes pour justifier de ne rien changer car rien ne serait possible est un peu trop facile.
Dans mon département, qui perd des habitants depuis 30 ans, les IA successifs et les élus locaux, dès le début des années 90 ont décidé de refuser la "politique du chien crevé au fil de l'eau".
Plus question d'attendre que les effectifs baissant, on ferme des classes puis des écoles (car Gégé, tu fais un fâcheux contresens : ce n'est pas la mort de l'école qui provoque la mort du village,
c'est précisément l'inverse).
Est né alors un nouveau concept : celui de pôle scolaire. Qu'est-ce ?
Un pôle scolaire, c'est un RPI concentré avec des services en plus : accueil (bien sûr) dès 3 ans, accueil post et périscolaire, bâtiment neuf (de 5 à 10 c lasses selon les endroits) avec véritable
salle de repos et d'évolution pour les maternelles, BCD digne de ce nom, salle informatique bien équipée, enseignement des langues vivantes dès le CP, etc.
L'investissement a été subventionné à 80%, notamment par le Conseil Général, partie prenante de cette politique volontariste.
Avec, aujourd'hui, 15/20 ans de recul sur les 1ers pôles scolaires, quel bilan en tirer ?
Tout d'abord, cela a permis de stabiliser les effectifs des écoles, voire de les conforter (l'envolée du prix de l'immobilier dans les villes poussant de jeunes couples, pour accéder à la
propriété, à s'éloigner en campagne, ces couples ont souvent fait le choix de communes avec pôle scolaire, trouvant ainsi les services qu'ils recherchaient en ville).
Pour les collègues, des conditions de travail très nettement améliorées, et moins d'isolement pédagogique.
Pour faire bref, bilan plutôt positif. J'ajouterai que transformer ces pôles scolaires ruraux en établissements publics ne poserait aucun problème particulier.
Ce n'est qu'une expérience. Sans doute ne fonctionnerait-elle pas ailleurs, ou en tout cas pas de la même manière.
Mais elle a le mérite de montrer que des solutions sont possibles, malgré la diversité des situations des écoles en France, pour le peu que l'on se donne la peine de réfléchir (si possible à
temps), et donc d'abandonner la pensée unique ou le prêt à penser servi par des syndicats comme le tien, Gégé.
Alors, reviens vite des tes montagnes afghanes et, au boulot !


Noé BABET 22/11/2009 07:28


françou a raison de dire qu'on est responsable de tout mais pas reconnu en DROIT .


Noé BABET 22/11/2009 07:22


Voir un statut officiel est une reconnaissance de la fonction de "Directeur d'Ecole".
Il n'est pas normal que seul le Second degré en bénéficie (Principal , Proviseur)
Qu'on pense un peu au Premier degré , SVP !
Il me semble que ce qui fait peur , à certains ,  ce n'est pas "chef , hiérarchie et compagnie" mais le fait que des certains directeurs resteraient sur le carreau lors des regroupements
d'école . Il y aura sûrement des concours et que le meilleur gagne !
Je suis pour la création des EPEP pour un meilleur fonctionnement de l'école , au-delà de toute démagogie que certains veulent nous faire croire .
Dans mon école de 26 enseignants , seuls 4 , ont déposé leur avis de participation à la pseudo-grève du 24 novembre et encore , parce qu'ils habitent loin (pour bénéficier d'une journée... et non
pour aller manifester)
Qu'on cesse de faire peur aux gens . Il y a de nombreux enseignants MAD qu'on devrait mettre devant les élèves dans une classe , et non dans des associations .


françou 21/11/2009 22:51


Tu l'es de fait ...mais pas en droit.


françou 21/11/2009 22:49


N'est-on pas responsable des personnes et des biens de notre école ? A ce titre, on ne recevrait officiellement pas les clés ?

Non .


Jean-François 21/11/2009 22:34



Un statut de directeur c'est par exemple avoir le droit de
signer un document au nom d'une école; chose que l'on fait chaque jour en toute illégalité. C'est pouvoir aller acheter des timbres....avec autre chose que l'argent des minots de la fête de fin
d'année... Ce qui est un vol , que l'on commet tous. C'est avoir le droit de détenir les clés d'un établissement communal que l'on ne nous a jamais remises officiellement puisque nous n'existons
pas. C'est avoir le droit d'ouvrir le courrier adressé à l'école machin ou au directeur truc... violation de correspondance : l'école machin n'est juridiquement personne , ni le directeur truc (
qui se permettrait d'ouvrir le courrier adressé au Père Noël?); seuls les courriers nominatifs devraient pouvoir être ouverts.

Qu'est-ce encore que ce délire ? N'est-on pas responsable des personnes et des biens de notre école ? A ce titre, on ne recevrait officiellement pas les clés ?
On a quand même d'autres arguments à une demande de statut. Faut pas exagérer.



françou 21/11/2009 19:40


C'est sur que j'ai poussé mes exemples à l'extrème puisqu'il ne viendrait à l'idée de personne de nous contester ces pratiques quotidiennes , mais
pourtant , je le maintiens, d'un point de vue juridique strict c'est la réalité , c'est illégal.
Il prend toute disposition utile pour que l'école assure sa fonction de service public...Il représente l'institution....


- assurer notre fonction de service public c'est ce que fait tout fonctionnaire, tout enseignant notamment.
- représenter l'institution , ne nous leurrons pas ,l'institution ce n'est pas l'Ecole : elle n'existe pas.

Quand la Mairie me fait signer une convention d'occupation des locaux en périscolaire ( après avis favorable du CE) je le fais pour ne pas bloquer un fonctionnement nécessaire mais je ne suis pas
en DROIT de le faire. D'ailleurs si on remarque bien , la plupart des imprimés comportent la mention : signature du chef d'établissement. Et moi je barre systématiquement et précise directrice ,
car on n'est pas du tout dans le même cadre juridique.
Peut-être que le GDID pourrait éditer des étiquettes autocollantes toutes prêtes pour préciser chaque fois la nuance car il faudrait que les partenaires des écoles cessent de tout confondre!
 Que les parents confondent c'est déjà lourd mais les Mairies et associations partenaires c'est énorme.

Autre exemple ,notre école a été construite en 1860... Je suis donc tout le temps en train de demander des réparations. Je suis responsable de la sécurité des élèves. Il a fallu accepter la mise en
place d'un échaffaudage dans la cour pour purger les façades une semaine avant les vacances d'été ; sinon impossibilité technique d'avoir fini à la rentrée.L'Inspecteur remplaçant de l'intérimaire
m'a lâchée purement et simplement en faisant l'étonné (alors que cela avait été relaté dans le compte rendu du CE) en me précisant que je n'avais pas à accepter de tels travaux et que je n'avais
plus qu'à prier pour que tout se passe bien; tout en reconnaissant oralement qu'il fallait le faire.Il avait juridiquement raison. Mais tout en n'étant pas chef d'établissement la jurisprudence
"panneau de basket" nous concerne aussi j'en ai bien peur...(alors si un pavé était tombé sur un enfant et que la Mairie produise un écrit leur interdisant d'installer un échaffaudage...) Ce n'est
pas notre ien, loin des locaux, qui peut être tenu pour responsable en cas de pépin. Et pourtant c'est le seul cadre dans l'histoire.
Mais tout cet aspect de notre fonction n'a rien à voir avec le fameux Il prend toute disposition utile pour que l'école assure sa fonction
de service public...Il représente l'institution.... qui ne fait référence qu'à la pédagogie.
Bref on a tous les inconvénients des chefs d'établissement mais ni le temps ni le cadre légal pour mener ce travail à bien.
PS notre école a 8 classes à Marseille ;j'ai  1/4 de décharge  et  26 élèves de CE2 .


Simon 21/11/2009 18:29



Ben non, j'ai bien relu et hormi le fait de ne pas avoir le droit d'acheter lui même les timbres, pour le reste, jee ne vois pas pourquoi il ne
signerait pas, il n'ouvrirait pas le courrier, n'aurait pas les clés...etc. légalement vu qu'il a été NOMME directeur et que cette fonction est définie (Le directeur d'école veille  au
respect de la réglementation qui lui est applicabe, Il répartit les moyens...Il organise le
travail des personnels communaux en service à l'école qui, pendant leur service dans les locaux scolaires, sont placés sous son autorité.... il réunit et préside le conseil des maîtres et le
conseil d'école...Il prend toute disposition utile pour que l'école assure sa fonction de service public...Il représente l'institution....Il contribue à la protection des enfants en liaison avec les services compétents.


Dis moi qu'il n' a pas l'autonomie, d'accord vu q'il n'est pas directeur d'un établissement mais pas le reste.


Avancer,  mais  j'aime bien savoir où je mets les pieds et non pas foncer dans n'importe quel projet (epep Darcos ou sgen)  comme je lis
ici pour certains qui dont le but de leur existence est d'être à n'imporyte quel  prix chef d'établissement.La base de celui du  gdid me paraît par contre acceptable et  ce n'est
pas pleurnicher que de prendre en considération 'la proximité' pour prévenir d'un fonctionnement réaliste. On ne eut comparer au collège qui lui a tout le monde dans les mêmes murs. Je comprends
d'ailleurs que celui qui ici s'exprime en étant directeur de 25 classes ne comprenne pas mais ce n'est pas la généralité...





 



françou 21/11/2009 16:26


Ben non Simon.
Relis bien le décret 89-122 du 24 février dans le chapitre 1 art 2, 3 et 4. Ces artilcles dressent la liste des fonctions du directeur. En droit une liste est limitative. On ne peut pas y trouver
les exemples que j'ai cités...
Encore un détail : nous avons des "fonctions" pas des prérogatives (= avantages attachés à une fonction). Loin s'en faut!
Avançons Simon. Ne restons pas sur nos vieilles croyances.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=0BEA2F48C02F76A9B186147EDA170DB2.tpdjo14v_1?cidTexte=LEGITEXT000006066982&dateTexte=20091121


Noé BABET 21/11/2009 15:57


Oui à la création des EPEP et au statut de "Directeur" pour mieux avoir les moyens pour construire les vraies fondations de l'Ecole de la République . Ici on dit souvent "T'tit bébé y pleure pas ,
y gagn' pas tété !!
Cessons de pleurnicher . Heureusement que beaucoup de collègues ne suivent pas les Syndicats comme des moutons de Panurge .


Simon 21/11/2009 15:35


Réponse au commentaire n°119
Dis voir tu n'as as reçu' par hasard' une nomination de 'Directeur d'école' pour le moins officielle  qui te renvoie par là même au texte de 89 et qui te donne toutes ces prérogataives(ou tout
du moins un bon nombre). Par contre le statut pourrait permettre de ne pas se faire éjecter arbitrairement de cette fonction.


henri 21/11/2009 14:53


Gégé et les autres !

Je bats ma coulpe ; le syndicat majoritaire ne s'en prend pas aux directeurs de ce pays : il ose même écrire le mot "directeur" et leur faire confiance ; si, si...La preuve : dans un mail reçu ce
jour (samedi ! tiens ! les directeurs regardent de leur domicile la boîte-mail de leur école) du SNUipp concernant les consignes sur le grippe A :


"Comme à l'habitude, les directrices et directeurs sauront prendre leurs responsabilités et feront face aux situations, dans le cadre
de leurs obligations professionnelles, sans plus ni moins, sans dramatisation excessive."


 


Vous avez bien lu : il nous est fait confiance ; nous sommes grands, savons prendre nos responsabilités ("comme d'habitude", et c'est vrai que
l'habitude, nous l'avons !) dans le cadre de nos obligations professionnelles !


Ne désespérons pas ! Nous ferons bien un jour quelque chose du SNUipp...


 




françou 21/11/2009 12:57


Réponse au commentaire n°115:

"avoir un statut c'est votre seule préoccupation...". Mépris larvé dans cette remarque? Mais au moins un point positif: c'est entendu.
Un statut c'est pas une planque .
 Il faut raisonner un peu différemment.
Un statut de directeur c'est par exemple avoir le droit de signer un document au nom d'une école; chose que l'on fait chaque jour en toute illégalité. C'est pouvoir aller acheter des
timbres....avec autre chose que l'argent des minots de la fête de fin d'année... Ce qui est un vol , que l'on commet tous. C'est avoir le droit de détenir les clés d'un établissement communal que
l'on ne nous a jamais remises officiellement puisque nous n'existons pas. C'est avoir le droit d'ouvrir le courrier adressé à l'école machin ou au directeur truc... violation de correspondance :
l'école machin n'est juridiquement personne , ni le directeur truc ( qui se permettrait d'ouvrir le courrier adressé au Père Noël?); seuls les courriers nominatifs devraient pouvoir être ouverts.
Nous n'avons actuellement d'existence juridique qu'auprès de notre administration qui par le biais de notes de services nous assène des tâches particulières pour "assurer la bonne marche de
l'école". C'est le seul encadrement légal de notre fonction : assurer la bonne marche de l'école.
Il est temps aujourd'hui de préciser , légalement( j'insiste: pas avec des notes de services) l'étendue de nos fonctions.

Oui commentaire 115 ça s'appelle un statut.


Pascal Oudot 21/11/2009 11:56


du bien-être des collègues...
 
C'est excessivement comique de voir à quel point les syndiqués du SNU refusent l'idée qu'il soit important de penser au bien-être des... directeurs!


Grégoire 21/11/2009 11:38


Justement la nécessité d'une structuration juridique et  territoriale  ( avec la reconnaissance d'un métier chef d'établissement du primaire ) ne se posent  pas à mes yeux. Je
comprends que d'autres s'y opposent mais pas moi.
Par contre la proximité c'est aussi de ne pas faire pareil partout. Les écoles rurales j'ai bien connu. Les écoles sans locaux adaptés, les plans de ramassage scolaire en étoile en réseau et j'en
passe qui conduisent à laisser des gamins 1/2 dans un bus alors qu'ils habitent à 5km, les sections enfantines de MS GS avec des CP  CE1 qui bossent sur fiches, les ordinateurs absents..
Est-ce toujours utile pour satisfaire les communes de ne pas rationaliser les moyens ? Je laisse à l'imagination des collègues ruraux de dire et trouver la solution la plus adaptée à leur
réalité.Mais c'est justement un recentrage de proximité sur la réalité de l'école qui est demandé par le GDID.
Et les EPEP ne seront pas partout les mêmes . A chaque réalité sa solution. Il est des expérimentations de réseau d'école intéressantes mais il faudrait déjà accepter d'en faire le bilan sans
tabous.


Pierrot 21/11/2009 11:36


Gégé, les regroupements en zone rurales existent déjà, non?
Pourquoi y-a-t-il eu besoin, pour ces écoles, de se regrouper?
Tu dis que la taille n'a pas d'importance et tu ne pas que de... Taille. 

En quoi est-il légitime de 'combattre' une demande de plus d'autonomie pour les écoles?

Delphine, ce n'est pas une question d'optimisme, le SE proposera une motion à son congrès début du printemps. C'est leur tempo et leur fonctionnement.
Le SE avance, le Sgen aussi... Pas assez vite?
N'ayons pas la mémoire courte et regardons le chemin parcouru. pas le moment de baisser les bras. D'ailleurs nous les rencontrons bientôt.

Des mots nous dit-on, mais au moins ces mots existent maintenant dans les écrits de la presque totalité des syndicats (8 sur 9)
Où sont les mots après les 1000 délégués à Paris du SNUipp?
où sont les mots après les États généraux de la direction du SNUipp?
Où est le mot directeur dans les textes du SNuipp?

En réunion paritaire, chaque fois que l'administration parle des directeurs, les élus SNUipp reprennent:
- Non, pas directeur, enseignant chargé des tâches de la direction.
Si les mots n'étaient pas important ça se saurait. 


Gégé 21/11/2009 11:07


Bonne remarque, Delphine :
"Côté
SE, on les sent plus ouverts mais pas très pressés, quand même. Regarde l'enquête qu'ils ont lancée il y a maintenant plus d'un mois. Toujours pas de résultats"

Voilà qui fait étrangement penser aux élections en Afghanistan quand il fallait transporter les urnes à dos d'âne et donc attendre l'acheminement des votes...
Ici, transporteraient-ils les ordis à dos d'âne pour les rassembler dans une salle avant le tripatouillage des résultats ?
Faut bien rire... Je plaisante Henri... Ne t'offusque pas Pierrot, c'était une boutade.

Plus sérieusement, Grégoire :
"Pour les epep, les problèmes sont la taille et le bon
équilibre du CA
Voilà résumé en 1 ligne la
problématique."

Ben non, Grégoire, la problématique, ça n'est ni la taille, ni l'équilibre du CA, c'est l'EPEP lui-même. C'est lui qu'il faut combattre et empêcher.
Comment imaginer de toutes petites structures telles la majorité (les 2/3) des écoles en Fance avec un tel fonctionnement ?
Un CA dans une école à 3, 5 ou 7 classes ? Mais il faut rester les pieds sur terre, Grégoire. Tu vas me répondre regroupements. Là encore, illusions. Il suffit de penser simplement à la
répartition géographique de certaines régions pour comprendre qu'on ne peut pas opérer de regroupements. Sinon, ce sont des villages entiers qui meurent, faute d'école. Je vous entends souvent
parler de proximité. Pour le coup, faudrait y penser avant que de penser à tout chambouler car ce sera irréversible.
Et, très honnêtement, entre nous, Grégoire, qu'est-ce que ça apporterait de mieux au fonctionnement de ces petites écoles rurales? D'accord, tu aurais la satisfaction d'être un directeur avec
statut (c'est votre préoccupation première), mais sur le plan du fonctionnement de l'école, des résultats des élèves, du bien-être des collègues... quelle amélioration verrais-tu ? Je cherche
encore et je m'interroge. Mais je ne vois pas grand chose.



grégoire 21/11/2009 10:20



Pour les epep, les problèmes sont la taille et le bon équilibre du CA
Voilà résumé en 1 ligne la problématique. Il faut lire les propositions syndicales à travers cette grille  de lecture. Le reste n'est que balivernes ou perte de temps car il
y aura des EPEP ! Sinon les nôtres alors ceux de Darcos Chatel . D'où l'enjeu.
C'est difficile à faire passer car les collègues sont abreuvés de propagande de touts horizons . Très peu se renseignent à la source d'autant que ce n'est guère l'intêret de certains syndicats. Et
peu connaissent la réalité du fonctionnement d'une école ( les miens ne savaient pas faire marcher le répondeur lors d'une absence ) et se réfèrent aux années avant le big bang Sarkozyste.
communiquons débattons dans le cadre de cette grille de lecture et ignorons les artéfacts historiques qui ici ou là essaient de polluer le débat. Ils leur suffiraient d'ouvrir un forum sur leur
site pour débattre. Ici c'est directeur en lutte pas SOS syndicats


Delphine IA78 21/11/2009 10:09


J'aimerais avoir ton optimisme, Pierrot. Je vois les années filer et rien, toujours rien à l'horizon.
Certes, comme tu le dis, les syndicats (pas tous) répondent ou acceptent la discussion. Mais n'est-ce pas une discussion de façade ? Une discussion diplomatique ? Côté SE, on les sent plus ouverts
mais pas très pressés, quand même. Regarde l'enquête qu'ils ont lancée il y a maintenant plus d'un mois. Toujours pas de résultats.
Le SNUipp, n'en parlons pas... Or ce sont les deux principales forces syndicales.
Les ministres passent. Un tous les 2 ans. Quand un nouveau arrive, il essaie de ne pas se mettre à dos les syndicats. S'il lui faut encore quelques mois pour dire qu'il "faudra peut-être
réfléchir à commencer par un statut du directeur avant le statut de l'école"... Le temps qu'il se mette à commencer sa réflexion et il est presque sur le départ.
Et puis, il a aussi les finances comme le dit Pouk. Comment espérer financer une réforme qui forcément coûtera si on met les moyens nécessaires à une vraie reconnaissance des directeurs. Les
décharges supplémentaires, les aides administratives, l'augmentation salariale ou indemnitaire... Tout ça, ça a un coût...
Tu vois, Pierrot, je voudrais avoir ton optimisme mais, tu l'auras compris, je n'y arrive pas.


Pierrot 21/11/2009 08:32


Pouk, l'important c'est que le SGEN soit prêt à discuter. Moi aussi je me questionne, je cherche, je m'informe.... Et la solution ne peut être que collective.
Les points positifs du SGEN?
> l'abandon du statu quo
> la recherche d'autonomie
> la proximité
> un directeur reconnu
> une solution (à examiner) pour le rural
> la taille de l'établissement

Tout ça, on va le retrouver au SE, c'est déjà à la CFTC éduc, @venir école, au SNEon aura donc une surface assez importante, voire majoritaire, pour DISCUTER!
Si on y ajoute des association comme l'ANDEV, l'AGEEM ... On voit vite le 

On fait souvent le reproche aux EPEP d'être des "usines à gaz".
Vous pensez vraiment que l'école aujourd'hui est une entreprise pépère?
Être directeur d'une école de 12 classes, 1/2 déchargé, ce n'est pas  l'usine à gaz? 
Idem pour les plus grosses écoles ou pour les plus petites... Regardez les difficultés pour mettre en oeuvre les dispositifs pour ralentir la propagation de la grippe A.
Heureusement que pour le moment le virus n'est pas agressif...
Imaginer un CMD face à une situation de crise...

La SEULE proposition qui relève de l'usine à gaz c'est le CMD.

Pour les epep, les problèmes sont la taille et le bon équilibre du CA.
C'est pour cela, quand on veut s'opposer, qu'il vaut mieux construire un rapport de force sur des propositions plutôt que sur la défense du statu quo.

DISCUTER! 


henri 21/11/2009 07:01


Dis Martie !
Tu côtoies beaucoup de blondes de ce type-là ?
Evite-nous ce genre de cinéma ; si c'est comme repoussoir, c'est réussi ; si tu adhères, va voir ailleurs !
BEURK !


Martie 21/11/2009 00:41


Qu'en dites-vous ? L'Etat fort, moi je dis chiche !

=> http://www.youtube.com/watch?v=Bl1VqBbX37k&feature=player_embedded



PouK 20/11/2009 23:53


D'accord avec Merlin pour dire mon scepticisme sur ce que propose le Sgen. Je vois mal un dirlo ayant un statut demander à rprendre un poste d'adjoint. Actuellement, on en voit, même pas mal, mais
ça se comprend.
Idem pour l'établissement-usine à gaz... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, hein ?
D'accord aussi avec l'analyse de Pascal :
"le moins que l'on puisse c'est que pour ce qui concerne notre revendication d'un statut, ben on n'y est pas encore. Du moins si j'en crois le salmigondis indigeste du SGEN. "
Je ne vois pas comment on y arrivera et encore moins quand.
Quel ministre aura le courage d'affronter la "puissante" FSU comme disent les médias ? Et quel ministre aura le feu vert de Bercy pour mener à bien cette réforme indispensable ?


Denis 20/11/2009 22:42


Théo, Gégé, je vous adore !
C'est un franc moment de poilade de lire vos posts les uns après les autres. Jamais de réponse à une question facile à comprendre et des idées livrées en "prêt à penser", assorties d'anathèmes à
l'encontre de ceux qui ne pensent pas comme vous.
Chez moi, 10 enseignants, pas un seul gréviste pour le 24. Et de temps en temps, passe une copine, TR, syndiquée au snuipp, et dont le point de chute est notre école quand elle ne fait pas de
remplacements sur stages. Depuis deux mois, je lui fais lire vos posts... bilan..., elle ne resignera pas l'an prochain... Alors pour ce qui est des balles dans le pied, à vous deux, c'est par
chargeurs complets que les bastos volent!
Quant à votre couplet sur les économies budgétaires, il me fait penser à une ou deux questions auxquelles vous seriez bien aimables de répondre l'un ou l'autre, les deux ça m'étonnerait :
A l'échelon national, les décharges syndicales de votre chère organisation, ça répresente combien de postes à temps plein ?
Accessoirement, pour quelles avancées ces dix dernières années ?
N'allez pas y voir à nouveau une vile attaque libérale, c'est juste pour renseigner le consommateur sur le rapport qualité/prix.
Si quelqu'un, en dehors des deux compères, a la réponse, merci d'avance, je me coucherai moins bête.


Pascal Oudot 20/11/2009 21:14


Hi hi hi, je me marre. Quand j'ai commencé à poster sur ce blog, j'étais à peu près le seul à me fritter avec ces rigolos de staliniens attardés. Je me sens nettement moins sisolé à combattre la
bêtise et le silence, et la vache ça fait du bien.
 
Je regrette néanmoins fortement que le débat sur la fonction de direction soit constamment occultée par les manoeuvres dilatoires de deux zouaves qui ne savent faire que de la propagande syndicale.
Ils doivent y tenir, à leur décharge syndicale et à leur semblant de pouvoir. Parce que pour qu'ils croient eux-mêmes à ce qu'ils racontent, il faudrait vraiment qu'ils soient bornés à un point tel
que j'ai du mal à imaginer que ce soit possible.
 
Maintenant, si on parlait sérieusement. Cet appel public aux syndicats a eu l'effet escompté, bravo le GDID. Sauf au SNU. Bon, on y croyait pas de toute façon. Et ça donne une bonne idée du
fonctionnement démocratique du machin en question. Donc les syndicats responsables ont répondu, même n'importe quoi pour certains, mais ils ont eu au moins la correction de le faire. Mais il reste
un sacré chemin à accomplir, parce que le moins que l'on puisse c'est que pour ce qui concerne notre revendication d'un statut, ben on n'y est pas encore. Du moins si j'en crois le salmigondis
indigeste du SGEN.


Pierrot 20/11/2009 20:01


@
Théo
Vous avez tort de refuser de lutter contre les mesures que prend ce gouvernement.
Comment peux-tu écrire ça?
Qu'est-ce que tu en sais? Et après tu ne veux pas qu'on se moque?
La seule chose que tu peux dire c'est que des dirlos ne suivent pas la consigne d'1 jour grève lancée par la seule FSU (avec 2 syndicats ultra minoritaires qu'elle méprisera à leur 1er
incartade).
Je sais qu'il y a des tentatives pour rejoindre les défilés de la 'poste', mais, je te le répète, la FSU est seule, alors que d'autres, comme le SGEN, le SE, FO s'opposent aussi aux mesures du
gouvernement et ne seront pas en grève le 24.

Conclusion, tu n'as pas à juger de nos positions vis à vis du GVT à partir de la participation à cette grève. D'ailleurs tu n'as pas à nous juger sur nos choix politiques.
Tu nous classes dans les 'libéraux', donc tu ne l'es pas, tu es quoi?
étatiste? 

Et puis le sujet c'est les directeurs. D'accord pour conforter leur rôle dans l'école?

 


Grégoire 20/11/2009 19:46


Hélas, en soutenant cette ligne de conduite, vous vous tirez une balle dans le pied
Faut oser des trucs comme ça ! ¨Peux tu imaginer qu'il existe d'autres points de vue d'autres manières de lutter dans le champ sociétal ? Bon c'est pas grave c'est normal pour
vous mais vous allez en crever de ce stalinisme récurrent.
En gros si on n'est pas au SNUIPP on est les alliés objectifs de la droite libérale ?Et le SGEN qui dans son truc sur laa délégation des aspects techniques en CM c'est le retour de
l'autogestion des années 70.
Chouette époque mais déjà 30 ans ; un cycle ; une vie.



françou 20/11/2009 19:07


Nous ressentons tous (dsl gégé-tout-déjà) le besoin d'un statut .Mais il n'y en aura pas tant que les écoles n'auront pas de personnalité juridique. C'est un principe de droit incontournable. Tout
aussi incontournable la difficulté à conférer la personnalité juridique à des écoles trop petites; là pb techniques et financiers. Donc les EPEP oui pour moi. 3 fois oui. MAIS ne pas donner la
présidence du CA aux politiques et bien vérifier comment seront abondés les budgets. Et redéfinir les contours de la tâche des directeurs : gestion administrative, financière (avec règles de la
comptabilité publique!) , pédagogique ( avec gestion de plus en plus lourde de nos élèves difficiles) , hiérarchique? Il me semble que c'est lourd tout ça. Quant aux pb des petites écoles des
champs j'avoue piteusement ne pas connaître la question et aimerais qu'on me branche un peu plus sur la question. A priori je ne vois que des inconvénients à créer à nouveau des sous groupes de
traitements ( plus on nous divise, mieux on nous bananera). Ah dernier truc si les nouveaux directeurs d'epep devaient être moins nombreux , choisis ou gagnants de grands concours veillons à ce que
nos syndicalistes -qui-les-dégueulent aujourd'hui ne soient pas au final les grands gagnants comme d'habitude. ( PS combien êtes-vous membres du snu déchargés ayant bavé sur les emplois assistants
administratifs à en bénéficier aujourd'hui en les sucrant ainsi à nombres de petites écoles à quart de décharge????? voilà une statistique qu'elle m'interesserait!!)


merlin 20/11/2009 18:25


Pour le projet du Sgen, je perçois mal la réelle utilité de l'établissement fédérateur. Il me semble que devenir dirlo, à terme, relèvera du choix de carrière ( je ne pense pas qu'après 5 ans ou
plus de direction, beaucoup reprennent une classe); il faudra acquérir de nouvelles compétences, se spécialiser et la tenue d'un classe ne sera plus une priorité. Par contre sur des structures
assez importantes , pourquoi ne pas penser qu'un adjoint ( motivé à terme par une direction par exemple) ne devienne " Adjoint" du directeur? Ils pourraient travailler ensemble sur certains
dossiers, le remplacement du directeur reviendrait à cet adjoint , il pourrait bien entendu avoir un dédommagement  financier pour ses tâches supplémentaires. Cependant, le lieu de
gestion administrative et pédagogique reste l'école, et elle seule ; ça me parait important.


Lionel 20/11/2009 17:02


Pareil chez moi en moins nombreux : 7 classes, 7 enseignant(e)s dont une ou deux syndiquées au SNUIPP, 0 grévistes. Quand je leur demande pourquoi, elles me répondent : pas envie de perdre une
journée de salaire pour rien.

On a à tous marre, Théo, des grèves d'une seule journée sans autre suite qu'une nouvelle journée de grève un mois plus tard. J'ai déjà exposé ici ma conception des choses : si on veut peser, il
faut un mouvement dur.

Sinon, comme Gégé, rdv mercredi pour nous annoncer les acquis engrangés grâce à la grève de mardi. Sans illusions, n'est-ce pas ?

Enfin, si vous pouviez arrêter de détourner sans arrêt le sujet des articles publiés, on pourrait discuter sérieusement, non ? On part du projet du SGEN et d'entrée Gégé-ralement-rien-à-dire
détourne le sujet pour éviter le dialogue et la comparaison projet contre (non)projet. Si vous bossez comme ça avec vos élèves, ça doit être quelque chose.


henri 20/11/2009 16:16


Vous avez tort 
N'oubliez pas
vous vous tirez
vous accréditez
vous risquez

C'est beau les leçons de morale et ces "analyses" critiques !

Je ne peux qu'inviter les collègues sensibles à la nécessité de mieux investir dans l'école à se rassembler dans l'action le 24.
Ecole élémentaire : 13 collègues ; nombre de grévistes le 24 novembre : 0 !

Quels salauds ! aucun n'est sensible à la nécessité de mieux investir dans l'école !...à moins qu'ils n'apprécient pas certaines invitations...


Théo62 20/11/2009 15:28


Un mot oublié qui rend difficilement compréhensible la phrase...

"on devrait penser en termes d'investissement et non en termes de rigueur budgétaire."


Théo62 20/11/2009 15:24


Evidemment, c'est très facile de tourner en dérision toute prise de parole qui ne serait pas politiquement correcte. Je veux dire qui ne correpond pas à l'ambiance de votre association. Oui c'est
facile mais après ?

Vous avez tort de refuser de lutter contre les mesures que prend ce gouvernement. N'oubliez pas qu'elles sont guidées quasi exclusivement par un souci d'économies budgétaires. Il est louable de
vouloir économiser les deniers publics mais il arrive un moment où l'économie n'en est plus une car elle crée plus de difficultés qu'elle ne prétend en résoudre. C'est hélas souvent le cas en
matière éducative. On devrait penser en termes d'investissement et en termes de rigueur budgétaire. Mais allez faire entendre ce discours à une droite ultra libérale...
Hélas, en soutenant cette ligne de conduite, vous vous tirez une balle dans le pied car s'il n'y a pas d'argent pour une formation digne de ce nom, il n'y en aura pas davantage pour rémunérer
correctement les dirlos.
En soutenant cette ligne de conduite, vous accréditez l'idée que les économies les plus drastiques sont justifiées et vous risquez de vous en mordre les doigts lorsqu'il s'agira de demander plus
non pour travailler plus car c'est déjà le cas mais simplement pour reconnaître le "travailler plus" existant.
Je ne peux qu'inviter les collègues sensibles à la nécessité de mieux investir dans l'école à se rassembler dans l'action le 24.


Pierrot 20/11/2009 13:28



Prétendre que Thierry ne fais pas avancer le schmilblick faut oser.
Et sur la façon dont Gégé fait avancer les choses , pas de commentaire, Simon?