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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 21:57

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La confirmation par le ministère de l’annonce de l’ouverture de discussions sur les missions des directeurs d’école a entraîné un moment de flottement voire de cacophonie chez certains responsables syndicaux.


Etape 1 : Le SE-Unsa interpelle le ministre Vincent Peillon pour demander l'ouverture de négociations et n’exclut pas d'appeler à la grève à la rentrée..

 

Etape 2 : Le ministère répond à la demande du SE-Unsa en faisant porter « les discussions sur la redé­fi­ni­tion des missions des directeurs, l'aide admi­nis­tra­tive, la rému­né­ra­tion, le régime des décharges, la valo­ri­sa­tion des parcours de carrière ». Le ministre précise que "cela se fait dans le cadre normal de l'agenda social conduit par le ministère".

 

Etape 3 : Le SE-Unsa annonce "l'ouverture de négociations" le 18 juin au ministère sur la situation des directeurs d'école confrontés à une multitude de missions, Christian Chevalier, secrétaire général, "prenant acte de cette première avancée".

 

Dans le même temps, La CFTC Education publie la réponse du ministre à son président, Gérard Olivier :

 

Vous avez appelé l’attention de Monsieur Vincent PEILLON, ministre de l’éducation nationale, sur la situation et les conditions de travail des directeurs d’école.

Sensible à cette question, le ministre m’a demandé de vous répondre.

Tout d’abord et en son nom, je tiens à saluer l’investissement remarquable des directeurs d’école.

Depuis de nombreuses années, les enseignants qui assument la fonction de directeur d’école n’ont pas la reconnaissance attendue alors même qu’ils sont essentiels au bon fonctionnement de nos écoles et qu’ils apportent la sérénité et l’écoute indispensables à tous les partenaires de l’école. Ils ont le sentiment de ne pas être considérés et de se heurter à des conditions d’exercice toujours plus difficiles.

L’évolution de la fonction et des missions de directeur est donc, aujourd’hui, devenue nécessaire. L’adéquation, entre la charge d’une classe et celle de l’école, doit être revue pour mieux l’adapter aux attentes scolaires et sociales.
Aussi, je vous informe que ces questions seront abordées dans le cadre de l’agenda social qui s’ouvrira dès le mois de septembre prochain.

 

Etape 4 : le SNUipp tente de rattraper le train en marche et se raccroche au dernier wagon… Dans un communiqué bizarrement intitulé « Direction d’école : la vérité des prix », il relativise la portée de cette première rencontre…

 

« […] Un premier tour de table devrait intervenir d’ici la fin juin, sans autre précision de calendrier.

Sur le contenu de ces discussions, à ce jour, seules « les missions des directeurs » sont officiellement évoquées. Pour le reste (aide administrative, formation, revalorisation, temps de décharge...), le ministère est beaucoup plus prudent et ne souhaite prendre aucun engagement à cette heure. Et pour cause, faire avancer ces différents dossiers pourtant essentiels pour reconnaître et améliorer le travail des directeurs au service du fonctionnement de l’école nécessite des engagements budgétaires en postes ou en mesures catégorielles...non-financés à ce jour.

Des évolutions concrètes à gagner

En tout état de cause, le SNUipp-FSU participera à ces discussions sur la direction d’école et n’esquivera aucun sujet : formation, temps de décharge, aide administrative, revalorisation. Mais loin des effets d’annonce, car il ne s’agit pas de « vendre du vent » aux directrices et aux directeurs, il mettra sur la table ses exigences et n’exclut aucune action sur un dossier en souffrance depuis trop longtemps et qui devra déboucher sur des avancées concrètes »

 

L’embarras du SNUipp est manifeste. Le « café pédagogique » dont on connaît les liens avec cette organisation syndicale en traduit bien les contradictions. On y retrouve, plusieurs fois, à dessein le terme « ambiguïté ».

 

La première ambiguïté porte sur l'ouverture ou pas de "négociations". Pour Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, "ces discussions ne sont pas une surprise car elles étaient inscrites dans l'agenda social" du ministère. Mais "le ministère acte le principe de discussion sans préciser de date et de contenu », contrairement à ce qu'affirme le Se-Unsa. Le Snuipp parle de "cacophonie" et d'un dialogue social "brouillon" d'autant que le ministère utiliserait le mot de "discussion" et non de "négociation".

Mais l'ambiguïté porte surtout sur le fond. Quelle direction veut-on ? Pour le GDID, Pierre Lombard, secrétaire général, demande "une reconnaissance du métier" estimant que le mot "statut" "génère un blocage syndical". Mais pour le GDID, le directeur doit devenir un chef de service, un leader pédagogique capable de faire passer les réformes. Pour lui c'est le statut actuel qui explique les difficultés de la mise en place des cycles ou de l'aide personnalisée. "Il faut une contrainte pour que le pilotage marche", nous dit-il, tout en ajoutant que le directeur "incarne l'équipe". P. Lombard donne en exemple le rapport du député Reiss qui demandait la mise en place de chefs d'établissement dans le primaire. C'est ce modèle qui pèse dans les représentations.

 

Pour le Snuipp, "les études montrent que les chefs d'établissement du secondaire ont les mêmes problèmes que les directeurs : manque de temps, alourdissement des tâches, responsabilités peu claires". On récuse donc l'idée d'un directeur supérieur hiérarchique au profit d'un métier appuyé sur une certification. "Créer un statut de responsable hiérarchique", nous a dit S. Sihr, "est une mauvaise réponse à une vraie question. La question c'est la reconnaissance qu'être directeur est une fonction spécifique avec un travail particulier qui nécessite une reconnaissance et une formation".
 

Des discussions pour quoi faire ?

Mais comment avoir une même définition du métier alors que la situation des écoles est très variable ? C'est là un autre aspect de la question. Sur les 48 500 écoles françaises, 5 000 n'ont qu'une seule classe, 4 000 en ont plus de 10 et 19 000 ont moins de 4 classes. Difficile de regrouper sous la même appellation des personnels gérant de petits établissements avec du personnel et des enseignants isolés dans leur classe.

La portée des "discussions" ou "négociations" reste aussi à établir. Ni au Se-Unsa, ni au Snuipp on ignore les contraintes budgétaires. L'enveloppe des mesures catégorielle est déjà totalement absorbée par la revendication d'une prime pour les professeurs des écoles. Pour le Snuipp, "le ministère se garde d'avancer sur les questions qui ont un coût comme les décharges de direction, la formation, les aides administratifs". Pour Christian Chevalier, on veut poser la question alors que se discute le budget 2014 et "donner un vrai signal politique". Ce qui est certain c'est que sur le terrain les directeurs d'école souffrent et que la probabilité d'un mouvement de grève administrative n'est pas nulle.

 

Certes, la reconnaissance du métier de directeur d’école ou la définition de ses missions sont des priorités qui doivent être portées dans les discussions. Mais cette reconnaissance statutaire doit aller de pair avec les moyens nécessaires à l’exercice du métier et à la réalisation des missions.

Cela fera l’objet d’une phase de négociations dès l’automne. Des négociations qui s’annoncent ardues. En effet, le ministre de l’Education contraint par son collègue du budget ne manquera pas de rappeler l’état des finances du pays. Néanmoins, les directeurs d’école ne peuvent se contenter d’une belle reconnaissance qui ne se traduirait pas par des moyens substantiels pour faciliter leur tâche. Ils n’ont que trop attendu et comme le montre l’enquête du SE-Unsa, ils sont en souffrance au travail.

L’autre écueil à dépasser sera la probable réticence du SNUipp à accepter une véritable reconnaissance statutaire du métier de directeur d’école. Ce syndicat décrète que « les chefs d'établissement du secondaire ont les mêmes problèmes que les directeurs : manque de temps, alourdissement des tâches, responsabilités peu claires et récuse donc l'idée d'un directeur supérieur hiérarchique au profit d'un métier appuyé sur une certification… »

L’utilisation de la conjonction « donc » exprime une conséquence… Autrement dit, si les problèmes existent dans les collèges et lycées c’est parce que les chefs d’établissement ont un statut hiérarchique. CQFD. On a peine à comprendre comment et pourquoi il serait plus facile d’exercer un métier appuyé sur une certification plutôt que sur un statut.

S’il n’est pas évident de suivre les méandres de l’esprit tortueux de l’équipe dirigeante du SNUipp… ses mises en garde ne peuvent masquer le non-dit et les sous-entendus de l’idéologie de ce syndicat que les directeurs d’école ont appris à décrypter…

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

françou 10/10/2013 22:10


Jac Risso: http://snudifo84.fr/

Pierre Lombard 18/06/2013 16:31


Tu n'es pas vraiment le mieux placé pour distribuer des mauvais points Zézette. 


Et, encore, tu évite de parler du fond:


- le SNUipp a-t-il mandat, après avoir tenu congrès, pour revendiquer la reconnaissance du métier du directeur ne serait-ce que par une certification?


En tous les cas:


Le GDID reçu le 20/06/2013 par le ministère dans le cadre de la discussion sur les directeurs!

Spartacus 15/06/2013 08:44


En fait Gégé, je suis juste à ta hauteur...... mais tu as fais une belle analyse de tes messages....... tu disais donc creux, vide , sans intérêt, c'est bien cela 

françou 14/06/2013 22:32


C'est à se demander si le snu a un jour mandaté cette triple buse pour parler ici en son nom....

Gégé 14/06/2013 21:42


Ce qui est énervant, c'est la difficulté d'avoir un vrai échange avec certains. Je prends le cas de Pierre Lombard, on n'a pas toujours les mêmes idées mais on échange, on peut discuter. Si je
prends l'exemple du dernier message de Spartacus, on n'y comprend rien. On se demande pourquoi il écrit. Il perd son temps, il nous fait perdre le nôtre à lire un message creux, vide, sans
intérêt. Et qui ne veut rien dire, en plus. C'est le néant. Dommage.

Spartacus 14/06/2013 19:58


Gégé,


Le comptes sont à zéro en ce qui concerne le snuipp pour les directeurs d'école!!!


Evidemment, la marge de progression est grande.....

Gégé 14/06/2013 19:09


J'en connais un qui va être déçu !!!!!! Une méga déception à hauteur de ses illusions...


Il va tomber de haut, le camarade Lombard quand il va se rendre compte qu'il a été berné parce que le pôvre ministre, eh ben, il est sans le sou... Il a les poches vides et Bercy a dit STOP !
Alors, sans le sou, il va essayer d'embobiner ceux qui veulent bien l'être par un discours langue de bois qui fera croire aux miracles. Mais ne seront dupes que les gogos. C'est pour ça qu'on
sera à l'écoute mais aussi à l'attaque pour arracher le plus d'avancées possible. On devra jouer collectif. J'espère que tous sont dans le même état d'esprit à la veille des discussions. On verra
bien. Et on rendra compte.

Pierre Lombard 14/06/2013 13:53


Objectivement, si d'aucuns doivent se sentir mal, ce ne sont certainsment pas les directrices et les directeurs d'école.


Factuellement:


- les discussions sont avancées. Elles commencent avant la sortie des classes et, surtout, avant la prochaine rentrée (alors qu'elles étaient prévues pour fin octobre/novembre)


- l'agenda social s'ouvre avec notre dossier. Alors que beaucoup d'autres sont prévus, la priorité donnée au primaire est symboliquement marquée par la prioroté donnée aux directrices et
directeurs d'école.


- l'objet du dossier ce sont "les directeurs d'école": redéfinitions des missions, temps, salaire et aide. Ce n'est pas "le fonctionnement de l'école et la direction" comme le
préconisaient SE, SGEN et SNUipp.


 


Ce qui induit, à priori, l'impossibilité de sortir des discussions sans un nouveau cadre d'emploi, ni des moyens supplémentaires (certains illico
et d'autres étalés dans le temps?)


Il faut bien se rendre compte que c'est une première! jusqu'à maintenat, et avec le résultat qu'on connait, on posait un voile impudique (puisqu'il ne cachait rien) sur nos
missions et responsabilités en essayant d'acheter la paix avec un saupoudrage de "un peu plus de..."


Maintenant, et on le voit déjà ici, des forces, actives,vont se mettre en branle pour d'abord minimiser l'évènement et faire capoter les discussions.


Non respect de la démocratie sociale, des espèces sonnantes et trébuchantes avant tout (sous-entendu: sinon rien!)...


Les mêmes qui dénoncent l'absence de dialogue social, dès qu'on leur en propose un, ils le repoussent, disent que ça ne sert à rien ou qu'il n'y a pas de moyens ou que tout est ficelé d'avance...


En fait leur conception du syndocalisme les empêche d'envisager la moindre signature avec l'employeur.


Moralité, nous sommes à un tourant crucial, il faut rester vigilant et rassemblé autour de ceux qui veulent faire avancer les choses. 

françou 13/06/2013 19:02


On est mal!!! Si les centrales syndicales sont bien sur le coup pour demander seulement des moyens; qu'on n'aura pas pour x raisons évidentes, ben on est vraiment mal!!! Ne flanchez pas au GDID,
pitié! Ne laissez pas notre statut (certification..) être sacrifié à jamais par tous ces empafés jaloux de la reconnaissance que l'on semble sur le point de nous donner!

Pierre Lombard 13/06/2013 16:50


Encore une Zézetterie.


La redéfinition de nos missions ne sont pas une avancée concrète.


Ce qui est demandée en premier par la grand emajorité des dirlettes et des dirlos, pas important. 


Fatiguant...

Pierre Lombard 13/06/2013 16:01


Pour Zézette, lu dans le café pédagogique:


Le Snuipp pro-réforme mais contestataire 


Comment avancer avec deux jambes indépendantes ? C'est l'image un peu délicate qu'a donné Sébastien Sihr, secrétaire général, lors de son
discours d'ouverture du congrès le 12 mai en affirmant chercher l'équilibre entre des revendications et un accueil favorable aux réformes Peillon.


 "Pour faire avancer l'école et la société", a-t-il dit, "notre syndicalisme doit marcher sur 2 jambes : une jambe contestataire , une jambe pro-réforme". Ainsi le syndicat estime que
"la loi (d'orientation) est loin d'être parfaite mais elle constitue un point d'appui indéniable dont nous devons nous saisir". Par contre le Snuipp entend céder sur rien sur les retraites. "Nous
n'accepterons aucun recul" a affirmé S Sihr.


 Il est revenu longuement sur la question des rythmes, tout à faut emblématique du jeu des deux jambes. "Cette séquence a été délicate", a déclaré S Sihr. "Oui à une réforme des rythmes
mais avec l'exigence de qualité". Le Snuipp demande la réécriture du décret sur les rythmes et rappelle al grève du 12 février.


 


Tu m'accorderas que c'est peu ou prou ce que je disais plus haut.


Est-ce que tu taxerais, avec le sérieux qui te caractérise,  le Café pédagogique, ou Jarraud, d'oublier la position dominante de la FSU dans l'EN?


Est-ce que cet article est un article anti-syndical?

Gégé 13/06/2013 15:35


Françou, s'il te plaît... ne te mets pas à insulter ceux qui écrivent sur ce site... Pas toi... Ne fais pas comme P. Oudot, l'année dernière. Si tu veux imiter l'homme au chapeau comme disait un
autre camarade, prends ce qu'il a de meilleur : fais un blog et fais preuve d'omniprésence sur le site du GIDD. Mais de grâce, ne viens pas ici déverser des expressions sarkozistes...


Pour revenir au débat, vous avez vu que Peillon ne veut discuter que des missions du dirlo. Comme je l'ai déjà dit, il n'est pas question pour lui de s'engager dans un mécanisme qui l'obligerait
à fournir des espèces sonnantes et trébuchantes. Exigeons de lui, pour tous les collègues dirlos, autre chose que du bla-bla. Il nous faut du concret. Il doit répondre aux demandes des collègues.
Pour l'instant, on a obtenu la reconduction des AADE. C'est bien mais pas suffisant. Il faut obtenir davantage de moyens. C'est le sens du message de Sébastien Sihr qui appelle les responsables
des autres centrales syndicales à travailler de concert pour faire pression sur le ministre. Il est indispensable de montrer un front uni pour espérer obtenir le plus d'avancées possibles.

Gregoire 12/06/2013 20:39


C'est vrai je te le concède l'ectoplasme, après 3h de réunion ce matin sur les APC et l'organisation de la rentrée comme dirlo puis 3h cet après-midi sur le PEDT de ma commune en tant qu'élu, je
fatigue un peu. Mais ça toi pas connaître.

françou 12/06/2013 15:55


Ah ouhai! Diriger une école ça se ferait avec un ordi et une secrétaire!!! Pôv con!!

Spartacus 12/06/2013 10:46


Gégé, tes reflexions restent assez pauvres et des propositions peu fertiles. Tu es bien loin du syndicalisme constructif et combattif, en fait tu dois confondre syndicalisme et corporatisme....
il est bien dommage que le snuipp n'est que toi comme porte-parole sur ce site car souvent, en changeant de porte voix, le discours change

Pierre Lombard 12/06/2013 10:37


... ou comment tout faire pour ne pas parler du fond.


voilà ce que répond le SGEN au SNUipp sur le sujet des directeurs d'école:


Pour le Sgen-CFDT, c'est en prenant à bras-le-corps la question de l'établissement du premier
degré que nous pourrons répondre aux revendications de nos collègues directrices et directeurs, telles qu'ils l'expriment notamment dans le cadre de leur association professionnelle GDID, et
c'est sur cette base que nous comptons agir.


C'est clair, assumer et sans langue de bois.


 

Gégé 12/06/2013 09:53


@Grégoire "en quoi 51% de 8% représente la profession" Tu confonds
taux de syndicalisation moyen tous salariés (rien à voir dans l'enseignement) et la participation à des élections professionnelles. Je te rappelle que le corps électoral ne se compose pas
uniquement des syndiqués...  


ça mélange grave dans la tête de Grégoire.... 

christian 11/06/2013 20:55


Un représentant syndical qui appelle "camarades" les enseignants, c'est largement suffisant pour le situer. Alors à quoi s'attendre d'autre qu'à ce gloubi boulga indigeste de doctrine d'un autre
siècle. C'est à vomir ou à pleurer de savoir qu'on est représentés officiellement par des nullités de ce genre. Beurk

hreip 11/06/2013 20:20


@ zézette, chef de cellule à Lefortovo et moujik attardé :


Interview de triste sire sur Ouest France de ce jour...


Pas un mot sur les directeurs, ce qui montre bien que le syndicat qui se dit majoritaire en a rien à faire du sort des directeurs/trices.


Ben il faut bien comprendre qu'il se représente à son poste au congrès de St Malo, alors il faut pas faire de vagues bien sûr !


Consternant de sa part, on voit bien que sur ce problème, il est à la traîne...


Et l'autre Raspoutine de nous proclamer qu'ils sont majoritaires ! De quoi cette pseudo-majorité se prévaut ?


Je continuerai à dézinguer allègrement le schnouff auprès de mes adjoints.

Grégoire 11/06/2013 18:08


Bon cela ne me réjouit pas mais en quoi 51% de 8% représente la profession. C'est sûr c'est le jeu démocratique mais faut pas pousser des hourras quand même.


Pourquoi si peu de syndiqué ?  je ne le suis pas moi même et pourtant je me considère comme concerné . Peut être que le même décalage existe entre les syndicats et les attentes des collègues
comme l'école virtuelle des circo et notre réalité. J'ai connu la FEN le SNI et tous ces vieux dirlos qui syndiquaient les bizuts sortis de l'école normale. C'est fini et pourquoi ?


Les gens ne sont pas des cons, ni indifférents seulement l'offre ne correspond pas à la demande.

Pascal Oudot 11/06/2013 17:50


C'est un peu lourdingue, le dernier commentaire de Gégé, là... Qui insulte qui? Ne seraient-ce pas ceux qui nient la réalité du métier de directeur d'école? Quand à la représentativité, hi hi hi,
je pouffe!

Pierre Lombard 11/06/2013 15:57


Qu'est-ce qui te permet d'écrire ces âneries?


 

Gégé 11/06/2013 14:05


Belles élucubrations de Pierre, hreip et Grégoire... qui oublient une petite chose, oh ! un tout petit rien, un détail : le SNUipp est le premier syndicat du primaire et de loin.


A les en croire, il ne représente rien... J'ai tout simplement envie de vous dire, chers camarades : en les réduisant à la portion congrue, vous insultez la majorité des enseignants qui
accordent leur confiance au SNUipp, élection après élection. En niant la représentativité syndicale, vous rejetez la démocratie.

Gregoire 11/06/2013 12:15


Ecole emancipée qui ne représente rien en nombre mais qui a une très grande capacité de nuisance au sommet. Pour cause ce sont des troskystes qui sont à SUD comme à FO . Le statut des dirlos
c'est leur rubicon à eux. Mauvais temps pour Sirh en prévision.

hreip 11/06/2013 11:49


Merci beaucoup Pierre, cela à le mérite d'être clair !


Quand à Zézette, Kamarad "Dourak", peaufine tes posts et tourne ta langue sept fois dans ta bouche avant de l'ouvrir. Si tu veux que l'on te respecte, respecte-nous !

Pierre Lombard 11/06/2013 11:32


Je suis assez, ou plutôt un peu, d'accord avec toi Zézette.


Je crois inopérant, voire dangereux, de mettre tout le monde dans le même sac.


La réalité est plus complexe et c'est en nous faisant croire qu'elle n'est que binaire (en désignant chaque fois un ennemi: ministre, assoc. ou un autre syndicat selon les besoins) que l'on nous
maintient la tête sous le niveau de flottaison.


Je parlerais plus volontiers de doctrine pour SUD et le cgt-éduc, pas pour le SNUipp. Cette organisation est dans la gestion d'au moins 2 tendances contradictoires en son sein:


Unité Action (pas loin d'un réformisme à la Thibault) et Ecole Emancipée (proche de Sud). D'où les louvoiements de la direction pour quand même
"avancer" sur le dossier de la direction. 


Par contre, Zézette, ton commentaire lui ne s'inscrit  que dans l'idéologie pure.


D'abord en séparant de façon péremptoire le fond de la forme. Quelle drôle d'idée quand on veut prouver que sa réflexion part du réel!


Ensuite en appuyant son argumentation sur un mensonge "idéologique" très typé:


Ce qu'attendent nos camarades, c'est avant tout des moyens pour faire tourner l'école
correctement. Des moyens humains et matériels.


C'est absolument faux!


Plus aucun responsable national, syndical (SNUipp compris), administratif ou politique, n'ose avancer une telle affirmation. Toutes leurs remontées se cristallisent autour du "statut" du
directeur. Même si tous ne mettent pas la même chose derrière, tous ont compris que c'est le fond qui détermine la forme: l'ÊTRE & l'AVOIR = réconcilier le fond et la forme


Si ce n'était pas le cas, crois-tu que S. Sihr demanderait la "reconnaissance du métier de directeur par une certification" (l'ÊTRE) alors qu'il y a encore 1 an le SNUipp était sur le
CMD?


La première chose que tu nous doit Zézette c'est le respect. Je comprends que l'on puisse ne pas être d'accord avec nos arguments, mais tu n'as pas le droit de nous prendre pour des truffes.


Les directrices et les directeurs SOUFFRENT professionnellement, c'est établit par 2 enquêtes "médicales" qui se complètent:


La première par la MGEN (qui tire la sonnette d'alarme sur notre été de santé)) et l'autre par le CSS, qui montre que nous sommes, les dirlos et les dirlettes,
les plus atteints des enseignants en fin de carrière.


Les 2 études mettent en cause l'absence d'autorité reconnue alors que l'on nous confie la RESPONSABILTÉ d'une école.


En plus, un jugement du Conseil d'État dans une affaire (2006) opposant un directeur à un adjoint, qui qualifie, après étude des textes, le directeur de "supérieur hiérarchique"
des adjoints dans l'école.


Et toi tu oses prétendre savoir ce que veulent les "camarades"… 


Pour faire simple:  


les "camarades" revendiques plus de décharges pour être plus directeur et moins devant sa classe mais sans être directeur mais payé plus parce qu'on est directeur mais faut pas le dire et puis,
ce directeur qui n'en n'est pas un on le met en tandem avec un secrétaire qui n'en est pas un non plus mais qui devra être évalué annuellement par le directeur qui n'en est pas un…


Et c'est avec ça qu'on veut nous faire croire que l'on peut efficacement piloter les écoles?


Et on s'étonne de l'impasse dans laquelle on est, qui est source de souffrance professionnelle et de laquelle on ne veut pas nous fairte sortir?

Gégé 11/06/2013 08:43


C'est facile de parler de l'idéologie du SNUipp. Mais ça reste une vue de l'esprit. Rien d'autre. Idéologie qui n'existe pas. Quand on entend certains parler de "l'être et l'avoir",
c'est pas de l'idéologie ? Surtout que ça reste une formule creuse. Qu'ils réfléchissent un peu ceux-là. Que veulent les collègues dirlos ? Une reconnaissance de leur boulot. Evidemment. Comme
tout travailleur. C'est normal. Est-ce la forme qui est importante ? La belle affaire...


Ce qu'attendent nos camarades, c'est avant tout des moyens pour faire tourner l'école correctement. Des moyens humains et matériels.


Des moyens humains, c'est une aide administrative. Mais attention, avec du personnel formé, stable et non précaire. Pas seulement pour dégonfler les chiffres de Pôle Emploi.


Des moyens matériels, c'est à la fois un bon PC, une imprimante, un fax, une connexion internet de bon niveau. Ne plaisantons pas avec ça : trop de communes et donc d'écoles sont encore
sous-équipées. Mais c'est aussi et surtout du temps pour faire le boulot. Des décharges revues à la hausse (voir les demandes du SNUipp). Du temps libéré pour travailler en équipe.


Et enfin, une reconnaisance financière. Eh oui, c'est bien beau de crier "l'être, l'être, l'être"... Pas de vraie reconnaissance sans la paye qui va avec.

Pierre Lombard 11/06/2013 07:49


Le SNUipp prépare son congrès et S. Sihr ne peut s'y présenter en étant déborder par le SE sur le sujet primordial de la direction.L'opération "vérité" s'adresse d'abord aux militants qui vont se
réunir en Bretagne.


Néanmoins S.Sihr s'avance beaucoup dans l'article:il parle d'un "métier" à reconnaitre par une "certification", c'est loin de faire l'unanimité au sein du SNUipp et ce n'est pas encore un mandat
du SNUipp!


Au moment où l'Institution reconnaîtra le MÉTIER de directeur elle devra lui donner un statut.


Et il ne faut pas se laisser embrouiller.


1- les discussions (pas négociations) s'ouvrent en avance. 


On peut y voir 2 choses


a) le ministère est rassuré sur le vote de sa loi et, renforcé, il enquille plus vite la partie réglementaire.


b) le ministère, court sur la partie budgétaire mais volontaire pour avancer dans la mise en oeuvre effective de la Refondation, plie devant l'action déterminente du SE.


2- Pour nous le signal est capitatl:


- on aura les premières mesures avant la retrée de Septembre.


- l'agenda social s'ouvre en avance et sur les directeurs


- ce sont bien les directeurs qui sont concernés en premier chef, et pas le "fonctionnement de l'école & la direction"!


- l'ordre des points a aborder est celui que nous mettons en avant depuis 10 ans!


• redéfinition des missions: les mots sont importants, on ne parle pas d'amélioration de la fonction et quand on parle de fonction c'est pour évoquer son "évolution".


• l'aide, le temps et le salaire.


Un tout qui a des chance de déboucher sur un nouveau statut du directeur... SI nous saurions éviter les écueils, et il va y en avoir!

denis08 10/06/2013 22:35


Avec tout le respect que je dois aux chefs d'établissement, il faut reconnaître que si la situation des écoles est très différentes de l'une à l'autre sur l'ensemble du territoire français, il en
va de même avec les collèges. Et pourtant, ils ont tous un chef d'établissement à leur tête.


Mon école compte plus d'élèves que le collège de secteur et quand on compare les moyens de fonctionnement, ... Pour l'école, un directeur à demi-décharge, au collège un principal totalement
déchargé de cours + un CPE à temps complet + une escouade de pions; à l'école, une demi-secrétaire supprimée en septembre, au collège, un temps complet de secrétaire + une gestionnaire. Et je
passe sur les agents d'accueil, d'entretien etc. Je vous fais grâce, bien sûr, de la comparaison de nos rémunérations respectives.


Il m'est déjà arrivé par le passé d'aller à une réunion au collège pour 9h, d'y arriver "à la course" après avoir réglé mille et un pbs à l'école, et de trouver, au collège, le CPE en train de
lire le journal dans le bureau du principal, autour d'un café. A 9h... Elle est pas belle la vie ?!


Alors, si les chefs d'établissement sont mal dans leurs baskets, pas de problème, je veux bien assurer leur relève.


Je crois surtout que le Snipp est vraiment prêt à tout, et prêt à dire n'importe quoi pour essayer de torpiller le statut du directeur d'école.


Lamentable.