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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 22:51

mentir-tromper

 

La direction générale de l’enseignement scolaire lance un groupe de travail sur l’évolution des fonctions de directeur. Les problèmes soulevés sont d’abord juridiques. Le décret de 1989 qui fonde les missions du directeur précise que celui-ci n’est qu’un enseignant parmi les autres. Un pair parmi ses pairs qui ne dispose d’aucun pouvoir hiérarchique.

Ce défaut d’autorité conduit à diminuer d’autant l’efficacité pédagogique d’une école”, constatait voilà quelques années un rapport parlementaire sur l’enseignement scolaire. Rien n’a changé depuis.

À la différence du principal de collège et du proviseur de lycée, le directeur dirige une unité pédagogique qui ne bénéficie ni d’une personnalité morale et juridique ni de la qualité de représentant de l’État et n’a aucune autonomie financière. Le directeur doit rendre des comptes à l’inspecteur de circonscription et au maire. Le rapport parlementaire pointe ce “surencadrement” qui alourdit fortement le pilotage de l’école.

Bref, ça va mal pour les directeurs. Un constat sur lequel s’accordent syndicats et politiques de droite comme de gauche.

Et maintenant, que faire ? Les solutions des uns et des autres divergent. Pour le député UMP Frédéric Reiss, spécialiste des questions scolaires, c’est une évidence : il faut faire évoluer le métier de directeur vers un “vrai statut”. “Les directeurs sont devenus des managers, il faut que cela se traduise dans les textes”, estime-t-il. Il préconise leur détachement dans le corps des personnels de direction ou dans un emploi fonctionnel. Mais attention, prévient-il : la question de la direction ne saurait être traitée indépendamment d’une réflexion plus large sur l’avenir de l’école.

 

C’est donc le moment d’ouverture du chantier de la direction d’école qu’a choisi le SNUipp pour publier les résultats de sa dernière et énième enquête sur le sujet. Intention louable pour un syndicat qui déclare vouloir défendre au mieux les intérêts des personnels. N’est-ce pas le SNUipp qui a déclaré récemment : « En tout état de cause, le SNUipp-FSU participera à ces discussions sur la direction d’école et n’esquivera aucun sujet : formation, temps de décharge, aide administrative, revalorisation. Mais loin des effets d’annonce, car il ne s’agit pas de « vendre du vent » aux directrices et aux directeurs, il mettra sur la table ses exigences et n’exclut aucune action sur un dossier en souffrance depuis trop longtemps et qui devra déboucher sur des avancées concrètes »…

 

Intention louable certes, mais intention également de biaiser le débat par une enquête tronquée à la base et qui, donc, ne peut que donner des résultats faussés.

Le SNUipp annonce 9056 réponses dont 7499 directeurs et directrices (soit 15,65 % de ces personnels) sur 47672 écoles recensées.


Cette enquête porte sur différents thèmes soumis à question par le syndicat.

 

Du temps

Disposer de davantage de temps, c’est la priorité pour l’immense majorité des personnes ayant rempli l’enquête (87,69% à placer cette question en tête des sujets proposés pour faire avancer la direction et le fonctionnement de l’école). Qu’elles évoquent une exonération des heures d’APC ou une révision des règles d’attribution des décharges, la demande est très forte, alors que la liste des tâches et des missions attachées à la direction d’école ne cesse de s’allonger.

 

Une reconnaissance salariale

Reconnaître financièrement la charge de travail, c’est la deuxième priorité mise en lumière par l’enquête (84,22%). Pour le plus grand nombre donc, reconnaître la fonction c’est aussi la revaloriser.

 

Alléger la charge de travail administratif

Troisième enseignement fort de l’enquête, la demande pressante d’un allègement du travail administratif, qui empiète par trop sur les missions d’animation de l’équipe et la vie de l’école. Plus de 82% des personnes ayant répondu à l’enquête estiment qu’il faut prioritairement réduire et simplifier cette dimension du travail qui envahit aujourd’hui leur quotidien. En tout état de cause, le « choc de simplification » administrative que demande le SNUipp devra être au menu des discussions qui vont s’ouvrir avec le ministère.

 

La clarification des missions et des responsabilités

Quatrième grande préoccupation des directeurs et directrices : une demande de clarification de leurs missions. Ils sont 75% à estimer que c’est une priorité pour améliorer leurs conditions de travail et favoriser leur rôle d’animateur de l’équipe et de la vie de l’école.

 

Recentrer nos missions sur l’animation de l’équipe et la vie de l’école

Mettre à dispositions un vadémécum actualisé, bénéficier d’une assistance juridique dans chaque département, renforcer nos missions administratives.

 

La formation

Être directeur ou directrice d’école ne s’improvise pas. Plus de 82% des directeurs estiment qu’il faudrait proposer des formations en continu après leur prise de fonction. En plus d’un référentiel de la fonction, ils souhaitent aussi à 62% que soit proposée une formation initiale avant la prise de responsabilité, ce qui n’est pas toujours et partout le cas.

 

A propos du recrutement

Les directeurs et directrices ne font pas de la forme du recrutement une question importante. Ils ne sont que 19,64% à la juger prioritaire. En revanche, ils sont très peu nombreux à considérer que la voie d’accès à la fonction doive s’effectuer par concours. 


 

Les modalités d’affectation

Les modalités d’affectation ne sont pas au cœur des préoccupations.

 

"Cela fait trop longtemps que les directeurs d'écoles bricolent et s'épuisent dans des tâches chronophages, alors qu'ils sont aussi souvent chargés d'enseignement et bénéficient rarement d'une aide administrative." Pour Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp-FSU (principal syndicat du primaire), "le seuil de tolérance est atteint".

 

Les enquêtes sur la direction et le fonctionnement de l’école sont un véritable marronnier chez le SNUipp. Chaque année en apporte une nouvelle qui ne débouche jamais sur le moindre résultat pour les directeurs. Rien ne change. Tout semble figé malgré les belles paroles de ce syndicat. 

Pourtant cette énième enquête est quelque peu différente des précédentes. Alors que le moment est venu de parler enfin de la définition du métier de directeur, le SNUipp a semble-t-il « oublié » de poser la question du statut de l’école et de son directeur…Il a même oublié de parler de "métier"...


Oubli fâcheux si l’on se rappelle qu’une précédente enquête du même syndicat laissait apparaître le problème du statut… C’est qu’en 2010, « pour 45,78% des répondants, cette reconnaissance nécessite un statut, terme qui recouvre des réalités très diverses selon les répondants (hiérarchique / non hiérarchique / enseignants ou non). A noter que de 1 à 4 classes, ils ne sont que 38,5 % à souhaiter un statut et 66,6 % pour les 13 classes et plus. »

L’enquête Direction et Fonctionnement de l’école mise en ligne sur le site du SNUipp a recueilli 9 250 réponses (83 % de directeurs et directrices). A cette époque, le SNUipp déclarait : « Direction : Entre le statut et le statu quo, il y a tout à inventer…

La question d’un statut pour les directeurs d’école est souvent évoquée. L’enquête réalisée par le SNUipp fait apparaître que cette préoccupation est d’autant plus forte que la taille de l’école est importante. Ce qui n’est sans doute pas un hasard. Derrière cette question, il y a un légitime besoin de reconnaissance de la fonction et également l’exigence de clarifier les responsabilités juridiques et administratives de celles et ceux qui exercent les fonctions de directeur d’école. »

 

Oubli fâcheux si l’on se rappelle qu’en novembre 2012, le SNUipp écrivait ceci : « Le SNUipp, s’il réfute toujours la reconnaissance statutaire du directeur, accepte l’idée d’un « statut pour le travail de direction ». Conscient de ne pas être compris par les directeurs d’école, Sébastien Sihr précise la position du SNUipp et avance une proposition : « L'école doit rester à taille humaine... les maires sont très attachés à leur école qui est un élément important du projet communal. Pas question donc d'aller dans le sens des Epep ou des regroupements… On est contre l'idée d'un supérieur hiérarchique. Mais comme il est nécessaire de reconnaître la fonction, le Snuipp propose une " certification directeur". Obtenue comme la certification formateur, elle permettrait que la fonction soit reconnue ».  

Cette idée de « certification » est alors reprise par le ministre : « La formation continue et « peut-être une certification ou une reconnaissance qui pourrait justifier un certain nombre d'évolutions indemnitaires » feront également partie des négociations ».

 

Oubli fâcheux si l’on se rappelle qu’en juin 2013, Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp déclarait « Créer un statut de responsable hiérarchique est une mauvaise réponse à une vraie question. La question c'est la reconnaissance qu'être directeur est une fonction spécifique avec un travail particulier qui nécessite une reconnaissance et une formation. »

 

Et voilà qu’en octobre 2013, cette idée même de reconnaissance institutionnelle disparaît totalement de la dernière enquête du SNUipp… alors même qu’en 2010, « pour 45,78% des répondants, cette reconnaissance nécessite un statut »… Enquête tronquée, faussée et donc sans valeur !

Il est vrai qu’en 2010, c’était une question sans risque puisqu’aucune discussion n’était ouverte sur le sujet. En 2013, c’est différent. Les discussions sont ouvertes et il serait malvenu pour le SNUipp de donner de « mauvaises idées » au ministre… Aussi, exit ces questions de reconnaissance dans l’enquête…  On se contentera d’une « reconnaissance salariale »… et d’un "vadémécum actualisé"…

 

Le SNUipp a raison sur un point : pour les directeurs d’école, « le seuil de tolérance est atteint ». Et ce syndicat ne croit pas si bien dire… En effet, le seuil de tolérance est atteint, mais c’est aussi à son égard…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

PEROUTIN 30/05/2014 14:31


Qu'en est-il de la difficulté de plus en plus évidente et criante de la vie du directeur et de l'équipe des enseignants devant élèves? Il est parfois extrêmement difficile pour un directeur de
travailler dans la sérénité avec ses adjoints qui lui font des chausses-trappes, et autres vilennies. Je ne vois jamais de commentaires ou de tribunes à ce sujet pourtant très très grave. Il faut
s'intéresser aux congés maladies pour ces raisons-là, et même des congés longues maladies. Sans faire de paranoïa excessive, il est plus qu'urgent de s'intéresser à ce phénomène, passé sous
silence. Merci


 

Curious 30/11/2013 15:17


Directeurs en lutte et mort? Gégé est fatigué de répondre à Gégé?


Plus sérieusement, j'espère que tout va bien pour notre collègue propriétaire du blog.

françou 28/10/2013 10:32


L'analogie est intéressante. Car si on nous le refuse ce statut , c'est peut-être seulement parcequ'une tripotée de syndicats avides veut faire croire qu'il est obligatoirement et juridiquement
lié à l'octroi d'une personnalité juridique aux écoles ... Or c'est faux; un peu comme si le statut des animaux familiers était lié à l'octroi d'une personnalité juridique à leur lieu de
résidence! Mais nous donner un statut juste pour nous défendre et reconnaître la spécificité de notre métier ce n'est pas rentable pour les syndicats avides qui ne sont plus destinés de nos jours
à défendre le prolétariat exploité... ce qu'il leur faut c'est que les dirlos soient aussi à la tête d'un budget à gérer... et qui dit budget dit personnalité morale... c'est ça qu'ils veulent au
fond. Peut-être une piste à creuser: un statut pour nous, un statu quo pour nos écoles, arrêtons de nous faire embringuer dans leurs délires d'établissements regroupés plein d'élèves, et aux
budgets plus conséquents attirant les organismes et politiques de toutes sortes... la certification a fait long feu semble-t-il (bien que ça reste dommage à mon sens)?Alors revenons mais
bien plus durement à l'exigence d'un statut. Je n'attends que le feu vert du GDID pour bouger me concernant...l'affaire Rissso c'est la goutte d'eau pour moi

hreip 26/10/2013 22:08


Lu dans Ouest-France du 26/10/2013:


"Débat : quel statut juridique pour les animaux ? Des intellectuels (Elisabeth de Fontenay, Boris Cyrulnik, Peter Singer, Danièle Sallenave, Irène Frain,
Edgar Morin, Hubert Reeves, Florence Burgat, Luc Ferry, Alain Finkielkraut et tant d'autres) se mobilisent pour se déclarer favorables à une évolution juridique. Ajourd'hui, le Code Civil les
classe toujours comme "biens meubles qui peuvent se transporter d'un lieu à un autre". Des propositions pour faire évoluer le droit ont avorté jusqu'ici sous la pression de lobbies"


 


Faut-il en rire ou en pleurer ?


Au moment où nos gouvernants, avec les syndicats, décident du sort de nos pov' dirlots, j'ai trouvé cet article fort convenable.


Alors me vient ce biais : un statut juridique pour nos Chouki et consoeurs, et nous, pov' dirlots ?


Ben pourquoi le Schnouff ne monte pas au créneau? Il y a bien sûr parmi eux quantité de hyènes hystériques, d'animaux délaissés au bord de la route !


J'aime bien sûr mes animaux, MAIS QU'EST-CE QUE CELA VIENT FAIRE DANS CE DEBAT NATIONAL ?


Cela montre bien dans quelle société nous vivons, défendre le droit juridique de nos animaux de complaisance reste ô combien défendable§


Mais nous, pov' dirlots sommes-nous des "biens meubles qui peuvent se transporter d'un lieu à un autre".


Je m'interroge encore : faut-il en rire ou en pleurer ?


 


PS : à zézette, la photocopieuse du 06, j'arrive et tu as intérêt à répondre aux dizaines de questions sans réponse ou, je le pense,  à courir vite, très vite ......

Le Confort Intellectuel 20/10/2013 12:22


http://leconfortintellectuel.blogspot.fr/2013/10/dirlos-ne-vous-faites-pas-avoir.html

Pierre Lombard 19/10/2013 22:11


"Si les dirlos étaient aussi attachés que certains le disent ici, ils nous l'auraient fait savoir par le biais de cette enquête ou d'une autre
façon."


C'est pourtant bien ce qu'ils font chaque fois qu'on leur en donne la possibilité:


Le sondage Se Unsa montrait que 52% d'entre eux voulaient un pouvoir hiérarchique. 70% voulaient une évolution de la structure administrative de l'école. Le sondage du Snuipp n'a pas posé
ces questions.


dixit le café pédagogique, tu connais jarraud?


Pourquoi le SNUipp n'a pas questionné sur la certification?


Dis-moi Zézette...

denis08 19/10/2013 14:52


"Si les dirlos étaient aussi attachés que certains le disent ici, ils nous l'auraient fait savoir par le biais de cette enquête ou d'une autre façon."


Je t'ai prouvé que ce que tu prétends est faux : impossible de trouver un seul espace dans votre enquête à laquelle j'ai pris la peine de répondre, pour exprimer mon souhait ardent d'un statut.
Alors, élément de langage ?


"Ou d'une autre façon" dis-tu. Je le dis sur ce blog depuis quelque temps déjà, et tu réponds "éléments de langage". Alors, explique moi comment faut-il te le dire ???? Je comprends Françou,
hreip, Denis et les autres dont je finis par faire partie : ton aveuglement d'apparatchik syndical, ta surdité de petit rouage ridicule snippien, ton autisme préfabriqué finissent par nous amener
à adopter d'autres façons de te dire ces choses que tu refuses de voir...


Comme tu sembles n'avoir d'autre utilité dans ton appareil syndical que la propagande par pollution de sites, au moins, de nous soulager sur toi nous fait du bien, élément de langage pour élément
de langage !


Sur ce, passe de mauvaises vacances (bien qu'elles soient en général réservées à ceux qui bossent)


 

Denis 19/10/2013 12:58


Eléments de langage ? Que nenni gégé, tu dois confondre avec quelques officines qui ne font que photocopier des bulletins pour éviter de répondre personnellement. Par contre, il semble normal que
des remarques communes soient formulées par des personnes qui font le même boulot. Je dirige une école de 175 élèves. Et toi gégé ? Je n'ai pas vu d'amélioration de ma situation depuis le début
du siècle. Et toi gégé? Je suis défavorable au conseil école/collège tel qu'il est défini. Et toi gégé? Mon temps est bouffé par les demandes diverses et variées de ma hiérarchie. Et le tien
gégé?

Gégé 19/10/2013 11:12


@hreip... Faut-il que tu sois à bout d'arguments pour utiliser des mots comme "photocopieuse" pour essayer de décrédibiliser les collègues qui participent au dialogue constructif sur un site
hostile. Quand je lis les commentaires des 'Denis', hreip, montagny, françou...etc. je ne trouve aucun argument. Rien. Rien que des éléments de langage comme on trouve chez les politiques à qui
des fiches sont fournies pour répondre ce qu'il faut dire. Je vais finir par croire que vous n'avez pas d'idées personnelles et que seuls quelques apparatchiks du gidd pensent pour les autres.
Essayez d'avoir un vrai dialogue, bon sang ! 

hreip 19/10/2013 09:54


La photocopieuse a écrit :" c'est de pouvoir faire leur boulot mais qu'ils ne le peuvent pas faute de temps, faute de moyens, faute d'enquêtes aussi nombreuses qu'inutiles qui leur
tombent dessus." Ben c'est le cas de l'enquête du Schnouff, alors quand cela tombe dans la BAL, on se dit que vous n'avez toujours pas compris.


Le cas des directeurs, tu t'en tamponnes le coquillard. Regarde avec quel retard inexplicable vous avez soutenu l'action menée pour J. RISSO ! C'est lamentable, à se demander qui vous défendez !

Denis 18/10/2013 22:14


Dis donc, la mouche du coche, "ceux qui interviennent ici" gèrent pour la plupart une école et une classe. Si c'est ton cas, bienvenue dans les discussions, sinon, tu devrais peut-être aller
jouer avec les gamins de ta rue.

denis08 18/10/2013 21:57


Ineffable Gégé !....


"Alors, faudrait-il se battre sur une cause perdue au risque de ne rien avoir ?" (admirez au passage le style grammatical. Presque du Sarkozy dans le texte !)


C'est avec la même "analyse" que le SE a décidé qu'il devait signer le protocole en son temps. Que n'en a dit le SNIpp alors !!!


Vous progressez au SNIpp


Pas sectaire, j'ai pris de mon temps libre pour répondre au questionnaire du SNIpp (ce que je ne ferai plus jamais. Voir ce qui suit).


Mon pauvre Gégé, dès lors que les questions posées étaient fermées, impossible de répondre autre chose que ce que ton "syndicat" proposait. Et toi, la bouche en coeur, tu viens nous expliquer
doctement que la demande des dirlos de ce pays, ce n'est pas un statut, c'est, etc., etc., etc.


Pas d'chance, Gégé ! J'ai répondu à ta fichue enquête et je suis pour un statut pour les dirlos. Seulement, comme il n'y avait pas de question là-dessus, ni de case à cocher, ni
même d'espace pour une réponse libre, tu t'es mépris totalement sur les réponses. Et je ne suis pas le seul à vouloir un statut, de tous les dirlos qui ont répondu. Tu nous apportes donc bien la
preuve que cette enquête n'avait qu'un seul but : fermer définitivement dans les discussions avec le MEN la porte du statut pour les dirlos.


Voilà comment le SNIpp nous défend... Mais ce n'est pas un scoop.


En revanche, Gégé, tes leçons qui puent le faux-cul faussement naïf, tu peux te les mettre où tu penses, et, par dessus le marché en profiter pour fermer ta grande g...


Ca nous ferait de vraies vacances...

françou 18/10/2013 20:32


ceux qui interviennent ici sont déconnectés des réalités. Mais va te faire foutre!

Gégé 18/10/2013 19:11


Si les dirlos étaient aussi attachés que certains le disent ici, ils nous l'auraient fait savoir par le biais de cette enquête ou d'une autre façon. Je crois que ceux qui interviennent ici sont
déconnectés des réalités. Ils ne voient pas que ce demandent d'abord les dirlos, c'est de pouvoir faire leur boulot mais qu'ils ne le peuvent pas faute de temps, faute de moyens, faute d'enquêtes
aussi nombreuses qu'inutiles qui leur tombent dessus. Du temps, nous demandent-ils, du temps !!! Bien entendu, ils estiment aussi qu'ils doivent être rémunérés plus justement. Evidemment. Comment
ne pas les entendre ? Comment ne pas les comprendre ? Alors, faudrait-il se battre sur une cause perdue au risque de ne rien avoir ? Pour satisfaire quelques jusqu'auboutistes très minoritaires
dans la profession ? Et qu'est-ce qu'il changerait le statut ? Suffit de se tourner vers les principaux de collège pour comprendre... 

montagny 18/10/2013 15:50


Si je comprends bien Gégé, le but d'un syndicat c'est de proposer quelque chose que le gouvernement veut bien et éviter de poser la question de ce que veulent vraiment les directeurs.


Enfin la position du snuipp est claire ! C'est la levrette et les dirlos sont en dessous !

françou 17/10/2013 23:11


La revalorisation salariale, le temps, l'aide, le choc de simplification, les décharges... et le vade mes couilles, sacredieu,la oublié son fameux vade mes couilles...

Gregoire 17/10/2013 22:33


Depuis quand le SNUIPP pointe e lance de la transformation sociale par l'école s'autocensure et de lui même retire les revendications jugées utopistes et improductives ?


Tu nous prend vraiment pour des billes.


Tu vois c'est ce genre de comportement que je ne supporte plus ceux  qui pleurent et se lamentent sur notre sort mais qui en fait jouent leur petite musique contre nous.


Le point positif c'est si le snuipp lance un tel contre feux pour nous enfumer c'est qu'il y a peut être un espoir. Enfin on verra.


 

hreip 17/10/2013 22:19


Zezette a écrit :


"La réponse est toute simple : parce que nous sommes un syndicat responsable et sérieux." Ben toi au moins tu t'inscris en faux !


Explique-moi pourquoi autant d'enquêtes et de tels aternoiements de la part du Schnouff ? C'est pire qu'un rally de la WRC, que de virages, que de têtes à queue !


Pour moi le Schnouff de  n'a pas de cohérence et pourtant il discute (je n'emploie pas le terme "négocie") tant il est à la botte de nos gouvernants.


Pourquoi Peillon vous suit ?


 

Pierre Lombard 17/10/2013 18:19


"Du temps et de l'argent" avait-on besoin d'une énième "enquête" pour ça?


pas de question sur le statut, mais voilà que le café pédagogique rappelle l'enquête du SE où la question était posée... 


Sur le statut, je peux comprendre, mais pourquoi pas de question sur la certification? 


Zézette, si tu es ce que tu prétends être tu dois avoir la réponse, et elle m'intéresse au plus haut point.

Gégé 17/10/2013 14:12


Chers camarades, si on essayait d'échanger sans s'envoyer d'éléments de langage à la figure...


Pourquoi le SNUipp n'a-t-il pas intégré la question du statut dans son enquête ? Pas comme certains le disent pour faire un pied de nez aux camarades dirlos. Non ! La réponse est toute simple :
parce que nous sommes un syndicat responsable et sérieux.


Cette enquête a été faite pour nous permettre de connaître les véritables attentes concrètes des dirlos. Ah bien sûr, on aurait pu être démago et poser la question du statut tout en sachant que
c'était pour rien puisque Peillon a déjà répondu : le statut n'est pas la solution et il n'est pas possible vu le nombre d'écoles.


Nous avons préféré être pragmatique et nous cantonner aux éléments de discussion sur lesquels une réponse est non seulement souhaitée mais possible et indispensable. La revalorisation salariale,
le temps, l'aide, le choc de simplification, les décharges... Autant de sujets qui apparaissent comme autant de clés pour aider les dirlos.


Vous voyez, chers camarades, nous sommes dans le dur, le coeur du sujet. Pas de démagogie qui serait irrespectueuse des dirlos. Rien que du concret pour permettre à la fois d'améliorer
l'ordinaire, le quotidien mais aussi de reconnaître le travail des dirlos par un salaire digne et mérité.

Pierre Lombard 17/10/2013 13:25


L'article du café pédagogique (proche FSU) éclaire lui-aussi les "limites" de la posture du SNUipp:


http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/10/17102013Article635175801845852024.aspx

Moira377 17/10/2013 08:40


Le SNUIPP se fout de nous !!! Voilà ce qu'on peut lire dans le café pédagogo ce matin :


Quelle direction veut-on ?



Le sondage du Se Unsa posait ouvertement la question du statut du directeur d'école. Aujourd'hui le directeur est un professeur des écoles parmi ses pairs. Le sondage Se Unsa montrait que
52% d'entre eux voulaient un pouvoir hiérarchique. 70% voulaient une évolution de la structure administrative de l'école. Le sondage du Snuipp n'a pas posé ces
questions.



"La demande de statut traduit le malaise, la demande de reconnaissance", estime S Sihr. "Elle n' a pas émergé du sondage.
Dans le second degré le chef d'établissement rencontre les mêmes problèmes de temps, de paperasserie, de charge de travail que le directeur. C'est dire que la solution n'est pas dans le statut".
Un troisième acteur, le GDID, une association qui regroupe environ 2000 directeurs, a pourtant mis cette demande en avant. Pour le GDID le directeur doit devenir chef de service, leader
pédagogique. "Il faut une contrainte pour que le pilotage marche", nous avait dit Pierre Lombard début 2013.

"La demande de statut n'a pas émergé du sondage"
A mourir de rire !!!! Evidemment, si on ne pose pas la question, on ne risque pas d'avoir de réponse ! Va-t-on longtemps encore continuer de faire confiance à ces rigolos qui sont à la tête de ce
soi-disant syndicat ?!?!?!